Archive mensuelle de juin 2016

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Après le brexit trois scénarios possibles

Après le brexit trois scénarios possibles

 

Il est  difficile de définir toutes les conséquences qu’entraînera le Brexit. Scénario sans doute le plus radical, la Grande-Bretagne ayant quitté l’union économique perd tous les avantages des membres de cette  union et est considérée comme un pays étranger avec toutes les restrictions fiscales, administratives, douanières que cela implique. Un renchérissement donc pour l’exportation de biens et de services en direction de l’union économique. Un scénario qui n’est pas exclu car accorder des circonstances atténuantes à la Grande-Bretagne c’est-à-dire des avantages sans en être membre pourrait inciter d’autres pays à revendiquer à leur tour des exceptions et des retours sur investissement par rapport à leur contribution financière à l’union économique ;  c’était en tout cas la position du ministre des finances allemand. Second scénario possible un statut de partenaire privilégié pour la Grande-Bretagne comme celui de la Norvège ; mais la Grande Bretagne devra donc payer pour commercer avec l’union économique. Troisième scénario un statut particulier pour la Grande-Bretagne concernant ses relations commerciales et financières avec l’union économique européenne. Tout dépendra des conséquences du Brexit et de l’ampleur de son si ce choc est très important au point de déstabiliser l’économie européenne voire mondiale il est alors probable que certains Etats comme l’Allemagne, les États-Unis, le Japon voire la France chercheront à atténuer les conséquences  trop néfaste du Brexit avec un accord spécifique mais  là aussi avec le risque que certains Etats de l’union de moins en moins europhiles revendiquent aussi des avantages du même type. En effet eu égard aux retombées négatives sur la Grande-Bretagne mais aussi sur l’union économique et même l’économie mondiale plusieurs scénarios peuvent être envisagés

 

Brexit : turbulences monétaires et économiques en vue

Brexit : turbulences monétaires et économiques en vue

 

Après le Brexit  il faut évidemment s’attendre à de fortes turbulences à la fois dans le champ monétaire mais aussi économique. Conséquence immédiate un vendredi noir pour les bourses avec une possible chute de l’ordre de 10 % par exemple pour le CAC 40 à Paris. À l’annonce du résultat la livre a enregistré une baisse de 8 %. Il faudra s’attendre à de fortes turbulences pendant une assez longue période sur les marchés des changes. Il est même vraisemblable que les banques centrales seront condamnées à prendre des mesures d’exception pour éviter un effondrement excessif de la livre. Sur les autres places boursières la chute devrait également être proche de 10 %. En cause surtout des incertitudes économiques qui vont s’inscrire dans la durée. Première question Quid de l’avenir de  la place financière de Londres véritable centre névralgique financier de l’union économique européenne qui comprend notamment 1500 établissements financiers dont l’objectif est de réguler les opérations financières sur le marché européen. Des transferts de services financiers pourraient s’opérer vers la place de Paris et vers la place de Francfort. Les turbulences seront surtout liées au climat d’incertitude qui va régner pendant de longs mois pour la renégociation des relations commerciales entre la Grande-Bretagne et l’union européenne. En attendant,  C’est une chute historique. La livre britannique est tombée sous la barre de 1,34 dollar ce vendredi, au plus bas depuis début 1985. La livre a perdu plus de 10% par rapport au dollar et la bourse de Tokyo a plongé de 7,8%. Le 24 octobre 2008, à l’aube de la crise financière mondiale, les marchés ont enregistré une variation de 6,52%. La livre s’était pourtant envolée au-dessus de 1,50 dollar à la fermeture des bureaux de vote britanniques, alors que le vent semblait tourner vers la victoire des partisans du maintien. Les Bourses européennes sont attendues en baisse de 7% à 8% voir 10 %. Les résultats meilleurs qu’attendu en faveur du Brexit ont fait souffler un vent de panique sur les places boursières asiatiques. La réaction des marchés a été immédiate: la monnaie britannique, qui est retombée d’abord sous 1,45 dollar, puis 1,40, a poursuivi sa chute à 1,3466 dollar, au plus bas depuis 1985. Elle baissait aussi face à l’euro qui s’élevait jusqu’à 81,96 pence, contre 76,02 quelques heures plus tôt.  Parallèlement, le yen, valeur refuge, flambait: le dollar chutant à 99,04 yens, du jamais vu depuis novembre 2013, contre 106,84 yens auparavant, et l’euro à 109,60 yens, contre 122,01 yens. «Les investisseurs oscillent entre espoir et désespoir, au fur et à mesure que sont égrenés les résultats», a commenté à l’AFP Hideyuki Suzuki, analyste chez SBI Securities à Tokyo. «Après le mouvement de confiance initial, nous allons peut-être revenir à plus de réalisme, responsable d’une certaine frilosité sur les marchés», a de son côté estimé pour l’agence Bloomberg Jeremy Stretch, responsable de la stratégie des changes à la banque canadienne CIBC à Londres. Les bookmakers, qui donnaient plus de 90% de chances au «Remain» à la clôture des bureaux de vote jeudi soir, ont revu leurs cotes à la baisse, à 66%, avant de miser au milieu de la nuit sur une victoire du Brexit. Outre les conséquences économiques immédiates pour le pays et au-delà, un Brexit serait dommageable à plus long terme, ont prévenu les grandes institutions financières internationales, du FMI à l’OCDE. De nombreux prix Nobel d’économie estiment qu’un Brexit provoquerait une grave récession et de force incertitudes. Nouriel Roubin, économiste reconnu pour avoir prédit l’effondrement du marché boursier en 2008, estimait notamment qu’un Brexit entrainerait un sévère choc de confiance pour les entreprises et les consommateurs.

 

(Avec Reuters)

Le siège de la CFDT «saccagé» par les gauchistes

Le siège de la CFDT «saccagé» par les gauchistes

Une nouvelle fois les gauchistes ont montré leur curieuse conception de la démocratie en saccageant le siège de la CFDT à Paris. Des gauchistes qui comprenaient une centaine de personnes qui avaient décidé de faire un défilé nous n’autorisé dans l’est de Paris. On peut supposer qu’il s’agit de radicaux qui ont comme seul objectif la lutte révolutionnaire et qui évidemment ne peuvent admettre la ligne réformiste de la CFDT. Des gauchistes qui luttent pour le renversement total du système économique et politique alors que la CFDT lutte pour obtenir des avancées pour les salariés. Mais pour les gauchistes les compromis obtenus pour les salariés ne font que conforter le système. Bref un discours qui date bien d’un siècle pour des gauchistes qui par ailleurs en majorité sont des fonctionnaires ou des salariés du secteur public et nationalisé. Bref la révolution mais avec la protection du statut. Une curieuse conception du syndicalisme plus proche du fascisme que de la démocratie. Des participants à une manifestation non autorisée à Paris ont donc brisé les vitres du siège de la CFDT, qui ne participe pas à la mobilisation contre la loi El Khomri. En lettres rouges, ils ont inscrit sur la façade : «c’est fini de trahir». Une centaine de personnes parties en manifestation non autorisée dans le nord de Paris jeudi soir, après une nouvelle journée de mobilisation contre la loi travail, ont dégradé la façade du siège du syndicat réformiste CFDT. Peu après 21 heures, des manifestants ont quitté le quartier de Ménilmontant pour rejoindre celui de Belleville, dans l’est parisien, quelques heures après la dispersion de la nouvelle manifestation contre la loi travail à Paris qui a rassemblé entre 20.000 et 60.000 personnes, selon les sources à Bastille. Au cours du rassemblement non déclaré, des manifestants ont brisé les vitres du siège de la CFDT, qui ne participe pas à la mobilisation contre la loi dite El Khomri, situé sur le chemin de cette manifestation de nuit. En lettres rouges, ils ont inscrit sur la façade: «C’est fini de trahir».

Manifestation loi travail : un échec

Manifestation loi travail : un échec

 

 

Inutile de tourner autour du pot la manifestation du 23 juin constitue un échec indiscutable pour les organisateurs. Pour un succès il aurait sans doute fallu mobiliser au moins 1 million de personnes alors que moins de 100 000 ont défilées dans toute la France et surtout seulement 20 000 à Paris (60 000 selon la CGT). Au-delà des querelles de chiffres il s’agit bien d’un échec de la mobilisation. Il est clair que les manifestations à répétition tout autant que le manque de propositions crédibles des syndicats protestataires ont finie par user le mouvement. Une seule satisfaction la manifestation à Paris s’est  déroulée cette fois sans violence. L’échec est surtout à attribuer aux gauchistes qui ont radicalisé la protestation et dont la lutte révolutionnaire et le véritable objectif. « Tout le monde déteste : la loi Travail, le capitalisme, le Medef, l’Etat policier, le gouvernement », pouvait-on lire sur une bannière accrochée au pied de la Colonne de Juillet, place de la Bastille. Ou encore, cette banderole : « Ce que le pouvoir fait, la rue peut le défaire ». Finalement une manifestation parisienne qui a tourné en rond au sens propre comme au sens figuré avec retour au point de départ .Les manifestants étaient tenus à un aller-retour d’un peu plus de 1,5 km entre la place de la Bastille et la Seine, avec interdiction de s’écarter de cet itinéraire très surveillé. Au final encore une protestation  qui n’aura servi à rien car le texte largement amendé par les syndicats réformistes sera voté à l’assemblée  Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, s’est réjoui des « conditions optimales » dans lesquelles les manifestants ont défilé. « Il n’y a pas eu de casse, il n’y a pas eu du tout de heurts, il n’y a pas eu une grenade lacrymogène de lancée, il n’y a pas eu un blessé », a-t-il dit à la presse. Sans doute déjà un peu résigné le responsable de FO Jean-Claude Bailly a déjà envisagé un report de la mobilisation à la rentrée. « Si le gouvernement s’entêtait, on verra cet été, mais on verra surtout à la rentrée », a dit à la presse le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, avant le départ du cortège parisien. CGT et FO en appellent toujours à l’intervention de François Hollande pour débloquer la situation et mettent en cause l’intransigeance supposée de son Premier ministre, Manuel Valls.

(Avec Reuters

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Climat des affaires : en nette baisse

Climat des affaires : en nette baisse

 

Conséquences possibles du climat délétère qui règne en France notamment du fait des manifestations contre la loi travail, le climat des affaires est en nette baisse en juin. Du coup la croissance du second trimestre sera  assez nettement plus faible que celle du premier (plus 0,6 % au premier). Finalement les manifestations et autres blocages auront certainement entraîné des conséquences plus importantes que prévu notamment dans l’activité touristique et dans les services. Il est clair par ailleurs que les résultats du Brexit n’ont pas été intégrés dans cette enquête réalisée avant les résultats du référendum britannique. Un Résultat qui est susceptibles d’affecter négativement le moral des entreprises. Du coup pour l’ensemble de l’année 2016 il se pourrait que la France ait  du mal à atteindre les 1,5 % prévus pour la croissance du PIB Le climat des affaires s’est sensiblement détérioré ce mois-ci en France, les économistes y voyant notamment l’impact de l’environnement social tendu, sans que cela remette en cause, selon eux, le scénario d’une reprise modérée de l’économie. L’Insee, qui prend la température de l’économie en interrogeant chaque mois les chefs d’entreprise, a publié pour juin un indicateur global en baisse de deux points par rapport à mai, où il était à des plus hauts depuis l’été 2011. Il est revenu ainsi à 100, soit le niveau de sa moyenne à long terme, la dégradation étant particulièrement sensible dans l’industrie manufacturière et dans les services. L’institut Markit a diffusé aussi des indicateurs d’activité qui corroborent la tendance donnée par l’Insee même si leur niveau, qui traduit une légère contraction de l’activité en France ce mois-ci, est jugé trop négatif par les économistes. Pour Hélène Baudchon, économiste à BNP Paribas, ces chiffres traduisent le contrecoup attendu après le début d’année très fort de l’économie française, marqué par la hausse de 0,6% du PIB au premier trimestre. « On s’attendait aussi à une baisse du climat dans l’industrie, car l’enquête de mai n’a sans doute pas pris en compte l’effet du blocage des raffineries » par les opposants au projet de loi Travail, dit-elle. Mais le secteur des services est aussi à la peine et ce, dans la quasi-totalité des branches d’activité, plus particulièrement l’hébergement-restauration et l’immobilier. Michel Martinez, économiste à SG CIB, estime avec le recul que les chiffres de l’enquête de l’Insee de mai étaient peut-être aberrants. « Si on n’en tient pas compte, on reste fondamentalement sur un indicateur général de climat des affaires autour de 100/101 depuis le début de l’année », dit-il. Et pour l’Insee, un niveau de 100 pour cet indicateur est cohérent avec un taux de croissance trimestriel de 0,3% à 0,4%, ce que l’institut anticipe d’ailleurs pour l’économie française jusqu’à la fin de l’année dans sa dernière note de conjoncture. Dans le détail, la baisse du climat des affaires dans l’industrie manufacturière est largement due à une détérioration de l’opinion des industriels sur leur activité passée. C’est notamment le cas dans l’industrie chimique, un secteur perturbé par les blocages des raffineries le mois dernier. Mais le niveau des perspectives personnelles de production des chefs d’entreprise interrogés, un solde très suivi par les économistes, est en hausse sur le mois et le niveau des carnets de commandes est peu changé, même si celles en provenance de l’étranger sont en léger recul. Bien qu’en baisse, l’indicateur du secteur reste au-dessus de sa moyenne de long terme, de même que ceux de branches comme l’agroalimentaire et les matériels de transport, y compris l’automobile. Le décrochage (-3 points) de l’indicateur des services était moins attendu, alors que le rebond du secteur explique une bonne part la vigueur de l’économie française en début d’année. Là aussi, les chefs d’entreprise ont été plus négatifs sur leur activité passée, tout comme dans le secteur du commerce de détail. Et s’ils sont aussi un peu moins positifs sur l’activité prévue, les patrons du secteur des services sont toujours plus nombreux à anticiper une hausse de leurs investissements et de leurs effectifs que le contraire.

( avec Reuters)

Accords sociaux SNCF : la CGT pas pour mais pas contre !

Accords sociaux SNCF : la CGT pas pour mais pas contre !

Une position pour le moins ambigüe de la CGT qui n’a pas signé l’accord relatif à l’organisation des conditions de travail à la SNCF mais qui pourtant n’exercera pas son droit d’opposition. Si ce droit d’opposition avait été exercé l’accord n’aurait pu s’appliquer. Une position qui s’explique sans doute par le fait que la CGT veut quand même engrangé quelques bénéfices de la longue action des cheminots qui a abouti à un accord négocié directement avec le gouvernement contre l’avis de la direction SNCF ;  mais dans sa course à la radicalité engagée avec sud, la CGT a quand même voulu montrer qu’elle ne voulait pas se compromettre avec la direction. Une position qui reflète bien toutes les interrogations à propos d’un conflit qui sert à bloquer une grande partie des efforts de productivité que souhaitait  entreprendre l’entreprise mais qui en même temps portera un coup à une compétitivité déjà bien compromise. Sans doute aussi pourquoi la participation à la grève s’est  régulièrement effritée pour devenir sur la fin insignifiante.  Ce qui n’a pas empêché Sud de pousser les feux jusqu’au bout,  jusqu’à épuisement quasi-complet des grévistes. Une stratégie gauchiste qui relève davantage de l’utopique lutte révolutionnaire que de la défense des salariés et de leur entreprise. La CGT-cheminots a annoncé jeudi qu’elle n’exercerait pas son droit d’opposition contre les accords d’entreprise et de branche sur un nouveau cadre social pour la SNCF et le secteur ferroviaire, qui pourront donc entrer en vigueur. La CGT-cheminots et Sud-Rail avaient fait des négociations sur ces accords un élément de leur bras de fer avec le gouvernement contre le projet de loi Travail. Ces deux organisations ont refusé de signer ces accords conclus par les deux autres syndicats de la SNCF, l’Unsa et la CFDT. Mais seul Sud-Rail a décidé de s’y opposer, ce qui ne suffit pas à empêcher leur mise en oeuvre. S’opposer à la convention collective nationale de branche et à l’accord d’entreprise serait prendre le risque de pénaliser les cheminots et de « remettre en cause le fruit de (leur) mobilisation », explique la CGT-cheminots dans un communiqué.  « La fédération CGT des cheminots a donc de nouveau consulté ses instances et celles-ci ont décidé de ne pas exercer leur droit d’opposition », ajoute-t-elle, précisant que la « stratégie de la terre brûlée » n’est pas sa « conception du syndicalisme ».

Brexit : un net tassement de l’économie britannique à prévoir

 

 

Le FMI considère que le Brexit portera un rude coup à l’économie britannique. Avec une baisse sensible de la croissance qui pourrait n’atteindre pour les prochaines années seulement 1,5 % encore en cas d’accord commercial voir 1 % faute d’accord. Cela d’autant plus que même actuellement l’économie britannique connaît déjà un certain tassement : 0, 4 % seulement d’augmentation du PIB au premier trimestre et une perspective de croissance en 2016 en dessous de 2 % La banque d’Angleterre elle-même n’écarte pas l’hypothèse d’une récession. Le contrecoup d’un Brexit pourrait par ailleurs affecter l’ensemble de l’économie mondiale notamment du fait des soubresauts inévitables sur le marché des changes. De ce point de vue les banques centrales seront sans doute contraintes d’opérer d’importants achats de livres pour éviter une baisse trop forte, une baisse qui atteint 8% à l’annonce du résultat et pourrait aller jusqu’à15%. . Une victoire du « non » pourrait donc se traduire sur le plan économique par une perte de richesse comprise entre 1,5% et 5,5% à l’horizon 2019, par rapport au scénario d’un statu quo, estime le Fond monétaire international (FMI) dans un rapport publié samedi. Le FMI a déjà prévenu des risques d’un Brexit pour le Royaume-Uni et l’économie mondiale mais il détaille désormais les conséquences d’une victoire du « Leave » sur la cinquième économie mondiale. Si la Grande-Bretagne parvient à établir une relation comme celle de la Norvège avec l’Union européenne, sa production économique pourrait, à l’horizon 2019, être inférieure de 1,5% à ce qu’elle aurait été si le pays était resté membre de l’UE, selon le scénario d’impact « limité » du Brexit. La Norvège ne fait pas partie de l’UE mais a accès au marché commun en échange de contributions financières au bloc des Vingt-Huit et d’une acceptation de son principe de liberté de mouvement ainsi que d’autres règles. Dans le scénario d’impact « défavorable », où les négociations entre Londres et Bruxelles achopperaient et conduiraient les deux blocs à commercer en vertu des règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la richesse économique britannique serait de 5,5% moindre qu’en cas de maintien.   »A court terme, l’incertitude créée par (…) un processus de sortie compliquée et inédit pourrait être dommageable pour l’investissement, la consommation et l’emploi », dit le FMI dans son rapport. Le Fonds est l’une des nombreuses organisations internationales à avoir évoqué les risques d’une sortie de l’Union européenne, la Banque d’Angleterre a, elle-même, prévenu de la possibilité d’une récession.

Maintien des effectifs à SFR : une promesse de coiffeur pour Patrick Drahi !

Maintien des effectifs à SFR : une promesse de coiffeur pour Patrick Drahi !

Il faut s’attendre à une nouvelle opération nettoyage chez SFR, c’est ce qu’annonce le patron Patrick Dry, lequel considère en particulier que la garantie de maintenir l’emploi pendant 3 ans  n’engage que ceux qui ont cru en cette promesse. Cela n’a ni queue ni tête a-t- il indiqué de New York devant des  journalistes. Bref les méthodes classiques de certains grands patrons qui promettent tout pour racheter une entreprise mais qui renie ensuite leurs engagements. Certes les arguments du patron de SFR concernant la concurrence ne sont pas faux mais c’est eux concurrence était prévisible surtout avec quatre opérateurs. Quand il avait racheté SFR, Patrick Drahi avait promis zéro licenciement pendant les trois ans suivant le rachat de l’entreprise par Numericable. A l’issue de cette échéance, le patron de SFR, Patrick Drahi, a sous-entendu qu’il allait tailler dans les effectifs.  »On a donné une garantie sur l’emploi de trois ans donc il reste encore un an. Aujourd’hui on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans la machine à laver tombe en panne on fait comment ? On paie. Ils savent qu’on est en sureffectifs », a déclaré à des journalistes à New York, le magnat français des télécoms et des médias. Cette « garantie sur l’emploi a rendu les choses compliquées et créé des tensions », a ajouté Patrick Drahi qui la juge « inopportune ».  »On est quand même dans une situation en France où tous nos concurrents ont licencié à tour de bras et nous on a pris une garantie sur trois ans à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements. Ca n’a ni queue ni tête. Forcément ça crée des tensions parce qu’en fait les gens seraient plutôt d’accord (pour) organiser quelque chose maintenant plutôt que d’attendre encore un an sans savoir comment les choses vont s’organiser». Les nombreuses mesures d’économies engagées par Patrick Drahi depuis sa prise de contrôle de SFR en 2014 pour 13 milliards d’euros ont été dénoncées par les syndicats qui affirment qu’elles ont entraîné une dégradation de l’ambiance aussi bien au sein de l’entreprise que chez les fournisseurs.

Balkany : nouvelle affaire d’abus de biens sociaux

Balkany : nouvelle affaire d’abus de biens sociaux

Patrick Balkany qui vient tout juste d’être réinvesti par les républicains pour une candidature aux prochaines législatives à nouveau impliqué dans une affaire concernant la société d’aménagement immobilier contrôlé par la ville de Levallois Perret. Une société qui permettait par exemple à un ancien gardien de gymnase proche de Balkany de toucher un salaire de 30 000 € par mois. Sans compter une petite indemnité de 60 000 € pour la présidente de la dite société : Isabelle Balkany ! C’est une information de France Bleu 107.1, Patrick Balkany, député-maire Les Républicains de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) est de nouveau dans le viseur de la Chambre régionale des comptes d’Ile-de-France.  Les juges se sont intéressés à la gestion de la société d’aménagement immobilier SEMARELP, contrôlée par la ville de Levallois-Perret. Et le principal enseignement du rapport des juges, c’est que la SEMARELP sait soigner ses dirigeants et ses salariés, surtout si ceux-ci sont proches de Patrick Balkany. Dans son rapport, la Chambre régionale des comptes met en avant le cas de Jean-Pierre Aubry : cet ancien gardien de gymnase, mis en examen pour fraude fiscale -tout comme Patrick Balkany- touchait jusqu’à 30.000 euros par mois à la SEMARELP dont il était le directeur général. Sa fonction lui permettait d’ailleurs de réaliser des opérations immobilières dans des conditions très avantageuses. Les juges notent également les jetons de présence confortables que touchent les dix élus de la ville qui siègent au conseil d’administration de la société. La présidente, une certaine Isabelle Balkany, peut ainsi percevoir jusqu’à 60.000 euros par an, et bénéficie d’une voiture de fonction. A cela, s’ajoutent des marchés opaques conclus avec des entrepreneurs à la table de l’hôtel Martinez à Cannes, ou encore un projet de tours jumelles qui n’a jamais vu le jour mais qui risque de coûter 100 millions d’euros aux Levalloisiens. En février dernier, la Chambre régionale des comptes avait déjà étrillé la gestion de la ville de Levallois-Perret, en signalant notamment un « oubli » de 117 millions d’euros dans les comptes !

(AFP)

 

L’insecticide tueur d’abeilles interdit

L’insecticide tueur d’abeilles interdit

Peut-être pour se racheter de leur lamentable retournement vis-à-vis de la taxation de l’huile  de palme (taxation à laquelle on a renoncé pour vendre des Airbus à l’Indonésie !),  les députés ont interdit les insecticides de la famille des néonicotinoïdes utilisés dans l’agriculture et considérés comme tueurs d’abeilles, à partir de septembre 2018, selon un amendement voté au projet de loi Biodiversité en troisième lecture. Mais il prévoit «que des dérogations à cette interdiction pourront être prises par un arrêté conjoint des ministres chargés de l’agriculture, de l’environnement et de la santé. Ces dérogations pourront être accordées jusqu’au 1er juillet 2020». Ces insecticides font partie d’une classe de traitements phytosanitaires agissant sur le système nerveux central des insectes. Ils sont utilisés dans les cultures de betteraves, blé ou orge contre les attaques de pucerons verts qui réduisent la croissance des plantes. Une maladie que l’on appelle la «jaunisse nanisante». Toutefois ces traitements auraient aussi des effets secondaires sur d’autres espèces comme les abeilles. Elles se retrouveraient désorientées par ces insecticides et ne retrouveraient plus le chemin de leur ruche ce qui provoquerait leur mort. De leur côté, les agriculteurs qui utilisent cette classe d’insecticides sont favorables à l’interdiction des néonicotinoïdes mais au cas par cas, pas avant le 1er septembre 2021 et uniquement après avis scientifique de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire et de l’alimentation). «Il faut trouver des alternatives sérieuses aux néonicotinoïdes pour éviter que nous revenions à des traitements des années 90 dont on a besoin en plus grande quantité, indique Rémi Haquin, président du Conseil spécialisé de la filière céréalière au sein deFranceAgriMer, l’organisme paritaire de collecte des données agricoles françaises. En effet grâce aux efforts de la recherche, les néonicotinoïdes sont contenus dans une substance enrobée autour de la semence de blé, d’orge ou betterave avec une action ciblée évitant aux agriculteurs de sortir leur pulvérisateur. «Si nous n’avons plus le droit d’utiliser les néonicotinoïdes, nous devrons à nouveau effectuer des pulvérisations de produits plus anciens comme les pyrethrinoïdes qui sont plus dommageables pour l’environnement de la plante et dont le rendement sera inférieur de 20 à 30% pour l’orge et le blé», poursuit-il. «Une interdiction totale serait donc une absurdité totale, dénonce pour sa part Vincent Laudinat, directeur général de l’Institut technique de la betterave, cela reviendrait à une distorsion de concurrence avec la Grande-Bretagne ou l’Allemagne. L’utilisation de néonicotinoïdes est en effet nettement plus compétitive. Cela revient entre 15 à 20 euros par hectare. Avec les produits anciens, il faut trois passages d’aspersion avec un coût compris entre 75 à 90 euros l’hectare».

 

Pour vendre des Airbus on renonce à la taxe Nutella

Pour vendre des Airbus on renonce à la taxe Nutella

 

 

 

 

 

Nouveau retournement de situation concernant la taxation de l’huile  palme qu’on avait pourtant prévu de taxer sur celle de l’huile d’olive. ‘ Huile de palme va donc demeurer la moins taxée. En cause le chantage de l’Indonésie concernant l’achat d’Airbus. Il est clair que les petits producteurs d’huile notamment d’huile d’olive ne pèsent pas lourd par rapport aux intérêts financiers d’Airbus. On pourra donc continuer de déforester  en Indonésie pour développer une agriculture industrielle destinée à produire de l’huile de palme. Une attitude des députés qui ne grandit pas la France vis-à-vis des enjeux environnementaux voire de santé. Les députés ont renoncé mercredi soir à la surtaxation de l’huile de palme, en nouvelle lecture sur le projet de loi Biodiversité, qui avait entraîné les protestations des deux principaux producteurs mondiaux, l’Indonésie et la Malaisie. Revenant sur leurs précédents votes, y compris pourtant en commission il y a quelques jours, les députés ont supprimé cette mesure qui visait à aligner la taxation de l’huile de palme, qui fait partie des huiles végétales les moins taxées en France, sur celle de l’huile d’olive. Mais ces votes avait entraîné de vives protestations notamment de l’Indonésie, critique d’une mesure « arrogante » pouvant « mettre en danger les relations entre les deux pays », alors que ce pays met en avant ses efforts pour produire davantage d’huile certifiée, censée limiter la déforestation dont cette industrie est accusée. Plusieurs députés, notamment à droite, ont relayé ces arguments dans l’hémicycle, craignant des conséquences pour l’emploi en France. Selon le député LR Nicolas Dhuicq, l’Indonésie menaçait notamment la France « de rétorsions économiques, notamment sur des achats d’Airbus et de satellites ».  »Nous légiférons avec le couteau sous la gorge. Le Parlement français fait l’objet d’un chantage », a déploré la socialiste Delphine Batho.  Mais la secrétaire d’Etat à la Biodiversité Barbara Pompili et la rapporteure PS Geneviève Gaillard ont également changé de position, invoquant la « fragilité juridique » du dispositif et qu’il était difficile de toucher à un type d’huile sans les autres.
A la place, les députés ont voté un amendement du gouvernement, s’inspirant d’un rapport de la mission d’information sur la taxation des produits agro-alimentaires publié ce mercredi et se fixant comme objectif de revoir d’ici six mois « le dispositif actuel de taxation des huiles alimentaires, afin notamment de le simplifier et de favoriser les productions dont la durabilité fait l’objet de critères objectif ».

 

oitures de plus en plus chères à cause des gadgets

Voitures de plus en plus chères à cause des gadgets

 

En francs constants les voitures ont rarement été aussi chères puisque le prix moyen est de plus de 22 000euros. En cause la mode et surtout les gadgets. Il y a d’abord la mode des SUV dont le coût est supérieur à un modèle classique équivalent. Aussi la multiplication de gadgets électroniques et informatiques dont certains améliorent  la performance des automobiles mais dont la moitié au moins sont complètement inutiles et ne sont là que pour justifier l’augmentation des prix. Débarrassé  de ces gadgets inutiles, le prix des voitures serait sans doute réduit de 30 à 50 %. Sans parler des coûts supplémentaires d’entretien que génèrent les équipements inutiles que nombre de petits garages parviennent  difficilement à réparer. Plus de 22 000 euros, c’est le prix moyen d’une voiture neuve en France au deuxième trimestre 2016, selon le baromètre établi par le comparateur Kidioui. En trois mois, ce prix moyen progresse de 3,1%, soit 668 euros par voiture. C’est le troisième trimestre consécutif de hausse. Par rapport au troisième trimestre 2015, les Français dépensent 1500 euros de plus, soit plus de 7%, pour acheter leur voiture neuve. Pour autant, la remise moyenne accordée par les concessionnaires entre le prix catalogue et le prix réellement payé par les acheteurs reste quasiment identique. Au deuxième trimestre 2016, elle s’établit à 22,89% du prix officiel, alors qu’elle était de 22,85% lors du trimestre précédent. La plupart des constructeurs parviennent donc, comme ils le clament, à vendre des versions mieux équipées et plus haut de gamme de leur voiture, même s’ils font toujours les mêmes efforts commerciaux. Le succès grandissant des SUV – ils représentent 27% des ventes sur les cinq premiers mois de l’année 2016, contre 25% sur la même période de l’année 2015 – représente également une explication. Le prix de ce type de véhicule est en effet plus important que la berline de catégorie équivalente. Le montant des remises est différent d’un constructeur à l’autre. Les trois français qui détiennent les plus grosses parts de marché font le plus d’efforts commerciaux. Les remises sont plus importantes chez Renault (30,6%), devant Citroën (26,1%) et Peugeot (24,5%). En revanche, Dacia, la marque «low-cost» de Renault, confirme que son modèle économique est bien de réduire au maximum les rabais. Les Dacia sont vendues avec un discount de seulement 8,2% par rapport au prix catalogue. Les autres constructeurs généralistes, comme Volkswagen, Fiat ou Nissan, affichent des remises très similaires, entre 19,5% et 21,3%.

 

(Avec Reuters)

 

Sondage 2017 : Hollande balayé au 1er tour

Sondage 2017 : Hollande balayé  au 1er tour

 

Avec un score compris entre 12 et 15 pour cent Hollande serait balayé dans tous les cas de figure. Selon un sondage Elabe pour les Echos et Radio Classique, François Hollande est donné éliminé au premier tour de la prochaine élection présidentielle même face à François Fillon ou Bruno Le Maire. Dans le meilleur des cas, il figure en troisième position avec 15% des intentions de vote. Dans le pire des cas, il collecte seulement 12% des voix. Face à Nicolas Sarkozy, qui arrive deuxième des intentions de vote avec 25% derrière Marine Le Pen (27%), François Hollande pointerait à la troisième place avec 15% des suffrages, selon ce sondage. En cas de candidature de Nicolas Hulot, son score baisse à 14%. Face à Alain Juppé candidat des Républicains, qui dépasserait largement Marine Le Pen au premier tour avec plus de 10% d’écart, le président de la République pointerait à 12% en cas de candidature de Nicolas Hulot.

SNCF : PEPY veut anticiper la concurrence

SNCF : PEPY  veut anticiper la concurrence

 

Le président de la SNCF ne souhaite pas atteindre la date fixée en 2021 pour la mise en concurrence totale de tous les services de transport de voyageurs. Son objectif est de créer une période d’expérimentation afin d’évaluer les chances de la SNCF face à la concurrence. Il veut éviter un basculement brutal comme celui qui s’est produit dans le fret et qui a fait perdre d’énormes parts de marché à l’entreprise publique ;  le risque évidemment dans ce secteur comme dans d’autres secteurs du transport étant de voir émerger des opérateurs low-cost compte  tenu de l’insuffisante compétitivité de la SNCF qui pourrait alors être confinée sur les dessertes les moins rentables. La SNCF anticipera donc  par des expérimentations l’ouverture à la concurrence du trafic ferroviaire passagers en Europe, a déclaré mercredi son président, Guillaume Pepy. L’Union européenne a fixé des dates limites pour cette généralisation du transport ferroviaire : fin 2019 pour les lignes régionales de type TER ou Transiliens et fin 2021 pour les lignes à grande vitesse de type TGV. « Je suis absolument certain que la France n’attendra pas les dates limites. Ça serait préférer une sorte de basculement brutal », a déclaré Guillaume Pepy à l’Association des journalistes économiques et financiers (AJEF). « Ce qui va se passer, c’est une période d’expérimentation qui va consister à regarder ce que cela apporte au consommateur, quelle régulation il faut avoir et est-ce que le train en France se porte mieux avec la concurrence », a-t-il ajouté. Selon lui, ces expérimentations pourraient se dérouler sur les années 2017-2018-2019. Il souhaite éviter les déboires du trafic marchandise, ouvert à la concurrence depuis 2007. « On a vu dans le domaine du fret une bascule brutale : jusqu’à mars 2007 monopole, 1er avril 2007 mise en concurrence de la veille au lendemain », a-t-il rappelé. « Le résultat n’est pas brillant : il n’y a pas un train de fret de plus en France et nous, on a perdu un tiers de notre marché au profit du privé », a-t-il ajouté. « C’est un échec. »

(Avec Reuters)

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Canal+ : un avenir incertain

Canal+ : un avenir incertain

 

Difficile de prévoir l’avenir de Canal+ après les déclarations de Vincent Bolloré devant les sénateurs. Vincent Bolloré a en effet justifié à la fois sa cure de stérilité pour la chaîne et le remaniement des programmes. Ce qui est certain c’est que Canal+ sera mis à la diète pour rétablir les problèmes financiers (notons cependant que si on prend en compte les résultats de Canal SAT le déficit est relatif voir inexistant). Reste cependant la perte d’abonnés liée en particulier à la mise à l’écart de la plupart des dirigeants et des animateurs vedettes. Avec aussi un objectif de réorientation de la ligne éditoriale afin de tuer définitivement le fameux esprit canal jugé trop critique.- Face à l’érosion des d’abonnés et à l’accélération des pertes financières, le président du conseil de surveillance de Vivendi, maison mère de Canal+, a en effet  remanié en quasi-totalité l’état-major de Canal+, imposé une cure d’austérité à tous les étages et engagé une refonte des offres tarifaires. Le directeur général de Canal+ Maxime Saada a toutefois prévenu lors de la même audition que Canal+ pourrait descendre sous la barre des 4 millions d’abonnés à la fin de l’année. Canal+, dont le sport et le cinéma sont les deux vitrines, investit chaque année 200 millions d’euros dans le cinéma français dont il est le principal financeur. La chaîne cryptée doit cependant faire face à l’émergence de nouveaux concurrents puissants et aux poches pleines, à l’image de Netflix et Amazon pour le cinéma et les séries, et beIN Sports et Altice dans le sport. « Vous avez d’abord un problème numéro un qui est : est-ce que vous voulez un champion national ? Ça, les parlementaires ont à se prononcer là-dessus », a expliqué Vincent Bolloré. Une critique directe adressée à l’autorité de régulation de l’audiovisuel qui a refusé l’accord d’exclusivité entre Canal+ et Beijing. « Si vous voulez en effet qu’il n’y ait pas de champion national, c’est relativement facile. Vous mettez des mesures anti-concentration et vous aurez ce que vous avez aujourd’hui, c’est-à-dire aucun groupe français qui essaye de porter la culture française à l’extérieur et donc mourront petit à petit tous ceux qui seront dans ce secteur », a-t-il prévenu. « Il est évident que le lien entre les contenus et les tuyaux est en train de se faire partout dans le monde. Moi, en tant qu’actionnaire de référence, je pense qu’il n’est pas souhaitable de faire à la fois le téléphone et les contenus parce que je crois que c’est quasiment impossible », a-t-il dit. Longtemps à l’abri de l’attention des médias jusqu’à son entrée au capital de Vivendi, le dirigeant du groupe Bolloré doit aujourd’hui faire face à des accusations d’intervention dans les programmes, notamment après la déprogrammation d’un documentaire sur le Crédit mutuel, ou d’interférence entre ses différentes casquettes d’actionnaire de Vivendi, dirigeant du groupe Bolloré et propriétaire du publicitaire Havas. Mis sur le grill pendant plus de deux heures, Vincent Bolloré a rejeté en bloc les critiques. « Je pense que tout cela ce sont des blagues qui ont été mises en avant pour éviter la diète, parce que ce n’est pas agréable quand on a été un groupe tout puissant, qu’on faisait beaucoup d’entre-soi, de se retrouver tout d’un coup comme les autres à faire un peu attention à ce qu’on dépense », a-t-il dit.

(Avec Reuters)

La SNCF : une grève de près de 300 millions

La SNCF : une grève de près de 300 millions

 

Les cheminots opposés à l’accord d’entreprise ont en partie gagné puisque le texte a été largement amendé à la demande du gouvernement et cela contre l’avis de la direction de la SNCF. Cependant l’entreprise, elle, a certainement perdu car elle renonce en grande partie aux efforts de productivité qui sont indispensables pour redonner une compétitivité au rail. La seule dernière grève aura coûté au moins 250 millions d’euros à l’entreprise publique, a déclaré mercredi son président, Guillaume Pepy, lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes économiques et financiers (AJEF).Le 7 juin, il avait parlé d’un coût supérieur à 300 millions d’euros. Un chiffre qu’il n’a pas renié mercredi. « Le chiffre d’aujourd’hui, c’est plus de 250 millions. Il est à craindre que ça puisse atteindre 300 millions d’euros », a-t-il déclaré. Une somme qui viendra s’ajouter au déficit et surtout à l’énorme dette de 40 milliards que ni la direction et surtout ni le gouvernement n’a prévu d’apurer. Un enjeu central qu’on a d’ailleurs oublié de traiter leurs de la réforme de la SNCF.  Au total, il y a eu ces dernières semaines 23 jours de grève à la SNCF, à l’appel essentiellement de la CGT cheminots et de Sud-Rail, qui ont fait des négociations sur un nouveau cadre social pour l’entreprise un élément du bras de fer avec le gouvernement sur le projet de loi Travail. Un mouvement qui aura pour première conséquence de tuer le fret ferroviaire déjà moribond puis de remettre en cause un peu plus la compétitivité de la SNCF pour le transport de personnes. En dépit de tout cela le syndicat gauchiste Sud-Rail a annoncé mercredi par communiqué qu’il faisait valoir son droit d’opposition à cet accord d’entreprise pourtant largement modifiée, appelant d’autres syndicats à faire de même pour le torpiller. La CGT, dont le positionnement sera crucial, n’a pas encore fait connaître sa décision sur ce point. Bref la fuite en avant dans une entreprise qui risque d’agoniser  surtout avec l’ouverture à la concurrence concernant le transport de voyageurs.

(Avec Reuters)

La manif anti-loi travail va tourner en rond !

La manif anti-loi travail va tourner en rond !

 

Une situation un peu ubuesque avec cette manifestation d’abord limitée à un rassemblement sans défilé, puis interdite, enfin ré-autaorisée sur un très petit parcours autours de la Bastille (point de départ et d’arrivée). De là à imaginer que les manifestants pourront faire plusieurs tours il n’ya qu’un pas (plusieurs quand même !°. Du coup la manifestation risque de tourner en rond au propre comme au figuré Les syndicats hostiles au projet de loi Travail ont en effet obtenu mercredi le droit de manifester jeudi à Paris en vertu d’un compromis trouvé avec le gouvernement, qui avait dans un premier temps choisi d’interdire tout défilé dans la capitale. C’est le résultat de la valse hésitation entre le Premier ministre, le ministre de l’intérieur et le président de la république. Une manifestation qui va effectivement tourner en rond et qui ne devrait guère réunir plus de 100 000 participants comme la dernière fois. Comme d’habitude la CGT annoncera 1 million et la police 70 000 ! De toute manière cette protestation ne sert plus à rien car la loi largement modifiée sera finalement votée. À moins évidemment que Valls ne décide de quitter le gouvernement ce qui serait une sorte de suicide politique. Cette manifestation n’est cependant pas sans risques car il est évident que les casseurs vont s’en donner à cœur joie une nouvelle fois ;  ce que savent très bien les organisateurs bien incapables d’empêcher les violences et parfois même complices. Philippe Martinez a promis que « le service d’ordre sera(it) renforcé » jeudi. Le préfet de police de Paris, Michel Cadot, a annoncé la mise en place d’un « dispositif de pré-filtrage » permettant de fouiller les sacs des manifestants pour s’assurer qu’ils ne contiennent pas de projectiles ou de cagoules. Il a précisé lors d’un point de presse que « plus de 2.000 fonctionnaires » seraient mobilisés durant le rassemblement : forces mobiles, forces de sécurité intérieure et brigade fluviale. Il est cependant vraisemblable que ni les services d’ordre des syndicats ni la police ne seront en capacité d’empêcher violences et débordements. À se demander si les uns et les autres n’attendent pas un coup dur pour donner une légitimité à de nouvelles décisions. Vu de l’étranger en tout cas cette protestation est incompréhensible et ne sert pas l’image du pays. (Avec Reuters)

FOOT euro 2016 : pour des pelouses bien françaises

FOOT euro 2016 : pour des pelouses bien françaises

 

 

Spectateurs et téléspectateurs ont pu constater que les pelouses de certains stades étaient en faite de véritables patinoires en particulier à Marseille et à Lille. En cause la décision surprenante de l’organisation européenne de foot (UEFA) de changer les pelouses à quelques jours du début de l’euro 2016. Pourquoi d’abord tout simplement parce que l’organisation européenne de foot est pleine de fric dont elle ne sait pas trop quoi faire (comme la FIFA) et qu’elle a passé un contrat avec une société autrichienne qu’elle est contrainte d’honorer  dans l’intérêt sans doute des deux parties, sans doute ! . Le problème c’est que de pelouses posées trop récemment ne permettent pas à l’herbe de s’enraciner. Le paradoxe c’est que précédemment c’es pelouses étaient  en bon état avant,  d’où une interrogation majeure ne faut-il pas imposer de l’herbe française sur nos terrains de foot ? Est –il vraiment nécessaire d’importer de l’herbe étrangère alors que le temps pourri de ces dernières semaines n’a jamais favorisé autant la pousse de l’herbe ? 20 minutes revient donc ce matin sur la qualité toute pourrie de la pelouse du Stade Pierre-Mauroy, sur laquelle se sont rencontrées la France et la Suisse hier. «C’est difficile de jouer notre football sur un terrain comme ça [...] quand on tombe sur un terrain comme ça, il faut faire des choses simples», a affirmé le défenseur français Adil Rami. Le stade lillois étant le seul de France à avoir un toit, il «ne peut pas se réfugier derrière l’excuse des intempéries», balaie 20 minutes. A qui la faute, alors ? A l’UEFA, qui a décidé il y a trois semaines de changer le gazon, ce qui a valu un communiqué mécontent de Société française des gazons (ouais). «Toutes les pelouses étaient de très belles qualités (sic) ainsi qu’en attestent les dernières notations du championnat des pelouses de la Ligue de football professionnel en fin de compétition, se défend-elle. Le consultant mandaté par l’UEFA a cru bon devoir intervenir, en particulier en faisant replaquer du gazon non compatible (enracinement du gazon) en provenance d’une société autrichienne sur les stades de Marseille, Lille, Nice, et ce, en dépit de l’avis hautement défavorable des spécialistes français tenus à l’écart du système UEFA.»

 

 

 

 

 

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