Archive mensuelle de mars 2017

Page 5 sur 15

Sondage nouveaux votants : seulement 8% pour François Fillon

Sondage nouveaux votants : seulement 8% pour  François Fillon

 Selon  un enquête Cevipof diffusée par le JDD, parmi les primo-votants, certains d’aller voter, Marine Le Pen obtiendrait 29% des voix, Emmanuel Macron 27%, tandis que Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon en récolteraient chacun 15%. À la différence de leurs aînés, les primo-votants écartent d’entrée de jeu la candidature de François Fillon (8%). Les choix de vote recoupent des fractures sociales et culturelles au sein de la jeunesse. Le vote frontiste enregistre des écarts importants entre la jeunesse étudiante (24%) et la jeunesse au travail (44%). Reste une ligne de partage assez nette selon le genre. Alors que 34% des jeunes hommes pourraient voter pour la candidate frontiste les jeunes femmes ne sont plus que 25 % dans les mêmes dispositions. Benoît Hamon attire un peu plus les étudiants que les actifs (22% contre 16%). Quant à Emmanuel Macron, pour l’instant il rassemble davantage et capte les voix de primo-votants venant de tous les horizons. . Les jeunes primo-inscrits sur les listes électorales qui pourront voter pour la première fois à une élection présidentielle en 2017 représentent 3,3 millions de nouveaux électeurs potentiels, soit 7,4 % de l’ensemble du corps électoral. Ils abordent l’élection présidentielle dans un climat de profonde déception envers l’exécutif. François Hollande avait fait de la jeunesse le cœur de cible de sa campagne. Cinq ans plus tard, les deux tiers des jeunes (66 %) considèrent que la situation du pays s’est « dégradée » depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande (69% de l’ensemble des Français - . L’ensemble des chiffres mentionnés dans cet article provient de l’analyse de la vague 12, mi-mars 2017. Bien qu’assez largement intéressés par l’élection présidentielle (73%), les primo-votants ne manifestent pas de réels signes de mobilisation pour la campagne telle qu’elle se déroule. Tout se passe comme si celle-ci ne déclenchait pas un désir de participation particulier. Le sismographe de l’intention de participer reste assez plat sur la durée, et semble s’infléchir à l’approche de la présidentielle : 54% déclaraient être certains d’aller voter lors de la vague 8 de l’ENEF 2017 en novembre 2016, 56% en janvier lors de la vague 9, et 51 % le sont en vague 12, soit au début du mois de mars 2017. Chez leurs aînés, l’intention de participer se situe entre 10 et 15 points en moyenne au-dessus (66% mi-mars), mais on observe une même tendance à la démobilisation (- 2 points en deux semaines). Les primo-votants tentés par l’abstention au premier tour expriment en majorité une abstention de nature politique. Ils mettent en avant leur insatisfaction envers l’offre électorale (48%) et une volonté de « manifester leur mécontentement » (31%). Un petit tiers (31%) exprime un doute sur la capacité de l’élection à changer réellement les choses. Devant les choix à faire pour le premier tour, leur perplexité, à l’instar de celle des Français, est assez largement partagée. Même parmi ceux qui se disent certains d’aller voter, une moitié (48 %) reconnaît pouvoir encore changer d’avis. Et ce sont les étudiants qui se montrent en la matière plus indécis que les jeunes actifs (54% contre 44%).

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

poèmes-chansons-théâtre de l’auteur sur http://chansontroisiemeage.unblog.fr/

poèmes-chansons-théâtre de l’auteur sur http://chansontroisiemeage.unblog.fr/

 

poèmes-chansons-théâtre de l’auteur sur http://chansontroisiemeage.unblog.fr/

poèmes-chansons-théâtre de l’auteur sur http://chansontroisiemeage.unblog.fr/

 

 

poèmes-chansons-théâtre de l’auteur sur http://chansontroisiemeage.unblog.fr/

 

poèmes-chansons-théâtre de l’auteur sur http://chansontroisiemeage.unblog.fr/

 

 

 

 

 

 

Présidentielle: la grande rigolade des patrimoines des candidats

Présidentielle: la grande rigolade des patrimoines des candidats

Il aura fallu sans doute des trésors  d’imagination aux conseillers fiscaux qui ont aidé les candidats à faire leur déclaration de patrimoine. C’est même à se demander s’il ne faudrait pas faire un téléthon pour faciliter le désendettement de la plupart des candidats ou encore créer une prime à la casse spécifique pour permettre le renouvellement leur parc automobile. Sauf sans doute pour le pauvre Poutou, simple ouvrier, les patrimoines semblent particulièrement sous-évalués ; à noter aussi le surprenant emprunt de Marine Le Pen au micro parti Cotelec. Micro parti dont normalement la seule vocation est de participer au financement des campagnes électorales. La consanguinité des comptes personnels des Le Pen et de leurs micro partis semble donc se confirmer (et fait d’ailleurs l’objet d’une enquête judiciaire). Une consanguinité aggravée quand on sait qu’il y a eu surfacturation des dépenses de campagne remboursées à ce micro parti par des fonds publics ! Les déclarations de patrimoine des onze candidats à l’élection présidentielle ont été mises en ligne mercredi peu avant 18 heures sur le site de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) et diffuser par BFM.

Nathalie Arthaud, 47 ans

Patrimoine brut: 129.350 euros

Un appartement de 48 m², acheté en 2009 en compagnie d’une autre personne, et dont la valeur est estimée à 248.700 euros. Elle possède également une Citroën C3 dont la valeur à l’Argus tend vers les 5.000 euros.

François Fillon, 63 ans

Patrimoine Brut: 1.082.562 euros.  Une maison de 3.162 m² (dont 1.107 habitables) dans la Sarthe d’une valeur de 750.000 euros, sa société 2FConseil estimé à 97.888 euros, deux montres d’une valeur totale de 27.000 euros ou encore un Toyota Land Cruiser de 2001 d’une valeur actuelle de 5.000 euros.

Endettement: 118.834 euros. François Fillon rembourse 3 prêts dont un habitation de 53.736 euros dont il ne doit payer plus que 35.279 euros (Crédit Agricole), un prêt entre particuliers de 50.000 euros et un prêt familial de 30.000 euros pour rembourser une dette fiscale.

François Asselineau (59 ans)

Patrimoine brut: 1.341.000 euros

Endettement: 538.451,76 euros

En plus d’une résidence principale à Paris et d’une résidence secondaire dans la Nièvre, François Asselineau possède deux appartements en Polynésie française pour lesquels il a emprunté 396.451,79 euros dont les crédits courent jusqu’en 2020 et 2023. Le candidat déclare aussi que depuis sa mise en disponibilité de l’Inspection générale des Finances, il ne perçoit aucun revenu et a donc sollicité un emprunt de 60.000 euros en cours d’obtention. Sur ses comptes courants, il affiche un découvert total de 14.741,26 euros.

Benoit Hamon, 49 ans.

Patrimoine Brut: 582.980 euros. Il comprend notamment un appartement à Issy-Les-Moulineaux (92) de 108 m² d’une valeur de 700.000 euros dont il détient 46,14%, un appartement de 62 m² dans le Finistère (valeur 121.000 euros) et une Opel Corsa de 2006 d’une valeur de 2.000 euros.

Endettement: 313.811 euros. Benoit Hamon rembourse à parité avec sa compagne un crédit de 569.143 euros (Société Générale) et un autre de 29.240 euros (LCL)

Jean Lassalle, 61 ans

Patrimoine brut: 450.848 euros

Endettement: 148.569 euros

Le patrimoine de Jean Lassalle est constitué à 90% de biens immobiliers. Le député des Pyrénées-Atlantiques y possède un appartement de 73 m2 dont il estime la valeur à 110.00 euros. Il est également propriétaire à 50% de deux maisons situé dans ce même département.

La première d’une superficie de 226 m2 située sur un terrain de 2.070 m2 est estimée par le candidat à 320.000 euros. La seconde, plus grande (300m2) mais ne disposant d’aucun jardin est évaluée à 160.000 euros. Jean Lassalle est également propriétaire de terres agricoles dont il ne précise par la superficie mais qu’il estime à 115.00 euros.

Il déclare également posséder deux véhicules: une Citroën C6 achetée en 2013 45.000 euros et une Fiat Doblo Cargo acquise deux ans plus tôt pour 19.000 euros. Ces deux véhicules valent, selon sa déclaration, respectivement 25.000 euros et 5.000 euros.

Marine Le Pen, 48 ans

Patrimoine brut: 4,23 millions d’euros

Endettement 5,4 millions d’euros

La déclaration de patrimoine de Marine Le Pen interpelle et plusieurs points méritent d’être soulignés. Dans son endettement, la candidate du Front national, déclare « deux prêts présidentiels » d’août 2016 et décembre 2016 contractés auprès de Cotelec, qui n’est pas une banque mais le micro-parti de Jean-Marie Le Pen. Ces deux prêts représentent à eux seuls un total à rembourser de 5,4 millions d’euros. Le seul autre prêt déclaré par Marine Le Pen est un petit crédit à la consommation chez Société Générale dont il reste à rembourser 3.514 euros.

De façon similaire, Marine Le Pen déclare dans son patrimoine un compte bancaire chez Société Générale de 3,62 millions d’euros. Mais, en fait, sur cette somme, 3,61 millions d’euros sont dus à un des deux emprunts à Cotelec mentionné auparavant. Deux autres comptes bancaires sont déclarés: un avec un compte courant de 5.200 euros, l’autre de 1.036 euros qu’elle divise toutefois par deux à 518 euros (probablement un compte commun avec une autre personne).

Sur l’immobilier Marine Le Pen déclare un patrimoine total de 612.832 euros. Elle possède 28,5% en quote part d’un logement de 120 m² dans le Morbihan, 20,5% d’une maison de 382 m² dans les Hauts-de-Seine. Elle déclare aussi détenir en SCI 50% d’une petite maison de 120 m² dans le Midi-Pyrénées et surtout 12,5% d’une maison de 633m². Cette dernière possession correspond de fait à ses parts dans la SCI Montretout, qui possède un manoir de onze pièces avec un parc de 5.000 m².

Le Monde révélait le 14 mars dernier, que ses parts dans la SCI étaient sous-évaluées. Jean-Marie Le Pen évaluait le total du domaine à 2,5 millions d’euros, contre 5 millions pour le fisc. Les 312.500 euros de Marine Le Pen vaudraient alors plus de 600.000 euros.

Emmanuel Macron, 39 ans

Patrimoine brut : 610.142 euros

Endettement : 300.489 euros

Emmanuel Macron ne déclare posséder à titre personnel aucun bien immobilier. Sa déclaration laisse apparaître une douzaine de comptes bancaires, comptes titres et livrets ainsi qu’une assurance vie souscrite auprès du Crédit Mutuel. Valeur totale de ces actifs financiers : 340.592 euros auxquels il convient de soustraire 4.591 euros de découvert sur l’un des comptes, soit 336.001 euros nets. Le candidat d’En Marche ! déclare également une créance de 274.141,62 euros auprès de la maison d’édition XO correspondant aux droits d’auteurs que son livre « Révolution ». Ce montant correspond à l’avance qui lui a été promise contractuellement. Emmanuel Macron rembourse également un prêt de 350.000 euros sur 15 ans souscrit en 2011 auprès du Crédit Mutuel pour financer des travaux. Il lui reste 246.837,44 euros à rembourser. Il précise également dans sa déclaration le montant d’indemnité de rupture qu’il doit verser au fisc après avoir demandé sa radiation de la fonction publique, indemnité destinée réclamée à tous les anciens élèves de grandes écoles qui n’ont pas servi dix années durant l’État, contrairement à l’engagement pris à l’issue de leur formation, qui non seulement a été gratuite mais leur a permis d’être rémunéré pendant leur cursus. A ce titre, Emmanuel Macron va payer 53.652 euros.

Jean-Luc Mélenchon, 65 ans

Patrimoine brut: 1,131 million d’euros

Endettement: 165.722 euros

Jean-Luc Mélenchon possède un appartement parisien de 110 m² d’une valeur de 837.000 euros et une résidence « rurale » dans le Loiret de 150 m² qui vaut 190.000 euros. Il a trois comptes courants au Crédit Mutuel de 6.186 euros au total, un livret bleu de plus de 40.000 euros, un compte épargne logement de 10.000 euros et un LDD de 47.000 euros. Côté passif, il déclare un prêt immobilier avec un reste à payer de 142.435 euros, pour sa résidence principale, un prêt personnel de 9.287 euros et un prêt pour régler un contentieux au sujet de travaux dans sa maison de 14.000 euros.

Philippe Poutou, 50 ans

Patrimoine: 31.663 euros

Pas d’endettement. 

Le candidat du NPA a un patrimoine on ne peut plus simple. Pas de bien immobilier, pas de dette. Philippe Poutou a juste une Peugeot 3008 acquise pour 20.000 euros qu’il estime aujourd’hui autour de 9.000 euros. Son compte courant au Crédit Mutuel est dans le vert à hauteur de 7.243 euros, il a un LDD de 5.213 euros, ainsi qu’un livret de 9.880 euros. Il a également un compte épargne logement de 328 euros.

Nicolas Dupont-Aignan, 56 ans.

Patrimoine brut: 1.562.232 euros. Il comprend notamment un appartement à Paris (75) de 105 m² d’une valeur de 1.300.000 euros dont il détient 50% et une sculpture de Denis Monfleur d’une valeur de 25.000 euros.

Endettement: 385.532 euros. Nicolas Dupont-Aignan rembourse un prêt personnel de 71.092,49 euros ainsi qu’un crédit de 23.315 euros finançant les études de l’une de ses deux filles.

 

2017: Perben, l’ancien ministre de Chirac rallie Macron

2017: Perben, l’ancien ministre de Chirac  rallie Macron

L’ancien ministre de la Justice de Jacques Chirac Dominique Perben, engagé dans la campagne d’Alain Juppé lors de la primaire de la droite, soutiendra Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle assure l’AFP ce mercredi.   Quelques heures plus tôt, l’intéressé lui-même avait dit tout le bien qu’il pensait du candidat d’En Marche! dans une tribune auFigaro, notamment sur l’aspect judiciaire de son programme. « S’agissant du projet [d’Emmanuel Macron], de nombreuses propositions du candidat vont dans la bonne direction », assure celui qui a été garde des Sceaux entre 2002 à 2005.  Dans sa tribune, il salue « de nombreux points du discours d’Emmanuel Macron » et estime que le candidat « reconnaît la très forte et légitime attente des Français pour davantage de sécurité ». « Il fait aussi le constat d’un État qui peine à assumer ses fonctions régaliennes », poursuit-il, en évoquant « des moyens insuffisants pour la police et la gendarmerie », « une justice incapable de respecter des délais de jugements raisonnables et de faire respecter convenablement les peines prononcées, ainsi qu’un surpeuplement carcéral inadmissible ».  « Ce constat d’En Marche! rejoint ce que la droite exprime depuis de nombreuses années. Il y a une vraie rupture avec le discours traditionnel du Parti socialiste qui a longtemps refusé de voir la réalité en face », ajoute Dominique Perben. Par ailleurs,  Celui qui fut également ministre de la Fonction publique (1995-1997) et des Transports (2005-2007) rejoint auprès d’Emmanuel Macron d’autres anciens ministres chiraquiens comme Jean-Paul Delevoye, Alain Madelin, Renaud Dutreil, Anne-Marie Idrac ou encore Jean-Jacques Aillagon et Nicole Guedj. L’ancien ministre de l’Economie a également enregistré le ralliement de plusieurs soutiens d’Alain Juppé lors de la primaire de la droite, dont le sénateur LR de l’Yonne Jean-Baptiste Lemoyne, premier parlementaire à prendre une telle initiative.  « Nous travaillons sur une cinquantaine de collaborateurs de droite auprès d’anciens Premiers ministres ou présidents de la République ou ministres qui vont nous rejoindre », a indiqué à l’AFP une source d’En Marche! 

Sondage 2017 : Mélenchon devant Hamon

Sondage  2017 : Mélenchon devant Hamon

 

 

selon un sondage Elabe pour BFMTV et « l’Express »*, publié mardi 21 mars au soir, Jean-Luc Mélenchon est crédité de 13,5% (+0,5), contre 11,5% pour Benoit Hamon (-2). l’enquête a été menée après le débat télévisé du 20 mars sur TF1. Il convient également d’être très prudent car l’écart entre les deux hommes se situe dans la marge d’erreur. Il n’empêche que pour Benoit Hamon le coup doit être rude, après avoir fait salle comble lors de son grand meeting parisien du dimanche 19 mars. Par ailleurs, Toujours selon cette enquête, Emmanuel Macron ferait la course en tête avec 26% des intentions de vote (+ 0,5 point), devant Marine Le Pen en léger recul (24,5%, -0,5). En revanche, pour François Fillon cela devient préoccupant avec un nouveau recul de 0,5 point à 17%. L’ancien premier ministre ne profite donc pas d’une dynamique post-débat du 20 mars, au contraire, il semble pâtir des nouvelles révélations le concernant. Le fait marquant de ce sondage est la « percée » de Nicolas Dupont Aignan qui gagne deux points à 5%. Le candidat de Debout la France, profite sans doute là de son « coup de gueule » lors du 20 heures de TF1 le 18 mars. Il avait alors protesté – et quitté le plateau- contre le fait que la chaine organise un débat qu’avec les cinq « grands » candidats. Les cinq autres candidats, Jean Lassalle, Philippe Poutou, Nathalie Arthaud, François Asselineau et Jacques Cheminade, ne dépassent pas 1% d’intentions de vote. Au second tour, Emmanuel Macron (64%, +1) l’emporterait face à Marine Le Pen (36%). François Fillon, lui, gagnerait aussi mais de façon moins nette avec « seulement » 54% des voix… en baisse de deux points.

*Sondage réalisé en ligne le 21 mars, auprès d’un échantillon représentatif de 997 personnes inscrites sur les listes électorales, avec la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,6 à 3,2 points.

Internet : Enfin des normes pour les pubs intrusives ?

Internet : Enfin des normes pour les pubs intrusives ?

 

Un groupe international de publicitaires s’inquiète enfin des effets  contre productifs  de la pub intrusive. Excès qui ont favorisé le développement de logiciels qui bloquent la diffusion. Conclusion : trop de pub tue la pub. Certes le modèle économique sur Internet repose essentiellement sur les recettes de la pub ce qui permet un très large accès, le plus souvent gratuit, à l’information. Pour autant dans ce domaine comme dans d’autres, les excès  se payent. En effet de nombreux internautes ne supportent plus cette pub Intrusive  qui envahit les écrans avant l’accès aux contenus recherchés. Parmi les formats irritants identifiés par ce groupe de pression figurent les fenêtres surgissantes, les vidéos avec du son qui se déclenchent toutes seules, les messages animés clignotants et les annonces en plein écran qui masquent le contenu que l’internaute souhaite lire ou visualiser. L’explosion de l’usage des outils de blocage publicitaire a relancé le débat au sein même du secteur de la pub quant à savoir s’il faut freiner les pratiques abusives d’annonces ou simplement empêcher les consommateurs d’utiliser un bloqueur publicitaire. « Coalition for Better Ads » (Coalition pour de meilleures publicités) a annoncé mercredi son intention de mettre en place des normes, non contraignantes, s’appuyant sur une étude dans laquelle plus de 25.000 internautes sur les réseaux fixe et mobile ont évalué différentes formats d’annonces. Elle a identifié six formats de publicités sur le web et 12 autres pour le mobile jugés inacceptables par le consommateur et a invité les annonceurs à ne pas les utiliser. Les formats publicitaires identifiés par la coalition « ont déjà été déconseillés pendant des années par ces organismes et pourtant ils sont encore fréquents », fait toutefois remarquer Matti Littunen, analyste au cabinet d’études Enders Analysis spécialisé dans les médias numériques. La coalition est composée de grandes fédérations de l’industrie de la publicité en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne et aux Etats-Unis, de géants de la publicité en ligne comme Google et Facebook, d’annonceurs tels que Procter & Gamble et Unilever, et groupes d’informations, dont News Corp, le Washington Post et Thomson Reuters, maison mère de Reuters News. « C’est une occasion, vu l’ampleur de notre participation, non seulement de noter ce dont le consommateur ne veut pas mais aussi d’éduquer et prendre des mesures pour en faire une réalité de l’expérience en ligne », a dit Chuck Curran, un avocat de la coalition, lors d’une conférence de presse téléphonique. « Il s’agit de repérer le moment où le consommateur n’est pas juste mécontent de l’expérience publicitaire mais où il est plus disposé à utiliser des bloqueurs de publicité (…). » Le blocage des publicités, un phénomène en constante progression depuis 2013, a concerné 615 millions d’ordinateurs ou de terminaux mobiles en 2016, soit 30% de plus qu’il y a un an, selon des estimations de PageFair, une société irlandaise qui propose des outils visant à lutter contre le développement des bloqueurs de publicité. Rapporté au nombre d’internautes dans le monde, cela représente 11% de la population. En 2015, Facebook, la deuxième plus importante plate-forme de publicité au monde derrière Google, avait averti que les logiciels anti-publicité affectaient son chiffre d’affaires. Depuis, le groupe a réagi en réduisant sévèrement les formats publicitaires impopulaires tout en déployant sur son site une technologie pour contrer le blocage publicitaire. Matti Littunen du cabinet Enders Analysis s’interroge cependant sur la portée de ces mesures. Pour lui, certaines des raisons qui poussent à l’utilisation d’un bloqueur de publicité ne sont pas abordées. Il cite en exemple le temps trop long de chargement des pages (souvent lié à un contenu publicitaire mal optimisé ou aux requêtes excessives d’un logiciel tiers) et l’absence d’outils simples permettant aux consommateurs de contrôler la manière dont leurs données sont collectées et utilisées pour le ciblage publicitaire en ligne.

La banquise arctique n’a jamais été si réduite à la fin de l’hiver

La banquise arctique n’a jamais été si réduite à la fin de l’hiver

 

Preuve du réchauffement climatique due en partie à la pollution excessive des activités humaines, la  superficie couverte par la banquise de l’Arctique a établi un record à la baisse à pareille époque de l’année, c’est-à-dire au moment où, à la fin de l’hiver, elle est censée connaître son extension maximale, ont rapporté mercredi des scientifiques. La banquise de l’Arctique  atteint son maximum de l’année en février ou mars, au terme de la longue période de gel hivernal, et elle connaît son étendue minimale de l’année en septembre, à la fin du bref été polaire. A son maximum de l’hiver 2017, la banquise ne couvrait que 14,49 millions de kilomètres carrés, le 22 février, soit pratiquement la superficie de la Russie, ont déclaré des scientifiques de l’université de Brême, en Allemagne. C’est moins que le précédent record à la baisse à pareille période de l’année, établi l’an dernier, qui était de 14,58 millions de km². Les mesures sont établies grâce à des données fournies par les satellites depuis les années 1970. « Nous avons franchi le maximum hivernal », a dit à Reuters Georg Heygster, de l’Institut de physique de l’environnement à l’université de Brême. Une commission d’experts des Nations unies a estimé que la banquise de l’Arctique risquait de disparaître, durant l’été, d’ici 2050, si le volume des émissions de gaz à effet de serre continue d’augmenter dans le monde, comme c’est le cas actuellement. D’après l’organisme américain NSIDC (National Snow and Ice Data Center), qui surveille les variations de la banquise et a aussi publié mercredi ses propres chiffres, le maximum de cet hiver a été atteint le 7 mars avec 14,42 millions de km². A l’autre extrémité du globe, la banquise autour du continent Antarctique a, elle, aussi atteint un record à la baisse pour l’été austral, le mois dernier, avait déjà indiqué le NSIDC.

Migrants Calais: L’arrêté contre la distribution de repas suspendu

Migrants Calais: L’arrêté contre la distribution de repas suspendu

 

Dans son jugement, le tribunal administratif de Lille  estime que la décision de la mairie avait pour effet « de priver une population en très grande précarité d’une assistance alimentaire vitale » et affirme que les décisions de la mairie n’étaient pas proportionnées, adaptées et nécessaires. Le tribunal évoque aussi « une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’aller et venir, à la liberté de réunion ». « L’arrêté est cassé, pour nous c’est une petite victoire », a déclaré à Reuters Yann Manzi, l’un des fondateurs de l’association Utopia 56. « On est très contents, le droit humain est respecté, on va continuer à faire de l’humanitaire, à penser aux êtres humains », a-t-il ajouté. « Cette décision n’entame pas ma détermination à protéger les Calaisiens et Calaisiennes. Je reste convaincue de l’urgente nécessité de tout mettre en œuvre pour empêcher la reconstitution de points de fixation » a réagi la maire de Calais Natacha Bouchart dans un communiqué. La maire Les Républicains de Calais avait pris le 2 mars dernier un arrêté municipal interdisant les rassemblements dans les zones de distribution de repas par les bénévoles des associations humanitaires présentes dans la ville. Natacha Bouchart avait expliqué qu’elle craignait un appel d’air et un point de fixation des migrants. L’arrêté mettait par ailleurs en avant les risques de « tensions permanentes entre les ethnies ». Plusieurs associations mobilisées à Calais avaient alors saisi le tribunal administratif de Lille.

Etude COE-Rexecode: programme Fillon, le meilleur ? mais le moins applicable

Etude COE-Rexecode: programme Fillon,  le meilleur ?  mais le moins applicable

 

Selon une étude de COE-Rexecode  le programme de François Fillon serait le plus efficace à la fois pour relancer la croissance et réduire les déficits. Rappelons cependant que Rexecode est  l’émanation du Medef dont le président Gattaz s’est nettement prononcé en faveur de Fillon. Possible que les mesures que propose François Fillon puissent être les plus efficaces. Reste à savoir si elles sont réellement applicables ; sans doute pas ; car nombre de mesures serait susceptible de créer un désordre social sans précédent qui affecterait alors l’économie. Par ailleurs compte tenu des affaires qu’ils traînent, Fillon ne disposerait d’aucune autorité pour imposer aux pays entier une rigueur dont il s’exonère.  À noter que l’institut d’études considère que les programmes de Marine Le Pen  Mélenchon conduiraient à une catastrophe financière dont les conséquences ne sont même pas quantifiables tellement elles seraient considérables. S’il est clair que le redressement progressif des équilibres financiers est une voie de passage obligé reste qu’un programme politique est nécessairement donc compromis entre les nécessités économiques et la capacité sociale à y adhérer.  Le cabinet d’analyses économiques de sensibilité libérale a évalué les programmes des cinq grands candidats et conclut que seul celui de François Fillon (Les Républicains) permet de respecter les engagements budgétaires européens de la France. Selon COE-Rexecode, il permettrait de créer 1,5 million d’emplois, de porter la croissance de l’économie française à environ 2% chaque année entre 2020 et 2022, de ramener le déficit public sous la limite européenne de 3% du produit intérieur brut en 2020 et à 1,4% en 2022. L’institut estime que le programme d’Emmanuel Macron ne permettrait pas ramener le déficit sous 3%, alors qu’il s’est engagé à le faire. Les impératifs économiques  et la  capacité d’adhésion sociale a un plan de redressement OE-Rexecode applique en conséquence une mesure correctrice qui permettrait au candidat d’En Marche ! de tenir cet engagement, en durcissant les règles des retraites. En tenant compte de cette mesure, près de 1,1 million d’emplois seraient créés mais la croissance de l’économie n’accélèrerait que jusqu’à 1,3% en 2021 et 2022, le déficit public ne revenant sous 3% qu’en 2022.La création d’un service militaire obligatoire d’un mois annoncé samedi par Emmanuel Macron n’est pas retenu dans l’analyse. COE-Rexecode applique au programme de Benoît Hamon un ensemble de mesures correctrices que le candidat socialiste pourrait prendre pendant son quinquennat pour enrayer la dérive non soutenable des finances publiques qu’entraînera selon eux son projet – abandon de toute deuxième phase du revenu universel, arrêt à partir de 2019 des investissements et des recrutements prévus, reforme des retraites et hausse des prélèvements obligatoires. Avec ces mesures correctrices, quelque 370.000 emplois seraient créés, l’économie se contracterait en 2019 et en 2020, avant d’accélérer à 0,5% en 2021 et 0,8% en 2022, le déficit public atteignant 3,3% en 2019 et 2020, puis 3,7% en 2021 et 3,9% en 2022. Les programmes de Marine Le Pen (Front national) et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) se distinguent des autres en prévoyant une rupture avec les engagements de la France et une sortie de l’euro. Pour l’un et l’autre, « l’hypothèse est que le scénario du programme bascule vers un scénario de crise monétaire violente », écrit COE-Rexecode. « Pour éviter le risque de déroute financière, une politique nouvelle, antinomique avec le programme initial s’impose alors. L’alternative est une fuite en avant que nous ne savons pas décrire. »

Fillon : l’embrouille des 30.000 euros de « prêts familiaux »

Fillon : l’embrouille des 30.000 euros de « prêts familiaux »

 

 

François Fillon ne cesse d’accuser la justice, les médias et le gouvernement de fomenter un complot pour salir son image concernant notamment l’origine de ses revenus et sa situation financière. Malheureusement force est de constater que François Fillon plombe lui-même sa propre image par exemple en indiquant notamment un prêt qui aurait été consenti par sa fille et dont l’objet était de payer son arriéré d’impôts ;  un prêt douteux qui s’ajoute à l’autre prêts de 50 000 € consentis par son ami millionnaire sans intérêt et sans délai de remboursement (en fait vraisemblablement initialement un don). François Fillon ne cesse de s’enfoncer lui-même avec ses déclarations contradictoires et ses mensonges. L’accumulation de ces contradictions devrait rapidement se traduire dans les intentions de vote et il est probable que Fillon sera prochainement plus proche de 15% que de 20 %. Bref une véritable descente aux enfers pour celui qui voulait incarner la rigueur. François Fillon a donc  apporté, dans une déclaration publiée mercredi, des précisions à l’estimation de son patrimoine par rapport à une précédente version remontant au mois de décembre, notamment concernant des « prêts familiaux » de 30.000 euros. Cette somme apparaît dans une déclaration, datée du 16 mars, qu’il devait transmettre au Conseil constitutionnel pour concourir à la présidentielle mais pas dans un document dévoilé par son équipe de campagne en février, au moment des premières révélations sur les rémunérations perçues par sa famille. A propos de ces « prêts familiaux », François Fillon précise dans sa déclaration qu’ils remontent aux 8 et 9 septembre 2016 et qu’ils doivent être remboursés en plusieurs fois avant le 31 décembre 2017. Cette somme a été prêtée par sa fille et avait pour objet de « payer le solde des impôts », dit-on dans l’entourage du candidat, interrogé par Reuters. Dans le formulaire envoyé au Conseil apparaît également un prêt de 50.000 euros, qui semble correspondre à celui consenti par son ami Marc Ladreit de Lacharrière, dont l’existence a été révélée au cours de l’enquête judiciaire ouverte fin janvier. Les magistrats soupçonnent François Fillon de ne pas l’avoir déclaré, comme il aurait dû le faire, à la Haute autorité de la vie publique (HATVP). Autre différence entre les déclarations de décembre et de mars : la valeur estimée de sa société de conseil passe de 11.518 euros à 97.888 euros. L’ex-Premier ministre n’a en revanche pas révisé l’estimation de ses biens immobiliers, en particulier sa vaste propriété située dans la Sarthe, dont la valeur s’élèverait à 750.000 euros.

Macron sifflé par les Maires irresponsables

Macron sifflé par les Maires irresponsables

 

D’une certaine façon,  les maires de France sont à l’image d’une grande partie de la société : irresponsable. Pour eux,  il ne saurait être question d’envisager de plan d’économies. C’est pourquoi certains de la mouvance de Baroin, soutien de Fillon, ont sifflé Macron lors de son grand oral devant l’association des maires de France (AMF), qui a auditionné successivement les candidats à l’élection présidentielle. Le candidat d’En Marche ! a notamment réitéré son souhait que les collectivités locales s’engagent à faire 10 milliards d’économies sur cinq ans et sa promesse d’exonérer 80% des ménages français de taxe d’habitation. Deux mesures inacceptables pour certains. Pas étonnant, la dérive des comptes dans nombre de collectivités locales n’est plus sous contrôle et pour tenter de rééquilibrer la situation les maires ne cessent d’augmenter une fiscalité locale injuste qui plombe le pouvoir d’achat des couches moyennes. La taxe d’habitation et l’impôt foncier constitue des éléments majeurs de cette fiscalité. Ces 2  impôts représentent en moyenne 2000 € par foyer, c’est-à-dire pour nombre de résidents l’impôt le plus lourd loin devant l’impôt sur le revenu. Notons que ces deux impôts font abstraction totale des revenus (sauf pour les très défavorisés dispensés de la taxe d’habitation). Encore une fois, les finances des collectivités locales ne cessent de se dégrader pour plusieurs raisons. Il y a d’abord les superstructures administratives locales dont le coût de fonctionnement s’envole inexorablement ; témoin par exemple la folle hausse des  effectifs communaux dans tous les secteurs. Il y a aussi la folie des élus locaux avec leur projet pharaonique qui veulent laisser une trace visible de leur passage. Rares sont les villes qui n’ont pas financé, à perte évidemment, des projets déments tant sur le plan économique que social. À la décharge des maires, l’État a chargé la barque des dépenses en confiant des responsabilités ou des obligations locales sans les financements correspondants. Par exemple quand on décide au niveau national d’augmenter la masse salariale des fonctionnaires locaux. La situation économique catastrophique pèse aussi tant sur les recettes que sur les dépenses des villes notamment des villes moyennes et des zones rurales en voie de désertification économique. Cependant les maires sont confrontés à la même problématique que l’État a savoir le rétablissement progressif des équilibres financiers pour ne pas conduire le pays vers un abîme encore plus profond. À cet égard, l’endettement tant de l’État que celui  des collectivités locales témoignent de cette dérive. En posant cette problématique, Emmanuel macro, a donc été sifflé par certains. L’évocation de cette mesure a suscité un brouhaha dans cette assemblée de centaines de personnes, d’où se sont élevés des sifflets et des huées. Le candidat s’est interrompu pour y répondre : « Moi je viens et je vous respecte, je vous demande simplement la même chose (…) Je fais partie des décideurs politiques qui refusent de faire siffler ses opposants en meetings, je ne viens pas devant les maires de France pour me faire siffler. » Il a admis qu’il pouvait avoir des désaccords avec ses interlocuteurs et s’en est tenu à son discours sur les efforts à faire en matière de dépenses par les collectivités locales. « Si les candidats à l’élection présidentielle ne sont là que pour servir des arguments qui plaisent aux audiences devant lesquelles ils se rendent, ils ont le choix soit comme le font certains de ne pas s’y rendre et d’envoyer des représentants, soit de faire plaisir à tout le monde et au final on ne fait plus grand chose », a-t-il déclaré, finalement applaudi.

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

poèmes-chansons-théâtre de l’auteur sur http://chansontroisiemeage.unblog.fr/

poèmes-chansons-théâtre de l’auteur sur http://chansontroisiemeage.unblog.fr/

 

poèmes-chansons-théâtre de l’auteur sur http://chansontroisiemeage.unblog.fr/

poèmes-chansons-théâtre de l’auteur sur http://chansontroisiemeage.unblog.fr/

 

 

poèmes-chansons-théâtre de l’auteur sur http://chansontroisiemeage.unblog.fr/

 

poèmes-chansons-théâtre de l’auteur sur http://chansontroisiemeage.unblog.fr/

 

 

 

 

 

 

L’Europe et le financement, les oubliés du débat télévisé

L’Europe et le financement, les  oubliés du débat télévisé

 

A l’issue du débat télévisé regroupant les cinq grands candidats à l’élection principale, la plupart des observateurs se félicitaient de la tenue de cet événement ;  il faut dire que cette évaluation est surtout le fait  de politologues dont la plupart n’entretiennent  que des relations approximatives avec l’économie. Avec un peu de retard, des observateurs un peu plus sérieux admettent qu’en fait le débat a évité de questions pourtant fondamentale à savoir : la question européenne et la question du financement des mesures annoncées. L’Europe  n’a souvent été abordée que de façon négative, comme une sorte de repoussoir, de cause de tous nos maux. Bien peu ont osé vraiment prendre la défense de l’Europe, de son intérêt, de ses enjeux et de ses évolutions nécessaires ;  non pas pour de moins en moins d’Europe mais au contraire pour davantage d’Europe, pour mieux Europe. La plupart ont montré des attitudes pour le moins méfiante et suspecte vis-à-vis de l’union européenne. Difficile pourtant d’évoquer la pertinence de la compétitivité et de la fiscalité sans prendre en compte le cadre privilégié de nos échanges à savoir le cadre européen. Même la question de la sortie de l’euro a été mise sous le tapis. Il a fallu que Fillon provoque Le Pen pour que cette question du souverainisme monétaire soit abordée par l’intéressée. C’est pourtant un des projets phares du Front National ;  mais sans doute préoccupée par les sondages des Français qui veulent conserver l’euro dans une proportion de 70 % des électeurs, marine Le Pen a failli faire l’impasse sur l’axe de majeur de sa campagne. Seconde question liée à la précédente : celle du financement des politiques avancées par les uns et les autres. Une problématique celle-là complètement absente. Si l’on devait additionner le coût de toutes les promesses faites au cours du débat, on aboutirait à une somme de leurs deux 200 milliards, le déficit budgétaire exploserait pour passer des 3 % théoriques à 12%,  les taux d’emprunt s’envoleraient et annuleraient immédiatement l’augmentation des revenus  avancée par les candidats.  Finalement un bon débat en France est sans doute un débat sans chiffrage économique. Pas étonnant,  les Français en matière de connaissances financières et économiques se situent en 19e position,  c’est-à-dire la dernière parmi les pays européens enquêtés.

 

Les effets du CICE sur l’emploi impossibles à mesurer

Les effets du CICE sur l’emploi impossibles  à mesurer

Il se confirme que les effets du CICE sont difficiles à quantifier. Ce que révèle encore un rapport de France Stratégie, un organisme rattaché à Matignon qui pilote ce comité de suivi avec les partenaires sociaux, des parlementaires et des représentants de l’administration.

«La fourchette avancée dans le rapport de septembre dernier, de l’ordre de 50.000 à 100.000 emplois créés ou sauvegardés sur la période 2013-2014, demeure valide, voire pourrait être un peu élargie» Selon un document de France Stratégie Le CICE aurait aussi réduit le nombre de défaillances d’entreprises, tandis que certaines sociétés l’auraient utilisé pour baisser leurs prix, ce qui aurait amélioré les marges de leurs clients. Mais ces deux effets «ne peuvent être quantifiés précisément», souligne France Stratégie, pour qui «les entreprises ont utilisé le CICE de façon très différente les unes des autres». Très libéral pendant toute une période pour servir les intérêts de Valls, France Stratégie a tourné à gauche dans le cadre de la campagne électorale ; Exemple l’évaluation du CICE. Encore une évaluation tout à fait fantaisiste d’un organisme (France, ancien commissariat au plan)  rattaché au Premier ministre. Une évaluation fortement teintée politiquement puisqu’elle conclut que le CICE aurait,  soit sauvée, soit créé 50 000 à 100 000 emplois. Notons d’abord l’ampleur de la fourchette qui démontre à l’évidence qu’il s’agit de calcul de coin de table destiné surtout à montrer l’efficacité du CICE. De toute manière ces types d’évaluation reposent le plus souvent sur la méthode du doigt mouillé. Scientifiquement il est impossible de mesurer avec précision l’effet  d’une mesure économique tout simplement parce qu’on ne dispose pas d’une période de référence. Pour être pertinent il faudrait en effet comparer la même période sans CICE avec la même période avec CICE. Tout ce qu’on sait  que ce fameux CICE,  mal ciblé et mal ficelé,  constituait quand même une mesure de baisse de la fiscalité. Une baisse de fiscalité qui a forcément contribué à améliorer la trésorerie des entreprises et en même temps l’emploi. Le reste est littérature car il est impossible de faire un chiffrage des mesures.  L’effet baisse du coût du travail du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi a permis de sauver ou de créer 50.000 à 100.000 postes en France au cours des deux première années de son existence, selon les approximations  du comité de suivi du Cice. Le rapport est un empilement de bla-bla avec chiffres et graphiques mais qui ne répondent pas avec pertinence à la question de son impact réel sur l’emploi ; témoin les précautions oratoire sur l’  évaluation.  « Deux grandes questions méthodologiques émergent de ce bilan annuel. La première est de savoir dans quelle mesure le CICE doit être appréhendé comme une réduction du coût du travail. L’analyse détaillée de ses mécanismes opérationnels et de la perception qu’en ont les acteurs économiques conduit à s’interroger sur la pertinence de son assimilation à une baisse du coût du travail. Le fait que les entreprises semblent le destiner en priorité à l’investissement renforce cette interrogation. Ce point sera important pour la démarche d’évaluation car celle-ci devra déterminer de quelle manière le CICE a pu affecter l’emploi : principalement via un effet direct de la réduction du coût du travail, à l’instar des allègements généraux de cotisations sociales ? Ou plutôt en conséquence de ses effets sur les comportements d’investissement et de fixation des prix ? La deuxième question est de savoir si les écarts entre les montants estimés de CICE sur la base des données sociales et les montants comptabilisés fiscalement résultent de différences de comportement entre entreprises. L’enjeu sera par ailleurs de savoir si c’est la créance, et son anticipation, qui affectent les décisions économiques, ou si les effets de trésorerie prédominent »  «  Le comité de suivi du Cice admet que des incertitudes pèsent sur l’évaluation de l’impact de ce dispositif. » Il estime cependant, sans doute au pif, que le Cice « a conduit à une amélioration sensible des marges des entreprises » et juge « probable un effet direct de l’ordre de 50.000 à 100.000 emplois créés ou sauvegardés sur la période 2013-2014. » De son côté, La commission des finances du Sénat avait dressé un bilan à charge et  très politique dune sénatrice communiste ; bilan qui traduit un manque de compétence économique aussi un manque de sérieux de la part du Sénat qui nous a habitué à des rapports autrement pertinents. Mais il fallait sans doute accepter que la sénatrice communiste manifeste son opposition au gouvernement. Pourtant elle n’est pas particulièrement bien placée pour parler de réussite et d’évaluation économique si l’on en juge par la gestion de la ville dont elle est maire, Saint-Pierre-des-Corps en Indre-et-Loire ; une ville  complètement sinistré tant sur le plan économique que sur le plan social et dans un état d’aménagement urbain lamentable. Tout est fait pour que cette ville soit occupée par le maximum de pauvres pour permettre la réélection d’un communiste avec la complicité des socialistes.  S’il est clair que le CICE (Entré en vigueur le 1er janvier 2013) présente de graves insuffisances en matière de ciblage (certains secteurs qui en ont bénéficié n’étant pas soumis à la concurrence internationale et certaines PME n’en ayant pas assez profité) par contre la condamnation du dispositif paraît particulièrement excessive. Le dispositif  permet aux entreprises d’alléger leur masse salariale pour les salaires inférieurs à 2,5 SMIC. Son taux était de 4% en 2014. Il a grimpé à 6% cette année et culminera à 7% l’année prochaine, comme l’a récemment annoncé François Hollande, le chef de l’Etat.  En s’ajoutant aux allègements de charges sur les bas salaires, le CICE a permis l’allègement de la masse salariale des entreprises, réduisant le coût du travail. La sénatrice communiste considère que le CIC.E. n’a pas renforcé la compétitivité notamment du secteur manufacturier. Difficile de l’affirmer car les fait de ce type de mesure ne peut se faire sentir qu’à moyen et long terme,  en outre il est toujours complexe de procéder à l’évaluation pour ce type de mesure. Le CICE. a permis de restaurer certaines marges et au-delà de renforcer les capacités d’investissement. Ce n’est qu’après la restauration des marges et des capacités d’investissement qu’on peut éventuellement constater des effets  sur l’emploi. Ces effets se mesurent  au nombre d’emplois créés mais aussi au nombre d’emplois maintenus. Le rapport de la sénatrice communiste considère que le crédit d’impôt n’a permis de maintenir que 125 000 emplois. Là encore toute estimation ne peut être qu’approximative et la critique paraît peu pertinente. Il faut cependant observer une critique assez juste concernant les bénéficiaires du CIC.E. qui a surtout profité aux grandes entreprises. Par ailleurs, selon le Sénat, les ETI et les grandes entreprises sont les entreprises qui ont bénéficié en majorité du CICE. Elles représentent respectivement 22,8% et 30,2% des créances. Or, l’emploi se crée surtout dans les PME, PME qui ne « pèsent » que 32,7% des créances. Le rapport de la sénatrice constate que le CICE a constitué une aubaine critiquable pour les  entreprises en difficulté en rendant possible une amélioration de la trésorerie. Il faudrait faire observer à la sénatrice que cette amélioration de trésorerie n’a été possible que grâce à de meilleures marges, marges rendues possibles avec la baisse des charges. La sénatrice reprend à son compte les critiques des frondeurs du PS et de l’extrême gauche qui considèrent  que le CICE est donc un cadeau sans contrepartie fait aux entreprises. Le rapport critique  le coût exorbitant de ce dispositif. Celui-ci est estimé à environ 20 milliards d’euros pour les finances publiques à l’horizon 2020. Pour l’instant, le montant des créances pour les exercices 2013, 2014 et 2015 s’élève à 48 milliards d’euros. C’est la plus importante dépense fiscale de l’Etat, très loin devant le crédit impôt recherche dont le coût annuel avoisine les 6 milliards d’euros. «  Sachant qu’il n’y a jamais eu d’étude d’impact de ce dispositif, la décision de relever de 6% à 7% le taux du CICE est dans ce contexte risquée pour les finances publiques  », conclut la sénatrice qui s’interroge sur l’avenir de ce dispositif. En novembre 2015, François Hollande indiquait que le CICE serait transformé en un allègement de charges, conformément au souhait de Louis Gallois en 2012. En réalité ce rapport constitue une critique en règle du concept même de réduction de la fiscalité portant sur les charges sociales. Rien de surprenant si l’on tient compte manque de compétences d’une sénatrice, ancienne institutrice, qui n’entretient qu’un lien approximatif avec la problématique économique.

 

Le FN diffuse un faux sondage du « Le Figaro »

Le FN diffuse un faux sondage du  « Le Figaro »

 

En s’appuyant sur un sondage du Figaro qui a jamais existé, le Front National indique que Marine Le Pen  a été la plus convaincante lors du débat télévisé. Un mensonge évidemment car si la prestation Le Pen a été comme d’habitude satisfaisante eu égard à sa dialectique de marchande de poissons (et de poison)  par contre elle est loin d’avoir été la plus convaincante. Un sondage de BFM donne d’ailleurs Macron comme vainqueur de cette confrontation. Pour autant le trésorier du FN, également avocat  Wallerand de Saint-Just, a diffusé sur son compte Twitter une capture d’un sondage en ligne du Figaro montrant que Marine Le Pen est la candidate qui a le plus convaincu les lecteurs du quotidien avec des résultats tout à fait fantaisiste qui affiche marine peine à 32 %, Mélenchon a 28 % sillon à 17 % et bien sûrs macro sont principales concurrents à 15 % (Benoît amont étend lui à 8 %). Le Front National utilise sa dialectique habituelle qu’il s’agisse de ses propositions ou des chiffres, la technique de l’intox.  Sauf que cette capture est totalement bidon comme l’a affirmé Le Figaro au trésorier du FN. « Les chiffres et le visuel publiés par Wallerand de Saint-Just n’ont jamais existé sur Le Figaro« , écrit le quotidien sur Twitter. Le Figaro en profite pour rediffuser son sondage en affirmant qu’ »à aucun moment » Marine Le Pen n’a été en tête.

 

Les Bourses doutent de l’effet Trump

Les Bourses doutent de l’effet  Trump

 

Les bourses sont versatiles, c’est bien connu et c’est même sur ce caractère que les spéculateurs font leur business. L’euphorie d’après élection aux États-Unis semble maintenant doucement disparaître. Du coup, la bourse américaine recule. On avait sans doute trop misé sur l’effet immédiat des les annonces intempestives de Trump dans tous les domaines et en particulier concernant la croissance. On prend maintenant conscience que Trump n’était pas du tout préparé à assurer les difficiles fonctions de président. En effet les premières mesures qu’il a souhaité prendre dans différents domaines se sont heurtés aux réalités voire ont été contestées  par la justice. Pas sûr qu’il puisse même mettre en œuvre le quart de ce qu’il avait annoncé. De plus Trump est  davantage dans une posture de candidat à l’élection que dans le positionnement de président en charge des responsabilités. Son amateurisme discrédite de plus en plus les retombées économiques des annonces de l’ancien candidat Les principales Bourses européennes ont donc clôturé dans le rouge mardi et Wall Street évolue en nette baisse, les investisseurs s’interrogeant sur la capacité de Donald Trump à mener à bien ses réformes très attendues de soutien à l’activité, tandis que le reflux du risque politique en Europe a porté l’euro à plus de 1,08 dollar. Le CAC 40 a reculé de 0,19%, à 5.002,43 points, après être tombé en séance sous le seuil des 5.000 points. L’indice parisien a pourtant touché dans la matinée un plus haut depuis le 11 août 2015. A Francfort, le Dax a cédé 0,75% et à Londres, le FTSE a reculé de 0,69%. L’indice EuroStoxx 50 a clôturé en baisse de 0,23%, le FTSEurofirst 300 a perdu 0,52% et le Stoxx 600 a abandonné 0,53%. En hausse à la mi-séance, les marchés d’actions européens sont retombés dans le rouge avec Wall Street, où l’indice Dow Jones recule de 0,81%, le S&P 500 de 0,88% et le Nasdaq de 1,26%. Les difficultés rencontrées par Donald Trump sur la réforme du système de santé Obamacare font peser un doute sur la capacité du président américain à faire passer à l’avenir ses autres réformes, notamment celle sur la fiscalité. « Le mouvement de vente sur les actions (américaines), mené par les valeurs financières et industrielles, suggère que les investisseurs sont peut-être moins confiants dans le fait que les annonces de l’administration Trump en faveur de la croissance seront mises en place rapidement », observe Mohamed El-Erian, économiste chez Allianz. Donald Trump a brièvement rencontré mardi des élus républicains au Congrès afin de resserrer les rangs de sa majorité autour de son projet de refonte de l’Obamacare, la réforme de l’assurance maladie mise en place par son prédécesseur, qui constitue le premier grand test législatif de son mandat. Ces inquiétudes sont propices à des prises de bénéfices sur les marchés d’actions américains, alors que le Nasdaq a touché mardi un nouveau plus haut historique en début de séance, à 5.928,06 points. La séance avait pourtant démarré favorablement sur les marchés en Europe, après le débat de lundi soir entre les cinq principaux candidats à l’élection présidentielle française qui a semblé rassurer les investisseurs sur le risque politique entourant la course à l’Elysée. Les valeurs bancaires en ont profité et ont longtemps soutenu la progression des Bourses européennes. L’indice sectoriel des banques européennes a finalement clôturé en hausse de 0,15%. A Paris, BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole ont affiché des progressions allant de 0,29% à 1,64%. L’apaisement des craintes autour de l’élection présidentielle française s’est aussi traduit par une nette progression de l’euro et un resserrement de l’écart de rendement entre les obligations françaises et allemandes à 10 ans. La devise européenne évolue à 1,0820 dollar, à son plus haut niveau depuis début février. « Toute nouvelle entre maintenant et l’élection française le mois prochain qui suggérerait un moindre risque de victoire de Marine Le Pen devrait constituer un soutien pour l’euro », indique Omer Esiner, responsable de l’analyse marchés chez Commonwealth Foreign Exchange à Washington. De son côté, le dollar recule face à un panier de devises de référence, son indice repassant sous le seuil de 100 pour la première fois depuis début février. Sur les marchés pétroliers, les cours du brut sont repartis à la baisse, le baril de Brent de la mer du Nord cédant près de 1% à 51,13 dollars et celui du brut léger américain reculant de 1,4%, à moins de 48 dollars. L’aversion pour les actifs risqués favorise un retour vers l’or et les marchés obligataires. Le métal jaune gagne 0,87% à 1.243,56 dollars l’once, tandis que les rendements des obligations américaines sont tombés à des plus bas de trois semaines. Parmi les autres valeurs en Europe, Deutsche Bank a gagné 4,29% au-dessus de son cours théorique hors droits de souscription après le lancement de son augmentation de capital de huit milliards d’euros. L’opération sera close le 6 avril.

Emplois fictifs de Pénélope : Fillon a truqué les preuves

Emplois fictifs de Pénélope : Fillon a truqué les preuves

 

Il est clair que François Fillon ne pouvait fournir de preuves concernant l’emploi de Pénélope. Du coup, il a vraisemblablement fabriqué des preuves de la présence de sa femme à l’assemblée nationale  et de son travail L’enquête sur les emplois présumés fictifs de Penelope Fillon et de deux enfants du candidat de la droite à la présidentielle a été élargie aux chefs « d’escroquerie aggravée » et de « faux et usage de faux », a-t-on appris de source proche du dossier. Les enquêteurs se demandent si des documents signés par François Fillon et son épouse ne sont pas des faux établis a posteriori et destinés à justifier la réalité du travail effectué, précise le Monde, qui a révélé l’information. Le parquet national financier a accordé le 16 mars aux juges d’instruction chargés de l’affaire un réquisitoire supplétif pour qu’ils élargissent leurs investigations à des soupçons « d’escroquerie aggravée, de faux et usage de faux », souligne la source proche du dossier. Le même réquisitoire supplétif concerne également un possible trafic d’influence, mais seul ce dernier chef avait alors été révélé. Supposé Selon Le Monde, les enquêteurs s’interrogent notamment sur une feuille de calcul retrouvée à l’Assemblée nationale et qui comporte le nombre d’heures effectuées par Penelope Fillon à une date indéterminée. Ce qui lui vaut un chef d’inculpation supplémentaire pour faux et usage de faux. Après l’affaire concernant Penelope Fillon et de deux ses enfants, la justice s’est emparé de l’affaire des costumes de luxe offerts à François Fillon, le PNF ayant accordé le 16 mars un réquisitoire supplétif pour trafic d’influence.

Fillon : un bakchich de 50.000 dollars pour faire rencontrer Poutine

Fillon : un bakchich de 50.000 dollars pour faire rencontrer Poutine

 

 

Le champion de la rigueur pour les Français, François Fillon, s’enfonce encore un peu plus dans ses contradictions. En effet on vient de découvrir qu’il avait touché 50 000 $ pour avoir mis en relation de responsables économiques avec Poutine. Du coup, on comprend de mieux en mieux la compréhension qu’il témoigne à l’égard du dirigeant russe. François Fillon a permis un industriel libanais (mais aussi au président de Total)  de rencontrer Poutine. Notons par parenthèses que c’est aussi un ami avocat libanais qui a réglé la facture des costumes de Fillon. Bref pour résumer, Fillon avait mis en place une véritable machine à fric pour tenir son rang de hobereau  de l’ancien régime. Pourtant François Fillon s’estime victime de la justice ! Dans l’enquête sur les emplois présumés fictifs de sa famille, François Fillon a été mis en examen le 14 mars pour « détournement de fonds public », « complicité et recel de détournement de fonds publics », « complicité et recel d’abus de bien sociaux », et « manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ». En outre il y a d’être accusé de faux et d’usage de faux pour avoir fabriqué de fausses preuves concernant l’emploi de Pénélope. Pour résumer, Fillon est un voleur et un voyou. C’est pourtant le candidat qu’à choisi le parti Républicain. Il a même été reconfirmé par ce même parti quand les affaires l’ont fait plonger dans les sondages. Les faits sont tellement scandaleux et indiscutables qu’on peut douter sérieusement de la probité des membres du comité politique des Républicains qui ont donné l’absolution à Fillon en le confirmant comme candidat. D’une certaine manière, les responsables Républicains qui continuent de soutenir Fillon sont sans doute à la fois irresponsables et complices. Pas étonnant la confirmation de François Fillon comme candidat des Républicains a été entièrement organisée par le sulfureux Sarkozy lui aussi complètement englué dans les affaires. Au vu de toutes ces révélations on peut se demander quelle conception on se fait chez les Républicains de la morale politique. On objectera que des questions du même type se posent au parti socialiste. La facture, elle, de toutes ces affaires sera très lourde ;  elle se traduira sans doute par la fin du parti Républicain et ou par son éclatement car il se trouve encore quelques vrais responsables dans un parti gangréné  des affairistes

Moscovici, le père la rigueur de l’Europe, également habillé par des costumes de luxe offerts

Moscovici, le père la rigueur de l’Europe également, habillé par des costumes de luxe offerts

 

Moscovici, c’est le père la rigueur de l’Europe, celui qui donne des leçons de morale de gestion aux pays laxistes y compris la France. Le commissaire européen en charge de sermonner les gouvernements peu regardants sur la nature et le volume des dépenses. Notons au passage qu’il n’a pas brillé sur ce terrain lorsqu’il était ministre de l’économie en France. Aujourd’hui, il occupe le poste envié de commissaire européen, un poste par ailleurs grassement rémunéré qui lui permet sans doute de maintenir son train de vie de bobo. Normal pour un ancien énarque qui s’est surtout servi du parti socialiste pour sa carrière (comme les autres). Lui aussi a mis les mains dans le pot de confiture. De manière légale en se faisant nommer commissaire européen quand il a senti la promesse de défaite des socialistes ou les échéances électorales pour  France. L’action particulière du ministre de l’économie rien ne prédisposait Moscovici à occuper une telle responsabilité. Pourtant les petits arrangements politiques ont réussi à faire oublier cette contradiction fondamentale. Et pour couronner le tout on apprend que l’honorable et compétent commissaire européen français s’est fait offrir des costumes de luxe par un ami chez le tailleur parisien habillant François Fillon, (selon Le Canard enchaîné).  Selon l’hebdomadaire satirique, les faits sont antérieurs à 2012, à une époque où les parlementaires n’avaient pas à déclarer de tels dons aux autorités. C’est chez ce même tailleur de luxe du VIIe arrondissement que l’avocat franco-libanais Robert Bourgi a récemment offert deux costumes à François Fillon, des faits qui ont conduit le Parquet national financier à accorder un réquisitoire supplétif contre X pour « trafic d’influence » dans l’enquête sur les emplois présumés fictifs dont aurait bénéficié la famille du candidat de la droite et du centre à la présidentielle. Des costumes dont le prix de chacun tourne autour de 7000 € actuels. L’explication de Moscovici est pathétique.  Interrogé au sujet de l’article du Canard enchaîné lors d’un point de presse avec le candidat socialiste à l’élection présidentielle, Benoît Hamon, à la Commission européenne, à Bruxelles, Pierre Moscovici a affirmé de ne pas être gêné par ces informations. « Ce n’est pas tout à fait le lieu pour parler de cette affaire, mais je ne suis pas du tout embarrassé par cela, dès lors que ce sont de vrais cadeaux par de vrais amis, dans un vrai cadre privé », a dit l’ancien ministre. A la question de savoir si ces dons étaient sans contrepartie, il a répondu : « Cela va de soi ». Dans Le Canard enchaîné, Pierre Moscovici confirme s’être fait offrir des costumes par un « vrai ami », négociant en vins fournisseur de l’Elysée et de Matignon. « Cela va de soi », une réponse du type de celle « et alors »  faite par Fillon sur le même sujet. Une réponse de hobereau  de l’ancien régime convaincu de la légalité de son  privilège.

Bruno Le Roux, exemple de l’oligarchie décadente du PS

Bruno Le Roux, exemple de l’oligarchie décadente  du PS

 

Bruno Le Roux, éphémère ministre de l’intérieur, démissionné par Hollande est malheureusement représentatif de l’oligarchie décadente du parti socialiste. Un parti socialiste essentiellement composé de hauts diplômés, notamment des énarques, qui ont mis depuis longtemps la main sur une organisation politique supposée pourtant défendre  les intérêts des plus défavorisés. Comme beaucoup d’autres, Bruno Le Roux n’a jamais travaillé ailleurs que dans la politique. Sitôt diplômé,  il a suivi le cursus royal de la sulfureuse mutuelle des étudiants noyautée par le PS et a fait toute sa carrière professionnelle comme élu et dirigeant du parti socialiste. Bruno Le Roux n’est pas n’importe qui dans l’organigramme, il était le président du groupe socialiste à l’assemblée. Pour arrondir ses fins de mois lui, comme d’autres, il  a choisi de salarier sa famille (ses enfants) comme assistants parlementaires. Des emplois fictifs évidemment. Il se serait agi d’opérations de classement. Au moins une tâche impossible à vérifier. Le pire c’est que François Hollande remplace l’oligarque indélicat par un autre oligarque, jeune politique qui lui aussi n’a jamais travaillé. D’une certaine manière, le parti socialiste était condamné dés sa naissance quand les diplômés en particulier les énarques ont mis la main sur le parti supposé représenter les couches moyennes et les plus défavorisés. Dans l’organigramme de la direction du parti socialiste on ne trouve pas un seul ouvrier, un seul employé du privé, un seul agriculteur, un seul syndicaliste. Bref essentiellement des salariés de l’État et des collectivités locales et des organisations satellites type mutuelles des les étudiants de France (MNEF). Dernier avatar le plus connu de cette dérive oligarchique : Benoît Hamon qui, lui non plus, n’a jamais mis les pieds dans la production, un bobo hors-sol qui sort de son chapeau le revenu universel et décrète la fin du travail. D’une manière générale, la plupart de ces responsables se sont gavés des fruits du pouvoir en raison essentiellement du fait qu’il n’aurait jamais du accéder aux plus hautes fonctions ainsi en masse et de manière aussi illégitime d’un point de vue sociétal. Le pire peut-être, ce sont les  hypocrisies qui caractérisent ces responsables faisant encore hier la leçon de morale et qui se trouvent  pris les mains dans le pot de confiture. Dernier exemple en date, Moscovici ancien ministre de l’économie, aujourd’hui commissaire européen grassement rémunéré, énarque lui aussi, et qui comme Fillon se faisait offrir des costumes de luxe « par un ami  » fournisseur en vins  de l’Élysée et de Matignon ! On objectera sans doute que tous n’ont pas forcément piqué dans la caisse mais tous sont illégitimes socialement car ni leur origine ni leur parcours ni leur expérience sociale n’aurait dû leur permettre de noyauter le parti socialiste et d’accéder aux plus hautes fonctions de l’État. On pourrait certes faire observer que la rigueur n’est pas ce qui caractérise non plus la droite elle aussi engluée dans les affaires notamment avec Sarkozy et Fillon. Toutefois cela ne serait constituer une excuse bien au contraire pour un parti dit socialiste

1...34567...15



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol