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Archive mensuelle de octobre 2016

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Macron mange la main qui l’a nourri (Sarkozy)

Macron mange la main qui l’a nourri (Sarkozy)

Ça ne volait déjà pas haut mais là on tutoie le sol avec la réplique de Sarkozy à Macron. Lors d’une réunion publique mardi soir à Strasbourg, l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande, chef de file du mouvement « En Marche! », s’en est pris aux favoris de la primaire à droite, en estimant que leurs ennuis judiciaires les disqualifiaient pour la présidentielle de 2017. « Je fais de la politique depuis 35 ans je n’ai jamais été une seule fois condamné », a répondu sur Radio Classique Nicolas Sarkozy, menacé d’un procès en correctionnelle en marge de l’affaire Bygmalion. « M. Macron donne des leçons, très bien, c’est son droit. Vous savez ce qui arrive aux donneurs de leçons? En général, ça leur revient dans la figure », a-t-il poursuivi. « Celui qui a été nommé par François Hollande et qui mange la main qui l’a nourri, ce n’est pas un comportement extrêmement novateur », a ajouté l’ancien président. Le sénateur Les Républicains François Baroin, que Nicolas Sarkozy présente comme son futur Premier ministre en cas de victoire, a étrillé pour sa part « le Caterpillar de la gauche ».

(Avec Reuters)

Taxis : Ubériser Uber

Taxis : Ubériser Uber

Ce que tente l’État dans les taxis avec une plate-forme destinée à mettre les taxis en relation directe avec les clients. Une sorte d’ubérisation  d’Uber.  La plateforme regroupe les données des exploitants de taxis agréés (Opendata) et permet de mettre en relation, via diverses applications pour smartphones, des personnes cherchant un taxi et les 6.000 chauffeurs ayant adhéré, à ce jour, à ce service de « maraude électronique » lancé en mars, mais manquant peut-être de médiatisation.  En commandant lui-même un taxi via une application de téléphone portable, le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies a lancé officiellement mardi à Paris la plateforme « le.taxi », qui permet de héler un véhicule par smartphone. « Voilà, il doit arriver dans 2 minutes », a constaté mardi le secrétaire d’Etat, penché sur l’écran d’un téléphone où s’affichait le trajet du taxi, commandé quelques secondes plus tôt et répertorié dans la plateforme électronique développée par l’Etat. « Il fallait une infrastructure numérique pour cette profession artisanale et fragmentée« , a estimé le secrétaire d’Etat devant la presse et des représentants du secteur. Pour rappel, « le.taxi » était prévue par la loi Thévenoud du 1er octobre 2014. La plateforme regroupe les données des exploitants de taxis agréés (Opendata) et permet de mettre en relation, via des applications pour smartphones, des personnes cherchant un taxi et les 6.000 chauffeurs ayant adhéré, à ce jour, à ce service de « maraude électronique » mis en place le 22 mars dernier, dans la ville de Montpellier d’abord, puis à Marseille, Aix-en-Provence, La Rochelle, Rennes et Paris. Depuis, quelque 20.000 commandes ont été réalisées au niveau national, assure Alain Vidalies. Concrètement, il s’agit pour un client de e-héler un véhicule, au lieu d’en arrêter un physiquement dans la rue. C’est-à-dire que le client signale son besoin via l’une des applications de la plateforme (Zaléou, Triperz, MonTaxi, TaxiProxi, ou encore TedyCab) qui va alors « piocher » dans l’Opendata pour afficher – et solliciter – tous les taxis présents dans la zone. Le chauffeur intéressé accepte ensuite (ou non) la course en direct. Cependant, quelle différence y-a-t-il pour le consommateur entre e-héler un taxi de cette manière, ou à effectuer une « commande immédiate » via une application existante de taxis comme celles de Taxis Bleus ou de G7 par exemple ? Car il y en a effectivement une. Et pas des moindres. Outre le fait de permettre à l’usager de noter la course, comme cela se fait déjà sur Taxis Bleus ou G7, le client ne paie aucun frais d’approche, alors que via les applications de taxis précédemment évoquées, le passager payerait des frais d’approche – plafonnés à 4 euros pour les commandes immédiates et à 7 euros pour les réservations à l’avance.

 

40 départements bientôt en faillite ?

40 départements bientôt en faillite ?

 

Avec la dérive des dépenses de solidarité sociale, 40 départements pourraient bien être en faillite dès 2016. Des  départements qui en tout cas pourraient ne pas être en capacité de payer la croissance des dépenses notamment du RSA dont une part est à leur charge. Globalement il manque environ 4 milliards de dotation pour ce seul poste.  Plus de . 60% du budget de ces collectivités est donc consacré au versement du RSA, de l’APA (aide personnalisée d’autonomie pour les personnes âgées dépendantes) et de la PCH (prestation de compensation du handicap). Sur le long terme, la dépense sociale a été multipliée par trois et demi. L’année 2001 a représenté un palier avec la création de nouvelles aides comme l’APA. La charge nette (défalquée de la participation de l’État), elle, a progressé encore plus rapidement (+5,2%), à 27 milliards.  Alors que les dépenses sociales augmentent, les dotations de l’État, elles, ont… baissé. En effet, dans le cadre du plan d’économies 2014-2017, le chèque de l’État aux départements devrait être revu à la baisse de 3,9 milliards d’euros. Pour compenser, le gouvernement a autorisé les départements à augmenter la fiscalité. Ce qu’ils n’ont pas manqué de faire, récoltant au passage 1,5 milliard d’euros. Cela a permis à nombre de départements de boucler leur budget il y a deux ans et l’année dernière. Mais ce n’est qu’un fusil à un coup et l’année 2016 s’annonce beaucoup plus dire. Les dépenses de RSA bondissent en moyenne chaque année de 9,1% depuis 2012 et se sont élevées, en 2014, à 9,7 milliards d’euros. Deux facteurs expliquent ce boom. D’abord, la hausse du nombre de bénéficiaires qui suit, en décalé, l’augmentation du chômage. Ensuite, le plan pauvreté du gouvernement qui vise à augmenter le RSA de 10% sur le quinquennat. «Depuis 2009, la dépense nette (c’est-à-dire après décompte de la participation de l’État, ndlr) a augmenté de moitié», relève l’Observatoire national de l’action sociale. En 2014, ce «reste à charge» lié au RSA s’est élevé à 3,3 milliards d’euros. Il devrait atteindre 4 milliards d’euros en 2015. «La situation est très préoccupante et les perspectives économiques ne nous laissent pas entrevoir de baisse des dépenses de RSA en 2016», insiste Dominique Bussereau, président de l’Association des départements de France.  «Une quarantaine de départements sont fragiles. Il ne peuvent pas passer l’ensemble des dépenses obligatoires dans leur budget», estime Pierre Monzani, le directeur général de l’Association des départements de France. Selon lui, un tiers des départements se heurte au mur du RSA, à régler le 9 décembre. En 2015, ce budget a représenté 10,2 milliards d’euros (charges brutes). La somme, en croissance constante, est compensée à hauteur de 6,4 milliards. Mais près de 4 milliards restent à charge. Mais si les départements sont en difficulté financière c’est en raison de cette dérive des dépenses sociales, de la réduction de la dotation de l’Etat mais aussi d’une absence de maîtrise d’autres dépenses comme les couts de fonctionnement (notamment de personnel) et d’investissement hasardeux sans parler de la charge financière de l’endettement. Signalons enfin que nombre de départements ont embauché des armées d’assistantes sociales qui pour se justifier  démarchent littéralement les bénéficiaires potentiels des aides sociales. Des aides sociales nécessaires par solidarité nationale mais attribuées sans discernement.

Croissance mondiale fragilisée par les Etats-Unis et l’Europe (FMI)

 

 

- le fonds monétaire international constate la mollesse de la croissance mondiale en 2016 notamment en raison du tassement enregistré aux États-Unis, en Europe et bien sûr au Japon. Un tassement qui devrait se prolonger en 2017. Pour autant le fonds monétaire international prévoit un léger rebond en 2017 provenant essentiellement des pays en développement. Pourtant rien n’est certain dans ce domaine et le FMI fait sans doute preuve d’un certain optimisme  pour ne pas décourager investisseur, ménage et entreprises. Paradoxalement le FMI d’habitude très orthodoxe encourage d’utiliser davantage l’outil budgétaire pour soutenir la croissance, il constate aussi un accroissement des inégalités (phénomène surtout constatés dans les pays développés )Le Fonds monétaire international (FMI) ne prévoit donc  qu’une croissance atone pour l’économie mondiale cette année, avant une timide amélioration en 2017, et il s’inquiète de la montée d’un protectionnisme qui ne pourra, selon lui, que prolonger et aggraver le marasme actuel. Dans ses perspectives économiques d’automne publiées mardi, le FMI se félicite d’autre part de la réaction limitée des marchés à la victoire des partisans du divorce avec l’Union européenne au référendum britannique du 23 juin. Mais il souligne que le Brexit constitue une source d’incertitudes autant politiques qu’économiques potentiellement néfastes pour l’investissement et l’emploi en Europe. Par rapport à ses prévisions actualisées au début de l’été, le FMI ne change rien à ses anticipations pour la croissance mondiale, qu’il voit toujours ralentir à 3,1% cette année puis rebondir légèrement à 3,4% en 2017, mais uniquement du fait d’un rebond des économies émergentes. Il se montre légèrement plus optimiste que l’OCDE, qui vient d’abaisser ses attentes à 2,9% pour 2016 et 3,2% pour l’an prochain. La stabilité des prévisions du FMI traduit un léger mieux pour les émergents, Inde et Russie en tête, et une révision en baisse pour les économies avancées, surtout aux Etats-Unis, qui ont connu un début d’année difficile. Le Fonds n’escompte plus que 1,6% de croissance pour l’économie américaine en 2016, contre 2,2% prévu mi-juillet, du fait d’un mouvement prolongé de réduction des stocks et de la faiblesse de l’investissement des entreprises, liée pour une bonne part au secteur de l’énergie. La croissance de la première économie mondiale remonterait à 2,2% l’an prochain, là encore sensiblement moins (-0,3 point) que prévu précédemment. Le FMI revoit parallèlement en très légère hausse (+0,1 point) ses attentes pour la zone euro, à 1,7% en 2016 et 1,5% en 2017, par rapport à celles publiées juste après le référendum britannique. L’Allemagne (1,7% puis 1,4%) évoluerait dans la moyenne de la zone, la France (1,3% et 1,3%) juste en dessous et l’Italie (0,8% et 0,9%) bien en deçà. S’il n’évoque plus le risque de discussions acrimonieuses sur les modalités du Brexit, le Fonds anticipe quand même un net ralentissement de l’économie britannique du fait des incertitudes créées par la sortie de l’UE et de leur impact sur la consommation et l’investissement. Le Royaume-Uni croîtrait de 1,1% en 2017, soit 0,2 point de moins que dans les précédentes prévisions, après 1,8% en 2016, dans un scénario « où les négociations se passeraient bien et de hausse limitée des barrières économiques ». Les économistes du Fonds sont un peu moins pessimistes pour le Japon, dont l’économie progresserait de 0,6% l’an prochain (contre 0,1% auparavant) grâce au report de la hausse de la TVA, aux nouvelles mesures de soutien à l’activité du gouvernement et à l’action de la Banque du Japon. S’agissant des pays émergents, ils ne changent rien pour la Chine mais relèvent de 0,2 point leur scénario pour l’Inde (à +7,6% en 2016 comme 2017) et plus nettement encore pour la Russie, dont la récession serait limitée en 2016 à -0,8% (contre -1,2% auparavant), avant un rebond de 1,1% (+0,1 point) en 2017. (Avec Reuters)

 

Le Parlement européen approuve l’accord de Paris sur le climat

Le Parlement européen approuve l’accord de Paris sur le climat 

 

Avec l’adoption par le Parlement européen l’accord sur le climat recueil suffisamment de ratification et pourra entrer en vigueur Le texte, soutenu par près de 200 pays lors de son adoption en décembre dernier lors de la conférence COP21 au Bourget, près de la capitale française, est censé favoriser la réduction de la consommation d’énergies fossiles pour limiter le réchauffement climatique « nettement en-dessous des 2°C » par rapport aux niveaux préindustriels d’ici la fin du siècle et de s’efforcer de limiter cette augmentation à 1,5°C. Les députés européens réunis à Strasbourg l’ont adopté par 610 voix contre 38 et 31 abstentions. « Notre mission collective consiste à transformer nos engagements en actions sur le terrain », a déclaré peu après le vote le commissaire européen chargé du Climat, Miguel Arias Cañete. Les 28 Etats membres devraient ratifier définitivement l’accord cette semaine avant que l’instrument de ratification soit formellement déposé vendredi aux Nations unies. Avec le feu vert de l’Union européenne, l’accord de Paris franchit le seuil minimal de ratification par des pays représentant au moins 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), nécessaire pour sa mise en application. Un premier seuil, celui de l’adoption par au moins 55 pays, avait déjà été franchi le 21 septembre dernier. La Chine (un peu plus 20% des émissions) et les Etats-Unis (18%), les deux plus gros pays émetteurs, ont ratifié le texte début septembre avant le sommet du G20, l’Inde (environ 4%) l’a fait le week-end dernier. Les 28 pays de l’UE représentent quant à eux 12% des émissions mondiales de GES. Une fois la ratification européenne notifiée à l’Onu, l’accord entrera en vigueur au terme d’un délai de 30 jours, donc juste à temps avant l’ouverture de la prochaine conférence mondiale sur le climat, début novembre à Marrakech.

(Avec Reuters)

Fekl lance « Movida» et critique Macron

Fekl lance « Movida» et critique Macron

 

Matthias Fekl, autre énarque, critique la démarche de son ancien collègue de l’Economie, Emmanuel Macron, qui a quitté le gouvernement fin août pour se consacrer à son mouvement « En marche ! » « Emmanuel Macron, qui se présente comme antisystème, est en réalité la dernière trouvaille d’un système à bout de souffle », dit-il. Bref la guerre des énarques continue et avec des arguments qui peuvent s’appliquer aux uns et aux autres. Du coup le secrétaire d’Etat au commerce extérieur lance aussi son mouvement politique » Movida » nom du mouvement espagnol qui lutta contre le franquisme. S’il refuse de se prononcer sur une éventuelle candidature de François Hollande pour un second mandat, l’élu trentenaire dit agir pour « que la gauche gagne en 2017″ et au-delà. « Ce qui compte, c’est le chemin que l’on veut dessiner pour la France et pour l’Europe. Les ego, c’est bien ; les idées, c’est mieux », dit-il dans l’entretien à paraître mercredi. Selon la définition de Matthias Fekl, Movida est un « mouvement pour la vie des idées et des alternatives », qui appelle la gauche à « renouer avec (ses) fondamentaux ». Il rassemble « des jeunes, des intellectuels, des élus de toutes les tendances du PS, des sympathisants ». Selon l’entourage de Matthias Fekl, Movida a reçu le soutien d’une quarantaine de parlementaires socialistes et de membres du gouvernement comme le secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur, Thierry Mandon, et son collègue de l’Industrie, Christophe Sirugue qui vient de bricoler à la hâte un plan pour Alstom. Compte tenu du charisme du secrétaire d’Etat au commerce extérieur, il est probable que ce mouvement new have français  pourra être contenu dans une cabine téléphonique.

Alstom : bricolage incongru (la presse)

Alstom : bricolage incongru (la presse)

 

C’est l’vis d’une grande partie de la presse et des experts après l’annonce du plan pour sauver Alstom Belfort. De fait, la commande directe par l’Etat de TGV pour circuler sur des lignes Intercités qui en moyenne ne permettront pas de dépasser 150km/h, dont on ne sait pas qui va les exploiter, ni qui seront les autorités organisatrices (l’Etat envisage de les transférer aux régions) est pour le moins incongrue. Tant mieux évidemment pour les salariés d’Alstom mais 500 millions pour sauver 400 emplois, ça fait cher par emploi. Surtout  rien n’est assuré dans l’avenir dans la mesure où aucune stratégie pour l’avenir ferroviaire n’a été définie et pour cause : il n’existe aucune articulation entre la politique des transports et la politique industrielle. Bref c’est effectivement du bricolage. Le  Gouvernement a dû se défendre mardi des accusations de « bricolage » lancées après l’annonce du plan de sauvetage du site Alstom de Belfort, qui passera par l’achat par l’Etat de TGV pour les faire rouler à vitesse réduite. Ce plan improvisé en trois semaines, après l’annonce par Alstom du transfert en Alsace du site de Belfort, laisse entières les interrogations sur un Etat actionnaire et une politique industrielle jugés défaillants. La mesure la plus moquée est la commande anticipée par l’Etat, pour environ 500 millions d’euros, de 15 TGV voués à rouler sur des lignes traditionnelles qui ne seront au mieux transformées en liaisons à grande vitesse qu’en 2025-2030, avec les coûts supplémentaires de fonctionnement que cela suppose. Un détail, il n’est prévu nulle part de créer des liaisons grandes vitesse à cette échéance !  « C’est pire que du bricolage, c’est du bricolage foireux », a déclaré à Reuters l’économiste Nicolas Bouzou, selon qui même « les soviétiques n’auraient pas investi 500 millions d’euros pour faire rouler des TGV à 200 km/h ». « Tant mieux pour Alstom mais chacun voit bien que ce plan bricolé à la hâte n’est pas à la hauteur du défi que représente le sauvetage véritable de notre industrie ferroviaire »,   »Il n’est pas interdit de se projeter un tout petit peu dans l’avenir en se demandant ce qui serait utile dans quatre ans et qui pourrait être fait dès maintenant », a-t-il dit. Il a également écarté l’objection selon laquelle la Commission européenne pourrait trouver à redire à cet achat direct de matériel à Alstom par l’Etat. Des assurances auxquelles ne croit pas Nicolas Bouzou, selon qui il est à craindre que des concurrents d’Alstom « saisissent à un moment ou un autre les instances européennes ». Mais pour cet économiste, les décisions du gouvernement concernant le site de Belfort sont un condensé de « tout ce qu’il ne faut pas faire en matière de politique industrielle », sachant par ailleurs que les carnets de commande d’Alstom sont pleins grâce à ses contrats remportés à l’étranger. « Dépenser 500 millions d’euros pour éviter de déplacer 400 emplois alors qu’on a besoin ailleurs de cet argent est un non-sens », estime-t-il. Il déplore aussi que l’Etat et la SNCF n’aient jamais montré une vraie volonté de développer le fret ferroviaire en France, ce qui donnerait du travail à Alstom. (Avec Reuters)

2017 : Sarkozy disqualifié par les affaires (Macron)

2017 : Sarkozy disqualifié par les affaires (Macron)

Cette fois Macron ne fait pas dans la dentelle, il descend nombre de responsables politiques notamment Sarkozy qu’il considère comme disqualifié par les affaires. L’ancien président de la République est mis en examen pour trafic d’influence actif, corruption active et recel de violation de secret professionnel dans l’affaire dite des « écoutes » où il aurait proposé de faciliter la promotion d’un juge en échange d’informations sur l’avancement d’une procédure. Le parquet a par ailleurs requis son renvoi en correctionnelle pour financement illégal de sa campagne électorale de 2012 dans le cadre de l’affaire dite « Bygmalion ». « Toutes les fautes ne se valent pas et il y en a qui vous disqualifient radicalement », a affirmé l’ancien ministre de l’Economie en soulignant que les chefs de mises en examen dans la première affaire constituaient des « atteintes à l’autorité de l’Etat », selon le code pénal. « Comment peut-on incarner l’Etat, l’autorité, donner des leçons à tout le monde (…) et envisager en s’étant rendu coupable de continuer d’aller devant les Français pour leur dire qu’on sera le garant de nos règles, qu’on représentera le pays. Ce n’est plus possible », a-t-il ajouté, sous les applaudissements d’un millier de ses partisans. « Le retour n’est pas un droit », a-t-il ajouté à propos de la candidature de l’ancien président à la primaire de la droite et du centre pour l’élection présidentielle de 2017.

(Avec Reuters)

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Elevage agriculture : un nouveau plan mal adapté

Elevage agriculture : un nouveau plan mal adapté

Le premier ministre doit annoncer un «pacte de consolidation et de refinancement des exploitations agricoles». Mais ce plan copie des précédents se limite à quelques aides publiques. Pas vraiment ce qu’attendent les éleveurs, les producteurs de lait ou les céréaliers très touchés cette année. Ce qu’ils souhaitent  ce sont des prix qui rémunèrent leur travail et non des aides et de nouvelles possibilités d’emprunt

Le monde de l’élevage souffre depuis l’effondrement des   prix. Selon les dernières estimations, les producteurs de lait devraient afficher un revenu historiquement bas de 2500 euros en 2016. Pis, la moitié d’entre eux vont clôturer leurs comptes en déficit. Dans le blé, le printemps pluvieux au nord d’une ligne Nantes-Lyon a fortement réduit les rendements, de 30 % en moyenne par rapport à 2015. Quant aux céréaliers, ils accusent une perte de 400 à 500 euros par hectare. Manuel Valls doit annoncer des mesures exceptionnelles, du type de celles retenues l’an dernier, comme un fonds d’allégement des charges dont une baisse de la taxe du foncier non bâti, une exonération des charges et un refinancement des emprunts à des taux situés entre 0,5 % et 1 %.

Le gouvernement devrait annoncer la mise en place d’un fonds de garantie d’environ 1,5 milliard en faisant appel à Bpifrance et à la Société interprofessionnelle artisanale de garantie d’investissements (Siagi). Le plan de sauvetage de l’élevage en 2015 avait permis de traiter 45.000 dossiers. Les services du ministère estiment cette fois-ci que 80.000 à 100.000 exploitations ont aujourd’hui besoin d’être refinancées, faute de trésorerie.

 

 

Marché immobilier : ça baigne ?

Marché immobilier : ça baigne ?

 

Les  média reprennent aujourd’hui un communiqué de l’AFP largement inspiré par le lobby immobilier qui depuis quelques mois ne cesse de matraquer pour faire croire que le secteur est sorti de la mouise. Sans doute un message fortement inspiré par des spécialistes de la com. qui conseille aussi les politiques : dire n’importe quoi pour faire du bruit. Pour le lobby immobilier tout baigne, les ventes explosent, les banques prêtent à gogo et de chanter « c’est la période idéale pour acheter » Il est vrai que les ventes de l’ancien reprennent mais les pourcentages d’évolution sont à fortement relativiser compte tenu des baisses des années passées. Le lobby immobilier convient quand même timidement que les prix s’inscrivent dans une tendance baissière. Avec toutefois des contradictions certains déclarant au contraire que les prix remontent ; là aussi pour faire croire qu’il faut se dépêcher d’acheter. Le lobby n’est pas à une contradiction près « c’est le moment d’acheter mais c’est aussi le moment de vendre ». Pas sûr que ce message un peu racoleur en tout cas très corpo soit vraiment de nature à relancer durablement le marché. Il serait sans doute plus utile de faire preuve de plus de pertinence concernant l’analyse du marché et de proposer des solutions pour permettre la resolvabilisation de nombre  d’acheteurs qui constituent le cœur du marché et qui aujourd’hui ne peuvent plus acheter. Le message du lobby routier immobilier diffusé par l’AFP

 

« Toujours dopé par des taux de crédit extrêmement bas, le marché immobilier ancien vit une « parenthèse enchantée », estiment trois réseaux d’agences au vu de transactions qui continuent à s’étoffer, de prix contenus et de délais de transactions raccourcis. Le réseau Guy Hoquet L’Immobilier (450 agences), filiale du groupe Nexity, a vu ses volumes de ventes bondir de 16,2% en France au troisième trimestre, comparé à la même période de l’an dernier, selon des chiffres publiés mardi. De son côté, le réseau Century 21 (850 agences, lui aussi filiale de Nexity) a annoncé mardi une progression de ses transactions de 9,8% sur la période, tandis que son concurrent Laforêt (700 agences) affiche une hausse de 14%. Les taux (de crédit) n’ont jamais été aussi bas. Les banques offrent même à leurs clients de renégocier leurs crédits pour les aligner aux prix actuels du marché de l’emprunt, tandis que les prix, si on les compare aux années précédentes, sont dans une tendance baissière », observe Fabrice Abraham, directeur général de Guy Hoquet. Selon l’observatoire Crédit Logement/CSA, les taux d’intérêt des crédits immobiliers accordés aux particuliers par les banques en France sont tombés à 1,48% en moyenne en août.  »Nous vivons ce qu’on appelle une parenthèse enchantée », résume M. Abraham. « Ceux qui ont un projet d’achat réalisent que c’est la période idéale » pour le concrétiser, tandis que les vendeurs estiment qu’il est « temps de mettre leur bien en vente ». »Chacun cherche à profiter de ce contexte exceptionnel », renchérit Laforêt, jugeant la reprise du marché immobilier ancien « plus seulement annoncée, mais bien actée ». Dans ce contexte porteur, les réseaux d’agences immobilières observent des délais de ventes plus courts à l’échelle nationale: ils passent de 92 à 89 jours en moyenne chez Guy Hoquet, et 90 jours chez Century 21 (-5 jours). Dans la capitale, ces délais ont raccourci, à 65 jours (-2 jours) chez le premier, 67 jours (-5 jours) chez le deuxième. Malgré cette activité soutenue, « les prix restent sages », observe Guy Hoquet, avec une progression de 1,5% à 2.400 euros le m2 en France au 3e trimestre sur un an (+2,7% à Paris à 8.149 euros le m2, mais +0,3% en province). Century 21 parle de « hausse contenue de 2% », à 2.459 euros le m2 en France, tandis que Laforêt enregistre +1,3%, à 2.774 euros le m2 en moyenne.

EDF : augmentation tarifaire rétroactive !!!

EDF : augmentation tarifaire  rétroactive !!!

 

Une bien curieuse spécificité française : l’augmentation rétroactive des tarifs d’EDF. Une véritable curiosité juridique et en plus approuvée et même presque dictée par le conseil d’État. Il se peut que les tarifs n’aient  pas été fixés à la hauteur voulue par EDF mais la responsabilité en incombe aux oppositions entre l’entreprise, les pouvoirs publics et le conseil d’État. Cette rétroactivité pourrait faire jurisprudence ou alors  le droit commercial diffère dans les entreprises dépendant largement de l’État et les entreprises strictement privées. Ainsi on pourrait recevoir un an et demi après un rappel sur facture pour mauvaise évaluation des tarifs ayant servi à conclure le contrat initial de la part par exemple d’un vendeur d’automobiles, d’un garagiste ou du supermarché. La juridiction administrative a sans doute confondu le droit qui prévaut dans les républiques bananière avec le droit en vigueur dans les pays modernes.- EDF va donc récupérer environ un milliard d’euros auprès de ses clients français après une hausse rétroactive des factures imposée au gouvernement par le Conseil d’Etat, selon deux arrêtés publiés au Journal officiel (JO). La juridiction administrative avait annulé mi-juin un arrêté qui limitait à 2,5% l’augmentation des tarifs de l’électricité survenue en 2014, une hausse jugée trop faible pour compenser les augmentations insuffisantes des années précédentes. Selon deux arrêtés et deux délibérations de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) publiés au JO, la hausse rétroactive atteindra 999 millions d’euros pour la période du 1er août 2014 au 31 juillet 2015 et concernera principalement les tarifs « bleus » appliqués à quelque 28 millions de ménages. La CRE a précisé dans ses délibérations que le rattrapage sur les factures des particuliers atteindrait environ 30 euros en moyenne, pour un total de 815 millions. Mi-juin, la ministre de l’Energie, Ségolène Royal, avait annoncé que ce rattrapage serait de l’ordre de « 1,5 euro par mois pendant 18 mois ».  EDF a indiqué le 21 septembre que ses nouveaux objectifs – alors revus à la baisse – intégraient la régularisation tarifaire consécutive à la décision du Conseil d’Etat.

Croissance Etats Unis : baisse des ventes automobiles

Croissance Etats Unis : baisse des ventes automobiles

Un marché automobile en recul au mois de septembre qui confirme le ralentissemenet économique. La plupart des grands constructeurs automobiles ont fait état lundi de ventes en baisse aux Etats-Unis au mois de septembre malgré d’importantes remises consenties pour tenter de relancer la demande. Après la publication de leurs chiffres par les six leaders du marché, les livraisons du mois dernier apparaissent en baisse de 0,6% sur un an. Ford a particulièrement souffert avec des ventes en recul de 8% sur un an, à 204.447 unités. Fiat Chrysler a annoncé pour sa part un repli de 1% à 192.883 et General Motors une baisse de 0,6%, à 249.795. Contre la tendance, Nissan a vu ses ventes progresser de 5%, à 127.797, grâce notamment à une forte demande pour ses SUV et ses pick-up. Toyota affiche également une hausse, de 1,5%. Les ventes de Honda, par contre, sont pratiquement stables (-0,1%).  Les 24 économistes interrogés par Thomson Reuters s’attendent pour le mois de septembre à un chiffre global de 17,3 millions de véhicules vendus en rythme annualisé, en données corrigées des variations saisonnières, leurs estimations variant entre -0,8% et -2,5%. La plupart des analystes s’attendent à voir les ventes baisser sur l’ensemble de l’année après avoir battu leur record en 2015 avec près de 17,5 millions de véhicules écoulés. Pour faire face au rétrécissement du marché, les constructeurs ont de plus en plus recours à des primes à l’achat. Ils auraient dépensé en moyenne le mois dernier 3.923 dollars (3.448 euros) par véhicule neuf, battant ainsi le record de 3.753 dollars, qui date de décembre 2008.

Alain Juppé : un bon président pour 47 %

Alain Juppé : un bon président pour 47 %

 

Selon un sondage Viavoice pour Libération diffusé lundi les bons présidents seraient Alain Juppé seraient t Juppé (47%), suivi par Emmanuel Macron (36 %) Viennent ensuite Marine Le Pen (28%, +1), François Fillon (26%, stable), Nicolas Sarkozy et François Bayrou (24%, -2), Manuel Valls et Bruno Le Maire (23%, +1), Arnaud Montebourg (18%, -1), Nathalie Kosciusko-Morizet (17%, +3) et Jean-Luc Mélenchon (17%, stable) et François Hollande (16%, +4). Les personnalités suscitant le plus d’adhésion – « serait un très bon président » – sont Alain Juppé (15%), Marine Le Pen (13%) et Emmanuel Macron (10%). Parmi les principales personnalités testées, celles suscitant le plus fort rejet – « serait un très mauvais président » – sont François Hollande (55%), Marine Le Pen (48%) et Jean-Luc Mélenchon (45%). Alain Juppé est considéré comme le meilleur candidat pour la droite et le centre (42% des sympathisants de la droite et du centre et 34% des Français), devant Nicolas Sarkozy (23% et 14%). Emmanuel Macron est considéré comme le meilleur candidat pour la gauche (22% des sympathisants de gauche et 27% des Français), devant François Hollande (17% et 6%). Parmi les possibles candidats de gauche, Emmanuel Macron est également jugé le plus à même de gagner l’élection, de rassembler tous les électeurs de gauche et le plus compétent.

Le sondage a été réalisé du 26 au 28 septembre auprès d’un échantillon de 1.004 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

(Avec Reuters))

Alstom Belfort : une solution très politique, provisoire et incongrue

Alstom Belfort : une solution très politique, provisoire et incongrue

 

 

C’est à l’évidence une solution très politique qui va être annoncée pour sauver Alstom Belfort pour résumer on va commander 15 rames TGV et leurs 3o motrices pour circuler sur des lignes aujourd’hui secondaires par rapport à la grande vitesse. Les lignes ou circulent des trains inter cités dont la vitesse maximale ne dépasse pas 200 km/h et souvent contrainte de circuler à 150 voir nettement moins compte tenu de l’état déplorable des infrastructures. En résumé des TGV c’est pour rouler à 320 et qui ne dépasseront pas les 150 km heures en moyenne. Il est clair que ces lignes inter cités avaient besoin d’un coup de jeune puisque la moyenne d’âge du matériel est de 34 ans (notamment les anciens corail). Mais la priorité aurait dû concerner la réhabilitation des infrastructures constellées de ralentissements justifiés par le mauvais état de la voie. Une solution donc assez incongrue d’autant plus que c’est  l’Etat lui-même qui achète le matériel sans même savoir par avance qui va exploiter ces lignes (la SNCF ou d’autres puisque les lignes inter cités vont être ouvertes à la concurrence). Il faudra que l’État loue un très bas prix ces TGV inadaptés aux lignes desservies s’il veut trouver des opérateurs candidats pour exploiter des lignes en perte de vitesse. En bref c’est le contribuable qui paiera. La solution est provisoire mais  elle peut assurer le plan de charge pendant environ deux ans ;  au-delà la problématique va se reposer. En effet ce qui est en cause c’est l’avenir du transport ferroviaire, de son environnement, c’est-à-dire de la politique des transports caractérisés par la plus grande incohérence depuis 30 ans sauf en milieu urbain. La cohérence se situe surtout dans l’intervention financière de l’État en matière de matériel alors qu’il devrait concentrer son action sur la gestion et le financement des infrastructures comme pour la route. De ce point de vue,  la réintégration de la gestion des infrastructures dans la récente réforme de la SNCF constitue une aberration d’autant plus qu’on a oublié de traiter la question du financement et de la dette. Bien entendu cette solution sera bien accueillie par les salariés de Belfort, elle permettra de sauvegarder l’emploi pendant un moment mais l’avenir de la filière ferroviaire n’étant  pas réglé les mêmes problèmes ce poseront d’ici quelques années pour Alstom et pas simplement à Belfort. Le plan de sauvetage du site Alstom de Belfort, qui sera présenté aujourd’hui mardi par le secrétaire d’Etat à l’Industrie, comprend une commande publique de 16 rames TGV et de leurs 32 motrices, cela représente un coût de près de 500 millions d’euros, dont on ignore à ce stade comment il sera financé   Ce site sera par ailleurs transformé par Alstom en centre européen de la maintenance ferroviaire, soit un investissement de 70 millions d’euros. Le groupe y produira aussi à l’avenir des autobus électriques.

Montebourg, le Sarkozy de gauche, candidat

Montebourg, le Sarkozy de gauche,candidat

De Charybde en Sylla pour le parti socialiste avec la candidature de Montebourg sorte de Sarkozy de gauche : plus c’est gros plus ça passe,  l’essentiel est de faire de bruit. Et il en a fait du bruit mais avec peu de résultats l’ancien ministre de l’économie. Il n’a pas réussi à sauver Florange,  pas plus à empêcher la lamentable scission entre la branche énergie et la branche ferroviaire d’Alstom. Il s’est surtout borné à critiquer le gouvernement dans lequel il était au lieu de gérer son portefeuille. Ce qui lui a valu d’être exclu. Difficile de voir clair dans le corpus idéologique de Montebourg tout simplement parce que la faconde, le verbe, le baratin masque le vide sidéral. Un responsable du type Sarkozy,  près à tout en politique ;  un jour une chose, le lendemain une autre, le contraire est à nouveau retour à la première version. Bref des responsables qui confondent la démocratie avec les prétoires où il est autorisé que les avocats disent à peu près n’importe quoi du moment où cela peut assurer la défense du client. Le seul bilan positif pour Montebourg c’est d’avoir inventé la marinière made in France,  a quand le slip tricolore ? Ancien allié de François Hollande devenu depuis deux ans l’un de ses principaux détracteurs, il avait jusqu’ici laissé planer le doute sur son intention de participer à la primaire de la gauche, craignant que ses modalités ne reviennent à limiter la consultation aux seuls soutiens du gouvernement. « J’ai décidé d’inscrire ma candidature à l’élection présidentielle de 2017 dans le cadre des primaires de la gauche », a déclaré l’avocat de 54 ans, qui était l’invité du journal de 20 h de TF1 Le « parlement » du PS s’était réuni à huis clos à la Maison de la Mutualité, à Paris, pour arrêter les modalités de ce scrutin organisé par la « gauche de gouvernement » – qui réunit le PS et ses partenaires de la Belle Alliance populaire – afin de désigner le candidat de la gauche pour l’élection présidentielle du printemps. « Ces primaires ne sont pas faites pour punir mais pour unir » et « elles doivent être loyales, impartiales et transparentes », a déclaré Jean-Christophe Cambadélis devant la presse après cette réunion. La sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann, le militant socialiste Gérard Filoche et l’ex-ministre de l’Education nationale Benoît Hamon, désormais l’une des figures des frondeurs socialistes, ont déjà annoncé leur souhait de participer à cette primaire.  Le député écologiste François de Rugy, transfuge d’Europe-Écologie-Les Verts (EELV) compte également se présenter, tout comme Jean-Luc Benahmias (Front démocrate). Mieux que les guignols de Canal dont on commence à s’ennuyer !

 

Inégalités croissantes aux États-Unis et en Europe

Inégalités croissantes  aux États-Unis et en Europe

 

Un rapport de la Banque mondiale dont rend compte la Tribune montre que si globalement la pauvreté a reculé dans le monde par contre des inégalités ce creusent  en particulier dans des pays  développés comme les États-Unis ou.  L’Europe. «Près de 800 millions de gens vivaient avec moins de 1,9 dollar par jour en 2013, c’est 100 millions de moins qu’en 2012», soulignent ses experts, dans leur nouveau rapport annuel intitulé «Poverty and Shared Prosperity» (Pauvreté et prospérité partagée).  Pour la première fois depuis deux siècles et le début de la première révolution industrielle, «les inégalités à l’échelle du monde se sont réduites à partir des années 1990 et cette période constitue une exception, car elles n’avaient cessé de s’élargir de 1820 à 1990». La raison en est bien sûr le redémarrage des pays émergents, et notamment la Chine et l’Inde, les deux plus grosses populations de la planète, qui ont contribué à réduire les inégalités entre l’ensemble des pays. On estime en particulier que 1,1 milliard de gens sont «sortis de l’extrême pauvreté», définie par un revenu individuel quotidien inférieur à 1,9 dollar. Mais les inégalités au sein des pays eux-mêmes sont plus élevées aujourd’hui qu’il y a 25 ans. Ces inégalités se traduisent notamment par la croissance vertigineuse des revenus dans le haut de l’échelle. C’est le fameux «1%» des plus riches dont la part dans le revenu national a doublé depuis les années 1980 aux États-Unis, passant de 9% à 18%. En Europe aussi les inégalités se sont accrues. La Grèce a été la plus durement frappée, avec un recul annuel de 10% en moyenne par tête, la baisse atteignant 2,9% en Italie, 2% au Portugal, 1,3% en Espagne. Et dans tous ces pays, à l’exception du Portugal, les 40% du bas de l’échelle ont subi des reculs de revenus plus importants que la moyenne de la population, ce qui signifie qu’aucun mécanisme de solidarité n’a joué dans la débâcle. Les inégalités se sont creusées par le bas, un phénomène de paupérisation caractérisé. En France, on a observé en effet un creusement relatif des inégalités dans la mesure où les «40%» ont vu leurs revenus progresser moins vite que la moyenne du pays (0,19% contre 0,39% ), alors que c’est l’inverse outre-Rhin (respectivement 1,35% pour les 40% les plus pauvres et 0,4% pour le total de la population). De même le sort des 40% du bas de l’échelle est comparativement meilleur dans l’absolu en Allemagne (28,35 dollars de revenu par jour en moyenne en 2013) qu’en France (26,83 dollars).

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Alstom : enfin une réflexion stratégique sur l’avenir du ferroviaire ?

Alstom : enfin une réflexion stratégique sur l’avenir du ferroviaire ?

 

 

 

S’il fallait retenir une seule chose importante de l’annonce du secrétaire d’État à l’industrie c’est la création d’un comité stratégique pour réfléchir à l’avenir de la filière ferroviaire. En effet pour le reste il s’agit d’un plan très politique voir même incongru quand on décide d’acheter des TGV pour desservir des lignes secondaires. En outre l’État s’avance beaucoup en indiquant les prochaines commandes de la SNCF à Alstom. En effet la SNCF est soumise aux appels d’offres comme tous les réseaux ferroviaires d’Europe. Les commandes directes sans appel d’offres  à un constructeur sont interdites. L’Etat et Alstom vont investir 70 millions d’euros pour sauver le site de Belfort, a annoncé le secrétaire d’Etat à l’Industrie. Le PDG du groupe a également affirmé que ce plan de sauvetage bénéficiera à l’ensemble des sites. Enfin, un comité stratégique de filière pour évoquer l’ensemble des problématiques du ferroviaire en France.  Dans le détail, quinze TGV à étages, qui s’ajoutent aux six destinés à la ligne Lyon-Turin, plus vingt locomotives dépanneuses : le gouvernement et Alstom ont annoncé mardi une pluie de commandes et d’investissements étalés sur quatre ans, pour maintenir et développer l’activité du site, un temps menacé. Le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue, est venu mardi à Belfort pour annoncer aux syndicats, aux élus locaux et à la direction d’Alstom trois commandes de trains. D’abord 15 TGV Euroduplex (à étage) destinés aux lignes Bordeaux-Marseille et Montpellier-Perpignan. A 30 millions d’euros pièce environ, l’Etat dépensera 450 millions pour faire circuler ces trains à grande vitesse sur des voies ordinaires, « par anticipation de l’arrivée des lignes à grande vitesse » sur ces trajets, selon un document remis aux élus et aux syndicats. Par ailleurs, la SNCF achètera 6 TGV spécialement adaptés à la liaison Paris-Turin-Milan, comme l’avait déjà indiqué le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies, évoquant un montant de 200 millions d’euros. L’entreprise publique commandera en outre 20 locomotives diesel « destinées au secours des trains en panne », pour un montant non spécifié. De son côté, Alstom s’engage à investir 40 millions d’euros en trois temps dans son usine franc-comtoise, dont 30 millions pour le développement et la production d’un nouveau modèle de locomotive hybride ou diesel.

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Sondage : la gauche peut disparaître (63% des Français)

Sondage : la gauche peut disparaître (63%)

Une enquête d’Odoxa  pour France 2 montre les risques de .disparition de la gauche. de la gauche Près des deux tiers des personnes interrogées (63%) estiment que la gauche peut disparaître du paysage politique l’an prochain (50% temporairement et 13% définitivement). Une hypothèse très vraisemblable car la gauche pourrait subir une défaite historique en 2017 en réunissant tout au plus 15 % des électeurs. Une gauche malade usée jusqu’à la corde par les contradictions entre son discours et sa gestion. Tout a commencé avec Mitterrand et ses mesures incohérentes mises au panier dés 1983 ;  progressivement faute de véritables bases idéologiques la gauche s’est laissée happée  par le libéralisme d’ailleurs mal compris avec quelques dispositions de gauche maladroites pour maintenir l’équilibriste sur le fil. Jospin le ministre a continué de faire l’acrobate, il en a été sanctionné. Hollande a mis  sans doute un point final à l’expérience de la gauche et pour longtemps tellement sa gestion a été catastrophique et surtout l’écart incommensurable entre ses promesses et les réalisations. La gauche est en état de mort clinique. Elle n’a jamais eu de véritable corpus idéologique tiraillé entre  le libéralisme et le crypto communisme.  En cause surtout la composition sociologique du parti socialiste, un parti supposé représenter les travailleurs et qui n’est en fait composé que de petits bourgeois, de fonctionnaires et d’opportunistes (une catégorie qui fréquente aussi tous les autres partis). Finalement le choix aujourd’hui pour le PS c’est toujours le même ;  faute de connaissances réelles des réalités sociaux économiques on réduit la problématique à un questionnement de sophistes une orientation crypto communiste (celle des frondeurs, aussi de l’extrême gauche) ou le libéralisme mal compris. La gauche va connaître vraisemblablement une longue période d’absence politique en tout cas une présence très réduite tant au plan national que local.  Une période sans doute salutaire d’abord pour qu’elle revoit sa sociologie car ses dirigeants ne sont nullement représentatifs des couches qu’elle est censée reposée représenter. Ensuite pour procéder à une analyse pertinente des réalités économiques sociales et sociétales. Enfin pour proposer des orientations crédibles qui tiennent compte du monde dans lequel nous sommes aujourd’hui.

 

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