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Archive mensuelle de octobre 2016

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Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

Mineurs de Calais : que la France se débrouille (ministère britannique)

Mineurs de Calais : que la France se débrouille (ministère britannique)

 

C’est en substance ce qu’a déclaré le ministère britannique de l’intérieur qui a en quelque sorte intimé l’ordre à la France de se débrouiller avec les mineurs de Calais et en plus d’en prendre bien soin. Pour le ministère britannique, le problème est à régler en France. On sait que la plupart de ces mineurs ont de la famille en Grande-Bretagne qui n’en a accueilli que 300. Or il reste de l’ordre de 1500 « mises à l’abri » par la France. Un porte-parole du ministère britannique de l’Intérieur a déclaré que sa ministre, Amber Rudd, avait insisté jeudi auprès de son homologue français sur la nécessaire protection des enfants qui ne pourront être accueillis au Royaume-Uni. « Tout enfant non éligible ou ne se trouvant pas dans la partie sécurisée du camp doit être pris en charge et protégé par les autorités françaises », a-t-il ajouté. Les ministres de l’Intérieur et du Logement, Bernard Cazeneuve et Emmanuelle Cosse, ont déclaré jeudi soir avoir pris connaissance « avec surprise » de ces déclarations britanniques. Ils ont estimé dans un communiqué que la France avait assumé ses responsabilités « sans jamais se dérober » et rappelé que 10.886 migrants désireux de passer au Royaume-Uni avaient été « mis à l’abri » depuis un an par la France à partir de Calais et que 1.451 mineurs l’avaient été depuis le 17 octobre. « Dans le même temps et à ce jour, le Royaume-Uni a accepté le transfert sur son sol de 274 mineurs isolés depuis Calais », ajoutent Bernard Cazeneuve et Emmanuelle Cosse. Ils souhaitent « que le Royaume-Uni prenne rapidement ses responsabilités » et accueille les mineurs isolés ayant des liens familiaux ou « dont l’intérêt supérieur est d’être accueillis » dans ce pays. « C’est la meilleur manière pour eux d’être protégés comme il se doit », concluent-ils.

(Avec Reuters),

Brexit : un nouveau référendum (Tony Blair)

Brexit : un nouveau référendum (Tony Blair)

C’est la proposition de Tony Blair qui prévoit que les négociations entre le Royaume-Uni et l’union européenne seront très dures et qu’elles risquent d’avoir des conséquences très graves pour les Britanniques. Ce ne serait pas la première fois qu’un pays revient sur sa décision soit par référendum, soit par vote du Parlement comme le propose aussi Tony Blair. Une manière aussi de se sortir d’une situation à la fois complexe et dangereuse pour tout le monde. À très court terme la Grande-Bretagne n’a pas subi un gros choc suite au brexit. Sa croissance s’est même relativement maintenue du fait de l’affaiblissement de la livre qui favorise les exportations. À moyen terme va ce poser la question de la relocalisation de certaines activités économiques notamment financières et là les conséquences concrètes commenceront à se faire sentir sérieusement. Des conséquences qui pourraient faire basculer l’opinion en faveur d’un renoncement au brexit ce qui arrangerait bien tous les partis  « S’il apparaît en cours de route que l’accord n’est pas satisfaisant ou qu’il a des conséquences si lourdes que les gens ne veulent plus sortir de l’UE, alors il faudra trouver une solution, soit à travers le parlement, soit (…) peut-être à travers un nouveau référendum », a déclaré Tony Blair. . Dans le journal The New European, Tony Blair, Premier ministre de 1997 à 2007, a qualifié le Brexit de « catastrophe » et appelé les partisans d’un maintien dans l’UE à « se mobiliser » face aux avocats d’une sortie de l’UE.

 

Des bonbons cancérigènes

Des bonbons cancérigènes

D’après France info qui rend compte d’une étude «  d ’agir pour l’environnement »  les bonbons et autres friandises pourraient être cancérigènes du fait de la présence d’un additif : E 271.  Cet  additif vise à rendre les aliments plus blancs ou plus brillants, et est allié à d’autres colorants pour décliner une palette de couleurs. Agir pour l’Environnement a mené l’enquête dans quinze enseignes de supermarchés et a identifié ce E171 dans des produits très prisés des enfants : Têtes brûlées, Malabar Skittles, gâteaux LU, chocolat Milka et autres M&M’s. L’E 271 qui contient des  nanoparticules de dioxyde de titane  peuvent franchir les barrières de l’intestin, voire du cerveau ou encore des reins et se répandre dans le corps. Pour l’heure, le dioxyde de titane est classé cancérigène « probable si inhalé » par le Centre international de recherche sur le cancer. Cette présence de E171 dans cette centaine de sucreries est tout à fait autorisée. L’Agence européenne de sécurité des aliments vient en effet, en septembre dernier, de renouveler l’autorisation de cet additif. Elle considère que les données disponibles sur le E171 dans les aliments ne font pas de lien direct avec un danger établi pour les consommateurs. (France info)

 

L’économie collaborative sera taxée

 

L’économie collaborative sera taxée

 

Les loueurs vont payer des cotisations sociales dès qu’ils passeront par une plateforme collaborative.  Pour une location immobilière dès le seuil de recette de 23.000 euros par an, leur affiliation aux RSI, le système social et fiscal le plus décrié de la décennie, sera obligatoire. Pour la location d’une planche à voile ou d’une débroussailleuse la barre est fixée à 7.720 €  par an. 

Présidentielle 2017 : Macron pourrait se décider avant Hollande

Présidentielle 2017 : Macron pourrait se décider avant Hollande

 

Comme Valls, macro, semble  décidé à accélérer le calendrier. En clair ne pas attendre la décision de hollande prévue courant vers le 15 décembre. Il en profite aussi pour condamner les confidences de Hollande. Macron comme Valls se rendent bien compte que la décision tardive de hollande mettra son éventuel successeur dans une position très délicate d’une part parce que les sondages de la gauche sont déjà mauvais, d’autre part parce qu’il ne restera que quelque mois pour préparer la campagne. D’une certaine manière une course de vitesse est engagée aussi entre Macron et Valls. Comme Valls, Macon condamne très fermement les confidences de Hollande « La transparence n’est pas une exhibition, tacle-t-il. L’autorité a besoin de mystère et l’exercice du pouvoir suppose de ne pas tout divulguer ». La charge est violente, mais l’ancien ministre de l’Économie n’a pas été surpris de la parution de ce livre. Lorsqu’il était à l’Élysée, il a vu les deux journalistes aller et venir dans le bureau du Président. « Et lui n’a jamais accepté de recevoir nos collègues dans son bureau », ajoute-t-il. Comme Manuel Valls, qui évoque sa « colère » et une « honte » des militants socialistes, Emmanuel Macron prend donc ses distances. La parution de ce livre aurait même pu précipiter sa déclaration de candidature. Certains proches l’ont poussé à se lancer pour donner le coup de grâce. Mais l’ancien locataire de Bercy est suffisamment confiant pour attendre, car persuadé que les deux têtes de l’exécutif ne peuvent plus accéder au second tour en 2017. Lui, s’en croit capable. À ce stade, son calendrier reste inchangé. Le 5 novembre prochain, un discours de mobilisation générale est prévu avec les cadres de son mouvement En Marche. Surtout, selon les informations de RTL, le 10 décembre sera la date de son prochain grand meeting, qu’il tiendra probablement en région parisienne devant plusieurs milliers de personnes. Cela pourrait être le jour idéal pour se lancer dans la course à l’Élysée.

 

Uber menacé aussi au Royaume-Uni et en France ?

Uber menacé aussi au Royaume uni et en France ?

 

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Un jugement qui pourrait faire jurisprudence celui d’un tribunal anglais. Une condamnation identique a eu  lieu à New York enfin en France l’URSSAF a engagé des poursuites contre Uber aux fins de faire requalifier les contrats.  Un tribunal des prud’hommes anglais a donc donné raison à deux chauffeurs réclamant le statut d’employés. La décision ouvre la voie à des plaintes de dizaines de milliers d’indépendants auxquels les plateformes de transport, mais aussi de livraison, ont recours.  L’entreprise américaine de VTC vient de subir un important revers au Royaume-Uni, où un tribunal du travail, l’équivalent britannique des prud’hommes, a donné raison à deux chauffeurs qui réclamaient le statut d’employés. Le tribunal a précisé que les chauffeurs ne pouvaient pas être considérés comme des travailleurs indépendants, ce que défend ardemment Uber. Cela signifie qu’ils doivent être payés sur la base du salaire minimum en vigueur et qu’ils doivent bénéficier de jours de congés payés. «C’est une victoire monumentale, qui aura un impact hautement positif sur les chauffeurs… mais aussi sur les milliers d’autres travailleurs dans d’autres industries où l’auto-entrepreneuriat est répandu», s’est félicitée Maria Ludkin, directrice des affaires légales du syndicat GMB, qui a soutenu le dossier des chauffeurs. Cette décision ouvre en effet la porte à des milliers de plaintes potentielles, d’abord des 40.000 chauffeurs qui travaillent pour Uber outre-Manche, mais aussi des livreurs œuvrant pour des plateformes comme Deliveroo, originaire du Royaume-Uni. De son côté, Uber a manifesté son intention de faire appel. Valorisée près de 70 milliards de dollars, la société a beaucoup à perdre en cas de requalification. Son modèle repose en effet sur la flexibilité de ses chauffeurs, et leur moindre coût lié à leur statut d’indépendants. Une requalification obligerait l’entreprise à s’acquitter de cotisations sociales. Uber a défendu devant la justice britannique que, pour la plupart, ses chauffeurs appréciaient le statut d’indépendants, qui leur permet de choisir quand ils veulent travailler. L’étau se resserre néanmoins sur le modèle économique du géant américain. La Californie, État d’origine d’Uber, avait été la première l’année dernière à questionner le fonctionnement de l’entreprise et à ouvrir la porte à la requalification de ses chauffeurs en autorisant ces derniers à déposer un recours collectif en ce sens. Menacé, Uber avait alors proposé un accord amiable à 100 millions de dollars pour clore le dossier, ainsi que celui concernant un autre recours, dans le Massachussetts. Cet accord a été invalidé par la justice américaine en août dernier, rouvrant la voie à un procès. Il y a quelques jours, c’était au tour de la justice new-yorkaise de conclure qu’un lien de subordination existe entre Uber et ses chauffeurs. C’est ainsi qu’elle a accordé à deux anciens chauffeurs, dont les comptes avaient été désactivés par la plateforme, le droit de prétendre à des indemnités chômage, leur accordant implicitement le statut d’anciens employés. En France aussi, le débat est ouvert. En mai, l’Urssaf, l’organisme collecteur des cotisations de sécurité sociale, a entamé des poursuites contre Uber pour requalifier le statut de ses chauffeurs.

 

Hollande – Valls : la rupture

Hollande - Valls : la rupture

 

Cette fois c’est bien la rupture entre Valls et Hollande, une rupture déclarée officiellement par Manuel Valls dans le Monde qui parle non seulement de sa colère mais aussi de sa honte suite au livre de confession de hollande. Valls considère désormais qu’il est investi d’une mission pour sortir la gauche de la crise. Pourquoi cette déclaration de guerre ? Parce que nombre de responsables socialistes de plus en plus nombreux considèrent  qu’avec Hollande la défaite sera encore plus catastrophique qu’avec un autre candidat. Hollande est considéré comme complètement discrédité. En outre en reculant en décembre sa décision,  Hollande met son remplaçant éventuel dans les pires conditions pour préparer la campagne. Il faut donc hâter le renoncement de François Hollande à fin de permettre aux candidats potentiels de se mettre en situation vis-à-vis de 2017. De toute manière la défaite de la gauche est assurée pour cette élection présidentielle mais d’une certaine manière les parlementaires notamment veulent sauver le maximum de meubles c’est-à-dire de circonscriptions. Il convient donc de limiter l’ampleur de la strophe. « A cause de la situation politique actuelle, j’ai le sentiment d’avoir une véritable responsabilité afin qu’on sorte le mieux possible de cette période très périlleuse », a-t-il encore confié. Sollicité par l’AFP, Matignon n’avait pas réagi vendredi après-midi. En réunion publique, Manuel Valls a appelé jeudi les militants à « compter sur (lui) pour la fierté et l’espoir ». « Moi j’en ai à revendre, et j’ai envie de vous entraîner, avec d’autres bien sûr, car je veux que nous gagnions demain et c’est possible », a-t-il insisté.

 

La transition énergétique mise au rancard

La transition énergétique mise au rancard

La transition énergétique et la COP 21 mises au rancard après la publication du décret de programmation.  La France devait faire passer la part du nucléaire dans la production électrique de 75 % en a 50 % en 2025. Il n’en sera rien puisque seul a été  décidé l’arrêt de deux réacteurs de Fessenheim d’ici 2018. Un arrêt qui n’aura sans doute pas lieu avec le retour probable de la droite. En réalité, le ministère de l’environnement renvoie les décisions après 2017 c’est-à-dire entre 2019 et 2023. On est donc loin de l’objectif qui aurait dû conduire à la fermeture d’une vingtaine de réacteurs d’ici 2025.  Hormis  la confirmation de la publication cette année du décret d’abrogation de l’autorisation d’exploiter des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim, le document de programmation reste très vague sur la mise en oeuvre pratique de cet objectif, renvoyée à l’après-élection présidentielle de 2017. La fermeture de Fessenheim interviendra au cours de la première période de la PPE, c’est-à-dire 2016-2018, lit-on dans le volet relatif à l’offre d’énergie. Mais ce volet fixe une fourchette très large de réduction de la production annuelle d’électricité d’origine nucléaire, « entre 10 TWh et 65 TWh » à l’horizon 2023. « Cette réduction sera le résultat de la fermeture de la centrale de Fessenheim et de plusieurs paramètres qui seront connus au fur et à mesure des visites décennales conduites par l’Autorité de sûreté nucléaire », lit-on dans ce document. Ces paramètres sont la baisse de la disponibilité des réacteurs en fonction des travaux de maintenance et de sûreté, des fermetures et des prolongations de réacteurs, ainsi que de l’évolution de la consommation et des exportations d’électricité et du rythme de développement des énergies renouvelables. En tout état de cause, précise la PPE, les décisions de fermeture de réacteurs, hors Fessenheim, ou de prolongation de l’activité de certains d’entre eux, n’interviendront que dans la deuxième phase, en 2019-2023.  Or les sondages prédisent une alternance en faveur de la droite en 2017 et des prétendants à la présidence ont déjà fait savoir qu’ils reviendraient sur certaines dispositions de la loi de transition énergétique s’ils étaient élus. C’est le cas du maire de Bordeaux, Alain Juppé, favori des sondages, qui juge « absurde » l’objectif de réduction à 50% de la part du nucléaire dans le mix énergétique français pour l’électricité et promet de le supprimer. Il assure également qu’il annulera la fermeture de la centrale de Fessenheim.

 

Police : encore des manifs de la base

Police : encore des manifs de la base

La mobilisation se tasse mais plusieurs centaines de fonctionnaires en colère se sont  encore  rassemblés devant le château de Versailles (Yvelines) avec pour slogan « les policiers ne lâcheront rien », a-t-on appris auprès des organisateurs. D’autres manifestations devaient se dérouler à Lille, Strasbourg, Cannes, Le Havre, Nancy, Arras, Montpellier et Toulon, tandis qu’un rassemblement avait eu lieu dans la journée à Nice. Au cours du week-end, des rassemblements sont prévus, notamment à Toulouse. Depuis le 17 octobre, le mouvement animé par des collectifs hostiles aux organisations syndicales s’est manifesté essentiellement lors de rassemblements nocturnes auxquels se joignent de plus en plus de pompiers et policiers municipaux. Si les syndicats de police reçus mercredi par François Hollande se sont montrés satisfaits, les policiers frondeurs estiment n’avoir été qu’en partie – voir pas du tout – entendus. Dénonçant les attaques violentes dont ils font l’objet, les policiers réclament plus de moyens, des conditions de travail plus dignes, moins de pression de la part de la hiérarchie et de la considération. Presqu’un an jour pour jour après avoir répondu à une précédente grogne policière par un protocole de plusieurs centaines de millions d’euros, le gouvernement a annoncé mercredi un plan de sécurité publique de 250 millions d’euros. Outre les mesures visant à rénover les équipements et les commissariats, il prévoit la suppression de tâches dites indues, un durcissement des sanctions pour outrage aux forces de l’ordre, une meilleure protection de leur anonymat, et une évolution des conditions de la légitime défense.

(Reuters)

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

Les limites de la fascination pour le numérique » (Eric Sadin, philosophe)

Les limites de la  fascination pour le numérique » (Eric Sadin, philosophe)

Dans une  interview au JDD le philosophe et écrivain Erix Sadin met en garde contre la fascination du numérique,. « l’industrie de la vie » et les dangers des technologies dans notre quotidien. Il appelle au boycott de certains objets connectés, dans son dernier essai, La Silicolonisation du monde.

 

Eric Sadin, dans son dernier livre, La Silicolonisation du monde, s’alarme de l’impact du technolibéralisme sur nos vies.

Vous dénoncez dans votre livre l’émergence d’une « industrie de la vie ». Les dangers du numérique viendraient moins d’Internet et des réseaux sociaux que des objets connectés?
Nous ne sommes plus seulement dans l’âge de l’accès à une infinité de textes, de musiques ou de vidéos à des coûts marginaux. Nous entrons dans l’ère de la numérisation intégrale du monde. La dissémination sans cesse croissante de capteurs va envahir nos corps, nos habitats, nos environnements urbains et professionnels. L’extension des objets connectés entraîne une connaissance approfondie des comportements, détenue par les compagnies privées, leur permettant de continuellement coller à la vie des personnes. Par exemple, un pèse-personne connecté ne se contente pas d’indiquer notre poids, mais suggère, en fonction des résultats, des produits supposés adaptés. La télévision connectée est déjà capable d’enregistrer et d’interpréter les conversations tenues à proximité et de suggérer, en fonction des propos, des programmes ou des produits en rapport. C’est cela que je nomme l’industrie de la vie : la collecte, à terme, de tous les flux de l’existence permettant au libéralisme numérique de tirer profit du moindre de nos gestes.

 

Que redoutez-vous?
L’industrie du numérique prétend alléger nos existences, voulant nous offrir à tout moment le meilleur de ce que nous pouvons attendre. Forme d’accompagnement qui ne prend pas seulement une forme incitative mais tout autant coercitive. Dimension particulièrement emblématique dans le champ du travail. En fonction des cadences de production, des systèmes rétroagissent et dictent les actions du personnel. Ces pratiques sont à l’œuvre, par exemple, dans certains entrepôts d’Amazon ou dans les ateliers de fabrication de Zara. La capacité d’initiative et de créativité des individus est niée, réduite à exécuter des ordres émanant de programmes, administrés la plupart du temps par des cabinets extérieurs. Il est temps que les syndicats se saisissent de ces questions qui bafouent le droit du travail autant que la dignité humaine.

Lire aussi : Quand l’innovation et le digital bouleversent notre relation au travail

L’intelligence artificielle risque-t-elle de supplanter l’humain?
Elle devient une sorte de surmoi qui détiendrait l’intuition de vérité en toute chose et appelée à nous signaler en toutes circonstances les meilleures actions à prendre. Par exemple, Watson, le programme conçu par IBM, est un outil de diagnostic médical. D’ores et déjà, aux États-Unis, des compagnies d’assurances lui accordent davantage de crédit qu’à un médecin! Mais Watson ne saisit rien de la dimension sensible d’un patient, de ses doutes manifestes dans ses paroles ou de ses larmes. C’est un dispositif qui réduit tout à des données et évacue la part impalpable de l’existence. L’industrie du numérique relève d’un réductionnisme qui exclut quantité de dimensions de la vie humaine. Au-delà d’un modèle économique, c’est un modèle civilisationnel qui s’instaure, fondé sur l’exclusion du sensible, l’automatisation de secteurs toujours plus étendue de la société et la marchandisation intégrale de la vie.

Mais toutes ces innovations améliorent notre quotidien…
Les technologies numériques sont de plus en plus appelées à entretenir un rapport de compagnonnage avec leurs utilisateurs, prenant des contours bienveillants. Dimension qui franchira un seuil lorsque les assistants numériques personnels tels Siri d’Apple ou Google Now, à l’efficacité encore balbutiante, en viendront à nous prodiguer des conseils relatifs à la quasi-totalité des séquences de nos quotidiens. Ce sera encore le cas avec la voiture sans pilote, par exemple, qui ne se contentera pas de piloter le véhicule mais nous proposera de faire une pause dans tel restaurant ou tel hôtel supposés adaptés à notre profil. En prétendant nous offrir le meilleur confort supposé, c’est notre pouvoir de jugement et de décision dont nous dessaisit peu à peu le technolibéralisme.

Vous êtes particulièrement critique sur l’école numérique. Pourquoi
La précipitation avec laquelle l’Éducation nationale cherche à instaurer des établissements numériques représente une grave faute politique. À ce titre, la place que prend actuellement Microsoft dans l’école publique, s’arrogeant un pouvoir de partenaire éducatif, constitue un scandale qui doit être dénoncé. Aux États-Unis, des actions de groupe ont été menées par des parents d’élèves contre des applications éducatives de Google qui revendaient les données, portant sur les comportements des élèves, à des cabinets de recrutement et à des entreprises de fournitures scolaires. Ils ont obtenu gain de cause. Les tablettes quantifient les comportements des élèves mais aussi ceux des professeurs. En outre, la place du livre se trouve peu à peu marginalisée, alors qu’il représente un des piliers de notre civilisation.

Oui, mais que faire
Les responsables politiques restent aveugles à l’étendue des conséquences civilisationnelles induites par l’industrie du numérique. Axelle Lemaire, secrétaire d’État au numérique, est une ardente apôtre du siliconisme. Et que dire du Conseil national du numérique, organe de préconisation de la République dont les deux tiers des membres sont des responsables de l’économie de la donnée? Mais nous, citoyens, pouvons mettre en échec ce modèle indigne. Il est plus que temps de nous défaire de la fascination et d’entrer dans l’âge de la responsabilité. Pour ma part, j’en appelle au refus de l’achat d’objets connectés et de protocoles dits intelligents ; au refus de l’infiltration tous azimuts de capteurs, tels les compteurs Linky appelés à mémoriser nos gestes au sein de nos habitats. Ce qui est en jeu, c’est la sauvegarde des valeurs humanistes qui nous constituent. De notre degré de mobilisation dépendra rien de moins que la nature, présente et future, de notre civilisation.

La Silicolonisation du monde. L’irrésistible expansion du libéralisme numérique, L’Échappée, 256 p., 17 €

Allemagne: menaces sur les retraites

Allemagne: menaces sur les retraites

Le gouvernement allemand dit clairement que les retraites sont menacées notamment en raison du déséquilibre démographique. . Les pensions qui « vont, sans complément de retraite, sérieusement décliner », peut on lire noir sur blanc dans ce rapport officiel publié tous les quatre ans et révélé par la Süddeutsche Zeitung.  Le gouvernement avertit notamment les salariés qui gagnent le moins bien leur vie. Ce sont eux qui doivent le plus anticiper une baisse des moyens dont ils disposeront après leur retraite dans la mesure où la retraite complémentaire à laquelle ils cotisent via leur employeur sera très limitée. Certes des garde-fous existent en Allemagne. Dès lors que les revenus des retraités sont inférieurs à 773 euros, l’État peut, sous certaines conditions, verser un complément pour atteindre ce minimum, dont on notera au passage qu’il est quasiment équivalent au minimum vieillesse français : 800 euros pour une personne seule. Mais ce minimum n’est pas suffisant pour vivre correctement. En Allemagne, compte tenu du coût de la vie, est considérée comme pauvre, une personne seule qui gagne moins de 892 euros par mois. En France ce seuil est de 935 euros. Or en Allemagne, les personnes qui vivent seules représentent 40% des ménages. Si le gouvernement met en garde les futurs retraités c’est aussi pour éviter que l’État, les Länder et les communes allemandes se retrouvent financièrement exsangues du fait du vieillissement accéléré de la population. En 2014 (dernières statistiques connues), les plus de 65 ans représentaient 35% de la population active (les hommes et femmes de 20 ans à 64 ans, pour être précis). Et l’Insee allemand, Destatis, prévoit qu’ils seront plus de 50% d’ici à 2030. On voit mal comment chaque actif pourrait à lui seul assumer les besoins financiers de deux retraités… Même au minimum vieillesse.  Dans son récent rapport sur les différents systèmes de retraites, le cabinet Mercer attribuait une note très moyenne à l’Allemagne et la classait à la 11eplace (sur 24 pays) soit à peine mieux que la France (13e). Les auteurs de ce classement s’inquiètent de la viabilité du système allemand à long terme. L’Allemagne a pourtant prévu de reporter progressivement l’âge légal de départ à la retraite de 65 ans à 67 ans d’ici à 2030. Mais, jugeant, ce rallongement de la vie active insuffisant,  Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances a repris à son compte le souhait du patronat d’aller encore plus loin. Il préconise de le porter à 70 ans. (BFM)

Le revenu universel en France pour vivre ou survivre ?

Le revenu universel en France pour vivre ou survivre ?

 

Le revenu universel doit permettre à tout habitant d’un pays de percevoir une somme lui permettant de vivre, ou, au minimum de survivre. La plupart des défenseurs de cette nouvelle forme de protection sociale estiment que ce revenu doit être distribué à tous et, bien entendu, cumulable avec un salaire ou toute autre forme de revenu. Manuel Valls se contente d’indiquer que le revenu de base pourrait « remplacer la dizaine de minima sociaux existants ». Le concept est différent du salaire à vie qui, lui, présuppose la disparition du marché du travail dans sa forme actuelle. Si le Premier ministre s’en fait, depuis peu, l’ardent défenseur, l’idée du revenu universel est promue de longue date par d’autres personnalités politiques. Une cohorte plutôt éclectique. Les écologistes se sont depuis longtemps prononcés en sa faveur, de même que l’ancien ministre socialiste Benoît Hamon. Plus récemment, Arnaud Montebourg a repris l’idée à son compte, parlant lui d’un « revenu d’existence ». Mais l’idée fait également son chemin à droite. Nathalie Kosciusko-Morizet a récemment proposé sa création, rejoignant ainsi l’ancien secrétaire d’État Frédéric Lefebvre, jusqu’ici isolé au sein des Républicains sur la question. Également candidat à la primaire de la droite, Jean-Frédéric Poisson plaide de son côté pour une « allocation universelle ». Le concept est également défendu par des personnalités telles que Dominique de Villepin ou Alain Madelin. Marine Le Pen, quant à elle, a indiqué en avril dernier qu’elle « réfléchissait » à l’intégrer à son programme. La question reste très ouverte. Si le Premier ministre s’est bien gardé d’en définir un, d’autres osent franchir le pas. Dominique de Villepin avait ainsi proposé une allocation unique de 850 euros, quand le parti chrétien-démocrate milite pour un montant de 200 euros jusqu’à 18 ans, puis 400 euros ensuite. Plus à gauche, la Fondation Jean Jaurès, proche du PS, s’est penchée sur la question. Après avoir étudié trois hypothèses (500, 750 et 1.000 euros par mois), elle a tranché en faveur de la solution intermédiaire, jugée plus réaliste: 225 euros jusqu’à 15 ans, 750 euros ensuite. L’étude de la Fondation Jean Jaurès estime que la mise en place d’un revenu universel ne pourra se faire qu’en « réorientant l’ensemble des dépenses actuelles de protection sociale (retraite, assurance-maladie, chômage, allocations familiales), à l’exception de celles consacrées à la prise en charge des affections de longue durée ». Une idée partagée par l’économiste libéral Jean-Marc Daniel, pour qui la fin programmée du salariat doit, à terme, provoquer l’explosion du modèle social actuel. En clair: un capital de départ conséquent (les sommes accumulées jusqu’à la majorité de chaque citoyen) et un revenu assuré, mais plus de pensions de retraite, de remboursement des dépenses de santé (hormis les maladies graves et les affections de longue durée), plus d’allocations familiales ni d’aides au logement, etc. Chacun sera libre d’utiliser une partie de son revenu universel pour s’offrir la protection d’une assurance privée. Le pourcentage du PIB actuellement affecté aux dépenses sociales servirait ainsi à financer ce modèle. Questions : d’abord les plus pauvres seront ils capable de conserver le capital alloué pour leur protection sociale ou pour leurs dépenses courantes ? Ne s’agit-il pas d’une vaste opération de privatisation de la protection sociale (vers les assurances en particulier) ? Au-delà de 500 euros il faudra forcément une fiscalité supplémentaire, laquelle et quelle conséquence ?

Marion Maréchal-Le Pen interdite de télé par Marine

Marion Maréchal-Le Pen interdite de télé par Marine

Le 10 novembre prochain, la députée du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen devait être invitée de l’Émission politique sur France 2, et ainsi prendre la suite des présidentiables Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire et Arnaud Montebourg. La députée aurait ainsi été la première élue du parti à assurer cette émission en prime-time, prisée des politiques. Mais Marine Le Pen s’y est opposée, rapporte le journal L’Opinion, qui cite des sources internes chez France Télévisions. C’est bien la présidente du Front national qui devait à l’origine être l’invitée principale de l’émission. La rédaction de la chaîne de service public avait contacté Florian Philippot et Alain Vizier, en charge de la communication du parti, pour le leur proposer. Mais la fille de Jean-Marie Le Pen avait finalement décliné, pour des raisons «d’agenda». La direction du FN ne s’attendait probablement pas à ce que l’invitation soit reportée sur Marion Maréchal-Le Pen, qui a rapidement accepté. Mais coup de théâtre ce mercredi 26 octobre: Alain Vizier, responsable de la communication du parti, s’étonne auprès de France 2 de l’invitation faite à la députée. Quelques heures plus tard, l’élue du Vaucluse rappelle à son tour pour décliner. C’est bien Marine Le Pen qui aurait personnellement mis son veto et demandé à ses proches d’annuler cette émission. Officiellement, il n’est pas question de rivalité entre la tante et sa nièce, mais, en privé, l’entourage de cette dernière laisse entendre le contraire.

 

Hollande : nouvelle promesse d’un milliard pour la politique de la Ville

Hollande : nouvelle promesse d’un milliard pour la politique de la Ville

 

En cette période électorale,  les promesses financières se distribuent comme les poignées de main. Comme par hasard à l’approche de chaque consultation, on se préoccupe des quartiers notamment en difficulté. On va donc arroser notamment les 1500 quartiers prioritaires avec un peu de béton, d’animation et de terrain de basket. Une politique de la ville qui se réduit surtout à du saupoudrage et qui n’aborde pas les questions centrales de formation, de la sécurité, de l’intégration et de développement économique. François Hollande a annoncé jeudi un milliard d’euros supplémentaires pour la politique de la Ville, ce qui ferait passer de cinq à six milliards d’euros la dotation du Programme national de renouvellement urbain pour la période 2014-2024. « On a mis cinq milliards pour l’Agence de rénovation urbaine et aujourd’hui on va ajouter un milliard de plus », a déclaré le président dans un discours prononcé à la Cité des Sciences de la Villette à l’occasion d’un forum des conseils citoyens. « Pour quoi faire ? Pas seulement pour améliorer le bâti, mais pour qu’il y ait davantage pour les écoles, davantage pour les équipements culturels, davantage pour les lieux de médiation, davantage pour ce qui fait la vie dans les quartiers », a poursuivi le président. Le chef de l’Etat s’est aussi prononcé pour une augmentation des moyens « pour que le numérique, les nouvelles technologies soient à la disposition de tous dans les quartiers », où la création d’entreprise doit aussi être selon lui favorisée. Dans son intervention prononcée à l’issue d’un débat, le chef de l’Etat a redit sa confiance dans les banlieues françaises, qui avaient massivement voté pour lui en 2012. « Dans les quartiers, il y a plein de talents », a assuré le président à l’adresse des six millions d’habitants des quelque 1.500 quartiers prioritaires du pays, dans lesquels ont été créés 860 conseils citoyens pour leur redonner la parole. A six mois du premier tour de l’élection présidentielle, alors que la droite prépare sa primaire de fin novembre, le chef de l’Etat, dont la candidature est incertaine, a invité son auditoire à s’exprimer dans les urnes.

(Avec Reuters)

Un revenu universel : Valls pour aussi

Un revenu universel : Valls pour aussi

 

 

Valse rejoint donc les partisans du revenu universel. Un revenu universel soutenu par les libéraux comme par l’extrême gauche et qui mérite évidemment quelques interrogations. Pour résumer, il s’agit de refonder, en fait de supprimer tout le système de protection sociale et de le remplacer par un revenu pour tous. En clair chaque individu devra gérer sa propre protection sociale (maladie, chômage, retraite etc.). La première question qui se pose est le niveau de ce revenu. Si l’on s’en tient aux coûts actuels de la protection sociale, à savoir environ 30 % du PIB, le revenu universel serait fixé autour de 450 € soit un niveau trop bas pour assurer un niveau de vie décent. L’autre hypothèse testée est un niveau soit de 750 € par mois soit 1000 € mais qui supposerait  là une augmentation sensible de la fiscalité notamment de la TVA. Autre question et non des moindres : la capacité des intéressés à gérer eux-mêmes leur protection sociale. Il est vraisemblable que les plus pauvres seront dans l’incapacité d’affecter les sommes nécessaires à cette protection sociale le revenu universel étant consommé par les dépenses courantes. En fait le revenu universel est un moyen et un prétexte pour  remettre en cause tout un système de protection sociale nécessaire mais qu’on est incapable de gérer avec rigueur. L’individualisation de la protection sociale sera particulièrement douloureuse pour les moins favorisés contrairement à ce qu’avance de cette solution « miracle ».  Manuel Valls s’est prononcé jeudi à Bordeaux pour la mise en place d’une protection sociale universelle et continue dont le revenu universel serait un « pilier ». « Les risques de la vie ne sont plus les mêmes : multiplication des emplois à temps partiel, contrats courts, épisodes de chômage, dans une économie qui ne connaîtra plus les taux de croissance du passé », a-t-il déclaré dans un discours consacré à une expérience de revenu universel lancée par le Conseil départemental. Il faut selon lui aller vers le revenu universel « d’abord parce que 35% des bénéficiaires potentiels du RSA n’en font pas la demande en raison d’un système complexe », mais aussi « parce que les moins de 25 ans n’ont pas accès aux minima sociaux». Manuel Valls a ajouté plus de 18% des jeunes vivaient sous le seuil de pauvreté et qu’on ne pouvait pas « persister à leur refuser l’accès à ces minima ». Il avait dit en avril dernier souhaiter une réforme complète des minima sociaux pour créer un revenu minimum pour les personnes précaires dès 18 ans. Une mission d’information du Sénat a proposé au début du mois qu’un revenu de base ou revenu universel soit expérimenté dans des territoires volontaires selon différentes modalités. Le Conseil départemental de la Gironde présidé par le socialiste Jean-Luc Gleyze a pris de l’avance en lançant dès la fin du mois de septembre une simulation en partenariat avec la Fondation Jean-Jaurès, l’Institut des politiques publiques et le Centre pour la recherche économique et ses applications. Pour Jean-Luc Gleyze, « le plein emploi est inatteignable » et nous sommes « à la fin d’un modèle ». Cette étude repose sur plusieurs hypothèses en faisant varier différents paramètres tel que le revenu, le niveau de conditionnalité et les catégories de publics. Quatre scénarios sont à l’étude : un revenu qui comprend la fusion des allocations RSA et logement, un revenu comprenant la fusion de dix allocations, un revenu de 750 euros pour tous sans condition et un autre de 1.000 euros.  Cette simulation se conclura par des préconisations politiques, réglementaires, financières en janvier 2017. Elle va permettre de recenser des données notamment sur la nouvelle répartition des richesses entre populations et territoires après les transferts de revenus, ainsi que les adaptations du système institutionnel, les effets sur les trajectoires des bénéficiaires, les mutations du travail social et du développement social.

CETA : compromis accepté par les Belges

CETA : compromis accepté par les Belges

 

 

Le difficile compromis accepté par les belges repose sur un additif qui modifie les conditions d’arbitrage afin de garantir la souveraineté des Etats et sur une meilleure protection de l’agriculture. Notons le caractère technocratique de ce type d’accord qui commencera à être mis en application, au moins de manière partielle, avant d’être approuvé par chacune des composants de l’union européenne. Une procédure qui pourrait demander plusieurs années. Le CETA  est cependant beaucoup plus équilibré que le projet de TAFTA très libéral pour l’Europe est très protecteur pour les États-Unis. Cependant le Ceta pourrait aggraver Certaines notamment de la filière viande en Europe tandis que certaines filières comme celle du fromage européen et notamment français pourront trouver de nouveaux débouchés. Le Premier ministre belge Charles Michel a expliqué que les chefs des régions et des communautés linguistiques de Belgique avaient mis au point un addendum au projet de CETA pour répondre aux préoccupations concernant les droits des agriculteurs et des gouvernements. Le Canada s’est dit « prudemment optimiste » par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, qui était de passage à Paris. Le président du Conseil européen Donald Tusk lui a fait écho mais il n’a pas pour autant été jusqu’à dire que l’Accord économique et commercial global (CETA) était une affaire conclue. L’addendum doit d’abord être entériné par les différentes instances législatives régionales belges puis obtenir l’approbation du Canada et des autres Etats de l’UE. Donald Tusk a expliqué qu’il ne prendrait contact avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau qu’ »une fois seulement que toutes les procédures seraient finalisées pour que l’UE signe le CETA ». Le ministre-président de Wallonie, le socialiste Paul Magnette, a présenté ses excuses aux autres Etats européens et au Canada pour le contretemps, mais a expliqué que ce qui avait été obtenu était important, « non seulement pour la Wallonie, mais pour toute l’Europe ». Il a souligné que le compromis trouvé par la Belgique aurait pour conséquences de fixer des règles claires pour le fonctionnement de l’économie mondiale et que les particuliers seraient ainsi mieux protégés.

(Avec Reuters)

Revenu universel à 750 euros : farfelu

Revenu universel à 750 euros : farfelu

 

Un concept complètement farfelu qui consisterait à verser un revenu de 750 euros à tous les citoyens financé par la suppression de la protection sociale actuelle, plus une augmentation de la TVA ! Pas sûr que les couches défavorisées soient très gagnantes (par exemple pour financer les coûts de santé, le chômage ou la retraite) pas plus que l’économie (encore des impôts en plus avec la TVA) ou encore la société française qui aurait un urgent besoin de revaloriser la valeur travail au lieu d’installer de plus en plus de population dans l’assistanat. Un concept défendu par la Fondation socialiste Jean Jaurès qui propose donc  Le versement d’un revenu universel couvrant les besoins minimaux pour le logement, la santé ou la retraite, c’est possible si le  montant est « proche du seuil de pauvreté », indique dans une étude la Fondation Jean-Jaurès, proche du Parti socialiste.  La Fondation Jean-Jaurès a publié  une étude dans laquelle elle a chiffré l’impact de la mise en place d’un « revenu de base » en termes de redistribution et de rapport au travail. Une « telle réforme constituerait une révolution d’une ampleur similaire à celle de la création de la sécurité sociale en 1946″, écrit la Fondation, alors que le sujet est de plus en plus présent dans le débat public. Trois hypothèses ont été retenues par les auteurs du rapport: avec des montants d’allocation de 500, 750 et 1.000 euros par mois. Si chaque cas est finançable, « le niveau intermédiaire » de 750 euros, — avec un montant variable suivant l’âge –, apparaît selon le groupe de travail comme « l’utopie la plus réaliste ». Versée à tous les Français jusqu’à 65 ans, l’allocation serait fixée à 225 euros jusqu’à 15 ans, puis 375 euros jusqu’à 18 ans. Elle atteindrait 750 euros entre 18 et 65 ans pour atteindre 1.125 euros après 65 ans, suggère l’étude.  Une mesure dont le coût est évalué à 565 milliards d’euros, soit 26% du PIB, et qui « pourrait être financée en réorientant l’ensemble des dépenses actuelles de protection sociale (retraite, assurance-maladie, chômage, allocations familiales), à l’exception de celles consacrées à la prise en charge des affections de longue durée », écrit le groupe de réflexion. A cela s’ajouterait « une hausse de deux points de la TVA, dans une logique consistant à faire peser davantage la protection sociale sur la consommation plutôt que sur le travail », poursuivent les auteurs. Ce niveau d’allocation, « proche du seuil de pauvreté absolue », permettrait « de couvrir les besoins essentiels de chacun en termes de logement, de santé ou de retraite, en limitant les effets désincitatifs sur la recherche d’emploi », estiment-ils. Le versement de tout ou partie de la prestation pourrait être réalisé sous la forme de bons échangeables contre des prestations de services publics dans les secteurs des transports, du logement, de la santé ou encore de la culture, suggèrent-ils. En revanche, un « niveau de 1.000 euros impliquerait des effets désincitatifs puissants sur l’offre de travail et une hausse excessive des prélèvements obligatoires », justifie la Fondation. A l’inverse, le somme de 500 euros, « par-delà son caractère insuffisant pour couvrir les besoins essentiels, générerait des effets anti-redistributifs dégradant le niveau de vie des plus pauvres », estime-t-elle.

(Avec Challenges et AFP)

La croissance au troisième trimestre remet en cause la prévision gouvernementale

La croissance au troisième trimestre remet en cause la prévision gouvernementale

Avec le résultat de l’activité au troisième trimestre plus 0,2 % pour le PIB,  il se confirme que la prévision gouvernementale concernant la croissance en 2016 est remise en cause. Si l’on se fie aux premières tendances d’octobre, la croissance du  PIB du dernier trimestre ne devrait pas dépasser 0, 3 % et au total la croissance française devrait être limitée à 1,2 % en 2016, ce que pronostiquent  d’ailleurs le FMI et le l’OCDE. Du coup les prévisions budgétaires sont évidemment aussi remises en cause. Notamment le déficit. Sur l’ensemble du trimestre, la production totale de biens et de services a augmenté de 0,4%, alors qu’elle avait reculé de 0,2% entre avril et juin, selon l’Insee. L’accélération est particulièrement nette dans le secteur des services (+0,6% après -0,2%), de la construction (+1,0% après +0,8%) et du raffinage (+13,7% après -12,8%), affecté au deuxième trimestre par les manifestations contre la loi Travail. La production s’est à l’inverse repliée pour les matériels de transport (-3,3% après +1,5%) et dans l’énergie (-2,7% après +0,7%), la production générale de biens s’étant pour sa part quasiment stabilisée (-0,1% après -0,7%). Cette dynamique générale s’explique par un rebond de l’investissement des ménages (+0,8% après +0,4%) et des exportations, qui ont grimpé de 0,6%, après +0,2% lors du trimestre précédent. À l’inverse, l’activité a été pénalisée par un nouveau recul de l’investissement des entreprises (-0,3%, comme au printemps). Les dépenses de consommation des ménages ont pour leur part continué de stagner, malgré un rebond modéré dans les services (+0,3% après -0,2%). «Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) est quasi stable: elle contribue à la croissance du PIB pour +0,1 point au troisième trimestre 2016, comme au trimestre précédent», souligne l’Insee. Pour le quatrième trimestre, l’Insee table sur une accélération de la croissance, qui devrait atteindre 0,4%. Un rebond qui sera toutefois trop faible pour compenser le trou d’air subi par l’économie française au printemps. La croissance ne devrait donc pas dépasser 1,2% en 2016 au lieu des 1.5% prévus par le gouvernement.

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