• Accueil
  • > Archives pour juillet 2016

Archive mensuelle de juillet 2016

Page 14 sur 14

La loi Travail : aucun emploi créé ! (Gattaz)

La loi Travail : aucun emploi créé !   (Gattaz)

Encore une fois Gattaz ne fait pas dans la dentelle ;  pour lui, la loi travail ne créera aucun emploi. Finalement une analyse aussi schématique et radicale que chez les organisations syndicales de salariés qui s’opposent aussi à cette loi mais pour d’autres raisons. Une nouvelle réaction simpliste et épidermique de Gattaz qui il n’y a pas si longtemps promettait  la création d’un million d’emplois avec un dispositif du type CICE. Aujourd’hui il déclare avec autant d’aplomb que la loi travail ne pourra produire un seul emploi supplémentaire. Évidemment comme les opposants gauchistes, le très libéral Gattaz n’en sait  rien. De ce point de vue, c’est un peu la même bataille que sur les 35 heures quand ils ont été décidés. De toute manière on ne dispose d’aucune période de référence pour évaluer de manière scientifique les conséquences d’une mesure macro-économique de ce type on peut donc affirmer tout et n’importe quoi. Aussi bien que la loi va créer des milliers et des milliers d’emplois ou que la loi ne créera pas d’emplois voire  en supprimera. C’est le débat à la française caricatural, idéologique. Pas étonnant qu’il soit aussi difficile d’engager des réformes structurelles l en France et de mettre en œuvre une véritable concertation aussi bien entre les partenaires sociaux qu’entre ces derniers et l’État. La loi Travail ne créera aucun emploi et ajoutera de la complexité pour les entreprises, a ainsi déploré jeudi le président du Medef, Pierre Gattaz, après une rencontre avec le Premier ministre, Manuel Valls. Il a d’autre part répété que les entreprises ne pourraient pas appliquer les nouvelles règles sur la pénibilité, ce à quoi Manuel Valls a répondu devant les journalistes qu’ »il n’y aura pas de nouveau délai ». « La mise en oeuvre de la loi, c’est à partir de demain et personne ne peut s’y soustraire », a-t-il ajouté. Le projet de loi Travail, dont l’examen en deuxième lecture commencera le 5 juillet à l’Assemblée nationale, « c’est une loi qui ne servira strictement à rien sur l’emploi, j’en suis désolé, je l’ai dit au Premier ministre comme ça », a dit Pierre Gattaz. « Cette loi ne servira pas à créer d’emplois, elle apportera beaucoup de contraintes (…) je suis très déçu, très pessimiste », a-t-il ajouté. « Tout cela n’est pas normal, tout cela c’est de la complexité supplémentaire, plus personne n’y comprend rien sur le terrain. » Avec toutes les modifications apportées au fil d’un débat parlementaire tendu par l’opposition des frondeurs socialistes et de plusieurs syndicats, « ça va rajouter 300 à 400 pages au Code du travail quand même ! On voulait simplifier ! », a déploré Pierre Gattaz.

(Avec Reuters)

Affaire Tapie : Un enterrement prévisible ? Pourquoi ?

Affaire Tapie : Un enterrement prévisible ? Pourquoi

 

C’est là énième décision de justice cet avis de la Cour de cassation qui a confirmé jeudi l’annulation de l’arbitrage qui a accordé 404 millions d’euros à Bernard Tapie en 2008 pour solder son litige avec le Crédit lyonnais sur la revente d’Adidas. Pour autant le dossier est loin d’être clos et risque même être enterré dans les méandres judiciaires. Cela d’autant plus que le dossier est depuis son début sous l’influence politique de gauche et de droite. On peut donc imaginer qu’on  sollicitera le droit pour faire durer le plaisir et permettre sans doute à la droite revenue pouvoir en 2017 de classer définitivement le dossier. Un dossier vieux de plus de 20 ans qui implique la gauche comme la droite et qui explique largement l’embourbement de cette affaire sert dans les procédures juridiques. À écouter l’avocat de Tapie Frédéric Thiriez sur BFM il se pourrait que la procédure soit entièrement recommencée, traduction elle pourrait encore durer une vingtaine d’années ! Les implications tant politiques que financières expliquent largement les atermoiements, les contradictions et même les magouilles de ce dossier. Il faut en effet se souvenir que Tapie s’étant  rapproché de la gauche et ayant de fait apporté son soutien à Mitterrand  a pu bénéficier d’un prêt d’une filiale du Crédit lyonnais ( plus de 300 millions) qui lui ont permis d’acquérir Adidas à bon compte sans  trop mettre en cause son propre patrimoine . Ministre par la suite a revendu Adidas par l’intermédiaire du Crédit lyonnais qu’il accuse de l’avoir floué. Du coup une action juridique a été entamée à propos du montant de la transaction et de l’escroquerie dont il aurait été victime. Mais la procédure judiciaire à brutalement été interrompu par Sarkozy pour lui substituer un tribunal arbitral bidon composé de copains et de coquins qui ont donné raison à Tapie  contre l’État. Pourquoi Sarkozy est-il intervenu ? Tout simplement parce que Tapie lui a apporté son soutien pour l’élection présidentielle de 2007. Un petit cadeau entre amis en quelque sorte. Pour l’instant Sarkozy n’est pas officiellement impliqué. Seul parmi les responsables politiques sont concernés Christine Lagarde actuelle directrice du FMI et aussi Richard le président d’Orange. La question se pose d’envoyer Christine Lagarde devant la cour de justice (une justice d’exception très tolérante pour anciens politiques). Mais la France hésite à persécuter Christine Lagarde qui  joue un rôle essentiel au fond monétaire international dans la mesure où elle évite de pointer par trop le doigt sur les insuffisances de gestion financière de la France. La France qui par ailleurs n’a pas intérêt à voir la direction du FMI lui échapper. Même prudence à l’égard de Richard président du très stratégique groupe international Orange qu’il serait hasardeux de déstabiliser en sanctionnant son patron. La gauche n’a aucun intérêt à faire pression sur la justice pour accélérer (un euphémisme) la gestion juridique du dossier car on risque de remonter aux sources de l’affaire quand Mitterrand, Bérégovoy et le parti socialiste ont facilité le prêt à Tapie  par le crédit lyonnais alors nationalisé. Dernière facteur explicatif qui pourrait permettre de comprendre la perspective d’un enterrement de cette affaire, Hollande ne souhaite pas déstabiliser un peu plus Sarkozy qui si  Christine Lagarde est officiellement impliquée risque aussi d’être éclaboussée si l’on en juge le nombre incroyable de réunions qui ont été organisées à l’Élysée sur cette affaire en présence même de Tapie lorsque Sarkozy était président de la république. Hollande veut donc préserver Sarkozy en espérant la voir comme adversaire car il craint par-dessus tout d’avoir à affronter Juppé. Notons d’ailleurs que toutes les affaires concernant Sarkozy traînent particulièrement en longueur sans doute précisément pour cette raison. Du coup la décision récente de la Cour de cassation n’est sans doute qu’un épilogue dans une saga qui pourrait se prolonger encore pendant des années et des années avant finalement d’être oubliée. Dans son arrêt, la Cour de cassation valide donc  l’analyse de la cour d’appel, qui concluait à la « fraude » civile, soulignant l’existence de « liens personnels anciens, étroits et répétés » entre Bernard Tapie et l’un des trois juges arbitres, Pierre Estoup, et leur « dissimulation ». « Cette dissimulation participait de l’accomplissement du dessein, ourdi par l’arbitre, de concert avec M. Tapie et son représentant, de favoriser, au cours de l’arbitrage, les intérêts de cette partie », ajoute la plus haute juridiction. La Cour de cassation reconnaît également la compétence de la cour d’appel de Paris, contestée par les avocats de l’homme d’affaires. Ces derniers soutenaient que l’arbitrage était international, et non interne, et plaidaient pour un jugement devant un tribunal arbitral nouvellement constitué.

L’homo economicus : cet inconnu de la politique

L’homo  economicus : cet inconnu de la politique

 

Une découverte assez récente a démontré que l’homme moderne (homos sapiens) détenait environ 2 % des gènes de l’homme de Neandertal. La preuve du croisement des deux populations en concurrence pendant un temps et on sait que finalement l’homo sapiens a triomphé. Peu de traces par contre de l’homo economicus dans l’espèce que constitue l’élite politique française. La sociologie de cet élite confirme le désintérêt voire  le mépris à l’égard de la chose économique. Rares sont les élus notamment nationaux qui ont une connaissance concrète de la production. La grande majorité se compose de fonctionnaires ou assimilés et d’oligarques nourris dés le plus jeunes âges au lait de la politique. Quelques uns,  issus de profession libérale dont beaucoup d’avocats, complètent cette sociologie. Pour preuve encore dans la perspective des élections présidentielles de 2017, on peut encore observer cette quasi absence de l’Homo Economicus. Les principaux candidats déclarés potentiels sont issus de la fonction publique (Hollande, Juppé, Fillon, Bayrou, Lemaire, Dupont Aignan), sont d’anciens avocats (Sarkozy, Copé, Le Pen) ou des oligarques entrés en politique comme on entre en religion dès le plus jeune âge pour faire carrière (Valls, Mélenchon, Morano, Rama Yade). Peu ou pas de chef d’entreprise, de travailleur du secteur productif, d’agriculteur, d’employé du privé, de commerçant. Il en est de même pour les experts qui conseillent les responsables politiques. Pas étonnant dans ces conditions que la France à travers ses élus se caractérise par un sous culture  économique soulignée par Jean Tirole, prix Nobel d’économie. . Un handicap culturel qui se diffuse  aussi sein de la population. D’où cette conception marquée du sceau de l’étatisme pour la quasi-totalité des formations politiques extrêmes comprises. La France politique manifeste une vision nombrilique  du monde et veut ignorer les transformations structurelles profondes qui affectent la nature des échanges, les modes de production et les interactions internationales. Et pourtant la France est encore un grand pays exportateur même si la balance des échanges demeure déséquilibrée (exportation notamment de matériel de transport, de BTP ou encore de produits agricoles). Tous les partis politiques sont enfermés dans une vision étatique de la régulation de l’intérêt général. Au plan national comme au plan local. Pour preuve, au plan local la plupart pouvoirs économique sont encore détenus par le préfet et le champ de compétence des collectivités locales est anecdotique. Ne parlons pas du niveau national où toutes les questions économiques, sociales, environnementales et sociétales sont appréhendées de manière centraliste et forcément bureaucratique dans des ministères qui s’ignorent. Un seul exemple la fameuse loi de modernisation dite Macron 1 ;  une véritable auberge espagnole, sans vision, sans colonne vertébrale sorte de vide grenier alimenté par quelques propositions très accessoires de chaque ministère. Macron n’est cependant pas le seul responsable de l’inconsistance de sa loi puisqu’il n’a fait que reprendre la succession déjà bien avancée de l’inénarrable Montebourg. Lequel pense sans doute que s’afficher en T-shirt ou en slip tricolore  suffit à moderniser l’appareil de production et à redonner la compétitivité nécessaire à l’économie. On ne peut en vouloir cependant à Montebourg eu égard à sa formation et à son vécu, c’est aussi un ancien avocat !  La typologie de la classe politique française  constitue évidemment un handicap culturel pour la compréhension de la crise et des enjeux majeurs de la période.  Une des caractéristiques de la crise est de présenter un caractère systémique aux interactions complexes et multiples dans les champs économiques, sociaux, environnementaux, technologiques et sociétaux et cela à l’échelle internationale. L’étude trop fragmentée des phénomènes conduit à l’incohérence et inversement l’approche trop centraliste amène à une schématisation abstraite et bureaucratique. D’où l’impérative nécessité d’une sociologie politique plus représentative de la population réelle.  Malheureusement le champ politique (élus et experts)  est depuis longtemps confisqué par une  élite qui a professionnalisé la fonction élective (et les superstructures qui l’entourent) pour y faire carrière. Un champ politique  qui a perdu depuis longtemps le sens des réalités concrètes notamment économiques et sociales.

 

1...1011121314



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol