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Archive mensuelle de septembre 2016

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« Les deux grands partis, c’est l’amicale des boulistes » (Macron )

« Les deux grands partis, c’est l’amicale des boulistes » (Macron )

 

Dans les colonnes du Parisien, Emmanuel Macron tacle le Parti socialiste et Les Républicains : « Les deux grands partis, c’est l’amicale des boulistes. Mais sans l’amitié et sans les boules… » L’ancien ministre de l’Economie, qui n’a jamais été encarté au PS, avait déjà déclaré depuis le Puy du Fou (Vendée) ne pas être socialiste. Une sortie qui avait fait beaucoup de bruit, quelques jours avant son départ du gouvernement fin août. Désormais, l’ancien locataire de Bercy étoffe son mouvement En Marche. « Il se démène pour trouver 9 à 10 millions d’euros de dons et compte en emprunter autant en banque », écrit Le Parisien. Une recherche de fonds couplée à un recrutement intensif. Selon le quotidien, il espère en effet pouvoir présenter 577 candidats sous sa bannière à l’occasion des élections législatives de 2017.  Si l’on s’en tient au sondage Odoxa du  Parisien/Aujourd’hui en France, Emmanuel Macron pourrait bien provoquer une sorte de séisme dans la classe politique. En effet 45% des Français considèrent déjà qu’il ferait un bon président,  ce qui le place immédiatement derrière  Alain Juppé (56%). Cela alors qu’il n’a pas encore déclaré formellement sa candidature pour les présidentielles. Un sondage qui met très loin Manuel Valls (15%), Jean-Luc Mélenchon (12%) et François Hollande (6%). En outre sa démission du gouvernement est approuvée par les trois quarts des Français. Cette ascension relativement exceptionnelle pour un homme sans véritable organisation, sans passé politique significatif et même sans orientation très élaborée découle sans doute de plusieurs facteurs explicatifs. Le premier élément vient du phénomène d’usure de la classe politique traditionnelle organisée en partis dont les Français n’attendent plus grand-chose. La seconde raison tient vraisemblablement à la médiocrité de la plupart des personnalités qui ambitionnent d’accéder à  la magistrature suprême. Médiocrité sur le plan des connaissances socio économiques et sociétales mais aussi médiocrité intellectuelle. Or Macron comparé à la plupart des autres parvient à élever le débat même si on peut contester certaines orientations et surtout le flou programmatique notamment dans le domaine sociétal. L’atout principal de  Macron est peut-être aussi sa jeunesse comparée à l’âge des autres candidats de la génération des 50 à 70 ans usés par les travaux guerriers des luttes politiques intestines (de l’extrême gauche à l’extrême droite) et les discours démagos. D’une certaine manière, Macron ringardise.  On s’interroger sur la crédibilité qu’accordent certains candidats à leur propre propos tellement le manque de conviction est évident ou inversement tellement le trait  caricatural témoigne de la posture de comédien qui fait semblant de croire aux promesses de coiffeur faites  au bon peuple. Par ailleurs Macron s’aligne sur une évolution  sociétale et idéologique qui remet en cause les vieux clivages gauche droite usés  jusqu’à la corde. Usés par la gauche qui finalement se soumet maladroitement et avec retard aux impératifs des réalités économiques, usés par la droite également profondément trop marquée par l’étatisme. Une dernière caractéristique qui concerne tout autant l’extrême gauche et l’extrême droite. Il n’est pas certain évidemment que Macron  parvienne en 2017 à conquérir la magistrature suprême mais il est probable qu’il va provoquer une grande secousse sismique dans le paysage politique. Pourtant l’intéressé dans ses récentes et finalement courtes fonctions de ministre de l’économie n’a pas montré grand chose. La loi Macron 1 ressemblait davantage à une auberge espagnole qu’à un programme de réforme structurelle économique. Le plus intéressant chez Macron c’est ce qu’il n’a pas fait !  il faut dire qu’il a été en permanence empêché ou freiné par Valls qui a très vite décelé le danger de ce nouveau concurrent potentiel à la succession de François Hollande. Le passé politique d’Emmanuel Macron demeure assez inconsistant par contre certaines de ses analyses se sont montrées à la fois pertinentes et surtout compréhensibles car débarrassées de la langue de bois habituelle. Les autres responsables ont tendance à systématiquement dire tout et son contraire. Dernier exemple en date la réduction éventuelle de l’impôt sur le revenu à laquelle adhèrent presque tous les candidats mais conditionnée par une réforme fiscale globale qui inévitablement fera encore monter les prélèvements obligatoires. Un sujet un peu surréaliste puisqu’on fait croire qu’il y aurait deux catégories  de Français ceux qui payent l’impôt citoyen et ceux qui payent les autres impôts  non citoyens. La réforme est sans doute nécessaire encore faudrait-il en préciser l’objectif réel et les modalités. Emmanuel Macron, lui,  a le grand mérite d’être clair car son propos est débarrassé des oripeaux de la dialectique politicienne, sorte de charabia énarchique pour faire sérieux mais qui masque mal l’incompétence et l’immobilisme. Le tremblement provoqué par le jeune Macron  ne concernera pas seulement la gauche, une gauche par ailleurs condamné à la débâcle électorale et qui, extrême gauche comprise, ne représente plus que de l’ordre de 25 à 30 % dans le pays. Le séisme concernera aussi le centre et la droite classique car Macron va sans doute siphonner autant de voix à droite qu’à gauche compte tenu de son positionnement idéologique. Il est clair par exemple que nombre de sympathisants et même de responsables des républicains sont plus proches d’un du social libéral Macron  que du bonapartiste Sarkozy. L’extrême droite et l’extrême gauche vont également être affectées par les vagues de fond provoquées  par l’ancien ministre de l’économie dans la mesure où leurs propositions économiques (paradoxalement relativement proches) risquent  de montrer encore davantage leurs incohérences et leur démagogie. Reste que Macron  présente encore quelques faiblesses voire des handicaps sérieux ;  il risque notamment de traîner comme un boulet sont passé d’énarque mais aussi celui d’éphémère banquier. En outre il lui faudra faire bien des efforts pour persuader l’opinion qu’il est proche des vrais gens comme il dit lui-même ;  une formule d’ailleurs malheureuse et qui révèle la reconnaissance de son appartenance à une élite responsable d’une grande partie de la crise qui caractérise la France dans le domaine social, économique et sociétal. Pour parler clair, la question est de savoir si Macron propose de gouverner la France comme Hollande avec ses copains de l’ENA ou s’il est décidé d’ouvrir sa gouvernance éventuelle à des responsables de la société dite civile. Une dernière expression par ailleurs encore ridicule   pour distinguer ceux qui n’appartiennent pas à l’élite de la monarchie républicaine. La sémantique comme la politique sent la naphtaline !

Juppé, le fils caché de Chirac ? (sondage)

Juppé, le fils caché de Chirac ? (sondage)

 

Dans toutes les monarchies en fin de règne trouve toujours des fils cachés. C’est peut-être le cas dans notre monarchie républicaine ou l’ancien souverain Jacques Chirac serait aussi le père d’Alain Juppé. Ce que pense en tout cas les Français. Parmi les héritiers présumés de Jacques Chirac, Alain Juppé se classe en tête (48%) loin devant Nicolas Sarkozy (19%) – même si l’écart est plus réduit dans l’électorat LR (47% pour Juppé, 30% pour Sarkozy). François Hollande, en dépit du soutien affiché jadis par l’intéressé, n’est considéré comme un légataire plausible ni à droite (2%) ni à gauche (14%). Certains généalogistes pointilleux feront observer que Jacques Chirac a dû commencer très tôt mais n’oublions pas que les souverains dans notre longue histoire ce sont parfois mariés lorsqu’ils avaient une douzaine d’années. Sarkozy, le fils maudit non reconnu officiellement, réclame aussi sa part d’héritage. Il ne lui reviendra sans doute pas grand-chose de Jacques Chirac qu’il avait traité « de roi fainéant ».

L’affaire Bygmalion : des mails cachés

L’affaire Bygmalion : des mails cachés

 

Les avocats de Guillaume Lambert, l’ancien directeur de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, ont déposé in extremis un mémoire dans lequel ils réclament purement et simplement l’annulation de samise en examen dans l’affaire Bygmalion. Objet de leur « coup de gueule » : ils suspectent le juge d’instruction Serge Tournaire de leur avoir « caché des documents ». Des centaines de mails et autres textos retrouvés entre Jérôme Lavrilleux, l’ancien bras droit de Copé, et des hommes de Bygmalion, notamment son co-fondateur, Bastien Millot.

Dans ces messages, surtout postérieurs à la campagne de 2012, ils évoquent parfois « jfc », pour désigner Jean-François Copé, et il leur arrive de dîner avec lui… Pourtant, dans l’enquête Bygmalion, alors que son agence de communication est soupçonnée d’avoir fait des fausses factures avec l’UMP, Bastien  Millot dit en avoir quasiment tout ignoré. Tout comme Jean-François Copé, qui a assuré durant l’instruction n’avoir rien su de ces questions financières, pourtant à demi-assumées par Lavrilleux. Un i-message bien énigmatique donne pourtant une coloration différente à ces versions. Le 10 novembre 2013, Jérôme Lavrilleux écrit à Bastien Millot : « JFC a deux obsessions : 1. Il me faudrait de bons sondages 2. Je m’en sors pas question €€ ». Sur le papier rien à voir avec la présidentielle de 2012. Mais n’empêche, Copé, en 2013, aurait donc eu pour « obsessions » les questions d’euros…

( JDD)

 

Schäuble défend l’épargne des Allemands contre Mario Draghi

 

 

Quel paradoxe, le ministre allemand des finances conteste vivement la politique monétaire accommodante de la banque centrale européenne conduite par Mario Draghi. Il lui reproche en particulier les taux très bas qui progressivement vont rogner  l’épargne ;   la BCE reproche à l’Allemagne de ne pas utiliser ses énormes excédents commerciaux pour relancer la croissance. Mais le ministre allemand attribue la croissance des excédents commerciaux à la politique de la BCE qui fait baisser l’euro et rend l’économie allemande encore plus compétitive. Un reproche paradoxal. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a de nouveau exprimé ses critiques à l’encontre du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, avant l’audition de ce dernier au Bundestag la semaine prochaine, rapporte samedi le quotidien Bild. Schäuble a incité les membres de la commission des Finances du Bundestag à mettre Draghi en difficulté sur la politique monétaire mercredi prochain, précise l’article, qui cite des participants à une réunion qui a eu lieu cette semaine. Mario Draghi doit s’exprimer mercredi devant les commissions des Finances et du Budget de la chambre basse du Parlement allemand. Sa dernière visite au Bundestag remonte à 2012.Au début du mois, le ministre des Finances d’Angela Merkel a rejeté les critiques de Mario Draghi visant l’excédent commercial allemand, expliquant que la décision de la BCE de ne pas modifier sa politique monétaire avait fait baisser l’euro, favorisant ainsi les exportations allemandes. Selon l’institut d’études économiques Ifo, l’excédent courant allemand pourrait atteindre 278 milliards d’euros cette année. Il dépasserait celui de la Chine pour devenir le plus important du monde, un déséquilibre pointé du doigt par la BCE et d’autres institutions. Les relations entre la banque centrale et le gouvernement allemand sont tendues depuis longtemps déjà, Berlin critiquant la politique monétaire ultra-accommodante de l’institut d’émission en lui reprochant de saper à la fois l’épargne des Allemands et les marges des banques. Wolfgang Schäuble a en outre attribué à la BCE une part de responsabilité dans la montée du parti populiste anti-immigration AfD (Alternative pour l’Allemagne), qui a fortement progressé lors des récents scrutins régionaux.

(Avec Reuters)

 

Fin du trou de la sécu : la presse conteste Marisol Touraine

Fin du trou de la sécu : la presse conteste Marisol Touraine

 

 

La  presse conteste la fin du trou de la sécu annoncée par Marisol Touraine. Cette annonce constitue évidemment une escroquerie escroquerie bien. D’abord les comptes ne seront pas équilibrés en 2017. Ensuite on oublie la dette de 160 milliards qui, elle demeure. C’est un peu comme si dans un ménage on parvenait à qui libère ses compte en devant mais en ayant une dette représentant 25% des ses revenus. Certes. La situation s’est certes améliorée un peu, c’est tant mieux mais le résultat doit beaucoup aussi à la baisse des taux d’intêret. Au moins 2 milliards ont été ainsi économisé. Comme pour la tête de l’État qui a encore augmenté mais pourtant dont la charge des intérêts s’est stabilisée à 40 milliards. Enfin et peut-être surtout la Sécu n’a pas provisionné les futures retraites des fonctionnaires. L’État pas davantage.  Une bricole qui représente environ 2000 milliards  « Fini le trou de la sécu » affirme pourtant l’inénarrable Touraine qui est à la santé ce que Poivre d’Arvor est à la littérature ou McDo à la gastronomie. Bref une énarque. Pour elle, le déficit de la sécu est réglé. Pour la ministre de la Santé, « l’histoire de ce quinquennat, c’est la fin des déficits sociaux ». (Sécu, Assedic, retraites tous dans le rouge avec des dettes colossales NDLR) »Nous aurons sauvé la Sécu », poursuit-elle. Avec des chiffres qui disent le contraire : « Le régime général, qui affichait 17,4 milliards de déficit en 2011, sera à 400 millions de l’équilibre. Pour un budget de 500 milliards, c’est l’épaisseur du trait », ajoute-t-elle. Le déficit du Fonds de solidarité vieillesse « sera stabilisé » à 3,8 milliards d’euros en 2016 et en 2017. L’assurance-vieillesse dégagera quant à elle un excédent de 1,6 milliard en 2017, et le déficit de l’assurance-maladie passera de 4,1 milliards en 2016 à 2,6 milliards d’euros en 2017. Il faudra que Marisol Touraine refasse ses additions. En outre elle hypothèque les résultats de 2017 alors qu’elle ne sera plus ministre de la santé après les élections présidentielles. On parle de la ministre favorite de Hollande en Indre et Loire (mairie de tours), là où l’ancienne favorite de Louis XIV, Louise de La Vallière, s’était déjà retirée près de Tours avoir été écarté du pouvoir de séduction. La Vallière était entrée dans les ordres, Touraine mériterait de se convertir dans  ordres comptables ! Du coup la presse massacre à juste titre la ministre de la santé. La presse n’est pas dupe du discours gouvernemental et de son « habillage de communication », pour reprendre l’expression de Jean-Louis Hervois dans La Charente libre. « Dommage que l’on ne soit pas plus souvent en période préélectorale. Nous aurions chaque jour une excellente nouvelle du gouvernement sortant », se gausse Jean-Michel Servant dans Le Midi libre« Voilà que le légendaire trou de la Sécurité sociale est sur le point d’être comblé. Bouché. Effacé en deux temps et trois mouvements, après d’ultimes +réglages+ budgétaires. »  Dans La Montagne, Bernard Stephan remarque qu‘ »une déclaration gouvernementale qui annonce la fin du trou de la Sécu en 2017, au lendemain de l’élection présidentielle, est forcément suspectée ». De fait, Le Parisien rappelle que la ministre n’a parlé « que du régime général » et a « +oublié+, dans son décompte, le fonds de solidarité vieillesse » et son déficit prévu de 3,8 Mds d’euros. Encore plus sceptique, Le Figaro explique « comment le gouvernement embellit les comptes de la Sécurité sociale »: « un résultat obtenu grâce à la réforme Woerth sur les retraites, mais aussi à des artifices comptables, à des hausses de taxes et à des économies annoncées mais encore à réaliser ». « Bref, ce n’est pas tout à fait la fin du trou », conclut Libération.« Ce sont d’abord les Français qui, soit en mettant doublement la main à la poche, soit en renonçant pour certains à se faire soigner, ont permis ce résultat en trompe l’œil », insiste Bruno Dive dans son éditorial de Sud-Ouest. Dans La Voix du Nord, Matthieu Verrier note que « la tatillonne Cour des comptes préconise plus d’efforts et les prévisions de croissance sur lesquelles se base le ministère sont optimistes ». Conclusion: « la véritable fin du trou ne pourra être constatée qu’en fin 2017, après la présidentielle ». Certes, « François Hollande laissera une situation bien meilleure que celle dont il a hérité (plus de 20 milliards de déficit en 2011) », admet Philippe Marcacci dans L’Est républicain. Mais« de là à voir le malade guéri ! Il y a un monde. Même, pour une ministre de la Santé, cela revient à confondre courte période de rémission à guérison totale »

Migrants: Une majorité de Français n’en veulent pas , pourquoi ?

Une majorité de Français ne veulent pas  des migrants , pourquoi ?

 

Selon un sondage Elabe,  57% des Français, contre 43%, s’opposent à ce que la France accueille une part des migrants et réfugiés qui ont afflué en Europe notamment  en provenance de Syrie.. Des français ne veulent pas davantage de migrants en provenance d’autres régions. On pourrait en conclure que les Français sont égoïstes voire racistes. En vérité les Français sont sensibles à cette tragédie que  représente l’immigration surtout lorsqu’il s’agit de réfugiés. Leur avis est surtout motivé par le fait  que la France se montre  complètement incapable d’assimiler certaines  populations d’origine étrangères. Certes beaucoup parviennent à s’intégrer mais sans doute tout autant voir davantage sont à l’origine de la création de zones de non-droit où la sécurité et la civilité sont en permanence menacée. Des zones où l’État ne pénètre que rarement d’ailleurs où se  développent  des commerces illicites comme celui du trafic de drogue. Officiellement ces zones dites sensibles seraient au nombre d’environ 750, c’est-à-dire en moyenne 7 par département. En réalité il faudrait en compter plusieurs milliers. Même dans nombre de petites villes de 10 000 à 20 000 habitants on compte un ou plusieurs quartiers devenus des zones de non-droit et où il ne fait pas bon de sortir ou d’entrer après 22 heures. Les habitants les plus socialisés quittent progressivement ces quartiers, nombre d’appartements ne sont plus occupés car les conditions de cohabitation sont intolérables. La plupart des hommes politiques qui parlent de plan de rénovation, de réhabilitation, ne connaissent pas grand-chose des réalités de ces quartiers. Bien sûr ils n’y vivent  pas et ils résident  très loin. Ce sont ces « sauvageons » comme les appelle Jean-Pierre Chevènement qui alimentent les réticences françaises car leur comportement remet en cause l’harmonie des relations entre les groupes et les individus. Mon propos pourra être facilement qualifié de raciste par les sophistes qui théorisent sur l’immigration. Je précise toutefois que je suis marié avec l’une de ses réfugiés en provenance d’Afrique Noire où j’ai été coopérant bénévole pendant 10 ans.

 

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Baisse des impôts: du pipeau

Baisse des impôts: du pipeau

 

Il  n’y aura pas de baisse globale de l’impôt ni en 2016 ni en 2017. Le montant des prélèvements obligatoires ce situera toujours entre 44 et 45 pour cent. Certes certains éléments de la fiscalité ont diminué pour les entreprises et c’était nécessaire mais pas pour les ménages. En outre certaines fiscalités nationales ont effectivement enregistré des diminutions mais elles sont compensées par l’augmentation des fiscalités locales. La dernière grande annonce en matière de fiscalité concerne la ristourne envisagée sur l’impôt sur le revenu. Une ristourne temporaire et anecdotique puisqu’elle doit se situer dans une enveloppe de 1 milliard (sur environ près de 900 milliards de prélèvements obligatoires), soit en moyenne 15 € par habitant ! Le taux des prélèvements obligatoires, regroupant l’ensemble des impôts, taxes et cotisations payés par les contribuables et les entreprises, devrait rester quasiment stable l’an prochain, selon Les Echos. Le ministre des Finances, Michel Sapin, devrait annoncer demain, lors de la présentation des grands équilibres macroéconomiques, que ce taux s’établira à 44,5% du Produit intérieur brut (PIB) pour 2017. En avril, le gouvernement prévoyait une décrue avec un taux de 44,2% pour 2016 (après 44,7% en 2015) et de 44% pour l’année suivante. Face au « ras-le-bol fiscal » entraîné par les fortes hausses d’impôts au début du quinquennat de François Hollande, le gouvernement a entrepris depuis 2015 de baisser le niveau de ces prélèvements pesant sur les entreprises et les ménages. Et à huit mois de l’élection présidentielle, les annonces choc se sont multipliées: une baisse d’un milliard d’euros de l’impôt sur le revenu en 2017, bénéficiant à cinq millions de contribuables, a été promise au début du mois. Ce geste fiscal s’appliquera sur les impôts payés l’an prochain sur les revenus 2016. Par ailleurs, des mesures fiscales complémentaires seront mises en oeuvre, dont un crédit d’impôt pour les services à domicile, qui bénéficiera à partir de 2017 à tous les ménages, a garanti le ministre des Finances. Côté entreprises, M. Sapin a également confirmé début septembre que le taux d’impôt sur les sociétés serait ramené de 33,3% à 28% – soit le taux moyen en Europe — pour les petites et moyennes entreprises en 2017 et 2018, puis « pour toutes les entreprises » d’ici à 2020. Malgré ces gestes fiscaux, le ministre a garanti que la France ramènerait bien son déficit public à 2,7% du Produit intérieur brut (PIB) en 2017, comme elle s’y est engagée auprès de Bruxelles. Mais cela suppose une croissance de 1,5 % qui ne pourra pas être atteinte.

(Avec AFP)

 

Le lampiste Jérôme Kerviel doit être condamné à la pendaison

Le lampiste Jérôme Kerviel  doit être condamné à  la pendaison

Finalement condamné à seulement 1 million au lieu des 5 millairds réclamés par la Société générale. Un vrai scandale judiciaire car Kerviel mérite la pendaison. Kerviel, le bon lampiste pour dissimuler la gestion calamiteuse de nombre de banques avait été condamné à 3 ans de prison et 5 milliards à rembourser. La condamnation est trop clémente ; il faut la pendaison, en place publique et filmée en live avec la télé. On pourrait même faire voter les téléspectateurs. Un nouveau concept de télé réalité. Un retour aux pratiques des arènes antiques. Face à la crise, le peuple veut du pain et des jeux, du sang aussi. Kerviel, c’est le responsable de la dérive bancaire mondiale, de la crise obligataire, de l’écroulement de la croissance, du chômage et même de la crise de civilisation. Et les grands patrons de banques françaises, Innocents ! Normal, ils appartiennent à cette « élite » qui dirige la politique et les finances ( en gros l’ENA°). la justice est implacable pour des pauvres types comme Kerviel. Kerviel n’est sans doute pas sans responsabilité mais la banque est largement coupable d’avoir encouragé des comportements hasardeux chez les traders. La plupart des banques se sont montré irresponsable en intervenant de manière irresponsable sur les produits à risques en particulier la Société Générale. Pour se dédouaner, il faut trouver un coupable, le seul kerviel. Notons que jusqu’à présente aucun patron de banques n’a été inquiété. En première instance, en 2010, Jérôme Kerviel avait écopé de cinq ans de prison dont trois ferme et de dommages et intérêts à hauteur de la perte dont il avait été jugé seul responsable, soit 4,9 milliards d’euros, une somme impossible à rembourser.  Il lui est reproché d’avoir pris en 2007 et 2008, sans mandat et à l’insu de sa hiérarchie, des positions spéculatives hors normes sur des marchés à risque, atteignant parfois des dizaines de milliards, et d’avoir déjoué les contrôles avec des opérations fictives, de fausses écritures et des mensonges répétés.  Jeune homme sans histoires et d’un milieu modeste, originaire de Pont-l’Abbé (Finistère), Jérôme Kerviel admet qu’il a perdu le sens des réalités, s’étant retrouvé pris dans un « engrenage ».  Mais il a toujours affirmé que son seul but était de faire gagner de l’argent à la banque et que ses supérieurs hiérarchiques cautionnaient ses méthodes.  A la barre, ses anciens chefs avaient tous nié avoir eu connaissance de ses agissements et assuré que le monde du trading n’était pas cette loi de la jungle. Ils ont raison, le trading est un monde de bisounours et Kerviel mérite d’être pendu ou écartelé.

Gauche : on reclasse les copains

Gauche : on reclasse les copains

 

Les rats quittent le navire car le bateau va couler ;  ils se précipitent  vers des morceaux de fromage. Une habitude  mais aussi à droite. De ce point de vue, il n’y a pas de discontinuité dans la politique de l’État. 10 % des conseillers du gouvernement sont déjà partis. Certains dans des postes plutôt gratifiants eu égard à leur formation. Par exemple à 45 ans, la chef de cabinet de François Hollande à l’Élysée vient d’être nommée préfet « avec mission de service public », c’est-à-dire sans affectation particulière. Une carrière inespérée pour cette diplômée d’un DESS de droit fiscal. La récompense couronne surtout sa fidélité sans faille, puisque Isabelle Sima a toujours été aux côtés de François Hollande : au milieu des années 80, c’est chez ses parents que le député de la Corrèze loge. Elle l’accompagne dans son parcours corrézien, discrète mais omniprésente pour assurer la logistique, jusqu’à la campagne présidentielle. En mai 2012, Isabelle Sima devient chef adjointe du cabinet du président de la République. Elle remplace désormais Pierre Besnard, lui aussi nommé « préfet avec mission de service public » en janvier 2013. À l’époque, pour nommer Pierre Besnard dans cette catégorie contingentée, un décret avait évincé avant leur titularisation deux préfets nommés par… Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy qui, lui, avait aussi nommé préfet Brice Hortefeux, sorti sans diplôme de l’institut d’études politiques de Paris ! Bref des petites charges relativement bien rémunérées qui permettent de continuer de faire de la politique à l’abri de besoins matériels.

La Grèce : une dette impossible à rembourser ( le FMI)

La Grèce : une dette impossible à rembourser ( le FMI)

 

Mea culpa du FMI qui a failli torpiller la Grèce en l menaçant même de défaut et qui aujourd’hui reconnaît que la dette actuelle (autour de 170 % du PIB) est impossible à rembourser. Il aura fallu des mois et même des années aux éminents experts du fonds monétaire international pour s’apercevoir de l’évidence. Comment la Grèce pourrait-elle rembourser la totalité de sa dette dans le délai prévu alors qu’elle a perdue le quart de son PIB. Cela représente 32 000 € par habitant environ. Une somme insupportable pourtant équivalente par habitant à celle de la France. Avec une différence de taille les créanciers n’exigent pas les mêmes délais pour la France. La France paiera mais en monnaie de singe alors que la Grèce, elle ne peut pas même utiliser ce moyen monétaire. La Grèce peut rembourser mais à condition qu’on lui prête les sommes correspondantes ! A chaque plan d’aide, les créanciers et la Grèce se mettent d’accord sur des hypothèses qui ne se réalisent jamais. Croissance, rentrée des impôts, recettes de privatisations : les prévisions sont toujours trop optimistes. Arrive donc le jour où la Grèce manque d’argent, et fatalement il faut renégocier (toujours dans la douleur). En 2012, il était prévu que le ratio dette/PIB soit de 153% en 2015. La réalité d’aujourd’hui s’élève à 175%. De fait, les plans d’austérité, corollaires des plans d’aide, ont fait chuter le PIB grec de 25% depuis 2009. Résultat, malgré l’annulation de 107 milliards d’euros de dette sur les créanciers privés (aussi appelé haircut- « coupe de cheveux»), le ratio dette/PIB a explosé. La Grèce a besoin d’un allègement substantiel de sa dette pour pouvoir en supporter durablement le poids et replacer l’économie du pays sur la chemin de la croissance, a déclaré vendredi le Fonds monétaire international (FMI). Dans sa revue annuelle, distincte des négociations en cours sur la mise en place du dernier plan de sauvetage en date, le FMI dit que l’allègement de la dette grecque doit être calibré sur des objectifs budgétaires et de croissance crédibles et souligne que les objectifs d’excédents primaires (hors service de la dette) qui ont été fixés au-delà de 2018 ne devraient pas être atteints. « Les objectifs actuels des autorités restent irréalistes en conservant l’hypothèse que la Grèce atteindra et maintiendra des excédents primaires de 3,5% du PIB pendant plusieurs décennies malgré des taux de chômage à deux chiffres », écrit le FMI. « Il n’est pas possible de supposer que la Grèce peut tout simplement sortir de son problème d’endettement. Un nouvel allègement de la dette est nécessaire pour qu’elle soit viable. »

(Avec Reuters)

Kerviel : condamné à 1 million au lieu de 5 milliards

Kerviel : condamné à 1 million au lieu de 5 milliards

 

 

 

Pour la justice c’est la saison des soldes, en liquide les vieux dossiers. L’affaire des 5 milliards que devrait Kerviel à la société générale est bradée à 1 million. L’affaire n’est cependant pas terminée avec tous les recours possibles. Il se pourrait même que Kerviel soit seulement condamné au franc symbolique. Pire qu’il puisse bénéficier d’une forte indemnisation après l’injuste emprisonnement dont il a été victime. En cause l’entêtement imbécile de la Société générale à poursuivre inutilement un trader certes pas très futé et même inconscient mais qui n’a pas détourné un sou. On se demande vraiment où la Société générale va recruter ses conseillers juridiques,  peut-être chez les avocats commis d’office spécialisé dans le vol de mobylettes. Cette affaire risque de coûter très cher à la banque. En termes financiers d’abord : il y a les 5 milliards envolés dans le vent de la spéculation, aussi les 2 milliards et quelques poussières de ristourne fiscale qu’il faudra sans doute rembourser à l’État. Ajoutons  à cela environ 500 000 € d’indemnités à Kerviel pour licenciement abusif. Sur le plan de l’image de marque de la banque,  c’est évidemment catastrophique car la Société générale ne cesse d’accumuler les affaires sulfureuses.  Donc la cour d’appel de Versailles a condamné vendredi Jérôme Kerviel à verser un million d’euros de dommages et intérêts à la Société générale et non l’intégralité du préjudice de 4,9 milliards enregistré en 2008 par la banque. Elle a estimé que l’ex-trader n’était que « partiellement » responsable de ce préjudice colossal, dû en partie à un « système déficient » que la banque a « laissé se développer. » « Ça me donne de l’énergie pour continuer le combat », a déclaré à la presse Jérôme Kerviel, qui a dit espérer ramener l’addition « à zéro à la fin ». La cour déclare dans son arrêt que « si les fautes pénales commises par Jérôme Kerviel ont directement concouru à la production du dommage subi (…), les fautes multiples commises par la banque ont eu un rôle majeur et déterminant » « Dans cette mesure, la réparation du préjudice par la Société générale ne sera mise à la charge de Jérôme Kerviel qu’à concurrence de 1.000.000 d’euros, le solde du préjudice étant laissé à la charge de la partie civile », ajoute-t-elle. Notons cependant que la cour tenant compte de la consanguinité entre les dirigeants de la banque et le personnel politique a refusé d’accorder une expertise des comptes pour évaluer les pertes effectives. Le jugement se fonde donc sur un préjudice qu’on refuse d’évaluer de manière indépendante. Bref l’application du droit sur une affaire tordue et forcément un jugement biscornu. (Avec Reuters)

Primaire 2017 : la gauche en attendant Godot

Primaire 2017 : la gauche en attendant Godot

En attendant l’introuvable  belle primaire populaire, les socialistes tentent de meubler le vide par des petites phrases préparant la candidature de François Hollande. On parle de tout, surtout de rien, enfin si, des éternelles promesses de changement. Bref on cause comme dans la pièce de Beckett. La gauche classique pourrait faire sienne cette citation célèbre de la pièce

 

En attendant, essayons de converser sans nous exalter, puisque nous sommes incapables de nous taire.

 

François Hollande s’exprimera donc la semaine prochaine sur les thèmes de la recherche et de l’enseignement supérieur, puis sur la démocratie le 6 octobre à l’hôtel de Lassay, à l’invitation du président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone. Si la réforme des institutions est évoquée comme l’un des thèmes potentiellement importants de la campagne, le président se pose plus facilement en garant de l’Etat de droit qu’en rénovateur téméraire. « Il faudrait diminuer drastiquement le nombre de parlementaires, mieux représenter les différents courants politiques, favoriser le référendum. Mais sur ces sujets, François Hollande, pur produit de la Ve République, est d’une prudence de sioux », commente un ami de longue date. L’automne présidentiel sera jalonné de discours thématiques, de longs entretiens dans les médias et d’une grande conférence de presse qui reste à confirmer. « En plein dans le débat politique et à distance du débat politicien », résume un autre proche, qui prédit des interventions sur l’Europe, l’égalité ou encore l’environnement. Un « visiteur du soir » du chef de l’Etat appelle quant à lui de ses voeux une « réflexion sur la manière de faire évoluer la politique et la République. Une évolution plus qu’une rupture ». Bref un changement sans changer grand-chose ! (Avec Reuters)

Hollande dit oui à Rihanna

Hollande dit oui à Rihanna

Hollande n’a pas résisté au charme de Rihanna. Le président de la république et la très sexy chanteuse ont décidé de faire projet ensemble sur l’éducation. Pas l’éducation sentimentale à la mode de Flaubert, enfin pas encore,  mais à propos de la scolarisation d’enfants déshérités. François Hollande a répondu favorablement à la demande de la chanteuse Rihanna, qui a interpellé cette semaine le président français sur Twitter à propos d’un projet humanitaire en faveur de la scolarisation auquel la star participe en lien avec l’Unicef. L’interprète de « Diamonds » n’ayant apparemment pas reçu de réponse à une lettre transmise au président français, elle l’a relancé sur son compte Twitter, qui compte près de 66 millions d’abonnés. « Did you see my letter? Waiting on your answer! We need your leadership on #EducationCannotWait » (« Avez-vous vu ma lettre ? J’attends votre réponse ! Nous avons besoin que vous vous impliquiez dans #EducationCannotWait), a écrit la chanteuse originaire de La Barbade. « Chère Rihanna, merci pour votre engagement. Vous allez recevoir ma réponse détaillée. En effet, l’éducation est la première priorité », lui a répondu François Hollande vendredi soir sur son compte Twitter, suivi par 1,73 million d’abonnés. Rihanna avait reçu dans un premier temps une réponse du secrétaire d’Etat chargé du Développement et de la Francophonie, André Vallini. « Vous avez raison Rihanna l’éducation ne peut pas attendre. J’y ai de nouveau travaillé la semaine dernière avec Gordon Brown (envoyé spécial de l’Onu pour l’Education globale-NDLR) à l’Assemblée générale de l’Onu ! Avec François Hollande nous avons engagé la France ! », a-t-il écrit en anglais sur son compte Twitter (7.472 followers vendredi en milieu de soirée). Rihanna devrait bientôt ce déplacer en France au et résider  au Ritz. Il se murmure que François Hollande pourrait lui rendre visite pour finaliser le projet. Par discrétion,  il pourrait s’y rendre en scooter

Comité de surveillance des investissements d’avenir : recyclage des vieux politiques.

Comité  de surveillance des investissements d’avenir : recyclage des vieux politiques.

Recyclage de deux vieux politiques avec la nomination Jean-Pierre Raffarin (LR) et l’ancien président de la région Île-de-France Jean-Paul Huchon (PS) à la présidence du comité de surveillance des investissements d’avenir. Loin d’être les plus idiots dans la classe politique et même plutôt intelligents et compétents. Pour autant, on peut s’interroger sur le bien-fondé de telles nominations. Surtout dans l’organisme qui n’a aucun sens. Pourquoi en effet une organisation pour des investissements d’avenir ? Par définition tous les investissements sont destinés à préserver l’avenir. Pour masquer le vide sidéral de sa politique la gauche à une fâcheuse tendance recourir de manière systématique à la sémantique grandiloquent (types : pacte de responsabilité, contrat d’avenir etc.), Les deux responsables seront notamment « chargés d’évaluer le programme d’investissements d’avenir (PIA) et de dresser un bilan annuel de son exécution », a précisé Matignon dans un communiqué.    Jean-Pierre Raffarin et Jean-Paul Huchon « accompagneront notamment la mise en place du troisième volet du PIA, qui sera doté de 10 milliards d’euros. Le gouvernement a choisi d’investir dans l’enseignement supérieur, la recherche et la valorisation de celle-ci (5,9 milliards d’euros y seront consacrés) et dans l’innovation des entreprises (4,1 milliards d’euros). Le numérique et la croissance verte seront au cœur des priorités. La France sera ainsi à la pointe sur l’automatisation, l’impression 3D, l’Internet des objets, et construira son ‘Industrie du Futur’ », a expliqué Matignon. Forcément car pour l’industrie du passé, c’est râpé ! Notons cependant que la responsabilité de cette sémantique ridicule incombe aussi  à la droite qui avait pris l’initiative après la crise de 2008–2009 de lancer ce projet.

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La France plus riche que l’Allemagne

La France plus riche que l’Allemagne

 

Il y a plusieurs manières de calculer la richesse d’un pays : la plus habituelle consiste à mesurer la valeur de la production c’est-à-dire le produit intérieur brut. Certains économistes militent en faveur de la prise en compte du patrimoine. Cela serait de nature à modifier la mesure de  l’endettement aussi la mesure de l’efficacité économique et sociale d’un pays. En comptabilité privée on prend en compte la valeur de tous les actifs, pas en comptabilité publique ou on ne comptabilise que les valeurs ajoutées (PIB). Certains objecteront avec justesse que la prise en compte du patrimoine doit cependant justifier d’une rentabilité financière ou socio-économique. Sinon il s’agit d’un capital mort sans intérêt économique. D’après le journal la tribune, les Français seraient plus riches que les allemands si on prend en compte les patrimoines. Les actifs financiers nets par habitant s’élevaient à 53.425 euros en France en 2015 contre 44.800 euros en Allemagne, selon une étude de l’assureur Allianz. Le patrimoine financier des Italiens est en revanche plus élevé que celui des Français. Les Allemands ont beau avoir un PIB par habitant largement supérieur au notre (41.000 dollars contre 36.200 dollars pour la France, selon la Banque mondiale), ils ne sont pas plus riches. Selon une étude de l’assureur Allianz publiée mardi 21 septembre, la valeur des actifs financiers détenues par Français (livret d’épargne, actions, assurance-vie, etc.…) est bien supérieure à celle des Allemands. Rapporté au nombre d’habitant, le patrimoine financier net (endettement déduit) moyen par personne atteint 53.425 euros dans l’Hexagone contre 47.381 euros outre-Rhin soit une différence de 6.044 euros. Soit 40 euros de plus qu’en 2014.On pourrait objecter que le patrimoine, et donc la richesse, ne se résume pas aux actifs financiers mais aussi aux biens immobiliers ou aux éventuelles œuvres d’art, bijoux, automobiles qui peuvent constituer une part non négligeable du patrimoine. Mais même en intégrant la valeur de l’appartement ou de la maison des propriétaires fonciers, la France reste devant l’Allemagne. La proportion des détenteurs d’actifs immobiliers est en effet plus élevée dans l’Hexagone. 63% des Français sont propriétaires contre 53% en Allemagne en 2011, selon l‘Union internationale de la propriété immobilière.  En 2013, la Bundesbank avait d’ailleurs publié une étude dans laquelle elle révélait que le patrimoine moyen (tous actifs confondus) des ménages allemands, immobilier inclus, atteignait 195.000 euros contre 229.000 euros pour les Français. La « Buba », comme on la surnomme, expliquait qu’en Allemagne, la répartition du patrimoine était également plus inéquitable que celle des revenus, les 10% des ménages les plus riches détenant 59% du patrimoine allemand. L’étude d’Allianz souligne également cette différence entre la France et l’Allemagne. Pour ce qui concerne les actifs financiers détenus, le coefficient de Gini (l’outil statistique le plus utilisé pour évaluer les inégalités, 0 étant l’égalité absolue et 1 l’inégalité absolue) est en effet plus élevé en Allemagne (0,73) qu’en France (0.65). Ce qui signifie que le patrimoine financier est plus inégalement réparti de l’autre côté du Rhin. Alors que si l’on prend les revenus, selon l’ONU, l’indice de Gini est plus faible en Allemagne qu’en France (0.283 contre 0.317). Cela dit, la France (16e) comme l’Allemagne (18e) figure très loin dans le classement européen réalisé par Allianz. La première place reste occupée par la Suisse (170.859 euros par habitant), devant les États-Unis (161.000 euros) et le Royaume-Uni (95.600 euros, selon les données collectées avant le Brexit. En Europe, les Belges (85.000 euros), les Danois (81.000 euros), les Néerlandais (80.200 euros) et, plus surprenant, les Italiens (53.900 euros) arrivent devant la France. Mais il y a une explication. Dans la plupart de ces pays, le système de retraite repose bien davantage sur la capitalisation qu’en France, où ceux qui travaillent paient les pensions des retraités. Les ménages détiennent donc mécaniquement plus d’actifs financiers qui doivent leur permettre de financer leurs vieux jours.

(Avec BFM)

2017 : Daniel Cohn-Bendit pour Macron

2017 : Daniel Cohn-Bendit pour Macron

Peut-être moins par conviction que par réalisme politique,  Daniel Cohn-Bendit se résout à soutenir Macron  dont il pense qu’il est le candidat le mieux placé pour faire face Sarkozy et à Marine Le Pen. Cohn-Bendit souhaite cependant que Macron muscle un peu son discours. En effet macro demeure encore assez flou dans le domaine social, transparent dans le domaine sociétal et a besoin de préciser encore ses orientations économiques. Il ne peut guère s’appuyer sur son bilan relativement maigre de ministre de l’économie, il lui faut donc donner de l’épaisseur à sa vision et à son projet. Selon un sondage Odoxa pour France 2 publié samedi. Avec 28%, l’ancien ministre de l’Economie arrive en tête de la liste des six personnalités testées, loin devant Jean-Luc Mélenchon (18%), talonné lui-même par Manuel Valls (17%). Viennent ensuite Arnaud Montebourg (13%) et Christiane Taubira (9%). Le député européen estime donc que l’ancien ministre de l’Économie peut faire barrage à Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen pour l’élection présidentielle. Nicolas Sarkozy face à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle ? « Le cauchemar » pour Daniel Cohn-Bendit. L’ancien président de la République « dit n’importe quoi. Il est prêt à tout pour gagner les élections. C’est comme Donald Trump. Chaque jour, un invente quelque chose, il durcit pour rassembler d’abord dans son camp. Quand je vois sa campagne, je suis muet, je suis paralysé. Je ne peux pas », confie-t-il sur France Info.   Et pour éviter de se retrouver dans cette configuration, le député européen soutient Emmanuel Macron. Selon lui, l’ancien ministre de l’Économie « doit densifier son discours. Il faut qu’il y ait des propositions qui musclent l’histoire qu’il nous raconte la vision qu’il a pour la France, pour l’Europe. Sur l’écologie, il peut mieux faire ». Daniel Cohn-Bendit poursuit ses projections et estime que si Nicolas Sarkozy remporte la primaire Les Républicains, « le centre droit est orphelin, le centre gauche va-t-il se replier derrière Hollande ? Non. Donc vous avez un espace. Si Emmanuel Macron sort à 3%, à 4% derrière Nicolas Sarkozy, tous ceux qui s’étaient repliés derrière François Bayrou filent vers Emmanuel Macron, tous ceux qui se replient derrière François Hollande vers Emmanuel Macron et il est à touche-touche avec Nicolas Sarkozy au premier tour ». Emmanuel Macron a réagi à l’intervention du député européen en le remerciant pour sa confiance.

Immobilier : « début de frénésie » !!!!, (Century 21)

Immobilier : « début de frénésie » !!!!, (Century 21)

 

Le poids des mots et le choc des photos pour le patron de Century 21 qui invité des Échos déclare que le secteur immobilier connaît un début de frénésie. Il ajoute que les prix vont s’envoler. Sans doute la situation à Paris s’améliore-t-elle un peu mais il est pour le moins excessif de prévoir un spectaculaire redressement de l’immobilier. Certes certains éléments sont favorables aux achats notamment le niveau des taux et les prix nettement plus bas que les années passées. Mais pour une véritable et durable reprise encore faudrait-il que les conditions soient réunies pour permettre aux acquéreurs potentiels notamment les plus jeunes de remplir les critères de solvabilité. Or c’est  le cœur de la problématique. Pour obtenir des prêts les acquéreurs doivent emprunter (à moins qu’il ne dispose d’une fortune personnelle). Ils doivent faire la preuve d’un revenu de près de 5000 € par mois pour un bien environ 250 000 €. Or cette cible est très étroite et c’est toute la question des modalités de financement qui est posée en même temps que le niveau des prix. Faute d’acquéreurs potentiels la tendance lourde en France n’est donc pas à une croissance des prix mais à la baisse. « Je pense que d’ici à la fin de l’année, Paris aura fait +5% sur les prix », déclare cependant Laurent Vimont, le président de Century 21. Il est « L’invité des Echos ». « Les taux bas portent le marché de façon spectaculaire », assure Laurent Vimont, le président de Century 21. « Nous avons, depuis 2015, vu le marché en forte hausse. Nous pensons qu’il a fait +10%, et de notre côté (Century 21, NDLR), nous avons fait +15% », se réjouit-il. Rien qu’au premier semestre, la croissance des promesses de vente a été de 15% au sein du réseau d’agences immobilières. Plus spécifiquement, « il y a un début de marché frénétique à Paris avec un retour à la hausse des prix. Je pense que d’ici à la fin de l’année, Paris aura fait +5% sur les prix et qu’il y aura une pénurie de logements », anticipe Laurent Vimont qui se garde pour autant de parler d’une bulle.

Le moral des patrons s’améliore en France !!! (INSEE)

Le moral des patrons s’améliore en France !!!(INSEE)

 

 

L’INSEE comme beaucoup de journaux économiques ne veulent pas désespérer la corbeille, les investisseurs et les consommateurs. D’où des commentaires optimistes sur l’avenir de l’économie. Curieux car pour 2017 les instituts de prévisions internationaux prévoient uen baisse de la croissance à 1.2% au lieu de 1.5 attendus en 2017.   L’optimisme est malheureusement contredit par les chiffres. Depuis 2 mois l’INSEE sollicite les statistiques pour conclure à uen amélioration du climat des affaires et du moral des patrons. Bref ça va mieux comme dit Hollande. Ce qui pose un sérieux problème de déontologie et de méthodologie. Pour simplifier l’INSEE constate des chiffres en baise mais fait des commentaires en hausse.  La récente production de l’Insee tente de démonter que même  l’industrie va mieux .Pour l’INSEE  Le climat gagne un point dans l’industrie manufacturière, pour s’établir à 103 points. Les chefs d’entreprises sont plus positifs sur leur activité passée, et plus optimistes sur les perspectives générales de production industrielle. Ils sont en revanche plus circonspects sur leurs perspectives personnelles de production, le solde d’opinions à ce sujet se repliant de 6 points. Entre mai et juillet, la production industrielle a reculé de 0,7 %. Sur la même période et sur un an, elle se replie de 0,1 %. Pour mémoire, l’industrie manufacturière représentait 10% du PIB en France, contre 20,4 % en Allemagne en 2014. Elle atteignait 14,1 % en 2000 et 24 % en 1980… Si elle représente 75 % des exportations de biens de la France, elle cède des parts de marché au niveau mondial. Celle-ci est passée de 5,1 % en 2005 à 3,7 % en 2014 selon l’Organisation mondiale du commerce. Quant à l’emploi, compte tenu de cette perte de vitesse, il souffre. Selon l’Insee, l’industrie employait 2,7 millions de personnes au deuxième trimestre 2015, soit 1,9 million de moins qu’en 1980 ! Plus généralement l’ lNSEE constate uen amélioration pour l’ensemble de l’économie qui affirme que la reprise économique semble se confirmer. Le climat des affaires s’est en effet amélioré en juillet en France, a annoncé ce jeudi l’Insee dans un communiqué. L’indicateur, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise recueillies dans les principaux secteurs d’activité, a regagné deux points pour s’établir à 102 points, retrouvant son niveau du mois de mai, selon l’institut statistique. «L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie repasse dans la zone indiquant une conjoncture favorable», indique l’Insee. Le moral des patrons semble s’être particulièrement amélioré dans le commerce, le commerce de détail et la réparation d’automobiles, puisque l’indice mesurant le climat dans ce secteur gagne 3 points, à 105 points. «Concernant les prochains mois, les trois soldes relatifs aux prévisions de ventes, aux intentions de commandes et aux perspectives générales d’activité augmentent légèrement», explique l’Insee. L’institut note tout de même que «la situation de trésorerie est jugée difficile par un peu plus de détaillants qu’en mai».». L’Insee relève ainsi une «amélioration graduelle des perspectives d’emploi», en particulier dans le commerce de gros et de détail. (Le contraire de ce que prévoient les indices Markit). Notons aussi les contradictions de l’Insee (opinions de juillet) Dans l’industrie manufacturière, l’opinion des chefs d’entreprise sur leur activité passée se dégrade (-6 points) et leurs perspectives personnelles de production enregistrent un nouveau recul sensible (-3 points, après -7 points en juillet) et restent inférieures à la moyenne. Les opinions sur les carnets de commandes sont en baisse d’un mois sur l’autre: ils se dégarnissent au niveau global malgré une stabilité pour les commandes étrangères. Comme la plupart du temps les grands médias se contentent de reprendre bêtement les communiqués de l’INSEE, tout cela passe comme une lettre à la poste.

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