Archive mensuelle de juin 2016

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Amazon: danger pour le commerce traditionnel

Amazon: danger pour le commerce traditionnel

Ce pourrait bien être la prochaine révolution dans l’e-commerce avec la venue d’Amazon à Paris pour les produits alimentaires. Un sondage de Toluna pour LSA montre que les consommateurs  déjà très enthousiastes à l’annonce de ce nouveau service. Selon cette étude, 26% des Franciliens se déclarent intéressés par le nouveau service Amazon Prime Now, dont 6,6% très intéressés. Si on resserre à la capitale et à la petite couronne, cette proportion monte même à 30,4% (dont 7,6% de très intéressés). Si ces mêmes consommateurs venaient à avoir une utilisation régulière d’Amazon Prime Now, l’américain pourrait effectivement faire très mal aux commerces de la capitale.   Et c’est le service « gratuit » qui intéresse particulièrement les Franciliens. Amazon Prime Now se décline en effet en deux formules: une livraison en moins d’une heure moyennant des frais de 5,90 euros. Une autre en deux heures sans supplément. Pour rappel, pour y accéder, les clients devront disposer d’un compte Amazon Premium à 49 euros par an. C’est donc la livraison en deux heures qui prédomine. 29,4% des habitants d’Ile-de-France interrogés veulent tester cette formule contre seulement 1,5% pour la version payante.  Quels sont les produits qui intéressent particulièrement ces consommateurs? Principalement des articles de grande consommation standardisés comme les boissons (52,7%), l’épicerie (43,7%), l’entretien (43%) et l’hygiène-beauté (40,4%). L’appétit est moindre pour les produits frais comme les légumes (36,7%), la viande (29%) et le poisson (23,5%) ou même les surgelés (37,4%). Les consommateurs préfèrent en général choisir eux-mêmes leurs produits frais (les fruits et légumes notamment) et n’ont peut-être qu’une confiance limitée dans le service de livraison d’Amazon (respect de la chaîne du froid, etc.).

Electricité: l’UFC va proposer des prix jusqu’à 15% moins chers

Electricité: l’UFC va proposer des prix jusqu’à 15% moins chers

Peut-être une réaction aux augmentations rétroactives d’EDF validé par ailleurs par le Conseil d’État, en tout cas l’organisation de consommateurs va organiser une action groupée auprès des fournisseurs d’électricité pour obtenir auprès des producteurs des prix notoirement plus attractifs.  Paradoxe apparent ce sont les producteurs privés concurrents de DF qui ont introduit une action auprès du conseil d’État pour faire augmenter les tarifs d’EDF ! L’UFC-Que Choisir a dit, mardi 21 juin, espérer pouvoir proposer aux consommateurs une offre d’électricité jusqu’à 15% moins chère que les tarifs réglementés pratiqués par EDF, dans le cadre d’une opération d’abonnement groupé à laquelle les groupes Engie et Lampiris comptent participer. L’association de consommateurs, qui avait déjà mené deux campagnes d’achat groupé pour le gaz naturel uniquement, a donné mardi le coup d’envoi d’une nouvelle opération pour stimuler la concurrence dans le secteur de l’énergie et proposer aux particuliers des offres plus avantageuses que celles actuellement disponibles sur le marché, en gaz mais aussi en électricité. « Les prix vont baisser en proportion du nombre de consommateurs qui auront manifesté leur intérêt », a expliqué le président de l’UFC-Que Choisir, Alain Bazot, lors d’une conférence téléphonique. « Si on atteignait 300.000 (participants), qui serait vraiment un très beau score (…), on pourrait espérer des offres à -14%, peut-être -15% par rapport aux tarifs réglementés » de l’électricité appliqués par EDF à 88% des ménages français. « L’enjeu pour nous, c’est que les consommateurs comprennent que ce n’est pas une fatalité d’être aux tarifs réglementés d’EDF, qu’on peut changer à tout moment, que c’est facile, que c’est gratuit », a souligné M. Bazot. Dans le gaz, où l’ouverture à la concurrence est un peu plus poussée, l’UFC-Que Choisir espère un gain d’environ 10% par rapport aux tarifs réglementés appliqués cette fois par Engie (ex-GDF Suez) à 57% des 10,6 millions d’abonnés au gaz. Les fournisseurs ont jusqu’à fin juin pour dire s’ils participent à cette campagne, qui fonctionne selon le principe d’une enchère inversée – l’offre la moins chère l’emportera. Les offres lauréates seront dévoilées le 22 septembre. »On se prépare à répondre pour l’électricité », a indiqué une porte-parole d’Engie à l’AFP. Le belge Lampiris, en cours de rachat par Total et lauréat des précédentes opérations de l’UFC-Que Choisir dans le gaz, a aussi dit envisager de se porter candidat, dans le gaz et l’électricité.EDF a lui indiqué qu’il ne participerait pas car l’électricien « souhaite garder le contact direct avec ses clients ». Les consommateurs peuvent eux s’inscrire gratuitement du 21 juin au 21 septembre, notamment sur internet (www.choisirensemble.fr) ou par téléphone. Chacun d’entre eux recevra ensuite, à partir du 10 octobre, une offre personnalisée à laquelle il sera libre de souscrire ou pas jusqu’au 30 novembre.

(Avec AFP)

Accord de Lafarge avec l’État islamique pour faire du fric

Accord de Lafarge avec l’État islamique pour faire du fric

Pour les multinationales l’argent n’a pas d’odeur, la preuve le groupe Lafarge s’est arrangé avec l’État islamique pour continuer de faire tourner son usine de ciment en Syrie. Ce n’est évidemment pas la première multinationale qui négocie avec des dictatures ou des terroristes pour faire leur business. En général c’est le recours aux pots-de-vin distribués aux décideurs locaux qui fait  office d’huile  dans les rouages du processus de décision. Le groupe Lafarge aurait, selon le journal Le Monde, négocié avec le groupe État islamique (EI) pour que sa cimenterie de Jalabiya en Syrie continue de produire entre 2013 et 2014. Le cimentier français Lafarge, qui a fusionné l’année dernière avec le suisse Holcim pour devenir le numéro un mondial, aurait trouvé des arrangements avec le groupe terroriste État islamique (EI ou Daech) afin que la production de la cimenterie syrienne de Jalabiyeh (située à 160 kilomètres au nord d’Alep) puisse continuer. Entre 2013 et 2014, lorsque l’EI contrôlait la région, Lafarge aurait, selon Le Monde, payé au prix fort le passage de ses camions tant pour l’approvisionnement du site d’une capacité annuelle de 3 millions de tonnes que pour la circulation du ciment. Lafarge a acheté la cimenterie en 2007 pour 600 millions d’euros au groupe égyptien Eurascom. C’est le plus gros investissement étranger en Syrie hors secteur pétrolier. Trois ans plus tard, en 2010, le site entre en production et a à peine le temps de trouver sa vitesse de croisière de 10.000 tonnes par jour que la guerre éclate en 2011. Deux ans plus tard, l’État islamique s’impose dans la région. En 2013, la production de la cimenterie baisse progressivement alors que le prix des sacs de 50 kg de ciment double. En 2014, l’EI prend possession du site, contraignant Lafarge à stopper sa production. Selon Le Monde, Lafarge aurait, au nom d’un certain pragmatisme économique, trouvé un terrain d’entente avec l’EI afin que le personnel puisse continuer de se rendre à la cimenterie entre juin 2013 et mars 2014. Des courriels envoyés par la direction de Lafarge en Syrie, publiés en partie par le site syrien proche de l’opposition Zaman Al-Wasl (auquel Le Monde se réfère), révèlent les arrangements de Lafarge avec le groupe djihadiste pour pouvoir poursuivre la production jusqu’au 19 septembre 2014. Le Monde souligne que pour ses approvisionnements, le groupe français passait par des intermédiaires et des négociants qui commercialisaient le pétrole raffiné par l’EI, contre rétribution. Pour preuve, le quotidien évoque un «laissez-passer estampillé du tampon de l’EI et visé par le directeur des finances de la wilaya (région) d’Alep, daté du 11 septembre 2014».

(Avec le monde)

 

Sondage: 60% des Français opposés à Notre-Dame des Landes

Sondage: 60% des Français opposés à Notre-Dame des Landes

Alors qu’un sondage réalisé par l’IFOP et diffusé par Ouest-France montré que les habitants de Loire Atlantique  étaient  favorable au projet à hauteur de 58 %, un autre sondage montre que 60% des Français sont opposés au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), selon OpinionWay réalisé pour l’association écologiste France Nature Environnement et que France Info révèle ce mercredi en exclusivité. Une contradiction qui met en évidence l’ambiguïté du référendum limité seulement au département de la Loire-Atlantique et validé par le conseil d’État. Lequel, qui n’est pas une contradiction près, a aussi ajouté que de toute façon le résultat ne changerait rien sur le plan juridique puisqu’il s’agit d’un projet national d’intérêt public déjà décidé ! Le paradoxe de la situation provient surtout du faite qu’il s’agit d’un projet d’intérêt national et qu’on limite la consultation aux seuls habitants de Loire-Atlantique.  La consultation pourrait créer un précédent juridique dans la mesure où il serait cohérent d’interroger les populations locales sur chaque équipement et ou infrastructure d’intérêt national. Mais une cohérence qui générerait une incohérence totale de la planification des investissements Dans la plupart des cas les populations locales s’opposent à ces équipements (exemple autoroute ou TGV). À l’inverse pour Notre-Dame des Landes les habitants de Loire Atlantique sont favorables mais pas ce de la région ni ceux de l’ensemble de la France. Dimanche 26 juin, 967.500 électeurs de Loire-Atlantique sont appelés à répondre à cette question : « Etes-vous favorable au projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes ? » France Nature Environnement a choisi d’interroger des citoyens de toute la France. Le but : montrer qu’en changeant d’échelle, le résultat du vote peut être très différent. En mars dernier, un sondage Ifop réalisé au niveau de la Loire-Atlantique indiquait en effet que 58% des personnes interrogées étaient « favorables » au projet. L’association environnementale réclame l’organisation d’une consultation nationale après le vote local, le futur aéroport étant un projet d’Etat financé en partie par les impôts de tous les contribuables.

(Avec Reuters

Le Qatar fait encore son marché et rachète Balmain

Le Qatar fait encore son marché et rachète Balmain

 

Le Qatar continue de faire son marché en France notamment dans les activités de luxe. Cette fois c’est même le fond personnel de la famille royale du Qatar qui rachète le couturier. Le fonds qatari Mayhoola s’apprête à racheter la maison de couture Balmain pour plus de 460 millions d’euros et l’opération pourrait être annoncée dès mercredi, ont déclaré à Reuters deux sources proches du dossier. Balmain, qui avait frôlé la faillite en 2004, est devenu l’une des plus belles « success stories » de la mode française sous la houlette de son ancien dirigeant Alain Hivelin et de ses deux derniers directeurs artistiques, Christophe Decarnin de 2006 à 2011 puis Olivier Rousteing, devenu le plus jeune designer de l’industrie à l’âge de 25 ans. Les propriétaires de Balmain, héritières d’Alain Hivelin, se sont entendues avec Mayhoola pour que ce dernier finance l’expansion internationale de la maison et le développement d’accessoires. La marque, qui compte moins de 10 boutiques dans le monde, est essentiellement vendue chez des distributeurs et a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 130 millions d’euros en 2015, en croissance de 25%, une performance dans un environnement de faible croissance pour le secteur du luxe. Emmanuel Diemoz, directeur général, devrait garder son poste pour le moment, tandis que son président Jean-François Dehecq devrait quitter le sien. La transaction devrait valoriser Balmain à environ 14 fois son excédent brut d’exploitation (Ebitda), en ligne avec les multiples de Prada et Jimmy Choo, ont précisé les sources. Mayhoola, un des véhicules d’investissement de la famille royale du Qatar, est propriétaire depuis 2012 de Valentino, qu’il entend mettre en Bourse en 2017. Il détient aussi une participation majoritaire dans le tailleur italien Pal Zileri et la marque anglaise Anya Hindmarch.

 

(Avec Reuters)

Les taux resteront bas (Fed)

Les taux resteront bas (Fed)

Comme le fût du canon, les taux resteront bas pendant un certain temps à indiqué  la présidente de la Banque centrale américaine (Fed). Le maintien de taux bas  est justifié par les incertitudes de la Banque centrale concernant d’une part le tassement de la croissance et des résultats de l’emploi très décevants. S’y ajoute un environnement international peu dynamique. Enfin la Fed attend pour prendre en compte les conséquences d’un éventuel Brexit. À noter aussi la mise en garde de la présidente de la banque centrale par rapport aux niveaux élevés des actions en décalage avec les résultats économiques. Les conséquences d. La Bourse de New York a clôturé en petite hausse mardi après les déclarations au Sénat de Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale, dont les investisseurs ont retenu le ton relativement optimiste sur l’économie, reléguant au second plan les interrogations suscitées par le référendum britannique de jeudi sur l’Union européenne. L’indice Dow Jones a gagné 24,86 points, soit 0,14%, à 17.829,73. Le Standard & Poor’s-500 a progressé de 5,65 points (+0,27%) à 2.088,90 et le Nasdaq Composite a pris 6,55 points (+0,14%) à 4.843,76. Lors de son audition semestrielle par la commission bancaire du Sénat, Janet Yellen a estimé que le scénario d’une récession aux Etats-Unis n’était pas le plus probable et elle a confirmé que les taux d’intérêt devraient rester bas « pendant un certain temps ». Elle a toutefois évoqué les risques de turbulences financières en cas de victoire du camp du « Leave » au référendum britannique de jeudi. « Le problème numéro un du marché est clairement le résultat du vote à venir au Royaume-Uni. Le sentiment général s’oriente dans le sens du ‘Remain’ et cela sert de soutien », a commenté Rick Meckler, président de LibertyView Capital Management. Plusieurs sondages publiés ces derniers jours ont en effet montré une remontée des intentions de vote en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l’UE mais d’autres donnent toujours le Brexit gagnant jeudi. Le rapport remis par la Fed au Congrès mardi note par ailleurs que les ratios cours/bénéfices des actions ont atteint un niveau « bien supérieur » à leur médiane des 30 dernières années, adoptant sur ce sujet un ton inhabituellement ferme.

(Avec Reuters)

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2017 : pour le Medef les partis politiques n’ont aucune vision

2017 : pour le Medef les partis politiques n’ont aucune vision

 

Pour une fois le Medef prend de la hauteur et tente de définir ce que pourraient être les grands aux enjeux pour le pays à l’occasion des élections présidentielles. Le Medef reconnaît par ailleurs ses propres contradictions internes et souligne aussi les difficultés à réformer le pays. L’organisation patronale règle en même temps ses comptes avec tous les partis politiques considérant qu’ils n’ont aucune vision. Une critique qui n’est pas totalement fausse dans la mesure où les candidats pour 2017 sont soit des fonctionnaires (Juppé, Hollande) soit des avocats (Sarkozy, Le Pen).  Le Medef, première organisation patronale française, a donc décidé de s’engager dans le débat présidentiel de 2017 en présentant son propre diagnostic et ses propositions pour la France de 2020. Cette contribution ne prendra pas la forme d’une liste de revendications mais d’un projet susceptible de redonner espoir à des Français réputés être l’un des peuples les plus pessimistes du monde, assurent les dirigeants du Medef. « Nous voulons contribuer à la campagne présidentielle », a expliqué mardi à la presse son président Pierre Gattaz. « La France va mal, les gens se castagnent, défilent (…) et n’ont plus d’espoir. Il faut redonner cet espoir. » « On voit bien que nos partis politiques, aujourd’hui, n’ont aucune vision pour notre pays », a-t-il poursuivi. « Celui qui aura cette vision à 10-20-30 ans (…) aura un atout incroyable sur des gens qui se présenteraient en disant juste ‘on va régler le problème des 35 heures ou de l’ISF’. »Dans un document de près de 200 pages qui sera diffusé à partir de mercredi, le Medef s’efforce de présenter cette vision « enthousiasmante » d’une France conquérante. Ce livre décortique sept défis à relever par la France, présente une méthode au coeur de laquelle il place l’entreprise et esquisse des orientations et des pistes. Pour le Medef, ces défis sont notamment la réponse de la France à la mondialisation et une redéfinition du projet européen – « Il faut qu’on fasse rêver avec l’Europe », souligne Pierre Gattaz à l’heure où le Royaume-Uni menace de la quitter. Il met aussi en avant l’innovation et les filières d’avenir, la révolution numérique et son impact sur le travail, le climat et la transition énergétique, l’épanouissement dans l’entreprise et le développement de l’entrepreneuriat. Parmi les pistes évoquées par le Medef, le document évoque sans surprise la nécessité d’instaurer une fiscalité plus simple et « moins pénalisante pour le travail comme pour le capital ». Il propose de créer un « nouveau modèle économique et social » fondé sur le dialogue social et la liberté d’entreprendre. Il estime que la priorité à l’accord d’entreprise instaurée par la loi El Khomri sur le travail ne pourra donner son plein effet qu’accompagnée d’une « rénovation du contrat de travail », avec des conditions de rupture plus souples. Autre thème connu : le Medef juge urgent d’alléger la part des entreprises dans le financement de la protection sociale, tout en admettant qu’elle peut être un facteur d’attractivité en retenant les talents et en facilitant la prise de risque. Dans un deuxième temps, l’organisation patronale publiera cet automne des propositions de réformes. Pierre Gattaz s’est dit très inquiet en raison de la difficulté à faire accepter des réformes, comme l’illustre la contestation du projet de loi réformant le marché du travail. « Est-ce qu’à chaque réforme ça va être le cirque comme pour la loi El Khomri ? » s’est-il interrogé. Il a reconnu que le climat social et l’image du Medef dans l’opinion publique et auprès des autres partenaires sociaux, notamment après l’échec des négociations sur l’assurance chômage () ne lui facilitaient pas la tâche. « Nous sommes prêts à nous remettre en question aussi », a dit Pierre Gattaz. « On essaye d’entraîner le plus de gens possible (…) en essayant d’enlever notre chapeau de patrons horribles (…) On a sans doute une énorme responsabilité. » « On n’a pas réussi à embarquer nos partenaires sociaux et les autres fédérations patronales », a-t-il ajouté. « Il faut regarder un peu devant et sortir des tranchées (…) Ce n’est pas simple, même au sein parfois de nos représentants. »

Air France : gel des mesures de productivité et annulation de la grève

Air France : gel des mesures de productivité et annulation de la grève

 

 

Une victoire à la Pyrrhus tant pour les syndicats corpo d’Air France que pour la direction puisque il a été  décidé de suspendre la grève prévue du 24 au 27 juin contre le gel des mesures de productivité jusqu’au 1er novembre. Une manière aussi de faciliter la transition à la direction d’Air France KLM avec un nouveau président. Une façon aussi pour les pilotes de prendre un peu de recul dans la mesure où la perspective de cette grève était devenue très impopulaire chez les usagers et la participation des pilotes très minoritaires. À noter aussi les très fortes critiques adressées par le syndicat des pilotes de KLM à leurs collègues d’Air France, le syndicat des pilotes de KLM considérant une nouvelle grève porterait une nouvelle atteinte à l’image du groupe et à ses équilibres financiers. Les syndicats de pilotes d’Air France ont donc annoncé mardi à Reuters la levée de leur préavis de grève du 24 au 27 juin, quelques heures après leur première rencontre avec le futur président d’Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac. Le successeur d’Alexandre de Juniac, qui prendra ses fonctions le 4 juillet, a proposé aux pilotes une trêve jusqu’au 1er novembre en échange du gel des nouvelles mesures à l’origine de leur grève du 11 au 14 juin, a déclaré Grégoire Aplincourt, le président du Syndicat des pilotes d’Air France (Spaf). « Nous avons décidé de parier sur la confiance dans la future direction, mais il ne s’agit pas d’un blanc-seing pour autant », a dit de son côté Véronique Damon, secrétaire générale du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), majoritaire chez Air France. Dans une lettre aux pilotes que Reuters a consultée, le SNPL, le Spaf et Alter, autre syndicat de pilotes de la compagnie, se félicitent du « retrait de l’agression lancée par l’ancienne garde », faisant référence aux mesures en place depuis le 1er juin qui baissaient de leurs rémunérations. Les trois organisations disent cependant maintenir l’ensemble des revendications qui les ont conduites à quatre jours de grève au lendemain du coup d’envoi de l’Euro de football en France, notamment la demande d’un rééquilibrage de l’activité entre Air France et KLM. « Le poids de cette décision n’en rend que plus lourde la responsabilité qui pèse désormais sur les épaules de M. Janaillac. Et plus aigu le risque de notre éventuelle déception », ajoutent les syndicats, laissant planer le spectre d’une nouvelle grève en cas d’insatisfaction.

(Avec Reuters)

Sondage Primaire gauche : Hollande en tête

Sondage Primaire gauche : Hollande en tête

 

Si Macron est nettement le préféré des Français comme candidat de gauche par contre  les électeurs de gauche placent  en tête François Hollande. Des résultats qui renforcent la légitimité de François Hollande comme futur candidat d’autant que ni Manuel Valls, ni Emmanuel macro, n’on l’intention de ce présenter si l’actuel président de la république sollicite les suffrages des Français pour l’élection présidentielle de 2017 ; Dès lors on comprend mieux que ni les communistes, ni l’extrême gauche,  ni  Europe écologie les Verts ne souhaitent  participer à cette primaire qui les contraindrait à se rallier au vainqueur qui serait vraisemblablement issu du parti socialiste. Ceci étant,  en l’état actuel des sondages François Hollande a peu de chances de se qualifier pour le second tour ;  Macron, lui serait le meilleur candidat et pourrait éventuellement se qualifier. C’est le paradoxe des  candidatures cadenassées par les parties. François Hollande est donc  le candidat préféré des sympathisants de gauche pour la primaire en vue de l’élection présidentielle de 2017, loin devant Emmanuel Macron et Arnaud Montebourg, selon un sondage Elabe pour BFM TV publié mardi. Selon cette enquête, 72% des personnes interrogées considèrent comme une « bonne chose » l’organisation d’une primaire pour désigner un candidat pour le Parti socialiste et ses alliés (Parti radical de gauche, écologistes de gouvernement, notamment).Europe Ecologie-Les Verts et le Parti communiste refusent pour l’instant de faire partie de cette consultation dont le PS a arrêté le principe le week-end dernier, et à laquelle François Hollande pourrait participer. Dans l’hypothèse d’une candidature du président sortant, et en l’absence du Premier ministre Manuel Valls, François Hollande est la personnalité préférée des sympathisants de gauche avec 32%, devant le ministre de l’Economie Emmanuel Macron (26%) et l’ex-ministre Arnaud Montebourg (17%). Auprès de l’ensemble des Français interrogés, Emmanuel Macron arrive en tête avec 43%, devant Arnaud Montebourg (19%) et François Hollande (13%). Dans l’hypothèse d’une candidature de Manuel Valls à la primaire, en l’absence de François Hollande, le Premier ministre est désigné par les sympathisants de gauche à 27%, juste devant Arnaud Montebourg (26%). Auprès de l’ensemble des Français, c’est encore Emmanuel Macron qui l’emporte dans cette configuration avec 38%, loin devant Arnaud Montebourg (20%) et Manuel Valls (17%). L’actuel ministre de l’Economie a fait savoir qu’il ne souhaitait pas être candidat à la primaire organisée par le PS tout en s’occupant de son mouvement politique « En marche ».

(Avec Reuters)

Les dérives de l’auto-entreprenariat

Les dérives de l’auto-entreprenariat

Il est clair que dans certaines circonstances le développement du statut d’auto entrepreneur constitue en fait un détournement des contraintes fiscales et sociales. C’est le cas notamment pour certains livreurs de pizzas et autres repas qui travaillent en exclusivité avec un seul fournisseur qui leur impose de strictes conditions de production de ce service. Il y a évidemment un lien de subordination qui exigerait la requalification de ces travailleurs sous le statut de salarié. C’est la grande dérive des formes d’uberisation  qui reportent  sur le travailleur des charges qui devraient être supportées par le donneur d’ordre. Un livreur à vélo, est actuellement engagé dans un marathon juridique pour obtenir la requalification de son contrat « La bataille continue, je suis un petit peu déçu, je n’ai pas été débouté mais je suis un peu dégouté. C’est reparti pour un an et demi », a indiqué lundi midi Jérôme Pimot, ancien livreur à vélo, sur France Info après la décision du conseil des prud’hommes de Paris de renvoyer son affaire devant un juge départiteur. Jérôme Pimot, déclaré comme auto-entrepreneur pendant son activité, attaque une entreprise de livraison de repas à domicile pour être reconnu en tant que salarié. Jérôme Pimot a indiqué ne pas être seul dans ce combat : « C’est pour tous les autres coursiers qui attendaient cette décision, et les PME classiques qui elles aussi sont en attente de décision, parce que l’uberisation fait courir sur eux le risque de la concurrence déloyale, de toutes ces plateformes qui engagent des autoentrepreneurs sans payer de cotisations patronales, de cotisations sociales ». Face à ce report de la décision des prud’hommes, Jérôme Pimot s’est inquiété car « dans un an et demi, on sera peut-être 10.000, 20.000 livreurs en auto-entrepreneur. »Ce jugement est très attendu car il pourrait faire jurisprudence alors que les entreprises de livraisons de repas à domicile se sont multipliées ces derniers mois en France.

 

(Avec France info)

Croissance Allemagne : ralentissement

Croissance Allemagne : ralentissement

Après une croissance relativement dynamique au premier trimestre, un tassement est à attendre pour le second. En cause un environnement mondial peu dynamique  (Chine bien sûr mais aussi Japon, États-Unis Grande-Bretagne) qui freine la production industrielle. Finalement la croissance de l’année en cours sera à peu près du même niveau que celle de 2015. La croissance allemande devrait ralentir fortement au deuxième trimestre avant de rebondir et de retrouver une trajectoire solide dans les mois qui suivent, estime donc  la Bundesbank dans son rapport mensuel publié lundi. La banque centrale impute ce ralentissement à la baisse de la demande pour les exportations industrielles, aux fluctuations du secteur de la construction et à l’atténuation de l’impact positif des températures clémentes de l’hiver. Dans son rapport mensuel également publié lundi, le ministère de l’Economie dit tabler lui aussi sur une croissance moins dynamique mais parle néanmoins d’un solide début de deuxième trimestre. La première économie européenne a enregistré une croissance de 0,7% en janvier-mars, sa meilleure performance depuis deux ans, grâce à une hausse de la consommation privée, de l’investissement dans le BTP et des dépenses publiques qui ont plus que compensé un coup de mou du commerce extérieur. Pour l’ensemble de 2016, la Bundesbank maintient sa prévision d’une croissance de 1,7%, comme en 2015, ce qui correspond aussi à la prévision du gouvernement. « Le sentiment positif que dénotent les enquêtes auprès des entreprises et des ménages suggère que la croissance économique va accélérer de nouveau sur les six prochains mois après un accès de faiblesse au deuxième trimestre », écrit la Buba.

(Avec Reuters)

Les écolos disent non à la primaire de la gauche

Les écolos disent non à la primaire de la gauche

 

Comme on pouvait s’y attendre les écolos politisés d’Europe écologie les Verts ont officiellement déclaré qu’ils ne participeraient pas à la primaire de la gauche. De toute manière comme cette primaire rassemblant la totalité des sensibilités de gauche était impossible, le parti socialiste en avait réduit le champ à la gauche du gouvernement excluant de fête Europe écologie les Verts qui ne sont pas officiellement représentés au gouvernement.  La question se pose donc de savoir qui peut représenter les écolos d’Europe écologie les Verts en 2017 puisqu’il semble bien qu’ils aient l’intention d’avoir un candidat. Le problème est qu’aucune personnalité crédible ne se dégage et que Cécile Duflot elle-même qui meurt d’envie d’y aller ne peut  se présenter tellement sa candidature est discréditée  (dans les sondages 1 à 2 % !) d’où cet appel des verts à une personnalité extérieure. Mais la seule personnalité susceptible de recueillir un nombre de voix significatif serait Nicolas Hulot. Il n’est pas du tout certain que Nicolas Hulot une des personnalités les plus populaires en France ait envie d’être handicapé une investiture d’Europe écologie les Verts qui ne lui apportera pas grand chose. De toute manière les écolos d’Europe écologie les Verts devront se rallier à Nicolas Hulot si ce dernier se présente sans aucune étiquette en 2017. Il est en tout cas pour le moins curieux, pour ne pas dire paradoxal, que les Verts soient contraints de rechercher en dehors de leur rang une personnalité jouissant d’une certaine crédibilité. La preuve sans doute Europe écologie les Verts ne représentent plus grand-chose notamment après le départ de nombreux de dirigeants. Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ne participera pas à la primaire de la gauche de gouvernement annoncé par le Parti socialiste, a donc déclaré lundi son secrétaire national, David Cormand.Il a réaffirmé qu’EELV entendait soutenir une candidature écologiste à l’élection présidentielle de 2017, qui pourrait émaner de la société civile comme de ses propres rangs. En 2011, EELV avait préféré Eva Joly à Nicolas Hulot comme candidat écologiste pour la présidentielle de 2012, au terme d’une primaire éprouvante. Affaibli par ses divisions et de nombreux départs, le parti écologiste semble regarder aujourd’hui Nicolas Hulot comme l’homme providentiel qui pourrait le sauver de la déroute.

(Avec Reuters)

La consultation bidon de Notre-Dame-validée par le Conseil d’État !

 

 

Le Conseil d’État manifeste en ce moment une curieuse conception du droit ;  il vient en effet de valider le référendum concernant Notre-Dame des Landes et ses modalités d’organisation tout en  reconnaissant qu’il ne s’agit pas d’un vrai référendum mais d’une simple consultation sur un projet d’intérêt national d’ utilité publique déjà décidé et qui ne peut être remis en cause juridiquement. Autrement dit le référendum peut se tenir, cela n’a aucune importance. On se souvient que récemment le Conseil d’État avait aussi rendu un curieux avis sur l’augmentation rétroactive des tarifs d’EDF tranchant ainsi entre l’intérêt d’EDF et de ses concurrents privés mais en oubliant tout simplement l’intérêt des consommateurs. Bref une conception du droit très c’est étatique, normal de la part du conseil d’État ! On peut s’étonner à propos de Notre-Dame des Landes qu’ait été retenue comme légal  le champ de la consultation limitée à la Loire-Atlantique ; pourquoi pas aussi limitée au seul quartier jouxtant l’actuel aéroport ? Le Conseil d’Etat a donc rejeté lundi le recours contre la consultation locale sur le transfert controversé de l’actuel aéroport de Nantes vers la commune de Notre-Dame-des-Landes, qui est donc maintenue le 26 juin prochain en Loire-Atlantique. Des opposants au projet avaient déposé un recours en urgence devant la plus haute juridiction administrative en espérant obtenir la suspension de celle-ci. « (Le Conseil d’Etat) a jugé, tout d’abord, que la loi permettait à l’État de procéder à la consultation alors même qu’aucune autorisation n’est plus nécessaire au projet et que celui-ci a déjà été déclaré d’utilité publique », a fait savoir l’institution dans un communiqué. « Le Conseil d’Etat a estimé, ensuite, que la question posée aux électeurs (‘Etes-vous favorable au projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique sur la commune de Notre-Dame des Landes ?’) n’est pas ambiguë », est-il précisé. Un décret gouvernemental du 23 avril a déterminé la question qui sera soumise aux électeurs, le périmètre de la consultation et les horaires des bureaux de vote. Cette « consultation » n’est pas un « référendum » à proprement parler : régie par une ordonnance applicable aux seuls projets locaux ayant un impact sur l’environnement, elle aura « valeur d’un simple avis pour le gouvernement », a rappelé récemment le préfet de la Loire-Atlantique. François Hollande a toutefois déclaré que le gouvernement prendrait « ses responsabilités pour suivre ou arrêter le projet » après cette consultation.

(Avec Reuters)

2017 : Michèle Alliot-Marie, candidate sans passer par les primaires

2017 : Michèle Alliot-Marie, candidate sans passer par les primaires

 

En tant que gaulliste Michèle Alliot-Marie n’apprécie pas beaucoup la procédure des primaires aussi menace-t-elle de se présenter en s’affranchissant de cet étape préalable. Il est clair que les primaires constituent en quelque sorte une entorse avec la philosophie gaulliste qui voulait que l’élection présidentielle constitue un moment historique de rencontre directe  entre le peuple et le président. Or force est de constater que la droite renie ce principe en s’alignant sur la gauche et qu’au final les candidats respectifs des deux camps seront choisis par les partis. Michèle Alliot-Marie considère en outre que ces primaires ne présentent pas les garanties de sérieux nécessaires. Elles sont notamment discréditées par le nombre trop important de candidats, autour d’une quinzaine voir une vingtaine. Certes certains candidats ne sont là que pour faire un petit tour de piste se montrer tout simplement, d’autres marquent  leur territoire pour obtenir le moment venu un portefeuille ministériel. Une démarche que critique Michèle Alliot-Marie, ancienne ministre de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy qui  annonce lundi dans Le Monde son intention de se présenter à l’élection présidentielle de 2017, sans forcément passer par la primaire de la droite. « Quand on est candidat à l’élection présidentielle, la primaire n’est qu’une modalité », explique la députée européenne dans le quotidien. « Ceux qui se présentent à la présidentielle doivent être des gens sérieux, prêts à s’investir totalement et convaincus de porter un projet qui est bon pour l’avenir de la France et des Français », ajoute-t-elle. Cette gaulliste de 69 ans, ancienne présidente du RPR, déclare ne pas être intéressée par une primaire. Elle dévoilera ses intentions le 4 juillet prochain. « Aujourd’hui, on me parle de primaire, de procédures. Cela ne m’intéresse pas, car ce n’est pas au niveau des enjeux. Certains se présentent à la primaire pour se faire connaître ou pour négocier un poste de ministre. Cela n’a pas de sens », juge-t-elle.

Loi travail : interdiction de la prochaine manif

Loi travail : interdiction de la prochaine manif

Un bras de fer semble engagé entre le gouvernement et les syndicats qui contestent la loi travail concernant l’organisation des prochaines manifestations. Le gouvernement par la voix du préfet de police a en effet fait savoir aux syndicats qu’il était opposé à un défilé et qu’il convenait de le remplacer par un rassemblement statique les syndicats qui ont comme d’habitude fait une demande officielle de défilé et  n’entendent  pas se soumettre aux exigences du gouvernement. Les conséquences judiciaires pourraient cependant être lourdes pour les organisateurs surtout si les manifestations se traduisent à la fois par des violences et des atteintes aux biens et aux personnes. Il faudra sans doute que le défilé s’il est maintenu soit particulièrement bien encadré pour éviter violences et débordements sinon des poursuites judiciaires pourraient être engagées contre les organisateurs.  Le préfet de police de Paris, Michel Cadot, demande donc aux syndicats opposés au projet de loi Travail d’organiser jeudi prochain un rassemblement statique plutôt qu’une manifestation, a-t-on appris lundi auprès de la préfecture. La CGT et Force ouvrière (FO), les deux principales organisations de l’intersyndicale qui a déposé jeudi dernier une proposition de parcours entre les places de la Bastille et de la Nation, maintiennent à ce stade leur projet. « Le préfet de police de Paris a consulté les syndicats et leur a demandé un rassemblement statique en lieu et place du défilé », a dit à Reuters un porte-parole de la préfecture. Les secrétaires généraux de la CGT Ile-de-France et de FO Paris ont déclaré à Reuters l’avoir appris par la presse. Pascal Joly, numéro un de la CGT Ile-de-France, a pour sa part déclaré que le choix d’un parcours plus court que celui de la manifestation parisienne de mardi dernier, avait été choisi en fonction des impératifs de sécurité du cortège. Les sept syndicats et organisations de jeunes, qui mènent la protestation contre le projet de loi réformant le marché du travail appellent à deux nouvelles journées de mobilisation contre ce texte, jeudi et le 28 juin. Limiter cette manifestation à un rassemblement statique « n’est pas acceptable », a déclaré Gabriel Gaudy à Reuters. « Le Premier ministre prendra ses responsabilités. Nous, nous maintenons la manifestation telle que nous l’avons prévue. » « Je ne vois pas ce qui pourrait nous inciter à renoncer à notre droit constitutionnel de manifester », a renchéri Pascal Joly. (Avec AFP)

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Risque de croissance molle durable en Europe

Risque de croissance molle durable en Europe

 

 

 

L’Europe pourrait bien connaître une très longue période de croissance molle. C’est-à-dire une croissance qui ne dépasserait pas 2 %. C’est la crainte de la Banque centrale qui pense que le haut niveau de chômage notamment des jeunes pèse de manière négative sur les perspectives significatives de redressement. D’une certaine façon la Banque centrale européenne reconnaît les limites de sa politique monétaire pourtant très accommodante. Une politique sans doute nécessaire voire indispensable mais qui doit s’articuler avec une politique budgétaire et des réformes structurelles concernant le marché des biens et des services mais aussi le marché de l’emploi. L’Europe en quelque sorte ne connaît pas une vraie sortie de crise. Témoin d’ailleurs les prévisions de la commission économique. Dans ses prévisions de printemps, l’exécutif européen table désormais sur une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 1,6% en 2016 et de 1,8% en 2017 en zone euro, contre 1,7% en 2016 et 1,9% en 2017 prévus dans son pronostic d’hiver du 4 février dernier. La Commission européenne a aussi revu en baisse ses prévisions d’inflation. Elle attend désormais une inflation de 0,2% en 2016 et de 1,4% en 2017. Dans son pronostic d’hiver, elle tablait sur une hausse des prix à la consommation de 0,5% cette année et de 1,5% pour l’an prochain. Pas vraiment de quoi s’enthousiasmer et surtout de quoi répondre à la question centrale du chômage des jeunes. La Banque centrale européenne (BCE) s’est donc inquiétée vendredi 17 juin d’une « génération perdue » en Europe si les gouvernements de la région n’accélèrent pas le rythme des réformes structurelles, mettant notamment en doute le caractère suffisamment ambitieux de la loi travail en France. « Le chômage des jeunes dépasse le chômage global dans tous les pays (…) Cela pénalise déjà l’économie car les jeunes qui veulent travailler mais qui ne trouvent pas d’emploi sont empêchés de développer leurs compétences », a déclaré Benoît Coeuré, membre du directoire de l’institution monétaire européenne, lors d’un discours à Berlin. « Pour éviter de créer une génération perdue, nous devons agir rapidement », a ajouté Benoît Coeuré. Le banquier central a salué la mise en oeuvre de réformes du marché du travail dans plusieurs pays « où les rigidités étaient considérées comme étant particulièrement lourdes », citant l’Espagne, l’Italie, le Portugal, la Grèce ou encore, il y a plus de dix ans, l’Allemagne. Mais la France, deuxième économie européenne, « est toujours à la traîne et, bien qu’une réforme du marché du travail soit actuellement en discussion, il reste à voir si celle-ci est suffisamment ambitieuse » pour doper l’emploi, a-t-il souligné. Très contestée, la loi travail donne lieu à de violentes résistances notamment des syndicats français. Le banquier central a également pointé du doigt les réticences à réformer le marché des biens et des services, en particulier en France et en Allemagne. La BCE, qui a multiplié les gestes en faveur de l’économie ces dernières années, ne manque jamais une occasion d’appeler les Etats européens à la soutenir dans ses efforts. « Pour doper le potentiel de croissance et renforcer les fondations de notre union économique et monétaire, nous avons besoin de réformes élargies et bien séquencées dans les Etats nationaux ainsi qu’au niveau de l’Union européenne, et nous en avons besoin maintenant », a martelé Benoît Coeuré. Il a plaidé pour donner la priorité aux réformes du marché des biens et des services avant de s’attaquer à celles des marchés du travail, afin que « les effets négatifs à court terme (d’une flexibilisation de l’emploi, ndlr) n’arrivent idéalement que lorsque la reprise gagne en vigueur ».

(Avec AFP)

Particules fines : 50 000 morts par an

Particules fines : 50 000 morts par an

 

Les particules fines essentiellement la conséquence de l’activité industrielle, du transport, de l’agriculture et du chauffage sont responsables d’environ 50 000 morts par an. Les zones très urbanisées qui cumulent les risques sont particulièrement atteintes puisque l’espérance de vie est diminuée de 15 mois dans les communes de plus de 100 000 habitants, et de 10 mois pour les communes de moins de 100 000 habitants et de neuf mois pour les communes rurales. Une étude publiée ce mardi par l’agence Santé publique France évalue à au moins 48.000 le nombre de leurs victimes annuelles, soit 9% de la mortalité nationale. «Cela correspond à une réduction de l’espérance de vie de 2 ans chez les personnes âgées de 30 ans», traduit François Bourdillon, directeur général de la nouvelle agence sanitaire. Le fardeau de la pollution de l’air se situe au troisième rang derrière celui du tabac (78 000 morts) et de l’alcool (49 000 morts)», L’étude se base sur la concentration en particules fines dites «PM2,5», les plus petites répertoriées. Elles sont particulièrement néfastes car elles peuvent atteindre tous les organes du corps en rejoignant la circulation sanguine via les alvéoles pulmonaires, causant une inflammation chronique faisant le lit de maladies cardio-vasculaires, de cancers…L’épidémiologiste Mathilde Pascal et son équipe ont mis au point un modèle théorique permettant de disposer de données locales même dans les régions où il n’existe pas de station de mesure de la qualité de l’air. Ils en ont tiré une carte de France de l’impact sanitaire de la pollution aux particules fines détaillée à 2 km près.  Quoique ces estimations soient légèrement supérieures aux précédentes (42.000 morts par an, selon l’étude européenne CAFE en 2005), «on reste dans le même ordre de grandeur», estiment les experts, qui ne voient pas d’évolution notable, en mieux ou en pire, ces dernières années. Étudier les seules particules fines pour en déduire l’impact de la pollution de l’air pourrait surprendre quand on sait que l’atmosphère comprend des milliers de composés chimiques et biologiques qui interagissent de façon complexe, mais la méthode est assumée. «Si l’on avait donné un chiffre pour plusieurs polluants, il aurait été tentant de les additionner, alors qu’on ignore dans quelle mesure ils se recoupent, explique Sylvia Medina, coordinatrice du programme Air et santé. Ce qui conduit à cette précision de Mathilde Pascal: «L’impact de la pollution est au moins de 48.000 morts par an, et probablement plus.»

(Avec le parisien et AFP)

Sondage popularité : Valls toujours plus bas

Sondage popularité : Valls toujours plus bas  

Selon les sondages Manuel Valls ne recueille plus qu’un soutien qui se situe entre 17 et 20 %. Une popularité qui ne cesse de diminuer et qui est même en dessous de celle qu’avait Jean-Marc Ayrault quand il était Premier ministre.  Manuel Valls, ce situe à 20% d’opinions positives, selon le baromètre mensuel Ipsos pour Le Point publié lundi. Plus de trois quarts des Français (77%, +7) jugent défavorablement son action et 3% ne se prononcent pas. C’est un record pour un Premier ministre depuis la création du baromètre en 1996. Le précédent était détenu par le prédécesseur de Manuel Valls à Matignon, Jean-Marc Ayrault, avec 23% d’opinions positives en novembre 2013. L’actuel chef du gouvernement a perdu 15 points depuis février dernier, date de la présentation de la réforme du Code du travail. Les mauvais sondages se succèdent pour Manuel Valls, qui jouit d’une bonne opinion auprès de seulement 17% des Français selon une étude Viavoice pour Libération. Pour expliquer leur désaffection, les déçus de Manuel Valls citent en premier lieu « sa politique économique et sociale, notamment la loi El Khomri » (46%) puis sa tendance à apparaître « loin des gens et des réalités » (42%). Toujours selon cette enquête, 39% d’entre eux jugent qu’il n’a pas été « porteur de réel changement » depuis sa nomination, en mars 2014, et 30% qu’il « n’a pas obtenu assez de résultats sur l’économie et l’emploi ».  Le chef du gouvernement « connaît un discrédit majeur concernant son action gouvernementale », relève Viavoice. « Ce discrédit entame sa crédibilité présidentielle: longtemps pressenti comme une alternative sérieuse en cas de retrait de François Hollande (…), Manuel Valls n’est plus considéré que par 20% des Français comme un ‘bon président’ pour 2017′ », ajoute l’institut. En février 2015, 40% de sondés voyaient en Manuel Valls un prétendant crédible pour l’Elysée, et ils étaient encore 33% à le penser en janvier dernier, avant l’irruption du projet de loi Travail dans le débat public. Dans le sondage d’Ipsos, le chef de l’Etat perd quant à lui deux points par rapport à mai à 16% d’opinions favorables, contre 80% qui désapprouvent son action. Quatre pour cent des personnes interrogées ne se prononcent pas.

(Avec Reuters)

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