Revenu universel: un coût entre 300 et 700 milliards

Revenu universel: un coût entre 300 et 700 milliards

 

Différents organismes ont tenté d’évaluer le coût du revenu universel de Benoît Hamon, coût  qui varie de 300 à 700 milliards par an selon les niveaux de ce revenu et leurs conditions d’attribution. Ce que confirme l’institut Montaigne dans le journal Les Échos sur son site internet. En gros ce coût  serait de l’ordre de 300 milliards pour un RSA à 600 €, de 400 milliards pour RSA à 750 € et de 500 milliards pour un coût RSA à 1000 €. Notons que la totalité du budget de l’État représente 387 milliards de dépenses en 2017. Revenant sur sa proposition initiale après ce chiffrage Benoît Hamon a tenté de rassurer en indiquant un étalement sur 10 ans. Reste que la somme est encore considérable, qu’elle constitue un non-sens économique mais aussi sociétal. Première observation, la France serait sans doute le premier pays à généraliser ce revenu universel qui s’appuie sur l’hypothèse fantaisiste de la disparition du travail. A noter  que la France est déjà très endettée : de l’ordre de 100 % du PIB soit environ 2200 milliards ou 33 000 € par habitant. Il faudrait donc emprunter encore davantage ou alors  comme le propose encore Benoît Hamon faire payait des robots ; Benoît Hamon qui oublie sans doute que les robots sont encore davantage dès localisables que le travail effectué par des humains. Normal, Benoît amont comme beaucoup d’autres n’a jamais mis les pieds dans une entreprise, il a fait toute sa carrière dans la politique et n’entretient qu’un rapport très approximatif avec les réalités économiques et sociales voire sociétales. Notons aussi que l’éventualité d’un tel revenu universel serait catastrophique pour les couches sociales défavorisées qui seraient incapables de gérer un tel capital pour couvrir les risques notamment maladie, retraite et chômage (Benoît Hamon pourrait toujours considérer que le risque chômage disparaît en même temps que le travail !). Dernière observation très peu d’individus sont incapacités de structurer leur vie sans le travail. Le travail constitue en effet un élément déterminant de structuration sociale et sociétale. Enfin il faut souligner que ce revenu universel est aussi défendu par certains ultras libéraux pas mécontents de se séparer de la gestion des risques maladie, retraite et chômage. Pour en revenir au chiffre pour l’institut Montaigne le coût du farfelu revenu universel serait compris « entre 305 et 424 milliards (213 et 297 milliards si le revenu universel est versé sous conditions de ressources), soit un montant médian de 349 milliards » d’euros. Dans une première étape, le RSA serait relevé à 600 euros et versé automatiquement à tous les ayant-droits et aux 18-25 ans sans conditions de ressources. Le think-tank estime la dépense entre « 37,9 et 44,7 milliards d’euros ». Dans un second temps, avec un revenu universel de 600 euros versé à toute la population, il passerait à « un coût brut de 372 milliards, susceptible d’être ramené à 260 milliards si l’on se limite aux personnes gagnant moins de 2.000 euros, comme Benoît Hamon l’a un temps évoqué », ajoute-t-il. Enfin, dans une troisième étape, avec un revenu universel à 750 euros pour tous, la dépense est évaluée à « 464 milliards, ou 325 milliards si son versement est conditionné » aux ressources. Remarquons toutefois que le revenu minimal décent  se situe entre 1000 et 1200, ce qui ferait monter la facture au moins à 700 milliards.

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