Archive mensuelle de août 2016

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Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

Baisse impôts PME : le Medef contre

Baisse impôts PME : le Medef contre

 

Le Medef  s’oppose à la CGPME :

   » Il est regrettable que le Gouvernement, tout en renonçant à supprimer une taxe absurde, la C3S, assise sur le chiffre d’affaires et non sur le bénéfice, ait opté pour une réforme conjoncturelle, partielle et complexe de l’Impôt sur les sociétés, affirme l’organisation patronale dans un communiqué. En ciblant une partie des PME seulement, il introduit un nouveau seuil et de nouvelles distinctions entre entreprises, donc de nouvelles complexités et de nouveaux freins à leur développement, avec 3 taux différents (le nouveau taux de 28% s’ajoutant aux deux taux déjà existants de 15% et 33%). Les entreprises françaises et les investisseurs étrangers ont au contraire besoin de simplicité et de visibilité, sans quoi une telle mesure risque fort de rester sans véritable effet. »

La baisse d’IS promise par le gouvernement s’intègre dans un mouvement plus large d’allègement de charges les entreprises, avec le pacte de responsabilité. La dernière tranche de ce dispositif, intégrée au budget 2017, porte sur cinq milliards d’euros. Outre le taux réduit d’IS, le gouvernement prévoit « un allègement supplémentaire des cotisations sociales des indépendants à faible revenu ne bénéficiant pas du CICE » et une « mesure spécifique » pour le secteur non-lucratif, souligne M. Valls. Le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi), dispositif phare du pacte de responsabilité, sera pour sa part porté de 6% à 7% de la masse salariale, pour les salaires allant jusqu’à 2,5 fois le Smic. Interrogé sur les éventuelles baisses d’impôts pour les ménages, le Premier ministre assure en revanche que les arbitrages « sont liés aux perspectives de croissance » et « n’ont pas encore été rendus« . « Le président de la République et moi-même voulons continuer de redonner du pouvoir d’achat aux Français« , souligne néanmoins M. Valls, en évoquant « différentes pistes », comme « poursuivre la baisse de l’impôt sur le revenu » ou « augmenter la prime d’activité ».

(Avec AFP)

Encore un sommet européen pour rien

Encore un sommet  européen pour rien

Comme on pouvait le prévoir le sommet entre Hollande, Merkel et Renzi n’a débouché sur rien. Un sommet  Merkel-Hollande-Renzi pour rien  car tout divise Merkel et les deux autres. La principale question concerne l’après brexit la relance de l’Europe. Sur le brexit, Merkel soutient discrètement la position de la Grande-Bretagne qui entend faire traîner en longueur les discussions pour définir les nouvelles relations économiques entre l’UE et le Royaume-Uni. À l’inverse le président français voudrait accélérer le divorce entre la Grande-Bretagne et l’union économique. Quand à la relance de l’Europe  qui passerait notamment par un plan de soutien à l’économie, l’Allemagne s’y oppose. L’Allemagne se satisfait en effet de son taux de croissance qui s’est traduit par exemple au second trimestre par une hausse de 0,4 % du PIB tandis que la France enregistrait une croissance zéro. Dernières éléments d’opposition la fragilité du secteur bancaire italien. Sur ce point l’Allemagne ne veut pas comme pour la Grèce payer la facture et freine donc des quatre fers concernant la perspective d’une plus grande solidarité financière européenne. Sur le plan économique, Matteo Renzi a une nouvelle fois plaidé auprès de la chancelière allemande pour diminuer les politiques d’austérité européennes et pour revenir sur les contraintes d’équilibre budgétaire, arguant qu’il faut prendre des « mesures fortes pour relancer la croissance et lutter contre le chômage des jeunes« . Un appel à la reprise économique auquel a fait écho François Hollande en insistant sur le plan Juncker de relance de l’investissement en Europe (315 milliards d’euros de 2015 à 2018) qui selon lui doit « non seulement [être] prolongé » mais également « amplifié». Si Angela Merkel, en bonne diplomate, n’a pas manqué de saluer les résultats du Plan Emploi de Matteo Renzi et du Pacte de Responsabilité de François Hollande, elle est néanmoins restée très prudente quant à ses appels à la relance économique. « Il faut un examen, y réfléchir« , a-t-elle glissé en réponse à François Hollande. La chancelière a préféré mettre l’accent sur le besoin d’améliorer la compétitivité européenne, comme si elle ne pouvait s’empêcher de souligner les divergences de politique économique au sein de l’Union Européenne. Matteo Renzi a conclu ce mini-sommet sur une note optimiste : « Nous pensons que l’Europe est la solution vis-à-vis des problèmes de notre époque. L’Europe est la plus grande opportunité des nouvelles générations. Nous continuerons mais il faut avoir un rêve plus vaste« , a affirmé le dirigeant italien. Mais force est de reconnaître qu’en dépit de ces paroles d’espoir c’est l’incertitude quant à l’avenir européen qui prédomine. 

 

Baisse impôt des PME : le fruit d’une fiscalité trop complexe (Denis Ferrand)

Baisse impôt des PME : le fruit d’une fiscalité trop complexe (Denis Ferrand)

 

 

Le directeur général de l’institut de conjoncture de COE-Rexecode se montre réservée (comme le Medef) concernant la réduction de la fiscalité (IS) pour les PME.

Alléger l’impôt sur les bénéfices des PME, une bonne nouvelle?

Il faut replacer cette mesure dans son contexte. Dans le cadre du Pacte de responsabilité annoncé début 2014, François Hollande avait promis 41 milliards d’allègements de prélèvements pour les entreprises d’ici à fin 2017. Outre le CICE et les baisses de charges, un volet fiscal était prévu avec la suppression progressive d’une contribution sur le chiffre d’affaires, la C3S, et une baisse de 1 point de l’impôt sur les sociétés. Mais fin juin, [dans un entretien aux Echos], François Hollande a déclaré qu’il avait décidé de modifier la répartition des allègements. Tout en respectant l’enveloppe allouée restante, de 5 milliards pour 2017, il a décidé de conserver la C3S, déjà supprimée pour les PME et qui ne concerne plus aujourd’hui que les plus grandes entreprises, pour pouvoir, en contrepartie, relever le Crédit d’impôt compétitivité (CICE), qui s’appliquera donc sur 7% (contre 6% avant) de la masse salariale (jusqu’à 2,5 Smic). Pour l’IS aussi, il a changé les règles, décidant de cibler la baisse sur les PME. C’est cette annonce que précise aujourd’hui Manuel Valls: au lieu de 1 point de moins pour tout le monde, ce sera donc 5 points en moins sur une partie des bénéfices d’une partie des entreprises, c’est-à-dire les PME. Au final, il ne s’agit donc pas d’un nouveau cadeau pour les entreprises mais plutôt d’un réajustement à l’intérieur du pacte de responsabilité.

L’exécutif justifie ces choix par la volonté de muscler les créations d’emplois, qui proviennent surtout des petites entreprises…

Ce clivage entre petites et grandes entreprises, les gentilles qui créeraient des emplois et les méchantes qui délocaliseraient, est une représentation morale de l’économie, assez simpliste. Dans les faits, il y a un continuum d’entreprises des plus petites aux plus grandes et elles fonctionnent dans un écosystème commun. Les PME créent des emplois aussi parce que les grands groupes leur sous-traitent des tâches ou les associent sur leurs gros marchés. Certes, concernant l’imposition des bénéfices, on peut considérer que les multinationales sont mieux armées pour monter des schémas d’optimisation et se retrouver donc avec une facture allégée. Mais si elles peuvent si bien jouer ce jeu, c’est aussi parce que la législation fiscale est d’une particulière complexité.

Vous reprochez donc à cette mesure un manque de lisibilité?

Ces catégorisations par taille, avec les effets de seuil qu’elles induisent, participent au mal français d’un système rendu illisible et même injuste à force de ne s’appliquer à personne pareil. Le cas de l’impôt sur les bénéfices des sociétés est éclairant. Ainsi, la France a le taux d’IS le plus élevé d’Europe, à près de 34% contre plutôt 25% en moyenne européenne. Mais, pour mieux faire supporter cette charge, il existe un maquis d’exemptions, dérogations et niches -dont le CICE. Du coup, le taux effectif acquitté est en fait très sensiblement inférieur au taux facial, et le rendement de l’IS est en France un des plus faibles d’Europe!

Or là, au lieu de baisser le taux d’IS général, une mesure simple et visible de compétitivité, on préfère instaurer une sorte de barème puisque les entreprises de taille modeste paient déjà un taux réduit de 15%  jusqu’à 38.000 euros, puis donc 28% jusqu’à un nouveau plafond non encore défini, puis 34% sur le reste. Avec, à la clé, encore des calculs savants et des effets pervers.

Par ailleurs, cette annonce pose de nouveau la question de la crédibilité et la cohérence de la politique du gouvernement. Le pacte de responsabilité donnait une feuille de route claire, mais si l’enveloppe a bien été allouée, les modalités ont changé. Cela a un impact sur les acteurs économiques, qui ne sont plus les mêmes concernés, et sur les projets d’investissement de long terme, qui sont différemment impactés. De quoi fâcher le patronat et alimenter le premier reproche fait à la France, l’instabilité de son système fiscal.

(Interview le Figaro)

Lait: les producteurs doivent s’approprier la commercialisation

Lait: les producteurs doivent s’approprier la commercialisation

Dominique Chargé, président de la fédération nationale des coopératives laitières (FNCL)  expose ses solutions pour sortir de la crise du lait dans une interview au Figaro.

 

La filière laitière est en crise depuis environ deux ans, quels ont été les éléments déclencheurs?

 

Dominique CHARGÉ.- Tout d’abord, les Chinois qui importaient notre lait massivement, en raison de divers scandales autour de leur production locale, se sont brusquement retirés en 2014. Quelques mois plus tard, en août 2014, c’est un nouveau coup dur avec l’embargo russe qui a privé les producteurs laitiers européens de la vente de 250.000 tonnes de fromage et 40.000 tonnes de beurre. Enfin, en 2015, misant sur de nouveaux débouchés dans les pays émergents, l’Union européenne (UE) a supprimé les quotas laitiers, un outil qui régulait la production européenne. La hausse de la production ne s’est pas fait attendre notamment en Irlande (+40%). Les Pays-Bas, l’Allemagne et le Danemark en ont aussi profité pour accroître leur production. Quant à la production française, elle reste stable alors que les débouchés se réduisent mécaniquement. Le prix du lait en France est alors passé de 365 euros les 1000 litres en 2014 à 270-280 euros en 2016.

 

Comment fixe-t-on le prix du lait en France?
Il existe plusieurs catégories de marchés: français, européen, international. On trouve peu de croissance sur les deux premiers mais c’est le contraire sur le dernier. Chaque entreprise (Lactalis, etc.) fixe le prix du lait avec ses producteurs en fonction de ce que disent ces marchés et en fonction du niveau de valorisation qu’elle obtient. Elle est totalement libre. Le marché n’est pas encadré. Le prix du lait est très supérieur en France car le marché français est plus stable et plus valorisant et parce qu’il y a une volonté de certains acteurs (notamment les coopératives) de soutenir la filière et la trésorerie de leurs producteurs. Si tel n’était pas le cas, les producteurs ne pourraient pas vivre.

 

Quelles sont les voies de sortie de crise?

 

Le premier facteur de rééquilibrage du marché, c’est Bruxelles. Les instances européennes doivent se rendre compte qu’il y a un problème dans le fonctionnement du secteur. Au lieu de donner des aides indifférenciées à tous les producteurs, Bruxelles devrait mettre en place des aides au moment des crises à destination de productions ciblées (lait, viande, etc.). Deuxième point, il faut organiser la filière différemment. La France a réalisé une gestion sociale de la politique des quotas en choisissant de maintenir les petites exploitations et une production présente sur tout le territoire notamment les montagnes et massifs, au détriment de la compétitivité. Aujourd’hui, alors que le glas a sonné pour les quotas laitiers, les exploitations et les industries confrontées à une rude concurrence sont handicapées. Les pouvoirs doivent en tenir compte pour trouver des solutions de sortie de crise. À côté de cela, il est néanmoins important de souligner que les acteurs de la filière, qui n’ont donc pas cherché uniquement la compétitivité, ont eu ce souci d’excellence sanitaire qui fait aujourd’hui notre force sur le marché mondial. Cette gestion «sociale» qui favorisait la présence d’une production sur tout le territoire a aussi permis de développer nos produits régionaux, ce qui nous aide à nous différencier à l’exportation sur la qualité et les prix. Enfin, jusqu’à la fin des quotas laitiers, c’est l’administration qui imposait le nombre de litres de lait à produire aux agriculteurs, et à collecter aux industriels. Aucun statut juridique ne venait régir la relation entre les deux protagonistes. Aujourd’hui avec la fin des quotas laitiers, c’est le rapport de force qui prédomine, ce qui exacerbe la crise. En effet, les industriels décident de tout: le prix et la quantité. Or, pour être rentable, le producteur doit maîtriser ces deux leviers. Aujourd’hui, nous prônons le retour au pouvoir économique des producteurs par le biais d’organisations de producteurs économiques et commerciales, comme des coopératives de collecte par exemple. L’objectif est que ces organisations de producteurs s’approprient le marché pour l’adapter à leurs besoins tout en faisant vivre un modèle économique de façon autonome.

 

Mais si les producteurs demandent un prix trop élevé, les industriels ne risquent-ils pas de se tourner vers l’étranger?

 

Si l’on reste dans ce type de conflits, complètement. Les grands acteurs industriels privés ont déjà fait le choix de s’approvisionner ailleurs qu’en France et continueront si la filière française n’est pas compétitive. Le seul moyen de vendre à ces industriels est donc d’aller à la conquête des marchés. Les producteurs doivent s’approprier la commercialisation du lait pour capter la valeur ajoutée et la faire rejaillir sur leurs exploitations agricoles.

 

Sondage 2017 : Sarkozy plonge

Sondage 2017 : Sarkozy plonge

Sarkozy plonge de  13 points chez les sympathisants Républicains (55%) d’après u sondage du Point.  Il n’est plus que 6e dans le classement des personnalités politiques préférées des sympathisants LR. En juillet, il était 2e, à deux points seulement d’Alain Juppé, toujours en tête. Celui-ci, dont la discrétion a pu faire douter sa propre équipe, gagne finalement trois points (73%). C’est François Fillon qui prend la deuxième position (66%; +1). Bruno Le Maire, qui a été en retrait pendant l’été, chute de six points, se classant 7e avec 51% d’opinions positives. Nathalie Kosciusko-Morizet, qui s’est concentrée sur la recherche de ses parrainages, perd deux points (47%). Quant à Jean-François Copé, qui connaît une rentrée compliquée qu’il qualifie lui-même de «rude», il abandonne six points (36%), à la quinzième place. A l’échelle de l’ensemble des Français, c’est toujours Alain Juppé qui est le responsable politique le plus populaire du pays avec 48% d’opinions favorables, et ce malgré une baisse d’un point. Il devance Emmanuel Macron, cinquième (39%; +1 point). Martine Aubry, qui a indiqué qu’elle ne participerait pas à la primaire de la gauche, gagne quatre points (36%). Arnaud Montebourg est 14e du classement, avec 28% d’opinions positives (-1) alors que l’enquête a été réalisée la veille de son entrée en campagne. Chez les seuls sympathisants PS, il gagne 4 points (37%). Il y devance Benoît Hamon, qui s’est déclaré candidat avant la réalisation du sondage (32%; +3 points). L’action du président de la République est saluée par 18% des Français, soit deux points de plus que lors de la dernière vague de juin. 45% des sympathisants socialistes approuvent son action (+2). Quant au premier ministre qui a fait une déclaration remarquée contre le burkini, il gagne six points (26%) chez l’ensemble des Français. Mais il perd deux points chez les sympathisants socialistes (41%), alors qu’il bondit de huit points chez les Républicains et de neuf points au Front national.

 

Moteurs truqués : Renault en cause

Moteurs truqués : Renault en cause

Le  Financial Times accuse  la commission indépendante chargée par Ségolène Royal d’avoir  épargné Renault.  En juillet, cette commission, réunie suite au scandale des moteurs truqués de Volkswagen, a en effet remis un rapport, qui pointait du doigt le dépassement des seuils de pollution tolérés chez de nombreux constructeurs, sans pour autant conclure qu’il est révélateur d’une fraude. «Il n’a pas été possible d’avoir accès à l’ensemble des logiciels embarqués. [...] La commission ne peut donc pas se prononcer définitivement sur la présence ou absence de logiciels ‘tricheurs’ dans les véhicules testés», précisait le rapport. La commission appelait in fine à réaliser de nouveaux tests «afin d’évaluer si certains constructeurs ne doivent pas faire l’objet d’un retrait de leur certificat d’homologation». Selon le Financial Times cependant, la commission aurait omis de mentionner des données défavorables au constructeur français, dont l’État est actionnaire. «Le rapport du gouvernement français a omis des détails significatifs sur la façon dont les voitures diesel Renault ont été capables d’émettre moins de gaz polluants dans le cadre de tests officiels», écrit le quotidien économique britannique, citant trois des 17 membres de la commission. Selon eux, un «piège» à oxyde d’azote (NOx) a ainsi été observé sur un véhicule Renault Captur en cas de vitesse élevée en situation de test mais pas en situation réelle. «Nous ne pouvons pas être sûrs que le logiciel embarqué a détecté le test en soi, mais il semble que Renault a optimisé son filtre à oxyde d’azote pour ce type de conditions très spécifiques», a déclaré un membre de la commission au Financial Times. Une enquête allemande avait déjà pointé du doigt le système de filtration de cinq constructeurs, dont Renault, qui aurait tendance à se désactiver lorsque la température extérieure descend sous un certain seuil -plus souvent en conditions réelles qu’en conditions de test. Selon les constructeurs, il s’agirait seulement d’une mesure de sécurité. Renault n’est pas le seul constructeur à avoir obtenu de mauvais résultats mais les membres de la commission qui se sont confié au quotidien estiment que les éléments le concernant sont parmi les plus troublants. Interrogé par le FT, le ministère de l’Environnement a nié toute intention de cacher des faits, tandis que le constructeur affirme que ses modèles «sont conformes à la loi et aux normes de chaque marché où ils sont vendus».

 

(Avec Reuters)

 

2017 : candidature Montebourg : le flop

2017 : candidature  Montebourg : le flop

Avec seulement 28 % d’opinions positives Montebourg vient en 14e position parmi les leaders politiques loin derrière Juppé évidemment ou encore Macon. Depuis 2014, la popularité de l’ex-ministre socialiste de l’Economie est globalement en forte baisse, 37% des Français ayant une bonne opinion de lui, contre 51% il y a deux ans. En outre, seuls 50% des sympathisants de gauche ont aujourd’hui une bonne opinion d’Arnaud Montebourg, contre 73% en avril 2014. Cette chute est surtout flagrante auprès des sympathisants PS, passant de 75% il y a deux ans à 43% aujourd’hui, soit une baisse de 32 points en deux ans. Cette enquête a été réalisée les 22 et 23 août auprès d’un échantillon de 1099 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

(Avec Reuters)

 

Baisse de l’impôt PME

Baisse de l’impôt PME

Le Premier ministre, Manuel Valls, annonce dans une interview à l’Express une première étape de la baisse progressive de l’impôt sur les sociétés (IS) à 28% au lieu de 33,3%, promise à l’horizon 2020 par le « pacte de responsabilité ». Dans cet entretien diffusé mardi, il précise que cette étape concerne les PME, dans le cadre de la répartition de la dernière tranche de cinq milliard d’euros de ce dispositif de baisse des charges et des impôts des entreprises. Aujourd’hui, les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à 7,630 millions d’euros sont imposées à 15% sur les 38.120 premiers euros de bénéfices, puis à 33,3% sur le reste. Selon les services du Premier ministre, une nouvelle tranche sera créée entre les 38.120 euros imposés à 15% et celle soumise au taux de 33,3%. C’est cette nouvelle tranche, dont le plafond n’a pas encore été dévoilé, qui sera imposée à 28%. « C’est une première étape. Nous avons toujours pour objectif d’abaisser le taux normal d’IS à 28% pour toutes les entreprises à l’horizon 2020″, ajoute-t-on à Matignon. Cette mesure est réclamée depuis longtemps par le patronat. Dans une interview publiée lundi par Les Echos, le président de la CGPME, François Asselin, estimait même nécessaire de baisser l’IS « aux alentours de 25% » pour les PME. La perspective de la sortie du Royaume Uni de l’Union européenne risque fort de relancer une bataille de la fiscalité des entreprises en Europe, où la moyenne de l’IS est déjà inférieure de plusieurs points au taux français. Contacté mardi par Reuters, François Asselin a déclaré rester prudent tout en saluant un pas positif et l’affichage d’une volonté de ramener l’IS dans la moyenne européenne. « On ne sait pas sur quelle partie des bénéfices, donc je reste prudent », a-t-il déclaré. « Il faudra voir ce que ça veut dire. Néanmoins la machine est enclenchée, il faut le saluer. » Il souligne cependant que cette mesure ne s’appliquera qu’aux résultats des entreprises pour 2017 et donc « n’aura d’effet que dans deux ans ». Tout en saluant un effort « louable », le Medef évoque quant à lui dans un communiqué « une demi-mesure complexe qui ne traite pas les urgences ». Cette réforme « paraît séduisante pour les petites entreprises, mais elle est trop complexe et pas à la hauteur de l’enjeu », selon le vice-président délégué de l’organisation patronale Geoffroy Roux de Bézieux, cité dans ce communiqué. Manuel Valls détaille aussi dans l’Express des mesures évoquées par le chef de l’Etat, François Hollande, fin juin, après le référendum britannique sur l’UE. Toujours dans le cadre de la répartition des derniers cinq milliards d’euros du pacte de responsabilité, il évoque un allègement supplémentaire de cotisations sociales pour les indépendants à faible revenu qui ne bénéficient pas du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Il annonce par ailleurs une nouvelle montée en puissance du CICE, dont le taux « sera porté de 6 à 7% pour les salaires versés à compter du 1er janvier 2017, soit un montant de trois milliards » d’euros.

(avec Reuters)

Loi travail: El Khomri a été mise sur la touche

Loi travail: El Khomri a été mise sur la touche

Un ancien conseiller de la ministre du travail raconte comment El Khomri a été complètement mis sur la touche par Valls. Dans Ils ont tué la gauche (Fayard), en librairie mercredi, l’ancien conseiller décrit une Myriam El Khomri court-circuitée, dépossédée de ses prérogatives. Selon lui, le « véritable ministre du Travail », c’est Pierre-André Imbert, le directeur de cabinet, qui quittera ses fonctions en septembre pour l’Inspection générale des finances (IGF). « Le projet de loi travail, c’est lui. C’est lui, à travers l’autorité politique de Manuel Valls et non de sa ministre », écrit Pierre Jacquemain. « En bon porte-parole de Matignon », le directeur de cabinet « transmet les recommandations auprès des deux expertes en droit du travail, à savoir la directrice adjointe de cabinet et la conseillère en droit du travail », écrit Pierre Jacquemain. L’une d’elles lui aurait « confié, dépitée, au retour des vacances de Noël, que cette loi ne servirait à rien ». « Le projet de loi avait été rédigé en chambre » par « l’équipe techno », « loin du regard de la ministre du Travail » et sans que la plupart de ses conseillers ne soient consultés, affirme-t-il. Quand Le Parisien dévoile, le 17 février, une version provisoire du texte, c’est la « surprise générale » au sein du cabinet. « Les principaux conseillers concernés par les mesures « choc » n’avaient pas été sollicités, ne serait-ce que pour avis », raconte l’auteur. Et selon lui, « dans la coulisse, la ministre du Travail n’adhérait pas aux arbitrages de Matignon, qu’il s’agisse de l’inversion de la hiérarchie des normes, du licenciement économique ou même du plafonnement des indemnités prud’homales », finalement abandonné.

(20 minutes)

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Foot Marseille : l’Om à vendre sur le bon coin ?

Foot Marseille : l’Om à vendre sur le bon coin ?

 

 

Vendu pas vendu ? Margarita Louis Dreyfus affirme que la vente est toujours en attente de même que l’éventuel retour de l’entraîneur Marcelo Bielsa. Toujours est-il qu’après des débuts encore catastrophiques du club,  les conditions de vente seront encore plus difficiles. Sur la vente la pente du déclin,  l’OM pourrait même se retrouver en ligue 2 voire finir sur le « bon coin ». . D’ores et déjà l’Olympique de Marseille est difficilement vendable. Un club dont l’actif est surtout représenté par des supporters qui méritent mieux. La raison voudrait que Margarita Louis Dreyfus cède gratuitement le club à un repreneur sérieux. A s’entêter  à vouloir tirer un profit substantiel de cette vente Margarita Louis-Dreyfus prend le risque de dévaloriser complètement un club dont les supporters pourraient bien se lasser des marchandages en cours. Selon France Football, l’entraîneur argentin était quasiment de retour sur le banc de l’Olympique de Marseille, ramené par Gérard Lopez, qui aurait convaincu Margarita Louis-Dreyfus de lui revendre le club. Mais lundi soir, coup de théâtre : l’actionnaire majoritaire de l’OM a formellement démenti la revente du club à l’homme d’affaires luxembourgeois. « Margarita Louis-Dreyfus dément formellement les informations publiées par France Football indiquant que le club aurait été vendu. Elle s’interroge sur l’intérêt que pourrait avoir un média sérieux à diffuser des informations erronées et non vérifiées », a déclaré le club dans un communiqué. « Le jour où la vente de l’OM sera finalisée, les salariés et la Mairie seront les premiers informés puis un communiqué sera diffusé comme il se doit. Toute spéculation est par conséquent fantaisiste », ajoute l’OM. Début août, MLD avait estimé que la vente de l’OM était un « processus bien engagé » mais qui pourrait prendre du temps, ajoutant que sa priorité était de « trouver un nouveau propriétaire qui prend bien soin du club ». Les supporters continueront à ronger leur frein un moment.

 

 

 

Tourisme Paris : baisse de 10 % des étrangers

Tourisme Paris : baisse de 10 % des étrangers

 

 

Une baisse de l’ordre de 10 % des de la part des étrangers suite aux attentats, aux manifs et au climat, selon le Comité régional du tourisme (CRT).    Cette situation « entraîne des conséquences économiques inquiétantes » pour les professionnels du tourisme de la région, qui ont subi depuis janvier une perte de 749,7 millions d’euros de chiffre d’affaires, note le CRT, dans une étude qui sera présentée mardi à la presse. Avec 14,9 millions d’arrivées hôtelières sur le premier semestre, la fréquentation touristique de Paris et de l’Ile-de-France est en recul de 6,4% par rapport à un an plus tôt, du fait de la baisse conjointe des clientèles internationales (-9,9%) et françaises (-3,5%). Le nombre de nuitées recule, lui, de 8,5%.    Au total, de janvier à fin juin, les hôteliers franciliens ont accueilli un million de touristes en moins par rapport à la période comparable de 2015.      « L’activité touristique subit un contrecoup sévère dans un contexte peu favorable marqué par les attentats (Paris, Bruxelles, Nice…), les mouvements sociaux ainsi que les inondations. La tenue de l’Euro 2016 n’aura pas permis d’endiguer ce phénomène », souligne le CRT.    Le cœur de la région, Paris, a été davantage touché que la grande couronne, avec des nuitées en recul de 11,4%, contre -4,4% dans les autres départements franciliens.  La fréquentation des clientèles japonaises (-46,2%), italiennes (-27,7%) et russes (-35%) s’est effondrée, tandis que les Américains et les Chinois, initialement peu affectés, clôturent le semestre sur des reculs de 5,7% et 19,6%, entrant dans un « cycle inquiétant de baisse ». Dans ce contexte, la fréquentation des principaux monuments franciliens chute fortement (-43,9% au Grand Palais, -34,8% à l’Arc de Triomphe, -16,3% au château de Versailles). Seul point positif: le tourisme d’affaires progresse, lui, de 14,4 points.

(Reuters)

Crise du lait : la faute uniquement au marché ?

  • Crise du lait : la faute uniquement au marché ?

 

 

Comme souvent lors des crises on attribue au marché la responsabilité première des dysfonctionnements. Ce n’est ce pas faux mais encore faudrait-il approfondir les facteurs explicatifs. D’abord ce fameux marché a longtemps profité à la France qui a largement exportée ses  excédents dans le monde entier notamment en Russie et en Chine, marchés aujourd’hui partiellement totalement fermés. Second facteur explicatif, la suppression des quotas décidés par l’Europe ce qui a emballé l’offre (seulement plus 5 % en France mais 25 % par exemple en Irlande). Autre élément d’explication la trop grande spécialisation de certains producteurs dépendants uniquement du lait. Des producteurs par ailleurs lourdement endettés par l’énorme coût des investissements. Les différences de conditions de production et de coût conduisent  à des prix de vente du lait mondiaux qui varient du simple au triple par exemple autour de 0,10 € en Ukraine par litre alors  qu’il faudrait vendre le litre en France autour de 0,35 € pour permettre aux producteurs de dégager un revenu correct. Dans le même temps le consommateur, lui, est condamné à boire du lait industrialisé dans le goût est proche de l’eau. En conclusion, sans modification du rapport prix qualité et réforme des circuits de distribution, là filière française de les suivra sans doute le sort  de l’acier. Du coup, des producteurs de lait de Bretagne, de Normandie et des Pays de la Loire ont manifesté ce lundi devant le siège de Lactalis, à Laval. Ils reprochent au groupe laitier de ne pas les rémunérer suffisamment. Le porte-parole de la société, Michel Nalet, ne ferme pas la porte à des discussions sur les tarifs, mais il appelle les producteurs à prendre en compte la réalité du marché européen. Actuellement, les exploitants sont payés 256 euros les 1.000 litres de lait. Ils réclament 100 euros de plus. La Fédération nationale des producteurs de lait appelle les exploitants à manifester devant le siège de l’entreprise Lactalis à Laval, en Mayenne,  pour dénoncer des prix qui ne leur permet pas de vivre de leur production. « Ce prix est un prix qui a été décidé uniquement sur cette période estivale », a expliqué Michel Nalet, porte-parole de Lactalis. « Le prix du lait ne s’apprécie pas sur deux mois mais sur une année et rien ne dit que ce prix va rester sur ce niveau-là » a-t-il ajouté. La Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDESA) de la Mayenne promet une action dans la durée si les négociations ne sont pas rouvertes. « Nous n’avons jamais eu l’idée de bloquer toute discussion. Mais on ne peut pas à la fois guerroyer et demander une rencontre. Que les choses se passent raisonnablement. Nous sommes prêts à discuter avec les organisations de producteurs » a prévenu Michel Nalet. Le porte-parole de Lactalis alerte les producteurs sur la réalité du marché. « Aujourd’hui, nous avons aussi à faire face à une crise de surproduction, un environnement économique très concurrentiel » explique Michel Nalet. Le prix d’achat du lait varie d’un industriel à l’autre et Lactalis fait partie de ceux qui achètent au plus bas. Le porte-parole de Lactalis s’en est expliqué. « Notre groupe a proportionnellement beaucoup plus d’excédents à traiter. Ils sont commercialisés sur des bases de prix du lait autour de 220 euros les 1.000 litres, alors que nous sommes sur des prix d’achat aux producteurs à 260. Pratiquement 50% de nos volumes sont soumis à cette concurrence européenne internationale. Notre groupe est très affecté par des prix concurrentiels. »

(avec AFP)

 

«Tout pour la France» : le catalogue électoral de Sarkozy

 «Tout pour la France» : le catalogue électoral de Sarkozy

 

Comme c’est la tradition dans son livre « tout pour la France » Sarkozy arrose les différentes catégories sociaux professionnelles mais sans grande idée nouvelle et surtout sans grande réforme à la hauteur des enjeux. Bref du bricolage pour séduire et du déjà-vu.

 

LE TRAVAIL

• Il prône le rétablissement des heures supplémentaires défiscalisées. «Oui, nous rétablirons la liberté de donner des heures supplémentaires et nous confirmerons leur défiscalisation, car il s’agit d’un cercle vertueux que celui qui permet de gagner plus lorsqu’on travaille davantage», explique Nicolas Sarkozy.

• Il souhaite également, pour chaque entreprise, la liberté de négocier le temps de travail, à la condition de rémunérer le temps de travail supplémentaire. «Il s’agira d’un choix libre et responsable. Il n’y aura plus une durée unique du travail hebdomadaire. […] Il n’existera que deux conditions», explique l’ancien chef de l’État. La première: obtenir l’accord des salariés de l’entreprise, via référendum en l’absence d’accord avec les représentants syndicaux. La seconde: concernant la rémunération, «cela sera donc 35 heures payées 35, 36 payées 36, 37 payées 37… Je sais que, dans ma famille politique, certains ne partagent pas cette idée, et souhaitent que les salariés restent payés pour 35 heures, même s’ils passent à plus de 35 heures par semaine. J’y suis totalement opposé: je suis toujours un fervent partisan du travailler plus pour gagner plus, pas pour gagner moins.»

• Les entreprises bénéficieront en outre d’un nouveau barème de charges incitatif: «Martine Aubry avait mis en place un système perverti: moins on travaillait, plus il y avait d’allégement de charges. Je souhaite la procédure inverse, plus on travaillera, plus il y aura d’allégements de charges», défend Nicolas Sarkozy.

• Il invite aussi à une refondation du dialogue social dans l’entreprise, avec la suppression du monopole syndical de présentation des candidats au 1er tour d’une élection. Le délégué syndical, pour être nommé, devra avoir été élu préalablement lors d’une élection professionnelle.

Il propose de supprimer «purement et simplement» le seuil de 11 salariés pour les délégués du personnel. Et invite à une fusion de l’ensemble des instances de représentation du personnel au-delà de 50 salariés. Le compte pénibilité serait aussi supprimé.

• Il incite par ailleurs à étendre la loi sur le service minimum à d’autres secteurs d’activité: transports aériens, énergie (centrales nucléaires).

SUR LA FISCALITÉ

• Nicolas Sarkozy, qui accorde une place cruciale, dans son programme économique, à la fiscalité, prévoit la suppression de l’ISF, malgré un coût de 4,5 milliards d’euros. Mais, il faut choisir, assure-t-il, entre l’Europe et l’ISF: «L’Europe ou l’ISF? On peut, en effet, vouloir un impôt spécifique pour les plus riches, mais, dans ce cas, il faut sorti de l’Europe».

• Une baisse «immédiate, dès juillet 2017, de 10 % de l’impôt sur le revenu» est également au menu. «Je veux dire à tous ceux qui, dans ma famille politique, ne croient pas possible cette baisse d’impôt, qu’il y aurait une grande incohérence pour nous à dénoncer les augmentations d’impôts socialistes alors que nous sommes dans l’opposition et à les conserver une fois revenus au pouvoir», insiste Nicolas Sarkozy.

 Non-taxation des successions des classes moyennes

«Il est normal de pouvoir transmettre en franchise [d'impôts] son patrimoine à ses enfants», estime-t-il. «Si je suis élu, je souhaite que nous reprenions le système allemand, avec cette règle simple: pas de taxation des successions en ligne directe jusqu’à 400 000 €» par part.

 Les transmissions d’entreprise doivent être favorisées

«La transmission d’entreprise fera l’objet d’une exonération de 85%, voire d’une exonération totale, si l’activité est maintenue pendant cinq ans au minimum, avec le maintien de la majorité des emplois correspondant.»

 Exonération des charges au niveau du SMIC et doublement du CICE

«Je souhaite une exonération totale des charges au niveau du SMIC, qui diminuerait pour s’annuler progressivement à 1,6 SMIC. Cette mesure sera couplée à la transformation du fameux CICE, tellement complexe que la plupart des petits chefs d’entreprise le qualifient d’usine à gaz, en une véritable baisse de charges, permanente, gravée dans le marbre, intégralement ciblée sur les bas salaires.» «Voilà pourquoi je souhaite doubler le montant des sommes aujourd’hui dédiées au CICE. Il s’agira donc de pas moins de 34 milliards d’euros.»

«La suppression de toutes les charges patronales sur les salaires versés à un emploi à domicile au niveau du SMIC permettra de lutter contre le travail au noir» et «cet effort pour les familles sera de l’ordre de 1 milliard d’euros et représentera une baisse de 20% du coût payé par la famille», précise Nicolas Sarkozy.

FONCTION PUBLIQUE

• Le temps de travail sera augmenté. Toutes les fonctions publiques feront au moins 35 heures par semaine. Pour l’État, le temps de travail passera à 37h, payées 37.

Nicolas Sarkozy n’oublie pas la nécessaire réduction des effectifs : il annonce une reprise de l’effort de réduction de l’emploi public, d’au moins 300 000 emplois en 5 ans, forces de sécurité exonérées

RETRAITE

• Passage de l’âge de la retraite à 63 ans en 2020 puis 64 ans en 2025. 64 donc, et pas 65. Parce que «65 ans soulèvera tellement d’opposition que le Président qui voudra le mettre en place négociera en contrepartie un calendrier de mise en œuvre lointain, sans compter toutes les contreparties multiples qui seront concédées pour faire accepter aux Français l’âge de 70 ans pour ceux qui n’auront pas tous leurs trimestres», lit-on dans «Tout pour la France».

TRAVAIL LE DIMANCHE

• «Je suis partisan de la liberté de travailler le dimanche, à condition que les salariés soient mieux payés que durant les jours de semaine, et que cela soit sur la base du volontariat». «Le cadre que je mettrai en place consistera à donner la possibilité au chef d’entreprise de consulter directement ses salariés par référendum pour passer outre l’opposition syndicale», prévient Nicolas Sarkozy.

DROIT DU TRAVAIL

• Il ne s’agit pas, assure le candidat à la présidentielle, de «donner un permis de licencier à n’importe quel moment et à n’importe quelle situation», mais la condition de réorganisation de l’entreprise doit permettre le licenciement économique. Les indemnités de licenciement économiques seront plafonnées et barémisées, en encadrant les délais de recours et de contentieux.

SOLIDARITÉ

 L’État, prévient Nicolas Sarkozy, reprendra le pilotage de l’UNEDIC, lourdement déficitaire, pour rétablir ses finances. «Ce paritarisme […] l’une des causes de l’immobilisme français.»

• La dégressivité des indemnités chômage sera de – 20% au bout de 12 mois, puis – 20% au bout de 18 mois.

• L’obligation d’accepter une offre raisonnable d’emploi, sous peine de suspension, sera davantage contrôlée.

• Sera créée une aide sociale unique fusionnant le RSA, l’aide au logement et la prime d’activité, plafonnée à 75% du SMIC.

DÉPENSES PUBLIQUES

• Il est impératif, selon Nicolas Sarkozy, de «réduire nos dépenses publiques de 100 milliards d’euros sur le prochain quinquennat, pour pouvoir financer dans le même temps la baisse des prélèvements obligatoires et la réduction de notre endettement public.»

FISCALITÉ DE L’ÉPARGNE

• «Les dividendes, les intérêts et les plus-values mobilières seront soumis, sur option, à un prélèvement forfaitaire libératoire au taux unique de 26% tout compris. Ce prélèvement couvrira donc non seulement l’impôt sur le revenu, mais aussi les prélèvements sociaux (CSG, CRDS, etc.). Les revenus fonciers seront quant à eux soumis à un prélèvement forfaitaire libératoire sur option de 33,3%, là aussi prélèvements sociaux inclus.» (p113)

• Les plus-values immobilières redeviendront exonérées à partir de 15 ans (contre 22 ans partiellement et 30 ans totalement).

UBÉRISATION

• À propos des taxis: «ceux qui ont, dans un passé récent, acheté une licence […] devront être progressivement indemnisés».

 

(Le Figaro)

 

Arrêt anti-burkini confirmé par la justice

Arrêt anti-burkini confirmé par la justice

Le tribunal administratif de Nice considérant que le port du Burkini  constituait une revendication de nature identitaire a rejeté lundi une nouvelle demande de suspension d’un arrêté pris par une mairie des Alpes-Maritimes, celle de Villeneuve-Loubet. Déjà saisie il y a une dizaine de jours pour un arrêté du maire de Cannes, la juridiction niçoise avait alors rendu une décision allant dans le même sens, confortant les municipalités ayant interdit le port de vêtements religieux sur les plages. « C’est évidemment une déception, même s’il n’y a pas de grande surprise », a réagi lundi Me Patrice Spinosi, avocat de la Ligue des droits de l’homme (LDH), à l’origine de l’un des référés déposés contre la mairie de Villeneuve-Loubet. « Cette décision nous permet de saisir dès à présent le Conseil d’Etat, qui devrait fixer une date d’audience d’ici une dizaine de jours et statuer à très bref délai », a ajouté l’avocat, joint par Reuters. La LDH et le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), qui avait saisi le juge des référés pour l’arrêté cannois, jugent les mesures anti-burkini liberticides et discriminatoires à l’encontre des baigneuses de confession musulmane. Dans son ordonnance, le juge des référés invoque notamment le contexte sensible de l’état d’urgence, prolongé à la suite de l’attentat du 14-juillet à Nice (86 morts), ainsi que le « retentissement, facteur de tensions supplémentaires », déclenché par la polémique sur le port du burkini.   »Ce port vestimentaire sur les plages peut également être perçu comme étant l’expression d’une revendication identitaire », peut-on encore lire dans l’ordonnance.

Après Cannes et Villeneuve-Loubet, deux villes dirigées par des maires Les Républicains, plusieurs communes côtières du Sud-Est et du Nord, dont Nice et le Touquet, ont décidé à leur tour de bannir cet été les tenues de plage recouvrant le corps.

(Avec Reuters)

 

Prime à l’embauche : 60 000 postes créés !!!

Prime à l’embauche : 60 000 postes créés !!!

 

D’après la direction du 13 heurts la prime à l’embauche de 2000 € pour les PME serait susceptible de créer 60 000 emplois d’ici la fin d’année. Une évaluation comme d’habitude tout à fait approximative dans la mesure où on ne peut pas mesurer l’effet d’aubaine, c’est-à-dire notamment le nombre  d’emplois qui aurait été créés quand même sans cette prime. En effet aucun patron n’aura procédé à une nouvelle embauche en raison uniquement de cette prime, le facteur explicatif dominant étant le carnet de commandes. La prime à l’embauche de 2.000 euros pour les PME, qui figurait parmi les mesures du plan pour l’emploi présenté mi-janvier par François Hollande, pourrait donc créer 60.000 emplois nets d’ici la fin de l’année, selon une étude publiée lundi par la direction générale du Trésor. Ce dispositif permet aux entreprises de moins de 250 salariés ayant embauché un jeune ou un demandeur d’emploi en contrat à durée indéterminée (CDI) ou déterminée (CDD) d’au moins six mois, pour une rémunération allant jusqu’à 1,3 smic, d’être éligibles à une aide de 2.000 euros par an pendant deux ans. Au total, cette mesure « pourrait conduire à 110.000 embauches supplémentaires au cours de l’année 2016″, estime le Trésor. Mais compte tenu des fins de contrat qui auront lieu en cours d’année, la contribution finale aux créations d’emplois est estimée à 60.000, peut-on lire dans cette note. Ce chiffre correspond à une estimation effectuée avant que le chef de l’Etat n’annonce fin juin dans Les Echos la prolongation de ce dispositif en 2017.Les conclusions de cette note émanant de Bercy sont supérieures à celles tirées mi-juin par l’Insee, qui estimait que l’emploi salarié serait supérieur d’environ 40.000 postes fin 2016 au niveau anticipé en l’absence de cette prime. « À terme, la prime étant temporaire, l’impact sur le niveau d’emploi s’annulerait à horizon cinq ans », soulignent également les auteurs de cette étude.

2017 : Sarkozy : revanche, égocentrisme et activisme

2017 : Sarkozy : revanche, égocentrisme et activisme

 

Après sa défaite face à François Hollande Nicolas Sarkozy avait déclaré qu’il renonçait à la politique. Mais rattrapé par sa personnalité, il se lance dans une opération très hasardeuse en se déclarant candidat pour les présidentielles de 2017. Une candidature surtout alimentée par une soif de revanche. Sarkozy n’est pas porté par un projet très élaboré, sa philosophie repose surtout sur son activisme débordant et sur la très haute idée qu’il se fait de son destin personnel. Pour le reste, sa politique demeure relativement floue, à la fois libérale mais aussi étatiste, démocrate mais aussi bonapartiste, réformateur tout autant que conservateur voire réactionnaire. Bref un cocktail de contradictions cimentées par une bougeotte permanente valorisée  par une mise en scène médiatique à la limite du tragi-comique. Au point parfois de confondre l’homme réel et sa marionnette tellement le propos et l’attitude sont souvent caricaturaux. Officialisée lundi, la candidature de Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017 n’était plus un secret depuis longtemps.  Depuis ses « vrais faux adieux » du 6 mai 2012, après sa défaite contre François Hollande, la soif de revanche de Nicolas Sarkozy ne faisait pas de doute, même s’il s’en défend. L’ancien président dit répondre à l’appel du devoir face à une France confrontée à l’ »absence de tout espoir ». Nicolas Sarkozy ambitionnait de revenir en homme providentiel à l’horizon 2015. Les circonstances lui ont dicté une autre entrée en scène, pas des plus aisées, sur la dépouille d’une droite en lambeaux où les alliés d’hier, dont Alain Juppé ou François Fillon, sont devenus des rivaux. La démission forcée de Jean-François Copé de la présidence de l’UMP en mai 2014 sous le poids de l’affaire Bygmalion, un système présumé de fausses factures durant la campagne de 2012, a précipité l’échéance. Il décide alors de reprendre en main sa famille politique. Dix ans après sa première élection à la présidence de l’UMP, il est élu à la tête du parti en novembre 2014 avec 64,5% des voix. Il remodèle à sa main le mouvement, rebaptisé « Les Républicains », apure ses finances, prépare un programme présidentiel au rythme de conventions thématiques boudées par ses rivaux, se convertit sans enthousiasme, lui le bonapartiste, à une primaire d’investiture, une révolution pour la droite. Comme en janvier 2007 et lors d’autres moments-clés de sa carrière, Nicolas Sarkozy assure avoir « changé ». « L’échec m’a beaucoup appris », écrit-il dans « La France pour la vie ». « Il m’a aussi convaincu d’adopter une attitude plus modeste, en tout cas moins arrogante que celle que j’avais trop souvent avant. » L’ex-président entend revenir sur une ligne « populaire » et identitaire, pour faire rempart au Front national. « Nicolas Sarkozy dispose d’un atout maître : il est le seul à incarner les idées du peuple de droite », les « quatre droites : droite libérale, droite gaulliste, droite morale et droite sécuritaire », écrit Thomas Guénolé dans « Sarkozy, chronique d’un retour impossible ? » Avec un François Hollande démonétisé en contrepoint, Nicolas Sarkozy pense tenir la clé de l’équation personnelle qui lui a fait défaut durant son quinquennat. « Je suis un combattant. Je sais me battre. Je pense même que j’aime me battre, mais je ne garde aucune trace de ces batailles perdues ou gagnées », écrit-il. Les circonstances, en particulier les attentats de Nice et Saint-Etienne-du-Rouvray cet été, l’ont remis au centre du jeu : Nicolas Sarkozy s’est efforcé de mettre en avant sa « poigne » et son « énergie », seuls traits de personnalité encore plébiscités par les Français dans les enquêtes d’opinion. Son divorce d’avec les Français tient aussi sa personnalité. « Son caractère impulsif lui donne l’audace de faire des choses que d’autres n’oseraient pas mais c’est aussi ce qui le rend vulnérable », souligne un de ses anciens conseillers. « Ses fondamentaux sont bons mais il fait des embardées inutiles. » « Le sarkozysme n’existe pas comme philosophie politique de fond mais en tant que philosophie de l’action : ne rien lâcher, agir toujours, penser qu’il est toujours possible de retourner une situation », explique un de ses anciens ministres.

 

(Avec Reuters)

 

Montebourg : l’abaissement improductif

Montebourg : l’abaissement improductif

 

Des propos présidentiels assorti par le porte-parole du gouvernement de piques à l’adresse d’Arnaud Montebourg, qui a invité dimanche François Hollande, dans un discours très offensif, à renoncer à un second mandat. Stéphane Le Foll, proche du chef de l’Etat, a ironisé sur l’ancien ministre du Redressement productif en l’invitant à « ne pas tomber dans l’abaissement improductif ». Arnaud Montebourg a inscrit dimanche son nom sur la liste hétéroclite des personnalités de gauche en lice pour l’élection présidentielle de 2017, dont le point commun est de cibler François Hollande et le bilan de son quinquennat finissant. Face à cette adversité, à laquelle s’ajoute le cavalier seul du ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, le chef de l’Etat en a appelé lundi à « l’esprit de responsabilité » et au « collectif » lors du conseil des ministres de rentrée. « . D’autres membres du gouvernement se sont agacés du ton d’Arnaud Montebourg à l’encontre du président, qui doit dire en décembre s’il est candidat à sa propre succession. Dans la cour de l’Elysée, le ministre des Sports, Patrick Kanner, a jugé « excessifs » les mots employés par son ancien collègue, membre du gouvernement de 2012 à 2014. Le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie le Guen, a dénoncé pour sa part sur France 2 la « violence » de la charge d’Arnaud Montebourg. « Lorsqu’on a été membre de ce gouvernement de François Hollande (…), lorsqu’on est un responsable, qu’on a vocation à l’être en tout cas, de la gauche, je pense qu’on peut s’exprimer sans être dans l’outrance et dans la caricature », a-t-il estimé. La candidature d’Arnaud Montebourg s’ajoute à celles d’autres ex-ministres comme l’écologiste Cécile Duflot, dans le cadre de la primaire organisée par Europe-Ecologie Les Verts, ou le socialiste Benoît Hamon. Ce dernier s’inscrit dans le cadre de la primaire que le Parti socialiste veut organiser en janvier, de même que la sénatrice « frondeuse » Marie-Noëlle Lienemann ou Gérard Filoche, inspecteur du travail à la retraite et autre franc-tireur du PS, qui a aussi appelé François Hollande à ne pas se présenter. Arnaud Montebourg s’est borné dimanche à dire qu’il était « candidat à la présidence de la République », laissant entendre qu’il pourrait enjamber une primaire aux contours encore flous.

(Reuters)

Fruits et légumes : chers et immangeables

Fruits et légumes : chers et immangeables

Des fruits et légumes sans gout, et en augmentation de 10 à 20% ; En cause le climat et la tendance généralisée dans les grandes surface à commercialiser des produits qui ne sont pas à maturité.  Les prix des fruits et légumes ont en effet cet été battu des records, augmentant respectivement de 18 et de 10 % par rapport à 2015, notamment en raison de conditions météorologiques peu clémentes, indique le baromètre annuel de Familles Rurales publié dans le quotidien La Croix à paraître mardi. « Après deux années de relative stabilité, 2016 marque une rupture. Depuis la création de l’observatoire, il y a 9 neuf ans, les prix n’ont jamais été aussi élevés », souligne l’association de consommateurs.  Par rapport à l’an dernier, le prix moyen d’un kilo de fruits a augmenté de 0,53 euro, atteignant 4,10 euros. Pour les légumes, la hausse est de 20 centimes, à 2,30 euros. Les précédents records avaient été atteints en 2013, avec des étiquettes moyennes des fruits à 3,78 euros le kilo, et celle des légumes à 2,21 euros. Cette année, « les mauvaises conditions météorologiques expliquent en partie ces prix records », indique Familles Rurales. Parmi les plus fortes hausses : la pomme de terre (+36,9 %, à 1,78 euro/kg), la fraise (+36,6 %, à 7,72 euros/kg) et les melons (+17,7 %, à 2,46 euros/kg). « Tout augmente à l’exception des tomates et des carottes », en baisse respectivement de 4,9 % et 4,4 %. Pour les produits bio, les tarifs ont également flambé, progressant de 21 % pour les fruits (6,95 euros/kg), et de 4,1 % pour les légumes (4,1 euros/kg). Les écarts avec les fruits et légumes « conventionnels » se sont ainsi à nouveau creusés, atteignant leur niveau le plus important depuis 2007. Ils vont du tiers à plus du double, notamment pour les tomates, les haricots verts, pêches et nectarines, courgettes et pommes. Les fruits et légumes français restent compétitifs Les étiquettes ont augmenté dans l’ensemble des circuits de distribution, les tarifs des 8 fruits et 8 légumes du panel de Familles de France progressant de 14,21 % dans le hard-discount, de 14 % dans les hypers et supermarchés et de 19 % sur les marchés. Malgré des hausses de tarifs de 34 % depuis 2012, le circuit hard-discount reste néanmoins le plus avantageux en termes de prix pour les consommateurs, devant les grandes surfaces et les marchés.

(AFP)

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