« Je m’excuse mais merde » (Fillon parodiant Coluche)

« Je m’excuse mais merde » (Fillon parodiant Coluche)

 

 

 

C’est en substance ce qu’a dit François Fillon pour tenter d’expliquer le contexte de ces malversations financières. L’excuse mise en dérision par Coluche avec sa célèbre phrase : « je m’excuse mais merde » convient parfaitement à l’ancien premier ministre. Un Premier ministre bien contraint de faire semblant de s’amender mais qui a tout de suite réaffirmée que les détournements d’argent public étaient légaux ce qui évidemment est faux  puisque le salaire de Pénélope Fillon concernait un emploi fictif. D’ailleurs Fillon n’a apporté aucune autre preuve matérielle du travail réel de son épouse sinon qu’elle le soutenait, qu’elle lisait ses discours ou encore qu’elle lui transmettait les doléances des « sujets » sarthois. Pas vraiment de quoi convaincre qu’elle avait un rôle d’assistante parlementaire, aucune trace écrite ne le prouve, il ne reste rien de l’activité de Pénélope Fillon. Au-delà de l’aspect juridique reste la dimension morale. François Fillon a donc présenté lundi ses « excuses » aux Français pour avoir salarié des membres de sa famille  mais en ajoutant immédiatement « Tout cela était légal », et en accusant la presse, toute la presse, d’être responsable du scandale diffusé. Dans sa conférence de presse, l’ancien Premier ministre a reconnu avoir donné des réponses « imprécises » lorsqu’il a été interrogé ces derniers jours sur les détails des travaux effectués et a mis ces erreurs sur le compte de l’émotion. Hélas les réponses restent encore bien imprécises voir complètement absente. D’abord il n’a pas apporté de preuve convaincante de la réalité du travail de collaboratrice de son épouse. Il n’a pas non plus expliqué pourquoi il avait payé autant ses enfants bien plus que la moyenne d’un véritable assistant parlementaire. Il n’a pas dit un mot du salaire fictif par son épouse dans la revue « des deux mondes » dirigée par son ami milliardaire. Il n’a pas dit un mot convaincant concernant la récupération de sommes normalement destinées aux assistants parlementaires et qu’il a mis directement dans sa poche. Il n’a pas parlé non plus du dernier scandale celui concernant les conditions d’attribution du grade suprême de la Légion d’honneur : la grand-croix, attribuée au même ami milliardaire. Il n’a pas évoqué la sous-estimation ridicule de son patrimoine. Il n’a pas dit un mot de la récupération du bénéfice réalisé lors des primaires de la droite. Des primaires qui ont rapporté 10 millions de bénéfices et qui sont allés tout droit dans son micro parti au lieu de rejoindre la caisse des Républicains. Il n’a pas évoqué bien sûr son train de vie lorsqu’il était premier ministre. Il a aussi fait complètement l’impasse sur l’activité sulfureuse de sa société de conseil, une société qui aurait été en partie financée par le milliardaire propriétaire de la revue « des deux mondes ». Bref il a survolé ses affaires, en a ignoré une grande partie. Il a surtout eu le culot de mettre en accusation la presse. Bref la formule de Coluche : « je m’excuse mais merde » résume bien la tentative pathétique d’explications de François Fillon.

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