Primaires : un simulacre de démocratie

Primaires : un simulacre de démocratie

 

En copiant notamment le modèle américain, la France pensait avoir trouvé la martingale démocratique. La vérité c’est que ces primaires ce révèle être un véritable cirque médiatique. Pour preuve d’abord cette primaire du parti socialiste qui a abouti à la désignation surprise de François Hollande. Un candidat par défaut suite à l’affaire DSK. Un candidat qui deviendra aussi un président par défaut si l’on en juge par les résultats catastrophiques de sa gestion. François Hollande avait promis la lune en particulier l’heure du fameux discours du Bourget et le candidat devenu président est resté  sur la Lune pendant tout son quinquennat. Ce président de la république n’a jamais été capable d’atterrir sur le terrain des réalités socio économiques en s’abritant en permanence derrière le principe de la synthèse molle et ambiguë. L’exercice des  primaires tenté par la droite en 2016 aboutit au même résultat catastrophique. Pire, le vainqueur risque d’être destitué. Les récentes primaires de la gauche ont abouti à un  résultat aussi  pathétique. Ce n’est pas le candidat le plus présidentiable qui a été choisi mais le plus démagogique. En cause le principe même des primaires qui contraignent les candidats à se situer dans des positions extrêmes pour séduire les plus militants de leur famille et qui du coup éprouve les plus grandes difficultés d’abord à unifier leur camp, ensuite à rassembler un électorat plus large. Après avoir pris des positions extrêmes (la brutalité pour Fillon et le gauchisme pour Hamon)  les candidats s’essayent ensuite au grand écart. Ils ne paraissent plus alors pas très convaincants ni à leurs partisans du premier tour ni à ceux qui avaient voté pour d’autres candidats. Il est clair que Fillon n’a pas vraiment réussi à réunir à sa cause les soutiens de Sarkozy et de Juppé. De la même manière, Hamon ne parviendra pas à rallier le courant social-démocrate du PS. Comme François Hollande, les vainqueurs des deux primaires visés sont des candidats par défaut fragilisés des le départ. Sous la lumière des projecteurs leurs contradictions explosent en plein vol et quand s’ajoutent à cela des malversations financières la démocratie dégage un parfum de caniveau. De ce dernier point de vue, le feuilleton du comportement douteux de certains candidats est encore loin d’être terminé pour les quatre principaux prétendants à la magistrature suprême. La vérité c’est que la primaire ne remet nullement en cause le cadenassage des présidentielles par les parties politiques, témoin le fait que la plupart des candidats ont déjà 25, 30 ou 40 ans de vie politique au compteur avec toutes les déviances que permet le système politique actuel. Bref une contradiction totale avec l’esprit de la Ve République.

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