• Accueil
  • > Archives pour septembre 2016

Archive mensuelle de septembre 2016

Page 5 sur 12

125 000 chômeurs en moins en 2015 (Unedic) mais 80 000 ans plus en 2017

125 000 chômeurs en moins en 2015 (Unedic) mais 80 000 ans plus en 2017

Bizarre mais les prévisions de l’Unedic ne coïncident pas avec celle de Michel sapin. Pour 2016 l’Unedic prévoit 124 000 demandeurs d’emploi en moins dans la catégorie A. Une conséquence d’une légère augmentation de l’emploi marchand aussi du transfert en catégorie D de chômeurs précédemment classés en catégorie A. Là où les divergences sont importants avec Michel sapin c’est en 2017. Pour l’année prochaine le ministre des finances compte sur un net redressement de l’emploi alors que l’Unedic prévoit 80 000 chômeurs en plus. Une différence qui s’explique par l’hypothèse de croissance retenue. Michel sapin prend en compte une croissance de 1,5 % alors que l’Unedic se fonde sur la prévision de la plupart des économistes à savoir plus 1,2 % de croissance  L’Unedic a donc annoncé mardi prévoir 124.000 demandeurs d’emploi en moins cette année en catégorie A (sans activité) alors qu’elle tablait sur une baisse de 25.000 seulement lors de ses prévisions du mois de février. Le gestionnaire de l’assurance chômage prévoit en revanche 79.000 demandeurs d’emploi supplémentaires l’an prochain en catégorie A, alors qu’il prévoyait en février un recul de 26.000. En ajoutant les catégories B et C, le nombre de demandeurs d’emploi reculerait de 106.000 cette année (+26.000 prévu en février) et augmenterait de 130.000 en 2017 (+10.000 prévu en février). Avec ces révisions, l’Unedic prévoit un déficit de 4,3 milliards d’euros en 2016 (4,2 milliards prévu en février), après 4,4 milliards en 2015. En 2017, le déficit atteindrait 3,8 milliards d’euros (3,6 milliards prévu en février), puis 4,0 milliards en 2018 et 3,6 milliards en 2019. La dette de l’assurance chômage atteindrait 30,0 milliards en 2016, puis 33,8 milliards en 2017, contre 25,7 milliards en 2015. En 2018, la dette atteindrait 37,8 milliards d’euros et, en 2019, 41,4 milliards.

(Avec Reuters)

Tourisme : attentat, manif et uberisation font chuter l’activité

Tourisme : attentat, manif et uberisation font chuter l’activité

L’activité touristique représente part importante du PIB : de l’ordre de 7 % alors que par exemple l’agriculture représente un peu plus de 3 % (agriculture et industrie agroalimentaire). C’est dire que cette activité est essentielle pour la croissance, pour l’emploi aussi. l’hôtellerie devrait voir son chiffre d’affaires diminuer de de 10 % en 2015, l’ensemble des activités touristiques de 5 %. L’emploi représente 7 % soit un peu plus de 1 300 000. Conséquence 50 000 emplois pourrait disparaître cette année. En cause les attentats évidemment, auusi les manifs à répétition et l’ubérisation  L’hôtellerie française risque en effet d’être durablement touchée par la désaffection des touristes internationaux et la concurrence des offres alternatives comme Airbnb ou Leboncoin, estime le cabinet KMPG. « Les attentats de 2015 à Paris et du 14 juillet à Nice auront un impact durable sur l’image de la destination France », note le cabinet de conseil dans sa dernière étude annuelle sur le secteur. L’hôtellerie devrait voir son chiffre d’affaires chuter de 10% en 2016 et de 10% à 15% dans le haut de gamme, les « boutiques » hôtels de luxe et les palaces étant plus exposés à la clientèle touristique internationale. « L’Euro de football n’aura pas eu un impact suffisant pour compenser les mauvaises performances liées à un contexte d’insécurité accru », a déclaré Stéphane Botz, associé de KPMG, lors d’une présentation de presse. Dans certains palaces, à Paris et sur la Côte d’Azur – qui concentrent l’essentiel du marché du tourisme de luxe en France – le taux d’occupation est tombé à 30% ou 40% au mois d’août, un plus bas. L’année 2017 ne s’annonce guère florissante.  Au total, le résultat brut d’exploitation du secteur devrait baisser de 2 à 3 points, tandis que le recul devrait atteindre 5 à 6 points dans le haut de gamme où les coûts fixes sont plus élevés que dans la moyenne du secteur. Dans un tel contexte, « il y aura quelques faillites  a souligné Stéphane Botz.

(Avec Reuters)

 

Nicolas Sarkozy, le gaulois !!!

Nicolas Sarkozy, le gaulois !!!

 

Encore une gauloiserie pour celui qui les cumule et rabaisse un peu le niveau du débat politique dans le but de reporter la primaire de la droite.  s’il est clair que l’optention de la nationalité implique nécessairement le respect des valeurs de la France, par contre, il est plus que douteux de demander à certains de changer d’ancêtres. Les Antillais  par exemple seront sans doute surpris d’être contraints de considérer que les gaulois sont les premiers géniteurs de la population locale. Une observation qui ne vaut pas que pour les Antillais. Mais il est évident que Sarkozy entretient un rapport approximatif avec l’histoire et plus généralement avec la culture. De quelle Gaule parle-t-on. En effet la Gaule n’a jamais existé en tant que pays où État, c’est un concept géographique inventé par César pour désigner les différentes peuplades qui occupaient une zone bien plus étendue que la France actuelle. Il faut en effet distinguer les différentes Gaulle qui n’avaient pas grand-chose en commun :: Gaule celtique (Celtica), Gaule Belgique (Belgica),Gaule aquitaine (Aquitania), Gaule narbonnaise (Narbonensis) et Gaule cisalpine (Cisalpina). C’est l’occupation romaine qui donna une réalité et une unité au territoire gaulois. Cette sortie a également provoqué les moqueries de spécialistes dénonçant une construction sans réalité historique ou d’internautes rebaptisant « Sarkozix » celui qui, en 2012, disait sa fierté d’être un « Français au sang-mêlé ». « Quelle que soit la nationalité de vos parents, jeunes Français, à un moment où vous devenez français, vos ancêtres, ce sont les Gaulois et c’est Vercingétorix », a déclaré Sarkozy. D’une certaine manière le concours d’origine historique est lancé. Peut-être va-t-on remonter jusqu’à l’homo sapiens parti d’Afrique et qui pénétra partout dans le monde y compris en Europe. Un homo sapiens pendant un temps en concurrence avec l’homme de Neandertal. Lhomme actuel détiendrait en moyenne 5 % des jeunes néandertaliens du fait du croisement des deux espèces. Mais peut-être certains hommes politiques comme Sarkozy dépasse largement ce pourcentage pour dire de telles idioties. La référence à  Vercingétorix n’est pas forcément politiquement très heureuse car ce dernier fut finalement battu par César. Or le César local et contemporain pourrait bien être Juppé qui sourit de la référence historique de Sarkozy « Je souris. Je souris un peu », a commenté Alain Juppé sur France Info. « Quand on coupe les racines d’un arbre, il meurt. On n’est pas tous pareils. Il faut respecter notre diversité », a ajouté le maire de Bordeaux, toujours favori des sondages même si son avance se réduit. Sur Radio Classique, Bruno Le Maire a lancé : « J’ai un grand-père pied-noir, j’ai une arrière grand-mère brésilienne, j’ai une mère qui est toulousaine, j’ai un père né à Paris, et je me sens avec toutes ces racines pleinement, entièrement, français ». « Qu’il apprenne que dans l’Histoire de France, ce sont les Gaulois qui ont eu un rôle prépondérant sur la formation de la France, la réponse est oui », a dit Jérôme Chartier, porte-parole de François Fillon. « Mais ce ne sont pas ses ancêtres à lui par rapport à ses origines », a-t-il ajouté. Les proches soutiens de Nicolas Sarkozy se sont élevés pour défendre leur candidat, comme le député Eric Ciotti (le promoteur du service militaire obligatoire qui s’est fait pistonné pour échapper à la contrainte républicaine). Sa plaidoirie en faveur de Sarkozy vaut le détour : « J’entends aujourd’hui ce concert totalement stupéfiant de la pensée unique ou de la bien-pensance s’émouvoir que Nicolas Sarkozy dise que nos ancêtres sont des Gaulois. Est-ce que si demain il dit que la Terre est ronde, on va lui faire un procès en sorcellerie parce que c’est lui qui le dit ? », a-t-il dit sur RFI. Une déclaration qui a le mérite de situer le niveau culturel du défenseur sarkozyste. ‘’Avec Reuters)

Discipline budgétaire mais sur une hypothèse de croissance fausse pour le budget 2017

Discipline budgétaire mais sur une hypothèse de croissance fausse pour le budget 2017

 

Promis, juré, le déficit public passera en dessous de 3 % en 2017 pour se conformer aux critères européens. Difficile cependant de boucler ce budget avec notamment les différentes promesses électorales. Du coup, on ressort les bonnes vieilles recettes qui consistent à surévaluer la croissance,  donc les rentrées fiscales en même temps. Le gouvernement se fonde en effet sur une hypothèse de croissance de 1,5 % en 2017 au-dessus des attentes des institutions internationales (entre 1,1% et 1,3%). Michel Sapin a fait valoir que, avant l’été, « tout portait à croire » que cette prévision de 1,5% serait dépassée » et que les derniers développements « semblent montrer » que les effets du Brexit sur l’environnement international de la France « seront moins notables que les premières estimations. En attendant, sapin a annoncé que le gouvernement avait décidé de relever à +2,1% l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie pour 2017, contre 1,75% prévu précédemment, – soit un impact de 700 millions d’euros – pour tenir compte des conséquences en année pleine de la hausse du point d’indice de la grille salariale de la fonction publique hospitalière. Anticipant ce développement, le président de la Cour des comptes, Didier Migaud, qui présentait mardi un rapport sur la Sécurité sociale, a déclaré qu’un tel scénario « pourrait être compris comme le signal d’un relâchement plus durable de l’évolution des dépenses ». Parallèlement pour honorer ces engagements dans différents domaines, Bercy va demander 1,5 milliard d’euros d’économies supplémentaires à la Sécurité sociale, selon des modalités qui devraient être dévoilées en fin de semaine. L’effet décalé dans le temps des nouvelles baisses d’impôt fait que le taux des prélèvements obligatoires « pourrait » rester stable en 2017 à 44,5% du PIB alors que le gouvernement visait à l’origine 44,2%.

Avec Reuters

10.000 places de prison supplémentaires pour quoi faire ?

10.000 places de prison supplémentaires pour quoi faire ?

 

Le problème de la surpopulation carcérale est bien connu depuis longtemps ; cest même une spécificité assez française. Déjà avant 2012 Sarkozy avait annoncé la création de 20 000 places supplémentaires d’ici 2018, des places non financées et dont peu ont été construites. Cette fois c’est le ministre de la justice qui sort de son chapeau la promesse de créer 10 000 à 16 000 places d’ici 2025. Première observation, le ministre de la justice n’a pas le premier sou pour construire ces nouvelles cellules. Il faudra attendre 2018 pour commencer et de toute façon la gauche sera renvoyée à ses chères études. C’est donc une promesse de coiffeur. Seconde observation des places supplémentaires pour quoi faire. Pour le confort, la dignité et la sécurité : sans doute. Mais l’objectif ne devrait pas être d’ incarcérer  davantage et d’être contraint de construire de nouvelles prisons. Il conviendrait d’abord de moderniser les établissements pénitentiaires actuels. Ensuite il serait plus utile de contraindre les condamnés à des travaux obligatoires favorisant leur réinsertion sociale et professionnelle (dans des sortes d’ateliers ou de services nationaux). Une atteinte aux libertés diront les sophistes ! Pourtant c’est l’enfermement et le désœuvrement qui constituent le danger le plus grave pour la population carcérale qui n’est pas composée que de fous dangereux. Ces derniers auraient d’ailleurs mieux leur place dans des asiles spécialisés d’aliénés. Conclusion dans les conditions actuelles les condamnés désœuvrés sortent de prison encore pires que lors de leur entrée.  En France, 14.992 détenus sont dits en « surnombre » : ils vivent dans une cellule où il n’y a pas de place prévue pour les accueillir. Un plus haut qui n’a pas été atteint depuis 10 ans. 1.648 détenus dorment même sur un matelas à même le sol, selon l’administration pénitentiaire. Un record. Pour lutter contre la surpopulation carcérale, le gouvernement promet de créer « 10.000 à 16.000″ places supplémentaires d’ici 2025, a annoncé mardi Jean-Jacques Urvoas, le ministre de la Justice. Selon lui, l’encellulement individuel permettrait le « respect de la dignité de la détention » et constituerait aussi « un des outils pour éviter le basculement vers le fanatisme». Mais le problème de la surpopulation carcérale n’est pas nouveau et le gouvernement actuel n’est pas le premier à se saisir de la question. En 2012, peu avant l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy avait déjà annoncé la création de 20.000 places supplémentaires avant 2018. A son arrivée au ministère de la Justice, Christiane Taubira, avait dû réduire cet objectif de plus de moitié, faute de financement prévu par la précédente majorité. A chaque fois, c’est trois pas en avant, trois pas en arrière », pointe ainsi Delphine Boesel, présidente de la section française de l’Observatoire internationale des prisons (OIP). « Durant le mandat de Nicolas Sarkozy, par exemple, il y a eu des avancées en faveur de la dignité des détenus, comme la loi sur les aménagements de peine inférieure à deux ans ou la suppression des fouilles systématiques pour les prévenus à la sortie des parloirs. Mais la droite a adopté un comportement schizophrène. Durant le même mandat, elle a instauré les peines planchers et durcit l’application des peines supérieurs à deux ans », énumère cette avocate en droit pénal. « Quant à la gauche, elle a certes supprimé les peines planchers et instauré la contrainte pénale (le condamné ne va pas en prison mais il est soumis à un certain nombre d’obligations et d’interdictions, et il est surveillé ndlr). Mais elle n’a pas fait grand-chose de plus », renchérit-elle. Le chercheur Pierre-Victor Tournier déplore, pour sa part, que le législateur « n’ait pas suffisamment son mot à dire face au magistrat » : « la contrainte pénale, par exemple, a été votée par la gauche mais elle est sous-utilisée. Les magistrats ne l’appliquent qu’une centaine de fois par mois, sur 25.000 condamnations ».

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

Impôt à la source : piège à cons ?

Impôt à la source : piège à cons ?

 

Le principe de l’impôt à la source sera adopté aujourd’hui au conseil des ministres. En apparence ce serait une  bonne réforme et ce serait même souhaité par les Français. Principal argument cela étale dans le temps le poids des prélèvements, second argument cela évite d’être imposé sur des revenus de référence passés alors que les revenus présents peuvent avoir diminué. Des arguments pertinents. Mais cette retenue à la source présente aussi de nombreux inconvénients. Cela n’aurait d’intérêt que dans le cadre d’une  grande réforme fiscale (en intégrant notamment la CSG ce qui élargirait l’assiette.). Or cette opération complexe ne pourra être effectuée avant 2017. Le danger aussi  c’est que le patron tienne compte du revenu fiscal pour adapter le niveau des salaires entre salariés. Le danger c’est qu’on en profit pour augmenter discrètement l’impôt en le rendant plus indolore. Le danger c’est que cette réforme ne constitue en fait qu’un gadget et se limite à un prélèvement mensuel sans réforme fiscale. Une  réforme inutile puisque près de 70% des imposables sont déjà mensualisés. Bref une  réforme à la mode Hollande, une  reforme molle.  Manuel Valls a promis aux socialistes que le gouvernement allait «réussir», notamment en engageant «le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, première étape d’une modernisation de notre imposition. Selon la définition de l’Insee, le prélèvement à la source correspond à «un mode de recouvrement de l’impôt consistant à faire prélever son montant par un tiers payeur, le plus souvent l’employeur ou le banquier, au moment du versement au contribuable des revenus sur lesquels porte l’impôt». Ainsi, plus aucun impôt ne serait prélevé une fois le salaire net touché. Qu’est-ce que cela change concrètement pour le particulier? Entre la dématérialisation, la feuille pré-remplie et la mensualisation, l’administration fiscale a déjà facilité la tâche au contribuable. Selon le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), les démarches pour le calcul de l’impôt dépendent de la complexité de l’impôt et non pas de son mode de paiement. 

Pas de baisse des impôts

Pas de baisse des impôts

 

Contrairement à ce qu’avait indiqué le ministre des finances, Michel sapin, il n’y aura pas de baisse globale de l’impôt ni en 2016 ni en 2017. Le montant des prélèvements obligatoires ce situera toujours entre 44 et 45 pour cent. Certes certains éléments de la fiscalité ont diminué pour les entreprises et c’était nécessaire mais pas pour les ménages. En outre certaines fiscalités nationales ont effectivement enregistré des diminutions mais elles sont compensées par l’augmentation des fiscalités locales. La dernière grande annonce en matière de fiscalité concerne la ristourne envisagée sur l’impôt sur le revenu. Une ristourne temporaire et anecdotique puisqu’elle doit se situer dans une enveloppe de 1 milliard (sur environ près de 900 milliards de prélèvements obligatoires), soit en moyenne 15 € par habitant ! Le taux des prélèvements obligatoires, regroupant l’ensemble des impôts, taxes et cotisations payés par les contribuables et les entreprises, devrait rester quasiment stable l’an prochain, selon Les Echos. Le ministre des Finances, Michel Sapin, devrait annoncer demain, lors de la présentation des grands équilibres macroéconomiques, que ce taux s’établira à 44,5% du Produit intérieur brut (PIB) pour 2017. En avril, le gouvernement prévoyait une décrue avec un taux de 44,2% pour 2016 (après 44,7% en 2015) et de 44% pour l’année suivante. Face au « ras-le-bol fiscal » entraîné par les fortes hausses d’impôts au début du quinquennat de François Hollande, le gouvernement a entrepris depuis 2015 de baisser le niveau de ces prélèvements pesant sur les entreprises et les ménages. Et à huit mois de l’élection présidentielle, les annonces choc se sont multipliées: une baisse d’un milliard d’euros de l’impôt sur le revenu en 2017, bénéficiant à cinq millions de contribuables, a été promise au début du mois. Ce geste fiscal s’appliquera sur les impôts payés l’an prochain sur les revenus 2016. Par ailleurs, des mesures fiscales complémentaires seront mises en oeuvre, dont un crédit d’impôt pour les services à domicile, qui bénéficiera à partir de 2017 à tous les ménages, a garanti le ministre des Finances. Côté entreprises, M. Sapin a également confirmé début septembre que le taux d’impôt sur les sociétés serait ramené de 33,3% à 28% – soit le taux moyen en Europe — pour les petites et moyennes entreprises en 2017 et 2018, puis « pour toutes les entreprises » d’ici à 2020. Malgré ces gestes fiscaux, le ministre a garanti que la France ramènerait bien son déficit public à 2,7% du Produit intérieur brut (PIB) en 2017, comme elle s’y est engagée auprès de Bruxelles. Mais cela suppose une croissance de 1,5 % qui ne pourra pas être atteinte.

(Avec AFP)

 

Sauver l’euro en virant l’Allemagne ! (Stiglitz)

Sauver l’euro en virant l’Allemagne ! (Stiglitz)

La proposition de l’économiste américain de gauche peut surprendre : sauver l’euro en virant l’Allemagne ou encore un euro flexible. Les réflexions du prix Nobel d’économie sont respectables mais suscitent  cependant de sérieuses interrogations. En effet Joseph Stieglitz oublie simplement que la sortie de l’Allemagne ou un euro flexible conduirait inévitablement à une baisse de leur de 20 % de la monnaie donc du pouvoir d’achat en France. Ce sont en effet les excédents commerciaux allemands qui permettent une telle valorisation de l’euro. On peut évidemment reprocher beaucoup de choses à l’Allemagne notamment son entêtement vis-à-vis de la brutalité de la rigueur budgétaire en période de faible croissance, on peut aussi lui reprocher son refus de vraiment soutenir la croissance, On peut aussi regretter que l’Allemagne s’investisse très peu en matière de politique étrangère notamment en matière de défense. Par contre,  si la France conserve en dépit de la crise untel niveau de vie c’est surtout grâce à la monnaie unique laquelle repose sur la solidité économique et financière de l’Allemagne. Par contre Joseph Stieglitz n’a pas tort de souhaiter une véritable union bancaire et dans ce domaine Allemagne traîne les pieds. Il faut souhaiter une plus grande intégration, idem pour la solidarité financière. Il en est des économistes comme des politiques, ils occupent tout le spectre des idéologies. On trouve des économistes ultralibéraux, des  économies sociaux libéraux, des économistes socialistes et même des économistes gauchistes. En outre la profession d’économiste est sans doute l’une des plus répandues dans le monde avec celle de psychologue. Du coup les réflexions de ces experts ressemblent à une sorte d’auberge espagnole.  Dans un entretien au Figaro, Joseph Stieglitz évoque plusieurs scénarios surprenants : un divorce à l’amiable de la Grèce; un «euro flexible» où pays du Sud et du Nord par exemple, auraient chacun leur monnaie; et même un abandon de l’euro par l’Allemagne.

Mais pour l’économiste américain qui a conseillé plusieurs gouvernements sociaux-démocrates en Europe, ces solutions sont le dernier recours. Il propose en effet un plan de sauvetage qui exige «plus d’Europe» avec plus d’intégration économique et politique

 

(Avec AFP)

franceinfoTV.fr : des images et du bruit !

franceinfoTV.fr : des images et du bruit !

 

Des journalistes de la radio France info ont raison de s’inquiéter de la dégradation des contenus aussi bien du site Internet que de la nouvelle chaîne. La nouvelle chaîne télévisée est finalement à l’image des autres chaînes d’information spécialisée comme BFM ou LCI. On empile les infos y compris contradictoires, on reprend les dépêches d’agence, on fait des micros trottoirs,  on organise des tables rondes avec des experts sortis d’on ne sait où. . Bref ,de la télé très pop. Quand au site Internet de France Info c’est surtout des images et du son ;  des photos, des vidéos,  des gros titres avec des accroches tapageuses; bref; comme les deux autres sites des grands groupes de médias. Dès lors  avec de tels contenus on se demande vraiment pourquoi France Info et le site Internet relèvent  encore du service public. Des journalistes de la radio France info donc accusent la nouvelle chaîne d’information éponyme et son site de «ternir» l’image de la radio, regrettant des «contradictions» entre les informations données sur les trois médias, dans une motion adressée aujourd’hui à leur direction. «La rigueur est notre marque de fabrique. Nous n’acceptons pas de voir cette image ternie par la télé et par le site qui portent notre nom», ont souligné 60 journalistes, chefs de services et rédacteurs en chef, soit 41% des 146 titulaires et responsables de la radio, dans une motion consultée par l’AFP. «La direction ne peut plus ignorer la déception, la colère, les inquiétudes de 60 journalistes de la rédaction», lancent-ils. Ils exigent des «garanties d’urgence», notamment sur la «cohérence éditoriale» entre les différentes antennes, moins de trois semaines après le lancement de la chaîne sur la TNT. Les journalistes évoquent un incident survenu samedi après-midi quand la chaîne de télévision «a annoncé +une prise d’otage en cours à Paris+ (sic) interrogeant ensuite la cliente d’un salon de coiffure et lui conseillant de +rester à l’abri+ (sic)!» «La radio n’a pas fait cette erreur parce qu’elle a pris le temps de vérifier l’information», écrivent les journalistes. «Il est inenvisageable que la télé ou le site internet qui portent le nom de la radio continuent de diffuser des informations contradictoires avec l’antenne radio, voire carrément non vérifiées», protestent-ils dans cette motion adressée à leur direction.

Alors que la radio a abandonné son site propre au profit d’un site d’information unique, les journalistes réclament «un site internet qui reflète enfin le travail de la radio dès cette semaine».

(Avec le Figaro)

Canal+, abonnements à moins de 10 euros : ça ne vaut pas plus

Canal+,  abonnements à moins de 10 euros : ça ne vaut pas plus

 

Canal+, filiale de Vivendi reprise en main par la main musclée de Bolloré ne cesse de décevoir, en même temps de perdre des abonnés. Pas étonnant les contenus deviennent insignifiants. Plus  50 % des abonnés à Canal+ sont abonnés à la chaîne pour regarder le sport est en particulier le foot. Par cette année pas de foot anglais, le spectacle sportif le plus regardé au monde, pas non plus de coups d’Europe ou alors des matchs qui n’intéressent pas grand monde. Du coup  il faut s’abonner à d’autres chaînes et en particulier à BeIN qui détient les droits de diffusion. Si on ajoute à cela la reprise en main de certaines émissions comme le Grand journal ou la contestation et de moins en moins recommandée par le patron de Vivendi on comprendra que Canal+ est contraint de diminuer le prix de ces abonnements : des abonnements à 10 € et ça ne vaut vraiment pas plus quand on diffuse des matchs de foot ou de rugby de seconde division.  Donc, confrontée à la baisse des abonnements, la filiale de Vivendi change de braquet. La chaîne veut travailler en plus étroite collaboration avec les opérateurs télécom, et proposer des abonnements à prix réduit. Dans quelques semaines, le groupe va présenter sa grande offensive commerciale pour tenter d’endiguer l’hémorragie d’abonnés. Et pour y parvenir, Canal+ est prêt à revisiter certains fondamentaux de son modèle économique. C’est la deuxième phase du plan de relance de Canal+ échafaudé par Vincent Bolloré. Après avoir modifié la grille des programmes et réduit les tranches en clair, il s’agit cette fois de revoir de fond en comble la commercialisation des chaînes du groupe. L’homme d’affaires envisage de s’appuyer davantage sur les opérateurs télécoms. Des accords avec Free et Orange seront annoncés, avec des offres sur mesure pour leurs abonnés. Les opérateurs ne seront plus de simples intermédiaires mais de vrais partenaires, incités à vendre les chaînes Canal+. Ils toucheront des commissions plus généreuses et auront même la main sur la relation client.CanalSat déplorait en mai 2016 la perte d’un demi-million d’abonnés en trois ans, et Canal+ a encore perdu plus de 180.000 abonnements en 2016.

Europe : 30 millions de véhicules diesel « sales » : n’importe quoi !

Europe : 30 millions de véhicules diesel « sales » : n’importe quoi !

C’était là Une de la plupart des médias il y aurait Environ 29 millions de véhicules équipés de moteurs diesel circulant dans l’UE émettant beaucoup plus de gaz polluants que la limite autorisée, affirme une étude de l’ONG Transport & Environnement publiée lundi, à l’occasion du premier anniversaire du scandale Volkswagen. Cet information brute a été reprise telle quelle sans commentaire. Pourquoi 29 millions ? D’où sort ce chiffre ? D’un calcul de coin de table d’un bistrot écolo ? La vérité est sans doute différente, plus grave aussi. L’Europe compte environ 400 millions de véhicules. Environ 55 % de ses véhicules utilisent comme carburant le diesel. On sait  que la totalité  du parc automobile diesel dépasse les normes en vigueur en matière d’émission polluante notamment ;  pour la simple raison qu’en moyenne les véhicules consomment 2 l de plus en circulation réelle par rapport à ce qui est annoncé par les constructeurs. Des différences en plus ou en moins importantes selon les constructeurs et les types de véhicules. Conclusion ce sont 200 millions de véhicules qui dépassent les normes fixées par la réglementation. Notons  cependant que l’association écolo transport et environnement prend des précautions oratoires vis-à-vis des résultats de son étude. « Il ne s’agit que de la « partie émergée de l’iceberg », estime toutefois Transport & Environnement (T&E), qui cherche avec cette étude à « exposer le nombre choquant de voitures diesel sales sur les routes de l’UE et la faible régulation des véhicules par les autorités nationales ».T&E a compilé les données portant sur 230 modèles, issues des enquêtes réalisées par les gouvernements français, britannique et italien dans le sillage du « Dieselgate », ainsi que certaines bases de données publiques. Bref du bricolage statistique fondé en outre  sur les données faussées des Etats.

Membres d’un membre d’un conseil d’administration : pas assez payés !

Membres d’un  membre d’un conseil d’administration : pas assez payés !

C’est l’information économique du jour : les membres des conseils d’administration d’entreprise française ne sont pas suffisamment payés d’ après les données du cabinet de chasseurs de têtes Stuart Spencer, révélées par les Échos. Motif : les administrateurs d’entreprise étrangère sont nettement mieux rémunérés. On croit rêver évidemment car la plupart du temps le travail des administrateurs se limite à participer à quelque réunion d’une durée moyenne de trois heures, soit de l’ordre de six jours de présence. Jours de présence et non de travail car la plupart des administrateurs ne lisent  pas même les documents avant les réunions, au mieux ils les survolent  pendant que leurs chauffeurs les conduits au conseil. Il y a des exceptions bien sûr mais qui ne font que confirmer la règle. En France en particulier les administrateurs ne servent à peu près à rien. Ils se contentent d’écouter le président du conseil d’administration et les rapporteurs des questions et projets. C’est tout juste s’ils se permettent une petite remarque le plus souvent anecdotique. En réalité des entreprises françaises sont dirigées par le seul président du conseil d’administration et la direction générale. Pourquoi ? Parce que la plupart des conseils d’administration français sont constitués d’une sorte de mafia de personnalités qui se renvoyant  l’ascenseur ;  cela essentiellement pour éviter toute contestation. Quand l’État est présent les administrateurs représentant les pouvoirs publics se comportent avec la même discrétion. Il faut avoir été administrateur de grande société pour savoir qu’il ne se passe à peu près rien dans les conseils uniquement réunis pour satisfaire aux obligations juridiques. Du coup quand la contestation émerge, elle a souvent lieu lors des assemblées générales et surtout de la part des petits porteurs. Un administrateur d’une entreprise du CAC40 gagnait, en 2015, 82.154 euros en moyenne. Somme qui se décompose par une rémunération « fixe » de 32.602 euros et un jeton variable de 3.865 euros par réunion du conseil. Si ce chiffre est en hausse de 13% par rapport à l’an dernier, il s’agit d’une augmentation quelque peu tronquée, indiquent les Échos. En effet, elle s’explique avant tout par le changement dans la composition de l’indice. Ainsi, l’entité fusionnée LafargeHolcim et Nokia, deux groupes généreux en matière de rémunération de jetons de présence, ont fait leur entrée l’an passé. À l’inverse, EDF, assez peu généreuse avec ses administrateurs, est sortie. En ne considérant que les 35 groupes présents dans l’indice en 2014 et 2015, la hausse n’est que de 6%. Cette augmentation est due au fait que les groupes français sont obligés de revoir à la hausse leurs rémunérations pour attirer des administrateurs – surtout des administrateurs étrangers – alors que ces derniers sont bien mieux rémunérés dans les autres pays. En Suisse, ils gagnent en moyenne 291.625 euros, aux États-Unis 256.814 euros, au Royaume–Uni 120.000 euros et en Allemagne 129.747 euros. « Faire venir un étranger dans un conseil en France est une tâche difficile, car la rémunération n’est pas forcément très attractive », conclut Bertrand Richard, associé chez Spencer Stuart, cité par les Échos. Certaines sociétés françaises tentent de réagir en payant les administrateurs étrangers par des jetons additionnels.

réforme Twitter pour la règle des 140 caractères, la littérature sauvée !

réforme Twitter pour la règle des 140 caractères, la littérature sauvée !

Le courant orthodoxe qui défend la langue française s’inquiétait depuis longtemps des limites d’expression de Twitter, limité à 140 caractères et qui imposent  des raccourcis linguistiques. Message reçu, Twitter va autoriser un léger dépassement des 140 caractères. On augmente un peu le volume de caractère. Dans l’application et sur le site internet, le compteur de caractères ne change pas. Les fameux 140 caractères résistent à l’évolution. Ce sont les contenus inclus dans le décompte qui changent. Comme annoncé avant l’été par le réseau social, les médias (photos, vidéos, GIF…) et les citations de tweets ne seront plus comptabilisés dans le décompte. Autrement dit, plus d’espace sera disponible pour le texte et les commentaires. La littérature est sauvée !  L’extension à 10 000 caractères envisagée un moment avait créé un traumatisme anxiogène insupportable chez les utilisateurs habituels. Les politiques, les philosophes médiatophiles, les sportifs et autres stars du showbiz pourront donc continuer de déverser leurs aphorismes de caricature sans mettre en péril leur appareil neuronal. Twitter est en effet devenu un véritable phénomène de société qui réduit la pensée aux propos de bistrot. Une véritable rupture qui permet de réduire la réflexion politique, sociétale ou même  philosophique à un slogan. La littérature elle-même pourrait même un jour accepter de se soumettre aux limites qualitatives et quantitatives de Twitter. À quand un Goncourt du nouveau roman tweeté ?  Le réseau social avait en effet mécontenté et traumatisé nombre de ses utilisateurs en réformant son fil d’actualité avec des algorithmes, il cherche aujourd’hui à les rassurer. Le président de Twitter, Jack Dorsey, avait  déjà annoncé qu’il changerait peu  la limite de 140 caractères imposée aux tweets, les messages postés par les utilisateurs. « Ça restera, c’est une bonne contrainte pour nous », a-t-il expliqué dans une interview, soulignant le caractère symbolique de cette limite, qui permet de conserver l’esprit « sur le moment » du réseau social. En janvier, le site spécialisé Re/Code — souvent bien informé — affirmait que l’entreprise envisageait de porter à 10 000 caractères la taille maximale des tweets, citant plusieurs sources internes. C + mieu !

Tradition : la patate chaude de la dette SNCF pour le futur gouvernement

Tradition : la patate chaude de la dette SNCF pour le futur gouvernement

 

Après la réforme bâclée de la SNCF, il ne fallait pas s’attendre à des miracles. Réforme bâclée car on a simplement oublié de traiter la question financière notamment la dette, pas plus d’ailleurs que l’environnement économique ou la politique des transports. Bref une réforme comme d’habitude essentiellement institutionnelle. Du coup le gouvernement ne sait  pas quoi faire de cette dette qui atteint aujourd’hui plus de 40 milliards. Ou plutôt si, il va repasser la patate chaude au gouvernement suivant en 2017. Une vieille tradition française transmettre au successeur les problèmes non réglés. Paradoxal car dans le même temps le gouvernement claironne qu’il faut sauver Alstom en imposant à la SNCF de commander du matériel dont elle  n’a pas besoin ;  et pour cause, les parts de  marché  régressent partout, y compris souvent le trafic. Le sauvetage d’Alstom est bien entendu une nécessité mais comment faire quand la vitrine ferroviaire française devient obsolète. On a en effet décidé de ne plus construire de lignes TGV. Pour l’essentiel le déficit de la SNCF revient du fait qu’elle finance elle-même ses infrastructures depuis des décennies et des décennies. Une singularité par rapport à tous les autres modes de transport et qui plombe les comptes de l’entreprise surtout lorsque la construction de ces infrastructures est imposée par l’État. Bref c’est le chien qui se mord la queue. Il faut ajouter à cela la dérive financière liée à une gestion calamiteuse caractérisée par un manque de compétitivité. Le gouvernement français s’est donc une nouvelle fois prononcé contre une reprise, même partielle, de la dette abyssale de SNCF Réseau, au nom de la réduction des déficits publics, selon un rapport transmis au Parlement lundi et dont l’AFP a obtenu copie. La dette de la société qui gère le réseau ferré français a beau dérailler depuis 2010, l’Etat ne la reprendra pas à son compte. « Pas opportun », a tranché l’exécutif, à une semaine de la présentation du dernier budget du quinquennat de François Hollande. Et tant pis si, sur les 44 milliards d’euros cumulés à fin juin, une bonne partie de la dette de SNCF Réseau est liée à la construction des nouvelles lignes à grande vitesse commandées par l’Etat vers Bordeaux, Rennes, Strasbourg et Montpellier. Tant pis aussi pour l’Insee, qui a reclassé une partie de cette somme en dette publique, à hauteur de 10,9 milliards fin 2014, à cause des subventions versées par l’Etat à Réseau pour financer ses investissements. Une simple « décision comptable », qui « n’implique nullement une reprise effective de tout ou partie de cette dette par l’État », seul apte à réaliser un tel « choix délibéré », affirme le gouvernement. A l’heure des choix budgétaires, la dette ferroviaire pèse moins lourd que le déficit public. Une reprise « aurait des conséquences très lourdes », prévient le gouvernement, avec cette précision: 10 milliards d’euros de dette feraient augmenter le déficit public de 0,5 point de PIB (Produit intérieur brut). Autres options écartées: la création d’une structure ad hoc pour cantonner une partie de la dette de Réseau, ou la prise en charge d’une partie des intérêts par l’Etat, car au bout du compte le déficit public se creuserait. Sans proposer de solution nouvelle, le gouvernement vante sa réforme ferroviaire, votée en août 2014 et censée « permettre de tendre vers le redressement financier » de la SNCF. Une réforme déjà obsolète deux ans après son adoption. Comme en témoigne le rapport remis le gouvernement ; rapport, attendu depuis deux ans, est loin des espoirs encore permis en juin, quand le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies évoquait « les conditions dans lesquelles une partie de la dette sera reprise » et que son prédécesseur, Frédéric Cuvillier, jugeait ce scénario « inéluctable ». « On refile la patate chaude aux successeurs », a déclaré à l’AFP le sénateur (UDI) Hervé Maurey, président de la commission de l’aménagement du territoire à la chambre haute. « On voudrait la mort de la SNCF qu’on ne s’y prendrait pas autrement », a-t-il ajouté, regrettant au passage l’accord d’entreprise signé en juin sous la pression du gouvernement, désireux de mettre fin aux grèves des cheminots avant l’Euro de football. « Je n’étais pas favorable à un allègement de la dette » de SNCF Réseau, mais « dès lors que cet accord était passé, il était souhaitable que l’Etat reprenne une partie de cette dette », a-t-il expliqué à l’AFP. « Plus on avance, plus le gouvernement refuse de trouver des solutions au problème de la dette », a réagi un porte-parole de la CGT-Cheminots (premier syndicat à la SNCF). « On a le sentiment que le gouvernement lâche le ferroviaire à six mois de la présidentielle et laisse le bébé au suivant », a renchéri Roger Dillenseger, secrétaire général de l’Unsa-ferroviaire (deuxième syndicat), pour qui « les engagements de l’Etat stratège ne sont pas respectés ». D’autres éléments clés de la réforme de 2014 n’ont toujours pas été mis en oeuvre, notamment le décret sur la « règle d’or », qui fixera un plafond à la dette de SNCF Réseau. La loi Macron d’août 2015 avait précisé que ce seuil ne pourrait pas dépasser 18 fois le résultat opérationnel de l’entreprise. Un niveau allègrement pulvérisé selon l’ancien gendarme du rail, Pierre Cardo, qui signalait avant son départ en juillet que ce ratio s’établissait déjà à 22 fin 2015. 

(Avec AFP et la Tribune)

 

Croissance : Sapin, angélique, prévoit +1,5% en 2016

Croissance : Sapin, angélique, prévoit +1,5% en 2016

Angélique, le ministre de l’Economie et des Finances, Michel Sapin, a estimé dimanche que le PIB de la France devrait croître de 1,5% en 2016, malgré un second trimestre décevant, ce qui permettra selon lui une baisse du nombre de chômeurs. Un optimisme qui n’est pas partagé par les gens instituts de prévision,  ni par le climat des affaires. Le climat des affaires en France  sur plusieurs mois demeure morose. En cause, la prudence des ménages sur la consommation, des investissements toujours atones et un environnement international qui ne favorise pas les exportations. Du coup après la croissance zéro enregistrée au deuxième trimestre la progression au troisième trimestre sera très modesteLe climat des affaires est en effet resté quasiment stable ce mois-ci en France, retrouvant son niveau d’avril après des évolutions contrastées au cours des trois derniers mois. Selon les données publiées jeudi par l’Insee, l’indicateur global du climat des affaires, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise interrogés dans le cadre de cette enquête mensuelle, s’inscrit en baisse d’un point, à 101, à peine au-dessus de sa moyenne de long terme, qui s’établit à 100. Cet indicateur était remonté en mai à des plus hauts depuis l’été 2011, avant de rechuter en juin dans un contexte social tendu, sur fond de contestation de la loi Travail, puis de se redresser en juillet.  « L’économie française ne semble pas capable d’accélérer au-delà des rythmes actuels constatés sur le PIB », ce qui « n’est pas suffisant pour créer une dynamique auto-entretenue », estime Philippe Waechter, chef économiste de Natixis Asset Management, dans une note publiée sur son blog. Par secteurs, l’indicateur de l’industrie manufacturière s’est inscrit à 101, perdant deux points par rapport à son niveau de juillet, alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient stable. Celui des services a stagné à 101 mais au sein de cette catégorie, l’hébergement-restauration a chuté de huit points pour retomber à son niveau de juin, à 92, bien en-dessous de sa moyenne de long terme, qui s’élève à 100. Les conséquences de l’attaque du 14 juillet à Nice pèsent sur cette branche, déjà affaiblie par les répercussions des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis. L’opinion des chefs d’entreprises interrogés par l’Insee sur leurs perspectives d’activité et de demande se dégrade nettement en août. L’indicateur du bâtiment, dont la marque de juillet a été revue en baisse d’un point par rapport à sa première estimation, à 95, est également resté stable en août. Il se maintient à ce niveau depuis le mois d’avril, en-deçà de sa moyenne de long terme de 100. Celui du commerce de détail s’inscrit en recul d’un point, à 103. « Il n’y a pas de secteur leader capable de pousser l’ensemble de l’activité à la hausse », observe Philippe Waechter. L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie reste dans la zone indiquant une conjoncture incertaine, souligne l’Insee. Dans les services, le solde d’opinions relatif aux perspectives générales, qui reflète le point de vue des chefs d’entreprise sur l’ensemble de leur secteur, recule de deux points et retrouve son niveau moyen de long terme après son léger rebond de juillet. La lecture de l’activité passée se redresse légèrement et revient à son niveau de juin et les soldes concernant les perspectives d’activité et de demande pour les prochains mois se maintiennent près de leur niveau moyen, souligne l’Insee. Dans l’industrie manufacturière, l’opinion des chefs d’entreprise sur leur activité passée se dégrade (-6 points) et leurs perspectives personnelles de production enregistrent un nouveau recul sensible (-3 points, après -7 points en juillet) pour s’inscrire à un plus bas depuis l’été 2014, sous la moyenne de long terme. Les carnets de commandes se dégarnissent au niveau global malgré une stabilité pour les commandes étrangères et l’opinion des industriels sur le sujet, bien qu’en recul, reste supérieure à sa moyenne de longue période. Le solde concernant les perspectives générales de production de l’industrie régresse de deux points par rapport à juillet, même s’il se maintient depuis février 2015 au-dessus de sa moyenne de long terme. Dans le bâtiment, les chefs d’entreprise sont nettement plus nombreux à anticiper une baisse de leur activité à venir, tandis que le solde sur l’activité passée est quasi stable. Mais malgré une amélioration depuis mai dernier, ils jugent toujours leurs carnets de commandes très peu garnis.

(Avec Reuters)

Télécom : nouvelle tentative de regroupement ?

Intox  ou réalité, c’est en tout cas ce que dit le patron d’Orange qui   »a évoqué la reprise de contacts entre les opérateurs sans qu’Orange soit moteur dans ces échanges » lors d’une rencontre avec des investisseurs à Londres le 13 septembre, a rapporté un porte-parole de l’ancien monopole public. Les concurrents d’Orange démentent cependant les perspectives de rapprochement. Un rapprochement qui paraît pourtant inévitable, il y a en effet un opérateur de trop sur le marché. Du coup la concurrence s’accroît dans des conditions excessives, la rentabilité se dégrade et on voit surtout mal comment autant d’opérateurs pourront financer les énormes investissements pour développer le très haut débit. Pour l’instant le consommateur profite de cette concurrence exacerbée par la présence de quatre opérateurs. Un de trop de toute évidence. Cependant « Le groupe Bouygues dément catégoriquement avoir repris des discussions avec des opérateurs télécoms en vue d’une consolidation du marché français », a réagi ce dernier dans un communiqué, un démenti aussi formulé par un porte-parole d’Altice. Un porte-parole d’Iliad a de son côté refusé de commenter cette information. Depuis deux ans, les opérateurs télécoms ont déjà tenté à de multiples reprises de trouver un accord pour ramener à trois le nombre d’acteurs sur un marché éprouvé par la bataille des prix consécutive à l’arrivée de Free dans le mobile en 2012. Dernière tentative en date, Bouygues et Orange avaient officialisé début janvier la reprise de discussions après avoir échoué une première fois à s’entendre en 2014. L’opération, évaluée à 10 milliards d’euros, était conditionnée à la revente d’actifs de Bouygues Telecom à Free et SFR pour obtenir le feu vert de l’Autorité de la concurrence. Les discussions ont été rompues début avril, les différents protagonistes se rejetant alors la responsabilité de cet échec. Bouygues, qui a depuis décidé de faire cavalier seul, avait précédemment refusé un chèque de 10 milliards d’euros de l’homme fort des télécoms Patrick Drahi, le fondateur d’Altice. En dépit de ces échecs répétés, certains investisseurs espèrent toujours une consolidation alors que la bataille des promotions continue de faire rage entre les opérateurs au moment même où ils doivent consentir de lourds investissements pour déployer leurs réseaux de très haut débit.

(Avec Reuters)

Autoroutes : Bercy refuse de communiquer les contrats

Autoroutes : Bercy refuse de communiquer les contrats

 

 

Raymond Avrillier, ancien élu de la ville de Grenoble, réclame depuis plus d’un an au ministre de l’Économie Emmanuel Macron – qui a démissionné du gouvernement le 30 août dernier – l’accès à ces documents, signés le 9 avril 2015.  Aboutissement d’un long bras de fer entre l’État et les sociétés concessionnaires, l’accord actait notamment, en échange de la prolongation des concessions, le gel des tarifs des péages en 2015 et une relance de l’investissement dans l’amélioration des axes autoroutiers. Dans un jugement rendu le 13 juillet 2016, le tribunal administratif a donné raison à M. Avrillier et enjoint M. Macron de le lui communiquer « dans un délai de trois mois ».  »S’agissant de la communication du protocole transactionnel daté du 9 avril 2015, le jugement du tribunal administratif de Paris fera l’objet d’un pourvoi en cassation devant le Conseil d’État sur ce point », fait valoir le ministère dans un courrier en date du 12 septembre, consulté par l’AFP.  »Bercy, comme M. Macron, veulent jouer la montre. De toute évidence, ils souhaitent conserver le secret sur leurs arrangements avec les sociétés autoroutières », a réagi dimanche M. Avrillier, ironisant sur « une gestion privée des affaires publiques ». Le militant grenoblois a indiqué qu’il allait prochainement réclamer l’exécution du jugement du tribunal administratif car le pourvoi en cassation envisagé par Bercy « n’est pas suspensif ». Raymond Avrillier, 68 ans, est à l’origine de plusieurs affaires judiciaires embarrassant Nicolas Sarkozy, dont l’affaire des « sondages de l’Élysée ». À Grenoble, dont il avait été l’élu de 1989 à 2008, il avait été à l’origine de la condamnation de l’ancien ministre et maire de Grenoble Alain Carignon, révélant un scandale lié à la privatisation de la régie des eaux de la ville.

Augmentation péages Autoroutes: scandale démocratique » (Bayrou)

Augmentation péages Autoroutes: scandale démocratique » (Bayrou)

 

Bayrou a dénoncé dimanche l’augmentation des péages. Alors qu’on avait promis le gel.   »Un scandale démocratique » dans la gestion du dossier des autoroutes, après l’annonce par le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies d’une augmentation du tarif des péages. « Toute cette opération de privatisation comme elle est menée depuis le début est un scandale démocratique », a affirmé M. Bayrou sur France 3. « On a privatisé en créant des sources de bénéfices considérables pour les entreprises privées qui ont repris les autoroutes, on ne cesse d’allonger la durée de ces concessions, en prétendant que ça va arranger les choses ». « Il faut rendre publiques les conditions de cette affaire », a réclamé le maire de Pau, plaidant à nouveau pour « séparer le pouvoir politique des intérêts économiques ». « La trop grande proximité entre les intérêts privés et l’Etat est un affaiblissement pour le pays comme le montre la décision désastreuse prise sur les autoroutes. Et on va encore augmenter les tarifs », a poursuivi M. Bayrou.  Il a cependant jugé « impossible » une éventuelle renationalisation: « les contrats sont tellement ficelés qu’on n’y arrivera pas ». Alain Vidalies a annoncé au JDD qu’il préparait un plan d’un milliard d’euros pour améliorer le réseau autoroutier qui sera financé par les usagers, via une hausse du tarif des péages « entre 0,3% et 0,4% par an entre 2018 et 2020″, et par les collectivités.

 

Dix propositions- pour réformer l’islam de France (l’Institut Montaigne)

Dix propositions- pour réformer l’islam de France (l’Institut Montaigne)

 

Dix propositions intéressantes de l’Institut Montaigne mais qui ignorent  certains facteurs explicatifs de nature socioéconomique et sociétale. Pour beaucoup l’islam radical n’est qu’un prétexte pour légitimer une haine, une violence, un mépris des règles de vie commune qui rendent possible l’harmonie entre les groupes. Ces propositions de l’institut Montaigne sont utiles voir nécessaires mais elles ne prennent pas en compte que certains quartiers sont devenus des zones de non-droit où la religion sert uniquement de prétexte à la marginalité de certains ( marginalité sociale, économique et culturelle). Pour preuve les résultats de cette enquête de l’IFOP : Un tiers des musulmans ne se rendent jamais à la mosquée, et seulement 29% s’y rendent chaque semaine. La plupart des musulmans (68%) ne connaissent pas le Conseil français du culte musulman (CFCM). Encore une fois la réforme des institutions religieuses de l’islam de France est sans doute nécessaire mais elle ne permet pas de faire l’économie dune  réflexion sur les conditions de réinsertion républicaine des territoires perdus.

 

2. Perception, par la Fondation des œuvres de l’islam, d’une contribution sur la consommation halal. Gain espéré : 50 millions d’euros.

3. Création d’une École nationale d’aumônerie pour former et recruter des aumôniers fonctionnaires.

4. Création du TIF, le test d’islam français pour les imams et les aumôniers.

5. Implication des collectivités pour favoriser l’émergence d’un islam local.

6. Enseignement de l’arabe classique à l’école publique pour réduire l’attractivité des cours d’arabe dans les mosquées.

7. Suivre la situation par des statistiques religieuses.

8. Rédiger un livre d’histoire équitable commun aux pays des deux rives de la Méditerranée.

9. Créer un secrétariat d’État à la laïcité et aux cultes actuellement rattachés au ministère de l’Intérieur.

10. Revoir la politique étrangère de la France pour endiguer l’influence des régimes wahhabites (Qatar, Arabie saoudite…).

1...34567...12



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol