Bygmalion: rebelote pour Sarko qui va plonger

Bygmalion: rebelote pour Sarko qui va plonger

 

 

Avec ce nouvel épisode de l’affaire Pygmalion qui a révélé des détournements concernant la campagne électorale   d2012, les carottes paraissent bien cuites pour l’avenir de Sarkozy dans la perspective de 2017. Pas sûr qu’il soit condamné avant les élections (et même après) mais le scandale va plomber définitivement l’hypothèse de son retour. Des faits essentiels sont reprochés, les très larges dépassements autorisés pour les campagnes électorales, les surfacturations et sans doute aussi des détournements d’argent de plusieurs personnages constituant l’entourage de Sarkozy. Et ce n’est pas l’argumentaire de sophiste de son avocat qui va le sortir de ce bourbier.  Les écueils judiciaires qui ébranlent la reconquête politique de Nicolas Sarkozy depuis 2014 se sont donc  brusquement élevés lundi avec la menace d’un renvoi en correctionnelle, portant un coup sérieux à ses chances pour l’investiture à droite. Dans un registre désormais éprouvé, les proches de l’ancien président ont dénoncé un « télescopage » avec la campagne pour la primaire des 20 et 27 novembre, suggérant une entreprise de déstabilisation du pouvoir en place, tout en soulignant la « sérénité » du candidat. Nicolas Sarkozy est apparu souriant lundi au sortir de son QG de campagne parisien mais a refusé de répondre aux questions des journalistes. « Nous sommes face à la poursuite de cette opération de harcèlement politique de Nicolas Sarkozy », a dit à des journalistes le député LR Eric Ciotti, l’un de ses partisans. « On a eu des non-lieux, des affaires qui ont fait ‘pschitt’. On le sait, c’est comme ça », a voulu relativiser le sénateur LR Roger Karoutchi. Le parquet de Paris a requis le 30 août son renvoi en correctionnelle pour financement illégal de campagne électorale en marge de l’affaire dite « Bygmalion », symbole involontaire de sa campagne perdante de 2012. Nicolas Sarkozy soutient n’avoir « jamais trahi la confiance des Français ». Son avocat, Me Thierry Herzog, a contesté « une nouvelle manoeuvre politique grossière » en s’étonnant des chefs retenus et de l’argumentaire du parquet voulant que Nicolas Sarkozy ait « exercé une autorité incontestable sur de multiples aspects matériels de la campagne » et « était le premier bénéficiaire et le principal donneur d’ordre des événements ». Les soutiens de Nicolas Sarkozy, même s’ils concèdent en privé un coup du sort, relaient la thèse de la « présomption de culpabilité » pesant sur leur champion, un argument qui porte auprès de la base militante de LR, mais guère au-delà. « Au fond, cela devrait être un parcours initiatique obligé pour toute personne aspirant à exercer les responsabilités du pouvoir de se retrouver, un jour, dans la peau du ‘gibier », c’est-à-dire de celui qui, quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse, devient à un instant donné coupable, forcément coupable », écrit Nicolas Sarkozy dans son livre « La France pour la vie ». Les états-majors concurrents, notamment chez Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire, se gardent de commenter « une décision de justice » mais ce nouveau développement dans un dossier pour lequel l’ex-président des Républicains a été mis en examen le 16 février n’est pas le moindre de leurs atouts. Il rencontre ainsi un écho troublant avec les attaques de François Fillon, qui a lancé le 28 août une formule assassine contre Nicolas Sarkozy (« Qui imagine le général de Gaulle mis en examen? ») et ne cesse de plaider pour la probité en politique.

(Avec Reuters)

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