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Archive mensuelle de septembre 2016

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Cahuzac : le procès du « père la rigueur » du PS

Cahuzac : le procès du « père la rigueur » du PS

 

Un procès qui tombe vraiment mal pour le PS en cette période pré-électorale. En effet avant que les petits arrangements fiscaux ne soient découverts Jérôme Cahuzac incarnait  pour le PS la rigueur, il fut même le héros de la lutte contre l’évasion fiscale. Cette affaire est révélatrice des convictions réelles de certains apparatchiks socialistes et de leur pratique. Elle souligne par ailleurs le décalage entre la sociologie  des dirigeants et ceux  qu’ils sont supposés représenter. Il suffit pour s’en persuader de se référer  aux aveux de Cahuzac qui considère qu’un compte caché de près d’un million d’euros était seulement  destiné à ouvrir les petites dépenses courantes. La plupart des électeurs du parti socialiste vivent vraisemblablement dans un autre monde. Les audiences, reprennent donc après la validation par le Conseil constitutionnel, fin juin, du cumul des poursuites administratives et pénales en matière fiscale.  L’ex-ministre du Budget, contraint à la démission en mars 2013 après les révélations sur son compte caché à l’étranger, a reconnu devant les juges les faits qui lui sont reprochés. A 64 ans, Jérôme Cahuzac, héraut en son temps de la lutte contre l’évasion fiscale, devra répondre pendant près de deux semaines de fraude fiscale, blanchiment et fausse déclaration de patrimoine lors de son entrée au gouvernement en mai 2012. Il lui est reproché d’avoir dissimulé des avoirs sur un compte bancaire situé dès 1992 en Suisse, et transféré à Singapour en 2009, via des sociétés écrans établies au Panama et aux Seychelles. Un transfert qui répondait à « une volonté d’opacité renforcée », selon les enquêteurs. Son ex-femme, Patricia Ménard, est également poursuivie pour fraude fiscale et blanchiment. Elle est accusée d’avoir dissimulé une partie de ses revenus sur des comptes en Angleterre, en Suisse, et sur l’Ile de Man. « Je suis rentrée dans une spirale du mensonge », a-t-elle expliqué aux juges en février 2013, selon une source judiciaire. Le couple, désormais séparé, se voit également reprocher d’avoir utilisé les comptes de la mère de Jérôme Cahuzac pour y déposer, de 2003 à 2010, des chèques issus de leur activité professionnelle, ainsi dissimulés au fisc. Certains patients de leur clinique, spécialisée dans les implants capillaires, ont raconté ne pas avoir rempli l’ordre du bénéficiaire sur leurs chèques. A leurs côtés seront jugés pour blanchiment de fraude fiscale trois autres prévenus : la banque Reyl, le banquier François Reyl, qui la dirigeait à l’époque des faits, ainsi qu’un avocat. Tous trois sont soupçonnés d’avoir participé activement à la dissimulation des avoirs de l’ancien ministre. Les cinq prévenus encourent jusqu’à sept ans de prison et un million d’euros d’amende. Ouvert le 8 février dernier sur des questions de procédure, le procès avait été suspendu au bout de deux jours, la défense contestant via des Questions prioritaires de constitutionnalité le cumul des majorations d’impôts et des sanctions pénales. Si les « Sages » lui avaient donné raison, cela aurait pu faire tomber une partie des charges pesant contre Jérôme Cahuzac. Mais l’ancien ministre de François Hollande comparaîtra finalement pour l’ensemble des faits qui lui valent son renvoi. La trajectoire de Jérôme Cahuzac, incarnation d’une rigueur de gauche, fut sans encombre jusqu’en décembre 2012, et les premières accusations de Mediapart sur son compte en Suisse. « Je n’ai jamais eu de compte à l’étranger », répétera-t-il pendant plusieurs mois, à la presse, à ses collègues, devant l’Assemblée nationale, et même au président de la République. Fin mars 2013, Jérôme Cahuzac finira par démissionner. « Contrairement aux déclarations que j’ai été conduit à faire alors que j’étais membre du gouvernement, je suis titulaire d’un compte à l’étranger et souhaite vous fournir toutes explications à ce sujet », écrit-il alors à ses juges, avant de passer aux aveux publics quelques jours plus tard, sur son blog. Aux enquêteurs, Jérôme Cahuzac a expliqué avoir approvisionné son compte avec des revenus tirés de ses activités de chirurgien, mais également avec la rémunération d’une mission de conseil auprès d’un laboratoire pharmaceutique. Il a ajouté avoir utilisé ce compte, qui affichait, début 2013, un solde d’un peu plus de 687.000 euros, pour des dépenses de la vie courante, et pour payer des vacances. « L’existence de ce compte était pour moi un boulet », a toutefois assuré aux enquêteurs celui qui se faisait appeler « Birdie » – un terme emprunté au golf – par la banque Reyl. Les audiences sont prévues les lundi, mercredi et jeudi jusqu’au 15 septembre. Le jugement devrait être mis en délibéré.

(Avec Reuters)

Hollande : « retour de l’ennemi de la finance »

Hollande : « retour de l’ennemi  de la  finance »

 

 

 

Depuis son fameux discours du Bourget l’ennemi de la finance avait disparu du vocabulaire de François Hollande. Avec la période pré électorale retour de la dialectique guerrière contre l’ennemi. Une déclaration de guerre faite lors  du G20 en Chine. De quoi faire rire évidemment où plutôt pleurer. À moins qu’il ne s’agisse d’une flèche lancée à Emmanuel Macron  son ancien conseiller devenu maintenant son principal concurrent. Emmanuel Macron, ancien banquier, pourrait bien effectivement être désormais son premier ennemi politique. Le chef de l’État François Hollande a donc  indiqué sur BFMTV être « encore mobilisé (…) dans la lutte contre la finance ». Il a fait cette déclaration en arrivant au G20 en Chine.   »C’est le dernier G20 du quinquennat donc je suis encore plus mobilisé pour ce que j’avais dit dès le début : la lutte contre la finance, la priorité à la croissance et une mondialisation qui soit régulée », a-t-il dit en arrivant au G20. On ne peut bien sûr que rester pantois face à une telle déclaration dans la mesure où par exemple François Hollande n’a jamais été capable ouvrir la parenthèse pas plus que Sarkozy d’ailleurs) de faire bouger Merkel sur l’évolution de l’Europe et en particulier en matière de relance de l’économie. Son intention de s’attaquer finance internationale paraît encore plus illusoire.

Sondage 2017 : 85% contre Hollande

15 % c’est le potentiel électoral tout au plus pour Hollande puisque 85 % des Français ne souhaitent pas que l’actuel président de la république se représente en 2017. En effet plus de 8 Français sur 10 (85%) ne souhaitent pas que François Hollande soit candidat en 2017 à l’élection présidentielle, selon un sondage* Ifop à paraître dimanche dans Le Journal du Dimanche (JDD). Ce pourcentage était de 85% également en septembre 2014, de 78% un an plus tard et de 80% en avril 2016. Parmi les sympathisants du PS, 59% ne souhaitent pas que le chef de l’Etat se représente, 86% chez les sympathisants du Front de Gauche et 81% chez ceux d’EELV. Quelque 74% des personnes interrogées pensent néanmoins que François Hollande sera quand même candidat à sa propre succession, contre 26% d’un avis opposé. Parmi les sympathisants du PS, 82% pensent que le locataire de l’Elysée se représentera, 75% chez les sympathisants du Front de Gauche et 74% chez ceux d’EELV. A la question: « Seriez-vous prêt à voter pour telle personnalité si elle était candidate à l’élection présidentielle? », les sympathisants de gauche plébiscitent Jean-Luc Mélenchon (41%) devant François Hollande (36%), Manuel Valls (34%), Arnaud Montebourg (32%), Emmanuel Macron (28%), Benoît Hamon (25%) et Cécile Duflot (21%). François Hollande arrive en tête (46%) du classement de la personnalité que l’ensemble des Français souhaiteraient voir désignée comme candidate du PS à la présidentielle. Il devance Arnaud Montebourg (25%), Benoît Hamon (14%), Marie-Noëlle Lienemann (10%), François de Rugy (3%) et Jean-Luc Benhamias (2%). Du côté des Républicains, Alain Juppé arrive avec 37% en tête du classement des personnalités de droite et du centre que les Français souhaiteraient voir remporter la primaire de droite. Le maire de Bordeaux devance Nicolas Sarkozy (31%), Bruno Le Maire (13%), François Fillon (10%), Nathalie Kosciusko-Morizet (5%) et Jean-François Copé (1%).

(Avec AFP)

Trop de blé de mauvaise qualité

Trop de blé de mauvaise qualité

 

 

D’après un article de BFM la récolte de blé sera exceptionnelle au plan mondial, l’inverse en France du fait des conditions climatiques. Le paradoxe cependant c’est qu’au plan international on risque de manquer de blé de bonne qualité, celui notamment destiné à la fabrication du pain. Ou les limites du productivisme qui affecte la nature des productions. Un phénomène pas vraiment nouveau qui appauvrit cependant à la fois les producteurs et le contenu des produits. Après avoir craint de mauvaises récoltes, les agriculteurs du monde se retrouvent avec de gigantesques stocks de grains. Contrairement à ce que les observateurs du marché des céréales avaient anticipé l’année dernière, les prix du blé notamment sont en train de dégringoler, sur fond de récoltes record. C’est un scénario totalement inattendu qui est en train de se jouer sur le marché des céréales. L’année dernière, avec l’abondance des phénomènes climatiques spécifiques, El Nino entre autres, et des prévisions météo très peu encourageantes, l’ensemble du monde agricole s’attendait à de mauvaises récoltes et a des cours qui auraient dû se tendre cette année. C’est pour cela que les céréaliers du monde ont tenté par tous les moyens de compenser, en plantant nettement plus que prévu, afin que les récoltes ne soient pas trop mauvaises, car ils anticipaient beaucoup de pertes. C’est précisément l’inverse qui s’est produit. Malgré quelques cas particuliers comme les inondations en France notamment, l’année s’est au contraire très bien passée. Pas de froid excessif lors de la saison hivernale, un taux d’humidité optimal et un très bon rendement des surfaces cultivables. Le résultat, selon la FAO, l’organisme agricole de l’ONU: une situation de très nette surproduction qui va perdurer. À vouloir trop prévenir, les producteurs ont trop planté et trop produit. Le prix standard du boisseau de blé est donc tombé à 3,83 dollars à Chicago, son plus bas niveau enregistré depuis 2006. Les prix du maïs et du soja, eux aussi, signent des plus bas pluriannuels, par effet d’entraînement. Mais c’est bien le blé qui reste dans une situation inquiétante pour beaucoup d’observateurs. Car ce ne sont pas des récoltes simplement meilleures qu’attendues, qu’ont réalisé les agriculteurs. Mais des récoltes record dans certains cas. Pour les mois d’hiver, les États-Unis ont engrangé 45 millions de tonnes de blé, une hausse de 21% sur un an. Le Canada est sur le point de signer sa 2ème meilleure récolte en 25 ans, avec 30,5 millions de tonnes. Et cela ne touche pas que le continent américain: l’Australie va même récolter 26,5 millions de tonnes, la meilleure depuis 5 ans, et la Russie, avec 70 millions, va devenir cette année le plus grand exportateur mondial de cette céréale… alors qu’il y a quelques décennies, le pays était même obligé d’importer du blé américain pour subvenir à ses besoins! Au total, le monde agricole aura produit cette année autour de 743 millions de tonnes de blé, selon les chiffres de l’International Grains Council. Un niveau record, avec une hausse de 1% sur un an. Les observateurs notent tous les signes d’un marché surapprovisionné: les producteurs commençant même à travers le monde à connaître des problèmes de stockage, laissant parfois le blé stocké à l’extérieur des silos, tant ils sont déjà pleins. Pour autant, cette forte baisse des prix signifie-t-elle une baisse des revenus pour les agriculteurs, et une baisse des produits alimentaires de base? Pas si sûr, répondent les experts. Car la vraie problématique quand il est question de blé est celle de la qualité. Et là aucune prévision possible… Le moment de la récolte étant le plus souvent la grande inconnue. Si le blé de bonne et très bonne qualité est employé pour la fabrication de la farine de boulanger, la farine de qualité moyenne ou basse est rachetée à prix plus modéré par les grands industriels de l’agro-alimentaire, pour fabriquer gâteaux et viennoiseries de base. Et pour l’instant, même si le marché manque de chiffres précis, les indicateurs semblent vouloir montrer que le blé de moyenne et basse qualité va être le plus abondant. Et là, on n’est plus dans une « simple » situation de surapprovisionnement: on va vers un marché agro-alimentaire mondial déséquilibré, avec un déficit de matière première pour les produits de qualité supérieure, et une surabondance de blé à faible valeur ajoutée. « Si on en croit les dernières indications », remarque le cabinet d’analyse américain US Wheat Associates, « on est endroit de se demander s’il y aura même assez de ‘bon blé’ pour tout le monde cette année. Et d’une situation de surapprovisionnement général, on pourrait assister à une situation de pénurie sur le blé de qualité ». De quoi prévoir une volatilité des cours sans doute jamais vue sur la fin d’année.

(Avec La Tribune)

Lancement d’obligation… et de dettes « vertes »

Lancement d’obligation… et de dettes « vertes »

 

L’ingénierie financière française pour augmenter la dette publique ou privée est sans limite. La France se félicite d’être le premier Etat au monde à se lancer sur le marché des « green bonds », ont annoncé vendredi 2 septembre le ministère de l’Environnement et Bercy, confirmant les propos tenus par François Hollande lors de la Conférence environnementale d’avril dernier. En clair on va emprunter encore davantage et mécaniquement augmenter  la. La seule différence c’est qu’on aura passé un coup de peinture verte pour donner une légitimité à ses nouveaux emprunts. Personne ne peut être opposé évidemment aux j’investis dans des styles investissements destinés à l’écologie. Pour autant il aurait sans doute été souhaitable de financer les opérations de transition écologique par redéploiement des moyens financiers existants. Pour deux raisons la première étant  que la protection de l’environnement ne nécessite pas nécessairement de moyens financiers supplémentaires, bien au contraire. Exemple dans l’agriculture. La seconde raison c’est que ces obligations vont contribuer à accroître un endettement déjà démesuré et qu’il sera très délicat d’évaluer le caractère réellement écologique de ces nouveaux emprunts. Même si certains font seront utiles aux entreprises et à la protection de l’environnement. Par ailleurs le statut de ces emprunts verts demeure encore relativement flou quand à la nature et au niveau d’insertion des collectivités et entreprises publiques dans l’opération. Les « green bonds », ces obligations destinées à financer des projets à vocation environnementale, ne seront bientôt plus seulement l’affaire des institutions publiques et des entreprises. L’an prochain, si bien sûr les conditions de marché le permettent, un premier pays s’essaiera à l’émission de « green bonds », et cet Etat n’est autre que la France. L’Hexagone « confirme son rôle moteur, dans la continuité des ambitions de l’accord de Paris sur le Climat de décembre dernier, en devenant le premier Etat au monde à émettre un emprunt vert », a souligné Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, vendredi 2 septembre, dans un communiqué publié conjointement avec Michel Sapin. « L’arrivée de l’Etat français sur le marché des obligations vertes permettra d’en accélérer le développement, pour faire de Paris l’une des places financières de référence dans le soutien à la transition énergétique », a complété le ministre de l’Economie et des Finances. Cette annonce est en réalité une confirmation : le 25 avril dernier, dans le cadre de la quatrième Conférence environnementale, le président de la République François Hollande avait indiqué que le pays s’apprêtait à entrer sur le marché des obligations vertes. Dans quelles proportions ? Si le communiqué du ministère de l’Environnement et de Bercy se borne à évoquer « une opération de plusieurs milliards d’euros », celui du WWF France est en revanche beaucoup plus précis, qui mentionne « un engagement concret portant sur 9 milliards d’euros sur trois ans », afin, notamment, de financer les investissements « verts » du troisième Programme d’investissements d’avenir. L’organisation indépendante spécialisée dans la protection de l’environnement « se félicite » par ailleurs dans un communiqué de cette prochaine incursion de l’Etat français sur le marché des « green bonds. » Cité dans le communiqué, Pascal Canfin, directeur général du WWF France, voit dans cette démarche « deux effets positifs importants. » A commencer par la sécurisation « de 9 milliards de financement public pour la transition écologique, quel que soit le résultat des futures échéances électorales. » Ensuite, la France pourrait faire des émules parmi les autres pays qui réfléchissent à investir le marché des obligations vertes, à l’image de la Chine et du Royaume-Uni. Pour mémoire, le jeune marché des « green bonds » s’est développé à partir de 2007, avec des émissions lancées par des institutions publiques telles que la Banque européenne d’investissement et la Banque mondiale, pour financer des projets ayant trait aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique, entre autres. Plus récemment, des entreprises comme EDF, Air Liquide, Engie et Schneider Electric se sont à leur tour lancées sur ce marché, afin, bien sûr, de financer des projets contribuant à la transition écologique, mais également dans le but de diversifier leur base d’investisseurs. Les collectivités territoriales sont elles aussi entrées dans la danse, avec, par exemple, les obligations vertes émises en 2012 par les régions Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais et Provence-Alpes-Côte d’Azur, pour financer des projets de transports en commun ou de rénovation énergétique de bâtiments. Le marché mondial des obligations vertes, qui ne s’élevait encore qu’à 13 milliards de dollars en 2013, a ainsi bondi à 48 milliards de dollars en 2015, et devrait atteindre les 100 milliards cette année, d’après les chiffres de Bercy et du ministère de l’Environnement. Un développement spectaculaire, qui ne doit pas faire oublier que le marché des obligations vertes pèche encore par son manque de transparence sur la qualification « verte » des projets qu’il doit servir à financer.

(Avec AFP et RTL)

Sondage Foot fric Mercato : 80% des Français contre

Sondage Foot fric Mercato : 80% des Français contre

Près de 80 % des Français condamnent les sommes consacrées au transfert des joueurs de foot à l’occasion du mercato. Des sommes de plus en plus démentiel dans le foot fric finalement payées notamment  par le téléspectateur à travers les droits télés et les abonnements aux chaînes spécialisées, aussi par le coût des places qui devient pro puisqu’il faut parfois compter sur un prix de 50 à 100 € pour assister à un match de foot Les effectifs de Ligue 1 sont désormais complets. Le Mercato estival à refermé ses portes avec une dernière journée extrêmement alléchante qui a vu les signatures de Mario Balotteli à Nice notamment. Certains clubs n’ont pas hésité à sortir leur chéquier, notamment outre-Manche où les clubs de Premier League ont dépensé 1,38 milliard d’euros. Des sommes incomprises pour la majorité des Français. Selon 80% d’entre eux, ces sommes ne sont pas justifiées et ne sont pas rentables malgré des retombées économiques indéniables comme les droits télévisuels ou encore la vente de maillots.  Et le constat est encore plus alarmant en Ligue 1 où 58% des Français estiment que le championnat français ne peut pas rivaliser avec les meilleurs championnats européens. Un chiffre qui grimpe à 68% chez les amateurs de football. Ces derniers sont cependant séduits par le mercato du Paris Saint-Germain. Si beaucoup attendaient la signature d’une star pour pallier le départ de Zlatan Ibrahimovic à Manchester United, celle-ci n’a jamais eu lieu.  Cette année, le club de la capitale a misé sur le collectif davantage que sur le côté « bling-bling ». Un changement par rapport aux derniers mercatos, qui a séduit les amateurs de ballon rond. 31%d’entre eux estiment que le PSG a réalisé le meilleur mercato de Ligue 1 avec les arrivées deBen ArfaJeséMeunier et Krychowiak. L’OGC Nice suit à la seconde place (22%) alors que l’AS Monaco complète le podium (18%). L’Olympique lyonnais, qui a réussi à conserver Alexandre Lacazette mais a perdu Samuel Umtiti, décroche la 4e place (8%).  Orphelin de sa star suédoise, le club parisien a remis les clés de l’attaque à Edinson Cavani. L’Uruguayen, souvent décrié, évoluera enfin à son vrai poste après trois saisons passées sur le côté. Sa capacité à marquer autant de buts qu’Ibra est pointé du doigt malgré la confiance que lui accorde son entraîneur Unai Emery. Une assurance partagée par une majorité des amateurs de football puisque 61% d’entre eux estiment que les dirigeants parisiens ont raison de faire confiance au buteur uruguayen. Enfin, les regards devraient très rapidement se tourner vers la Côte d’azur où la signature de Mario Balotelli suscite un intérêt certain. Malgré un pari risqué de la part des dirigeants niçois, cette arrivée donne un attrait au club azuréen et à la Ligue 1. Reste à voir si l’enfant terrible du football italien va pouvoir se relancer en France et ainsi faire vibrer les supporters de l’Allianz Riviera. Une chose est sûre, les amateurs de football sont confiants. Ils sont 69% à estimer que Mario Balotelli est un bon renfort pour l’OGC Nice.

Sondage : nouvelle baisse pour Hollande et Valls

Sondage : nouvelle baisse pour Hollande et Valls

Après de très légères hausses c’est à nouveau la descente aux enfers pour François Hollande et Manuel Valls. L’entrée en campagne de Nicolas Sarkozy pour la primaire à droite n’a toutefois eu qu’un impact limité sur l’opinion, selon un sondage YouGov publié mercredi 31 août. Avec 14% d’opinions favorables, le chef de l’État perd un point par rapport au mois précédent, et le Premier ministre en perd 2, à 15%.  François Hollande reste stable auprès des sympathisants de gauche (43%), contrairement à Manuel Valls (41%), qui perd trois points dans cette tranche de l’électorat, selon cette enquête pour le Huffington Post et iTéléLe gouvernement est également en légère baisse d’un point, avec 13% d’opinions favorables. Le chômage et l’emploi sont les premières préoccupations des Français (27%, -1), devant l’immigration (17%, +5) et l’insécurité (14%), en baisse de 15 points par rapport à juillet.  Interrogés sur la primaire de la droite, prévue en novembre, 31% des Français déclarent avoir l’intention d’y participer, laissés envisager une participation élevée. Seuls 25% des sondés connaissent les modalités pour être autorisé à voter (scrutin ouvert à l’ensemble des électeurs s’ils signent une charte et s’acquittent des frais de participation). Un Français sur cinq (20%) considère l’entrée en campagne de Nicolas Sarkozy comme « une bonne chose », contre 53% d’un avis contraire. Et pour 31% des personnes interrogées, Alain Juppé reste le favori de la primaire, contre 21% pour qui Sarkozy est le mieux placé pour l’emporter.  Au baromètre des personnalités, Marine Le Pen reste stable avec 24% d’opinions positives. Elle devance désormais Alain Juppé (21%, -5), Nicolas Sarkozy (20%, +2) et Jean-Luc Mélenchon (20%, +2). Plusieurs réponses étaient possibles. Nicolas Sarkozy est plébiscité par les proches du parti Les Républicains, qui sont 69% à avoir une opinion positive de l’ex-chef de l’Etat, loin devant Alain Juppé, crédité de 30%.

Sondage : Macron : bon président pour 45%, pourquoi ? Phénomène de mode ou séisme ?

Sondage : Macron : bon président pour 45%,  pourquoi ? Phénomène de mode ou séisme ?

 

Si l’on s’en tient au sondage Odoxa du  Parisien/Aujourd’hui en France, Emmanuel Macron pourrait bien provoquer une sorte de séisme dans la classe politique. En effet 45% des Français considèrent déjà qu’il ferait un bon président,  ce qui le place immédiatement derrière  Alain Juppé (56%). Cela alors qu’il n’a pas encore déclaré formellement sa candidature pour les présidentielles. Un sondage qui met très loin Manuel Valls (15%), Jean-Luc Mélenchon (12%) et François Hollande (6%). En outre sa démission du gouvernement est approuvée par les trois quarts des Français. Cette ascension relativement exceptionnelle pour un homme sans véritable organisation, sans passé politique significatif et même sans orientation très élaborée découle sans doute de plusieurs facteurs explicatifs. Le premier élément vient du phénomène d’usure de la classe politique traditionnelle organisée en partis dont les Français n’attendent plus grand-chose. La seconde raison tient vraisemblablement à la médiocrité de la plupart des personnalités qui ambitionnent d’accéder à  la magistrature suprême. Médiocrité sur le plan des connaissances socio économiques et sociétales mais aussi médiocrité intellectuelle. Or Macron comparé à la plupart des autres parvient à élever le débat même si on peut contester certaines orientations et surtout le flou programmatique notamment dans le domaine sociétal. L’atout principal de  Macron est peut-être aussi sa jeunesse comparée à l’âge des autres candidats de la génération des 50 à 70 ans usés par les travaux guerriers des luttes politiques intestines (de l’extrême gauche à l’extrême droite) et les discours démagos. D’une certaine manière, Macron ringardise.  On s’interroger sur la crédibilité qu’accordent certains candidats à leur propre propos tellement le manque de conviction est évident ou inversement tellement le trait  caricatural témoigne de la posture de comédien qui fait semblant de croire aux promesses de coiffeur faites  au bon peuple. Par ailleurs Macron s’aligne sur une évolution  sociétale et idéologique qui remet en cause les vieux clivages gauche droite usés  jusqu’à la corde. Usés par la gauche qui finalement se soumet maladroitement et avec retard aux impératifs des réalités économiques, usés par la droite également profondément trop marquée par l’étatisme. Une dernière caractéristique qui concerne tout autant l’extrême gauche et l’extrême droite. Il n’est pas certain évidemment que Macron  parvienne en 2017 à conquérir la magistrature suprême mais il est probable qu’il va provoquer une grande secousse sismique dans le paysage politique. Pourtant l’intéressé dans ses récentes et finalement courtes fonctions de ministre de l’économie n’a pas montré grand chose. La loi Macron 1 ressemblait davantage à une auberge espagnole qu’à un programme de réforme structurelle économique. Le plus intéressant chez Macron c’est ce qu’il n’a pas fait !  il faut dire qu’il a été en permanence empêché ou freiné par Valls qui a très vite décelé le danger de ce nouveau concurrent potentiel à la succession de François Hollande. Le passé politique d’Emmanuel Macron demeure assez inconsistant par contre certaines de ses analyses se sont montrées à la fois pertinentes et surtout compréhensibles car débarrassées de la langue de bois habituelle. Les autres responsables ont tendance à systématiquement dire tout et son contraire. Dernier exemple en date la réduction éventuelle de l’impôt sur le revenu à laquelle adhèrent presque tous les candidats mais conditionnée par une réforme fiscale globale qui inévitablement fera encore monter les prélèvements obligatoires. Un sujet un peu surréaliste puisqu’on fait croire qu’il y aurait deux catégories  de Français ceux qui payent l’impôt citoyen et ceux qui payent les autres impôts  non citoyens. La réforme est sans doute nécessaire encore faudrait-il en préciser l’objectif réel et les modalités. Emmanuel Macron, lui,  a le grand mérite d’être clair car son propos est débarrassé des oripeaux de la dialectique politicienne, sorte de charabia énarchique pour faire sérieux mais qui masque mal l’incompétence et l’immobilisme. Le tremblement provoqué par le jeune Macron  ne concernera pas seulement la gauche, une gauche par ailleurs condamné à la débâcle électorale et qui, extrême gauche comprise, ne représente plus que de l’ordre de 25 à 30 % dans le pays. Le séisme concernera aussi le centre et la droite classique car Macron va sans doute siphonner autant de voix à droite qu’à gauche compte tenu de son positionnement idéologique. Il est clair par exemple que nombre de sympathisants et même de responsables des républicains sont plus proches d’un du social libéral Macron  que du bonapartiste Sarkozy. L’extrême droite et l’extrême gauche vont également être affectées par les vagues de fond provoquées  par l’ancien ministre de l’économie dans la mesure où leurs propositions économiques (paradoxalement relativement proches) risquent  de montrer encore davantage leurs incohérences et leur démagogie. Reste que Macron  présente encore quelques faiblesses voire des handicaps sérieux ;  il risque notamment de traîner comme un boulet sont passé d’énarque mais aussi celui d’éphémère banquier. En outre il lui faudra faire bien des efforts pour persuader l’opinion qu’il est proche des vrais gens comme il dit lui-même ;  une formule d’ailleurs malheureuse et qui révèle la reconnaissance de son appartenance à une élite responsable d’une grande partie de la crise qui caractérise la France dans le domaine social, économique et sociétal. Pour parler clair, la question est de savoir si Macron propose de gouverner la France comme Hollande avec ses copains de l’ENA ou s’il est décidé d’ouvrir sa gouvernance éventuelle à des responsables de la société dite civile. Une dernière expression par ailleurs encore ridicule   pour distinguer ceux qui n’appartiennent pas à l’élite de la monarchie républicaine. La sémantique comme la politique sent la naphtaline !

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