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Renoncement de François Hollande « la pression terrible de Valls (Villemot)

Renoncement de François Hollande « la pression terrible de Valls (Villemot)

C’est un ami proche de  François Hollande qui le dit, l’actuel président était pris dans un étau et surtout sous la pression de Valls et quelques autres. Dominique Villemot et Hollande  se sont rencontrés à l’ENA en 1978. Depuis, l’avocat est resté ami avec l’actuel Président. Villemot dans une interview au JDD revient sur le renoncement de François Hollande.

 

La décision de François Hollande vous a-t-elle surprise?
Non. Il était clair que François Hollande ne pouvait pas passer par la primaire de gauche. Pour plusieurs raisons. Personnellement, je pensais que c’était contraire à la fonction de Président sortant. Ensuite, déclarer sa candidature au mois de décembre, c’est beaucoup trop tôt. A partir du moment où vous êtes candidat, vous n’êtes plus Président. Dans le passé, les présidents sortant ont annoncé qu’ils se représentaient vers la fin février. Après, Arnaud Montebourg avait appelé les électeurs de droite à venir voter contre le Président, Claude Bartolone avait fait une déclaration intempestive disant qu’il fallait que le Président et le Premier Ministre se présentent l’un contre l’autre, Manuel Valls avait parlé dans le JDD Il y avait tout un étau qui se resserrait autour de lui.

 

Un temps, on a cru qu’il irait sans passer par la primaire?
A partir du moment où on actait qu’il ne se présenterait pas via la primaire, il y a eu un débat sur : est-ce qu’il peut y aller sans? Jean-Christophe Cambadélis a tout de suite verrouillé, en disant que le Président lui avait dit qu’il passerait par la primaire [s'il était candidat]. Deuxièmement, la primaire de la droite avait été un succès, donc il lui aurait été dit que ce n’était pas démocratique. Cela aurait été très compliqué. Je pense qu’il a pris la bonne décision pour le pays.

C’était pour vous la décision à prendre?
Il va rester Président jusqu’au bout. Vu la situation actuelle, l’état d’urgence, la menace terroriste, la situation internationale avec le Brexit et l’arrivée de Trump… C’est important pour le pays. Objectivement, pour lui c’est la meilleure décision. Il restera dans l’histoire comme le Président qui a – comme je l’ai dit dans mon livre - fait le « sale boulot ». L’héritage Sarkozy-Fillon en 2012 était catastrophique : il a redressé l’économie, les finances publiques, il a dû affronter le terrorisme… Je suis sûr que dans deux ou trois ans, on gardera ce souvenir de lui.

 

Selon vous, cette annonce aura un impact sur la manière dont son bilan sera perçu?
Oui tout à fait. Il restera cette image de l’homme d’Etat. Il faut être honnête, François Hollande n’est pas quelqu’un de facile à cerner. Beaucoup de gens le connaissent mal, le présentent comme un politicien qui aimerait les petits coups tordus. Mais ce n’est pas du tout ça! Tout le quinquennat montre qu’il a privilégié l’intérêt du pays au sien. Il a pris des décisions impopulaires car il fallait les prendre pour le pays. Là, de s’effacer devant les autres, je pense que ça le grandit. François Hollande n’a pas un égo démesuré comme beaucoup d’hommes politiques. Beaucoup ne pourraient pas vivre sans la politique, sans le pouvoir, sans les apparats ; beaucoup d’hommes politiques sont persuadés qu’ils sont les plus intelligents de tous, François Hollande est bien sûr intelligent et est conscient qu’il faut être à la hauteur, mais il peut vivre sans ça. Cela ne l’empêchera pas de dormir de ne plus avoir le pouvoir.

Pensez-vous que François Hollande est serein ce vendredi matin?
Oui. Je pense qu’il est très soulagé. C’était une décision pas facile à prendre, pas facile à annoncer. Il avait une pression terrible des deux côtés : soit des gens comme Manuel Valls ou Jean-Christophe Cambadélis pour l’empêcher d’y aller, soit – et c’est normal – une pression de ses amis politiques qui, pour beaucoup, avaient besoin qu’il se représente pour continuer à exister. Maintenant, il va s’occuper du pays pendant les cinq mois qui restent [avant la présidentielle].

 

Etiez-vous dans la confidence ou l’avez-vous appris devant votre télévision?
Il ne m’a pas appelé avant pour me le dire. Mais les échanges qu’on a eus allaient dans ce sens… J’avais vu Stéphane Le Foll mardi soir… Je ne m’attendais pas à autre chose, voilà. J’ai un peu espéré qu’il puisse y aller sans passer par la primaire, mais à partir du week-end dernier, ce n’était plus possible.

Pour vous, quand François Hollande a-t-il pris cette décision?
Le Président a toujours procédé étape par étape. A mon avis, il n’avait pas pris cette décision depuis longtemps. Il l’a prise après le week-end.

Que va-t-il faire après 2017?
Je ne sais pas. Je pense que ce serait bien, mais ce n’est que personnel, qu’il prenne des responsabilités au niveau européen. Il ne va pas reprendre des fonctions d’élu local, même s’il aime beaucoup la Corrèze.

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