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Archive mensuelle de octobre 2016

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Terrorisme : 15000 individus surveillés

 

Terrorisme : 15000 individus surveillés

 

Alors que les médias et les responsables politiques se focalisent sur le fichier est S qui contient 1000 à 1500 noms le JDD signale qu’en réalité la police surveille de l’ordre de 15 000 individus radicalisés. Dans la guerre contre le terrorisme, les services de police et de renseignement français ciblent environ 15.000 individus susceptibles de constituer une menace. Alors que l’opinion et la plupart des responsables politiques se focalisent sur les fameuses fiches S, ces personnes sont recensées dans une base de données plus récente et infiniment moins connue : le Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). Créé en mars? 2015 par un décret confidentiel, il énumère les islamistes radicaux français ou résidents sur notre territoire qui sont signalés et suivis.

 

(JDD)

« L’Union européenne n’a pas vocation à s’élargir » (Valls), Si !

« L’Union européenne n’a pas vocation à s’élargir » (Valls), Si !

En gros Valls considère que l’Europe n’a pas à s’agrandir indéfiniment. Sans doute en réaction au souverainisme populiste qui monte dans nombre d’Etats. Une erreur d’analyse évidemment. Pour lui, l’Europe va trop loin géographiquement. Alors que le reproche essentiel à faire à l’union européenne ce n’est pas qu’elle aille trop loin mais qu’elle aille trop vite. C’est-à-dire qu’elle ne prenne pas le temps d’harmoniser les conductions conditions de production dans les domaines économiques, sociaux et fiscaux. Sans parler de l’adhésion aux valeurs communes. Géographiquement l’Europe est bien délimitée, rien ne s’oppose à ce qu’elle fonde une union intégrant y comprit la Russie mais le moment venu évidemment. Peut-être pas avant 20 ou 50 ans. Il faudra évidemment non seulement une adhésion aux valeurs de cette Europe, à sa culture mais aussi son respect. Et de ce point de vue pour nombre de raisons la Turquie ne pourra faire partie de cette Europe. Pas plus que l’Arabie Saoudite ou l’Iran. Valls tente lui aussi de surfer sur la vague du populisme même si c’est de manière un peu plus soft que d’autres.  Avec des formules dont la banalité n’éclaire pas beaucoup le débat :  »Revendiquer une identité européenne, c’est assumer l’existence de frontières extérieures. Bien souvent, le mot est tabou. Revendiquer une identité européenne, c’est dire que l’Europe commence et s’arrête quelque part. Non pas pour exclure, rejeter mais pour délimiter et définir. Sans dehors, on cherche en vain un dedans! » « D’autres Etats, notamment dans les Balkans, pourront bien sûr la rejoindre le moment venu, mais il faudra aussi savoir dire non. Telle est ma conviction! », a ajouté Manuel Valls, avant d’évoquer le cas de la Turquie : « La question de la Turquie est, bien sûr, dans tous les esprits [...] Il faudra sortir de l’hypocrisie. La Turquie est un grand partenaire, essentiel pour notre sécurité collective ; il est membre de l’OTAN. Mais, il faudra aller au fond de ce débat. Pas parce que c’est un pays musulman, [...] mais parce qu’il s’agit bien de savoir où commence et où finit l’Europe. » Question à laquelle il n’apporte pas de réponse.

Notre-Dame-des-Landes : encore 12000 et 40 000 manifestants

 

Notre-Dame-des-Landes : encore 12000 et 40 000 manifestants

 

L’affaire de Notre-Dame des Landes est sans doute loin d’être terminée puisque entre 12 000 et 40 000 manifestants ont encore signifié leur opposition à ce projet. Projet dont le gouvernement pense qu’il a été conforté par une consultation locale sans fondement légal et sur un périmètre plus que discutable (globalement les Français sont contre). Comment en effet admettre que seule une population locale puisse être seulement  sur un projet à dimension nationale voire internationale. Entre 12.800 et 40.000 d’opposants au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) se sont donc encore rassemblés samedi pour afficher leur détermination à défendre le site, trois mois après le feu vert de la population à ce projet controversé et à l’approche d’une évacuation prévue pour l’automne. Les manifestants ont symboliquement planté un bâton sculpté et décoré sur le site, signe de leur intention de mettre « des bâtons dans les roues » du gouvernement et du groupe Vinci en cas d’expulsion de la ZAD, la « zone d’aménagement différée » rebaptisée « zone à défendre » par les opposants du projet. La préfecture a fait état de 12.800 participants, les organisateurs ont évoqué eux le chiffre de 40.000 personnes. Le projet, dont les opposants mettent en doute la pertinence, a recueilli 55% de voix favorables lors d’une consultation locale organisée en juin dernier pour tenter de déminer une crise qui dure depuis cinquante ans. A la suite de la victoire du « oui », le Premier ministre Manuel Valls a annoncé que les travaux du futur aéroport débuteraient à l’automne. Selon des partisans du transfert, trois scénarios possibles sont actuellement soumis au ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. L’évacuation du site serait programmée après celle de la « jungle » de Calais, priorité du gouvernement. Les opposants au projet d’aéroport dénient de leur côté toute légitimité à la consultation « biaisée » du mois de juin dont le périmètre départemental ne correspond pas, selon eux, à celui des collectivités locales qui financent cet aéroport « interrégional ».

(Avec Reuters)

Croissance Chine : les services se tassent aussi

Croissance Chine : les services se tassent aussi 

Les récents résultats de l’activité des services permettent d’entretenir des interrogations sur l’évolution de la croissance en Chine. On sait en effet que cette croissance repose désormais plutôt sur les services que sur une industrie plombée en particulier par la baisse des exportations. Cette  croissance de l’activité du secteur des services a légèrement décéléré en septembre et ce malgré un rythme de créations de postes au plus haut depuis sept mois, selon l’indice PMI Caixin/Markit Cet indice est ressorti à 52,0 le mois dernier contre 52,1 en août, restant ainsi au-dessus de la barre des 50 séparant croissance et contraction d’une activité. Quasiment tous les composants de cet indice se sont améliorés, sauf les anticipations des entreprises, beaucoup moins élevées que le mois dernier. Malheureusement on constate donc que la consommation intérieure n’a pas pris le relais de la demande extérieure. En cause les difficultés du secteur industriel chinois, miné par de colossales surcapacités et un endettement galopant.  Affectée par le ralentissement de la demande mondiale, la croissance chinoise ne devrait pas dépasser 6,5 % en 2016, chiffre officiel mais contesté.  Tirée depuis trente ans par les exportations, l’économie chinoise souffre aujourd’hui du ralentissement de la demande mondiale. Malgré la volonté du gouvernement chinois de réorienter son économie vers la demande intérieure mais  celle-ci  n’a pas pris le relais   . En cause, la population vieillissante plus encline à épargner qu’à consommer, un système de retraite insuffisant et des dépenses d’éducation et de logement trop élevées, qui ne permettent pas aux Chinois de consommer suffisamment. Les grandes faiblesses de l’économie chinoise restent son système de protection sociale, qui doit être consolidé pour favoriser la consommation, le besoin d’infrastructures et le surendettement, notamment des entreprises, qui fait craindre une crise financière. Ce qui est inquiétant pour la plupart des analystes est la composition de la dette chinoise, principalement de la dette commerciale. Le haut pourcentage de dette relié aux entreprises locales par rapport à la dette des ménages et du gouvernement ainsi que la structure du système bancaire chinois font que le risque de contagion n’est pas négligeable. Il faut dire les emprunteurs institutionnels composent la majeure partie des engagements existants et pèsent aux alentours de 150% du PIB. Malgré le ralentissement, les banques de l’état chinois continuent d’injecter du capital à faible coût afin de soutenir un secteur industriel souffrant de surcapacité. Ces structures créent de moins en moins de valeur et sont très gourmandes en capital.

(Avec Reuters)

Pétrole : toujours bas à cause d’un gel virtuel

Pétrole : toujours bas à cause d’un gel virtuel

 

 

Le principe d’un gel de la production décidée récemment par l’OPEP  risque de demeurer très virtuel et surtout inopérant pour permettre un redressement important des cours. Pour schématiser l’OPEP a décidé de geler la production à peu près à son niveau actuel mais sans l’assurance du respect de ce contingentement, sans l’accord des autres producteurs non représentés à l’OPEP et alors que la croissance de  l’économie mondiale tend à se tasser. Du coup il y a fort à parier que l’équilibre offre demande ne sera guère modifié pour cette fin d’année et pour une grande partie de l’année 2017. Notons enfin que le phénomène d’essayer des prix du pétrole s’alimente par le fait que nombre de producteurs rencontrent  des difficultés économiques et budgétaires et qu’ils tentent  de compenser par le volume la faiblesse des prix.  Les analystes ne sont en effet pas persuadés que la proposition de l’OPEP de réduire la production pour la première fois depuis 2008 fasse beaucoup monter les prix pétroliers, montre une enquête Reuters publiée vendredi. Les 32 analystes et économistes interrogés ont ramené leur prévision du cours moyen de baril de Brent cette année à 44,74 dollars contre 45,44 dollars anticipés en août, l’abaissant pour le deuxième mois d’affilée après l’avoir relevée lors des cinq précédentes enquêtes. Pour 2017, le Brent, qui est à 43,34 dollars le baril en moyenne cette année, est prévu à 57,28 dollars le baril contre 57,90 dollars dans la projection précédente. « Nous sommes pessimistes quant aux chances d’un accord global lors de la réunion de novembre de l’OPEP car les producteurs ont toujours rechigné à accepter ou à adhérer à des quotas de production individuels », dit Ashley Petersen, analyste de Morgan Stanley. Le a décidé de réduire légèrement sa production à 32,5-33,0 millions de barils par jour (bpj) afin de mettre un terme à une « guerre de la production » qui s’est traduite par un engorgement du marché et une chute des cours de plus de moitié depuis la mi-2014. Selon des sources de l’OPEP, les ministres de l’Energie d’Arabie saoudite, d’Iran et d’Irak figureront parmi les délégués de l’OPEP qui rencontreront la Russie pour des discussions informelles la semaine prochaine en marge d’une conférence sur l’énergie à Istanbul. La prochaine réunion officielle de l’OPEP aura lieu le 30 novembre à Vienne. La production de l’OPEP a atteint 33,6 millions bpj en septembre contre 33,53 millions le mois précédent, selon un rapport fondé sur les données des armateurs et les informations de sources industrielles. Un rééquilibrage du marché est peu probable avant la mi-2017 même si la demande mondiale augmente de plus d’un million bpj l’année prochaine, disent les analystes. « Nous pensons que les profits d’une hypothèse de gel seront vite oubliés car la production sera gelée à des niveaux élevés, ce qui laissera un excédent d’offre sur le marché et repousse un peu plus, à la fin 2017, la perspective de rééquilibrer le marché pétrolier », commente Harry Tchilinguirian  (BNP Paribas).

 

Fillon aimerait voir Hollande et Sarkozy comparaître devant le Conseil constitutionnel

Fillon aimerait voir Hollande et Sarkozy comparaître devant le Conseil constitutionnel

 

Fillon aimerait voir Hollande et Sarkozy comparaître devant le conseil constitutionnel d’après une information du Figaro. Un souhait difficile à réaliser car le conseil constitutionnel n’est pas une juridiction qui sanctionne les personnes mais les textes afin de vérifier leurs conformités avec la constitution. En réalité, Fillon connaît bien les mécanismes des institutions juridiques mais c’est sa manière à lui d’indiquer que le comportement des deux présidents de la république n’est pas conforme à l’esprit constitutionnel, « par manque de dignité » surtout. En campagne ce jeudi à Lyon, François Fillon s’en est pris au président «qui fait tout, le fait mal et fait perdre à la fonction sa dignité». Le candidat à la primaire de la droite et du centre, ciblant directement celui qu’il a pris l’habitude de surnommer «le président de fait divers», «qui parle à tort et à travers du matin au soir, ce qui l’amène forcément à dire n’importe quoi et à se faire contredire». Mais François Fillon va plus loin encore et imagine une procédure inédite: «On devrait pouvoir traduire les deux derniers présidents – l’actuel mais aussi l’ancien – devant le Conseil constitutionnel pour non-respect de la Constitution», a-t-il assuré devant une cinquantaine d’élus et entrepreneurs influents de la région lyonnaise, réunis au cours d’un déjeuner organisé par l’ancien député RPR Marc Fraysse. «Ce qui se produit aujourd’hui avec Sarkozy ou Hollande et qu’on attribue à la durée du quinquennat, alors que c’est surtout la personnalité qui est en jeu, est un vrai détournement de la fonction présidentielle», s’est-il exclamé. Avant de regretter: «Les gens ne respectent plus cette fonction à cause de la façon dont elle été conduite ces dernières années.» Lui veut «montrer l’exemple» à travers un gouvernement de 15 ministres, «pas un de plus et sans secrétaire d’État», comme c’était d’ailleurs le cas lors de son premier gouvernement en 2007. «Ça s’est gâté ensuite», reconnaît-il. Toujours concernant sa vision des institutions et de la fonction politique, il a une nouvelle fois justifié son refus, contrairement à ses concurrents, d’aller dans les émissions de semi-divertissement «qui consistent à faire passer les élus pour des hommes de spectacle». «Certains hommes politiques se prennent pour des stars, pour des vedettes alors qu’ils devraient simplement être des hommes et des femmes engagées», a-t-il lancé. Dans son entourage, on rappelle encore le mélange des genres dans les médias entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni. S’il estime que «le système médiatique en général a tendance à tourner en dérision les élus, il faut dire que certains d’entre eux s’y prêtent bien», conclut-il.

Terrorisme : 15.000 islamistes suivis

Terrorisme : 15.000 islamistes suivis

 

Alors que politiques et médias se focalisent depuis des mois et des mois sur le fameux fichier S qui comporterait entre 1000 et 1500 personnes, le JDD révèle qu’en réalité ce sont 15 000 individus qui sont suivis pour motif de radicalisation à caractère terroriste. Dans la guerre contre le terrorisme, les services de police et de renseignement français ciblent environ 15.000 individus susceptibles de constituer une menace. Alors que l’opinion et la plupart des responsables politiques se focalisent sur les fameuses fiches S, ces personnes sont recensées dans une base de données plus récente et infiniment moins connue : le Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). Créé en mars? 2015 par un décret confidentiel, il énumère les islamistes radicaux français ou résidents sur notre territoire qui sont signalés et suivis. Parmi ceux-ci, 4.000 constituent « le haut du spectre », dixit un responsable policier, c’est-à-dire les plus susceptibles de passer à l’action, et que les agents de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) suivent de très près, en tant qu’ »objectifs opérationnels ». Un nombre de suspects à peu près équivalent jugés moins dangereux sont surveillés par le Service central du renseignement territorial (SCRT). Le reste des personnes figurant au fichier incombe à la PJ, aux gendarmes et au renseignement parisien.

(JDD)

 

Ferroviaire : hausse des péages , une contradiction de plus

Ferroviaire : hausse des péages , une contradiction de plus

Difficile de comprendre la cohérence de la politique concernant l’avenir du ferroviaire et plus généralement la cohérence de la politique des transports. En effet,  en quelques jours on vient d’annoncer une commande de TGV pour sauver Alstom Belfort (TGV qui circuleront sur des voies à vitesse limitée), que de nouvelles lignes à grande vitesse ne seront pas construites avant une trentaine d’années, que SNCF réseau ne devra plus financer d’éventuelles lignes nouvelles, que l’agence de financement des infrastructures n’a pas non plus les moyens, enfin cerise sur le gâteau on vient de décider une hausse des péages pour le fret ferroviaire. Une dernière mesure qui va plomber encore un peu plus une activité en voie de disparition. Le transport ferroviaire n’est déjà pas compétitif et ce n’est sans doute pas l’augmentation des péages qui risque d’améliorer encore la situation. Le gouvernement a présenté son plan de relance du fret ferroviaire, incluant notamment un « rattrapage » des péages. « Les tarifs payés en France sont très largement inférieurs à la moyenne européenne. Nous sommes obligés d’avoir un rattrapage, puisque l’Europe exige qu’il y ait un prix qui corresponde à ce que ça coûte », a expliqué le secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies, lors d’une conférence de presse.  Les péages du fret ferroviaire augmenteront donc chaque année entre 2018 et 2027, « de l’ordre de 4,6% par an au-delà de l’inflation » dans le secteur ferroviaire, précise le gouvernement dans son « plan d’action pour la relance du fret ferroviaire ». Cette hausse sera toutefois conditionnée aux trois quarts (soit 3,45% hors inflation) à l’amélioration des services rendus par SNCF Réseau, gestionnaire des voies ferrées françaises et percepteur des péages facturés aux opérateurs de fret – SNCF Mobilités et ses concurrents privés.

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Airbus : La Pologne trahit l’Europe

Airbus : La Pologne trahit l’Europe

 

Ce n’est pas la première fois que la Pologne  prend des positions anti européennes mais cette fois avec l’annulation d’une commande de 50 hélicoptères militaires Caracal d’Airbus c’est la goutte qui pourrait faire déborder le vase.  Une Pologne très contradictoire qui a largement bénéficié des soutiens économiques et qui maintenant prend le large vis-à-vis de la solidarité économique de l’union européenne.  L’aide apportée aux ex pays de l’Est a en effet été considérable sans parler de l’aide politique pour que ces pays se libèrent du joug soviétique. En refusant d’acheter les hélicoptères d’Airbus la Balagne manifeste encore son alignement sur les États-Unis. Certes le gouvernement euro sceptique actuel de la Pologne n’est pas rien dans cette décision. Pour autant on observe en Pologne comme dans d’autres pays de l’Est des velléités de se coupé des principes européens tant dans le domaine économique que dans le domaine des valeurs républicaines. La relation entre les deux pays membres de l’Union européenne et de l’Otan va être « gravement affectée » par la décision polonaise et la France va « réexaminer l’ensemble » de sa coopération en matière de défense avec la Pologne, selon une source française proche du dossier. L’Etat français, actionnaire d’Airbus à hauteur de 11%, veillera à ce que le groupe réexamine ses projets d’investissements en Pologne, a ajouté cette source. Le contrat, qui portait sur la livraison de 50 hélicoptères Caracal pour un montant de 13,5 milliards de zlotys (3,14 milliards d’euros), représentait plus de 3.000 emplois en Pologne, selon Airbus. Airbus Group emploie actuellement environ 900 salariés en Pologne, dans le spatial, les hélicoptères et les avions militaires, avec un centre de recherche dans le pays. Sur le plan diplomatique, les consultations envisagées le 13 octobre à Varsovie en présence de François Hollande ont été reportées sine die après la confirmation, vendredi, par le ministre polonais de la Défense de l’annulation de l’appel d’offres remporté en avril 2015 par Airbus Helicopters. Une visite du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, prévue lundi dans la capitale polonaise, a elle aussi été annulée. « Le président de la République a demandé au ministre des Affaires étrangères de se rendre rapidement à Varsovie », indique-t-on dans l’entourage de François Hollande. Le Quai d’Orsay a fait savoir un peu plus tard que Jean-Marc Ayrault ne se rendrait pas jeudi à Varsovie, contrairement à ce qui avait été auparavant annoncé. Le ministre polonais des Affaires étrangères, Witold Waszczykowski, a assuré que « les consultations entre les gouvernements polonais et français ont été reportées, pas annulées ». Expliquant que « l’offre finale d’Airbus Helicopters ne répondait pas à nos attentes », il a ajouté rester confiant dans la poursuite de la coopération avec la France. L’accord sur le contrat avait été conclu par le précédent gouvernement polonais, battu aux législatives d’octobre 2015 par le parti Droit et Justice (PiS), eurosceptique. Airbus avait à l’époque été préféré à l’américain Sikorsky et à l’italien AgustaWestland. « Avant on avait une plateforme de centre-droit qui comprenait qu’il était dans l’intérêt de la Pologne, au-delà de l’axe avec les Etats-Unis, d’entretenir une relation bilatérale avec les Français et les Allemands », note une source diplomatique française. (Avec Reuters)

Sarkozy sort de son chapeau un référendum sur l’immigration et la sécurité

Sarkozy sort de son chapeau un référendum sur l’immigration et la sécurité

Parce  que l’intéressé est en  forte difficulté dans les sondages par rapport à Juppé sans parler des affaires qui hypothèquent son avenir politique. Du coup il ne faut guère s’étonner si Sarkozy sort de son chapeau un  référendum sur l’immigration et la sécurité. Il faut même sans doute s’attendre à ce que Sarkozy propose tout et n’importe quoi pour tenter de remonter la pente glissante sur laquelle il se trouve. Curieux cette soif soudain de référendum pendant une campagne électorale. En effet la campagne terminée les présidents en général  se garde bien de gérer la démocratie à coups de référendum du fait du danger qu’ils  représentent En outre réduire la démocratie à un oui ou à un non n’est pas nécessairement un progrès significatif. De toute manière la proposition de Sarkozy serait anti constitutionnel. Il conviendrait alors de changer la constitution, ce qui n’est pas à l’ordre du jour et sans doute pas la priorité du moment même s’il faut bien les graves insuffisances de notre démocratie. Nicolas Sarkozy a donc annoncé vendredi soir qu’il soumettrait à référendum, s’il est élu président en 2017, ses propositions contestées de suspendre le regroupement familial et de placer en rétention administrative des personnes fichées « S » représentant une menace potentielle. Invité du journal de 20 heures de France 2, l’ancien président a choisi l’opposition frontale avec Alain Juppé, favori de la primaire d’investiture à droite, en mettant en avant deux mesures de son programme, que le maire de Bordeaux rejette, sous le sceau gaulliste de la « souveraineté populaire ». Alain Juppé avait estimé en août dernier dans un entretien au Figaro que la suspension du regroupement familial n’était pas « une attitude humaine ». Quant aux « fichés S », s’il juge fondé leur placement en rétention dans l’hypothèse d’une menace, il exige une intervention de l’autorité judiciaire en amont. Nicolas Sarkozy souhaite un contrôle a posteriori du juge. L’automaticité du regroupement familial, instaurée en 1974 en France, est « un débat sensible, fort, grave, important : je pense qu’il doit être tranché par les Français », a dit Nicolas Sarkozy sur France 2. « Je poserai donc par référendum cette question le jour du deuxième tour des législatives, le 18 juin 2017 : Est-ce que les Français sont d’accord pour que nous supprimions, nous suspendions le droit automatique au regroupement familial tant que l’Europe ne s’est pas dotée de frontières dignes de ce nom et d’une politique européenne migratoire? » Deuxième question, posée le même jour : « Etes-vous d’accord, à l’image de ce que font nos amis britanniques, pour que le ministre de la Sécurité puisse décider de la mise en internement administratif des fichés S les plus dangereux? » « Je vais rendre la parole à la souveraineté populaire », a lancé l’ancien président. « Donner la parole au peuple, sur des sujets aussi importants, c’est faire le choix de la démocratie », a-t-il souligné. Nicolas Sarkozy a par ailleurs implicitement accusé vendredi soir Alain Juppé de « compromission » et de « confusion déloyale » pour avoir invité les électeurs de gauche à participer à la primaire d’investiture présidentielle de la droite et du centre. L’enjeu de la participation au scrutin des 20 et 27 novembre, pour lequel le maire de Bordeaux part favori, attise l’antagonisme entre les deux hommes, au point qu’Alain Juppé a déclaré jeudi soir sur France 2 que l’ancien président était pris de « panique » face à des sondages défavorables.

(Avec Reuters)

Bilan de santé de François Hollande : un président normal

Bilan de santé de François Hollande : un président normal

On est rassuré, le bilan de santé du président de la république confirme sa normalité. Bref une santé normale pour un président normal. Normal, c’est-à-dire représentatif d’une classe politique incompétente et impuissante. C’est vrai qu’au regard des autres Hollande a du mal à se distinguer. En gros il suit le cours des décisions contradictoires des technocrates, un coup on augmente la fiscalité, un coup on la diminue par exemple (même si globalement le taux de prélèvement obligatoire progresse encore). La France n’a pas besoin d’un président normal encore moins sans doute d’un président anormal du type de celui qui a précédé Hollande. Le pays a besoin d’un président compétent et déterminé. La normalité de François Hollande ne constitue pas une tare médicale mais bien une maladie sur le plan politique. Cette normalité aurait mieux été adaptée pour un poste de sous-préfet en province ou de curé de campagne. François Hollande a donc subi à sa demande une série d’examens médicaux dont le résultat s’est révélé « normal », a fait savoir vendredi l’Elysée dans un communiqué. Un examen clinique et paraclinique ainsi qu’une analyse biologique ont été pratiqués par le service médical de l’Elysée et un bilan cardiologique a été réalisé à l’hôpital d’instruction des armées de Percy, près de Paris, précise la présidence. « L’ensemble des résultats de ces différents examens s’est révélé normal », peut-on lire dans le communiqué signé par le médecin-chef de l’Elysée. Depuis 2012, les services de François Hollande publient régulièrement ce type de bulletins. Le précédent remontait au mois de septembre 2015.

Emplois : ça se tasse aux Etats-Unis

Emplois : ça se tasse aux Etats-Unis

La croissance de l’emploi se tasse au États-Unis témoignant ainsi de l’affaiblissement de la croissance. Du coup les perspectives d’augmentation des taux la Fed s’éloigne encore un peu plus. Pas certain non plus que ces taux remontent en 2017 comptes tenus de perspectives de croissance nettement en repli et finalement proche de la croissance qui sera celle de l’Europe, c’est-à-dire une croissance relativement molle. Les créations d’emploi ont ralenti de manière inattendue en septembre aux Etats-Unis, pour un troisième mois consécutif, ce qui pourrait affaiblir les arguments en faveur d’une prochaine hausse des taux de la part de la Réserve fédérale. Le nombre de créations d’emploi non-agricole a atteint 156.000 le mois dernier, après 167.000 en août, chiffre révisé en hausse par rapport aux 151.000 donnés en première estimation, a annoncé vendredi le département du Travail. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à 175.000 créations de postes en septembre. Pour juillet et août, les chiffres révisés montrent que l’économie américaine a créé 7.000 emplois de moins sur ces deux mois par rapport aux précédentes estimations. Le taux de chômage a augmenté d’un dixième de point le mois dernier, à 5,0%, ce qui est dû en partie à un afflux d’Américains sur le marché du travail. « C’est suffisamment bon pour ne pas alimenter les inquiétudes sur un glissement des Etats-Unis » dans une récession économique, a commenté Michael Jones chez RiverFront Investment Group. Ce rapport mensuel sur l’emploi est le dernier avant la prochaine réunion du comité de politique monétaire de la Fed le 1er et le 2 novembre. La probabilité d’un tour de vis monétaire à cette occasion paraît très faible en raison de la proximité de cette réunion avec l’élection présidentielle américaine du 8 novembre.

(Avec Reuters)

Sécurité Routière: plus 30 % pour la mortalité, pourquoi

Sécurité Routière: plus 30 % pour la mortalité, pourquoi

Réponse comme à chaque fois : on n’en sait rien. Régulièrement le ministre ou l’office national de la sécurité routière annonce soit des chiffres en augmentation ou en baisse pour les tués et blessés de la route. En réalité aucun organisme compétent n’analyse de manière scientifique les facteurs explicatifs de ces variations. Du coup on s’en remet à des explications de bistrot ou alors  on en profite pour justifier une augmentation du nombre de radars (par ailleurs sans doute indispensables).  Après avoir observé une légère baisse ces derniers mois, la mortalité routière était de nouveau en hausse en septembre. L’office national interministériel de la sécurité routière (ONISR) a en effet annoncé, vendredi, que le nombre de tués sur les routes françaises avait bondi de 30,4% en septembre. 335 personnes ont perdu la vie, soit 78 de plus qu’en septembre 2015. Des chiffres qui mettent un terme à la tendance à la baisse amorcée entre juin et août. Selon l’ONISR, «cette hausse de la mortalité routière est à mettre en regard de la comparaison statistique avec un mois de septembre 2015 exceptionnel, qui avait connu une baisse très forte du nombre de personnes tuées sur les routes (-17,4% ndlr), en partie en raison de conditions météorologiques très défavorables, marquées par de fortes pluies et inondations» qui limitent les déplacements. Seul point positif, le nombre d’accidents corporels a diminué de 1,2%, et le nombre de blessés a baissé de 3,4%. Cette progression fait craindre une troisième année consécutive d’augmentation. Après douze années de baisse, la France a vu repartir à la hausse le nombre de victimes de la route. 3.384 personnes sont mortes en 2014 (+3,5% par rapport à 2013) et 3.464 en 2015 (+2,4% par rapport à 2014). Depuis trente-cinq ans, la France n’avait jamais enregistré deux années consécutives de hausse de la mortalité. La sécurité routière a souligné la «détermination du gouvernement à mettre en œuvre l’ensemble des mesures décidées en 2015, notamment celles prises par le Comité interministériel de sécurité routière» d’octobre 2015, «dont onze mesures seront examinées la semaine prochaine à l’Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi de modernisation de la justice du XXIe siècle». Rappelons l’essentiel des mesures qui avaient été préconisées :

«   »Les routes de France ne peuvent pas être un cimetière ». C’est sur un ton volontairement alarmiste que le premier ministre Manuel Valls a présenté vendredi 2 octobre 20155 les 22 mesures arrêtées au terme d’un comité interministériel consacré à la sécurité sur les routes.

Alors que le nombre de morts est reparti à la hausse après plusieurs années de baisse (3384 personnes ont perdu la vie en 2014), le chef du gouvernement a réitéré l’objectif de « réduire la mortalité routière de moitié » d’ici 2020. Un objectif beaucoup plus difficile à atteindre en raison des effets de paliers. « Nous ne sommes plus à un moment où une seule mesure (ceinture de sécurité, permis à points) peut constituer l’alpha et l’omega pour faire diminuer le nombre de morts », a reconnu Manuel Valls.

Ceci explique peut-être pourquoi aucune mesure phare ne se détache réellement de la batterie de préconisations présentées ce vendredi depuis l’Hôtel de Matignon. La plus surprenante est aussi la plus anecdotique. Pour la première fois, des drones vont être expérimentés pour détecter les conduites à risque sur les routes françaises en lieu et place des hélicoptères.  Les tests salivaires pour repérer les automobilistes conduisant sous influence remplaceront bien les prises de sang. En attendant que ces appareils fassent leurs preuves, le gouvernement compte avant tout sur l’intensification des contrôles radars pour responsabiliser les automobilistes dont l’attention s’est manifestement relâchée ces dernières années. Manuel Valls a notamment annoncé que le parc vieillissant, qui compte 4200 appareils installés, passera à 4700 d’ici trois ans. L’Etat va multiplier les radars embarqués (qui ne sont pas repérables par les dispositifs anti-radars) en externalisant leur exploitation à des opérateurs agréés. Après avoir testé les radars à double sens, les autorités vont également déployer des radars de nouvelle génération capables de détecter de nouvelles formes d’infractions (comme l’interdiction de demi-tour). Des dispositifs de leurre seront également installés de manière à accroître la vigilance des conducteurs. Techniquement, les radars fixes seront toujours signalés par un panneau d’avertissement. Mais près de 10.000 panneaux annonceront des radars qui n’existent pas.

Manuel Valls a tenu à justifier cette intensification des contrôles radars, très impopulaires et souvent soupçonnés d’alimenter les caisses de l’Etat. Le premier ministre a notamment rappelé que les recettes engrangées par les radars (600 millions d’euros à ce jour) servent à financer l’entretien et l’installation de ces contrôles et participent au financement des infrastructures routières ainsi qu’aux collectivités locales. »

Après l’amour est dans le pré, la politique est dans le pré

Après l’amour est dans le pré, la politique est dans le pré

 

Ça risque de dégouliner grave de sentimentalisme avec l’émission Une ambition intime, sur M6 de Karine Le Marchand, La présentatrice de l’amour est dans le pré nous a habitué à l’exhibitionnisme sentimental. On attend encore qu’elle manifeste un peu de vraie sensibilité et d’intelligence au lieu de se rouler dans la sensiblerie et le voyeurisme ridicule. En outre et surtout la vie strictement privée des responsables politiques n’a pas lieu d’être étalé dans le paysage médiatique. Pourquoi pas aussi la psychanalyse ? Ou mieux la sexualité des hommes politiques? Pour gagner quelques téléspectateurs la télévision ne recule devant rien mais elle tutoie maintenant le caniveau. En cette année électorale, M6 n’a pas voulu faire une émission politique comme les autres, mais révéler l’intimité des hommes et des femmes qui veulent accéder à la plus haute fonction de l’Etat. Dans son communiqué de presse, la chaîne se demande  »qui sont ces femmes et ces hommes qui souhaitent nous gouverner ». Et de promettre : « C’est sans fard et avec sincérité qu’ils ont décidé de prendre la parole pour nous dévoiler leur enfance, leur histoire, leurs passions, dessinant, grâce aussi aux témoignages de leurs proches, leur personnalité et les ressorts de leur ambition. » Dans un portrait diffusé dimanche prochain, Bruno Le Maire est le premier à s’essayer à l’exercice. Mais la plupart des tournages sont d’ores et déjà en boîte. Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, François Fillon ou encore François Bayou ont ainsi déjà participé. A chaque fois, le principe est le même : l’invité, interrogé par Karine Le Marchand, évolue dans un appartement redécoré avec des objets en lien avec leur vie privée. Pour Bruno Le Maire, la photo de son couple mise sur le chemin jusqu’à la terrasse suscite une parole pour sa femme. Son vin préféré sur la table lui permet de confier qu’il boit un verre chaque soir. « Pour calmer les nerfs, c’est très très bien », précise-t-il. Chaque détail est l’occasion de découvrir et faire parler l’invité. « Ces rencontres ont été de vraies découvertes. Des gens à l’opposé de leur image publique. Je ne sais d’ailleurs pas comment ils vivent avec ça au quotidien », confie au JDD la présentatrice de L’amour est dans le pré qui aurait sans doute mieux fait de continuer sa carrière de mannequin plutôt que de tenter celle de présentatrice ou journaliste.

2017 : Julien Letailleur, le candidat virtuel pour une démocratie virtuelle

2017 : Julien Letailleur, le candidat virtuel pour une  démocratie virtuelle

 

 

Julien Letailleur, un candidat virtuel pour 2017, candidat à une démocratie virtuelle. Le personnage n’existe pas, c’est le  produitsde l’imagination d’un internaute Antoine Brachet d’après RTL qui le présente. Julien Letailleur,  Un candidat virtuel « crowd-sourcé » qui se veut le porteur des idées de membres de réseaux sociaux. Il souhaite une chose : réinventer la démocratie. Une sorte de prétendant transparent et dépersonnalisé pour une démocratie opaque complètement et cotiser par les prétendants à la magistrature suprême. L’idée en elle-même est intéressant dans la mesure où en moyenne l’abstention et de leur deux 50 % ce qui témoigne du désintérêt des citoyens vis-à-vis du fonctionnement du système politique. Pas sûr cependant que ce candidat qui va se cantonner dans la virtualité puisse faire prendre en compte de manière concrète ses réflexions par les responsables en concurrence pour l’élection présidentielle. Le système est tellement cadenassé par les appareils politiques qu’un individu ou un groupe n’a aucune chance d’être élu bien sûr et même dans le cas présent d’être entendu. La crise que nous vivons a bien sûr des dimensions économiques, sociales et aussi sociétales et culturelles. Notamment pour les dimensions visant le fonctionnement démocratique. La dynamique d’un pays repose beaucoup sur le moral des facteurs et des citoyens. Malheureusement la France occupe la tête des pays les plus pessimistes sans doute un des facteurs explicatifs majeurs de la situation globale dans laquelle elle patauge. Les Français ne croient plus pour près de 80 % à la capacité des organisations politiques à modifier de manière significative la situation du pays. Une raison supplémentaire pour ouvrir les fenêtres d’une démocratie confinée dans l’espace réduit des pros de la politique qui vive de ce métier « Voter pour moi, c’est voter pour vous même », assure Julien Letailleur dans sa déclaration de candidature à l’élection présidentielle en 2017. Mais Julien Letailleur est loin d’être un candidat classique, c’est un candidat virtuel « crowd-sourcé », ce qui signifie que son programme est élaboré par les citoyens.  « Je ne veux être qu’un porte-parole (…) Je ne suis que votre représentant sans autre objectif que d’être la courroie de transmission de vos idées », atteste-t-il dans sa vidéo« Voter pour moi, c’est pour vous engager à apporter votre pierre à l’édifice du programme que nous allons construire ensemble et qui sera porté dans le débat public ». La volonté de ce candidat pas comme les autres est de « réinventer le mode d’exercice de la démocratie ».   Julien Letailleur a son site Internet, son compte Twitter, sa page Facebook, des articles de presse qui parlent de lui et déjà même quelques soutiens. Mais qui se cache derrière ce candidat pas comme les autres ? Un certain Antoine Brachet, 38 ans et cofondateur du collectif « Les 100 barbares », un groupe de citoyens qui officie sur le web, au travers des réseaux sociaux, pour changer le système.  Interrogé par 20 minutes, Antoine Brachet explique que Julien Letailleur est le héros du roman Un peuple totalitaire. Un ouvrage collaboratif à l’initiative d’une communauté d’individus qui estiment ne pas être écoutés par le système. « C’est un conseiller à l’Elysée qui s’interroge sur la démocratie. (…) Il se demande si on ne pourrait pas aller vers une démocratie plus ‘liquide’, où tout citoyen aurait accès en permanence aux leviers du pouvoir », précise Antoine Brachet. Il explique avoir fait le choix de le faire exister au delà du roman du fait qu‘ »il est fictif, n’a pas d’ego, ne fera jamais passer son intérêt personnel devant l’intérêt collectif. On l’a donc d’abord sorti du roman, en l’inscrivant sur les réseaux sociaux. On s’est rendu compte que beaucoup de gens avaient envie de lui parler », assure l’initiateur des « 100 barbares ».  Concrètement, le programme de Julien Letailleur sera le reflet des envies et des idées de toute personne qui souhaite y contribuer. C’est le concept du « crowd-sourcing », à l’image du « crowdfunding », le financement participatif, qui permet à tout un chacun de contribuer à un projet qui lui tient à cœur. Là ce n’est pas de l’argent qui est demandé mais bien des idées. Un modèle qui a fait ses preuves dans de nombreux domaines mais pas encore en politique. Ce à quoi Antoine Brachet entend bien palier. Par des sondages sur les réseaux sociaux, des rencontres mensuelles mais aussi un outil qui permet d’interroger les utilisateurs et de faire émerger les sujets les plus plébiscités, le projet du candidat Letailleur pourra alors prendre forme.

 

(Avec RTL, agence et 20 minutes)

Référendums : une proposition électoraliste de Sarkozy

Référendums : une proposition électoraliste de Sarkozy

Sur Europe 1 le constitutionnaliste Oliver Duhamel considère que les propositions de Sarkozy sur les referendums, sont essentiellement électoralistes. Nicolas Sarkozy propose aux Français de prendre exemple sur les Britanniques en autorisant le ministre de la Sécurité à « décider de la mise en internement administratif des fichés S les plus dangereux » et ce, sans l’intervention d’un juge. Le candidat est convaincu « qu’on doit limiter la liberté de ces gens-là pour protéger la liberté des citoyens français. » Un principe de privation de liberté a priori que Nicolas Sarkozy avait déjà évoqué en septembre dernier. Mais cette mesure choc est-elle en accord avec la constitution ?
Peut importe que ce soit constitutionnel ou non. La réponse est non pour Olivier Duhamel, spécialiste des institutions d’Europe 1. « Donner l’autorisation d’interner sans intervention d’un juge serait contraire à la constitution. Maintenant, c’est le Conseil constitutionnel qui le confirmera ou pas. Mais que ce soit inconstitutionnel, donc impossible ou pas, ce n’est pas le problème de Nicolas Sarkozy. »
« Ça lui est complètement égal s’il ne peut pas le faire après. Son seul but c’est, aujourd’hui, de proposer quelque chose de spectaculaire et de susceptible de gagner des voix. Après, si ça ne se peut pas, qu’est-ce que ça peut faire ? » D’ailleurs, le président Hollande s’était engagé à saisir le Conseil d’État sur cette question après les attentats. Mais tous les spécialistes s’accordaient à dire qu’un internement par précaution ne serait pas envisageable.
Une stratégie électorale. Pour le spécialiste, la justification d’une telle proposition est ailleurs : Nicolas Sarkzoy joue son rôle de candidat à la primaire de la droite. Il cherche donc à séduire le plus d’électeurs possible. « Le fond de son calcul c’est que, d’une part, beaucoup d’électeurs républicains sont aujourd’hui, sur ces questions, sur une ligne très sécuritaire et très autoritaire. »
« Et d’autre part qu’il faut qu’il récupère des électeurs d’extrême droite, des électeurs du Front national, en plus grand nombre qu’Alain Juppé [son principal rival] va récupérer d’électeurs sympathisants de gauche. Donc il va de plus en plus loin sur des thématiques de la droite dure voire de l’extrême droite pour essayer de parvenir à ses fins. »
Réforme démocratique : ça va retomber à plat.

Ce que pense 20 Minutes l’historien Jean Garrigues, spécialiste d’histoire politique dans une interview à 2 minutes. Qui n’aborde que de manière allusive la question fondamentale de la sociologie du personnel politique ou la question de la démocratie active qui ne se limite pas au dépôt d’un bulletin dans l’urne.
La volonté de renouvellement démocratique est-elle une nouveauté dans le débat politique ?
Non, ce thème a déjà plusieurs décennies. Le premier à avoir réformé la Ve République est son père fondateur, le général De Gaulle, qui en 1962 décide de faire élire le président au suffrage universel. On peut évoquer la révision du septennat qui a renforcé la présidentialisation en couplant l’agenda législatif et présidentiel. Depuis plusieurs années, le thème de VIe République est régulièrement mis en avant par Jean-Luc Mélenchon ou Arnaud Montebourg par exemple. A gauche, mais aussi chez François Bayrou et les centristes, on demande davantage de proportionnelle depuis longtemps.
L’introduction d’une part de proportionnelle à l’Assemblée était d’ailleurs une promesse de campagne de Hollande. Elle ne sera pas tenue. N’est-ce pas le lot des réformes institutionnelles ?
C’est un peu l’impression que ça donne. La proportionnelle, on en parle depuis longtemps et ça ne vient pas. Il y a une raison logique : le parti qui remporte l’élection présidentielle n’a pas intérêt à voir écorner sa majorité. Mêmes réticences sur le non-cumul des mandats. On voit bien l’opposition du Sénat : ceux qui doivent la voter sont les premiers concernés. Il est à craindre que beaucoup de ces projets de réformes tombent à plat. C’est tout le problème du blocage entre les élites politiques qui ont tendance à vouloir maintenir le système et la demande populaire. Il faut ajouter à ça le poids de « l’exception française » : toute une génération politique nourrie par la culture gaullienne qui rend difficile le fait de penser aux systèmes parlementaires d’autres pays européens. Il y a un tabou répulsif de la IIIe et IVe République sur ce sujet.

Aujourd’hui, de Macron à Mélenchon, du président aux candidats de droite. Tout le monde en parle…
La crise de confiance entre les acteurs politiques et les citoyens n’a jamais été aussi forte. Il est normal de réfléchir à des transformations des institutions. Il y a un mouvement de fond, une aspiration du corps civique à plus de démocratie, qu’on retrouve dans les mouvements citoyens ou à Nuit Debout. En 2008, il y a eu une petite amorce de rééquilibrage avec la commission sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions, présidée par Édouard Balladur. Les politiques se rendent compte que ce n’est pas assez. Dans nos élections intermédiaires, près de la moitié des électeurs s’abstiennent…

Quelles sont les pistes pour tenter de renouveler la démocratie ?
Deux directions existent. Une direction de nature fonctionnelle : comment améliorer le fonctionnement des institutions. En accélérant les processus parlementaires, par exemple, comme propose Hollande de réduire le nombre de lectures par Chambre pour les textes en urgence. Ce ne sera pas spectaculaire mais bien efficace. Il y a aussi la direction plus symbolique, en imposant davantage de transparence, en organisant des audits des ministres ou un contrôle populaire de l’action présidentielle comme le propose Macron. On peut évoquer aussi l’augmentation des initiatives législatives populaires, le recours aux droits de pétition, le renouvellement du personnel politique…

Ces thématiques seront-elles au centre de la campagne ?
Je pense qu’elles devraient l’être, car la défiance politique atteint un niveau exceptionnel. Malheureusement, on voit très bien la direction que certains veulent donner à la campagne : sécurité, immigration, laïcité, des sujets plus spectaculaires. A coté, le problème majeur dans nos sociétés, la hausse du chômage, sera encore déterminant. Je crains que la thématique du renouvellement démocratique soit encore une fois laissée de côté.

 

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Coca-Cola : champions de l’évasion fiscale

Coca-Cola : champions de l’évasion fiscale

 

Coca-Cola fait ce que font nombreux de multinationales à savoir internaliser les charges dans les pays à forte fiscalité et externaliser les bénéfices dans des paradis fiscaux. La société mère matraque ces filiales qui font le travail et place ses profits dans une île paradisiaque du point de vue fiscal en tout cas. En plus une société fictive qui matériellement est constituée par une boîte à lettre ! Une manière efficace d’échapper au fisc des pays où le coca est produit et consommé, aussi au Fisc américain. Lorsque vous achetez une bouteille de Coca-Cola, vous ne vous doutez pas que votre argent va suivre un circuit financier complexe, passant dans plusieurs paradis fiscaux, pour atterrir finalement aux îles Caïmans… C’est pourtant ce qui se passe. Et c’est probablement pour tirer cela au clair que le fisc français a effectué jeudi dernier un raid spectaculaire dans la filiale française chargée du marketing (Coca-Cola Services France SAS) mais aussi chez celle chargée de la mise en bouteille (Coca-Cola Entreprise SAS). Car il faut savoir que, dans la plupart des pays, The Coca-Cola Company se contente d’exploiter la recette, les marques, et de fabriquer un concentré de la boisson. Ce concentré est ensuite vendu à des embouteilleurs, qui y ajoutent de l’eau gazeuse afin d’obtenir le breuvage final. Ainsi, The Coca-Cola Company conserve l’essentiel de la valeur et donc de la marge. Sa marge opérationnelle tourne autour de 20%. Les embouteilleurs sont bien moins rentables, et payent donc bien moins d’impôts. Ainsi, Coca-Cola Enterprises Inc, l’embouteilleur qui couvre la plupart des pays européens (France, Grande-Bretagne…), réalise une marge opérationnelle de 12%. Et l’embouteilleur français, Coca-Cola Entreprise SAS, ne génère que 4,5% de marge d’exploitation, ce qui lui permet de limiter au minimum le montant du virement envoyé au fisc au titre de l’impôt sur les sociétés  The Coca-Cola Company ne garde pas seulement la valeur pour elle, mais s’arrange aussi pour la mettre à l’abri dans un paradis fiscal. Précisément, dans la plupart des pays d’Europe et d’Afrique, le concentré est vendu aux embouteilleurs par Atlantic Industries Ltd, une filiale immatriculée aux îles Caïmans. Ou alors par European Refreshments Ltd, une société irlandaise détenue à 99% par la filiale aux Caïmans. L’embouteilleur français n’indique pas dans ses comptes à qui il achète le concentré, et, quand on lui pose la question, refuse de répondre. Mais les choses sont claires chez l’embouteilleur britannique, qui fait partie du même groupe: les comptes indiquent que le concentré est bien acheté à ces filiales basées aux îles Caïmans et en Irlande. Ces achats représentent même 44% des charges d’exploitation. Mais ce n’est pas tout. Une fois ces profits remontés aux îles Caïmans, The Coca-Cola Company évite bien évidemment de les rapatrier aux États-Unis. À défaut, il lui faudrait céder 35% de ces bénéfices au fisc américain. En 2004, le géant d’Atlanta a juste profité d’une fenêtre de tir très favorable. À l’époque, le président George W. Bush avait autorisé les multinationales américaines à rapatrier leurs profits, en les taxant à seulement 5,25%. The Coca-Cola Company en avait profité pour rapatrier 7,5 milliards de dollars, dont 6 milliards en provenance de paradis fiscaux. Selon un rapport du congrès américain, « la quasi-totalité des bénéfices rapatriés provenait d’une filiale aux îles Caïmans, sans aucun employé, et dont la fonction principale, selon les propres mots de Coca-Cola, est de fournir une isolation juridique par rapport à ses actifs américains ». En effet, la filiale aux îles Caïmans est en réalité une simple boîte aux lettres hébergée chez un cabinet spécialisé, M&C Corporate Services. Faute d’être rapatrié, le tas d’or amassé off shore ne cesse de grossir. Ainsi, à fin 2015, les profits dormant hors des États-Unis s’élevaient à 32 milliards de dollars, soit un manque à gagner de 11 milliards de dollars pour le fisc américain. Mais que peut alors faire Coca-Cola de ce tas d’or? D’une part, militer encore et toujours pour les rapatrier aux États-Unis sans payer d’impôts. Le roi des boissons gazeuses participe ainsi à un lobby, la Lift Coalition, qui demande à ce que Washington cesse d’imposer les bénéfices réalisés hors des États-Unis. Hélas, Barack Obama a toujours refusé d’accéder à cette demande… En attendant, The Coca-Cola Company se sert de cet argent pour investir hors des États-Unis. Ainsi, de nombreuses entreprises rachetées à l’international l’ont été via la filiale aux îles Caïmans, ou sa filiale irlandaise. C’est notamment le cas du britannique Innocent, du russe Nidan, du sud-africain Shanduka, du chinois Huiyuan (rachat finalement abandonné), de l’américain Keurig Green Mountain, et des participations dans plusieurs embouteilleurs (l’européen Coca-Cola European Partners plc, le grec Coca-Cola HBC, ou le mexicain Coca-Cola Femsa). Ce montage d’optimisation a fini par énerver le fisc américain. Il y a un an, il a notifié un redressement fiscal de 3,3 milliards de dollars à The Coca-Cola Company portant sur les années 2007 à 2009. Le redressement porte « sur le prix de transfert à l’étranger de la licence de certains bien immatériels utilisés pour la production, la distribution, la vente, le marketing et la promotion », indiquent les comptes. En clair, la vente du concentré et le droit d’utiliser la marque… Un redressement contesté par la société, qui explique que ce prix de transfert avait été approuvé par le fisc américain en 1987. Mais ce n’est pas tout. The Coca-Cola Company a aussi passé des accords avec plusieurs pays (Brésil, Costa Rica, Singapour, Swaziland) pour payer moins d’impôts en échange d’investissements sur place, ce qui lui a permis d’économiser 223 millions de dollars d’impôts en 2015. Et, au-delà des îles Caïmans, The Coca-Cola Company adore les paradis fiscaux. On trouve ainsi moult filiales immatriculées au Luxembourg, à Guernesey, à Chypre, aux îles Vierges britanniques… La maison-mère elle-même, The Coca-Cola Company, bien que basée à Atlanta en Géorgie, est en réalité immatriculée au Delaware, le paradis fiscal interne des États-Unis. L’embouteilleur grec Coca-Cola HBC a son siège en Suisse, dans le canton de Zug, dont la fiscalité est particulièrement avantageuse. De plus, il y a un an, les embouteilleurs européens ont décidé de fusionner, et à cette occasion de déplacer leur siège social d’Atlanta à Londres pour des raisons fiscales. Ce qui évitera de rapatrier aux États-Unis 1,8 milliard de dollars de bénéfices stockés off shore

 

(avec BFM)

2017 : candidature écologiste inutile pour 53 %

2017 : candidature écologiste inutile pour 53 %

 

Les avis sont assez partagés quant à l’utilité d’une candidature écologiste en 2017 même si une majorité se dégage contre. Toutefois les Français considèrent pour 85 % que l’action des écologistes est inefficace vis-à-vis de l’environnement. Pas étonnant si la plupart des sondages ne prévoit que de l’ordre de 2 % pour l’éventuel candidat des écolos. D’après le sondage Elabe pour BFMTV publié ce jeudi 6 octobre, 21% jugent une telle candidature « tout à fait inutile » et 32% la considèrent « plutôt inutile ». A contrario, parmi les 47% qui estiment qu’il est utile de voir l’écologie représentée à l’élection présidentielle, ils sont 35% à déclarer que c’est « plutôt utile » et seulement 12% pour qui c’est « tout à fait utile ». Cette question d’une candidature écologiste à la présidentielle varie selon l’opinion politique des sondés. Comme l’explique Yves-Marie Cann, directeur des études politiques à Elabe, « 61% des sympathisants de gauche jugent une telle candidature utile alors que 63% des sympathisants de la droite et du centre et 62% des sympathisants d’extrême droite l’estiment inutile ». Du côté des sympathisants Europe Écologie-Les Verts, ils sont naturellement 91% à la juger utile, contre 61% au Front de Gauche et 49% chez les socialistes. L’autre volet de ce sondage porte sur l’efficacité d’Europe Écologie-Les Verts depuis 2012 et l’arrivée de François Hollande au pouvoir. Là encore, les chiffres sont dramatiques : 85% des Français estiment que l’action des écologistes en faveur de l’environnement est inefficace depuis 2012.  Dans le détail, ils sont 26% à la juger « pas du tout efficace », 59% « pas vraiment efficace », 15% « plutôt efficace » et… 1% à la trouver « tout à fait efficace ». Même en interrogeant les seuls sympathisants écologistes, ils ne sont que 30% à penser que l’action des Verts a été efficace depuis 2012.

(Avec BFM)

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