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Archive mensuelle de juillet 2016

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Michel Rocard, trop brillant pour la culture politique française (JEAN-LUC MICHEL )

 Michel Rocard, trop brillant pour la culture politique française (JEAN-LUC MICHEL )

Jean-Luc Michel professeur d’université  en communication, estime dans une tribune du Figaro que Michel Rocard était trop brillant pour réussir uen grande carrière politique en France. Il considère qu’aucun responsable politique actuel de gauche comme de droite ne présente le calibre intellectuel de Rocard.

 

« L’ancien Premier ministre Michel Rocard est décédé samedi 2 juillet à Paris, l’âge de 85 ans. Pour avoir travaillé avec lui du temps des clubs Convaincre et de la revue Faire, j’ai pu admirer ses fantastiques capacités de synthèse, la vivacité et la rapidité de son intelligence. Ainsi, lors d’un colloque sur le thème « Gouverner autrement », il prit en note toutes les contributions laborieuses des rapporteurs pour en livrer une synthèse qui rendait la question plus simple et intelligible, chaque élément ayant été remis en continuité logique avec les autres. Une cathédrale de l’esprit.  Mais ce Rocard-là n’atteignait sa plénitude que devant des auditoires attentifs… Dans les meetings, il désespérait une bonne partie du peuple de gauche par la longueur et la complexité de ses analyses en ne sacrifiant jamais à la petite phrase ou la formule facile. Il vivait dans la complexité en intégrant toujours le plus grand nombre de variables d’un problème. Certains le comparaient à un ordinateur. Pour avoir également travaillé avec Jean-Jacques Servan-Schreiber, fondateur de l’Express et ministre éphémère en 1974, j’ai pu constater le même fonctionnement intellectuel… Et les mêmes difficultés à faire une carrière politique de premier plan. D’où l’idée saugrenue qu’en politique, surtout si l’on veut accéder à l’Elysée, il ne faudrait pas être trop « intelligent ». Entendons-nous, il ne s’agit pas de dire qu’il faut être idiot pour réussir… Il s’agit surtout d’être capable de faire des choix simples et de les exprimer de manière compréhensible et facilement identifiable par son public. Toutes choses que ne savait pas faire Rocard qui restait dans l’exigence de la pensée conceptuelle du plus haut niveau. Ses imitateurs les plus doués comme Laurent Gerra l’ont bien compris… Ses relations avec François Mitterrand, son éternel rival, s’éclairent si on les considère sous cet angle et dépassent le cliché trop facile du combat des deux gauches. Mitterrand compensait sa moins grande capacité de modélisation intellectuelle par sa culture et son instinct. D’où ses décisions tranchées et souvent perspicaces, par exemple en politique étrangère («  les pacifiques sont à l’ouest et les fusées nucléaires à l’est »). L’histoire lui donnait sans cesse des cadres interprétatifs quitte à renier ses idées ou les plier à sa volonté. Rocard, parce qu’il vivait avec délices la complexité, ne pouvait s’y résoudre. Le beau concept pouvait primer sur la réalité de sa perception. Qu’ils l’eussent voulu on non, ils furent complémentaires. Rocard et ses cercles permirent à une partie de la gauche de fonctionner comme un laboratoire d’idées très tôt détachées du marxisme ou du communisme, de passer des thèses autogestionnaires à la CSG, au RMI, à la résolution du conflit en Nouvelle-Calédonie par une diplomatie des petits pas ou encore au socialisme interactif. Sur beaucoup de sujets, il fut très en avance sur les dogmes socialistes de son temps, à commencer par les rectifications du programme commun de la gauche.  Et jusqu’à la fin de sa vie, il l’est resté, y compris dans sa critique des avantages acquis et du refus de l’économie de marché par la gauche française. Mitterrand reprit certaines de ses idées, s’éloigna d’autres, en adoptant une démarche pragmatique, uniquement dictée par la conquête du pouvoir, qui passait, il faut sans cesse le rappeler, par une alliance obligatoire avec le parti communiste alors tout puissant. Mitterrand s’appuya sans vergogne aussi bien sur la première que la seconde gauche, d’où le sentiment des uns et des autres d’avoir été bernés ou trahis. Mais il demeura 14 ans aux affaires et, comme il l’avait indiqué dès le début, il prouva que la gauche pouvait rester au pouvoir sans ruiner la France ou la mener à la guerre. Aucun responsable politique actuel de gauche comme de droite ne présente le calibre intellectuel de Rocard. Son discours, qui passait déjà mal, serait inaudible. Mais il en serait de même de celui de Mitterrand et de la culture historique ou de la culture tout court. Les médias, y compris le net, exigent du simple, du court, du soi-disant immédiatement compréhensible. La précampagne présidentielle l’illustre chaque jour. En témoigne l’insuccès des propositions de Jacques Attali (encore une autre personnalité « trop intelligente » pour faire de la politique !) qui essaient de penser la complexité en proposant des solutions raisonnables que personne ne veut entendre. Si Rocard avait été mieux écouté – des militants socialistes et de Mitterrand –, la gauche française eût enfin réalisé son aggiornamento conceptuel, sa mue définitive pour se rapprocher des partis progressistes mondiaux. Nous aurions gagné au moins une génération. Malheureusement, le mouvement des idées est si lent que la France se complaît dans ses vieilles obsessions ; le front de gauche, les frondeurs et les extrêmes cherchent à nous faire croire en des jours meilleurs à l’aide de recettes toutes plus simplistes les unes que les autres. Et ce n’est guère mieux dans beaucoup d’autres pays. Qui osera restaurer l’intelligence et la culture en politique pour nous sortir de nos ornières ? Dans notre société connectée, c’est peut-être en lui exposant en détail les finalités des projets que le citoyen réapprendra l’exigence et l’effort. »

 

Dassault accusé de fraude fiscale : c’est pas possible !

Dassault accusé de  fraude fiscale : c’est pas possible !

 

France info nous apprend que Serge Dassault est depuis lundi accusé par la justice de fraude fiscale. Une surprise évidemment pour le citoyen lambda qui ne pouvait douter de l’honnêteté de cet honorable parlementaire et de ce pilier de l’industrie. Ou alors il s’agit de persécution fiscale à l’encontre d’un vieil homme qui seraiat coupable d’avoir planqué 31 millions au Luxembourg, une somme par ailleurs dérisoire pour lui. L’enquête toujours en cours sur de possibles achats de vote à Corbeil-Essonnes avait mis au jour des avoirs cachés à l’étranger par l’industriel, fabricant des avions Rafale et propriétaire du Figaro. Deux ans plus tard, le parquet national financier lui demande de rendre des comptes.  Le comptable suisse auditionné au printemps 2014 s’est présenté comme l’homme à tout faire chez Dassault. Il a géré les tirelires occultes de Marcel, le fondateur, puis de Serge, l’héritier, qui s’en est servi pour verser des cadeaux à des habitants de Corbeil. Après l’audition du comptable, qui raconte comment il venait livrer du cash dans des sacs de course près des Champs Elysées à Paris, Serge Dassault n’a plus le choix : son notaire écrit à la cellule de dégrisement de Bercy. Au même moment la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, créée après le scandale Cahuzac, épluche sa déclaration de patrimoine et saisit la justice.  Ce procès est plutôt embarrassant pour le sénateur. Il n’a pas prévu de venir s’expliquer cet après-midi sur les 31 millions d’euros cachés sur des comptes au Luxembourg, via des fondations au Liechtenstein ou des sociétés écrans. A 91 ans, Serge Dassault est pourtant en pleine forme… Mais Serge Dassault préfère attendre l’issue de la bataille de procédure que vont livrer cet après-midi ses avocats. Pour blanchiment de fraude fiscale il risque jusqu’à cinq ans d’emprisonnement. La période de prévention s’étale sur 1999-2014. 31 millions est donc le maximum sur les comptes concernés : en 2013, il n’en restait plus que douze.

Davantage de réserves pétrolières aux USA qu’en Arabie saoudite et en Russie

Davantage de réserves pétrolières aux USA qu’en Arabie saoudite et en Russie

Les Etats-Unis possèdent des réserves de pétrole exploitables supérieures à celles de l’Arabie saoudite ou à celles de la Russie, principalement grâce au pétrole de schiste, conclut une étude publiée lundi par le cabinet spécialisé norvégien Rystad Energy. Elle évalue à 264 milliards de barils les réserves des champs existants, découverts ou encore à découvrir aux Etats-Unis, contre 256 milliards pour la Russie et 212 milliards pour l’Arabie saoudite. Toujours selon cette étude, plus de 50% des réserves restantes aux Etats-Unis sont composées de pétrole de schiste non conventionnel, et le sol du Texas en renferme à lui seul plus de 60 milliards de barils. Rystad Energy ajoute estimer les réserves pétrolières mondiales à 2.092 milliards de barils, soit l’équivalent de 70 fois la production actuelle, proche de 30 milliards de barils de brut par an. Le pétrole dit non conventionnel représente 30% des réserves récupérables et la production offshore 33%, précise l’étude.

 

(Reuters)

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Corse : un combat de coqs Valls-Talamoni à prévoir

Corse : un  combat de coqs Valls-Talamoni à prévoir

 

Il serait étonnant que Valls comme Talabani ne profitent  pas de leur rencontre pour se livrer à un combat de coq dans une lutte pour montrer qui a la plus grande force de caractère mais en même temps qui est le plus nul en matière de compromis.  Le résultat est difficile à prévoir tellement l’un comme l’autre sont entêtés pour ne pas dire parfois bornés. L’environnement électoral se prête par ailleurs à cet affrontement de tigre de papier. Chacun voudra d’autant plus affirmer sa légitimité qu’il ne représente pas grand-chose sur le plan politique. Valls comme Talamoni sont en effet très minoritaire politiquement. Mais les minoritaires sont souvent capables de faire beaucoup de bruit à défaut de faire œuvre utile. Évidemment Valls aura beau jeu de s’affirmer comme le défenseur de l’intégrité territoriale et de la république face aux revendications ridicules de Talamoni  qui considère la France comme un pays ami mais étranger !  Succulent quand on sait que l’intéressé est né à  Saumur dans le Maine et Loire  et qu’il n’a appris que tardivement le corse.  Mais Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse, assume. Il ne renie en rien son provocateur « la France est un pays ami » lancé en janvier, après la victoire historique des nationalistes aux régionales. Inacceptable pour Matignon. « Ce n’était pas de l’humour », nous confie Talamoni, qui va plus loin. « Je n’ai jamais considéré que la Corse était française. Pour moi, la Corse est un pays, pas une entité administrative française. Je ne suis pas devenu français parce que je suis devenu président de l’Assemblée nationale de Corse ! » Un missile contre la ligne édictée par le Premier ministre, ouvert à un statut spécifique, mais dans le strict cadre de la Constitution. Entouré de quatre ministres, Manuel Valls est arrivé tard hier soir en Corse pour son premier déplacement depuis son entrée à Matignon. Et il compte bien insister sur la présence de l’Etat dans l’île. « La Corse a une place dans la République, mais le Premier ministre parlera aussi de la place de la République et de l’Etat en Corse », prévient-on fermement à Matignon.

 

 

Macron préconise aussi un référendum, ben voyons !

Macron préconise aussi un référendum, ben voyons !

 

C’est le nec plus ultra en matière de démocratie actuellement dans une France en pleine période électorale. Après les extrêmes de gauche et de droite, après Lemaire, après Sarkozy Macron fait aussi entendre sa petite musique démago et propose aussi son petit référendum mais celui-là à l’échelle de l’Europe. Comme si c’était la priorité du moment. Comme si dire oui ou non été la forme de démocratie suprême. Comme si la priorité n’était pas d’abord et d’engager une analyse sur l’état de l’union économique européenne et sur les scénarios possibles pour lui redonner sens et efficacité. Bref faire du Rocard pas du Le Pen ou du Sarkozy. Pas étonnant si dans une interview très récente au Point Rocard dans sa grande lucidité considérait  que ni Valls ni Macron  était dans l’histoire. Malheureusement Macron depuis quelques semaines se laisse aussi séduire par des démarches populistes ;  de ce point de vue, les Français ne sont pas dupes  de ceux  qui tentent de les séduire avec l’appât de la démocratie directe. Dans un sondage récent une majorité de Français se sont exprimés pour considérer que le référendum n’était pas la priorité du moment sur l’Europe. Emmanuel Macron, qui tiendra le 12 juillet, à deux jours de l’intervention présidentielle, le premier meeting de son mouvement, défend bien sûr l’idée, largement partagée depuis le Brexit d’une refonte de l’Europe.  Mais comment ? Il préconise à la fois une action de court  et de long terme. Avec l’idée d’une nécessaire régénération démocratique, qui passerait par un référendum sur l’avenir du vieux continent, non pas au niveau de chaque pays, mais via la consultation en même temps de tous les européens.

Sapin : «Le Brexit n’a pas d’effets sur notre économie» ! quelle incompétence !

Sapin : «Le Brexit n’a pas d’effets sur notre économie» ! quelle incompétence !

 

Plus incompétent que Sapin tu meurs. Avec sa langue de bois habituel Sapin vient en effet de déclarer que le brexit  n’a pas d’effet sur l’économie française et que–période électorale oblige les impôts vont même diminuer ;  curieux pour un homme qui s’est dit proche de Michel Rocard mais qui en fait pratique la langue mitterrandienne et hollandaise. Difficile de dire combien de fois Michel sapin lorsqu’il était ministre du travail avait prédit  l’inversion du chômage faisant de la méthode Coué le fondement de sa stratégie économique et politique. Première observation personne n’est en capacité de mesurer les effets du brexit. En effet l’effet le plus dévastateur concerne les  incertitudes qui pourraient naître dans l’esprit des investisseurs et des consommateurs. Or la confiance constitue un élément psychologique majeur.  Aussi nous n’attendons pas d’un ministre qu’il nous livre des propos de bistrot mais plutôt des éléments d’analyse, des scénarios possibles ;  mais Sapin est à l’économie  ce que McDo est à la gastronomie,  une grande consommation mais de médiocre qualité pour consommateurs pas trop exigeants. Dix jours après que le Royaume-Uni a décidé de quitter l’Union européenne, le ministre des Finances Michel Sapin affirme sans rire que « le Brexit n’a pas d’effets sur notre économie ». « Si le Brexit n’a pas d’effets trop négatifs, l’économie ira encore mieux l’année prochaine », a déclaré le locataire de Bercy ce matin sur Europe 1.  Du coup, le gouvernement pourrait revoir à la hausse sa prévision de croissance de 1,5% pour 2017. « Nous ferons tout pour que la croissance soit encore plus supérieure », a-t-il déclaré. Michel Sapin a confirmé que, dans ces conditions, les impôts baisseront en 2017, comme l’a promis la semaine dernière François Hollande.   Des baisses d’impôts qui seront financées par « les rentrées supplémentaires » générées par « la croissance supplémentaire », « sans perdre de vue notre objectif de passer sous les 3% de déficit en 2017″. Même si la Cour des comptes n’y croit pas. « C’est normal, c’est son rôle. Passer en dessous des 3% du PIB de déficit est un objectif intangible pour l’année prochaine », assure le ministre.

 

 

Il faut remettre en cause la directive sur les travailleurs détachés(Valls)

Il faut remettre en cause la directive sur les travailleurs détachés(Valls)

 

Pour une fois Valls a raison en remettant en cause le concept de travailleurs détachés. Une sorte de dumping social qui permet à des travailleurs étrangers d’être dispensé des contraintes sociales des pays dans lesquels ils sont déplacés. Ce qui provoque d’énormes différences de conditions de concurrence.  Ce sont les Etats d’Europe de l’est, dont l’entrée dans l’Union européenne est encore récente et dont les écarts économiques demeurent significatifs avec les autres Etats membres, qui enregistrent les coûts de la main d’oeuvre les plus faibles. Il s’élève à 3,70 euros en Bulgarie, à 4,60 euros en Roumanie et environ 6 euros en Lettonie et en Lituanie. A l’inverse le coût de la main d’oeuvre est généralement élevé en Europe du nord et de l’ouest. C’est le cas en Suède, auDanemark ou encore en Belgique, avec des coûts horaires respectifs de 40,10, 38,40 et 38 euros.  Au sein de l’UE, le coût horaire moyen de la main d’oeuvre s’est élevé en 2013 à 23,70 euros, alors que ce chiffre monte à 28,20 euros pour la zone euro. La France se situe largement au-dessus de cette moyenne, avec un coût horaire de la main d’oeuvre de 34,30 euros. Il n’y a donc pas photo avec ses écarts qui varient de 1 à 10. Dans le transport routier qui connaît depuis longtemps des formes de détachement notamment à travers le cabotage ces écarts ont tué le pavillon français à l’étranger. Pire au moins 30 % des camions qui opèrent sur le territoire national sont étrangers de sorte que les transporteurs routiers français sont condamnés à se replier sur les marchés régionaux. Pas étonnant si la loi Macron qui ambitionne d’imposer aux routiers détachés les mêmes conditions sociales qu’en France s’attirent les foudres des pays de l’Est. Pourtant faute  d’harmonisation sociale et fiscale il n’y a pas d’autres solutions que d’imposer aux travailleurs qui opèrent sur un même territoire les mêmes conditions sociales et fiscales La France pourrait donc ne plus appliquer la directive européenne sur les travailleurs détachés, si elle n’obtient pas gain de cause à Bruxelles sur sa demande d’un alignement «par le haut» des cotisations sociales versées. «C’est une directive qui date de 1996. Le gouvernement français cherche aujourd’hui à convaincre -et beaucoup de pays sont d’accord avec lui- qu’il faut changer, qu’il doit y avoir une égalité de traitement, par le haut, pour lutter contre le dumping social, qu’on doit payer les cotisations sociales les plus élevées (…) Si on ne nous entend pas, il faudra dire que la France n’applique plus cette directive», a déclaré Manuel Valls sur TF1, dans l’émission «Vie politique». Le chef du gouvernement n’a pas hésité à fustiger un «dispositif européen qui fait des ravages majeurs, terribles, dans le monde des salariés, le monde ouvrier». . Il y a une semaine, en déplacement en Normandie, le premier ministre avait estimé que le Brexit, résultat du référendum britannique en faveur du départ de l’Union européenne, permettait de «clarifier» les débats et «refonder» une Europe plus sociale, notamment en bannissant le dumping social et fiscal.  Le recours au détachement a concerné, en 2015, 286.025 travailleurs (+25% par rapport à 2014). La Pologne est le principal pays d’origine des salariés détachés en France, avec 46.816 travailleurs. Suivent le Portugal (44.456), l’Espagne (35.231) et la Roumanie (30.594). Le bâtiment-travaux publics (BTP) reste le premier secteur concerné (27% des déclarations).

(Avec Afp et le Figaro)

 

Foot euro 2016 France Islande : enfin un match plein ou presque

Foot euro 2016 France Islande : enfin un match plein ou presque

 

 

 

Compte tenu de l’ambiance délétère qui règne en France au plan économique et social, compte tenu de la météo pourrie, cette victoire fait vraiment  du bien. Une victoire magnifique et qui ne souffre d’aucune contestation. La France a enfin  réalisé ce qui était nécessaire en alliant les qualités techniques à l’engagement dés la première minute. La première mi-temps a été somptueuse. Ce match a clairement la démontré la différence entre le niveau international des bleus et celui de la vaillante équipe de l’Islande aux supporters merveilleux de sportivité et d’enthousiasme. D’ores et déjà les islandais ont remporté la coupe d’Europe des supporters ex aequo peut-être avec les Irlandais. Au-delà de la différence de niveau technique il faut peut-être prendre aussi en compte la fatigue de l’équipe islandaise qui n’a pas changé de composition depuis le début de la compétition  et qui a semblé un peu émoussée d’autant que les Français se sont comportés comme des morts de faim dés le premier coup de sifflet. Ce match confirme cependant les forces et les faiblesses de l’équipe de France. L’attaque a été flamboyante avec notamment Griezmann, par contre la défense suscite toujours des inquiétudes. On peut comprendre que les Français se soient relâchés en seconde mi-temps compte tenu de l’écart de buts ;  pour autan t la défense a fait preuve de coupables insuffisances lors des deux buts marqués par les islandais. Une satisfaction à signaler : la réhabilitation du milieu Matuidi, Pogba et Sissoko. On espère évidemment le même engagement vis-à-vis de l’Allemagne en demi finale, ce sera un autre challenge car le niveau footballistique des Allemands n’a rien à voir avec celui des islandais. La victoire contre les allemands est cependant possible si la France continue d’articuler l’engagement physique avec son haut niveau technique et une forte solidarité entre les lignes. Il faudra aussi jouer tout le match et pas seulement une mi-temps.

Après le brexit, des taux bas pour longtemps

Après le brexit, des taux bas pour longtemps

Il y aura au moins une conséquence heureuse pour l’économie mondiale après le brexit: l’assurance à peu près totale de connaître des taux bas pendant encore longtemps. Une conséquence heureuse dans la mesure où avant le brexit l’économie mondiale manifestait déjà des signes réels de tassement y compris aux États-Unis et au Royaume uni. Un relèvement précipité des taux  aurait constitué en quelque sorte une mesure à contre-courant en affaiblissant un peu plus la croissance non seulement celle des États-Unis mais celle de l’économie mondiale en raison de l’effet de diffusion. La faiblesse des taux pourra permettre de soutenir une économie dont la croissance est très faiblarde, en outre elle permettra des reports sur le marché des actions car la rémunération des ses obligations notamment est trop insignifiante voire négative. Après les incertitudes provoquées par la décision des électeurs britanniques de sortir de l’Union européenne à l’occasion du référendum organisé le 23 juin, Wall Street a repris pied, confortée par le sentiment que les taux d’intérêt aux Etats-Unis ne seront pas relevés de sitôt. Le résultat du référendum du 23 juin a donné naissance à beaucoup d’incertitudes concernant l’avenir de la Grande-Bretagne, de l’Union européenne et de l’économie mondiale. Mais comme il faudra beaucoup de temps pour régler toutes les questions soulevées par le Brexit, les investisseurs se concentrent sur ce qu’ils considèrent comme un acquis pour le futur proche : que la Réserve fédérale n’est pas prête dans l’immédiat de relever ses taux. Tout en gardant un oeil sur les implications du vote britannique, les investisseurs seront surtout attentifs cette semaine aux chiffres de l’emploi du mois de juin, dont la publication est prévue vendredi. Les économistes tablent à ce stade à 175.000 créations d’emplois en juin. Même si le chiffre se révèle supérieur aux attentes, il ne devrait pas pour autant redonner naissance à des anticipations d’une hausse des taux imminente. En revanche, s’il est aussi faible que celui du mois de mai – 38.000 créations d’emplois contre 164.000 attendues – les acteurs de marché pourraient se poser des questions sur la solidité de la croissance américaine. « S’il y a un nouveau choc, les gens vont commencer à penser qu’il s’agit d’une tendance et il y aura des craintes de récession », a déclaré Aaron Jett, vice-président chez Bel Air Investment Advisors.

(Avec Reuters)

Université d’été du PS annulée ou la faiblesse de l’État

Université d’été du PS annulée  ou la faiblesse de l’État

L’annulation de l’université d’été du parti socialiste ne constitue sans doute pas en soi un dommage grave à la réflexion politique pour autant cette annulation témoigne du climat délétère qui règne en France aussi des actes à caractère fascisant de certains radicaux politiques ou syndicaux. Comment en effet ne pas être choqué par cette   décision du parti socialiste d’annuler son université en raison des violences vraisemblables de la part essentiellement des ultras gauchistes et des anarchistes. Cela témoigne aussi de la déliquescence de l’État dans la première mission régalienne et d’assurer la sécurité notamment en protégeant les libertés individuelles et collectives. Il faut évidemment condamner cette violence et le climat qui la favorise et de ce point de vue le discours de certains responsables politiques et syndicaux diffusant une ambiance de haine est intolérable dans une démocratie comme celle de la France. Ce n’est pas seulement le parti socialiste qui est visé mais la démocratie dans son essence. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a annoncé dimanche le report probable, voire la suspension de l’université d’été de sa formation pour éviter les violences dont ce rendez-vous annuel pourrait être la cible. Le PS et ses alliés avaient initialement prévu de l’organiser du 26 au 28 août à Nantes, et non à La Rochelle où elle se tenait depuis 1993, mais le chef de file socialiste a revu ses plans en raison du climat social électrique. « C’est une question à laquelle je réfléchis depuis un moment et je pense que, devant les risques de violences à Nantes, ou dans tout autre endroit où se tiendrait l’université d’été de la Belle Alliance populaire, il vaut mieux reporter, suspendre l’université de cet été », a-t-il déclaré sur France 3. « C’est ce que je ferai comme proposition aux acteurs de la Belle Alliance (une coalition rassemblant autour du PS les fidèles de François Hollande, NDLR) », a-t-il ajouté. Selon Jean-Christophe Cambadélis, « il faut trouver une autre date qui permette de faire les choses avec plus de sérénité ». « On nous menaçait de violences sur nos militants, on nous menaçait de saccager l’ensemble de la ville. Je ne peux pas avoir demandé à la CGT de suspendre ses manifestations au vu des violences et moi-même maintenir l’université », a-t-il justifié. Fin juin, un collectif réunissant notamment des « étudiants », des « syndicalistes » et des opposants à la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) avait appelé à « rendre impossible cette université d’été ». « Les idées fusent déjà, on projette des blocages, on imagine une occupation de la ville, une manif monstre, une université d’été du peuple », pouvait-on lire dans un communiqué de ce collectif. La maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, a salué l’annonce de Jean-Christophe Cambadélis, qu’elle juge « responsable ». « Les Nantais ont droit à un été serein (…) Il y avait deux formes de risques: le premier, celui des dégradations, des violences, l’autre, pour des raisons de sécurité, celui du bouclage, de la paralysie de la ville », a-t-elle dit sur France 3. Depuis le début de la contestation contre le projet de réforme du Code du travail, en février, plusieurs permanences du PS ont fait l’objet de dégradations, le siège de la fédération de l’Isère ayant même été visé par des tirs.

(Avec Reuters)

120 morts à Bagdad : le retour de la plus totale barbarie

120 morts à Bagdad : le retour de la plus totale barbarie

 

L’humanité est sans doute en train de sécréter une nouvelle espèce humaine très proche de l’animal « homo barbarus». L’homo sapiens avait triomphé de l’homme de Neandertal en particulier grâce à son intelligence, la nouvelle espèce elle pourrait triompher grâce à son immonde et cruelle bêtise. Une espèce maintenant répandue dans tout les pays du monde ou presque et qui entend soumettre toutes les populations à ses règles religieuses et sociétales. Le moyen utilisé n’est évidemment pas la démocratie mais la tuerie systématique, bête et aveugle. Dernier exemple en date, près de 120 personnes ont été tuées et quelque 200 autres blessées dans deux attentats qui ont visé des quartiers populaires de Bagdad dans la nuit de samedi à dimanche, alors que les habitants étaient rassemblés pour célébrer le ramadan, selon un bilan fourni par la police et les services médicaux. L’attentat le plus meurtrier, revendiqué par le groupe extrémiste sunnite Etat islamique dans un communiqué diffusé par ses partisans sur les réseaux sociaux, a eu lieu vers minuit dans le secteur commerçant de Karrada. Un camion réfrigéré chargé d’explosifs a été actionné, faisant 115 morts et 200 blessés. L’EI a dit qu’il s’agissait d’un attentat suicide. Karrada est un quartier à majorité chiite où vit également une petite communauté chrétienne et qui abrite aussi plusieurs mosquées sunnites. Il est de plus en plus clair que l’État islamique qui accumule les défaites militaires sur le terrain à décidé de faire du terrorisme au plan mondial sa principale stratégie. Les activistes « cherchent à effacer leur humiliante défaite de Falloudja », a déclaré Djassim al Bahadli, ancien officier de l’armée reconverti en expert des questions de sécurité à Bagdad. « C’était une erreur pour le gouvernement de penser que la source des attentats était confinée à une seule région », a-t-il ajouté. « Il y a des cellules dormantes qui opèrent indépendamment les unes des autres. » Malheureusement le monde compte suffisamment d’abrutis, de sectaires, de ratés pour alimenter cette stratégie de terreur qui donne une légitimité religieuse à la violence d’êtres barbares.

Michel Rocard, un hommage unanime et suspect de la gauche

Michel Rocard, un hommage unanime et suspect de la gauche

 

L’unanimité de la classe politique pour rendre hommage à Michel Rocard est pour le moins suspecte surtout de la part de la gauche. La vérité c’est que les mitterrandiens (c’est-à-dire la plus grande partie du parti socialiste)  n’ont jamais accepté la philosophie politique de Michel Rocard trop social-démocrate, trop intellectuel et aussi il faut bien le dire trop rigoureux. Le parti socialiste a toujours préféré les personnages ambigus au discours radicaux lors des périodes électorales et qui se sont ensuite embourbés dans une gestion approximative lorsqu’ils étaient au pouvoir. En fait le parti socialiste, à commencer par Mitterrand, à tué Michel Rocard renvoyé à son seul rôle d’oracle. Un Oracle dont d’ailleurs la plupart ne comprenait pas les propos car Michel Rocard était un des rares à être capable d’articuler les problématiques économiques, sociales, environnementales et sociétales, cela à l’échelle internationale. En outre Michel Rocard était un des centralisateurs, un partisan de la négociation avec les corps intermédiaires et notamment les partenaires sociaux. Alors que le parti socialiste a toujours été étatiste et ce ne sont pas les mesures de décentralisation de Deferre qui ont beaucoup changé la donne de ce point de vue. En effet les élus régionaux comme locaux sont toujours condamnés à ne s’occuper que de  crottes de chat en matière économique. Il faut surtout se rappeler que François Mitterrand a fusillé en plein vol la carrière de Michel Rocard en particulier lorsqu’il a démissionné ce dernier en raison de sa popularité et de ses succès comme Premier ministre. François Mitterrand a mené une véritable guérilla contre son Premier ministre qui, pendant trois ans, jusqu’au 15 mai 1991, a néanmoins procédé à nombre de réformes importantes, dont celle des retraites, et introduit un nouvel impôt, la CSG. « Démissionné » par le président, Michel Rocard devient alors Premier secrétaire du Parti socialiste en 1993 après le retour de la droite au pouvoir. Sa carrière a enregistré  de nombreux revers, en partie provoqués par la vengeance de François Mitterrand et les oligarques du parti socialiste.

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Euro foot 2016 France Islande : un match plein et engagé ou l’humiliation ?

Euro foot 2016 France Islande : un match plein et engagé ou l’humiliation ?

 

On attend enfin un match plein et engagé de la part d’une équipe de France particulièrement crispante depuis le début de la compétition. Jusque-là le 11 français n’a joué que par intermittence, au mieux une mi-temps. D’évidence ce qui manque c’est le niveau d’engagement et la vitesse. Or les Islandais qui ne sont pas des stars du foot international se caractérisent  par un engagement total, une solidarité étonnante et une condition physique encore plus surprenante. On sait par avance comment vont jouer les Finlandais : à fond du début à la fin avec une défense intraitable. Or la France manifeste malheureusement certaines faiblesses, la plus importante concerne la défense hésitante, lente et empruntée,  en particulier avec Evra qui de toute évidence n’a plus sa place au niveau international même s’il peut justifier d’une carrière exceptionnelle. Le milieu est lui aussi assez énigmatique et parfois absent avec notamment Pogba et Matuidi qui paraissent fatigués. Devant seuls Griezmann et Payet paraissent au-dessus du lot mais aussi jouent par intermittence. Or pour gagner contre la Finlande il conviendra de jouer sur la technique très supérieure des Français à condition que cette technique soit servie par un engagement physique total et une solidarité entre toutes les lignes. En clair ne pas attendre les dernières minutes pour marquer voir même les prolongations  ou les tirs au but. Il faudra donc scorer  très rapidement et plusieurs fois pour se mettre à l’abri. Sinon c’est l’humiliation qui sera assurée. On attend aussi du sélectionneur un peu plus de dynamisme et de présence. Sa place est d’être dans le carré réservé aux entraîneurs et non assis sur le banc de touche.

Scandale affaire Tapie : Un enterrement prévisible ? Pourquoi

Scandale affaire Tapie : Un enterrement prévisible ? Pourquoi

 

C’est là énième décision de justice cet avis de la Cour de cassation qui a confirmé jeudi l’annulation de l’arbitrage qui a accordé 404 millions d’euros à Bernard Tapie en 2008 pour solder son litige avec le Crédit lyonnais sur la revente d’Adidas. Pour autant le dossier est loin d’être clos et risque même d’être enterré dans les méandres judiciaires. Cela d’autant plus que le dossier est depuis son début sous l’influence politique de gauche et de droite. On peut donc imaginer qu’on  sollicitera le droit pour faire durer le plaisir et permettre sans doute à la droite revenue pouvoir en 2017 de classer définitivement le dossier. Un dossier vieux de plus de 20 ans qui implique la gauche comme la droite et qui explique largement l’embourbement de cette affaire sert dans les procédures juridiques. À écouter l’avocat de Tapie Frédéric Thiriez sur BFM il se pourrait que la procédure soit entièrement recommencée, traduction elle pourrait encore durer une vingtaine d’années ! Les implications tant politiques que financières expliquent largement les atermoiements, les contradictions et même les magouilles de ce dossier. Il faut en effet se souvenir que Tapie s’étant  rapproché de la gauche et ayant de fait apporté son soutien à Mitterrand  a pu bénéficier d’un prêt d’une filiale du Crédit lyonnais ( plus de 300 millions) qui lui ont permis d’acquérir Adidas à bon compte sans  trop mettre en cause son propre patrimoine . Ministre par la suite a revendu Adidas par l’intermédiaire du Crédit lyonnais qu’il accuse de l’avoir floué. Du coup une action juridique a été entamée à propos du montant de la transaction et de l’escroquerie dont il aurait été victime. Mais la procédure judiciaire à brutalement été interrompu par Sarkozy pour lui substituer un tribunal arbitral bidon composé de copains et de coquins qui ont donné raison à Tapie  contre l’État. Pourquoi Sarkozy est-il intervenu ? Tout simplement parce que Tapie lui a apporté son soutien pour l’élection présidentielle de 2007. Un petit cadeau entre amis en quelque sorte. Pour l’instant Sarkozy n’est pas officiellement impliqué. Seul parmi les responsables politiques sont concernés Christine Lagarde actuelle directrice du FMI et aussi Richard le président d’Orange. La question se pose d’envoyer Christine Lagarde devant la cour de justice (une justice d’exception très tolérante pour anciens politiques). Mais la France hésite à persécuter Christine Lagarde qui  joue un rôle essentiel au fond monétaire international dans la mesure où elle évite de pointer par trop le doigt sur les insuffisances de gestion financière de la France. La France qui par ailleurs n’a pas intérêt à voir la direction du FMI lui échapper. Même prudence à l’égard de Richard président du très stratégique groupe international Orange qu’il serait hasardeux de déstabiliser en sanctionnant son patron. La gauche n’a aucun intérêt à faire pression sur la justice pour accélérer (un euphémisme) la gestion juridique du dossier car on risque de remonter aux sources de l’affaire quand Mitterrand, Bérégovoy et le parti socialiste ont facilité le prêt à Tapie  par le crédit lyonnais alors nationalisé. Dernière facteur explicatif qui pourrait permettre de comprendre la perspective d’un enterrement de cette affaire, Hollande ne souhaite pas déstabiliser un peu plus Sarkozy qui si  Christine Lagarde est officiellement impliquée risque aussi d’être éclaboussée si l’on en juge le nombre incroyable de réunions qui ont été organisées à l’Élysée sur cette affaire en présence même de Tapie lorsque Sarkozy était président de la république. Hollande veut donc préserver Sarkozy en espérant la voir comme adversaire car il craint par-dessus tout d’avoir à affronter Juppé. Notons d’ailleurs que toutes les affaires concernant Sarkozy traînent particulièrement en longueur sans doute précisément pour cette raison. Du coup la décision récente de la Cour de cassation n’est sans doute qu’un épilogue dans une saga qui pourrait se prolonger encore pendant des années et des années avant finalement d’être oubliée. Dans son arrêt, la Cour de cassation valide donc  l’analyse de la cour d’appel, qui concluait à la « fraude » civile, soulignant l’existence de « liens personnels anciens, étroits et répétés » entre Bernard Tapie et l’un des trois juges arbitres, Pierre Estoup, et leur « dissimulation ». « Cette dissimulation participait de l’accomplissement du dessein, ourdi par l’arbitre, de concert avec M. Tapie et son représentant, de favoriser, au cours de l’arbitrage, les intérêts de cette partie », ajoute la plus haute juridiction. La Cour de cassation reconnaît également la compétence de la cour d’appel de Paris, contestée par les avocats de l’homme d’affaires. Ces derniers soutenaient que l’arbitrage était international, et non interne, et plaidaient pour un jugement devant un tribunal arbitral nouvellement constitué.

Compte pénibilité : légitime mais bureaucratique

Compte pénibilité : légitime mais bureaucratique

De bonne foi il est légitime d’apprécier la prise en compte de la pénibilité pour le reclassement des travailleurs concernés et pour leur retraite. Ceci étant les mesures d’application comme souvent en France s’inscrivent dans la logique bureaucratique. La question centrale est de savoir si on peut définir des critères aussi théoriques pour apprécier la pénibilité et si cela relève de la responsabilité des chefs d’entreprise. Reste que la mise en œuvre de ce compte de pénibilité ressemble à une cathédrale administrative. La question se pose aussi de savoir si c’est bien à d’entreprise de définir les points à attribuer en fonction des conditions de travail spécifiques. Peut-être cette tâche devrait-elle incomber à la médecine du travail à la fois pour une évaluation plus neutre mais aussi pour une approche individualisée de la pénibilité car tout critère moyen n’a guère de sens compte tenu de la diversité des contextes de travail.  Le patronat est donc entré en résistance contre le compte pénibilité, dont un nouveau volet entre en vigueur le 1er juillet, en menaçant de ne pas appliquer ce dispositif de prévention des conditions de travail pénibles. « Nous ne savons pas appliquer la loi (…) Sur les six nouveaux critères, nous ne savons pas faire », a déclaré mercredi le président du Medef, lors d’une rencontre avec la presse. « Rendez-vous dans deux jours, on ne saura pas faire (…) On a alerté le gouvernement depuis des semaines, des mois », a ajouté Pierre Gattaz. « Dans l’état actuel, les entreprises ne pourront pas appliquer le dispositif pénibilité. » Il a estimé que « l’administration ne sait pas faire non plus. » La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, a dénoncé la position du patronat, jugeant que « la démocratie ne s’arrête pas aux portes du Medef ». « Pierre Gattaz met en difficulté les entreprises et s’attaque aux droits des Français », a-t-elle écrit sur Twitter. Le Compte personnel de prévention de la pénibilité (CPPP), intégré au Compte personnel d’activité (CPA) créé par le projet de loi Travail en cours d’examen au Parlement, attribue des points aux salariés exposés à des conditions de travail pénibles ou à des risques professionnels. Ce compte, plafonné à 100 points sur l’ensemble de la carrière, ouvre droit à une formation professionnelle pour accéder à un emploi moins exposé, à un passage à temps partiel sans baisse de rémunération ou à une retraite anticipée. Dix facteurs de pénibilité ont été recensés dans le cadre de la dernière réforme des retraites. Les quatre premiers (travail de nuit, en équipes alternées, répétitif ou à cadence contrainte et en milieu hyperbare) sont pris en compte depuis janvier 2015. Les six autres (manutention de charges lourdes, postures pénibles, vibrations mécaniques, contact avec des agents chimiques dangereux, températures extrêmes et bruit) sont censés être pris en compte à partir de vendredi.

(Avec Reuters)

« Valls, Macron sont loin de l’histoire » (Rocard)

« Valls, Macron sont loin de l’histoire » (Rocard)

 

 

Curieux ce décalage entre le concert de louanges après le décès de Michel Rocard et ce que pensait  Michel Rocard lui-même de ceux qui l’encensent  aujourd’hui. Sans doute faut-il attribuer cela au rituel  habituel après la mort d’un d’une très grande personnalité. dans  une interview très récente du 23 juin dans Le Point Michel Rocard considérait  encore que la gauche française était la plus rétrograde d’Europe. Une analyse récurrente chez Michel Rocard qui a toujours estimé  que la gauche française et en particulier le parti socialiste avec un retard de près d’un siècle sur son temps. Il estimait que la gauche française était restée marxiste et archaïque. Pas étonnant le parti socialiste s’est toujours accroché au vieux concept marxiste lors de ses congrès. Faut-il rappeler que François Mitterrand lui-même avait promit la rupture avec le capitalisme avant de capituler en rase campagne et d’abandonner ses convictions à peine deux ans après son accession au pouvoir comme président  de la république. Même ceux qui se déclarent ses héritiers ne trouvaient pas grâce aux yeux de Michel Rocard y compris Valls et Macron « qui sont bien loin de l’histoire ». Et pour cause ceux qui sont considérés comme les moins rétrogrades à gauche ne sont que le produit de l’oligarchie entrés par la petite porte des accointances  de l’élite. Valls d’abord ancien conseiller parlementaire entré comme beaucoup par effraction dans les instances dirigeantes du parti socialiste. Macron qui ne doit son entrée en politique et au gouvernement qu’à ses amitiés d’énarque avec Hollande. Que dire des autres (Sapin, Hamon,  Hollande etc.) qui certes ont approché Michel Rocard mais ne partagent rien de sa philosophie, de sa rigueur, de son intelligence et de son ouverture. Ouverture sur le monde, ouverture sur la société ouverture sur la complexité qui caractérise la crise aujourd’hui. Mort ce samedi 2 juillet, Michel Rocard a donné sa dernière interview au Point, dans l’édition du 23 juin, dans laquelle il n’épargne pas ses camarades du Parti socialiste. Dans cet entretien, il fustigeait la gauche française, « la plus rétrograde d’Europe » à ses yeux, et jugeait que « les droits des citoyens ne se résument pas aux ‘acquis sociaux’ ». « Le véritable socialisme, c’est l’accès pour tous aux activités de l’esprit », jugeait-il. Michel Rocard laisse un mordant testament politique. « La gauche a perdu la bataille des idées », considère-t-il. Lui qui a toujours incarné une « deuxième gauche », plutôt social-démocrate, s’éloignant du marxisme, juge que « dans toute l’Europe, la gauche française est celle qui a été la plus marquée par le marxisme ». « On peut admettre que la pensée politique marxiste, ou ce qu’il en reste, est rétrograde ». François Hollande n’échappe pas aux critiques de Michel Rocard, qui lui demande de « changer ». « Le problème de François Hollande, c’est d’être un enfant des médias », lâche-t-il, visant « sa culture et sa tête ancrées dans le quotidien ». « Mais le quotidien n’a à peu près aucune importance ». Et il ne manque pas de tacler celui qui fut son adversaire au sein du Parti socialiste pendant des années: « Cet excès de dépendance des politiques aux médias est typique de la pratique mitterrandienne ».

(Avec RTL)

Michel Rocard : un intellectuel et un homme d’éthique trop complexe pour la gauche

Michel Rocard : un intellectuel et un homme d’éthique trop complexe pour la gauche

 

Aujourd’hui évidemment c’est le concert de louanges y compris de ceux  qui ne partagent  à peu près rien avec Michel Rocard. La vérité c’est que Michel Rocard n’a jamais été vraiment accepté par cette gauche qui se caractérise en général par un discours radical avant les échéances électorales et une pratique molle et ambiguë lorsqu’elle parvient pouvoir. Finalement le même reproche que faisait déjà Michel Rocard à la SFIO de Guy Mollet. Première observation et de taille l’homme politique Michel Rocard était un intellectuel capable d’approfondir et d’articuler les problématiques économiques, sociales, environnementales et sociétales,  cela y compris au plan international. Pas étonnant si nombre de ses  collègues socialistes admettaient ne pas comprendre grand-chose à ses analyses. Pourquoi tout simplement parce que les intellectuels à gauche sont rares voire inexistants. On attend encore une analyse un peu novatrice, un peu pertinente de la plupart des responsables socialistes. Des socialistes qui pour faire moderne reprennent tout simplement et maladroitement certaines propositions intéressantes de la droite. Du coup les électeurs enivrés les propos radicaux et démagogiques des campagnes électorales se retrouvent complètement déboussolés par la gestion des socialistes parvenus au pouvoir. La plupart des responsables socialistes se réfugient  donc dans une sorte de langue de bois qui marque le grand vide politique et culturel. On objectera aussi à juste titre que les intellectuels se font rares aussi à droite, cela ne saurait  constituer  évidemment une excuse pour la gauche. La plupart des responsables politiques actuellement en France sont intellectuellement creux. Il suffit pour s’en persuader d’examiner le profil de la plupart des candidats à l’élection présidentielle de 2017. Le vide intellectuel est sidéral à gauche bien sûr mais aussi à droite y compris et peut-être surtout aux extrêmes. Des grandes gueules, des marchands d’illusions purs produits du système médiatique qui préfère  les clowns bruyants aux  intellos discrets et rigoureux. La vérité c’est que Michel Rocard n’a jamais été compris ni admis par cette gauche qui revendique frauduleusement son héritage. Michel Rocard a toujours été marginalisé au sein du petit socialiste voire  écarté brutalement notamment par François Mitterrand, un homme de culture ,lui ,mais qui ne s’est jamais embarrassé de conviction en slalomant entre  de l’extrême droite à l’extrême gauche pour finir dans le marais des gestionnaires incompétents,  avec en plus des deux amitiés très sulfureuses. « Jusqu’à son dernier souffle, il a continué à avancer des idées et à proposer ses solutions. Jamais il n’exprimait une nostalgie ou un regret. Seul comptait l’avenir. Michel Rocard a réussi à être un homme d’Etat respecté, un intellectuel brillant et un militant fidèle à l’idéal pour lequel il avait très jeune décidé de consacrer sa vie », cependant dit Hollande que tout oppose à Michel Rocard. « Il a incarné la modernisation de la gauche et l’exigence de dire la vérité. Il était l’homme du ‘parler vrai’. Il restera un exemple de droiture, d’intelligence et d’ardeur. Il savait en même temps rêver le monde et tout faire pour le changer », a aussi déclaré Valls qui sans doute à oublier les convictions de démocratie participative de Michel Rocard, lequel s’est toujours évertué à rechercher les compromis avec toutes les parties. Pas vraiment le style de Valls à la capacité d’analyse limitée jouant les adjudants chef pour tenter de ressembler à Clémenceau.

Le projet des républicains très contesté

 

Le projet des républicains très contesté

 

À l’arrache comme d’habitude Sarkozy a fait entériner un projet politique des républicains ; projet qui est en fait le sien et qui vise à cadenasser les autres candidats à la primaire de la droite. Un projet largement soutenu par un conseil national par avance acquis aux idées de Sarkozy mais contesté par des juppéistes qui n’apprécient  pas cette démocratie « de type nord-coréenne ». En clair la plupart des concurrents de Sarkozy  pour la primaire de la droite contestent  à la fois la méthode et le fond, beaucoup d’ailleurs étaient absents lors du vote de ce projet. Sarkozy comme d’habitude n’a pas fait dans la dentelle pour démolir ses concurrents et en particulier Juppé qui avait choisi de discuter avec des journalistes plutôt que de participer à cette mascarade.  Nicolas Sarkozy n’a donc pas apprécié et a fustigé les absents dans son discours de clôture : « C’est plus facile d’être sur le trottoir et de parler à quelques journalistes, c’est moins facile d’être au milieu des siens. Les juppéistes expliquaient avoir choisi l’abstention plutôt que l’absentéisme pour marquer leur différence. « C’est plutôt le projet de Nicolas Sarkozy. Je ne vais pas demander à Nicolas Sarkozy ou à ses proches de voter le projet d’Alain Juppé. L’inverse est donc vrai », a justifié le député juppéiste Benoist Apparu auprès de journalistes. Bruno Le Maire, désormais « troisième homme » des sondages, a lui boycotté la réunion du « parlement » de LR, préférant s’exprimer aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence. Là encore, Nicolas Sarkozy s’est montré cinglant avec son ancien ministre : « Quand on était ensemble au gouvernement, il y en a assez peu qui m’ont dit : ‘Je t’en supplie, je veux sortir tant je suis en désaccord!’ »

(Avec Reuters)

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