Guyane : mobilisation vers l’effritement

Guyane :  mobilisation vers l’effritement

Plusieurs raison à cela, comme d’habitude  les effets d’une radicalisation assez irresponsable qui pénalise en premier les Guyanais. L’autre raison est liée à la perspective des élections présidentielles qui écrasent un peu toute autre information. Enfin le fait que la plupart des orientations relatives à la dynamisation économique de la Guyane sont nécessairement à long terme et qu’elles ne peuvent être satisfaites par les mesures cependant nécessaires relatives à la sécurité, à la santé et à la formation. Conscient de cela le patronat local à d’ailleurs demandé que soit levé les barrages et occupations. Le plan d’aide de plus d’un milliard d’euros présenté à la Guyane, en proie à un conflit social, a donc été examiné mercredi en conseil des ministres, où le président François Hollande a déploré les « intimidations » sur place.Des manifestants se sont installés mardi devant le centre spatial de Kourou pour réclamer une aide plus importante que le plan, d’une valeur de près de 1,1 milliard d’euros, proposé par le gouvernement pour améliorer les conditions de vie dans le département situé en Amérique du Sud. « Face à des moments où l’intimidation a pris le pas sur le dialogue, (François Hollande) a rappelé que pour ce qui était du gouvernement, en Guyane, la méthode devait être à la fois le dialogue et la responsabilité », a déclaré le porte-parole du gouvernement. « Nous avons regardé, analysé les 428 propositions, nous y répondons à hauteur de 75% de ce qui a été proposé, nous ne souhaitons pas engager l’Etat sur des mesures qui n’auraient pas demain une réalité », a expliqué mercredi dans la cour de l’Elysée la ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts. « Les mesures prises aujourd’hui sont financées, réalisables et seront réalisées », a insisté la ministre, qui s’est rendue en Guyane la semaine dernière aux côtés de son collègue de l’Intérieur, Matthias Fekl. Le plan d’aide gouvernemental prévoit notamment l’envoi de 50 policiers et gendarmes supplémentaires pour 2017 dans le département, la création d’une cité judiciaire à Cayenne, la construction d’un tribunal de grande instance et celle d’un établissement pénitentiaire à Saint-Laurent du Maroni. Des mesures ont également été prises dans des domaines comme l’aide aux entreprises, l’éducation, la santé et l’agriculture. Un problématique qui n’est guère nouvelle. Il y a des dizaines d’années que ce département de France est sous assistance financière et que rien n’a été fait pour assurer un développement économique un tant soit peu autonome. Du coup, c’est surtout l’emploi public (plus de la moitié de l’emploi salarié)  qui soutient l’économie. Avec des salaires  publics en moyenne supérieurs à la moyenne nationale et qui accentue encore les disparités entre catégories socio professionnelles. Le salaire moyen en Guyane est d’environ  de 2000 € pour environ 1800 € pour l’ensemble de la France. Cependant le chômage et la misère sont dévastateurs pour les autres. À cela s’ajoute des services publics en piteux état et en dépit des problèmes qui se posent à la Guyane des phénomènes d’immigration incontrôlable sans parler de l’insécurité qui gangrène le territoire. La Guyane véritablement sous perfusion financière pour les deux tiers de sa richesse alors  que les ressources existent mais elles n’ont jamais été valorisées et  alors que la Guyane pourrait occuper une place stratégique pour la France en Amérique du Sud. D’une certaine façon,  la France entretient des liens postcoloniaux avec ce territoire et la question de son maintien dans la république se pose si la France est incapable d’assurer un minimum de développement économique autonome à ce territoire. Une problématique qui concerne la plupart des zones d’outre-mer.

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