Élevage et agriculture : le bricolage génétique

Élevage et agriculture : le bricolage génétique

Bricoler génétiquement la production animale ou agricole pour évidemment tirer des rendements toujours plus productifs, c’est l’objet de «  l’édition génétique ». Avec toutefois une conséquence l’élimination de certaines espèces. Un seul exemple il existe environ 500 espèces de tomates mais on ne trouve plus que 3 ou 4 espèces cultivées, produites et commercialisées. C est à peu près la même chose pour les autres espèces de plantes ou animaux. En réduisant le nombre de variétés on perd évidemment le risque d’une  maladie   soudaine affectant la plus grande partie des productions. Cette atteinte à la biodiversité  prépare des catastrophes sanitaires mondiales  insoupçonnées. L’édition génétique, qui suscite les plus grandes craintes éthiques vu sa capacité à modifier l’ADN humain, est cependant  jugé par nombre d’experts comme un outil très prometteur pour améliorer l’élevage et l’agriculture aux Etats-Unis. Bien que cette technique soit différente des OGM puisqu’elle ne transfère pas de gène étranger à un organisme, des scientifiques et organismes de défense des consommateurs jugent insuffisantes à ce jour les études d’évaluation des risques potentiels, notamment environnementaux. « Emboîtant le pas au succès des méthodes traditionnelles de reproduction, l’édition génétique représente un extraordinaire potentiel pour doper la viabilité de la production du cheptel tout en améliorant la qualité des produits et le bien-être des animaux », a fait valoir quant à elle Alison Van Eenennaam, experte de génomique animale à l’Université de Californie à Davis lors d’une présentation ce week-end à la conférence annuelle de l’American association pour l’avancement de la science (AAAS). L’insémination artificielle, le transfert d’embryon, les croisements de races et plus récemment la sélection génomique ont permis des améliorations considérables ces dernières décennies en terme de production et de protection de l’environnement. Grâce à une reproduction sélective pour améliorer le rendement des vaches laitières, leur nombre aux Etats-Unis est tombé de 25,6 millions en 1944 à seulement neuf millions aujourd’hui qui produisent pourtant 1,6 fois plus de lait, a précisé cette généticienne.  »Maintenant l’édition génétique permet de compléter cet arsenal en insérant de façon très précise dans le génome des traits génétiques souhaitables », a-t-elle poursuivi. Bref le discours des apprentis sorciers !

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