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Archive mensuelle de juillet 2016

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Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

FED : pour le statu quo sur les taux

FED : pour le statu quo sur les taux

La menace récurrente de la FED de remonter les taux devient de plus en plus virtuelle. Une nouvelle fois la banque centrale américaine a décidé de  maintenir à 0,25 % son principal taux directeur. Certes la situation de l’emploi s’est nettement améliorée ces derniers temps mais des incertitudes planent sur l’évolution de la croissance mondiale. . . Globalement l’économie mondiale s’inscrit à peine dans ses tendances de long terme et les États-Unis se situent par exemple en dessous. Pour parler clair la plupart des pays développés enregistreront une croissance située entre 1,5 et à peine 2 %. La croissance mondiale elle ne dépassera pas 3 %. La dynamique de croissance reste globalement stable dans la zone OCDE avec l’apparition de signes de stabilisation de la croissance aux Etats-Unis, selon les données publiées mercredi par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Les indicateurs composites avancés de l’OCDE, conçus pour anticiper les points de retournement de l’activité, suggèrent également des perspectives plutôt positives pour les principales économies émergentes, comme dans la publication du mois de mai. L’indicateur pour la zone OCDE dans son ensemble s’est établi à 99,6 en avril, comme en mars, proche du seuil de 100 reflétant la tendance à long terme de l’activité économique. Les indicateurs des seuls pays du G7 et de la zone euro, stables par rapport au mois précédent à 99,4 et 100,4 respectivement, signalent aussi une dynamique de croissance stable. Avec un indice à 98,8 pour le troisième mois consécutif, les Etats-Unis voient apparaître des signes de stabilisation de la croissance, alors que les indicateurs publiés le mois dernier dénotaient encore un infléchissement de la croissance.

SFR : suppression de 5000 emplois

SFR : suppression de 5000 emplois

Patrick Drahi prévoirait d’ouvrir un plan de suppression de postes chez SFR portant sur environ 5000 emplois -soit le tiers des effectifs de l’opérateur- rapporte Le Monde, ce mercredi 27 juillet. Selon les informations du quotidien, « la directrice des ressources humaines, Florence Cauvet, a confirmé mardi 26 juillet aux organisations syndicales que le groupe avait pour objectif de ramener l’effectif de l’opérateur télécom de 14 300 salariés à 9 000 personnes d’ici la fin 2017, ce qui revient à supprimer environ 5 000 emplois. » Des suppressions de postes qui interviendraient à partir du 1er juillet 2017, c’est-à-dire au terme de l’accord de maintien de l’emploi signé avec les pouvoirs publics en 2014.  Cette annonce vient confirmer les propos tenus fin juin à New York par Patrick Drahi, qui a pris le contrôle de SFR en 2014. Le magnat avait alors évoqué le « sureffectif » du groupe télécoms. Lors du rachat de SFR par Numericable, une garantie de maintien de l’emploi de trois ans avait été conclue. Elle prend fin le 1er juillet 2017.

 

(Avec challenge et AFP)

Plan d’aide aux céréaliers

Plan d’aide aux céréaliers

La récolte de blé française sera cette année l’une des pires depuis plusieurs décennies avec de très faibles rendements; vraisemblablement en dessous des 60 quintaux à l’hectare. «Je n’ai pas connu cela depuis 1976, des rendements si faibles en baisse de 40% à 50%. L’humidité du printemps, le manque de luminosité et l’absence d’hiver ont favorisé le développement de maladies», déplore Alexis Patria, exploitant dans l’Oise, l’un des greniers à blé du pays.  Dans ce contexte particulièrement défavorable surtout après une année record l’an dernier, Stéphane Le Foll veut que les agriculteurs concernés «disposent de la trésorerie nécessaire à la relance d’un nouveau cycle de production». Pour atteindre cet objectif, il a mis au point un plan d’aide en cinq points qui reprend des mesures qui ont déjà montré leur utilité l’an dernier lors de la crise de l’élevage, comme par exemple le report d’un an des remboursements de prêts ou le dégrèvement de la taxe foncière sur la part non bâtie.

Voici le détail des mesures annoncées ce matin à l’issue du Conseil des ministres:

• les dispositifs de garantie des prêts par Bpifrance et de l’année blanche bancaire, mis en place dans le cadre du plan de soutien à l’élevage, sont étendus au secteur des grandes cultures;

• la procédure de dégrèvement d’office de la taxe sur le foncier non bâti pour les parcelles sinistrées est instaurée également pour les céréaliers. Sont aussi accordés des délais de paiement ou des remises gracieuses des différents impôts et taxes auxquels sont assujettis les exploitants les plus en difficulté ;

• les céréaliers qui connaissent des problèmes de trésorerie peuvent également solliciter des reports de paiement de leurs cotisations auprès de leurs caisses de MSA ;

• les conditions d’accès aux remboursements mensuels des crédits de TVA sont assouplies. Cette mesure vise à améliorer à court terme la trésorerie des céréaliers en leur permettant de bénéficier d’un remboursement accéléré de TVA en 2016 ;

• le cas de force majeure sera invoqué auprès de Bruxelles pour que les agriculteurs concernés par les intempéries ne soient pas pénalisés. Ils devraient donc pouvoir toucher l’intégralité de leurs aides européennes même s’ils ne respectent pas les conditions environnementales pour les percevoir. C’est le cas par exemple pour l’implantation des cultures intermédiaires pièges à nitrates (Cipan) où des dérogations pourront être envisagées;

Du côté des syndicats agricoles on reste mitigé. «Au bout de quatre ans, Stéphane Le Foll s’est enfin rendu compte de nos problèmes, note Philippe Pinta, président de l’Agpb (Association générale des producteurs de blé). Il reprend certaines de nos propositions mais pas totalement. Le cautionnement par la BPI pour renégocier les prêts à des taux plus faibles est une bonne chose mais il devrait être beaucoup moins cher. Par ailleurs il n’a rien dit sur la redistribution des aides de la Politique agricole commune vers d’autres filières à nos dépens». «Le montant de ce plan d’aide sera affiné début septembre lorsque les estimations de récolte seront confirmées», annonce-t-on au ministère de l’Agriculture.

 

(Le Figaro)

 

Le choc des civilisations (Mezri Haddad) !

Le choc des civilisations (Mezri Haddad) !

 

Mezri Haddad philosophe, écrivain et diplomate tunisien analyse dans une interview au Figaro analyse dans une interview au Figaro les différents facteurs explicatifs de la montée du terrorisme.

 

En tant que philosophe de culture musulmane, que vous inspire ce dernier acte terroriste qui a visé une Eglise et lors duquel le père Jacques Hamel a été atrocement assassiné?

 

Mezri HADDAD. – Cela m’inspire de la compassion pour les victimes, du dégout à l’égard d’une religion sclérosée et souillée et un profond sentiment de haine – comme disent les enfants chéris de la diversité – vis-à-vis des auteurs de cet acte barbare et de leurs nombreux semblables qui peuvent à tout moment basculer dans le terrorisme islamiste parce qu’ils y sont psychologiquement et idéologiquement prédisposés. Cela me renvoie aussi à tous les crimes commis au nom d’Allah et pour la gloire affligeante de son prophète, des moines de Tibhirine aux victimes de Nice, en passant par les nombreux prêtres et pasteurs en Syrie et en Irak dont nul n’évoque le supplice. L’assassinat d’un prêtre chrétien dans son Eglise ajoute à cette barbarie humaine une réalité irréductible que certains anesthésiés par l’islamophilie, ou dissuadés par l’islamophobie, refusent de voir: le choc des civilisations est bien là et il est loin d’avoir atteint son stade paroxystique.

Comment expliquez-vous un tel enchainement d’événements terroristes, les uns aussi violents que les autres?

Un tel emballement ne s’explique pas, mais il se décline et se raconte! En France et dans le monde occidental en général, on est incapable de rationaliser un phénomène qui échappe par définition même à la rationalité cartésienne, d’où les concepts ineptes qu’on invente tous les jours sur les plateaux de télévisions comme pour conjurer un mal faute de le supprimer: radicalisation, auto-radicalisation, déradicalisation, loup solitaire… Si certains candides ou cyniques n’osent plus justifier l’abomination terroriste par l’injustice sociale et la ghettoïsation, il y a aujourd’hui des «spécialistes» qui convoquent la psychanalyse pour expliquer l’attitude de l’homo islamicus. Ainsi, le criminel de Nice serait en instance de divorce et c’est pour cette raison qu’il a pris la vie à 84 innocents ; idem pour les quatre auteurs d’attaques terroristes en une semaine en Allemagne qui souffriraient de troubles mentaux.

 

Et votre explication de ces événements?

Cette accélération d’actes islamo-terroristes a une histoire dont certaines élites intellectuelles, politiques et médiatiques devraient avoir honte. C’est l’histoire, au nom de la sacro-sainte laïcité, de la déchristianisation du pays qui fut jadis et naguère la fille aînée de l’Eglise. L’histoire des belles églises qu’on a remplacées par des mosquées sous le prétexte fallacieux qu’elles n’avaient plus de fidèles, alors qu’on n’a pas cessé, depuis trois siècles, de culpabiliser les catholiques et d’enseigner aux chrétiens que leur foi était strictement intérieure et qu’elle n’avait pas besoin de temples ni d’églises pour être vécue et partagée. C’est ainsi qu’est née chez certains intégristes musulmans le phantasme de la conversion de la France à la religion de Saïd Qutb, d’Abdelwahab, de Qaradaoui et de Ben Laden. C’est l’histoire de la sempiternelle idéologie des droits de l’homme qui a ouvert la voix au fondamentalisme et qui tétanise encore aujourd’hui les rares responsables politiques qui voudraient extirper par ses racines l’islamo-fascisme. L’histoire de l’école dite laïque qu’on croit sauver par des réformettes cosmétiques. L’histoire de l’université aujourd’hui envahie par les voilées et les enturbannés. L’histoire des territoires perdus de la République et conquis par les délinquants et les trafiquants de drogue recyclés dans le djihadisme et rédempteur pour certains et expiatoire pour d’autres. L’histoire des relations avec certaines monarchies du Golfe qu’on a autorisé à subvertir l’islam en France avant de lui réexpédier ses hordes fanatisées. L’histoire de l’antisémitisme qu’on a laissé couver jusque dans les écoles, les universités et les mosquées pour sauvegarder un semblant de paix sociale… Ajoutez à toutes ces causes endogènes les méfaits du «printemps arabe» que le monde occidental a soutenu et exalté, et vous aurez l’histoire exhaustive de l’islamo-terrorisme en France.

En quoi le printemps arabe serait-il responsable de ce qui se passe aujourd’hui en France et en Europe?

En janvier 2011, j’avais déclaré sur une grande chaîne de télévision française que si vous continuez à applaudir le printemps arabe, vous finirez par l’avoir chez vous. Il existe sans l’ombre d’un doute un lien de causalité entre ce printemps dit arabe et la prolifération du terrorisme islamiste partout dans le monde et notamment en France. Sous les régimes de Saddam Hussein, de Kadhafi, de Bachar Al-Assad et de Ben Ali, il n’y avait sans doute pas de démocratie mais il n’y avait pas non plus ce type de terrorisme systématique, global et aveugle. Al-Qaïda existait mais elle était beaucoup plus un ramassis de wahhabites et de Frères musulmans qu’une organisation planétaire et à plus forte raison un «Etat islamique», avec un territoire, une armée active sur le terrain conquis, une autre, celle de l’ombre et qui est délocalisée eu Europe, une bannière, une idéologie théocratique et totalitaire, des gisements de pétrole sous son contrôle et une stratégie de guerre pour soumettre le monde civilisé à ses exigences obscurantistes. Les liens de causes à effets entre «printemps arabe», islamisme et terrorisme sont multiples. Je n’en prendrais ici qu’un seul exemple, celui de la Tunisie dont certains continuent à louer l’exemplarité par cécité ou par cynisme. De pays fournisseurs jusqu’en 2011 de cadres scientifiques et de mains d’œuvre qualifiés, elle est devenue le premier pays exportateur de terroristes, avec près de 13000 djihadistes éparpillés entre la Syrie, l’Irak, la Libye et certaines capitales européennes.

Que faire devant une telle situation où la France, la Belgique, l’Allemagne et également la Tunisie, indistinctement, subissent les assauts du terrorisme?

Pour le leur avoir dit et réitéré, les gouvernants de Nidaa Ennahda en Tunisie savent ce qu’ils ont à faire pour éradiquer un mal à l’implantation duquel ils avaient largement contribué. Quant à la France, il va falloir que l’on prenne les choses bien au sérieux, en commençant par réaliser que le terrorisme islamiste n’est pas un épiphénomène conjoncturel qui finira par se résorber, mais un fléau qui s’inscrit dans la durée, qui est appelé à s’amplifier et qui va frapper encore plus cruellement pour faire imploser la société française et provoquer une guerre civile consubstantiellement liée au conflit des religions. L’heure n’est plus à l’allumage de bougies, aux oraisons funèbres et aux discours martiaux. Il ne suffit pas de répéter ce que les Français savent et subissent dans leur chaire et dans leur esprit, à savoir que la France est en guerre. Il s’agit désormais d’agir et d’appliquer les impératifs catégoriques en temps de guerre.

 

Comment, puisque cette guerre est non-conventionnelle et que l’ennemi est insaisissable, qu’il peut surgir de partout et frapper où il veut?

D’abord par la prévention et l’anticipation en mettant hors d’état de nuire toute personne susceptible de basculer dans le terrorisme. Ces personnes, et a fortiori les djihadistes de retour de Syrie et d’Irak, doivent être isolés de la société quitte à leur construire un Guantanamo après leur avoir retiré la nationalité française. Les milliers d’immigrants qui ont afflué ces cinq dernières années doivent bénéficier d’un billet sans retour chez eux, lorsque certains gouvernants occidentaux qui ont contribué à la destruction de leurs pays y auraient réinstauré la paix civile et la sécurité. Les frontières nationales doivent redevenir hermétiques en dépit des dogmes suicidaires des européistes. Les réseaux sociaux doivent être strictement surveillés et leurs fournisseurs poursuivis en justice pour apologie du terrorisme. Les relations diplomatiques avec les pays musulmans complices idéologique ou financier ou logistique de l’islamisme daéchien doivent être rompues. Ne s’est-ont pas interrogé comment la Turquie à qui on a confié la sécurité des frontières de l’Europe est-elle devenue exportatrice de pétrole? Ensuite par les mesures stratégiques à tous les niveaux, à commencer par une révision globale de la politique pénale, par une véritable réforme scolaire intransigeante sur les valeurs républicaines, ainsi que par la réorganisation totale de l’islam en France en revoyant à la baisse ses revendication communautaristes, prosélytes et intrinsèquement islamistes. L’islam de France doit ressembler à la France et il doit être parfaitement compatible avec les idéaux éthiques et philosophiques de ce pays. L’islam wahhabite, l’islam des Frères musulmans, l’islam des talibans ne doivent plus se sentir chez eux en France. Il faut libérer l’islam du carcan islamiste. C’est d’autant plus exact qu’une lourde responsabilité pèse sur la majorité des musulmans quiétistes en France et qui aspirent à vivre en paix avec leurs compatriotes catholiques, protestants, juifs, bouddhistes ou athées. Amalgame ou pas, les criminels qui massacrent au nom d’Allah n’ont pas émergé du néant mais ils viennent des entrailles mêmes de l’islam coranique. C’est à eux et à eux seuls que revient la tâche historique d’expurger l’islam de ses scories et de ses nécroses. Un aggiornamento n’est plus souhaitable mais il est urgent, vital et décisif. Nonobstant la sacralité pathologique du corpus coranique, la sécularisation de l’islam est tout à fait possible à condition de se libérer des dogmes éculés, de se libérer de la «tradition déviante» et de renouer avec ce qu’Olivier Carré appelait la «Grande tradition», c’est-à-dire l’islam d’Averroès, celui d’Ibn Arabi, de Tawhidi et de Miskawayh qui ont opéré voilà des siècles la disjonction du temporel et du spirituel dont la confusion constituait et constitue toujours l’un des dogmes fondateurs de l’islam. Au diable les droits de l’homme si le droit à la vie n’est plus assuré. Primo, la sécurité est également un droit de l’homme des plus précieux, que tous les philosophes contractualistes comme Hobbes, Locke, Kant ou même Rousseau mettent au cœur du contrat social et au-dessus même de la liberté. C’est que la liberté n’a aucun sens dans l’insécurité. Secundo, le premier devoir de l’Etat, c’est d’assurer la liberté de chacun dans la sécurité de tous. Un Etat qui n’est plus en mesure d’assurer la sécurité à ses citoyens perd ipso facto sa légitimité. La violence légitime chère à Max Weber est le monopole exclusif de l’Etat. Il doit en faire usage sans tergiversation et sans état d’âme. C’est le prix à payer si l’on veut éviter ce qui peut arriver de pire dans une société, la guerre civile. Les musulmans doivent comprendre qu’il y va aujourd’hui et dans les années à venir de la survie de l’islam en tant que religion, et les dirigeants français doivent réaliser qu’il y va de la pérennité de la France en tant qu’Etat, en tant que civilisation, en tant que modèle de société basé sur la tolérance, sur l’humanisme des Lumières, sur l’altérité et sur le vivre ensemble.

« anonymiser » les auteurs d’attentats

« anonymiser » les auteurs d’attentats

 

Afin de limiter la propagande islamiste et la publicité dont bénéficient les djihadistes plusieurs médias français ont décidé de ne plus montrer les portraits des auteurs d’attentats et pour certains, comme Europe 1, de ne plus divulguer leur nom afin de les condamner, en quelque sorte, à l’anonymat. La secrétaire d’Etat chargée de l’aide aux victimes, Juliette Méadel, avait annoncé le 21 juillet dernier sur metronews.fr la création d’un groupe de travail qui proposera en septembre des mesures pour « repenser l’éthique des médias » dans la couverture des attentats. « Ceux qui commettent ces actes attendent une gloire planétaire. On peut même considérer que cela fait partie de l’acte. De ce point de vue, il faut réfléchir à des moyens de donner de l’information sans forcément livrer tous les détails de l’identité ou de la biographie du terroriste », expliquait-elle. Mardi soir sur TF1, à la suite de l’assassinat d’un prêtre revendiqué par l’Etat islamique, l’archevêque de Paris, Mgr Vingt-trois, s’est interrogé sur la « médiatisation excessive » des attentats qui pourrait être « un facteur aggravant parce que c’est : ‘Enfin, on peut parler de moi, je suis quelqu’un’ ». La chaîne d’informations en continu BFM TV et la direction du Monde ont d’ores et déjà pris la décision de ne plus publier les photographies des auteurs des tueries. Dans un éditorial publié dans Le Monde mercredi, le directeur du journal explique vouloir « éviter d’éventuels effets de glorification posthume ». Le député socialiste Sébastien Pietrasanta, rapporteur de la commission d’enquête parlementaire de lutte contre le terrorisme, estime que « c’est une bonne chose ». « Ce sujet a été évoqué lors d’une table ronde avec les victimes, qui disaient qu’on parlait plus des terroristes que des victimes », a-t-il dit mercredi à Reuters. « Ça pourrait éviter à la fois le mimétisme — avec des types érigés en héros — et la glorification », a-t-il souligné. Dans ses recommandations, la commission d’enquête exhorte notamment « les responsables du pouvoir exécutif et de la presse à engager, dans les meilleurs délais, une réflexion sur le traitement médiatique d’une attaque terroriste » avec l’élaboration d’une charte. Le psychanalyste tunisien Fethi Benslama, appelé à superviser le dispositif psychologique des centres de déradicalisation en France, avait plaidé au lendemain de l’attentat de Nice pour « un pacte » entre les médias afin de « ne plus publier les noms et les images des auteurs » de ces actes. « Les commanditaires veulent les faire connaître, mais les faire connaître comment? Ça restera au niveau de leur réseau, ça reste assez limité », a-t-il justifié sur France Culture.

(Avec Reuters)

Croissance Royaume-Uni: embellie avant la chute

Croissance Royaume-Uni: embellie avant la chute

 

Le Royaume uni a connu une belle croissance au second trimestre de 0,6 % après 0,4 % au premier trimestre mais l’avenir s’annonce sombre. En effet le résultat du second semestre n’intègre pas les premiers effets du brexit. Les indicateurs les trimestres suivants seront nettement moins bons et même décevant. D’après l’indice PMI,  le Royaume-Uni retrouve même son très bas niveau d’avril 2009 et passe dans le rouge. L’économie britannique semble donc  subir sa plus forte contraction depuis la crise financière mondiale après le vote du 23 juin pour la sortie du pays de l’Union européenne, montrent les premiers résultats de l’enquête mensuelle Markit auprès des directeurs d’achats. L’indice PMI « flash » du secteur des services, l’un des rares soutiens à la croissance ces derniers temps, est tombé à 47,4 pour juillet après 52,3 en juin, subissant la plus forte baisse mensuelle depuis le début des enquêtes et revenant à son plus bas niveau depuis mars 2009. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 49,2. Le PMI manufacturier a quant à lui reculé à 49,1 après 52,1 en juin, au plus bas depuis février 2013. L’indice « flash » composite, qui combine services et secteur manufacturier, est revenu à 47,7 après 52,4, son plus bas niveau depuis avril 2009.  Markit estime qu’un maintien des indices PMI à leurs niveaux de juillet conduirait à une contraction de l’économie britannique de 0,4% au troisième trimestre par rapport au trois mois précédents, une réduction de l’activité sans équivalent depuis la crise de 2008-2009. Depuis le brexit  le royaume uni cumule une baisse de la livre, une nette inflation et une détérioration de la croissance. « La croissance du deuxième trimestre devrait probablement représenter un dernier hourra pour l’économie avant d’entrer dans une période de faiblesse avec plus de turbulences. Le manque d’élan au moment de débuter le troisième trimestre signifie que les chances d’un chiffre négatif pour le trimestre actuel sont élevées », a commenté Martin Beck, économiste du EY Item Club.

Comment faire 100 milliards d’euros d’économies d’ici 5 ans

Comment faire 100 milliards d’euros d’économies d’ici 5 ans

Dans une étude publiée par le Figaro l’IFRAP détaille comment économiser 100 milliards d’ici 5 ans.  Seule la hausse des dépenses dans le régalien sera tolérée (3,2 milliards d’euros par an, soit 16 milliards sur cinq ans) avec, la création, d’ici 2022, de 6000 postes dans la défense, 5000 dans la gendarmerie et la police et 4000 dans le secteur judiciaire et pénitentiaire. Ces dernières dépenses et les recettes des cessions immobilières (2,3 milliards par an, soit 11,5 milliards sur cinq ans) incluses, la trajectoire insufflée par l’iFRAP permettrait d’économiser 91 milliards d’euros d’ici 2022. Voici le détail des économies par année, à multiplier par cinq, donc, pour atteindre les 91 milliards d’euros d‘ici 2022.

 

• Personnel: 4,7 milliards d’euros annuels (soit 23,5 milliards sur cinq ans)

Cet effort passe par 45.000 départs à la retraite non remplacés dans la fonction publique d’Etat (1,4 milliard d’euros d’économies), deux départs à la retraite sur trois non remplacés dans la fonction publique territoriale (un milliard), le non remplacement total des départs en retraite dans la fonction publique hospitalière (500 millions), le non renouvellement des postes dans les différents organismes de l’Etat (500 millions) et au sein des divers organismes de Sécu (100 millions).

S’ajoutent le gel du point d’indice de la fonction publique (300 millions), la suppression du supplément familial de traitement (400 millions) et la lutte contre l’absentéisme (500 millions). «Cet effort ne sera pas possible sans revoir la question du statut de la fonction publique, en particulier la question du temps de travail, indique Agnès Verdier-Molinié, directrice de l’iFRAP. En augmentant le temps de travail de 1607 à 1750 heures travaillées par an, on gagne 400.000 postes en équivalent temps plein. En effet, le non-remplacement implique d’augmenter le nombre d’heures travaillées sans recourir aux heures supplémentaires. C’est particulièrement vrai dans l’éducation nationale où il faudrait au minimum augmenter le temps de travail de deux heures supplémentaires pour le second degré».

• Retraites: 6,7 milliards d’euros annuels (soit 33,5 milliards sur cinq ans)

Si l’on aligne les régimes public-privé et si on commence à allonger l’âge de départ à la retraite pour arriver à 65 ans en 2028, on peut économiser respectivement 3,4 milliards d’euros annuels et 3,3 milliards d’euros par an.

• Refonte du système de protection sociale: 4,8 milliards d’euros annuels (soit 24 milliards sur cinq ans)

La mise en place de l’allocation sociale unique ferait économiser 2 milliards d’euros à la fois sur les frais de gestion et le montant des aides versées sous condition de ressources «qui ont augmenté de 40% depuis 2009 (on compte 47 aides sous condition de ressources actuellement)» précise l’iFRAP. La fondation évalue les économies à faire sur le développement de la chirurgie ambulatoire à 800 millions, la réduction des actes médicaux inutiles à 500 millions et la réduction de l’aide médicale d’Etat à 100 millions.

Pour l’assurance chômage, 700 millions pourraient être économisés en alignant le régime des intermittents du spectacle avec les intérimaires et en appliquant la dégressivité des allocations, ainsi qu’en réduisant le temps d’allocation à 18 mois (contre deux ans actuellement).

Enfin, la baisse des subventions d’investissement dans les HLM contribuerait à faire baisser les dépenses de 700 millions.

• Economies supplémentaires: 2,9 milliards d’euros annuels (soit 14,5 milliards sur cinq ans)

C’est sans compter la suppression du complément de rémunération dans les Dom (hors militaires, hors indexation et prime d’éloignement) qui permettrait de gagner 200 millions, la rationalisation des achats de l’Etat (900 millions), la fusion des établissements scolaires et leur gestion donnée aux communes (600 millions), la réduction du réseau diplomatique (400 millions), la fusion des caisses de la Sécu (200 millions), et la baisse des subventions aux associations (300 millions). Du côté des différents organismes de l’Etat (opérateurs), la réduction des coûts divers – notamment des subventions aux cinémas – ferait aussi baisser les dépenses de 800 millions.

Perspectives croissance : des patrons pas très optimistes

Perspectives croissance  : des patrons pas très optimistes

 

Des perspectives de croissance moins favorables en 2016, des effectifs maintenus, une érosion des investissements et de la Recherche & Développement, une baisse de moral, c’est ce qui ressort des réponses de 269 dirigeants d’entreprises interrogées pour la 16ème édition du baromètre des Scale-Up réalisé par CroissancePlus, réseau d’entrepreneurs, et Astorg Partners, gérant de fonds LBO. L’avis de ces entreprises, qui ont réalisé au minimum 2 millions d’euros de chiffres d’affaires en 2015, est indispensable pour mesurer les grands indicateurs , concernant leurs activités, leurs investissements, le recrutement, les financements et le niveau de confiance.

• Croissance

Sur les six premiers mois de l’année 2016, l’activité des entreprises est conforme aux objectifs pour 47% des entrepreneurs interrogés, inférieure aux objectifs pour 31% et supérieure aux objectifs pour 22%.

Comme en 2015, c’est la stratégie commerciale qui demeure le principal levier de croissance (42% – 1 point depuis novembre 2015). Vient ensuite le positionnement sur de nouveaux marchés (30%, +4 points), puis le recrutement de compétences (29%).

Pour les six prochains mois, 48% des personnes interrogées pensent que l’activité de leur entreprise sera en hausse tandis que 40% l’imaginent stable et 10% en baisse.

• Emploi

Côté emploi, 37% des entreprises ont embauché au cours des six derniers mois (-3 points), 49% ont maintenu leurs objectifs et 14% les ont réduits. Dans les six prochains mois, 63% des patrons interrogés comptent maintenir leurs effectifs, 32% souhaitent les augmenter et 5% les diminuer. Parmi ceux qui veulent embaucher, 25% souhaitent 1 à 9 personnes en plus et 7% au moins 10 personnes dans les six mois qui arrivent. Mais pour ces entrepreneurs, la mesure encourageante pour atteindre ces objectifs est d’alléger la fiscalité (84%), de baisser le coût du travail (75%), de donner plus de liberté dans l’organisation du travail (62%) donner plus d’importance à la négociation au niveau de l’entreprise (62%). Autant de mesures qui font penser que la loi travail, telle qu’elle avait été écrite initialement, aurait permis des avancées significatives pour les entrepreneurs.

• Investissements

L’équipement et l’appareil productif (machines) (40%) ainsi que la communication et la commercialisation (29%) ou la formation du personnel (26%) sont les domaines dans lesquels les patrons prévoient d’augmenter leurs investissements dans les six prochains mois. Encore une fois, la mesure qui leur permettrait d’investir davantage est un allègement de la fiscalité (89%), puis l’accès au financement bancaire des marchés (67%) et la création d’un crédit d’impôt numérique pour aider les entreprises dans leur digitalisation (53%).

• Innovation

La plupart des entreprises n’investissent pas (41%) en Recherche & Développement. 34% d’entre elles investissent 1 à 5 % de leur chiffre d’affaires (CA). A peine 5% investissent plus de 20% de leur CA. En moyenne, 5,5% du CA est investi en innovation en mai et juin 2016.

•Confiance

En ce qui concerne les perspectives du premier semestre 2016, les entreprises sont plutôt confiantes pour elles-mêmes (83%), pour leur secteur d’activité (67%). En revanche, elles sont sceptiques sur l’économie française (72%), sur l’économie européenne (61%) tout comme sur l’économie mondiale (56%). Et elles ne font plutôt pas confiance au gouvernement…

 

• Opinions politiques

D’ailleurs, s’il fallait voter pour un candidat socialiste les patrons éliraient d’abord Emmanuel Macron (41%), Manuel Valls (8%), François Hollande ou Martine Aubry (3%), puis Arnaud Montebourg (1%). 35% des personnes interrogées ne veulent aucune de ces personnalités et 9% ne se prononcent pas. Pour les candidats de droite, c’est Alain Juppé qui passe en première position (18%), puis François Fillon (15%), Nicolas Sarkozy (11%), Bruno Le Maire (10%), Xavier Bertrand (3%), Nathalie Kosciusko-Morizet (3%). 31% des patrons ne veulent aucune de ces personnalités et 9% ne se prononcent pas. Les entrepreneurs se positionnent peu ou alors, le candidat qui parviendra à offrir un avenir plus radieux aux entreprises n’existe pas (encore).

 

‘(Croissance plus)

Allemagne: inquiétudes sur la croissance

Allemagne: inquiétudes sur la croissance

 

Après un solide premier trimestre, la première économie européenne subit une baisse de la production industrielle et des exportations, tandis que ses commandes à l’industrie sont sans relief, laissant craindre qu’elle ne subisse le contrecoup d’une économie mondiale qui tourne au ralenti. Le moral des investisseurs en Allemagne s’est effondré en juillet à son plus bas niveau depuis presque quatre ans, plombé par les inquiétudes entourant le choix du Royaume-Uni de sortir de l’Union européenne, selon le baromètre ZEW publié mardi. Passant en territoire négatif, à -6,8 points, ce baromètre, qui mesure la confiance des acteurs de marché à l’égard de l’économie, s’est effondré de 26 points par rapport au niveau de 19,2 points enregistré en juin. Les analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset s’attendaient à une chute mais pas d’une telle ampleur, puisqu’ils misaient en moyenne sur un indice à 6 points. Pourtant il y avait des raisons objectives pour s’attendre à cette dégradation.  La production industrielle allemande a baissé de 1,3% en mai alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient inchangée. En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,5% et non pas de 0,8% comme annoncé dans un premier temps. Par ailleurs la production industrielle en France comme en Allemagne recule. À cet environnement international dégradé il convient d’ajouter un autre facteur négatif pour la France avec les nombreuses manifestations et surtout les blocages et autres grèves. Ce résultat des deux premières puissances européennes laisse présager de mauvais chiffres de croissance pour le second trimestre en zone euro. La production industrielle en France s’est  repliée de 0,5% en mai, après une hausse de 1,2% en avril, a indiqué vendredi l’Insee. La production manufacturière est pour sa part restée stable en mai, mois qui a été marqué par raffineries organisés pour protester contre le projet de loi travail. Elle avait augmenté de 1,3% en avril.

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Allemagne : moral en baisse

L’amélioration du moral des consommateurs allemands va subir un coup d’arrêt en août sous l’effet du vote britannique en faveur du Brexit, selon le dernier baromètre de l’institut GfK publié mercredi.  »Les consommateurs allemands ne sont visiblement pas restés insensibles à la décision des citoyens britanniques de sortir de l’UE », relève l’institut dans un communiqué. Après plusieurs mois de hausse, le baromètre de la confiance des consommateurs est censé atteindre 10 points en août après 10,1 points en juillet, selon l’institut GfK qui interroge chaque mois environ 2.000 consommateurs. Les attentes concernant la conjoncture, composante de l’indicateur, sont particulièrement affectées par le résultat du référendum sur le Brexit en juin dernier. En juillet déjà, elles ont enregistré un net repli, après trois mois de hausse.  »Les consommateurs estiment visiblement que l’économie allemande ne connaîtra pas dans les mois qui viennent une croissance aussi forte que ces derniers mois. Cela est lié d’après eux à la décision des Britanniques de quitter l’UE », explique le GfK. Selon un sondage réalisé par l’institut sur les conséquences attendues du Brexit sur la conjoncture et l’emploi en Allemagne, 52% des interrogés disent s’attendre à des répercussions négatives pour l’économie allemande. Toutefois, 70% jugent qu’un Brexit ne mettrait pas en danger leur emploi, ce qui soutient la propension à consommer des Allemands. Outre le Brexit, la série d’attaques perpétrées en Allemagne ces derniers jours – une agression à la hache dans un train à Wurzbourg, une fusillade à Munich et un attentat suicide près d’un festival de musique à Ansbach -, pourrait laisser des traces sur le moral des consommateurs dans les prochains mois, souligne l’institut.

(AFP)

Nouvelle affaire chez Balkany

 

Le directeur général des services techniques à Levallois ! Thierry Bandrac a été mis en examen pour atteinte à la liberté d’accès aux marchés publics, trafic d’influence passif, corruption passive et recel. Une information du Parisien Hauts-de-Seine confirmée ce mardi après-midi par le parquet de Nanterre. Un juge d’instruction avait été nommé au terme de l’enquête préliminaire. La mise en examen daterait du 30 juin dernier. Thierry Bandrac n’a pas été placé en détention provisoire. Le parquet refuse pour l’instant de confirmer un éventuel placement sous contrôle judiciaire avec interdiction de présence à Levallois-Perret. « Toujours est-il que l’on ne voit plus ce monsieur dans les couloirs de la mairie depuis un mois, glisse-t-on sous couvert d’anonymat à l’hôtel de ville de Levallois. Officiellement, il est dit qu’il est en congé maladie mais il aurait déménagé de son appartement de fonction, rue Raspail. ». La première adjointe au maire (LR) de Levallois, Isabelle Balkany, préfère couper court. « Je ne suis pas du tout au courant. Si c’est vrai, et si c’est tout ce que vous avez comme actu, je vous félicite… » S’agace l’épouse de Patrick Balkany, avant de raccrocher aussi sec. A la direction générale des services, dont dépend hiérarchiquement Thierry Bandrac, la réponse s’avère plutôt embarrassée. « C’est vous qui me l’apprenez. Vous parlez d’un agent de la fonction publique, je n’ai pas à vous répondre… » élude la directrice adjointe, de permanence en cette période estivale. Thierry Bandrac fait-il toujours partie des effectifs de la mairie de Levallois ? A-t-il été suspendu de ses fonctions ou est-il malade ? Dernière réponse laconique : « Je ne sais pas de quoi vous parlez.  Difficile à croire. En mai 2015, le Canard Enchaîné révélait que la brigade financière avait perquisitionné les bureaux de Thierry Bandrac, soupçonnant la mairie « d’avoir truandé des appels d’offres portant sur des commandes de petit matériel et les entreprises concernées d’avoir versé des commissions occultes ». Un proche de l’affaire croit savoir, sans plus de détails, qu’« il s’agit en fait de commandes passées au profit du directeur mais réglées par la ville… »  « Il s’agit encore une fois de pratiques scandaleuses, s’insurge l’opposant municipal et conseiller départemental (DVD) Arnaud de Courson. J’espère que ces pratiques sont celles d’un seul individu et qu’il n’agissait pas sur ordres… Malheureusement, les accusations de corruptions ne sont pas seulement à la tête mais maintenant aussi au sein des services de la mairie. » L’association des contribuables de Levallois-Perret (ACLP) monte elle aussi au créneau. « Des élus, des fonctionnaires mis en examen pour corruption, c’est bien d’un système généralisé dont il s’agit, dénonce Sébastien Blanc, le secrétaire général de l’association. L’ACLP interpelle solennellement l’ensemble des élus du conseil municipal afin que chacun prenne position et assume pleinement ses responsabilités. La naïveté ou la complicité ne peuvent trouver leur place à ce niveau. » Désormais, les mises en examen dépassent la dizaine dans l’entourage du maire de Levallois-Perret. Le député-maire (LR) Patrick Balkany est mis en examen pour corruption, blanchiment de corruption, fraude fiscale, blanchiment de fraude fiscale et déclaration mensongère. Son épouse Isabelle, son fils Alexandre, son fidèle lieutenant Jean-Pierre Aubry et l’avocat Arnaud Claude sont également soupçonnés de blanchiment de fraude fiscale.

  (le parisien.fr) 

Terrorisme : des critiques de la droite mais beaucoup de « yaka » !

Terrorisme : des critiques de la droite mais beaucoup de « yaka » !  

 

 

Au moment où les Français sont plus de 60 % à réclamer un gouvernement d’union nationale pour mieux lutter contre le terrorisme, la droite, elle a choisi la stratégie de la division et du yaka. En réalité chaque grand leader des républicains se positionne surtout dans la perspective des primaires de la droite. Du coup les propositions de l’opposition ressemblent assez à une auberge espagnole. Beaucoup de yaka à et de bla-bla qui démontrent  à la fois le climat de désarroi de la classe politique et la démagogie de certains de ses membres.  Jean-François Copé a ainsi très vite évoqué des « valeurs » et une « identité » « attaquées », ajoutant qu’un changement de stratégie était nécessaire : « Arrêtons de reculer! » Une demi-heure plus tard, son ancien adversaire pour la présidence de l’UMP et candidat lui aussi à la primaire de droite, François Fillon, parlait sur Twitter d’un « acte abominable, lâche et révoltant », mais appelait déjà à l’action, lui qui déclarait au JDD que la lutte contre l’Etat islamique revêtait la forme d’une « guerre mondiale« . Si deux tiers des Français se déclarent favorables à un gouvernement d’union nationale face au défi du terrorisme, selon un sondage Ifop pour le JDD, plusieurs membres des Républicains ont décidé de jouer la partition inverse, en avançant que l’opposition se devait d’être une sorte de contrepoids aux décisions de l’exécutif en matière de sécurité. Ainsi le député Georges Fenech, président de la commission d’enquête sur les attentats de 2015, renvoyait également sur Twitter l’union nationale à de la pure fiction : « L’unité nationale est à double sens! Le gouvernement doit écouter l’opposition solidaire. »  De son côté, Nicolas Sarkozy a insisté mardi en début d’après-midi sur la nécessité de se montrer « impitoyables » envers les terroristes : « Les arguties juridiques, les précautions [...] les prétextes à une action incomplète ne sont plus admissibles. » Le président du parti Les Républicains a exhorté François Hollande à appliquer « sans délai » les propositions de la droite en matière de lutte contre le terrorisme. Quelles sont-elles? En premier lieu, l’ancien chef de l’Etat préconise de faire de la consultation de sites Internet « djihadistes » un délit, une mesure que beaucoup soutiennent à droite. Il exige également la création de centres de déradicalisation, chose prévue par le gouvernement avec l’ouverture du premier bâtiment de ce type à Beaumont-en-Véron (Indre-et-Loire), en septembre, comme le relevait récemment France TV Info. L’un des agresseurs de l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray était fiché « S ». Nicolas Sarkozy proposait récemment la construction d’un centre de rétention pour ces individus, rappelant sur certains points le centre de Guantanamo, à Cuba, qui accueille les personnes suspectées de terrorisme contre les Etats-Unis. Autre proposition choc du futur candidat à la primaire : la fermeture des lieux de culte salafistes avec l’expulsion des imams qui y prêchent. Rejoint par Nathalie Kosciusko-Morizet sur ce point, l’ancien président de la République veut apparaître comme le rempart de droite à la supposée dérive de la gauche en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme. Après l’attentat de Nice le 14 juillet, Nicolas Sarkozy avait attendu trois jours pour détailler les mesures nécessaires selon lui pour tenter d’éviter d’autres attentats. Ce mardi, le président des Républicains s’est exprimé moins de cinq heures après les faits.

(Avec le JDD)

Pétrole : baisse liée à l’atonie économique

Pétrole : baisse liée à l’atonie économique

De façon presque mécanique le tassement des prix du pétrole suit l’atonie de l’activité économique mondiale. Après un premier trimestre relativement dynamique, les prix du pétrole ont suivi la croissance pour atteindre au printemps le niveau de 50 $ le baril. Depuis comme la croissance s’affaiblit nettement et le pétrole repasse sous les 50 dollars. Une baisse ce qui devrait être durable si l’on ceci au perspectives relativement pessimistes des  instituts économiques notamment du FMI. Vendredi, le cours du Brent est tombé vers 14H40 GMT jusqu’à 45,36 dollars, un plus bas en deux mois et demi, tandis que le WTI avait atteint mercredi 43,69 dollars, un minimum depuis début mai également. Les nouveaux chiffres hebdomadaires du département américain de l’Energie (DoE) qui seront publiés mercredi  pourraient de nouveau jeter un froid sur les marchés. Alors que son déclin persistant soutenait le marché depuis le printemps, la production américaine montre des signes de rebond. Résultat, cette offre excédentaire de produits pétroliers pèse de plus en plus sur les prix. La semaine dernière, le rapport hebdomadaire du département américain a montré une hausse des réserves pétrolières américaines à un plus haut historique pour cette période de l’année, déprimant les cours. Une légère hausse de la production a également été constatée avec une augmentation de presque 40.000 barils par jour en Alaska.

Air France : grève préventive mortifère

Air France : grève préventive mortifère

 

En pleine période de trafic, la grève de France pourrait faire replonger dans le rouge une société déjà financièrement très fragilisée. Une grève d’autant plus surprenante et irresponsable qu’elle se fonde sur un soupçon de remise en cause de l’accord social concernant le personnel navigant commercial. Un accord prolongé jusqu’en mars 2018 mais dont les syndicats corpos pensent qu’il pourrait être remis en cause au-delà de cette date. Bref une sorte de grève préventive. C’est une grève historique par sa durée (du 27 juillet au 2 août) et son calendrier (en plein chassé-croisé des vacanciers). Le SN PNC et l’UNSA PNC, qui représentent ensemble 45% des 14.000 hôtesses et stewards d’Air France, maintiennent leur appel à cesser le travail. Une première depuis 2007 et le dernier conflit social des PNC (Personnels navigants commerciaux).Lundi, l’espoir d’empêcher une grève très coûteuse pour Air France était ténu. La situation semblait figée, chaque camp attendant un signe de l’autre. «Nous sommes prêts à négocier. Si la direction nous contacte, nous irons. Mais depuis vendredi, rien. Nous ne l’avons pas vue du week-end. Nous pensons que la direction veut plutôt payer pour voir», déclarait Éric Faliu, délégué syndical du SN PNC d’Air France et steward sur long-courrier. Du côté de la direction, on soulignait que «le téléphone n’a pas sonné». Au cœur de ce nouveau conflit social chez Air France, le renouvellement de l’accord collectif PNC qui échoit le 31 octobre 2016. Les hôtesses et stewards sont la seule catégorie de personnel d’Air France à voir «toute leur vie», selon l’expression d’un steward, régit par un accord global à durée déterminé. Après une séance de négociation de six heures et demie dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, les deux syndicats ont rejeté une «ultime proposition» de la direction.

Chômeurs : 50 % sont indemnisés

Chômeurs : 50 % sont indemnisés

 

Sur environ 5,5 millions de personnes inscrites à pôle emploi 50 % sont indemnisés, une indemnisation qui représente en moyenne environ 1000 € mensuels  pour un coût total de 35 milliards.  À fin 2015, près de 5,5 millions de personnes pointaient à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité), B ou C (exerçant une activité à temps partiel). Mais toutes n’ont pas droit à l’assurance chômage: certaines ne remplissent pas les conditions d’affiliations - avoir travaillé au moins 4 mois lors des 28 derniers mois (sur les 36 derniers mois pour les seniors). D’autres ont épuisé leurs droits, l’indemnisation durant au maximum deux ans, et trois ans pour les plus de 50 ans. Seulement 3,4 millions sont donc indemnisables par l’Unedic. Toutes ne sont pas pour autant indemnisées: une partie des personnes, qui sont en congé maladie ou maternité, relève de la Sécurité sociale, tandis que d’autres chômeurs sont en attente d’indemnisation en raison de différé d’indemnisation ou de délai de carence (par exemple les personnes ayant touché un gros chèque lors d’une rupture conventionnelle). Au final, Pôle emploi indemnise «seulement» 2,8 millions de personnes. La moitié de ces personnes est indemnisée à la suite de la perte d’un CDD ou d’une mission d’intérim. Seulement 28 % en raison d’un licenciement. Les ruptures conventionnelles représentent désormais 15% des entrées au chômage. La majorité des allocataires de Pôle emploi (57%) est abonnée à une forme de précarité et n’a essentiellement connu que des contrats de dix mois maximum entre 2005 et 2014. La pyramide des âges et la répartition hommes – femmes reflètent dans les grandes lignes la population active. 1,4 million d’allocataires travaillent chaque mois pour des emplois de courte durée. Parmi eux, près de 750.000 cumulent indemnité-chômage et salaires. Les autres affichent un nombre d’heures trop important pour cumuler. Ils sont momentanément non indemnisés et vivent de leur rémunération. Leurs droits à l’allocation sont alors décalés.  L’allocation-chômage moyenne s’élève à 1058 euros net par mois, soit 71 % du salaire antérieur. 5 % des allocataires perçoivent plus de 1970 euros, et 0,02 %, soit environ 500 personnes, reçoivent l’indemnisation maximale, fixée à 6750 euros. L’Unedic distribue au total 35,1 milliards d’euros d’allocations pour 34,1 milliards de contributions récoltées.

 

L’intérim en hausse : un bon ou un mauvais signe ?

L’intérim en hausse : un bon ou un mauvais signe ?

 

D’ordinaire, on a l’habitude de considérer que l’intérim constitue un indicateur avancé de la situation de l’emploi. Or l’intérim a enregistré une hausse de près de 6 % sur les six premiers mois de l’année. Mais ce résultat est à relativiser puisque il se situe 10 % en dessous de son niveau d’avant la crise de 2008-2009. En outre et surtout compte tenu des incertitudes relatives à l’activité mondiale et aux conséquences du break site, il se pourrait que la hausse de l’intérim se substitue à la création d’emplois en CDI et en CDD. L’évolution de l’intérim n’est donc pas forcément dans la conjoncture actuelle un indicateur avancé très pertinent de la situation globale de l’emploi. À noter aussi que   l’intérim ne rime plus forcément avec métiers peu qualifiés. Depuis début 2016, les ouvriers qualifiés et les cadres et professions intermédiaires sont les deux catégories professionnelles où se développent le plus ce type de contrats, avec respectivement 9,3% et 7,2% d’augmentation. D’un point de vue géographique, toutes les régions ne sont pas à la même enseigne. Elles sont certes toutes orientées à la hausse mais quelques-unes arrivent à se démarquer. Les Pays de la Loire et l’Ile-de-France sont largement en tête, avec une augmentation de 13% de contrats intérimaires au premier semestre de 2016. Les régions du Sud-ouest et la Normandie ne dépassent pas 1,4% de progression. Globalement, l’ensemble des grands secteurs d’activité sont orientés à la hausse. Le transport connaît une augmentation de 11% et les services 7,4%, suivis de près par le BTP avec 7,1%. Les transports en particulier reflètent l’augmentation des échanges économiques, et donc l’amélioration de la conjoncture. L’industrie et le commerce sont un peu plus à la traîne, avec 4,7% d’augmentation pour le premier et seulement 1,6% pour le second. (Avec le Figaro éo)

Hausse du chômage

Hausse  du chômage

 

Une hausse du chômage cohérent avec le tassement de la croissance économique. Après l’embellie de l’activité économique au premier trimestre (plus 0,6 %), le PIB n’aura enregistré qu’une progression de 0,2 % au second trimestre. Du coup mécaniquement le chômage progresse. Compte tenu du brexit,  il est vraisemblable que la croissance ne connaîtra qu’une hausse de l’ordre de 1,2 % en 2016 soit un niveau insuffisant pour réduire le chômage La remontée du chômage amorcée en mai après deux mois de baisse s’est donc prolongée en juin en France sous l’effet d’une hausse sensible du nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans, selon les chiffres publiés mardi par le ministère du Travail. Le nombre de demandeurs de catégorie A (sans aucune activité) a ainsi progressé de 0,2% le mois dernier pour atteindre 3.525.700, soit 5.400 de plus qu’à fin mai. En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle emploi a augmenté de 0,1%, soit 6.300 personnes de plus en un mois, à 5.434.600 (5.733.900 en incluant les départements d’Outre-mer). Sur un an, les demandeurs de catégorie A sont en recul de 0,7% mais ceux des catégories A, B et C augmentent de 0,9%. La hausse de juin est due pour l’essentiel aux moins de 25 ans, catégorie dont les demandeurs d’emploi progressent de 0,8% à 511.400, un plus haut de quatre mois. Le nombre de chômeurs reste stable chez les 25-49 ans et augmente de 0,2% chez les 50 ans et plus. Sur un an, le total de jeunes chômeurs recule encore de 5,7% et celui des 25-49 ans de 1,2%, alors qu’il augmente de 3,8% chez les seniors. Le nombre de chômeurs inscrits depuis plus d’un an à Pôle emploi, considérés comme chômeurs de longue durée, s’inscrit en baisse de 0,9% en juin, à 2.429.200, au plus bas depuis septembre 2015. Mais il s’accroît encore de 2,3% par rapport à un an plus tôt. Leur proportion dans le nombre total de chômeurs diminue de 0,5 point à 44,7%. Sur les trois mois à fin juin, les entrées à Pôle emploi ont bondi de 8,2% par rapport aux trois mois précédents, à 550.700 en moyenne, en raison notamment d’une forte hausse (+15,5%) des fins de mission d’intérim avant l’été. Dans le même temps, les sorties de Pôle emploi ont progressé de 8,1%, avec un niveau toujours élevé de radiations administratives (+17,4%) et d’entrées en stage (+53,5%).

(Avec Reuters)

Un des auteurs de l’attentat dans une église aurait dû être enfermé (Georges Fenech)

Un des auteurs de l’attentat dans une église aurait dû être enfermé (Georges Fenech)

Georges Fenech  (LR), Président de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats en France, regrette que les propositions du parlement n’aient pas été prises en compte. (Interview 20 minutes)

Sur Twitter, vous alertez sur « le risque d’une guerre civile ». Pourquoi ?

C’est le piège voulu par Daesh. Qu’il y ait un amalgame entre les communautés catholiques et musulmanes. Attention ! Cela pourrait conduire à une confrontation violente entre les deux communautés. C’est, du reste, là-dessus que nous alertent plusieurs sources bien informées.

Vous demandez l’unité nationale. Mais c’est aussi ce que réclame le gouvernement ?

Oui, mais cela doit fonctionner dans les deux sens. Nous n’avons cessé de soutenir le gouvernement dans sa lutte contre le terrorisme. Mais le gouvernement doit aussi nous écouter. Il est temps qu’il sorte de sa tour d’ivoire. Je l’ai dit, alors je le redis : je suis à la disposition du Premier ministre pour discuter de nouvelles mesures.

Vous parlez des 40 propositions que vous avez formulées dans votre rapport avec le socialiste Sébastien Pietrasanta ?

Oui. Nous avons formulé 40 propositions. Seul Jean-Jacques Urvoas, le ministre de la Justice, nous a reçus. On doit refaire un bilan fin août. Je n’ai pas été reçu par le Premier ministre. Quant à Bernard Cazeneuve, il nous a invités à prendre un café pour dire que nos propositions étaient déjà en place pour certaines et irréalisables pour d’autres. Ce n’est pas acceptable… Nous avons soutenu le gouvernement. Nous étions d’accord sur la déchéance de nationalité. Nous avons voté quatre fois l’état d’urgence. Il est plus que temps que le gouvernement nous entende aussi. Il doit sortir de son judiciarisme, de son pointillisme juridique.

Que réclamez-vous concrètement ?

L’attentat a eu lieu ce mardi matin et l’on sait déjà que l’un des auteurs était connu des services antiterroristes et libre sous bracelet électronique. Il devait être enfermé. On ne peut pas laisser des personnes comme cela dans la nature.  Un certain nombre de personnes fichées S - le haut du spectre – sont dangereuses. On le sait. Les frères Kouachi, Samy Amimour, Ismaël Mostefaï [terroristes ayant passé à l’action lors de l’attaque de Charlie-Hebdo ou du Bataclan] faisaient tous partie du haut de ce spectre. Ces gens-là doivent être retenus dans des centres et faire l’objet d’une déradicalisation contrainte. On nous parle de l’ouverture d’un centre à Beaumont-en-Véron (Indre-et-Loire) qui va accueillir des jeunes sur la base du volontariat. Ce n’est pas ça la solution.

N’est-ce pas paradoxal de réclamer l’unité nationale et en même temps de critiquer l’action du gouvernement comme l’a fait Christian Estrosi pour l’attentat de Nice ?

Tous mes amis Républicains passent au-dessus des polémiques. Nous venons avec des propositions et non pas de simples critiques. Sur, la justice est saisie. On verra bien ce qu’elle dira.

(20 Minutes)

 

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