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Archive mensuelle de septembre 2016

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«Nullité du débat politique»(Juppé)

«Nullité du débat politique»(Juppé)

 

Au moins un jugement pertinent : la nullité du débat politique constatée par Alain Juppé ; notons en particulier la dérive thématique sur les questions identitaires qui permettent notamment de faire l’impasse sur les questions sociales,  économiques et financières Un tweet matinal et lapidaire. À 6h30 ce jeudi, le favori des sondages pour la primaire de la droite, Alain Juppé, a publié sur son compte Twitter un message dans lequel il épingle son principal adversaire, Nicolas Sarkozy. Au centre de sa colère, les récents propos de l’ex-patron des Républicains sur «nos ancêtres les Gaulois». L’édile de Bordeaux est indigné et évoque la «nullité du débat politique», souhaitant «que l’on parle d’avenir». Quelques heures plus tard lors de son déplacement à Tours en marge du 123ème Congrès national des Sapeurs-pompiers, il insiste: «Pour moi faire campagne, ce n’est pas dire une incongruité chaque jour pour faire parler de soi».  Lundi, lors d’une réunion publique à Franconville (Val d’Oise), Nicolas Sarkozy a affirmé que «nous ne nous contenterons plus d’une intégration qui ne marche plus, nous exigerons l’assimilation. Dès que vous devenez Français, vos ancêtres sont Gaulois». Des propos qui n’ont pas manqué de déclencher de vives réactions chez ses adversaires politiques. Après sa sortie sur le climat la semaine précédente, c’est la phrase de trop pour Alain Juppé. Un sentiment d’exaspération partagé par François Bayrou. Ce jeudi sur LCI, le patron du MoDem, potentiel candidat à la présidentielle, a lui aussi jugé «le débat politique désespérant». «Nicolas Sarkozy a choisi de rechercher le succès électoral par la division du pays (…). Pour lui, c’est en disant des phrases les plus choquantes qu’on a des voix», a-t-il tranché, avant de redire son entier soutien à Alain Juppé. . Alors que l’ex-chef de l’État multiplie les sorties fracassantes sur le thème de l’identité, le maire de Bordeaux veut maintenir son cap et conserver son positionnement rassurant. Comme il l’a expliqué mardi à l’hebdomadaire La Vie : «Je suis violemment modéré».

 

 

Supprimer les avantages des anciens présidents (Lemaire)

Supprimer  les  avantages des anciens présidents (Lemaire)

 

Les présidents français coûtent trop cher estime Bruno Lemaire. On ne peut qu’être d’accord avec lui. Il coûte surtout cher du fait de leur gestion calamiteuse depuis une quarantaine d’années quand à commencé la spirale de l’endettement ( 2000 milliards en 2016). Ils coûtent  cher ensuite par le train de vie généreusement accordé par l’État.  Le coût des anciens présidents de la République est estimé à 10,3 millions d’euros par an par la Cour des comptes et le Conseil d’Etat, une estimation proche de celle du député PS René Dosière. Le rapport confidentiel des deux institutions, remis à l’été 2014 à François Hollande, son commanditaire, préconise une révision des avantages alloués aux anciens présidents dans un «souci de modernisation, de transparence et de maîtrise de la dépense publique», comme l’a révélé Mediapart le 20 septembre. Dans le contrat présidentiel de Bruno Le Maire, un pavé de 1012 pages rendu public dimanche, une fiche est justement consacrée aux privilèges des anciens chefs de l’Etat comme l’a souligné . Le candidat s’attaque aux avantages qui leur sont dévolus, dont il juge qu’ils «entretiennent l’image du faste républicain et de privilèges extraordinaires», bien loin du renouveau qu’il désire incarner. L’ancien ministre de l’Agriculture avance deux propositions dans intitulée «anciens présidents de la Républiques (sic): pour un statut uniformisé». Celui que les sondages désignent comme le troisième homme de la primaire propose de «préciser les moyens humains et financiers (budget global, secrétariat, transport) des ex-locataires de l’Elysée et de limiter ces avantages à une durée de dix ans». Une fois cette période écoulée, «seul pourra être maintenu le bénéfice du service de protection des hautes personnalités» et ce «uniquement si une analyse de risque le justifie», projette le député d’Eure. Depuis une loi de 1955, les anciens présidents ont droit à une dotation de 65.000 euros bruts par an en plus d’une rémunération par le Conseil constitutionnel. En 1985, une lettre de Laurent Fabius, alors premier ministre, précise qu’il est mis à leur disposition un appartement et une voiture de fonction ainsi que neuf personnes (dont un chef de cabinet, deux assistants, trois secrétaires et deux personnes affectées au service de leur appartement de fonction). En sus, leurs déplacements sont gratuits sur l’ensemble des réseaux publics ferroviaire, aérien et maritime, le tout dans la meilleure classe. Si cette première proposition est novatrice, la seconde l’est beaucoup moins. Le Maire souhaite également mettre fin à la présence des anciens locataires de l’Élysée au Conseil constitutionnel, en vertu de laquelle une rémunération leur est versée. Une idée déjà soumise par Jean-Louis Debré, ancien président du Conseil constitutionnel, et reprise par son successeur Laurent Fabius. La mesure permettrait de modestes économies, de «144 000 € à 168 000 € par président de la République» d’après l’équipe de Le Maire. Mais la réforme est surtout justifiée par le risque de conflits d’intérêt pour les anciens présidents, explique le candidat. Celui qui se veut héraut du renouveau reprend ainsi une promesse de campagne non tenue par François Hollande. Et pour cause: pour que les «ex» de l’Elysée ne soient plus «membres de droit» du Conseil constitutionnel, il faut entreprendre une révision de la Constitution. Une procédure compliquée puisqu’elle nécessite l’adhésion des trois cinquièmes des parlementaires réunis en Congrès ou un référendum.

Subvention entre AirBus et Boeing : 1 set à 0 pour l’américain (OMC)

Subvention entre AirBus et Boeing : 1 set à 0 pour l’américain (OMC)

 

C’est une sorte de poker menteur à laquelle se livrent Airbus et Boeing pour contester le soutien respectif des Etats à ces deux avionneurs. Un débat qui dure d’ailleurs depuis des années et qui ne sera sans doute jamais tranché tellement la situation est complexe. Les deux sociétés ont en effet bénéficié de soutiens sous différentes formes de la part de l’État. Le préjudice concurrentiel serait évalué autour de 10 milliards pour chacun.  L’OMC qui ne régule pas grand-chose en matière de commerce international à cependant accordé un set à l’américain. La partie est cependant loin d’être terminée. Une partie qui se déroulera sans doute en cinq sets voir davantage. À moins que les deux constructeurs ne parviennent eux-mêmes un compromis permettant de mettre un terme à cette joute juridique de nature picrocholine. Organe d’appel de l’Organisation mondiale du commerce a donné raison jeudi aux Etats-Unis dans le premier set contre Airbus dans le différend qui oppose Boeing et l’avionneur européen depuis 12 ans au sujet des aides publiques dont ils bénéficient. Dans son rapport, le groupe spécial de l’OMC conclut que l’Union européenne ne s’est pas conformée à de précédentes décisions de l’organisation multilatérale, ce qui a permis à Airbus de continuer à toucher des subventions.

L’UE, dit le rapport, n’a respecté que deux des 36 mesures préconisées par l’OMC, poursuivant notamment l’attribution de prêts qui se chiffrent en milliards de dollars et constituent une cause « réelle et substantielle » de pertes de ventes pour Boeing.

Le rapport rejette en outre l’argument de l’UE selon lequel l’A350, l’avion le plus récent d’Airbus, n’est pas concerné par le différend. Le groupe spécial écrit que le gros porteur a lui aussi bénéficié de subventions, même s’il rejette les arguments des Etats-Unis sur le montant de ces aides.

Selon les Etats-Unis, Airbus ne s’est pas conformé à des décisions qui l’obligeraient à rembourser l’équivalent de 22 milliards de dollars (19,6 milliards d’euros) de subventions, dont quatre milliards pour l’A350.

La partie européenne conteste ces chiffres, qu’elle dit surévalués. Pour le représentant américain au Commerce, Michael Froman, les subventions déguisées d’Airbus ont privé Boeing et ses salariés de dizaines de milliards de dollars d’exportations. « Nous attendons de l’UE, de l’Allemagne, de la France, du Royaume-Uni et de l’Espagne – qui font partie de nos plus proches partenaires commerciaux – qu’ils respectent les règles de l’OMC. Nous leur demandons de cesser immédiatement le financement subventionné d’Airbus », a-t-il déclaré dans un communiqué. L’Union européenne a laissé entendre qu’elle ferait appel, jugeant certaines parties du rapport « insatisfaisantes ». « Nous analysons attentivement le rapport », a dit la Commission européenne, ajoutant que le document de 574 pages devait être replacé dans le contexte général de ce différend commercial hors norme. Deux autres rapports de l’OMC, cette fois sur les subventions américaines à Boeing, sont attendus dans les prochains mois. Airbus a également annoncé son intention de faire appel. « Nous avons fait ce que nous avions à faire dans les délais prévus. Nous répondrons aux quelques questions restantes soulevées dans le rapport dans le cadre de notre appel », a dit une porte-parole du groupe. L’OMC avait précédemment établi qu’Airbus et Boeing avaient l’un comme l’autre perçu des aides publiques illégales totalisant plusieurs milliards de dollars.

 

(Avec Reuters)

1.954 mineurs radicalisés en France, curieux chiffre !

1.954 mineurs radicalisés en France, curieux chiffre !

1.954 mineurs seraient signalés officiellement signalés en France pour leur radicalisation islamiste ; une évaluation qui laisse dubitatif d’abord par son niveau de précision ensuite tout autant par son approximation. Dans le même temps on a évalué le nombre de zones sensibles officiellement à 750. Il y aurait donc de 2 personnes considérées comme radicaux islamistes, écrit Le Figaro dans un article à paraître vendredi. Une évaluation pifométrique car les services de renseignements faute de moyens sont bien incapables de fournir des chiffres pertinents. Environ 1 million de personnes vivent  dans ces zones sensibles, comment compter  les candidats individus potentiellement dangereux alors que l’État a déserté depuis longtemps ces zones de non-droit Ces mineurs constituent 18% du total des individus repérés depuis 2014 pour leur radicalisation, précise le quotidien sans identifier ses sources. Parmi les 689 ressortissants français actuellement en Irak et en Syrie dans les rangs des djihadistes, 17 sont mineurs, ajoute-t-il. Après l’attentat de Nice et l’assassinat d’un prêtre cet été à Saint-Etienne-du-Rouvray, le démantèlement récent d’une cellule djihadiste constituée de femmes et l’arrestation de plusieurs mineurs radicalisés ont illustré le caractère diffus et multiforme de la menace terroriste en France. A l’instar du djihadiste français Rachid Kassim, soupçonné d’avoir inspiré plusieurs attentats ou tentatives d’attentat depuis plusieurs mois en France, les recruteurs du groupe Etat islamique ciblent par le biais des réseaux sociaux un public jeune et influençable, souligne une source policière. De toute évidence pour se permettre une évaluation il conviendrait sans doute de concevoir une autre politique de renseignement avec des moyens autrement conséquents (type gendarmerie ou RG)

En 2017 : disparition du trou de la sécu ou de Marisol Touraine ?

En 2017 : disparition du trou de la sécu ou de Marisol Touraine ?

 

 

Fini le trou de la sécu affirme l’inénarrable Touraine qui est à la santé ce que Poivre d’Arvor est à la littérature ou McDo à la gastronomie. Bref une énarque. Pour elle, le déficit de la sécu est réglé. Pour la ministre de la Santé, « l’histoire de ce quinquennat, c’est la fin des déficits sociaux ». (Sécu, Assedic, retraites tous dans le rouge avec des dettes colossales NDLR) »Nous aurons sauvé la Sécu », poursuit-elle. Avec des chiffres qui disent le contraire : « Le régime général, qui affichait 17,4 milliards de déficit en 2011, sera à 400 millions de l’équilibre. Pour un budget de 500 milliards, c’est l’épaisseur du trait », ajoute-t-elle. Le déficit du Fonds de solidarité vieillesse « sera stabilisé » à 3,8 milliards d’euros en 2016 et en 2017. L’assurance-vieillesse dégagera quant à elle un excédent de 1,6 milliard en 2017, et le déficit de l’assurance-maladie passera de 4,1 milliards en 2016 à 2,6 milliards d’euros en 2017. Il faudra que Marisol Touraine refasse ses additions. En outre elle hypothèque les résultats de 2017 alors qu’elle ne sera plus ministre de la santé après les élections présidentielles. On parle de la ministre favorite de Hollande en Indre et Loire (mairie de tours), là où l’ancienne favorite de Louis XIV, Louise de La Vallière, s’était déjà retirée près de Tours avoir été écarté du pouvoir de séduction. La Vallière était entrée dans les ordres, Touraine mériterait de se convertir à l’ordre comptable !

Piketty contredit le FMI

Piketty contredit le FMI

 

On peut ne pas être d’accord avec Piketty, l’économiste de gauche, sur certaines de ses analyses et propositions. Toutefois son analyse sur le développement des inégalités « le capital au XXIe siècle »  ne manque pas de pertinence. Jamais en effet les inégalités n’ont été aussi fortes dans la plupart des pays. En outre les écarts entre les revenus du capital et les revenus du travail ne cessent de grandir. Pour parler plus clairement il y a de plus en plus de différence entre les plus riches et les plus pauvres. Cela vaut pour les pays développés mais aussi des pays comme la Russie, la Chine, l’Amérique du Sud ou l’Afrique. D’après le FMI,  Piketty se serait trompé sur sa théorie de la croissance des inégalités. Pas étonnant,  les économistes sont souvent comme les médecins de Molière préconisant des remèdes qui ne font qu’amplifier la gravité des pathologies du malade. Très marqué à gauche Piketty  a un peu trop sollicité les corrélations, ce que font aussi les économistes marqués à droite. Une déviance politique facilitée par le fait que l’économie n’est pas une science exacte. La complexité des interactions systémiques  rend difficile les approches pertinentes. Du coup beaucoup d’économistes procèdent  par des raccourcis un peu simplificateurs  pour conforter leurs thèses. L’objet de la critique du FMI, pilotée par l’économiste Carlos Goes: tester la thèse de Thomas Piketty sur « les moteurs des inégalités de revenus » en l’appliquant à 19 pays développés durant ces trente dernières années. Avec un objectif affiché: vérifier l’exactitude des hypothèses de Piketty afin de mieux cerner les causes profondes des inégalités. Sa conclusion est sans appel: « Je n’ai trouvé aucune preuve empirique démontrant que la dynamique va dans le sens suggéré par Thomas Piketty », tranche Carlos Goes. Ainsi, « même si son ouvrage est très riche en données, il n’offre aucune formule empirique permettant de vérifier la chaîne de causalité de sa théorie », assène l’économiste. Pour rappel, la thèse de Piketty repose sur le postulat selon lequel les inégalités de revenus ont tendance à augmenter dès lors que les revenus du capital augmentent plus vite que la croissance. Une théorie qui ne se vérifierait pas dans les faits selon l’équipe du FMI ayant planché sur le sujet. En effet, selon les conclusions Carlos Goes, dans 75% des pays étudiés, une croissance des revenus du capital supérieure de 1 point à la croissance économique s’accompagne d’une baisse… de la part des richesses détenue par les 1% des plus riches. Soit l’exact opposé de ce qu’avance l’économiste français. L’auteur du rapport admet tout de même qu’ »il est possible » que la thèse de Thomas Piketty se vérifie « sur le long terme ». Piketty contre-attaque et reprend ses arguments. Pour rappel, la principale conclusion du livre de Thomas Piketty est que l’accroissement des inégalités est due au fait que la rémunération du capital (les dividendes, par exemple) augmente plus vite que la croissance. En conséquence, plus la différence entre la rémunération du capital et le taux de croissance augmente, plus la part du capital dans le revenu national s’accroît. Ce qui, in fine, aboutit à renforcer les inégalités, car le capital est bien plus inégalement réparti que les salaires. Carlos Goes avait alors voulu vérifier ce postulat via une base de données englobant 19 pays sur la période 1980-2012. Il avait alors trouvé que dans 75% des cas, la théorie de Piketty ne se vérifiait pas. Plus d’un mois après la publication, l’économiste français réagit. Dans un post de son blog sur lemonde.fr, il explique pourquoi l’étude du FMI lui semble « relativement faible et peu convaincante ». S’il se dit « heureux que [son] livre ait pu contribuer à stimuler le débat public sur les inégalités » et considère qu’il est « normal que le débat se poursuive », il juge « qu’il est à peu près impossible d’apprendre quoi que ce soit d’utile de cet exercice (du FMI, ndlr). En cause la méthodologie de l’étude et la nature de la base de données « totalement inadaptée ». Thomas Piketty reproche d’abord au FMI d’avoir utilisé, pour mesurer les inégalités, le revenu et non le patrimoine. « Cela pose une difficulté majeure, dans la mesure où l’inégalité des revenus est déterminée à titre principal par les revenus du travail », juge-t-il. Or les revenus du travail sont liés à des mécanismes propres au marché du travail, fait-il valoir, et en aucun cas à la différence entre la rémunération du capital et le taux de croissance, son principe de base. Au final, Thomas Piketty considère que le choix de Carlos Goes « n’a guère de sens » et qu’il aurait été plus judicieux de prendre le patrimoine plutôt que les revenus.

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Une commissaire européenne à la concurrence faisait son business dans un paradis fiscal

Une commissaire européenne à la concurrence faisait son business dans un paradis fiscal

 

Après l’affaire Barroso l’ancien président de la commission européenne reconverti chez le banquier Goldman Sachs’ le banquier qui avait truqué les comptes de la Grèce), c’est maintenant l’affaire de cette commissaire européenne à la concurrence qui faisait son petit business dans un paradis fiscal alors que sa fonction consistait essentiellement à vérifier la loyauté des conditions de concurrence en Europe Selon des révélations du Monde dans le cadre des «Bahamas Leaks», Neelie Kroes aurait été administratrice d’une société offshore basée aux Bahamas entre 2000 et 2009 sans en avoir averti les autorités bruxelloises. Cinq mois après les «Panama Papers»Le Monde et ses partenaires du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) font de nouvelles révélations. Selon des documents confidentiels auxquels ils ont pu avoir accès, les «Bahamas Leaks», certaines des 175.000 structures offshore enregistrées dans ce paradis fiscal entre 1990 et 2016 sont liées à des personnalités politiques. L’ancienne commissaire européenne à la concurrence, la Hollandaise Neelie Kroes, est notamment citée dans ces documents, obtenus par la Süddeutsche Zeitung, qui forment un «registre du commerce» concernant ces sociétés opaques, révélant par là même qui en sont les dirigeants. Considérée comme l’une des femmes les plus influentes du monde cinq années de suite par le magazine Forbes, Neelie Kroes, ex-commissaire européenne à la concurrence entre 2004 et 2009 sous la présidence de Jose Manuel Barroso, a été, selon ces documents révélés par Le Monde, directrice d’une société enregistrée aux Bahamas, Mint Holdings Limited, entre 2000 et 2009. Selon le quotidien, l’existence de cette structure n’a jamais été révélée à la Commission comme cela aurait dû être le cas. Chaque Commissaire doit en effet remplir, lors de sa prise de fonction, une déclaration d’intérêt. Au contraire, elle y annonçait avoir renoncé à toutes ses fonctions au sein de cette holding avant son entrée à la Commission européenne. Toujours selon des informations du Monde, Mint Holdings Limited aurait dû servir à une transaction qui consistait à racheter plus de 6 milliards de dollars d’actifs à la branche internationale d’Enron. Une opération qui devait être financée par des investisseurs proches de la famille royale des Émirats arabes unis, ainsi que par des hommes d’affaires saoudiens. Seulement, cette transaction avait tourné court en raison des problèmes de santé du principal investisseur, l’ancien président des Émirats arabes unis, Zayed al-Nayane, mort en 2004.  Contacté par le quotidien, Neelie Kroes a d’abord démenti ces informations avant de reconnaître avoir été nommée directrice non exécutive de la société. Toutefois, elle assure que Mint Holdings Limited n’a «jamais été opérationnel» et qu’elle n’en a reçu aucune gratification financière. L’ex-commissaire européenne juge également que la mention de son nom dans les documents en tant qu’administratrice de la société jusqu’en 2009 est «une erreur administrative». Cette mention aurait dû, selon elle, être supprimée en 2002. Si Neelie Kroes s’est dit «prête à assumer l’entière responsabilité» de cette omission, ses fonctions de commissaire européenne à la concurrence l’ont conduit à favoriser la libéralisation du marché de l’énergie, dans lequel évolue la société Enron, et dans lequel les Émirats arabes unis jouent un rôle majeur. Selon ces documents, ce n’est qu’en 2009, moins de deux mois avant de changer de portefeuille pour prendre les rênes du commissariat à l’énergie, que Neelie Kroes démissionne de ses fonctions d’administratrice au sein de cette société offshore. Selon les documents qu’a pu consulter Le Monde dans le cadre des «Bahamas Leaks», d’autres dirigeants de premier plan seraient également directeurs de structures offshore: le ministre des Finances canadien, Bill Morneau, le vice-président angolais Manuel Vicente, l’ancien émir du Qatar, Hamad ben Khalifa al-Thani, ou encore l’ancien ministre des mines colombien, Carlos Caballero Argaez.

(Avec agence)

Augmentation des taux : un jour peut-être ! (Fed) !

Augmentation des taux : un jour peut-être !  (Fed) !

Une nouvelle fois le comité monétaire de la Fed à décidé de ne rien décider en matière de taux. Tout en menaçant de les relever un jour…. peut-être. La vérité c’est que les États-Unis commencent à s’inquiéter sérieusement du tassement économique, il pourrait perdre un point de croissance dés 2017  et finalement tomer eux aussi dans une situation de croissance molle comme en Europe.  La banque centrale américaine a d’ailleurs de nouveau abaissé sa prévision de croissance économique cette année aux Etats-Unis et s’est montrée également légèrement plus pessimiste sur le front de l’emploi. Le produit intérieur brut (PIB) américain devrait progresser de 1,8% sur un an au dernier trimestre 2016, soit 0,2 point de moins que ce qui était prévu il y a trois mois, selon les nouvelles projections du Comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed publiées mercredi. Au deuxième trimestre, l’économie américaine a crû de seulement 1,1% en rythme annualisé. Pour l’année prochaine, la banque centrale américaine maintient en revanche inchangées ses prévisions et continue de tabler sur une accélération des prix.  

Sarkozy : candidat des travailleurs !

Sarkozy : candidat des travailleurs !

 

Sarkozy le gaulois s’est auto proclamé candidat des travailleurs. Peut-être envisage-t-il de prendre la tête de la CGT en cas d’échec à la primaire.   »Pour tous ces Français qui ont souffert cinq années, je veux être le candidat de la France des travailleurs. Le mot travail est le symbole de l’émancipation. Je veux être le candidat des ouvriers, des employés, des classes moyennes », a-t-il dit. Son propos additionne ensuite des évidences et des réflexions de bistrot enveloppées  dans le délicat linge du populisme.  « Ca suffit de mépriser le travail, de crouler sous les normes, les règles, les règlementations, ça suffit de voir que ceux qui ne font pas d’effort peuvent gagner autant que ceux qui en font », a-t-il scandé. Démagogie Et Nicolas Sarkozy de dérouler les mesures qui seraient mises en place « dès l’été 2017″. « Nous baisserons l’impôt sur le revenu de tous les Français de 10%, nous baisserons de 34 milliards les charges qui pèsent sur le travail peu qualifié », a-t-il dit. L’ancien chef de l’Etat a aussi évoqué l’élargissement du service minimum en cas de grève, le retour des heures supplémentaires défiscalisées, la fin des charges sociales sur les emplois à domicile, l’exonération des successions en lignes directes jusqu’à 400.000 euros par enfant, et une baisse de la fiscalité sur l’épargne. « Je prends la décision irrévocable de supprimer immédiatement l’impôt sur la fortune », a promis le candidat. Sans doute pas vraiment la priorité pour la masse des travailleurs qu’il entend représenter !

Une majorité de Français ne veulent pas des migrants de Syrie, pourquoi ?

Une majorité de Français ne veulent pas  des migrants de Syrie, pourquoi ?

 

Selon un sondage Elabe,  57% des Français, contre 43%, s’opposent à ce que la France accueille une part des migrants et réfugiés qui ont afflué en Europe en provenance de Syrie.. Des français ne veulent pas davantage de migrants en provenance d’autres régions. On pourrait en conclure que les Français sont égoïstes voire racistes. En vérité les Français sont sensibles à cette tragédie que  représente l’immigration surtout lorsqu’il s’agit de réfugiés. Leur avis est surtout motivé par le fait  que la France se montre  complètement incapable d’assimiler certaines  populations d’origine étrangères. Certes beaucoup parviennent à s’intégrer mais sans doute tout autant voir davantage sont à l’origine de la création de zones de non-droit où la sécurité et la civilité sont en permanence menacée. Des zones où l’État ne pénètre que rarement d’ailleurs où se  développent  des commerces illicites comme celui du trafic de drogue. Officiellement ces zones dites sensibles seraient au nombre d’environ 750, c’est-à-dire en moyenne 7 par département. En réalité il faudrait en compter plusieurs milliers. Même dans nombre de petites villes de 10 000 à 20 000 habitants on compte un ou plusieurs quartiers devenus des zones de non-droit et où il ne fait pas bon de sortir ou d’entrer après 22 heures. Les habitants les plus socialisés quittent progressivement ces quartiers, nombre d’appartements ne sont plus occupés car les conditions de cohabitation sont intolérables. La plupart des hommes politiques qui parlent de plan de rénovation, de réhabilitation, ne connaissent pas grand-chose des réalités de ces quartiers. Bien sûr ils n’y vivent  pas et ils résident  très loin. Ce sont ces « sauvageons » comme les appelle Jean-Pierre Chevènement qui alimentent les réticences françaises car leur comportement remet en cause l’harmonie des relations entre les groupes et les individus. Mon propos pourra être facilement qualifié de raciste par les sophistes qui théorisent sur l’immigration. Je précise toutefois que je suis marié avec l’une de ses réfugiés en provenance d’Afrique Noire où j’ai été coopérant bénévole pendant 10 ans.

 

 

Projet Alstom le 30 septembre : très ambiguë

Projet Alstom le   30 septembre : très ambiguë

Un projet pour le moins ambigu et qui risque d’être remis en cause par les réalités économiques et juridiques. Le projet repose surtout sur la promesse de faire commander des rames TGV par la SNCF. Or cette commande de la SNCF à Alstom est très hypothétique. D’abord pour des raisons juridiques, la SNCF et condamnée à faire des appels d’offres où la concurrence sera rude. Elle ne peut passer commande directement Alstom  sans cet appel d’offres. Notons que la France et Alstom se satisfont généralement de la procédure d’appel d’offres qui permet et c’est heureux à Alstom de vendre du matériel ferroviaire au monde entier. Le projet repose cependant sur des commandes notamment de TGV destinés en particulier à la future ligne Paris Milan dont l’ouverture théorique devrait intervenir en 2030 mais plus vraisemblablement en 2035 notamment particulier pour des raisons techniques. La SNCF n’a nul besoin de rames supplémentaires par rapport aux commandes engagées, elle n’a surtout pas les moyens financiers. Le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue, qui est à l’économie ce que McDo est à la gastronomie pense cependant que son projet est pertinent. Mais faute de remise à plat de la situation de la SNCF ! ( un endettement de plus de 40 milliards !Une paille), de la politique des transports et de son articulation avec la politique industrielle, le plan   du ministre de l’industrie risque de ressembler simplement à des promesses susceptibles de tenir jusqu’au élection présidentielle  Le gouvernement veut donner l’impression de  préserver l’activité du site de fabrication de locomotives de Belfort, dont la direction du groupe a annoncé le 7 septembre le transfert en Alsace en raison d’un carnet de commandes insuffisant pour les prochaines années. Le sort du site de Belfort, où 400 emplois sont en jeu, s’est invité dans la campagne pour l’élection présidentielle de 2017. Ce dossier fait écho à l’échec du sauvetage des hauts-fourneaux de Florange (Moselle), devenu pour une partie de la gauche le symbole de l’impuissance du pouvoir socialiste. Le gouvernement mise notamment sur la fourniture par Alstom de rames de TGV à la SNCF pour la liaison Paris-Turin-Milan et sur plusieurs appels d’offres en cours. « La solution sera trouvée pour maintenir une activité », a assuré mercredi le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, interrogé par BFM TV et RMC. « Les choses avancent et le ministre pourrait s’exprimer la semaine prochaine », renchérissait-on mercredi matin dans l’entourage du secrétaire d’Etat à l’Industrie. On attend avec impatience cette expression du ministre sur le dossier Alstom qui pourrait bien ressembler à celui de Florange

Macron porte plainte contre la presse people ou l’art de faire parler 2 fois de lui

Macron porte plainte contre la presse people ou l’art de faire parler 2 fois de lui

 

Sans doute talentueux mais vraiment gonflé le jeune homme. Alors qu’il ne cesse de s’afficher partout avec son épouse, Macron décide d’attaquer la presse people pour atteinte à la vie privée. L’attaque contre France dimanche paraît un peu ridicule mais témoigne quand même du savoir-faire de Macron pour entretenir une forte présence médiatique. Pour tout dire il maîtrise l’art de faire parler deux fois de lui. Une fois en exposant une vie privée dont on n’a que faire, une seconde fois en attaquant en justice qui en parle de trop, mal ou de manière ambiguë ; mais ça fait le buzz. C’est Le Monde qui l’a révélé dans son édition du 21 septembre 2016. Emmanuel Macron et son épouse Brigitte portent plainte contre l’hebdomadaire France Dimanche. On pourrait se dire que l’ancien ministre de l’Économie ne manque pas d’air, après toutes les unes de presse people qu’on l’a vu faire depuis quelques mois (Paris-MatchVSD…). Mais là, on les comprend un petit peu. Sur la couverture du numéro de France Dimanche publié le 2 septembre, on pouvait voir une photo du couple, barrée du titre Emmanuel Macron, il divorce ! C’est seulement en feuilletant le magazine qu’on se rend compte que selon les informations exclusives de France DimancheEmmanuel Macron a certes divorcé, mais du gouvernement. Il a démissionné le 30 août dernier. Emmanuel Macron apparaît comme le meilleur candidat pour représenter la gauche à la présidentielle de 2017, selon un sondage Odoxa pour France 2 publié samedi. Avec 28%, l’ancien ministre de l’Economie arrive en tête de la liste des six personnalités testées, loin devant Jean-Luc Mélenchon (18%), talonné lui-même par Manuel Valls (17%). Viennent ensuite Arnaud Montebourg (13%) et Christiane Taubira (9%). 

Merkel bientôt virée ?

 

Merkel bientôt virée ?

Merkel pourrait bien être virée aux prochaines élections fédérales de 2017. Car la femme forte d’Allemagne a subi une véritable déconvenue aux élections régionales. Peut-être un résultat qui la rendra moins psychorigide sur la relance de la croissance en Europe (où elle est contestée par le SPD et la France), raisonnable sur l’accueil des migrants en Europe (où elle est contestée par l’AfD et la plupart des pays d’Europe). .  Selon un sondage Insa  Cicero, 64 % des Allemands ne souhaitent pas qu’Angela Merkel réalise un quatrième mandat. Sa côte de popularité a notamment chuté depuis la crise des migrants, durant laquelle elle a perdu une partie de son électorat. Après onze années passées au pouvoir, une alternance politique à Angela Merkel est sérieusement  envisagée.  C’est un nouveau revers de taille pour la chancelière allemande Angela Merkel. L’Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière allemande n’a recueilli que 18% des suffrages aux élections régionales à Berlin, dimanche 18 septembre, selon un sondage sortie des urnes de la télévision publique allemande. L’Alternative pour l’Allemagne (AfD), la droite populiste, fer de lance de l’opposition à la politique d’ouverture aux réfugiés dans le pays, ferait, elle, son entrée dans le parlement local avec 11,5% des voix. Les sociaux-démocrates allemands du SPD remportent le scrutin avec 23% des voix, mais ils perdent cinq points par rapport au scrutin de 2011 (28,3%), selon ce sondage sorti des urnes. Les écologistes arrivent en troisième place avec 16,5% des voix, soit un point de moins que leur niveau atteint aux précédentes élections, en 2011. Le parti de la gauche radicale Die Linke progresse lui de cinq points à 16,5%. La CDU est en recul de plus de cinq points par rapport au dernier scrutin de 2011. Et si ce score de 18% est confirmé, la CDU enregistrera sa pire performance électorale à Berlin depuis la réunification, en 1990. Jamais dans l’histoire de Berlin, celle de Berlin-Ouest après la Deuxième guerre mondiale, puis celle de la ville réunifiée après 1990, la CDU n’avait connu pareille débâcle.   Comme dans son fief de Mecklembourg-Poméranie occidentale où la CDU a subi un cuisant revers le 4 septembre, la décision de Merkel d’ouvrir les frontières allemandes à environ un million de réfugiés depuis un an a dominé la campagne électorale à Berlin. La  CDU enregistre sa pire performance électorale à Berlin depuis la réunification, en 1990. Créée en 2013, et donc absente des précédentes élections berlinoises, l’AfD, qui s’oppose frontalement à la politique migratoire de Merkel, réussit comme prévu à entrer au Sénat de Berlin.

Une partie de la TVA aux régions : le piège

 

Une dépêche de l’agence Reuters r reprise brut de brut par tous les grands médias informe que
 Manuel Valls veut substituer à la dotation globale de fonctionnement une part de la TVA. 
Drôle de calcul en vérité car cette part serait de 3 % soit de l’ordre de 6 milliards puisque
 la TVA rapporte environ 200 milliards ;  la dotation globale de fonctionnement pour les régions
 est d’un montant d’environ 10,5 milliards. Il y a comme un loup ! Ou alors sans le dire on se 
prépare à une forte hausse de la TVA.

La dépêche de Reuters
 
:- Manuel Valls propose de
Remplacer la dotation globale des régions par une fraction de 3%
des recettes de TVA, a rapporté mercredi le président LR de
l'Association des régions de France (ARF), Philippe Richert,
après un rendez-vous à Matignon.
Les arbitrages sur le financement des régions devraient être
annoncés par le Premier ministre lors du 12e Congrès des Régions
qui se tiendra jeudi 29 septembre à Reims (Marne).
"Il faut regarder sur la longue durée et voir comment
remplacer le cas échéant la dotation par une part de TVA", a
déclaré Philippe Richert, qui préside la région Grand Est, à la
presse après sa rencontre avec le Premier ministre.
Selon un communiqué de Matignon, Manuel Valls a pris acte de
l'abandon du projet de taxe foncière régionale, qui devait
financer l'innovation dans les entreprises à hauteur de 600
millions d'euros.
Décidée en juin, cette taxe devait être payée à la fois par
les ménages propriétaires et les entreprises.
"Le Premier ministre et l'ARF ont écarté toute augmentation
des impôts" pour couvrir les nouvelles dépenses des régions en
faveur du développement économique", précisent les services du
Premier ministre.
"Les discussions vont se poursuivre pour déterminer les
modalités d'un pacte financier équilibré permettant de conforter
l'action économique des régions tout en tenant compte des
contraintes financières de l'Etat".
 

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Valls pour un revenu universel : une utopie et une escroquerie

  • Valls pour un revenu universel : une utopie et une escroquerie

Dans un texte publié sur Facebook, le Premier ministre revient sur une « piste » qu’il avait déjà relancée la semaine dernière d’un « revenu universel », qu’il définit comme « une allocation unique, ouverte à tous, à partir de 18 ans, pour remplacer la dizaine de minima sociaux existant  Une première interrogation : le revenu universel est défendu à la fois par les ultras libéraux et les gauchistes sans doute pour des raisons différentes mais qui aboutissent au même résultat.  Les ultras libéraux proposent pour la France un revenu universel toute la vie de l’ordre de 500 €. L’objectif serait de lutter contre la pauvreté mais il est évident que ce niveau est très insuffisant pour permettre d’accéder à des conditions de vie décente. En outre ce seuil est déjà atteint via le RSA et même largement. Le seuil décent serait de 1000 à 1200 € mais pour en assurer le financement il conviendrait alors de supprimer toute la protection (par exemple sécu, assurance chômage, retraite). Une véritable escroquerie qui utilise l’alibi de la lutte contre la pauvreté pour faire sauter la solidarité sociale. Il est clair notamment que les plus des favorisés n’auraient accès  aux soins et notamment à la très coûteuse hospitalisation. Du côté des gauchistes on voit  une utopie pour attirer les gogos. Il faut dire que la plupart des organisations gauchistes sont complètement incompétentes en matière de calcul économique et de prise en compte de vraies réalités sociales et économiques. Autre élément non pris en compte la dimension internationale de l’économie. Comment une économie qui accorderait des revenus sans travail pourrait-t-elle être compétitive avec d’autres économies beaucoup plus compétitives ? Dernier élément de nature sociétale la rupture avec le lien n’est-il pas susceptible de déstructurer complètement une société ? La plupart des individus sont essentiellement structurées par les relations qu’ils entretiennent dans le milieu du travail. Un travail par ailleurs nécessaire pour assurer le progrès matériel mais aussi culturel de l’humanité. Certaines banlieues où les taux de chômage dépassent les 50 % dé montrent  à quel point l’absence de travail peut créer des dysfonctionnements sociétaux notamment engendrer la violence et les trafics en tout genre.Philosophiquement, il est d’usage d’opposer un système social universel à un autre qui serait assurantiel. Le modèle social américain relève de l’assurance tandis que le britannique, hérité des préconisations de Lord Beveridge , incarne l’universalité. Dans l’un, le fait d’être dans le besoin est très mal considéré, tant les possibilités de faire fortune sont illimitées. Dans l’autre, socialement très stratifié, la pauvreté est un mal nécessaire que la société doit juguler afin de préserver le pacte social millénaire du pays. Depuis la mise en place de la Sécurité sociale en 1945, la France emprunte aux deux modèles sans pour autant choisir entre l’un et l’autre. La mise en place d’un revenu universel et inconditionnel en France, et ce quelles qu’en soient les modalités, reviendrait donc à renoncer à tout le soubassement assurantiel de notre société.  Désormais, la collectivité prenant en charge la garantie d’un revenu viager, il ne sera donc plus nécessaire que les salariés cotisent à des régimes obligatoires d’assurance-chômage ou de retraite. En revanche, dans la logique d’un revenu universel, les mécanismes assurantiels n’étant plus à la charge de la collectivité, c’est donc l’individu qui devra faire le choix de se couvrir ou non contre les risques de la vie.  Le revenu universel étant versé à tous de manière inconditionnelle, tous les autres transferts sociaux relevant de situations spécifiques devraient disparaître. C’est ainsi que les allocations familiales seraient, les familles probablement gagnantes au change compte tenu des montants en jeu. Mais également, les allocations versées aux personnes handicapées, les pensions de réversion ou encore les allocations pour parent isolé devraient en toute logique disparaître.  Sous couvert de simplification de l’accès à la solidarité nationale, un revenu universel sonne le glas de l’aide sociale aussi des politiques publiques de l’emploi.Un bel encouragement à la paresse aussi. Les chinois doivent rire !

Participation Primaire Les Républicains : plus de 10 millions

Participation Primaire Les Républicains : plus de dix millions

 

Une étude qui monte que le taux possible de participation à la primaire pourrait sérieusement changer la donne. Plus de 10 millions de Français pourraient en effet aller choisir le candidat des Républicains. L’élargissement du corps électoral pourrait particulièrement favoriser Alain Juppé au détriment de Nicolas Sarkozy qui pourrait bien prendre une claque sévère surtout dans l’éventualité d’un second tour.. Plus d’un quart des personnes interrogées (28%) envisagent par ailleurs d’y participer. Chez ceux qui pensent voter, 84% mettent en avant le fait que le vainqueur aura de grandes chances d’être élu président comme un facteur important dans leur décision de participer. 53% disent aussi vouloir empêcher l’un des candidats de gagner et 51% apprécier énormément un des candidats, selon un sondage Odoxa pour L’Express. Le niveau de connaissance du processus des primaires est plutôt bon, selon l’enquête, mais 80% des sondés ne connaissent pas les dates du scrutin, les dimanche 20 et 27 novembre.  La cote de popularité de François Hollande ne s’améliore pas en septembre, contrairement à celle de Manuel Valls qui remonte légèrement, Alain Juppé et Emmanuel Macron suscitant, eux, toujours une forte adhésion. Seules 16% des personnes interrogées considèrent François Hollande comme « un bon président », contre 84% d’un avis contraire, soit le même niveau qu’au mois de juin, selon ce baromètre, réalisé pour L’Express, France Inter et la presse régionale. Chez les seuls sympathisants de gauche, le chef de l’État perd deux points (à 37%), le discours aux airs d’entrée en campagne salle Wagram de début septembre n’ayant visiblement pas changé la donne.   Manuel Valls, dont la cote déclinait depuis novembre, regagne en revanche 3 points, 27% de personnes interrogées estimant qu’il est un « bon Premier ministre ». Chez les sympathisants de gauche, la hausse atteint 6 points (42%). En tête des personnalités suscitant le plus de soutien et de sympathie, Alain Juppé gagne 4 points à 39% devant Emmanuel Macron (31%, +2). François Bayrou (30%, +2) est troisième, devant Marine Le Pen (27%, +1) et Jean-Luc Mélenchon (27%, +3), suivis de Ségolène Royal (26%, +3), Martine Aubry (25%, +3) et Christiane Taubira (25%, +2). Arrivent ensuite les adversaires d’Alain Juppé pour la primaire de la droite, Bruno Le Maire (24%, +2), Nicolas Sarkozy (23%, =) et François Fillon (23%, -1). Chez les sympathisants de gauche, Christiane Taubira fait la course en tête (54%), désormais rattrapée par Ségolène Royal, en forte progression (+6 à 54%). A droite, Alain Juppé gagne 7 points (69%) et devance Nicolas Sarkozy (64%, -2).

Minima sociaux : simplification en 2018 (Valls)

Minima sociaux : simplification en 2018 (Valls)

Valls promet des simplifications notoires pour la gestion des minima sociaux. Mais pas avant 2018, autant dire que Valls fait des promesses qui ne le concerneront plus puisqu’au mieux il troquera son poste de Premier ministre pour une place sur le banc des députés ; et ce n’est même pas certain. Sa principale réforme vise à passer cette gestion sur le numérique. Un numérique sans doute encore plus incapable qu’aujourd’hui de faire la distinction entre ceux  qui justifient  de la solidité solidarité nationale et ceux qui vivent à ses crochets. Pas étonnant par exemple concernant la dérive du RSA. Un couple sans enfant peut toucher autour de 800 € quant un  agent de nettoyage (pardon agent de surface) touchera 1000 € nets à plein temps. Salaire net auxquels il faut enlever les frais de transport, les frais supplémentaires de repas et souvent de tenue vestimentaire. Simplifier l’accès aux prestations sociales en dégraissant la paperasse et en centralisant les demandes, c’est donc  dans les grandes lignes ce que prévoient les quelques mesures dévoilées lundi 19 septembre par le cabinet du Premier ministre, Manuel Valls. Quelques changements notables pour les bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA)Les droits seront calculés sur un trimestre au lieu d’être recalculés à chaque changement de situation personnelle. Exception faite en cas de divorce ou de changement de situation professionnelle. Si le bénéficiaire retrouve un travail, il lui suffira seulement de remplir une déclaration pour voir s’il est éligible à la Prime d’activité. Matignon a également fait part de son intention de dématérialiser intégralement les demandes d’aides sociales. Tout passera donc par internet avec le lancement d’un portail numérique unique dès le premier trimestre 2017. Les allocataires auront la possibilité de consulter tous les droits auxquels ils sont éligibles en ne remplissant qu’un seul dossier. 

(Avec AFP et RTL)

310 milliards de gains en réduisant les discriminations !!!!!!

310 milliards de gains  en réduisant les discriminations !!!!!!

On se demande comment France Stratégie, think tank rattaché à Matignon, parvient à ce résultat. Cet organisme de prospective composé de technocrates jusqu’àlors  faisait surtout dans l’ultra libéralisme. Aussi dans l’approximation, ce  qui pourrait expliquer qu’il estime  que le manque à gagner lié aux discriminations dans son scénario privilégié s’élève à 150 milliards d’euros, soit 6,9% du PIB (base 2015). Certes la lutte contre les discriminations constitue une impérative nécessité de nature démocratique et républicaine. Pour autant on voit mal comment la réduction des discriminations parviendrait à doper la croissance. Ou alors ce résultat est lié à la période électorale. Jusqu’à lmainenantr France stratégie penchait  plutôt à droite mais avec les échéances prochaine il penche maintenant à gauche : après la compétitivité, il faut faire dans le social. Difficile d’opposer un argumentaire pour contester les résultats de France stratégie tellement le raisonnement est complètement incompréhensible voir contradictoire sur le plan économique. Le raisonnement de France stratégie mérite vraiment d’être lu : « France Stratégie considère l’effet positif à attendre d’un meilleur accès aux postes qualifiés des populations discriminées conduisant à une réduction des écarts de salaires entre les différentes catégories tout en maintenant les différences de niveau d’éducation, d’accès à l’emploi et du nombre d’heures travaillées. S’ajoute également l’effet d’un plus grand accès à l’emploi des catégories discriminées. Parmi les quatre scénarios que France Stratégie a analysés, Jean Pisani-Ferry, commissaire général de France Stratégie estime que le scénario retenu est «prudent et s’appuie sur des hypothèses réalistes à long terme.  Le manque à gagner peut même aller jusqu’à 310 milliards d’euros, ce qui correspond à une augmentation de PIB de 14,1%! Dans ce cas, on tient compte des effets du scénario privilégié en incluant les effets d’une convergence des durées hebdomadaires de travail entre toutes les catégories de population et des niveaux d’éducation entre populations au niveau du Bac. Il correspond à un scénario de très long terme», précise l’étude. Comprenne qui pourra dans ce cocktail qui met dans le même sac inégalités, discriminations et croissance

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