Archive mensuelle de mai 2017

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Front National : divisions autour de l’euro

Front National : divisions autour de l’euro

 

 

Indiscutablement le Front national a perdu de nombreuses voix avec sa proposition de sortir de l’euro et de rétablir le franc. Du coup, deux  camps  s’affrontent : ceux  toujours pour  l’abandon de la monnaie unique et ceux  qui pour des raisons électorales sont prêts à enterrer  ce qui faisait le cœur du programme de Marine Le Pen. Le choix est cornélien. Si  pour des raisons électorale, le Front National se résout au maintien de l’euro, il risque de se banaliser et de ne plus se distinguer des autres partis saufs sur les dimensions identitaires. Ce qui se joue c’est aussi la place de Florian Philippot dont le souverainisme excessif constituerait un frein à la progression du front national pour certains. Florian Philippot a déclaré jeudi qu’il quitterait le Front national si le parti abandonnait sa proposition d’abroger la monnaie unique, au coeur des controverses internes depuis la défaite de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle. Le clivage s’est accentué depuis dimanche au sein du parti d’extrême droite, où certains jugent que le discours anti-euro de la candidate lui a coûté cher face à Emmanuel Macron et plaident pour une inflexion de toute urgence, voire un aggiornamento. Le sujet est même devenu un casus belli, à en croire le vice-président du FN, par ailleurs proche conseiller de Marine Le Pen, qui s’est exprimé sur RMC. Prié de dire s’il resterait au FN dans l’hypothèse d’une volte-face sur l’euro, Florian Philippot a répondu : « Non. Je ne suis pas là pour garder un poste à tout prix et défendre l’inverse de mes convictions profondes. » « Mais je ne crois pas un seul instant qu’un parti qui défend la nation, la France, dans sa grandeur, dans son indépendance, dans sa souveraineté renonce à un combat qui est essentiel », a poursuivi le député européen, venu au FN en 2011 par attachement au souverainisme. Florian Philippot n’est pas le seul sur cette ligne au sein de l’appareil, qui a fait de l’opposition à l’Union européenne l’un de ses marqueurs depuis les années 1980. « Il n’y a pas de remise en cause de notre position là-dessus », a par exemple dit à Reuters le directeur du Front national de la jeunesse, Gaëtan Dussausaye. « Sans souveraineté monétaire, il n’y a pas de vraie politique de compétitivité ou de protection de notre modèle social. » Jean Messiha, qui a supervisé la rédaction du programme présidentiel, estime pour sa part qu’un revirement du FN le disqualifierait « définitivement ». Mais, pour d’autres, la promesse d’un abandon de la monnaie unique relève de la cause perdue. « Pour nous, la question de l’euro, c’est terminé, le peuple a fait son référendum dimanche dernier. Marine doit entendre ce message », selon le député Gilbert Collard, cité dans l’édition de jeudi du Parisien. Un point de vue partagé par le maire de Béziers Robert Ménard, proche du FN, et des cadres qui n’hésitent plus à s’exprimer publiquement, comme Pascal Gannat, chef de file du parti au conseil régional des Pays-de-Loire. Selon un sondage Ifop pour Le Figaro et la Fondation Robert-Schuman paru fin mars, près de trois quarts des Français (72%) se déclarent hostiles à une disparition de la monnaie unique.

 

Législatives : Valls recalé par Macron mais épargné

Législatives : Valls recalé par Macron mais épargné

 

Le parti de Macron a refusé d’investir Manuel Valls qui sera cependant épargné puisqu’il n’y ira pas de candidat en marche en face de lui (ni de candidat socialiste). Pas sûr cependant qu’il puisse être élu en l’état du rapport de force. « Nous n’investissons pas Manuel Valls », a déclaré Richard Ferrand lors d’une conférence de presse, en réponse à la demande de l’ancien Premier ministre socialiste de représenter le mouvement du nouveau président dans la circonscription de l’Essonne où il brigue un nouveau mandat. Pour expliquer ce refus, Richard Ferrand a dit que Manuel Valls ne remplissait pas les critères requis, mais qu’il constituait toutefois un cas particulier. « Nous ne bougerons pas nos critères : pas de passe-droit, pas de traitement particulier, la même règle pour tous », a-t-il dit. « Mais on prend acte de cette singularité d’un Premier ministre qui a été en poste ces dernières et nous ne cherchons pas à mener querelle à tel ou tel ». Il a confirmé qu’Emmanuel Macron avait été appelé à arbitrer sur le cas de l’ancien Premier ministre. « Effectivement, sur quelques cas son avis a été requis », a-t-il déclaré en réponse à une question sur Manuel Valls. Manuel Valls a « salu(é) » dans un communiqué la décision du mouvement d’Emmanuel Macron. « C’est donc en homme libre mais fort d’une identité politique claire, revendiquée, assumée – Républicain, Progressiste, de gauche – que j’agis », écrit-il. Son engagement, ajoute-t-il, le « situe clairement dans la majorité présidentielle forte, cohérente et diverse qui doit se constituer ». « Mon engagement et mon amour de la France ne s’embarrassent ni d’étiquettes ni de postures artificielles et stériles », déclare encore l’ancien Premier ministre.

Croissance Europe 2017 -2018: à la hausse mais avec des incertitudes

Croissance Europe  2017 -2018: à la hausse mais avec des incertitudes

 
La conjoncture semble s’améliorer en Europe, la Commission prévoit pour l’UE  une croissance de 1,9% à la fois en 2017 et en 2018. Elle dépendra cependant des interrogations concernant  la politique économique de Trump, et de la réorientation en Chine. 2018 sera aussi influencé par les conditions de négociation du brexit.   »C’est une première, nous prévoyons que tous les pays de l’UE, sans la moindre exception, connaîtront la croissance, à la fois cette année mais aussi en 2018″, s’est félicité le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, lors de la présentation de ces prévisions.
« La croissance devrait rester stable, à un niveau que je qualifierais de relativement satisfaisant, sans pour autant accélérer comme on pourrait l’espérer », a-t-il poursuivi. La faute, selon lui, aux « incertitudes politiques et géopolitiques » auxquelles l’UE « est confrontée ». Parmi les risques identifiés, la Commission cite « la politique économique et commerciale » des Etats-Unis, « le programme d’ajustement économique de la Chine » ou encore « les négociations à venir avec le Royaume-Uni sur la sortie du pays de l’Union européenne ». La croissance devrait également être « bridée par les obstacles, les problèmes hérités de la crise, comme les forts taux d’endettement ou la fragilité de certains éléments du secteur bancaire », ajoute Pierre Moscovici. « La situation est très différente d’un État membre à l’autre: les meilleures performances sont enregistrées dans les économies qui ont mis en oeuvre des réformes structurelles plus ambitieuses », remarque pour sa part le commissaire européen pour l’euro, Valdis Dombrovskis.   »Pour rétablir l’équilibre, des réformes doivent être engagées avec détermination partout en Europe, qu’il s’agisse d’ouvrir les marchés des produits et services ou de moderniser le marché du travail et les systèmes de protection sociale », a-t-il ajouté.  Sur la France, Bruxelles a très légèrement relevé sa prévision de déficit public pour 2017 à 3% du Produit Intérieur Brut, soit à la limite des règles européennes. La croissance reste inchangée, à 1,4% en 2017 et 1,7% en 2018. La Commission européenne est donc plus optimiste sur le chômage dans les 19 pays de la monnaie unique: après avoir atteint 10,0% en 2016, il devrait descendre à 9,4% en 2017 et 8,9% en 2018. En février, Bruxelles tablait sur des taux de 9,6% en 2017 et 9,1% en 2018. Enfin, le niveau de l’inflation parmi les 19 pays ayant adopté la monnaie unique a été légèrement revu à la baisse: la Commission anticipe un taux de 1,6% en 2017 et de 1,3% en 2018, soit une diminution de 0,1 point dans les deux cas.

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Lancement de micro-boutiques au PS

Lancement de micro-boutiques au PS

 

Le score du parti socialiste aux présidentielles à beau être catastrophique, les différents leaders veulent se partager les maigres dépouilles.  Il y a eu d’abord cet appel hétérogène lancé par Hidalgo, Aubry et Taubira pour rassembler la gauche à partir de banalités de gauche  sans grand souffle. Il y a aussi cette décision de Benoît à mon de créer sa propre boutiques  trans courant. Les hollandais ne voudront sans doute pas rester dans le vide comme Valls actuellement. Certains d’entre eux ont rejoint Macon, certains  vont le faire, d’autres attachés à la vieille maison vont constituer leur propre courant qui pourrait s’articuler autour de la personnalité de l’ancien porte-parole du gouvernement le Foll.  Le nouveau mouvement créé par Anne Hidalgo, Martine Aubry et Christiane Taubira, baptisé « Dès Demain »,  » ‘est un mouvement qui est citoyen », insiste la maire de Paris ce jeudi 11 mai au micro de RTL. « C’est un mouvement très large, Il y a aujourd’hui un besoin, exprimé depuis longtemps (…) à créer une plateforme, un réseau, un mouvement qui permette de reprendre toutes les initiatives, les solutions qui sont aujourd’hui trouvées en France dans tous les domaines », justifie Anne Hidalgo. Hamon, lui,  va lancer le 1er juillet un mouvement « large, transpartisan », afin de poursuivre le travail « commencé lors de la campagne présidentielle », a-t-il annoncé mercredi sur France Inter. Le 1er juillet, cela veut donc dire après les élections législatives du 11 et 18 juin.  »J’inviterai des hommes et des femmes qui appartiennent aux partis politiques ou n’y appartiennent pas. Je les inviterai à continuer ce travail indispensable pour reconstruire la gauche », a-t-il déclaré, en précisant qu’il ne quitterait pas le Parti socialiste. « Ce sera un mouvement transpartisan, qui se nourrira du travail des intellectuels, de cette innovation citoyenne et démocratique que nous avons mise en oeuvre lors de la campagne présidentielle », a-t-il dit. »Aujourd’hui, on peut appartenir au Parti communiste, aux écologistes, se reconnaître dans différentes candidatures et avoir envie de travailler ensemble », a-t-il ajouté. Mais il n’a pas apprécié que son parti ne reprenne pas ses idées développées pendant la campagne présidentielle.  »Je maintiens l’essentiel des marqueurs qui ont fait ma campagne. Un parti aussi grand soit-il ne peut pas enterrer de belles idées. Surtout des idées qui doivent féconder la rénovation de la gauche. Il y a plus de personnes qui adhèrent à mon projet que de gens qui ont voté pour moi. Je veux m’atteler à l’avenir de ses idées », a-t-il assuré, avant de défendre le revenu universel, le projet phare de sa candidature : « Le débat de la campagne a été particulièrement innovant sur le plan social. Le revenu universel c’était la seule idée nouvelle, et le Parti socialiste l’enterre. »

 

Trump vire le directeur du FBI : pour éviter une enquête sur ses liens avec Moscou

Trump vire le  directeur du FBI : pour éviter une enquête sur ses liens avec Moscou

Sur franceinfo, Fabrizio Calvi, journaliste spécialiste de l’histoire du renseignement américain, a estimé la véritable raison était l’enquête ouverte par le FBI sur les connexions supposées de Donald Trump avec la Russie.

 

Franceinfo : Donald Trump reprocherait à James Comey sa gestion de l’affaire des emails d’Hillary Clinton. Est-ce la véritable raison ?

Fabrizio Calvi : Les mails d’Hillary Clinton sont vraiment un prétexte. En fait, la véritable raison est qu‘il y a une enquête ouverte par le FBI sur les connexions russes de Donald Trump, aussi bien mafieuses qu’au niveau des services secrets.

Le directeur du FBI a réclamé plus de fonds au département de la Justice pour pouvoir continuer cette enquête sur les connexions russes de Donald Trump. Le lendemain il a été limogé. Il y avait des rumeurs, comme quoi Donald Trump risquait d’être mis en examen, donc c’est une affaire très délicate. Cela fait partie d’une guerre secrète entre les grandes agences de renseignement américain et Donald Trump.

Donald Trump se méfie-t-il beaucoup du FBI ?

Il se méfie énormément. Il a fait un coup de force, c’est du jamais vu à ce niveau-là. Il y a eu déjà un limogeage d’un directeur du FBI. C’était par Bill Clinton en 1993, mais dans des conditions différentes. On lui reprochait d’avoir utilisé de l’argent public pour refaire sa maison.

Le limogeage du directeur du FBI apparaît comme une opération grossière, pourquoi Donald Trump a-t-il agi de la sorte ?

C’est vrai que pour bloquer l’enquête, c’était sans doute la seule manière qu’il avait. Maintenant il y a des Républicains qui demandent la nomination d’un procureur indépendant. Mais le procureur indépendant est nommé soit par la Maison Blanche soit par le ministère de la Justice. S’il n’y pas de nomination d’un procureur indépendant, ça risque d’être compliqué. Il y a une chose sur laquelle il faut compter, c’est sur l’indiscipline de certains agents du FBI. Mais s’il n’y a pas d’enquête ouverte, leur marge de manoeuvre est très limitée.

Le Shadow Banking encore en augmentation

Le Shadow Banking  encore en augmentation

le rapport du FSB, publié ce mercredi, qui dresse un bilan de cette « finance de l’ombre » dans 28 pays représentant 80% du PIB mondial – dont, pour la toute première fois la Belgique et les îles Caïmans – nous montre qu’elle a continué de croître. Les sommes brassées dans ce système financier « parallèle », qui fait peser des risques de stabilité du fait de son intrication avec le système bancaire traditionnel, ont augmenté de 3,2% à fin 2015, pour atteindre 34.000 milliards de dollars. Cela représente 13% de l’ensemble des actifs financiers et l’équivalent de 69% du PIB des pays concernés. Ce  Shadow Banking constitue  un contournement  qui permet aux capitaux d’échapper aux marchés financiers régulés. C’est le paradoxe alors que les banques centrales déversent des masses de liquidités, le marché financier régulé (donc taxés) présente  des risques d’assèchement. En cause donc le développement du Shadow Banking fondé sur le principe de l’optimisation fiscale grâce à un arsenal sophistiqué pour échapper à la régulation : Hors bilan, paradis fiscaux, sociétés offshore etc. Difficile d’évaluer exactement le volume financier du Shadow Banking   qui pourrait peut-être même dépasser la masse financière qui passe par le circuit bancaire régulé. La banque centrale a bien tenté une évaluation du phénomène mais celle-ci reste assez approximative. Un rapport de la Banque centrale européenne, publié en octobre dernier, a montré que le « Shadow Banking » détenait 23.000 milliards d’euros d’actifs financiers liés au financement de l’économie de la zone euro fin 2014, soit 38% du total. Cette proportion était de 33% en 2009. La part des établissements de crédit traditionnels est passée de 55% à 48% sur cette période. De toute évidence la question de la régulation du Shadow Banking se pose mais elle risque de rencontrer des réticences mêmes de place financière aussi bien aux États-Unis qu’en Grande-Bretagne où transite un certain nombre de ces capitaux.

 

Edouard Philippe favori comme Premier ministre

Edouard Philippe favori  comme  Premier ministre

Selon la presse,   Edouard Philippe, maire « les Républicains » (LR) du Havre et député de Seine-Maritime tiendrait la corde pour devenir le Premier ministre d’Emmanuel Macron une fois la passation des pouvoirs finalisée avec François Hollande le 14 mai. Selon des sources diverses, parmi la liste des « éligibles »,  ce très proche d’Alain Juppé serait celui qui détiendrait le plus d’atouts aux yeux du nouveau président pour occuper le poste : il est « jeune », relativement « nouveau » en politique, tout en ayant déjà une expérience de parlementaire et d’élu local, plutôt classé centriste… et ancien du PS. . Édouard Philippe a été membre dans sa jeunesse du parti socialiste et avait  soutenu Michel Rocard avant de rendre sa carte et de migrer vers la droite, notamment Alain Juppé, dont il rejoint le cabinet. Il a d’ailleurs gardé beaucoup d’amis à gauche, il est aussi proche de Jacques Attali… comme Emmanuel Macron.

 

Pensions moyennes retraités touchent en moyenne 1376 euros mais en brut pas en net

Pensions moyennes  retraités touchent en moyenne 1376 euros mais en brut pas en net

 

L’administration (Drees, le service statistique du ministère de la Santé) affiche un montant moyen des pensions de 1376 € mais en brut pas net. En net, cela représente autour de 1200 €. Il s’agit bien sûr d’une moyenne et environ un demi-million de retraités ne touche que la minimum vieillesse à 800 €. Avec une pension moyenne de 1376 euros bruts mensuels en 2015, les retraités ne roulent pas sur l’or. Parmi eux, un demi-million a perçu le minimum vieillesse (Aspa), soit 800 euros mensuels pour une personne seule et 1 242 euros mensuels pour un couple. En dépit de son faible montant, la pension moyenne a cependant augmenté en 2015 de 0,5 % pour les hommes et de 1,1 % pour les femmes. Pour une raison mécanique que les experts qualifient «d’effet noria»: les nouveaux retraités, disposant de carrières plus favorables (et plus complètes pour les femmes), perçoivent souvent des pensions plus élevées que leurs aînés. Les femmes en revanche restent loin derrière les hommes, même si l’écart diminue au fil du temps. La pension de droit direct des femmes reste inférieure de 39,2 % à celle des hommes en 2015 (contre 45,8 % en 2004). C’est un peu mieux si l’on y ajoute les pensions de réversion - versées aux veufs et plus souvent aux veuves -, l’écart se réduisant alors à 25,1 %. Un sujet sensible sur lequel le nouveau président ne s’est pas encore exprimé.

Législatives : La droite bricole le projet Fillon

Législatives : La droite bricole le projet Fillon

 

 

Faute de temps et surtout de vision idéologique commune, les dirigeants des Républicains et de l’UDI ont bricolé en vitesse un nouveau projet sorte de version remaniée du projet de François Fillon qu’ils présentent comme l’arme de la revanche pour des classes moyennes « massacrées » sous François Hollande. Enfin on a enlevé les aspérités radicales de Fillon en y ajoutant quelques sucreries électorales. Concernant l’argumentaire, on a en quelque sorte inversé le fardeau de la crédibilité sociale en reprochant à Macron  ce qui hier était reproché à Fillon : à savoir le coup de massue fiscale. Dans une synthèse ménageant officiellement les diverses sensibilités de la primaire mais édulcorant les mesures économiques de François Fillon, jugées radicales, la droite et le centre partent au combat avec l’objectif d’emporter la majorité absolue (289 sièges) à l’Assemblée et d’éviter ce qu’ils considèrent comme les prémices d’un nouveau coup de massue fiscal dans le prochain collectif budgétaire. « Le programme d’Emmanuel Macron, c’est une augmentation cachée des impôts avec la hausse de 1,7 point de la CSG (contribution sociale généralisée-NDLR), soit plus de 20 milliards d’euros, qui frappent directement les retraités, les fonctionnaires, les professions libérales… », a estimé Eric Woerth, chargé de la rédaction du « contrat d’alternance ». Il cite également l’augmentation de la fiscalité sur l’assurance-vie, « une imposition très forte de l’immobilier en préparation ». Sous le sceau du « pouvoir d’achat », le projet réintroduit deux mesures-phares défendues par Nicolas Sarkozy durant la primaire : une baisse de 10% de toutes les tranches de l’impôt sur le revenu et le retour aux heures supplémentaires défiscalisées.

Résumé des principales mesures économiques du projet :

- Suppression de la majoration de deux points de la TVA incluse dans le projet Fillon.

- Baisse de 10% de l’impôt sur le revenu.

- Relèvement du quotient familial au niveau de 2012.

- Rétablissement de la défiscalisation des heures supplémentaires.

- Taxation forfaitaire de l’épargne de 30%.

- Maintien de la revalorisation des petites retraites de 300 euros par an et des pensions de reversion de 10%, via le recul de l’âge légal de départ à 65 ans selon un échéancier à définir.

- Suppression des régimes spéciaux de retraite.

- Baisse des charges pour les entreprises de l’ordre de 28 milliards d’euros (contre 40 milliards dans le projet Fillon).

- Baisse de l’impôt sur les sociétés pour atteindre 25% à la fin du quinquennat.

- Suppression progressive des 35 heures avec délai de 18 mois accordé à chaque entreprise ou chaque branche.

- Suppression de 300.000 emplois publics sur cinq ans (contre 500.000 dans le projet Fillon. Cet objectif est porté à un horizon de 7-8 ans). Pas de suppressions dans les secteurs de l’hôpital et de la sécurité.

- Instauration de deux jours de carence dans la fonction publique.

Le danger du troisième tour social des gauchistes

Le danger du troisième tour social des gauchistes

 

D’après les sondages, les courants d’extrême-gauche seront mal représentés à l’assemblée nationale en raison de la logique électorale. Mélenchon, Hamon, les trotskistes ou encore les communistes ne peuvent espérer ensemble que quelques dizaines de députés. Du coup,  la tentation est grande de faire glisser la problématique d’opposition du terrain politique au terrain social. Pour preuve la création du front social qui réunit les plus radicaux des courants évoqués ci-dessus. On y trouve ceux  qui se sont opposés à la loi travail notamment la CGT, FO et solidaires (Sud). Bref les gauchistes corpos habituels dont la stratégie est de bloquer toute évolution et de préserver les avantages acquis. Les ordonnances qui seront prises par Macron concernant le droit social leur fourniront le prétexte pour discréditer le gouvernement. Ces gauchistes ne sont pas majoritaires dans le champ social mais leur pouvoir de nuisance est particulièrement destructeur quand on ajoute des motivations corpos  pour mieux mobiliser. La CGT prépare déjà le terrain. La direction de la CGT a  en effet lancé mercredi une mise en garde à Emmanuel Macron contre la mise en oeuvre de « reculs sociaux » par le biais de son projet de réforme du marché du travail. La commission exécutive confédérale de la CGT rappelle dans une déclaration au successeur de François Hollande qu’il a été en partie élu par des Français qui s’étaient mobilisés contre sa loi sur la croissance et l’activité et contre la loi El Khomri sur le travail sous ce quinquennat finissant. « La CGT appelle solennellement Emmanuel Macron à renoncer à imposer de nouveaux reculs sociaux par ordonnance ou 49-3. » Emmanuel Macron veut présenter dès cet été à l’Assemblée nationale qui sortira des élections législatives de juin un projet de loi d’habilitation pour amplifier par ordonnances la réforme du droit du travail engagée par la loi El Khomri. « S’il persiste dans l’idée de faire des ordonnances au mois de juillet, ça veut dire qu’il va balayer le dialogue social et la concertation. Il y aura problème d’une manière ou d’une autre », a ainsi déclaré lundi sur franceinfo le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly. Le seul moyen pour désamorcer l’agitation gauchiste consistera pour macro a sollicité un dialogue social approfondi avec les syndicats réformistes car de toute façon les membres du front social déjà opposé à la loi travail feront tout pour discréditer le nouveau gouvernement.

Retenue à la source: enterrée ?

Retenue à la source: enterrée ?

 

Le dernier jour ‘existence, le gouvernement a adopté des décrets pour mettre en œuvre la retenue à la source de l’impôt. Pas sûr que ces textes ne soient pas rapidement abrogés par Macron qui n’y est pas favorable. Mercredi sont parus in extremis, dans le dernier Journal officiel du quinquennat, deux décrets précisant notamment quelles informations les entreprises devront envoyer à l’administration, et sous quelle forme. «La publication de ce décret, s’il n’est pas rapidement abrogé, va contraindre les entreprises à l’appliquer - avec des obligations pour elles à l’automne - faute d’un texte de loi qui reporterait la reforme, analyse Nicolas Jacquot, avocat associé du cabinet Arsène Taxand. Or, ce texte risque de ne pas être promulgué avant fin décembre, soit bien après la mise en œuvre des obligations résultant de ce décret.» En effet, Emmanuel Macron n’entend pas parler fiscalité avant l’automne et la traditionnelle loi de finances, pour se concentrer sur d’autres chantiers cet été.

 

Valls chez les Républicains après le soutien de Baroin ?

Valls chez les Républicains après le soutien de Baroin ?

 

Gonflé François Baroin, en charge de la campagne électorale des Républicains, qui dénonce les règlements de comptes entre Valls et Macron. Il affirme même n’avoir jamais vu une telle violence. Baroin a la mémoire courte. Il ne se souvient pas que Sarkozy a fusillé la campagne de Juppé qui sans cela aurait sans doute été élu président  de la république. Il ne se souvient pas des attaques virulentes contre Fillon de certains dirigeants des Républicains qui en pleine campagne avaient demandé sa démission. Sans parler de la lutte sanglante entre Copé et Fillon pour prendre la tête du parti républicain. Tout n’est sans doute pas rose chez Macron mais les Républicains jouissent de peu de légitimité pour dénoncer les violences politiques. Du coup, François Baroin prend la défense de Valls. Valls condamné par le parti socialiste, rejeté par Macron et peut-être invité à rejoindre les Républicains ? C’est donc un soutien inattendu, François Baroin a pris la défense de Valls sur le plateau des « 4 Vérités » de France 2, jeudi 11 mai. Le mouvement d’Emmanuel Macron, En marche !, refuse pour l’instant d’investir l’ancien Premier ministre pour les élections législatives« Je pense qu’il y a des règlements de comptes entre Macron et Valls (…) qui n’ont rien à voir avec la bienveillance qu’on nous a vendue pendant la campagne, a estimé le chef de file des Républicains pour les législatives. Je n’ai jamais vu une telle violence. » « On aime ou on n’aime pas Manuel Valls, mais il a servi l’Etat dans une période difficile, a ajouté François Baroin. La manière dont il est traité dit beaucoup de l’esprit sectaire de ce mouvement [En marche !] qui se veut très moderne et qui, en trois jours, appartient déjà au passé dans ses méthodes. » Pour le sénateur LR, cette affaire montre qu’Emmanuel Macron « aime régler ses comptes avec ceux qui ne l’ont pas aimé. (…) Il faudrait beaucoup d’argumentation et beaucoup de force de conviction pour expliquer que ce qui se passe avec Manuel Valls procède de la bienveillance naturelle des relations humaines », a-t-il conclu.

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«Retrait de Marion : une désertion» Jean-Marie Le Pen

«Retrait de Marion : une désertion» Jean-Marie Le Pen

 

La décision de Marion Maréchal Le Pen de se retirer de la vie politique pourrait avoir des conséquences considérables sur le score du FN aux législatives estime dans une interview au Figaro Jean Marie Le Pen qui considère ce départ comme une  désertion.

 

- Votre petite fille renonce à ses mandats. Qu’en pensez-vous?

Jean-Marie LE PEN. - S’il n’y a pas une raison gravissime à cette décision, je considère que c’est une désertion.

La raison principale de ce choix serait d’ordre personnel…

Évidemment, on ne m’a pas demandé mon avis mais si on me le demandait, j’y serais totalement hostile. Chacun est maître de son destin. Je ne suis pas à sa place. J’avais un peu insisté pour qu’elle soit candidate et elle avait été couronnée de succès. Si elle se retire de la ligne de combat maintenant, cela me désole.

Êtes-vous très surpris par cette décision?

Franchement, oui. Je pensais qu’il s’agissait d’un ragot.

Quel peut-être l’impact de cette décision en Paca, une région considérée comme une terre de force du FN?

Cela va créer une grande déception. Bien au-delà de la Paca, Marion représentait un espoir d’avenir pour pas mal de militants et d’électeurs du Front national. J’espère qu’elle peut encore revenir sur sa décision, la nuit porte conseil. Elle peut encore réfléchir. Si, à ses yeux, mon opinion a encore quelque valeur, je lui dis: “Non, on ne quitte pas la ligne de Front”.

Avez-vous l’intention de la contacter?

Peut-être. Après tout, cela justifierait que je rompe ma convention de discrétion.

Certains militants pensent que Marion Maréchal-Le Pen pourrait un jour se porter candidate à une présidentielle…

Pas si elle se retire du combat! Parce qu’il faut prendre de l’élan.

Mais si ce retrait n’était que temporaire, pour mieux rebondir plus tard?

Je ne me suis jamais trouvé devant une telle hypothèse. J’ai été sévèrement battu. J’ai obtenu 0,74% des voix à une présidentielle mais je ne me suis pas retiré, et j’ai continué à me battre. Je pense que Marion aurait du prendre cette décision avant ou attendre un peu car nous sommes en campagne électorale. Le pays attend le verdict des urnes. Qu’en pleine bataille législative, l’une des vedettes les plus aimées et admirées du mouvement défaille, cela peut avoir des conséquences terribles. J’espère qu’elle les a mesurées. En pleine bataille politique, je trouve cette décision désolante.

Macron, le danger du mythe de l’homme providentiel (CFDT)

Macron, le danger du mythe de  l’homme providentiel (CFDT)

 

La CFDT, par la voix de son secrétaire général interpelle Macron sur l’impérative nécessité du dialogue social. L’organisation syndicale prend aussi le contre-pied du front des gauchistes de la CGT, de FO et de l’UNEF qui dès lundi manifestaient à Paris contre les orientations de Macron. Devenue  la première organisation syndicale dans le privé, la CFDT se sent investie désormais d’une responsabilité particulière pour représenter les salariés. Elle rappelle au nouveau président de la république l’impérative nécessité de la concertation avec sans doute à l’esprit l’évolution du droit social qu’envisage de réaliser Macron par  ordonnance. La CFDT redoute vraisemblablement que se constitue un front anti Macron  à l’occasion d’ordonnances qui n’auraient pas fait l’objet d’une consultation suffisante. Le danger est réel car si les gauchistes ne sont pas majoritaires dans le pays,  ils disposent  cependant d’un pouvoir de nuisance certain pour démolir petit à petit la crédibilité gouvernementale. Le dialogue social approfondi peut empêcher cet affrontement  estime  la CFDT qui  invite Macron à prendre en compte les réalités sociales mais aussi politiques. En effet le score réalisé par Macron au deuxième tour ne saurait être interprété comme une adhésion totale de tous les électeurs aux orientations du nouveau président de la république. Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a donc adressé mardi une mise en garde au président élu, Emmanuel Macron, contre la tentation de présider seul et de réformer sans concertation, notamment sur le marché du travail. « Je n’ai pas envie de condamner avant même qu’il ait commencé à agir », a dit Laurent Berger. « Je ne vais pas donner ni des bons points ni des mauvais points à ce stade, juste dire qu’il faut prendre en compte la réalité du pays ». Dans une lettre ouverte publiée par Le Monde, il rappelle à l’ex-ministre de l’Economie de François Hollande les « conditions particulières » de son élection, avec deux fois plus de voix que son adversaire du Front national, Marine Le Pen. Ces conditions « vous obligent certes à tenir compte de ceux qui vous ont soutenu mais aussi de ceux qui ont voté pour vous, non par adhésion à votre programme, mais par rejet du Front national », écrit Laurent Berger. « Dans les cinq ans à venir, vous serez à la tête d’un pays qui devra faire face à d’immenses défis. Et, vous le savez bien, vous ne pourrez pas les affronter seul », poursuit-il. « Le mythe de l’homme providentiel, qui décide tout d’en haut, est un mythe dangereux pour notre démocratie. » « Partagez le pouvoir ! Donnez de l’air à notre société ! Laissez de l’espace aux organisations dont la mission est de faire entendre la voix de ceux qui n’en ont pas. Faites confiance aux organisations qui permettent aux individus de s’organiser ensemble pour peser sur leur avenir ! » Le leader du premier syndicat français avertit Emmanuel Macron qu’il ne disposera d’aucun état de grâce et rappelle que l’urgence est d’abord de créer des « emplois de qualité ».

 

Dupont-Aignan, des Rocardiens aux fachos

Dupont-Aignan, des Rocardiens  aux fachos

D’une certaine manière Dupont Aignant  a fait le chemin inverse de Mitterrand passé lui de l’extrême droite au socialisme. Dupont-Aignan a commencée chez les jeunes… rocardiens. A l’ENA, promotion Liberté, égalité, fraternité comme Jean-François Copé, celui qui à 13 ans collait des affiches pour Jacques Chaban-Delmas avait également prospecté chez les fabiusiens. En 1993, il glisse doucement à droite en devenant le chef de cabinet de François Bayrou, ministre d’Edouard Balladur. « J’ai adhéré au parti de Charles Pasqua et de Philippe Séguin en 1989 […] Maastricht a été mon premier combat », explique l’intéressé à L’Obs en 2016. En 1994, il rejoint pourtant le cabinet du très europhile ministre de l’Environnement Michel Barnier avant de partir à la conquête de la mairie d’Yerres dans l’Essonne, où il a été réélu en 2014 pour la quatrième fois. Un sarkozyste historique se souvient de lui comme responsable des fédérations du RPR à la fin des années 1990. « Il a toujours eu un terrible besoin de reconnaissance, raconte-t-il. Or Nicolas ne l’a jamais réellement pris au sérieux. » En 2008, il crée Debout la France. En 2017, son alliance avec le FN a provoqué la démission de trois de ses quatre vice-présidents. « Nous avons fait la campagne sur le slogan ni système ni extrême, fustige l’un d’eux, l’essayiste ­Dominique Jamet. Le lendemain du premier tour, il n’était pas question de ralliement… Dupont-Aignan est un homme mal ‘élevé’”  Drôle d’évolution pour ce gaulliste  qui se réfugie chez les ennemis  du Général.

Croissance France : Déficit commercial en baisse

Croissance France : Déficit commercial en baisse

 

Rebond  des exportations de produits industriels en mars  ont annoncé mercredi les Douanes. Après avoir culminé en janvier à 8,1 milliards d’euros, un niveau record, puis s’être réduit à 6,4 milliards en février, le déficit commercial s’est établi en mars à 5,4 milliards d’euros. Les Douanes ont légèrement révisé à la baisse le chiffre de février. Sur douze mois, le déficit cumulé « atteint 55,6 milliards contre 48,4 milliards pour l’année 2016 et 45,2 milliards en 2015″, selon le communiqué. La réduction du déficit commercial est essentiellement due à « la contraction des approvisionnements, en hydrocarbures naturels comme en produits pétroliers raffinés », due notamment à une « moindre tension sur les prix ». Par ailleurs, les ventes ont augmenté en ce qui concerne « les machines industrielles, les produits de l’industrie automobile, les parfums et cosmétiques, les produits agricoles et agroalimentaires ainsi que le matériel de guerre ». Dans l’ensemble, les exportations ont continué de se redresser, progressant en mars de 3,8% après une hausse de 1,6% en février. Par zone géographique, « le solde commercial s’améliore nettement avec l’Amérique du fait d’une poussée des ventes (aéronautique, équipements industriels, pharmacie et biens intermédiaires) ». L’excédent s’améliore vis-à-vis de l’Afrique, grâce à une hausse des ventes et au repli des achats énergétiques. Vis-à-vis de l’Union européenne, le déficit se réduit, tout comme avec l’Asie. En revanche, « l’excédent se réduit avec le Proche et Moyen-Orient du fait d’un repli des livraisons aéronautiques et d’une progression des achats énergétiques (…), à contre courant de la tendance ».

Législatives : Valls recalé par « en Marche »

Législatives : Valls recalé par en Marche

 

Valls subit une  humiliation que son tempérament fougueux aura du mal à accepter. En effet, Valls ne remplit «  à ce jour » pas les critères pour être investi par le mouvement de Macron. C’est ce qu’a  a affirmé mercredi Jean-Paul Delevoye, président de la commission d’investitures de La République En Marche. « A ce jour, il n’est pas dans les critères d’acceptation de sa demande d’investiture », a déclaré Jean-Paul Delevoye sur Europe 1. « Et donc dans ce cas très précis, la commission nationale d’investiture ne peut pas analyser la candidature de Manuel Valls », Il est cependant probable que cette investiture lui sera finalement accordée mais c’est uen manière pour Macron d’inviter Valls à davantage de modestie et de discrétion. Mardi 9 mai, Manuel Valls déclarait sur RTL qu’il serait candidat de la majorité présidentielle au sein de La République En Marche, lors des élections législatives de juin prochain à Evry (Essonne). « Comme j’invite d’ailleurs tous les députés sortants, les progressistes, ceux qui ont appelé à voter Emmanuel Macron avant le premier tour, ceux qui souhaitaient sa victoire, moi je serai candidat de la majorité présidentielle, et souhaite m’inscrire dans ce mouvement qui est le sien, La République en marche.  » L’ancien Premier ministre de François Hollande déclarait également que selon lui, « le Parti Socialiste est mort, il est derrière nous, pas son histoire et ses valeurs, mais il doit se dépasser », a ajouté Manuel Valls.

 

Croissance France : rebond de l’activité industrielle

Croissance France : rebond de l’activité industrielle

 

Le bon alignement des planètes se confirme pour Macron avec l’embellie qui semble se dessiner en matière de croissance. Pour preuve le redressement de l’activité industrielle. La production industrielle de la France a rebondi de 2,0% en mars après un début d’année difficile, sous l’impulsion des secteurs des biens d’équipements et des transports, selon les données publiées mercredi par l’Insee. La seule production manufacturière, qui restait sur trois mois consécutifs de baisse, a elle rebondi de 2,5%. L’Insee a parallèlement révisé légèrement l’évolution de production industrielle de février à -1,7% (-1,6% annoncé précédemment), de même que celle de la production manufacturière du même mois à -0,7% (contre -0,6% initialement). Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une hausse de 1,0% de la production industrielle de février. Sur l’ensemble du premier trimestre, la production industrielle accuse un recul de 0,5% et la production manufacturière se contracte de 0,3%. Mars a été marqué par un nouveau recul (-1,6% après -7,8%) de la production et distribution d’énergie (électricité et gaz) en raison des températures douces. Mais la production s’est fortement redressée dans les biens d’équipement (+4,8% après -1,6%), la chimie (+4,4% après -1,1%) et les matériels de transport (+5,2% après -2,5%). Celle du seul secteur automobile a rebondi de 3,2% après une baisse de 1,6% en février. L’agroalimentaire affiche une hausse de 0,8% après une autre hausse de 1,2% en février.

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