Archive mensuelle de août 2016

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Nouvelle crise du lait

  • Nouvelle crise du lait

 

 

Une crise qui n’est pas réellement nouvelle puisqu’elle découle directement de la surproduction organisée par l’Europe depuis la suppression des quotas laitiers en mars 2015. À cela il faut ajouter les restrictions des importations chinoises et russes. Nombre de pays en ont profité cependant pour augmenter leur production et les prix se sont écoulés. Selon le Centre national interprofessionnel de l’économie laitière, au moment où la production laitière avait progressé de 2,2 % en 2015, elle a bondi de 5,6 % les trois premiers mois de 2016. La palme du débit est décrochée par l’Irlande, avec un flux en hausse de 32 %, suivie de la Belgique (+ 21 %) et des Pays Bas (+ 15 %), alors que la France se limitait à + 0,5 %. Pour résumer les prix étaient de l’ordre de 400 euros pour 1000 l de lait en 2014 ce qui permettait de couvrir les coûts or en 2016 les prix pourraient tourner en moyenne autour de 250 €. En France les critiques des éleveurs visent surtout Lactalis premier producteur du marché avec 17 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Le groupe cristallise ainsi les critiques des agriculteurs de la filière laitière, toujours sous tension. Lactalis, numéro un du marché avec 17 milliards d’euros de chiffre d’affaires, a insisté début juillet, face à la multiplication des critiques, sur la mise en place d’un «soutien financier allant au-delà des conditions contractuelles» et représentant «un complément de prix de 30 euros/1000 litres sur le prix de base» pour le mois de juillet. Pas suffisant, ont estimé les fédérations agricoles. À noter aussi que cette crise ce superpose à celle du blé secteur ou du fait des conditions climatiques  la production a baissé de l’ordre de 50 %.

 

 

Loi travail validée par le conseil constitutionnel

  • Loi travail validée par le conseil constitutionnel

 

 

À quelques détails près,  le conseil constitutionnel a validé jeudi la quasi totalité de la loi Travail contestée par l’opposition de droite et la gauche du Parti socialiste, ne censurant que quelques dispositions secondaires.  Le Premier ministre, Manuel Valls, a estimé qu’en validant « la quasi-totalité de la loi », le Conseil constitutionnel « ouvre la voie à une nouvelle étape du dialogue social dans notre pays ». « Conformément à l’engagement pris par le président de la République, les mesures d’application du projet de loi seront prises rapidement », indique-t-il dans un communiqué. La quasi-totalité des mesures d’application « seront prises avant la fin de l’année », ajoute le Premier ministre. Une soixantaine de députés « frondeurs » avaient déposé un recours après ceux déposés par Les Républicains (LR) et par l’Union des démocrates et indépendants (UDI). Les contestataires socialistes avaient invoqué essentiellement un « non-respect du débat parlementaire », un reproche plus orienté sur la méthode du gouvernement et le recours à l’article 49.3 de la Constitution, que sur le contenu concret de la loi.

Grande-Bretagne : baisse des taux pour éviter la récession

Grande-Bretagne : baisse des taux pour éviter la récession

 

Officiellement la banque d’Angleterre prévoit un net ralentissement de l’économie en 2017 avec une prévision de 0,8 % (au lieu de 2,3 % qui étaient prévus avant le brexit). Toutefois la décélération pourrait être encore plus importante et l’activité pourrait flirter avec le rouge. Du coup, pour redynamiser l’économie, la Banque d’Angleterre (BoE) a abaissé jeudi son taux directeur pour la première fois depuis 2009 et relancé son programme de rachat d’obligations pour faire face aux effets sur l’économie du vote des Britanniques en faveur d’une sortie de l’Union européenne. L’institut d’émission se tient prêt à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la stabilité financière et n’exclut pas de baisser encore les taux mais écarte l’idée de les faire passer en territoire négatif, a déclaré son gouverneur, Mark Carney. La BoE, qui a baissé son taux directeur d’un quart de point, le ramenant à 0,25%, anticipe une stagnation de l’économie britannique pour le reste de l’année et s’attend à une croissance faible tout au long de l’an prochain. Si la baisse des taux, votée à l’unanimité par les neuf membres du conseil de politique de la BoE, était attendue par les économistes, la décision d’augmenter de 60 milliards de livres le programme d’assouplissement quantitatif, ainsi porté à 435 milliards de livres, l’était moins. L’élargissement de ce programme de rachat d’obligations, qui a été voté par six voix contre trois, durera six mois. La banque centrale a également lancé deux nouveaux programmes, dont l’un pour le rachat de 10 milliards de livres d’obligations d’entreprises de bonne qualité et l’autre, dont le montant pourrait atteindre 100 milliards de livres, pour s’assurer que les banques continuent à prêter malgré la baisse des taux.

Sondage popularité : Hollande et Valls à 15 et 17 %

 

Sondage  popularité : Hollande et  Valls à 15 et 17 %

Globalement Hollande et Valls progressent très légèrement mais demeurent  à de très bas niveaux. Hollande gagne 3 point est atteint 15 % La cote du Premier ministre évolue de façon similaire en un mois, avec 77 % (-2) d’avis défavorables et 17 % (+2) d’opinions favorables. Le redressement du couple exécutif entraîne l’ensemble du gouvernement, dont l’action est jugée favorablement par 14 % (+3) des Français interrogés, contre 81 % (-3) d’un avis opposé, selon cette enquête pour le Huffington Post et iTÉLÉ. Contrairement aux attentats de janvier et novembre 2015 à Paris, qui avaient entraîné un net rebond de l’exécutif, les drames de Nice et Saint-Etienne-du-Rouvray n’ont eu qu’une faible incidence en termes de confiance dans les enquêtes d’opinion. Selon YouGov, l’insécurité s’impose désormais en tête des préoccupations des Français (29 %, +19), devant le chômage et l’emploi (28 %, -4). Pour lutter contre le terrorisme, ils plébiscitent « la prolongation jusqu’en janvier 2017 » de l’état d’urgence mis en place en France (76 %, contre 16 % d’un avis contraire), même s’ils sont 64 % (contre 27 %) à le juger « pas efficace ». Les trois-quarts d’entre eux (76 %) se disent également favorables au « placement de l’ensemble des individus fichés S en centre de rétention ». 15 % seulement y sont défavorables. Les deux-tiers des personnes interrogées (65 %) souhaitent « un gouvernement d’unité nationale », contre 20 % d’un avis contraire. L’impopularité de l’exécutif ne profite pas à l’opposition, avec seulement 21 % (-1) des personnes interrogées qui pensent que « Les Républicains » protègent leurs intérêts. Si des élections avaient lieu demain, 38 % (+2) des Français interrogés souhaiteraient « voir élu un gouvernement de droite », 26 % (stable) un gouvernement de gauche et 36 % (-2) ne savent pas. Enquête réalisée en ligne les 27 et 29 juillet.

(AFP)

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

Non à une nouvelle taxe régionale

Non à une nouvelle taxe régionale

 

Après avoir tergiversé,  L’Association des régions de France (ARF) a refusé la proposition du gouvernement de créer une taxe régionale pour financer les nouvelles compétences économiques. Cette orientation se serait traduite par une augmentation de la taxe foncière.   ». Le gouvernement a proposé fin juin un financement « sous forme d’une contribution additionnelle adossée à la taxe sur le foncier bâti et à la cotisation foncière des entreprises », pour un montant de 600 millions d’euros en 2017, rappelle le président de l’ARF, Philippe Richert (LR) dans ce courrier diffusé mercredi.  »Force est de constater que cette solution apparaît désormais pour nombre de nos interlocuteurs comme un nouvel impôt mis en place par les régions, alors même que c’est le gouvernement qui a fait le choix d’un tel vecteur », écrit-il. L’effet est selon lui « d’autant plus désastreux qu’il masque les efforts considérables que font les régions pour contribuer de manière exemplaire à l’effort nécessaire de maîtrise de la dépense publique ». . L’ARF demande en conséquence au Premier ministre « la réouverture des discussions sur le volet financier » de leurs engagements, et un rendez-vous dans les plus brefs délais. Le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand (LR), avait annoncé le 21 juillet le retrait de sa région des activités de l’ARF pour protester contre cette nouvelle taxe, la droite s’étant engagée durant la campagne des régionales fin 2015 à ne pas augmenter ou créer des impôts. Christian Estrosi (LR), président de la région PACA, avait également dénoncé la nouvelle taxe. Fin juin, l’ARF avait annoncé qu’un accord était intervenu avec le gouvernement « pour mettre en place une Taxe Spéciale d’Equipement Région » (TSER) lors du projet de loi de finances 2017. Cette taxe devait permettre aux régions « de disposer d’une recette supplémentaire annuelle de 600 millions d’euros ».

(AFP)

 

Royaume-Uni : un plan de relance pour éviter la récession

Royaume-Uni : un plan de relance pour éviter la récession 

Face aux menaces de récession suite au brexit le gouvernement britannique a décidé de relancer la croissance par un soutien à son industrie et à la consommation. Pour l’année 2017,  on attendait une croissance supérieure à 2 % mais s’il faudra sans doute se contenter de 0,6 % voir envisager la récession. L’activité générale pourrait en effet tomber dans le rouge. Du coup la banque d’Angleterre va sans doute décider une baisse des taux actuellement de 0,5 % pour passer à 0,25 % voire  à zéro.  Les indicateurs peu rassurants se multiplient depuis le vote en faveur du Brexit avec notamment l’annonce d’une forte contraction de l’activité du secteur manufacturier en juillet. Theresa May, a donc annoncé un plan de soutien à l’industrie et aux salaires ». « Il nous faut une véritable stratégie industrielle qui se concentre sur une amélioration de la productivité, qui récompense ceux qui travaillent dur par de plus hauts salaires, et crée plus d’opportunités pour que les jeunes gens, quel que soit le milieu dont ils sont issus, aillent aussi loin que là où leur talent les porte », avait-elle notamment déclaré. Et hier, 2 août, à Londres, à l’issue d’une réunion avec onze de ses ministres, la nouvelle Première ministre persévérait dans cette voie en traçant les grandes lignes de son plan destiné à adapter l’économie du pays à l’environnement post-Brexit et à relancer une politique industrielle enterrée il y a trente ans par Margaret Thatcher. Presque une demi-surprise, quand on voit, cet été 2016, que plusieurs autres pays se sont engagés dans une politique de relance. A l’issue de cette première séance de travail de la commission interministérielle sur « la stratégie économique et industrielle », un porte-parole a déclaré dans un communiqué: « La Première ministre a souligné que l’objectif de la nouvelle stratégie industrielle devait être de mettre sur pied une économie qui fonctionne pour tout le monde. » Les ministres réunis ont évoqué les moyens de soutenir l’activité dans tout le pays, dans les régions qui souffrent comme dans celles qui profitent de la mondialisation. Mais, de fait, le défi consiste à enrayer le long déclin du secteur industriel en portant secours aux entreprises mises à mal par la mondialisation, sans pour autant menacer la compétitivité britannique. De son côté, le ministre des Finances, Philip Hammond, a déclaré qu’une réduction de l’écart de compétitivité entre Londres et le sud-est de l’Angleterre, d’une part, et le reste du pays, d’autre part, pourrait entraîner une hausse de 9% de la production. Les ministres se sont mis d’accord sur le fait qu’il faudrait également « créer une économie ouverte aux nouvelles industries, en particulier celles qui vont avoir une influence sur nos vies à l’avenir ». Le volontarisme affiché pourrait donc être destiné à des fleurons historiques de l’industrie britannique, comme le constructeur automobile Jaguar Land Rover ou le groupe aéronautique BAE Systems, mais aussi à des entreprises de nouvelles technologies.

(Avec Reuters)

500.000 chômeurs en formation pour faire baisser le chômage

500.000 chômeurs en formation pour faire baisser le chômage

 

S’appuyant sur une information du Canard enchaîné les Echos  révèlent que des instructions auraient été données à pôle emploi pour mettre 500 000 chômeurs en plus en situation de formation afin de faire baisser les statistiques du chômage. Le journal satirique s’est procuré une note interne distribuée aux cadres de l’organisme le 21 avril, en rapport avec le projet consistant à orienter 500.000 chômeurs supplémentaires vers des formations professionnelles , annoncé en janvier dernier . Cette note fixe les objectifs et la marche à suivre pour la mise en oeuvre de ce plan. S’appuyant sur ce document de 16 pages, le « Canard Enchaîné » indique que « les conseillers sont sommés de cravacher » afin d’obtenir « des statistiques présentables en juillet » car « un chômeur en formation n’est plus comptabilisé comme chômeur ».  En 2015, environ 500.000 personnes sans emploi sont entrées en formation. Avec 500.000 chômeurs de plus en formation cette année, ce seraient 1 million d’inscrits à Pôle emploi qui basculeraient de la catégorie A vers la catégorie D , qui n’est pas comptabilisée dans les chiffres du chômage diffusés chaque mois par le gouvernement. En juin dernier , le nombre d’inscrits à Pôle emploi dans cette situation a augmenté de 9.500 pour atteindre 303.900, un record. Le problème pour Pôle emploi est que sur trois chômeurs auxquels un stage est proposé, un seul ira jusqu’au bout en moyenne. Il faut donc solliciter trois fois plus de candidats. Selon la note interne, les conseillers doivent trouver « 2,2 millions de demandeurs d’emploi à mobiliser pour promouvoir la démarche de formation ». Concrètement, il faut qu’ils sollicitent chacun quinze demandeurs d’emploi tous les mois pour les orienter vers des formations. L’un d’entre eux dénonce « une pression incessante ».

Voitures autonomes autorisées en France

Voitures autonomes autorisées en France

Une ordonnance adoptée ce mercredi par le gouvernement « introduit la notion d’autorisation de circulation sur la voie publique spécifique à l’expérimentation » de ces ‘véhicules autonomes’ et aboutira « à la construction d’un cadre réglementaire solide au travers d’un décret en Conseil d’État », précise le texte. Elle s’inscrit dans une démarche visant à ce que « la France soit reconnue comme une terre d’expérimentation du véhicule autonome, un centre d’excellence de l’intelligence embarquée et un leader en sécurité des systèmes complexes, afin de préparer les nouvelles mobilités de demain », poursuit le document. Par ailleurs, le véhicule autonome « devrait avoir des capacités de réaction et d’adaptation supérieures à celles d’un conducteur humain et ainsi commettre moins d’erreurs que ce dernier sujet à la fatigue, l’alcool, la distraction ou l’inexpérience » et il représente « une piste de progrès prometteuse pour la sécurité routière », ajoute le texte. La conduite autonome est considérée comme un enjeu majeur pour les prochaines années dans le secteur de l’automobile. L’américain Tesla est un pionnier de ce type de technologies. Deux enquêtes ont été ouvertes aux Etats-Unis sur Autopilot, le système d’aide à la conduite automatique du constructeur américain, qui était notamment enclenché au moment d’une collision mortelle d’une Tesla Model S avec un camion en Floride le 7 mai. Cet accident a porté un coup au développement de la voiture autonome, certains observateurs appelant à retarder le plus longtemps possible l’arrivée des véhicules sans conducteur sur les routes.

(Challenge et AFP)

Valeur Euro : une différence de 20% entre la France et l’Allemagne

Euro : une différence de 20% entre la France et l’Allemagne

 

 

 

 

Ceux qui militent pour quitter l’euro devraient être conscients que mécaniquement la dévaluation de la monnaie nationale atteindrait de l’ordre de 20 % par rapport à l’Allemagne. Ce que vient de démontrer le fonds monétaire international. Pour la France le taux de change actuel de l’euro est d’environ 6% supérieur à ce qu’il devrait être pour convenir aux spécificités économiques de l’Hexagone, et notamment à sa compétitivité quelque peu «fluette» comme la constitution corporelle de Stan Laurel. Et c’est exactement l’inverse du point de vue de l’Allemagne pour qui l’euro est sous-évalué d’environ 15%. Autrement dit si les deux premières économiques de l’Union monétaire européenne recouvraient leur indépendance, le franc «posteuro» devrait être déprécié de l’ordre de 20% par rapport au mark «posteuro». Ces chiffres émanent du Fonds monétaire international (FMI) qui vient de publier son «External Sector Report» pour 2016. Ce titre un peu sibyllin désigne en réalité un exercice fort simple dans son principe. Il s’agit d’examiner les performances macroéconomiques des 29 principales économies nationales, essentiellement en fonction de leur solde commercial et financier extérieur et accessoirement de la situation de leurs finances publiques internes. Ce qui préoccupe le FMI en tant que responsable de la stabilité financière mondiale, ce sont les déséquilibres extérieurs des économies nationales. À cet égard le monde peut se diviser en deux. D’un côté les pays qui affichent des excédents externes, parfois énormes. Et de l’autre côté, ceux qui enregistrent des déficits de leur balance des paiements extérieurs, souvent tout aussi considérables. À partir de là, le FMI s’interroge sur les changements des cours des monnaies qui seraient nécessaires pour rééquilibrer les comptes de chaque nation. Autrement dit des dévaluations pour les pays déficitaires, et au contraire des réévaluations pour les économies en excédent. Cet affrontement entre les deux blocs peut se résumer en réalité à sept gros acteurs. D’un côté deux pays très déficitaires. Tout d’abord les États-Unis, dont la balance des paiements a été dans le rouge à hauteur de 473 milliards sur les douze derniers mois, soit encore 2,6% du PIB du pays en 2015. Et ensuite le Royaume-Uni, en déficit extérieur de 162 milliards de dollars, soit 5,2% du PIB britannique 2015. Dans le clan d’en face, cinq gros acteurs affichent des excédents. Trois Asiatiques, la Chine (285 milliards de dollars et 3% de son PIB en 2015), le Japon (159 milliards de dollars et 3,4% de son PIB) et la Corée du Sud (105 milliards de dollars et 7,3% de son PIB). À quoi s’ajoutent deux Européens, la Suisse (72 milliards de dollars d’excédent, 9% de son PIB 2015) et surtout la zone euro qui est le champion mondial toutes catégories: les 19 pays de la zone euro affichent collectivement vis-à-vis du reste du monde un excédent de la balance des paiements de 392 milliards de dollars, soit encore 3,2% du PIB de la zone euro. Ayant dressé cette carte mondiale des déséquilibres nationaux, le FMI en tire des conclusions sur les changements des cours des monnaies qui seraient susceptibles de rééquilibrer les comptes. L’exercice est bien sûr théorique et forcément approximatif, mais du moins donne-t-il des orientations sur les évolutions souhaitables des taux de change. Ainsi le FMI envisage-t-il une dépréciation du dollar et de la livre britannique, et à l’inverse une réappréciation de toutes les monnaies des zones en excédents, qu’il s’agisse du won coréen, du yen japonais, du yuan chinois ou de l’euro. Pour la devise chinoise le FMI parle d’une réappréciation moyenne de 3,9%, non pas vis-à-vis du seul dollar américain mais par rapport à l’ensemble des monnaies des pays avec lesquels la Chine commerce. De même l’euro serait sous-évalué actuellement de 6% en moyenne vis-à-vis des autres devises, compte tenu de l’énorme excédent extérieur de la balance des paiements de la zone euro (392 milliards de dollars). Là où les choses se corsent, c’est que le FMI pousse son analyse au sein même de la zone euro, ce qui est évidemment tout à fait légitime puisque les 19 pays en question sont tous membres à part entière de l’organisation financière internationale qui siège à Washington. Mais du coup les déséquilibres intra zone euro apparaissent en pleine lumière et dans toute leur cruauté. Alors que l’Allemagne a affiché un excédent de 306 milliards de dollars (8,5% de son PIB) de sa balance des paiements sur ces douze derniers mois, la France était en déficit de 21 milliards de dollars (0,7% de son PIB). Outre ces disparités financières externes, les écarts des taux de chômage et de croissance militent également en faveur de changements des parités monétaires entre la France et l’Allemagne. Sauf qu’elles sont évidemment impossibles du fait même de l’existence de l’euro, qui apparaît plus que jamais comme un lit de Procuste. À l’évidence l’étude du FMI et les implications sur les taux de change qui en découlent reste fondamentalement théorique. Mais il n’en s’agit pas moins d’un guide utile. «Dans un monde où on s’écharpe sur le libre-échange et les pratiques monétaires déloyales, l’External Report du FMI, est de nature à attirer l’attention car il constitue un cadre d’analyse pour les décideurs», estime Alan Ruskin, stratégiste macroéconomique de la Deutsche Bank. (Le Figaro)

 

Présidentielles États-Unis : la républicaine Meg Whitman votera Clinton

Présidentielles États-Unis : la républicaine Meg Whitman votera Clinton

 

 

L’ancienne candidate républicaine en Californie et puissante PDG de Hewlett Packard Enterprise (HPE), Meg Whitman, a annoncé qu’elle votera pour Hillary Clinton, la candidate démocrate. Meg Whitman a jugé dans les colonnes du New York Times que Donald Trump n’était autre qu’un « démagogue malhonnête ». « Je voterai pour Hillary, je demanderai à mes amis républicains de l’aider, je lui donnerai de l’argent et j’essaierai de lever de l’argent pour elle », a-t-elle encore affirmé.  « L’histoire a montré que lorsque des démagogues prennent le pouvoir ou s’approchent du pouvoir, cela finit rarement bien ». Plus tôt cette année, elle avait même comparé le candidat républicain à Hitler et Mussolini.

 

Ralentissement prévisible de la production automobile (Continental)

Ralentissement prévisible de la production automobile (Continental)

D’après l’équipementier et pneumaticien Continental la production de voitures automobiles connaîtra intensivement au cours du second semestre. Un tassement déjà enregistré en zone euro, aux États-Unis et en Chine. En cause, les  incertitudes concernant l’activité économique mondiale et l’attentisme des ménages. Le groupe allemand, l’un des principaux fournisseurs de l’industrie automobile, intervient aussi dans les  systèmes d’assistance à la conduite et les technologies de réduction des émissions. Wolfgang Schäfer, le directeur financier, a déclaré à Reuters que le groupe anticipait une légère baisse de la production automobile en Europe et aux Etats-Unis au deuxième semestre, et constatait également un ralentissement de la croissance de la production en Chine. Après la chute des immatriculations constatée en zone euro et en particulier en France, ce sont les États-Unis qui sont touchés avec une nette dégradation de la croissance. Tassement qui s’inscrit dans la tendance générale de l’activité économique.Les ventes automobiles aux Etats-Unis, elles,  sont restées soutenues en juillet, les ménages ayant continué à acheter des pickups et des SUV, mais les deux leaders du marché, General Motors et Ford, ont moins bien performé que prévu. Les trois constructeurs ont annoncé mardi des ventes inférieures aux attentes des analystes du secteur, alors que le N°3 du marché, Toyota Motor a fait mieux que prévu malgré un repli de 1,4% de ses ventes sur le mois. Les livraisons de General Motors, numéro un du marché américain, ont reculé de 2% à 267.258 unités, et celles de Ford, le numéro deux, ont baissé de 3% à 216,479 véhicules. Chacun des quatre modèles les plus vendus de Ford a perdu du terrain, y compris la SUV Explorer, dont les ventes ont chuté de 22%. Les ventes de FCA, le plus petit des « Big Three de Detroit » et le numéro quatre du secteur aux Etats-Unis, ont pour leur part augmenté de 0,3%. Ces données semblent confirmer la prévision faite la semaine dernière par le directeur financier de Ford, Robert Shanks  (avec Reuters)

 

Corruption FIFA : procès fin 2017 fixé à l’automne 2017

Corruption FIFA : procès fin 2017 fixé à l’automne 2017

 

L’ampleur et la complexité du dossier de corruption de la FIFA contraindront à n’engager le procès que fin2017. Une corruption notamment pour le choix des mondiaux et pour enrichissement personnel avec souvent la complexité la complicité des Etats et des sponsors. Exemple : avec tout l’argent détourné vers les Caraïbes le football devrait être très développé dans cette région (comme l’athlétisme par exemple). Ce n’est pas le cas car d’une  part une grande partie de l’argent de la FIFA était détournée par l’ancien vice président de la FIFA, lui même originaire des Caraïbes et que par ailleurs ce dernier allait monnayer les voix auprès des pays candidats  à l organisation de la coupe du monde.  D’après  l’ancien ministre des sports égyptien Jack Warner se serait manifesté en 2004 pour proposer à ce ministre un marché en vue de l’attribution du mondial 2010 pour lequel l’Egypte était candidate. Warner aurait demandé 7 millions de dollars en échange de 7 voix pour le vote, ce qu’a refusé le ministre égyptien. Bilan : aucune voix reçue pour l’Egypte. C’est l’Afrique du Sud qui a alors été choisie. L’Afrique du Sud, justement, s’est privée de 10 millions de dollars de la FIFA pour organiser ce Mondial. Ils ont été déroutés au profit du développement du foot dans les Caraïbes et versés sur les comptes de la CONCACAF, la confédération qui rassemble l’Amérique du nord, l’Amérique centrale et les Caraïbes. Oui mais c’est le même Jack Warner qui en était le président, en plus de son siège de vice-président à la FIFA. Il se serait alors largement servi dans ces 10 millions de dollars, avec plus de la moitié de la somme détournée. . Le procès qui implique pour l’instant une cinquantaine de personnes ou d’organisations ne pourra pas débuter avant octobre 2017, a annoncé un juge fédéral du district de Brooklyn, mercredi. Le magistrat, Raymond Dearie, a précisé que le ministère public souhaitait un début des audiences plus tôt en 2017 mais l’examen des pièces à conviction nécessite un délai supplémentaire en raison de leur nombre. Pour l’instant, 16 personnes et deux sociétés de marketing sportif ont choisi de plaider coupable dans cette affaire.

(Avec Reuters)

 

Pôle emploi : « les agents instrumentalisés  » ?

Pôle emploi : « les  agents  instrumentalisés «  ?

 

Le délégué central du SNU Pôle emploi explique sur France Info que les agents sont instrumentalisés pour faire évoluer les statistiques de chômeurs : « Notre travail n’est pas de faire baisser la courbe ». Il soupçonne une logique statistique. « Nous nous sentons, en tant qu’agents, instrumentalisés par la tutelle », a dénoncé ce mercredi sur France Info le délégué central du SNU Pôle emploi, Jean-Charles Steyger, après les révélations du Canard Enchaîné. Selon l’hebdomadaire satirique, une « instruction » a été diffusée au sein de Pôle emploi afin d’envoyer davantage de chômeurs en formation, 500.000 au total d’ici décembre 2016 dans la catégorie A (sans aucune activité). Un milliard d’euros ont été débloqués pour financer ce plan.  Ce que nous soupçonnons aujourd’hui, c’est qu’il y a bien, dans chaque direction régionale de Pôle emploi, une pression avec des indicateurs qui doivent probablement exister. De fait, on voit bien qu’il y a une volonté d’accélérer l’entrée en formation des chômeurs et par conséquent d’accélérer la baisse du nombre de chômeurs en catégorie A » – Jean-Charles Steyger, SNU. « Notre travail n’est pas de faire baisser la courbe. (…) Le tout n’est pas d’orienter les gens sur des places de formation. Il faut que les formations soient utiles au marché du travail. (…) Or les formations qui leurs sont proposées sont de courte durée et ont peu d’effets sur leur insertion à long terme sur le marché du travail« , a regretté le délégué central du SNU Pôle emploi.

 

(France Info)

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Une «révision totale du système de lutte antidopage» ? (CIO)

Une «révision totale du système de lutte antidopage» ? (CIO)

Afin sans doute d’éviter d’avoir à exclure tous les sportifs russes des JO, le président du Comité international olympique Thomas Bach a appelé mardi à une « révision totale du système de lutte antidopage ». Une manière de repousser à plus tard la mise à l’écart de la Russie suite au rapport de l’agence mondiale antidopage évoquant un dopage d’Etat Pour n’avoir pas à trancher sur cette question le sulfureux comité international olympique avait déjà renvoyé la responsabilité d’exclusion sur les fédérations internationales. Pour justifier encore davantage son laxisme le comité international olympique évoque la nécessité d’un système de lutte antidopage plus transparent, un euphémisme ! «  Les événements récents montrent que nous avons besoin d’une révision totale du système de lutte antidopage, a déclaré M. Bach, à l’ouverture de la 129e session du CIO qui réunit la centaine de membres de l’instance. Cela implique des responsabilités clairement établies, plus de transparence, plus d’indépendance et une meilleur harmonisation au niveau mondial», a ajouté le patron du mouvement olympique. M. Bach a également fermement répondu à ceux qui avaient appelé à une suspension totale de la Russie, après les révélations du rapport McLaren mettant en lumière un dopage d’Etat en Russie. Sur la base de ce rapport, le CIO a demandé aux fédérations internationales d’établir une liste de sportifs russes éligibles et non éligibles pour les JO. Un panel du CIO validera d’ici à vendredi ces listes, avec la possibilité d’écarter de nouveaux sportifs, qui s’ajouteraient à ceux déjà exclus. Certains ont appelé à une exclusion totale de l’équipe olympique russe bien avant que les révélations du rapport McLaren ne soient connues, a ajouté M. Bach. Cette exclusion totale de l’équipe russe a été qualifiée par certains « d’option nucléaire » et des athlètes innocents auraient alors dû être considérés comme des « victimes collatérales »». Une telle comparaison «est hors de toute mesure quand il s’agit de sport. Imaginons un instant les conséquences de « l’option nucléaire »», a-t-il ajouté. «Le résultat est la mort et la destruction. Ce n’est pas la mission du mouvement olympique» !

(Avec AFP)

Impôts PME : bientôt un allégement ?

Impôts PME : bientôt un allégement ?

Le gouvernement réfléchit à  ramener le taux d’impôt sur les sociétés (IS) dans la moyenne de la zone euro pour les PME, soit 28 %. Une mesure réclamée depuis longtemps par les entreprises, aujourd’hui taxées facialement à 33,3 % pour la très grande majorité d’entre elles. En Allemagne le taux est de 30 %, en Italie de 31,4 %, en Espagne de 25 % sans parler de l’Irlande à 12,5 %. «Pour ramener le taux d’IS à 28 %, on a le choix de le baisser un peu chaque année pour toutes les entreprises – sachant qu’un point d’IS coûte 1,2 milliard d’euros. Ou bien on crée un taux à 28 % pour les PME, puis on élargit progressivement le nombre d’entreprises qui peuvent bénéficier de ce taux plus faible», souligne-t-on à Bercy. C’est ce dernier scénario qui semble avoir la préférence du ministre des Finances, Michel Sapin. Il permettrait à l’exécutif de faire d’une pierre deux coups: soutenir les PME et améliorer l’attractivité du pays, en commençant le mouvement d’harmonisation fiscale européenne par une baisse ciblée du taux d’IS, mais franche et lisible. «On regarde cette piste ; elle a le mérite de donner la direction dans laquelle on veut aller, à savoir un taux d’IS à 28 % pour toutes les entreprises à horizon 2020», confirme l’entourage du ministre des Finances. Concrètement, ce nouveau taux viendrait s’intercaler dès 2017 entre le taux classique de 33,3 % et le taux réduit d’IS à 15 % – dont peuvent bénéficier, sur leurs premiers 38.000 euros de bénéfices, les sociétés de taille modeste qui réalisent un chiffre d’affaires maximum de 7,6 millions. Au final, on ne serait plus très loin de l’une des promesses de campagne de François Hollande, lorsqu’il était encore candidat à l’élection présidentielle en 2012. Il promettait alors trois taux d’imposition distincts: 35% pour les grandes, 30% pour les petites et moyennes et 15% pour les très petites.

(Avec AFP)

 

Japon : un plan de relance de 250 milliards d’euros

Japon : un plan de relance de 250 milliards d’euros

 

 

 

Un plan d’environ 250 milliards d’euros en deux ans pour relancer l’économie avec pour objectif d’augmenter de 20 % le PIB japonais d’ici à 2020.  Les dépenses se concentreront pour près de la moitié sur de nouveaux projets d’infrastructures, notamment une ligne de train à suspension magnétique entre Tokyo et Osaka, reliant ainsi les deux principales agglomérations du pays ou encore un nouveau port pour les bateaux de croisière. Il comprend aussi des plans de reconstruction dans les zones touchés par le séisme d’avril ainsi que des allocations pour les ménages les plus fragiles. Un quart des dépenses viseront également à faire face au changement de démographie du pays le plus âgé du monde : il s’agit de dépenses pour les soins aux personnes âgées ou le développement des crèches. Ces dépenses pourraient notamment jouer sur l’emploi et favoriser la mobilité, donc les salaires. L’objectif du gouvernement japonais est clair : changer de politique. Depuis 2014, le gouvernement avait mené une politique budgétaire qui, de l’aveu même du FMI, était trop « restrictive ». Le premier ministre et son ministre des Finances, Taro Aso, avait dans l’esprit de rétablir l’équilibre primaire (hors service de la dette) du budget en 2020. Mais cette politique laissait à la seule politique monétaire la tâche de redresser l’inflation. Elle a clairement échoué : l’inflation japonaise a reculé et la croissance aussi. Il était donc indispensable de remettre en place une coordination entre les deux politiques. Shinzo Abe avait déjà repoussé à plus tard le relèvement de la TVA. Selon une étude de SMBC Nikko Securities, ce plan devrait apporter 0,4 point de croissance supplémentaire. C’est peu, mais le FMI avait prévu une croissance de 0,3 % pour cette année et de 0,1 % pour l’année suivante. Ce n’est donc pas négligeable. Mais, surtout, Shinzo Abe espère que ce plan fera entrer le Japon dans un cercle vertueux. L’idée est de provoquer une remontée des anticipations d’inflation, par la poussée de la demande. Une fois ces anticipations confirmées, les entreprises ne pourront plus refuser, comme aujourd’hui, de relever les salaires, alors que, en théorie, une telle politique devrait peser sur le yen et favoriser leurs marges. Dès lors, l’inflation devrait s’auto-entretenir, permettant à la Banque du Japon (BoJ) de normaliser progressivement sa politique.  Le Japon tente cependant ce que la zone euro se montre absolument incapable de faire : coordonner les politiques monétaires et budgétaires pour sortir de la tendance déflationniste. C’est ce que veut également tenter le Royaume-Uni.

(AFP)

 

L’État voyou du Luxembourg veut cogner plus fort sur les lanceurs d’alerte de LuxLeaks

L’État voyou du Luxembourg veut cogner plus fort sur les lanceurs d’alerte de LuxLeaks

 

 

C’est l’été (enfin !), du coup les médias parlent surtout des les activités festives et joyeuses (JO, Pokémon, transferts  du foot etc.). Peu de place pour le scandale que constitue la décision du parquet luxembourgeois de faire appel des sanctions prises contre les lanceurs d’alerte concernant le scandale LuxLeaks. Pourtant l’affaire est grave puisque le Luxembourg a négocié des privilèges fiscaux pour 350 sociétés lorsque Jean-Claude Juncker était Premier ministre de son pays. Un pays en faite qui est un véritable État voyou ou les grandes entreprises peuvent s’implanter même de manière fictive (une simple boîte aux lettres suffit) pour s’exonérer de la fiscalité en vigueur dans les autres pays de l’union européenne. Le pire dans tout cela c’est que l’union européenne a choisi le sulfureux Jean-Claude Juncker comme président de la commission économique européenne. Pas étonnant si l’harmonisation fiscale n’avance pratiquement pas en Europe. Fin juin, deux lanceurs d’alerte à l’origine du scandale LuxLeaks avaient été condamnés par la justice luxembourgeoise à 12 et 9 mois de prison avec sursis. Le journaliste, 3e homme à l’origine du scandale, avait été acquitté.  Le parquet luxembourgeois a décidé de faire appel des décisions rendues fin juin contre deux lanceurs d’alerte et un journaliste à l’origine du scandale LuxLeaks sur les pratiques fiscales de grandes multinationales établies au Grand-Duché, a-t-on appris mardi 2 août auprès de l’administration judiciaire du Luxembourg.  »Le parquet a fait un appel général en fin de semaine dernière », a déclaré à l’AFP Henri Eippers, porte-parole de la justice luxembourgeoise. Deux « lanceurs d’alerte » français, Antoine Deltour et Raphaël Halet, employés par la firme d’audit PricewaterhouseCoopers, avaient déjà fait appel de leur condamnation respectivement à 12 et 9 mois de prison avec sursis. Selon M. Eippers, l’appel du parquet « vaut donc surtout pour » le troisième prévenu, Edouard Perrin, 45 ans, journaliste de France 2 qui sera lui aussi rejugé alors qu’il avait été acquitté. C’est lui qui avait révélé dans l’émission « Cash Investigation » les pratiques fiscales décriées du Grand-Duché grâce aux documents transmis par Antoine Deltour.  »On ne veut pas saucissonner l’affaire », s’est justifié M. Eippers. A l’issue d’un procès qui s’est déroulé en avril et mai, le parquet avait requis 18 mois de prison, éventuellement avec sursis, contre Antoine Deltour, 31 ans, et Raphaël Halet, 40 ans. Ces deux anciens employés au Luxembourg de PwC avait fait fuiter près de 30.000 pages éclairant les pratiques fiscales de grandes multinationales établies au Grand-Duché. Le cabinet d’audit PwC, qui s’était constitué partie civile dans ce procès, a obtenu un euro symbolique de dommage et intérêt. Lors des plaidoiries, la défense avait demandé l’acquittement pur et simple des prévenus, qui avaient affirmé avoir servi l’intérêt général. Les milliers de pages confidentielles sur les pratiques d’optimisation fiscale rendues publiques par les deux lanceurs d’alerte et le journaliste de France 2 détaillaient 548 « rescrits fiscaux » – concernant plus de 350 sociétés – généreusement accordés par l’administration et négociés par PwC pour le compte de ses clients. En utilisant certaines niches, les rescrits permettent aux multinationales d’échapper en partie ou totalement à l’impôt dans les pays européens où elles sont installées. Les faits datent de l’époque où Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, était Premier ministre du Luxembourg (1995-2013).

(Avec Reuters)

 

Température : nouveau record en 2016 ? (Robert Vautard)

Température : nouveau record en 2016 ? (Robert Vautard)

Dans une interview au Figaro Robert Vautard directeur de recherche au CNRS  constate que la température ne cesse de s’élever

 

Le rapport annuel sur l »Etat du Climat vient de paraître et révèle une année 2015 qui bat beaucoup de records. Est-ce la pire année de l’histoire climatique?

ROBERT VAUTARD. - Il y a effectivement beaucoup de records. Le plus marquant est celui de la température globale. On se situe pour la première fois à 1°C au-dessus des températures de référence de l’ère préindustrielle (1890). Mais c’est seulement pour l’année 2015. D’une année sur l’autre, les températures varient beaucoup. Dans le climat actuel, on est plutôt, en moyenne, autour de 0,9°C au-dessus. Le dixième de degré supplémentaire de l’an dernier est une des conséquences de l’événement climatique El Niño. Il y a également eu des records en termes de concentration de gaz à effet de serre, mais c’est le cas chaque année. Car la teneur en CO2 augmente régulièrement. On a vu aussi un certain nombre d’événements extrêmes. Le pire en matière de canicule pour l’Europe reste l’année 2003. Mais 2015 arrive désormais en deuxième position avec de fortes chaleurs dans les pays du centre de l’Europe. Par ailleurs, le mois de décembre a connu un record de chaleur et l’enneigement a été quasiment nul. Le réchauffement de la température de surface des océans a également provoqué des cyclones très marquants. Il y en a eu un notamment dans l’océan Indien qui a touché la péninsule arabique en général et le Yémen en particulier. Un phénomène parfaitement exceptionnel. Malgré tout, En Europe et ailleurs dans le monde, certains mois sont restés parfaitement dans la norme.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué l’an dernier?

C’est incontestablement la température mondiale. Elle a été très au-dessus du record précédent qui datait de 2014. Et cela pourrait bien durer en 2016 car El Niño s’est poursuivi jusqu’au printemps de cette année. Si l’on compare à l’année 1997,au cours de laquelle un phénomène El Niño s’était formé durant l’été pour atteindre toute sa puissance à l’automne avant de disparaître dans les premiers mois de 1998, et bien c’est cette année 1998 qui a été la plus chaude. On peut donc s’attendre à des températures globales proches ou au-dessus des records en 2016.

Comment, dans ces conditions, imaginer que l’on puisse respecter les engagements de l’accord de Paris qui vise à maintenir la hausse des températures mondiales en-deçà de 2°C, voire 1,5°C?

On ne peut pas, sur la base de cette seule année 2015, dire qu’il ne reste plus qu’un degré de marge. Ce n’est pas 2015 qui peut permettre de dire si on va réussir ou non à respecter les engagements pris à Paris. Évidemment, 1,5°C, c’est très ambitieux, mais c’est un point de base en dessous duquel on ne peut de toute façon pas descendre. On risque plutôt d’être au-dessus.

L’année 2015, en tout cas, montre que le plateau des températures observé durant presque vingt ans n’était pas un arrêt de la hausse comme certains ont voulu le faire croire mais simplement un palier. On en aura vraisemblablement d’autres, mais ça n’empêche pas la tendance. On va peut-être monter une nouvelle marche d’escalier en 2015 ou 2016 comme cela a été le cas en 1997 et 1998.

 

Doit-on considérer que 2015 est exceptionnelle du seul fait de l’événement El Niño?

Non elle n’est pas exceptionnelle en tant que telle, ce qui est exceptionnel c’est la température résultant de la combinaison d’El Niño et du réchauffement climatique. La combinaison d’un phénomène naturel et d’un phénomène dont l’homme est responsable. C’est ça qui crée le record.

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