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Archive mensuelle de octobre 2016

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Sarkozy et Hollande aussi mauvais » présidents

Sarkozy et Hollande aussi mauvais » présidents

Deux Français sur trois jugent que François Hollande et son prédécesseur Nicolas Sarkozy ont été globalement des présidents de la République « aussi mauvais » l’un que l’autre, selon un sondage Odoxa pour France 2. Près de 62% renvoient les deux hommes dos à dos, jugeant qu’ils ont été tous les deux « aussi mauvais » à l’Elysée, 25% pensent que Nicolas Sarkozy a été meilleur président et 12% que c’est le chef de l’Etat sortant qui l’a été. Les Français ne sont d’ailleurs que, respectivement, 33% et 27% à souhaiter que Nicolas Sarkozy et François Hollande jouent à l’avenir un rôle aussi important qu’aujourd’hui voire plus important. Ils sont très nettement distancés par Alain Juppé (68%) et Marine Le Pen (50%). 72% des Français veulent carrément que François Hollande se retire de la vie politique, un chiffre comparable à celui pour son prédécesseur (66%), et qui atteint 49% pour Marine Le Pen, 31% pour Alain Juppé.

Climat : ratification par l’Inde

Climat : ratification par l’Inde

L’accord de Paris aura bientôt le nombre  de ratifications nécessaires pour être validé. De ce point de vue la ratification par l’Inde constitue sans doute un pas important vers cette validation. Pourquoi parce que ce pays émergeant va constituer avec la Chine la zone la plus polluante du monde sur la tendance actuelle. En raison en particulier de la croissance de sa population, des conditions de production et de consommation.  le virage écologique sera d’ailleurs peut-être plus aisé pour ces pays émergeant dans la structure économique n’est pas aussi figé que celle de certains pays développés. Des pays développés un peu schizophrènes qui veulent en même temps continuer de produire par exemple autant d’automobiles tout en affirmant vouloir réduire les émissions polluantes d’un secteur qui empoisonne la planète. Même chose pour d’autres industries (exemple industries chimiques ou pétrolières), pour l’agriculture. Pour la ratification et surtout pour l’application de cet acteur climat il y a urgence. Selon une étude scientifique, en l’état actuel des choses, les projets des Etats pour réduire les émissions de GES sont nettement trop timorés pour atteindre les objectifs fixés dans l’accord de Paris signé lors de la COP21 en décembre dernier. L’accord de Paris assigne l’objectif de limiter la hausse des températures moyennes mondiales « bien en dessous » de 2° Celsius au-delà du niveau de l’ère préindustrielle, et de se rapprocher de l’objectif de 1,5°. « Nous avons vraiment un problème », a dit à Reuters Robert Watson, scientifique américano-britannique qui compte parmi les sept auteurs de l’étude. « Si les Etats veulent vraiment chercher à ne pas dépasser la barre des 2°, ils doivent doubler, voire tripler leurs efforts par rapport aux engagements pris à Paris », estime-t-il. Selon l’étude menée par Watson et les autres scientifiques, la barre des 2° « pourrait être atteinte d’ici 2050, même si les objectifs de Paris sont pleinement mis en oeuvre ». Comme elle l’avait fait pour le dépôt de son INDC (contribution nationale aux réductions de gaz à effet de serre en amont de la COP 21) en 2015, l’Inde a symboliquement choisi le jour anniversaire de la mort du Mahatma Ghandi pour ratifier l’Accord de Paris. En apportant sa part de 4,10% des émissions mondiales, le troisième plus gros émetteur au monde fait grimper à 51,89% le total des émissions couvertes par les pays ratificateurs. Ce seuil doit atteindre 55% pour que l’Accord (destiné à remplacer le Protocole de Kyoto à partir de 2020). Le nombre de pays ayant ratifié s’élève désormais à 62, supérieur au second plancher, qui exige un minimum de 55 pays. La ratification indienne intervient deux jours après que l’Union européenne a elle aussi ratifié l’Accord, grâce à un tour de passe-passe juridique évitant d’atteindre pour ce faire la ratification de chacun des Etats membres. A ce jour, six d’entre eux seulement (Allemagne, Autriche, France, Hongrie, Malte, Slovaquie) ont achevé leur processus de ratification. Le Portugal et la Grèce doivent le faire d’ici au 7 octobre. Les ministres de l’environnement des Vingt-Huit, convoqués en conseil extraordinaire vendredi matin, se sont en effet entendus sur une procédure de ratification accélérée, qui doit encore être validée par un vote du Parlement européen, mardi 4 octobre.

 

États-Unis : Trump n’a pas payé d’impôts depuis 20 ans, et alors ?

États-Unis : Trump n’a pas payé d’impôts depuis 20 ans, et alors ?

 

 

Haro sur  le candidat à la présidentielle des États-Unis qui  n’aurait pas payé d’impôts depuis 20 ans, il aurait ainsi économisé de l’ordre leur de 50 millions. Et alors ? S’il fallait interdit tout les candidats qui ont trouvé des accommodements financiers et où fiscaux un peu borderline par rapport à la légalité comment fonctionnerait notre  démocratie ? De toute manière Trump  est cohérent ;  le candidat républicain sert surtout les intérêts des plus riches mêmes si évidemment il utilise la démagogie pour rabattre les voies des gogos qui payent, eux, des impôts. Ces responsables ne font que gérer leur fortune au mieux de leur intérêt. En France aussi certains de nos responsables sont bien contraints de solliciter les textes fiscaux pour ne pas se faire déplumer par la fiscalité. Dans le gouvernement de gauche actuelle 14 ministres sont soumis à l’ISF, comment ne pas imaginer qu’il ne protège pas leurs avoirs par exemple en sous-estimant la valeur de leur patrimoine immobilier ou encore par le biais de sociétés civiles immobilières bidons quand ce n’est pas des comptes cachés à l’étranger. En France plusieurs candidats à l’échéance de 2017 ce sont livrés à quelques manœuvres de ce type pour assurer leur retraite. La démocratie fonctionne ainsi il faut être riche et où fonctionnaire pour avoir des ambitions politiques et surtout pour les satisfaire. Les États-Unis de ce point de vue nous offrent une sorte de caricature dans nous nous nous inspirons largement à la fois en matière de sociologie du personnel politique mais aussi concernant le niveau du débat qui relève davantage du cirque médiatique que de l’échange d’idées. À cet égard si la crise actuelle à des dimensions économiques et sociales graves elle découle aussi d’une grave crise de la démocratie. Selon le New York Times, le candidat républicain a donc bénéficié en toute légalité d’importants avantages fiscaux après l’échec de plusieurs opérations financières au début des années 1990. Donald Trump pourrait avoir évité, de manière légale, de payer des impôts pendant près de deux décennies. Le New York Times dit ainsi avoir reçu par la poste d’une source anonyme une copie de sa déclaration d’impôts de 1995. Selon le quotidien, le magnat de l’immobilier y fait état d’une perte de 916 millions de dollars qui a pu déclencher une déduction fiscale lui évitant de s’acquitter d’impôt pendant près de 18 ans. Bien que les revenus du candidat républicain après 1995 restent inconnus, le journal estime qu’il aurait donc potentiellement pu effacer chaque année 50 millions de dollars de ses impôts. Les pertes abyssales qu’aurait encaissées l’homme d’affaires au début des années 1990 seraient notamment dues, selon le New York Times, à ses échecs dans le monde des casinos d’Atlantic City, sur la côte Est, ainsi qu’à d’autres débâcles, dans le secteur hôtelier et le transport aérien. À croire les experts fiscaux engagés par le journal pour analyser le dossier, le code fiscal, particulièrement avantageux pour les déclarants aisés, aurait ainsi permis à Donald Trump de soustraire de ses impôts un montant équivalent à cette perte. Soit, étalé sur 18 ans, 50 millions de dollars chaque année.

  • (Avec AFP))

Les grands argentiers de la zone franc défendent le franc CFA, tu m’étonnes !

Les grands argentiers de la zone franc défendent le franc CFA, tu m’étonnes !

Le franc CFA est défendu par les grands argentiers de la zone qui utilise cette monnaie qui bénéficie du parapluie du Trésor public de la France. Résultat le CFA est largement surévalué sans doute de l’ordre de 50 %. Un n’avantage cependant pour le pouvoir d’achat car le CFA est à l’abri de secousses monétaires puisque protégé par l’euro. Par contre si effectivement le pouvoir d’achat des ménages est protégé le niveau du CFA trop surévalué constitue un  handicap pour la compétitivité des exportations. La France évidemment soutient le CFA (avec l’Europe derrière) pour des raisons économiques mais surtout politiques. Les pays d’Afrique concernée demeurant toujours le pré carré  de la France. Du coup le gouverneur de la Banque de France, fonctionnaire zélé du gouvernement justifie l’existence et le niveau du CFA. Par parenthèse on peut se demander pourquoi subsiste encore une Banque de France alors qu’on a adopté la monnaie unique. On ne devrait plus parler de Banque de France mais de banque de la zone euro avec les conséquences à en tirer sur les coûts de fonctionnement. . En guise d’argumentaire le patron de la banque de France sort  de sa poche une explication à caractère intemporel qui pourrait d’ailleurs s’appliquer à d’autres pays comme la France   »Nous menons régulièrement des études économiques pour voir si le franc CFA est surévalué ou sous-évalué par rapport à son niveau économique de très long terme. Aujourd’hui notre réponse est très claire, le franc CFA n’est ni sous-évalué, ni surévalué », a déclaré le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. Il a ajouté que le franc CFA, devise partagée par 14 pays d’Afrique subsaharienne plus les Comores, agissait comme un « mécanisme de protection contra-cyclique », qui évite que son taux de change s’apprécie trop quand les cours des matières premières flambent ou qu’il périclite quand ils sont faibles, comme c’est le cas aujourd’hui, avec pour conséquence des poussées inflationnistes. La vraie question est moins l’existence du CFA que son niveau qui protège d’un côté mais handicap de. Témoin l’envahissement de produits chinois qui tuent aussi certaines économies locales

(Avec Reuters)

Le site Alstom de Belfort sauvé mardi par le contribuable

Le site Alstom de Belfort sauvé mardi par le contribuable

Le gagnant de l’affaire Alstom Belfort risque d’être surtout le patron de cet entreprise qui a profité de l’environnement électoral pour contraindre l’État a décidé de commandes en particulier à l’usine de Belfort. Les salariés concernés seront également bénéficiaires du petit chantage exercé par la direction d’Alstom. En fait qui va payer la facture ? Le contribuable inévitablement. En effet grâce à quelque artifice juridique, l’État va contraindre la SNCF à acheter des machines et des rames dont  elle n’a nullement besoin. Et pour cause les parts de marché de la SNCF ne cessent de reculer, elle perd même du trafic sur nombre de créneaux. Ce qui manque à la SNCF ce ne sont pas des machines ou des rames mais des clients. Le rail n’est pas assez compétitif et en matière de transport de personnes ;  surtout pour le TGV le train est beaucoup trop cher. En cause,  la politique des transports qui depuis plus de 30 ans maintenant n’a pas été réactualisée de manière cohérente et encore moins articulée  avec la politique industrielle. En cause, une réforme SNCF avortée qui a oublié de traiter la question essentielle de l’endettement et du financement aussi bien des infrastructures que du matériel. En cause, le fonctionnement d’une entreprise à la gestion bureaucratique. La facture sera payée par le contribuable car la SNCF n’a pas le premier sou pour financer  le matériel qui sera commandé en particulier à Belfort. L’entreprise traîne une dette de plus de 40 milliards, une dette qui un jour ou l’autre sera apurée par l’État. Et pour ne pas aggraver encore une situation dramatique il faudra maintenir et accroître les soutiens financiers publics. Bref le contribuable, mais sans assurance d’obtenir en échange une gestion plus rigoureuse de la SNCF et un train moins cher. Conclusion l’annonce de Valls s’inscrit dans une politique de gribouille Le Premier ministre Manuel Valls a déclaré dimanche que l’activité ferroviaire serait maintenue sur le site de Belfort, qui sera « sauvé » mardi. Le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue, doit rencontrer mardi matin à Belfort les syndicats et la direction d’Alstom pour leur présenter ses propositions pour le sauvetage du site lors d’une réunion de travail. « Mardi nous sauverons le site d’Alstom à Belfort », a déclaré dimanche le chef du gouvernement lors du « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI, en ajoutant que « l’activité ferroviaire à Belfort sera[it] maintenue ». « Le secrétaire d’Etat à l’Industrie proposera un certain nombre des pistes concrètes », a poursuivi Manuel Valls en évoquant à la fois le rôle de la commande publique et celui des investissements consentis par l’entreprise.

 

Électeurs de droite, électeurs de gauche : un concept obsolète

 

Électeurs de droite, électeurs de gauche : un concept obsolète

Les analystes politiques parlent souvent d’électeurs de gauche et électeurs de droite, les politiques aussi. Ainsi Sarkozy a-t-il reproché à Juppé de faire la course aux électeurs de gauche. Un concept de classification aujourd’hui complètement obsolète sous réserve qu’il ait d’ailleurs existé dans le passé. En effet la base électorale de chacun des camps ne dépasse guère 10 à 15 %, ce qui signifie que 70 à 80 % sont des électeurs nomades. Exemple sur les 30 dernières années : des électeurs  de droite ont voté Mitterrand pour ne pas avoir à élire Giscard. Des électeurs de gauche ont voté Chirac des électeurs dits de gauche voteront encore nécessairement pour le candidat de droite à fin d’empêcher Marine peinent d’être élue. Un nomadisme d’ailleurs pas très convaincu puisque surtout pour s’opposer à ce qui est considéré comme le pire. Pas vraiment un vote d’adhésion. En outre sur le fond encore faudrait-il être capable de théoriser les vrais différences entre la gauche et la droite, la question se pose même pour les différences entre l’extrême gauche et l’extrême droite. Du coup la querelle de Sarkozy concernant le racolage des voies de gauche paraît un peu surréaliste. S’il devait être qualifié pour le second tour des élections présidentielles Sarkozy auraient un grand besoin de ces voix dit de gauche et inversement si par miracle un candidat de gauche se qualifiait,  il aurait encore davantage besoin des voix dites  droites. Alain Juppé appelle donc dimanche dans Le Journal du dimanche à s’élever au-dessus des clivages droite-gauche et met en garde Nicolas Sarkozy contre le risque de mener une politique inspirée par les thèses du Front national à trop chercher à se faire élire par ses électeurs. L’enjeu de la participation à la primaire de la droite et du centre aiguise la rivalité entre les deux favoris du scrutin, l’ex-chef de l’Etat accusant son principal adversaire de préparer une « alternance molle » pour avoir invité les « déçus du hollandisme » et les centristes à voter en novembre prochain. « Ce genre d’argument est très politicien. Je suis gaulliste: ma France, ce n’est pas la droite, ce n’est pas la gauche, c’est tous les Français. Si, en 2017, on n’est pas capable de s’élever un peu au-dessus de ces clivages, on n’arrivera pas à redresser ce pays », déclare donc Juppé

(Avec Reuters.

Sécurité JO-Paris 2024: la France bien préparée !!! (Hollande)

Sécurité JO-Paris 2024: la France bien préparée !!! (Hollande)

 

C’est lavis de François Hollande qui fait la cour pour arracher la décision du comité international olympique. Un avis évidemment complètement irresponsable car la France est sans doute actuellement l’un des pays les plus visés par le terrorisme. On peut sans doute penser que d’ici 2024 la guerre en Syrie, en Irak et en Libye sera gagnée par la coalition internationale. Pour autant, nous n’en aurons pas fini avec le terrorisme comme l’ont montré les attentats perpétrés par El Qaïda et  sans État déclaré. Pendant sans doute une longue période au contraire il faudra s’attendre à des risques d’attentats terroristes justement en représailles de l’échec de l’Etat islamique. À noter la phrase complètement contradictoire de Hollande : « Je ne sais pas ce que sera le monde en 2024 mais il sera forcément dangereux ». « Il n’y a aucun pays, aucune capitale, qui puisse penser qu’il sera protégé, immunisé », a-t-il poursuivi. Il aurait pu ajouter à plus forte raison la France à cause de son exposition militaire contre de et du baril de poudre que représente le communautarisme radical dans certaines banlieues. Mais pour apaiser le mécontentement des citoyens la recette est bien connue il faut faire des promesses: panem et circences. Des jeux pour détourner l’attention sur les questions économiques et des promesses de pain. Un argumentaire dangereux de François Hollande pour concurrencer  Los Angeles et Budapest après que la nouvelle maire de Rome a décidé le mois dernier de retirer le soutien de la municipalité à la candidature de la capitale italienne. Boston et Hambourg avaient déjà renoncé en 2015. « Nous voulons vous rappeler, et vous le savez, que la France est capable d’organiser de grands événements », a déclaré François Hollande, qui recevait dimanche à l’Elysée le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach. « Nous avons le savoir-faire et la technologie pour les grands événements mais nous pouvons aussi assurer leur sécurité », a-t-il ajouté en citant l’exemple de l’Euro 2016 de football et en rappelant que la France avait accueilli ces dernières années une quarantaine de championnats du monde ou d’Europe dans différentes disciplines. Faisant allusion à la série d’attentats qui ont frappé le pays depuis 2015 et aux moyens mobilisés en réaction à ces attaques, François Hollande a assuré que la France avait « toutes les conditions pour réussir à protéger un événement comme les Jeux olympiques 2024″ !!!!

(Avec Reuters

Brexit: ça va tanguer !

Brexit: ça va tanguer !

« Il faut s’attendre à des turbulences lors du processus de négociations. Il y aura une période de deux ans, voire peut-être même davantage, où les entreprises seront confrontées à l’incertitude sur la nature finale de notre relation avec l’Union européenne », a déclaré le Chancelier de l’Échiquier à la BBC en marge du congrès du parti conservateur à Birmingham, au centre de l’Angleterre. Le ministre, qui avait fait campagne pour un maintien du Royaume-Uni dans l’UE, a indiqué que certaines entreprises différaient leurs décisions d’investissements à cause de l’incertitude qui pèse autour du Brexit. Il a souligné que le grand défi était de maintenir la confiance des ménages et des entreprises, alors que le Brexit aura des « conséquences négatives sur la croissance » de l’économie britannique. « La confiance risque de faire les montagnes russes jusqu’à ce qu’on parvienne à un accord final », a souligné M. Hammond qui devait tenir un discours à la tribune du congrès conservateur dans la matinée. La Première ministre conservatrice Theresa May a annoncé dimanche qu’elle déclencherait d’ici à la fin du mois de mars la procédure de divorce avec l’Union européenne, ouvrant la voie à une sortie du Royaume-Uni début 2019. En activant en début d’année prochaine l’article 50 du Traité de Lisbonne, Mme May donnera le coup d’envoi à deux ans de discussions particulièrement complexes entre la deuxième économie européenne et les 27 membres restants de l’UE.

 

(AFP)

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Etats-Unis Trump « inapte » pour la Maison Blanche, (USA Today)

Etats-Unis Trump « inapte » pour la Maison Blanche, (USA Today)

Après le New York Times, le Washington post, c’est au tour du journal le plus lu aux États-Unis de considérer que Donald TRUMP est inapte aux fonctions présidentielles. Pas vraiment un motif pour l’empêcher d’être élu. Aux États-Unis comme ailleurs les inaptes  ayant réussi à se faire élire sont nombreux ce qui explique en particulier la situation dans laquelle se trouve le monde aujourd’hui. La compétence n’a jamais été le critère dominant pour désigner les dirigeants de notre planète même si on compte de  brillantes exceptions. La démagogie a toujours mieux réussi que le sérieux en politique. Selon USA Today, « Du jour où il a déclaré sa candidature il y a 15 mois au premier débat présidentiel cette semaine, Donald Trump a démontré à plusieurs reprises qu’il n’a pas le tempérament, la connaissance, la stabilité et l’honnêteté dont l’Amérique a besoin », indique le comité éditorial du journal dans un « consensus unanime ». Pour autant, USA Today , n’est pas parvenu à ce même consensus pour soutenir la candidate démocrate Hillary Clinton. Alors, aux électeurs, le journal écrit : « Allez voter, mais simplement pas pour Donald Trump ». Selon USA Today, Donald Trump est « inconstant », « mal préparé pour être commandant en chef » des armées et un « menteur en série ». De plus, il « fait circuler des préjugés », « parle de manière irréfléchie », alourdit le dialogue national, a une carrière dans les affaires en dents de scie et n’a pas joué franc jeu avec les électeurs sur un certain nombre de sujets comme sa déclaration de revenus.  Le milliardaire a refusé jusqu’à présent de se soumettre à la tradition des candidats de publier leurs déclarations d’impôts, au prétexte qu’il fait l’objet d’un audit des services fiscaux américains. Et pour cause le candidat à la Maison-Blanche n’aurait pas payé d’impôt pendant une vingtaine d’années milliardaire Dans une tribune publiée à côté de la prise de position du quotidien, le colistier de Donald Trump, Mike Pence, assure au contraire que l’homme d’affaires « est prêt à diriger ».

(Avec les Échos)

 

Le yuan chinois devient monnaie officielle du FMI : attention aux secousses

Le yuan chinois devient monnaie officielle du  FMI : attention aux secousses

C’est sans doute davantage pour des raisons politiques économiques que le fonds monétaire international vient de reconnaître le yuan chinois comme monnaie officiel comme l’euro ou le dollar.  Depuis longtemps la Chine réclamait ce statut. Reste à savoir si le yuan sera si significativement intégré dans le système financier. En cause plusieurs interrogations. D’abord la richesse réelle sur laquelle est supposée s’appuyer la monnaie chinoise. De ce point de vue,  nombre d’experts s’interroge depuis des années sur la mesure de l’activité en Chine. Les statistiques chinoises présentent en effet un caractère très politique, témoin par exemple cette croissance de 7 % annuels décrétés  par l’État et atteintes dans les statistiques officielles. Une croissance qui d’après nombre d’experts devrait être divisée par deux depuis des années. Autre interrogation celle de l’endettement ;  un endettement qui affecte les entreprises publiques dont l’offre est en  surcapacité structurelle et dont les déficits s’ajoutent aux déficits. Un endettement qui concerne aussi les collectivités publiques notamment locales mais aussi les particuliers. Des perspectives de bulle financière ne sont pas à écarter. Une intégration trop rapide du yuan pourrait être de nature à accélérer une guerre des monnaies déjà largement engagées. Avant de devenir une monnaie officielle réellement utilisée, il faudra un peu plus de transparence financière et économique en Chine.   Depuis le 1er octobre, la devise chinoise est en donc officiellement partie intégrante de l’unité de compte du Fonds monétaire international, les droits de tirage spéciaux (DTS), où elle a rejoint les monnaies américaine et européenne mais également la livre britannique et le yen japonais. C’est une « étape historique » pour Pékin, a affirmé la directrice générale du FMI Christine Lagarde, ajoutant que cette décision allait accélérer « l’intégration de l’économie chinoise dans le système financier et monétaire international ». Concrètement, le changement ne devrait pas bousculer le rapport de forces sur le globe où le billet vert reste de loin le plus utilisé (41% des transactions mondiales) devant l’euro (30,8%) ou la livre (8,7%), selon la société financière Swift. Le renminbi (l’autre nom du yuan, ndlr) devrait toutefois en profiter pour poursuivre son internationalisation naissante et pourra désormais atterrir dans les caisses des pays placés sous assistance financière du FMI.pas de quoi vraiment rassurer les pays en cause.  Après un long examen, l’organe de direction du Fonds, qui représente ses 189 Etats membres, a donné son feu vert en novembre 2015 en assurant que le yuan remplissait deux grands critères: être massivement présent dans les transactions internationales et être « librement utilisable ». La dernière modification de son panier de devises remontait à 2000 quand l’euro avait remplacé le franc et le deutsche mark.

(Avec AFP)

La politique : « Un milieu dur, violent, (Fleur Pellerin) ….simplement le milieu !

La politique : « Un milieu dur, violent, (Fleur Pellerin) ….simplement le milieu !

Après avoir été vidée par Hollande sans ménagement de son poste de ministre de la culture, Fleur Pellerin s’étonne avec une  certaine naïveté du caractère violent de la politique. Un milieu en plus totalement irrationnel déclare-t-elle. D’une certaine manière la jeune énarque promu un peu vite aux plus hautes responsabilités découvre la lune. La politique est tout simplement un milieu où s’enchevêtrent ambitions personnelles, mensonges d’État, règlement de comptes et relations coupables avec certains intérêts financiers certaines grandes affaires  témoignent des réalités de ce monde politique. Mais plus grave sont les méthodes et comportements d’une caste organisée en partie coupée depuis longtemps des réalités économiques, sociales et même sociétales et dont l’unique projet est l’accession au pouvoir par tous les moyens. Parmi ces moyens la politique de l’apparence ( la com.’ comme  ils disent) pour masquer  l’immensité de  l’incompétence et du manque  de courage.  Dans le JDD, Fleur Pellerin se confie et revient sur son aventure au ministère de la Culture : « J’ai quitté la Rue de Valois sans amertume, sans esprit de revanche et sans agenda caché. […] Pour moi, le ministère de la Culture est un ministère de combat, pas de l’apparence. Je voulais poser les jalons d’une démocratisation culturelle, alors qu’on attendait de moi que je réinvente une fête de la musique qui ne coûte rien et je mette tout le milieu culturel dans notre poche », assène Fleur Pellerin. La gaffe Modiano?  »Un non-sujet », dit-elle. Certes, elle n’a pas lu le Prix Nobel mais elle est incollable sur les auteurs antiques, elle a lu tout Robert Musil en allemand, elle joue du piano classique et s’adonne à la peinture.  La séquence ministérielle l’a laissée KO. « J’étais vidée. Mais quatre ans d’exercice du pouvoir m’ont blindée. C’est un milieu dur, violent, machiste et irrationnel », pose-t-elle.

 

Le plan Juppé pour réformer la France »

Le plan Juppé pour réformer la France »

 

Dans une interview au JDD Juppé évoque les principales mesures qu’il entend prendre immédiatement s’il est élu. Certaines mesures sont assez radicales d’autres plus réservées comme sur ampleur des économies budgétaires ou concernant les fonctionnaires. Visiblement Juppé craint une réaction sociale surtout de fonctionnaires et assimilés du secteur public et nationalisé qui ont été en pointe dans la protestation de sa réforme des retraites.

 

 

Vous expliquez que ce qui compte pour réformer, ce ne sont pas les 100 premiers jours, mais les 100 jours qui précèdent l’élection. C’est-à-dire?
Je distingue trois périodes : 100 jours, 6 mois, 5 ans. Je mets l’accent sur les 100 jours avant l’élection, et non après, parce que je veux obtenir des Français un mandat clair. Une des raisons de l’échec de Hollande et des blocages sur la loi Travail, c’est qu’il n’avait jamais dit en 2012 qu’il voulait réformer! Il voulait « terrasser la finance internationale », qui, d’ailleurs, se porte toujours bien. Je veux absolument changer de méthode et dire avant l’élection ce que j’ai l’intention de faire, de façon précise, pour que les Français votent en connaissance de cause. Dans ces 100 jours avant, certaines propositions susciteront l’adhésion – le développement de l’apprentissage, l’élaboration d’un code de la laïcité, ou la lutte contre la violence faite aux femmes -, d’autres seront plus difficiles à faire admettre, comme le passage à 65 ans de l’âge légal de départ à la retraite ou la réforme de la fiscalité du capital. Ce ne sera pas évident, mais je le dirai quand même et je le dirai avant. Ainsi, si les Français m’élisent, je disposerai d’une légitimité très forte pour appliquer mon projet [...]

 

 

Vous critiquez Bruno Le Maire documentaire de France 3 diffusé lundi. Pourtant, il pourrait être votre Premier ministre?
Je ne crois pas que ma critique soit très virulente! Pour Matignon, il y a un panel très large de candidats possibles. Bruno en fait évidemment partie, mais aujourd’hui, il est candidat à la primaire.

 

Il n’y a pas tant que ça de premiers ministrables!
Mais si, il y en a une bonne dizaine. Soyez imaginatifs! Et pourquoi pas une femme? [...]

 

Quelles sont les mesures que vous prendriez dans les six premiers mois?
Elles seront ambitieuses. Nous devrons donner des signaux rapides. Par exemple un plan de relance de l’apprentissage, un plan de simplification des procédures, le remplacement du compte pénibilité par un système moins complexe, zéro charges sur le smic pour relancer l’emploi, la retraite à 65 ans par étapes, la réforme du contrat de travail, les baisses d’impôts et de charges : baisse de l’impôt sur les sociétés, suppression de l’ISF…

 

Ce sont des réformes audacieuses!
Il faudrait savoir! Je croyais qu’on m’accusait de servir de la tisane? J’ai essayé de définir des mesures fortes, oui, mais réalistes. J’entends tous les jours parler de « chocs » : des chocs fiscaux, des chocs sociaux, des chocs de compétitivité, des chocs de simplification, dont on ne voit d’ailleurs jamais la couleur. Avec tous ces « chocs », le bateau France risque de se lézarder rapidement. Parce que je ne pense pas, moi, qu’on puisse provoquer un choc fiscal de 50 milliards d’euros juste en claquant des doigts. Et je ne pense pas qu’on puisse supprimer 600.000 emplois de fonctionnaires.

Automobiles : en hausse…ralentie

Automobiles : en hausse…ralentie

Ralentissemenet du rythme de croissance en septembre. Les immatriculations de voitures neuves n’ ont augmenté de 2,5% au mois de septembre en données brutes par rapport à septembre 2015, a annoncé samedi le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) alors que la tendance sur 9 mois était de 5.7% la manifestation sans doute du tassement de la demande des ménages et donc aussi de la croissance.  Il s’est immatriculé 168.832 voitures particulières neuves le mois dernier. Les immatriculations du groupe PSA Peugeot Citroën affichent une baisse de 6,8% (à 44.833). Le groupe Renault affiche pour sa part une progression de 8,2% (45.343). Le groupe Nissan, affilié à Renault, affiche un déclin de 6,6% à 6.605. Dans ce marché en hausse, le diesel continue à perdre de la vitesse. Sa part de marché est tombée à 52,53% sur la période janvier-septembre, alors qu’elle était de 58,15% sur les neuf premiers mois de 2015, selon les données de la société Dataneo. Dans le même temps, la part des véhicules à essence est passée de 37,84% sur neuf mois en 2015, à 43,58% sur la période janvier-septembre 2016.

(Avec Reuters)

Après Nissan, Jaguar Land Rover menace la Grande-Bretagne

Après Nissan, Jaguar Land Rover menace la Grande Bretagne

 

Encore une déclaration qui ne va pas arranger la tâche de la nouvelle première ministre pour la négociation de l’après brexit. En clair les gros acteurs économiques ne veulent pas de repli de la Grande-Bretagne sur elle-même et même d’un divorce réel avec l’Europe. Dernière déclaration en date celle de Jaguar qui comme d’autres menace de réduire leurs investissements. Jaguar Land Rover a déclaré vendredi qu’il allait « réorienter sa réflexion » sur ses investissements après la décision britannique de sortir de l’Union européenne, ajoutant que si Nissan obtenait de Londres des compensations, les autres constructeurs devaient bénéficier d’un traitement équivalent. Le directeur général du premier constructeur automobile britannique, Ralf Speth, a expliqué dans un entretien à Reuters à l’occasion du Mondial de l’auto à Paris que certains clients en Europe, le plus grand marché de Jaguar Land Rover, ne voulaient plus acheter de voitures britanniques après le vote pour le Brexit. Interrogé sur les propos du PDG de Nissan, Carlos Ghosn, qui a déclaré jeudi qu’il ne s’engagerait pas dans de nouveaux investissements au Royaume-Uni sans accord avec Londres sur des compensations en cas d’éventuels coûts douaniers liés au Brexit, il a répondu: « Nous sommes le seul constructeur automobile du Royaume-Uni à réaliser tous nos travaux de recherche, de conception, d’ingénierie, de planification de la production au Royaume-Uni. Nous voulons bénéficier d’un traitement juste et d’une concurrence équitable au bout du compte. » Il a dit que son entreprise, qui a construit le tiers des 1,6 million de voitures assemblées au Royaume-Uni l’an dernier, pourrait être doublement pénalisée si le Brexit se soldait par l’instauration de droits de douanes sur les exportations de voitures et sur les importations de pièces détachées et de technologie en provenance de l’Union européenne. Ralf Speth a ajouté que la stratégie d’investissement à long terme du groupe n’avait pas changé mais qu’elle devait être repensée après le vote du 23 juin. Il a néanmoins laissé la porte ouverture à de nouveaux investissements dont une usine de batteries électriques et de voitures au Royaume-Uni, si les conditions s’y prêtent.

(Avec Reuters))

Contre la « pensée molle »Sarkosy propose la pensée vide

Contre la « pensée molle »Sarkosy propose la pensée vide

 

 

 

Un nouveau concept pour Sarkozy : la pensée molle qu’il dénonce évidemment en pensant peut-être encore davantage à Juppé qu’à Hollande. La conceptualisation est devenue rare chez l’ancien président de la république depuis qu’il a perdu sa plume : Henri Guaino ; du coup maintenant sa de communication se rapproche de plus en plus des méthodes des marchands de cravates ou des vendeurs d’enclume à la sauvette. Bref de la pub avec à chaque meeting une formule choc  pour cacher le vide sidéral de sa pensée. Il reproche en particulier à Juppé de rechercher les voies des électeurs du centre et de gauche. Comme si électeurs étaient marqués à vie par  leurs votes précédents. Il n’est pas illogique que certains anciens sélecteurs ayant voté pour Hollande se déclarent  maintenant en faveur de candidats de la droite et pour cause la gauche va perdre la moitié de ses électeurs. Le futur président de la république sera nécessairement élu par des voies dites de droite et des voies dites de gauche surtout pour battre Marine Le Pen. Du coup la charge de Sarkozy est non seulement ridicule mais aussi contre-productive  l’ex-chef de l’Etat accuse son principal adversaire de préparer une « alternance molle » pour avoir invité les « déçus du hollandisme » et les électeurs du centre à voter. « La primaire de la droite et du centre, ce n’est pas la primaire de la droite, du centre et de la gauche », a lancé samedi l’ancien chef de l’État lors d’une réunion publique aux Sables d’Olonne (Vendée) devant près de 800 militants et sympathisants. L’ancien président de la République estime par ailleurs qu’un élargissement aux idées de gauche pose un problème de « loyauté », dans la mesure où les électeurs de la primaire seront appelés à signer une charte où ils disent adhérer aux valeurs de la droite et du centre. « Quand on cherche à se faire élire avec les voix de la gauche, il faut se préparer à donner une politique qui donnera des gages à la gauche, à faire des petits arrangements », a insisté Nicolas Sarkozy.

(Avec Reuters)

« Non à la laïcité revancharde »(Macron)

« Non à la laïcité revancharde »(Macron)

 

Macon n’a pas totalement tort  quand il critique la laïcité revancharde de certains, il vise nombre de responsables socialistes. Des responsables qui souvent confondent de laïcité et l’anticléricalisme. De fait  la laïcité ne doit pas être mise en concurrence avec les religions mais se placer au-dessus pour assurer à chacun la liberté de croire ou de ne pas croire. Du coup, l’État n’a pas à s’immiscer dans le fonctionnement interne des religions encore moins dans les doctrines et les pratiques. L’État doit être garant tout autant des devoirs que des libertés dans l’espace public. Inversement les religions relèvent de la sphère privée et ne peuvent envahir l’espace public. Macron considère justement que la tâche régalienne de l’État doit consister à veiller à ce que tous croyants ou non respecte les valeurs et les lois de la république. « C’est très important de faire respecter la neutralité du service public. La religion ne peut pas être présente à l’école », juge Emmanuel Macron dans un débat avec le journaliste Jean-François Kahn retranscrit dans Marianne. « Toutefois, j’entends peu de gens émus lorsque les conséquences de ce débat envoient de plus en plus d’enfants dans des écoles confessionnelles qui leur enseignent la haine de la République, professent des enseignements essentiellement en arabe ou, ailleurs, enseignent la Torah plus que les savoirs fondamentaux », ajoute-t-il. « Quand certains réclament des menus dans les écoles sans aucun accommodement et veulent que tous les enfants mangent du porc, ils pratiquent une laïcité revancharde dangereuse », estime l’ancien ministre. « Au titre d’une laïcité revancharde, on en vient à sortir des citoyens des lieux de la République et à les confiner à l’écart, sans enrayer la montée du fondamentalisme, ni conforter la laïcité », met en garde Emmanuel Macron. Et d’ajouter : « dans sa conscience profonde, je pense qu’un catholique pratiquant peut considérer que les lois de la religion dépassent les lois de la République. Simplement, à chaque instant où il est dans le champ public, les lois de la République prévalent sur les lois religieuses. »(Avec Reuters)

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Baisse des impôts: du pipeau

Baisse des impôts: du pipeau

 

Il  n’y aura pas de baisse globale de l’impôt ni en 2016 ni en 2017. Le montant des prélèvements obligatoires ce situera toujours entre 44 et 45 %. Certes certains éléments de la fiscalité ont diminué pour les entreprises et c’était nécessaire mais pas pour les ménages. En outre certaines fiscalités nationales ont effectivement enregistré des diminutions mais elles sont compensées par l’augmentation des fiscalités locales. La dernière grande annonce en matière de fiscalité concerne la ristourne envisagée sur l’impôt sur le revenu. Une ristourne temporaire et anecdotique puisqu’elle doit se situer dans une enveloppe de 1 milliard (sur environ près de 900 milliards de prélèvements obligatoires), soit en moyenne 15 € par habitant ! Le taux des prélèvements obligatoires, regroupant l’ensemble des impôts, taxes et cotisations payés par les contribuables et les entreprises, devrait rester quasiment stable l’an prochain, selon Les Echos. Le ministre des Finances, Michel Sapin, devrait annoncer demain, lors de la présentation des grands équilibres macroéconomiques, que ce taux s’établira à 44,5% du Produit intérieur brut (PIB) pour 2017. En avril, le gouvernement prévoyait une décrue avec un taux de 44,2% pour 2016 (après 44,7% en 2015) et de 44% pour l’année suivante. Face au « ras-le-bol fiscal » entraîné par les fortes hausses d’impôts au début du quinquennat de François Hollande, le gouvernement a entrepris depuis 2015 de baisser le niveau de ces prélèvements pesant sur les entreprises et les ménages. Et à huit mois de l’élection présidentielle, les annonces choc se sont multipliées: une baisse d’un milliard d’euros de l’impôt sur le revenu en 2017, bénéficiant à cinq millions de contribuables, a été promise au début du mois. Ce geste fiscal s’appliquera sur les impôts payés l’an prochain sur les revenus 2016. Par ailleurs, des mesures fiscales complémentaires seront mises en oeuvre, dont un crédit d’impôt pour les services à domicile, qui bénéficiera à partir de 2017 à tous les ménages, a garanti le ministre des Finances. Côté entreprises, M. Sapin a également confirmé début septembre que le taux d’impôt sur les sociétés serait ramené de 33,3% à 28% – soit le taux moyen en Europe — pour les petites et moyennes entreprises en 2017 et 2018, puis « pour toutes les entreprises » d’ici à 2020. Malgré ces gestes fiscaux, le ministre a garanti que la France ramènerait bien son déficit public à 2,7% du Produit intérieur brut (PIB) en 2017, comme elle s’y est engagée auprès de Bruxelles. Mais cela suppose une croissance de 1,5 % qui ne pourra pas être atteinte.

(Avec AFP)

 

Valls pour un revenu universel : une utopie et une escroquerie

  • Valls pour un revenu universel : une utopie et une escroquerie

Dans un texte publié sur Facebook, le Premier ministre revient sur une « piste » qu’il avait déjà relancée la semaine dernière d’un « revenu universel », qu’il définit comme « une allocation unique, ouverte à tous, à partir de 18 ans, pour remplacer la dizaine de minima sociaux existant  Une première interrogation : le revenu universel est défendu à la fois par les ultras libéraux et les gauchistes sans doute pour des raisons différentes mais qui aboutissent au même résultat.  Les ultras libéraux proposent pour la France un revenu universel toute la vie de l’ordre de 500 €. L’objectif serait de lutter contre la pauvreté mais il est évident que ce niveau est très insuffisant pour permettre d’accéder à des conditions de vie décente. En outre ce seuil est déjà atteint via le RSA et même largement. Le seuil décent serait de 1000 à 1200 € mais pour en assurer le financement il conviendrait alors de supprimer toute la protection (par exemple sécu, assurance chômage, retraite). Une véritable escroquerie qui utilise l’alibi de la lutte contre la pauvreté pour faire sauter la solidarité sociale. Il est clair notamment que les plus des favorisés n’auraient accès  aux soins et notamment à la très coûteuse hospitalisation. Du côté des gauchistes on voit  une utopie pour attirer les gogos. Il faut dire que la plupart des organisations gauchistes sont complètement incompétentes en matière de calcul économique et de prise en compte de vraies réalités sociales et économiques. Autre élément non pris en compte la dimension internationale de l’économie. Comment une économie qui accorderait des revenus sans travail pourrait-t-elle être compétitive avec d’autres économies beaucoup plus compétitives ? Dernier élément de nature sociétale la rupture avec le lien n’est-il pas susceptible de déstructurer complètement une société ? La plupart des individus sont essentiellement structurées par les relations qu’ils entretiennent dans le milieu du travail. Un travail par ailleurs nécessaire pour assurer le progrès matériel mais aussi culturel de l’humanité. Certaines banlieues où les taux de chômage dépassent les 50 % dé montrent  à quel point l’absence de travail peut créer des dysfonctionnements sociétaux notamment engendrer la violence et les trafics en tout genre.Philosophiquement, il est d’usage d’opposer un système social universel à un autre qui serait assurantiel. Le modèle social américain relève de l’assurance tandis que le britannique, hérité des préconisations de Lord Beveridge , incarne l’universalité. Dans l’un, le fait d’être dans le besoin est très mal considéré, tant les possibilités de faire fortune sont illimitées. Dans l’autre, socialement très stratifié, la pauvreté est un mal nécessaire que la société doit juguler afin de préserver le pacte social millénaire du pays. Depuis la mise en place de la Sécurité sociale en 1945, la France emprunte aux deux modèles sans pour autant choisir entre l’un et l’autre. La mise en place d’un revenu universel et inconditionnel en France, et ce quelles qu’en soient les modalités, reviendrait donc à renoncer à tout le soubassement assurantiel de notre société.  Désormais, la collectivité prenant en charge la garantie d’un revenu viager, il ne sera donc plus nécessaire que les salariés cotisent à des régimes obligatoires d’assurance-chômage ou de retraite. En revanche, dans la logique d’un revenu universel, les mécanismes assurantiels n’étant plus à la charge de la collectivité, c’est donc l’individu qui devra faire le choix de se couvrir ou non contre les risques de la vie.  Le revenu universel étant versé à tous de manière inconditionnelle, tous les autres transferts sociaux relevant de situations spécifiques devraient disparaître. C’est ainsi que les allocations familiales seraient, les familles probablement gagnantes au change compte tenu des montants en jeu. Mais également, les allocations versées aux personnes handicapées, les pensions de réversion ou encore les allocations pour parent isolé devraient en toute logique disparaître.  Sous couvert de simplification de l’accès à la solidarité nationale, un revenu universel sonne le glas de l’aide sociale aussi des politiques publiques de l’emploi.Un bel encouragement à la paresse aussi. Les chinois doivent rire !

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