Des syndicats trop politisés (Macron)

Des syndicats trop politisés (Macron)

 

Macron n’a sans doute pas complètement tort de considérer que les syndicats, en tout cas les confédérations, sont trop politisés aussi trop éloignés  des réalités du terrain. Ceci étant l’amalgame est quand même un peu grossier, voire démagogique. Il est en effet de bon ton de discréditer  les différentes institutions. C’est d’autant plus facilement  qu’elles ne manquent  pas de défauts et pour certaines sont gravement malades. Pour autant il faudrait distinguer aujourd’hui en France de grands courants syndicaux très différents avec d’un côté des syndicats corpos et-où gauchistes dont  la stratégie se résume à la contestation permanente à peu près sur tout ; de l’autre un courant réformiste qui ne cesse de s’affirmer et qui prend en compte l’intérêt des salariés en participant à la construction de compromis. Cette  tendance devrait rapidement devrait devenir majoritaire dans le pays. Les organisations syndicales comme toute institution sont des superstructures parfois lourdes et qui en ont les défauts. De ce point de vue les méthodes d’audit et d’évaluation sont encore peu utilisées au sein des organisations syndicales. Se pose aussi la question du profil des représentants souvent bien mal formés aux questions économiques qui se  réfugient  dans la contestation pour masquer leurs insuffisances à aborder des enjeux complexes. Il y a aussi la responsabilité patronale, au plan national surtout. Des patrons  qui ont  tendance à adopter une attitude assez condescendante à l’égard des syndicats et réduisent  le débat social à des sujets anecdotiques. Enfin l’étatisme en France c’est-à-dire qui renvoie toutes les questions au sommet des pyramides institutionnelles et qui  limite le champ des responsabilités dans l’espace social. De ce point de vue la loi qui va permettre de décentraliser nombre de questions au plan local va sans doute constituer une rupture avec la logique traditionnelle du débat centralisé en France L’ancien ministre de l’Économie Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle, a  donc jugé dimanche qu’en France les syndicats faisaient « trop de politique » et notamment que les confédérations nationales n’avaient pas « un débat au plus près du terrain ».   »Je veux un dialogue social plus vivant, car en France on parle aujourd’hui beaucoup de dialogue social mais on a des syndicats qui au fond, font trop de politique » a affirmé M. Macron sur TF1.  Et de poursuivre: « Parce que qui est fort au niveau du syndicalisme ? Les confédérations nationales qui bloquent, qui rentrent dans un débat politique comme on l’a vu sur la loi Travail et qui du coup n’ont pas un débat au plus près du terrain », d’après lui. « Pourquoi je crois au modèle à l’allemande, à un dialogue social au niveau de l’entreprise et de la branche? Parce que je veux qu’au plus près du terrain, on trouve les bons compromis », a souligné l’ancien secrétaire général adjoint de l’Élysée.

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