Archive mensuelle de juin 2016

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Pour une Mise à l’écart immédiat des journaux députés et fonctionnaires européens (Laurent Bigorgne)

Pour une Mise à l’écart immédiat des journaux députés et fonctionnaires européens (Laurent Bigorgne)

 

 

 

La mesure proposée par Laurent Bigorgne, directeur de l’Institut Montaigne, peut paraître brutale mais elle est pourtant cohérente car comment pourrait-on admettre que des euro- députés et fonctionnaires britanniques  puissent être membres des institutions européennes qui vont décider du départ du Royaume uni et surtout du nouvel éventuel accord commercial. De ce point de vue la démission récente du commissaire britannique est, elle, cohérente (amis Cameron va sans doute le remplacer).  La mise à l’écart des députés et fonctionnaires britanniques européens s’imposent d’autant plus que les négociations relatives au nouveau traité commercial seront particulièrement ardues. On voit mal ses députés et fonctionnaires défendre alternativement les deux points de vue qui vont s’affronter celui du Royaume-Uni d’un côté, celui de l’union européenne de l’autre. Extrait de l’interview de Laurent Bigorre dans Challenges :

Point  Après le Brexit, vous exigez la mise en réserve immédiate de tous les eurodéputés et fonctionnaires européens britanniques. Pourquoi ?

Il faut être ferme et clair. Les Britanniques ont choisi de sortir de l’Union Européenne, qui va être amputée d’un pays qui a apporté des choses très positives, l’innovation, la recherche… Mais désormais les britanniques ont les deux pieds en dehors. Et ils ne peuvent pas avoir autant d’avantages en sortant qu’en restant. Il faut des mesures rapides qui évitent les conflits d’intérêt : les commissaires européens, fonctionnaires et eurodéputés britanniques doivent être mis en réserve car ils ne peuvent plus exercer leurs fonctions. Il serait insupportable que des élus ou fonctionnaires britanniques s’expriment ou prennent des décisions sur des sujets qui ne les concernent plus. Par ailleurs, le Royaume Uni ne doit pas présider l’Union, comme cela est prévu, au deuxième semestre 2017. Cela peut paraître évident. Mais comme rien n’est prévu précisément pour organiser la sortie d’un Etat membre de l’Union, autant le rappeler.

Faut-il permettre aux britanniques de continuer à avoir accès au marché unique ?  

S’ils veulent accéder au marché unique, ils doivent en payer le prix et contribuer au budget européen qui garantit le bon fonctionnement de ce marché. C’est le cas de la Norvège, qui ne fait pas partie de l’Union mais accède à son marché en contribuant au budget. Mais sans avoir son mot à dire sur son utilisation. En sortant, les Britanniques se privent de participer aux décisions de l’Europe. Et s’ils veulent bénéficier de ses avantages, ils doivent en payer le prix.

Face à la finance britannique, comment l’Union Européenne doit-elle réagir ?

Elle doit remettre en cause le « passeport européen » dont bénéficient les banques d’outre-manche, qui leur permet d’avoir une activité dans tous les pays de l’Union à partir de leur siège. Les britanniques ne doivent pas pouvoir jouer au passager clandestin, en intervenant dans le marché des services financiers sans être obligé de respecter toutes les régulations que les Européens s’imposent. Par ailleurs, les membres de la zone euro doivent absolument récupérer les chambres de compensation, ces organismes traitant les transactions financières en euros et basés Londres. A la clé, il y a des dizaines de milliards d’euros à récupérer.

Vous incitez la France et l’Allemagne à relancer la construction de la zone euro. Peut-on y croire ?

Il faut espérer que cet épisode renforce le couple franco-allemand, qui en a bien besoin, en renouant la confiance entre les deux pays. Les Allemands reprochent aux Français de ne pas faire les réformes et les Français reprochent aux Allemands de ne pas être solidaires pour relancer l’économie de la zone euro. Les deux pays doivent absolument prendre des initiatives, qui renforcent la zone euro, par exemple en allant au bout de l’Union Bancaire, et profitent aux populations, comme l’assurance chômage européenne, préconisée par Jean Tirole, le prix Nobel d’Economie. C’est la seule façon de sortir de cette crise par le haut et de relancer le projet européen.

 

 

Notre-Dame-des-Landes : un référendum bidon

Notre-Dame-des-Landes : un référendum bidon

 

Ce référendum organisé par le gouvernement à propos du projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes n’a aucun sens. Juridiquement son principe et plus que douteux même si le Conseil d’État a reconnu sa légalité. En réalité il ne s’agit même pas d’un référendum mais d’une simple consultation dont l’Etat n’a pas à tenir compte comme l’indique d’ailleurs le Conseil d’État qui précise aussi que le projet d’intérêt public a déjà été décidé. Dès lors on se demande pourquoi organiser alors une consultation. Surtout une consultation limitée au département de Loire-Atlantique alors que ce projet est d’intérêt national et qu’il vise à desservir la France, l’Europe et une grande partie du monde. La raison de la limitation de ce vote à la Loire-Atlantique est très politicien en effet 60 % des les habitants de Loire-Atlantique sont favorables à ce projet tandis que les habitants des Pays de Loire sont contre dans la même proportion rejoignant d’ailleurs l’avis  de l’ensemble des Français. Un référendum donc bidon tant sur le plan politique que juridique et qui ne vise qu’à gagner du temps pour ne pas trop se mettre à dos les écolos, les 967.500 électeurs de Loire-Atlantique feront donc semblant de décider de l’avenir du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Ils répondront par « oui » ou par « non » à la question : « Êtes-vous favorable au projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes ? »  Pour l’occasion, 1.051 bureaux de vote seront ouverts dans l’ensemble du département. Si le « oui » l’emporte, ce projet, jugé « surdimensionné » par les experts, ne comportera finalement qu’« une seule piste » avait annoncé Ségolène Royal. Deux pistes avaient été envisagées à la base.

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Crise européenne : »Si j’étais président» ! , (Sarkozy)

Crise européenne : »Si j’étais président» ! , (Sarkozy)

Face à la crise que connaît l’Europe depuis Brexit, crise  qui pourrait se contaminer à d’autres pays, Sarkozy avance dans une interview au JDD des solutions pour réformer l’union économique. Si j’étais président dit Sarkozy qui avance une série de propositions. Des propositions dont beaucoup sont pertinentes mais qui malheureusement n’ont jamais été mis en œuvre lorsque Sarkozy était président. En effet les maux  dont souffre l’Europe ne sont pas nouveaux, ni Sarkozy, ni Hollande n’ont été capables d’imposer leur vision notamment à Merkel. Du coup les propositions en cinq points de  Sarkozy souffrent d’un sérieux manque de crédibilité quant à la capacité de la France à les faire prendre en compte partout en Europe et notamment en Allemagne. Si j’étais président dit Sarkozy ! Le problème c’est qu’il a déjà été.  Curieux comme les politiques peuvent être claires et ambitieux quand ils sont dans l’opposition et combien ils peuvent être ambigus et frileux quand ils sont au pouvoir. Extrait de l’interview de Sarkozy au JDD :

 

Quelle a été votre première réaction en apprenant le vote des Britanniques?
Je m’attendais à ce résultat compte tenu de la constance qu’ont mis ces dernières années les dirigeants européens à refuser de traiter les problèmes qui se posent : pas de stratégie commune pour la croissance et l’emploi, aucune réforme de Schengen, aucune réponse sur la politique d’immigration, sentiment d’impuissance face à la crise des réfugiés et impression que l’identité et la civilisation européenne ne sont pas défendues. Ce vote, c’est un choc qui ouvre une crise historique. Une crise qui n’est pas due au seul choix des Britanniques. La crise, c’est cette évidence : ce qu’ont fait les Britanniques, d’autres peuples en Europe auraient pu le faire, ou pourraient y songer demain. La question qui est posée aujourd’hui n’est pas seulement celle des rapports des Vingt-Sept avec la Grande-Bretagne mais, bien plus profondément, celle des choix que vont faire – ou ne pas faire – les 27 pays européens pour l’avenir de l’Europe.

[...]

Si j’étais en situation, je proposerais que la France et l’Allemagne mettent sur la table des chefs d’État et de gouvernement un projet en cinq points en interdisant à la technocratie bruxelloise de le transformer en monstre juridique. Pour cela, je proposerais de réunir durant trois jours les chefs d’État et de gouvernement des Vingt-Sept avec l’objectif d’élaborer ensemble un projet simple, clair, et politique. Premier point : la mise en place d’un gouvernement euro-Schengen II réunissant les ministres de l’Intérieur des Vingt-Sept et élisant à leur tête l’un d’entre eux. Avec une évidence : l’Europe a des frontières, elle doit enfin les faire respecter. Le mot frontière n’est pas un gros mot. Concernant la politique migratoire, l’objectif est d’harmoniser les aides sociales pour les étrangers, avec la nécessité de cinq ans de présence préalable pour y avoir droit et naturellement aucune prestation pour ceux en situation illégale. Deuxième point : je n’accepte pas de voir l’Europe à genoux devant les États-Unis. Ils sont nos alliés et nos partenaires. Mais il n’y a aucune raison que le FMI se mêle des affaires de l’Europe. Je souhaite donc un Fonds monétaire européen en même temps qu’une présidence stable de l’Eurogroupe, qui devrait revenir soit à un Français soit à un Allemand. Troisième point : dans le nouveau traité, il sera établi que les compétences de l’Europe sont limitées à dix priorités stratégiques au maximum. Il n’y aura donc plus de compétence générale pour l’Europe. Quatrième point : il faut profondément modifier les règles de fonctionnement de la Commission, qui ne doit plus pouvoir demain adopter un seul texte sans que les Parlement nationaux aient auparavant donné un avis décisif. Cinquième point : il faut clairement dire que l’élargissement de l’Europe, c’est terminé, donc sortir de l’hypocrisie qui prévaut aujourd’hui dans nos rapports avec la Turquie, qui n’a pas vocation à intégrer l’Europe.

Ecosse : un référendum bientôt organisé pour quitter le Royaume-Uni

Ecosse : un référendum bientôt organisé pour quitter le Royaume-Uni

Le gouvernement écossais se prépare à présenter une loi autorisant la tenue d’un second référendum sur l’indépendance de l’Ecosse et souhaite débuter au plus vite des discussions sur sa place au sein de l’Union européenne, a déclaré samedi la Première ministre Nicola Sturgeon. La chef de file du Parti national écossais (SNP), favorable à l’indépendance, a expliqué qu’il était de son devoir de rassurer ses concitoyens, qui ont voté à 62% en faveur du maintien dans l’Union européenne lors du référendum de jeudi. « Nous sommes déterminés à agir sans hésitation afin de bâtir une unité dans toute l’Ecosse », déclaré Nicola Sturgeon devant la presse. « L’option d’un second référendum sur l’indépendance est très clairement sur la table et nous allons prendre des mesures pour nous assurer que la législation nécessaire va être adoptée », a-t-elle ajouté, confirmant ses propos tenus la veille. Nicola Sturgeon a expliqué qu’une commission consultative en vue d’un référendum serait mise en place « dans les prochains jours » et indiqué que les autorités écossaises souhaitaient parallèlement entamer au plus vite des discussions avec les institutions européennes. La Commission européenne a réagi avec prudence aux propos de la dirigeante écossaise, rappelant que l’Ecosse faisait constitutionnellement partie du Royaume-Uni et refusant de « spéculer plus avant » sur la question. Une source proche du gouvernement écossais a déclaré ne pas être découragée par cette réaction qui était simplement « un constat de fait ». Les Ecossais s’étaient prononcés à 55% contre l’indépendance de leur pays lors du référendum de septembre 2014. Les autorités d’Edimbourg estiment que le vote en faveur du Brexit justifie la tenue d’une nouvelle consultation. Sur le référendum de jeudi, les Ecossais se sont très largement prononcés en faveur du « Remain » (maintien) qui a recueilli 62% des suffrages dans le pays. Le SNP fait valoir que l’échec du référendum sur l’indépendance s’explique par l’idée que la présence de l’Ecosse dans le Royaume-Uni apparaissait alors comme le seul moyen de garantir son appartenance européenne. L’Ecosse ne se laissera pas priver de son statut de membre de l’UE sans explorer des solutions de remplacement, a ajouté Nicola Sturgeon.

(avec Reuters)

Brexit: pour une sortie rapide de la Grande-Bretagne

Brexit: pour une sortie rapide de la Grande-Bretagne

 

Désormais un peu plus conscient des enjeux du excite les responsables politiques britanniques risque de faire traîner en longueur les négociations qui vont acter le divorce avec l’union économique. Jean-Claude Juncker (président de la commission économique) mais aussi l’Allemagne et la France souhaitent  hâter  la séparation afin que les incertitudes ne pèsent pas trop longtemps notamment pour les investisseurs et les marchés financiers, au-delà sur la croissance. La séparation doit s’effectuer dans les conditions de l’article 50 du traité mais un à qui relativement vague sur les modalités précises du d’un pays.  Que dit l’article 50?  « Tout État membre peut décider conformément à ses règles constitutionnelles de se retirer de l’Union », stipule la « clause de retrait » (article 50) introduite par le traité de Lisbonne, signé en 2007 et entré en vigueur en 2009. Mais l’article 50, qui se compose de cinq paragraphes relativement courts, « ne donne que peu de détails concrets sur la manière dont le retrait doit s’organiser », relève Robert Chaouad, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), spécialiste des questions européennes. Le Royaume-Uni devra d’abord notifier son intention au Conseil européen (qui réunit les 28 États membres). Puis « à la lumière des orientations du Conseil », l’Union négociera et conclura avec Londres un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union ». Cet « accord de retrait » est conclu au nom de l’Union par le Conseil, à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen. Quand le Royaume-Uni sortira-t-il effectivement de l’UE? Les traités cesseront de lui être applicables à partir de la date d’entrée en vigueur de « l’accord de retrait » ou, à défaut, deux ans après la notification du retrait, sauf si le Conseil européen, en accord avec Londres, décide à l’unanimité de proroger ce délai. En clair les négociations pourraient durer des années et des années un temps suffisamment long pour permettre à la Grande-Bretagne qui en a l’habitude de négocier des contreparties très avantageuses afin de ne pas être considéré comme un simple pays tiers. L’Europe a l’habitude de ces discussions marathon avec la Grande-Bretagne qui a toujours réussi à obtenir des avantages économiques financiers voir politiques assez peu admissibles. Du coup les responsables politiques britanniques jouent la montre. Vendredi, le Premier ministre britannique, David Cameron, a annoncé qu’il laisserait le soin à son successeur, à désigner en octobre, d’invoquer l’article 50 qui déclenchera jusqu’à deux ans de négociations sur la sortie de son pays de l’UE. Quant à Boris Johnson, son possible successeur qui a fait campagne pour le Brexit, il a jugé qu’ »il n’y a actuellement nul besoin de se hâter (…). Il n’y a aucune raison de se précipiter à invoquer l’article 50″. Paris assure que les autres pays Européens, notamment l’Allemagne, partagent sa position de fermeté vis-à-vis du Royaume-Uni et veulent éviter que les Britanniques fassent trainer les négociations pour obtenir davantage de l’UE. « Il y a pour la planète entière une interrogation : que va-t-il se passer ? », a déclaré samedi le président français lors d’une déclaration au côté du secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-Moon, à l’Elysée. « Nous devons en tirer toutes les conclusions et toutes les conséquences », a-t-il ajouté. « Nous devons maintenant organiser cette séparation mais nous devons le faire en bon ordre et avec les règles qui sont celles prévues par les traités qui doivent être mises en oeuvre. »  

Brexit – pétition pour un nouveau référendum déjà plus de deux millions de signatures

Brexit – pétition pour un nouveau référendum déjà plus de deux millions de signatures

 

Nombre de Britanniques se sont réveillés dimanche matin avec la gueule de bois. Il y a bien sûr ceux  qui ont voté contre le brexit conscients des conséquences néfastes et qui ont d’ailleurs lancé une pétition pour un nouveau référendum ; une pétition qui recueille déjà plus de 2 millions de signatures. Mais la gueule de bois aussi pour beaucoup qui ont voté en faveur du brexit et qui commence à découvrir les enjeux  de ce vote. Pour preuve le fait que sur Google les recherches les plus demandés -et massives- portent sur « que signifie le brexit  et qu’est-ce que l’union européenne ». La démonstration sans doute que beaucoup se sont positionnés en instrumentalisant le référendum pour d’autres objectifs que la question posée. Il y a d’abord évidemment l’hypocrisie des politiques qui ont joué sur le populisme pour se maintenir en place. C’est le cas notamment de David Cameron qui n’a dû sa réélection qu’à la promesse d’un référendum dont il espérait le résultat négatif. Autre exemple celui de Boris Johnson, ancien maire de Londres, qui lui s’est positionné au dernier moment en prenant le contre-pied de Cameron uniquement pour prendre sa place comme Premier ministre. Notons d’ailleurs que les deux demandent  désormais de décaler de plusieurs mois le début du processus de désengagement de l’union européenne. Ils prennent seulement conscience des possibles dégâts considérables de ce vote. Un vote qui va d’abord engager l’éclatement de la Grande-Bretagne avec le référendum très possible de l’Écosse concernant son indépendance. La menace aussi de l’Irlande du nord pour la même raison. Au plan économique et financier la plus grande conséquence concernera sans doute la place financière de Londres dont certaines activités pourraient être transférées à Francfort, Paris ou Amsterdam. Enfin redevenu un pays tiers comme les autres la Grande-Bretagne aura plus difficilement accès aux marchés de biens et de services de l’union européenne. Pas étonnant si les responsables britanniques souhaitent maintenant mettre la pédale douce pour quitter l’union européenne. La pétition qui a déjà recueilli plus de 2 millions de signatures ne changera rien sur le plan juridique mais comme un débat au Parlement est obligatoire (Le Parlement se doit d’examiner une pétition à partir du moment où elle dépasse les 100.000 signataires) on peut s’attendre un débat très animé sur les responsabilités des uns et des autres. 

Référendum : les limites de la démocratie

Référendum : les limites de la démocratie

Le référendum qui aux yeux de certains représente le sommet de la démocratie montre cependant ses limites et ses contradictions. Première observation,  la pratique du référendum implique une culture démocratique que beaucoup de pays n’ont pas. Surtout les pays habitués à utiliser la délégation de mandat au lieu de la démocratie directe. Du coup vote surtout pour des hommes, des camps pas pour des  pour idées.  La consultation directe exige un haut niveau de débat, une pratique ancienne ancrée dans la vie démocratique comme en Suisse  par exemple. Or en France comme dans d’autres pays le référendum trop rarement utilisé représente en fait l’arme nucléaire. Du coup il est rare que les citoyens répondent à la question posée et on instrumentalise le référendum pour exprimer un mécontentement plus général. Mécontentement exacerbé par les  populistes de tout poil trop heureux d’agglomérer toutes les contestations mêmes les plus contradictoires, toutes les frustrations et toutes les peurs. Aujourd’hui force est de constater que si des référendums se tenait dans tous les pays d’Europe on obtiendrait vraisemblablement à peu près la même réponse que pour le brexit. En cause évidemment l’immobilisme et la bureaucratie de l’union européenne mais encore davantage l’insatisfaction des citoyens vis-à-vis des institutions, des hommes et des femmes qui les représentent. Sur n’importe quel sujet le risque d’obtenir une majorité de non est probable. Preuve de cette contradiction la vie des Français sur la loi travail à laquelle ils sont opposés à hauteur de 60 % d’après les derniers sondages. Pourtant lorsque les Français sont sollicités sur la plupart des mesures importantes qui structurent le projet de loi ils manifestent leur approbation. Preuve d’abord que le projet de loi est mal connu et que c’est l’occasion d’exprimer aussi un rejet global de la politique voire au-delà de toute les institutions. Le référendum ne serait donc constitué le nec plus ultra de la démocratie. La vraie démocratie se mesure surtout à la qualité du débat avant une éventuelle consultation. La démocratie ne peut se réduire à dire oui ou non, à être pour ou contre  et de ce point de vue il faut accepter la complexité des problématiques qui sont posées au monde moderne et on ne peut en rester à une forme de démocratie néandertalien ne ;  la démocratie implique une vraie réflexion collective et ne peut se réduire à la mise d’un bout de papier dans une urne.

Réforme Union économique : une urgence supprimer 10 000 fonctionnaires

Réforme Union économique : une urgence supprimer 10 000 fonctionnaires

 

Après le brexit, on  s’interroge sur la réorientation possible dune  l’Union européenne moins bureaucratique et qui puisse ce concentrer sur l’essentiel au lieu d’intervenir sur tout, n’importe quoi et mal. Un des facteurs explicatifs fondamentaux de la bureaucratie de Bruxelles provient du nombre incroyable de fonctionnaires. L’UE emploie en effet 55.000 fonctionnaires dont 38.500 permanents. Un  fonctionnaire européen gagne en moyenne 6.500 euros nets par mois tandis que sa pension moyenne atteint 6.000 nets. Ces montants élevés s’expliquent en raison du nombre important de hauts fonctionnaires dans l’administration européenne. Des chiffres qui dépassent ceux par exemple des fonctionnaires français et surtout ce deux pays de l’Europe de l’Est. Bref une situation sociale très confortable d’une caste qui incite les intéressés à se justifier et à se reproduire par des procédures kafkaïennes qui étouffent l’économie européenne. Une première mesure après le brexit  serait donc de supprimer 10 000 fonctionnaires pour en réduire le nombre de moitiés. Le fonctionnement de Bruxelles est en effet atteint de la même pathologie que l’administration française. Pas étonnant c’est la France qui a inspiré sa mise en place. Pour justifier leur inutilité les fonctionnaires européens (comme les français) complexifie à dessein les procédures dans la plupart des champs économiques et sociaux. Premier objectif, noyer les responsables politiques dans la complexité administrative et les dessaisir de fait de leur pouvoir de décision. Second objectif donnait une légitimité à cette bureaucratie en produisant des réglementations pourtant inutiles et qui plombent l’initiative et la compétitivité. Notons que plusieurs pays ont critiqué l’importance de l’appareil administratif de Bruxelles mais la commission a réussi à largement limiter les dégâts de la réduction d’effectifs demandés.  La Commission s’est engagée à réduire de 5% d’ici à 2018 le nombre de fonctionnaires, soit 500 de moins par an. Mais ce chiffre ne prend pas en compte les recrutements liés à l’entrée de la Croatie dans l’UE en juillet dernier, devenu le 28eme état membre. Autant dire qu’au final le nombre de fonctionnaires ne va pas diminuer et qu’il risque même d’augmenter encore.

 

 » Brexit : un vote-sanction contre la classe politique »

 » Brexit : un vote-sanction contre la classe politique »

Pour Sarah Pickard, maîtresse de conférences au CREW (Center for Research on the English-Speaking World), le vote du Brexit est aussi et surtout un désaveu des élites par le peuple. Elle revient dans une interview au JDD sur l’enchaînement d’événements qui ont transformé le référendum sur la sortie de l’UE en une désapprobation de la classe politique.

 

Le référendum du Brexit a montré que la société était divisée par plusieurs clivages : âge, classe, géographie… Mais surtout le peuple contre les élites.
Ce vote a été un vote contre l’UE et les technocrates qui prennent des décisions sans devoir rendre des comptes, mais aussi un vote-sanction contre les politiques et le Premier ministre David Cameron. Ce qui est frappant, c’est que pour la première fois, les membres de tous les partis ont voté à l’opposé des suggestions faites par leur groupe politique. C’est sans précédent et le gouvernement en a perdu sa crédibilité. C’est étonnant car d’habitude, dans ce pays, on vote pour garder les choses comme elles sont. Alors que là, on a voté en nombre pour le changement. Ce vote du Brexit est le signe d’une débâcle des partis traditionnels. Des partis qui restent plus authentiques, comme le Scottish National Party, ont choisi d’agir autrement. Ils auraient pu être cyniques et voter contre le Brexit, pour s’assurer un référendum concernant l’indépendance de l’Ecosse. Mais ils ont encouragé le camp du Remain car ils y croyaient pour de vrai.

 

« La classe ouvrière a beaucoup souffert de la politique d’austérité »

Pourquoi ce clivage est-il aussi marqué?
Les électeurs constatent qu’il y a une distance entre eux et l’élite, la classe politique, qui ne les écoute pas et ne comprend pas leurs souffrances, notamment économiques, depuis plusieurs années. Il y a quand même eu un programme d’austérité soutenue, dont la classe ouvrière a beaucoup souffert. «D’habitude, dans ce pays, on vote pour garder les choses comme elles sont »D’autre part, l’équation ‘immigration = problèmes’ a été largement instrumentalisée pour créer une ambiance désagréable et violente. C’est un sujet neuf en Angleterre, on n’en parlait pas avant comme une source de problème. C’était une richesse. Nigel Farage et Boris Johnson ont montré du doigt les immigrés au lieu de considérer les problèmes structuraux de la société liés au manque de financements et à la politique d’austérité.

Cette défiance face aux élites peut-elle changer avec le départ de David Cameron? 
Je ne suis pas certaine que la personne qui remplace Cameron soit plus à même de réunir le pays. Boris Johnson [son potentiel successeur, NDLR], par exemple, a mené une campagne très désagréable qui a créé de la haine et des clivages anti-immigration. Cela va à l’encontre de ce qu’il incarnait avant. J’ai conservé des entretiens de Boris Johnson, que j’avais pris l’habitude de montrer en classe, où il s’exprimait en français – qu’il parle très bien – et où il se disait pour l’UE. C’est un homme très intelligent. Mais il illustre un certain cynisme en politique. Il a attendu jusqu’à la dernière minute avant de se ranger à la majorité.

Lire aussi : Au Royaume-Uni, « qu’est-ce que l’UE? » est la deuxième question la plus posée sur Google

« David Cameron ne pensait tout simplement pas en arriver là »

Il a mis le feu aux poudres en proposant ce référendum en 2013?
A l’époque, il voulait surtout calmer les députés du parti anti-européen UKIP, mais – et on a tendance à l’oublier en France – il ne pensait pas gagner les élections derrière. Il a dû être horrifié le jour où il a gagné les élections! Il avait d’ailleurs voulu négocier beaucoup plus avec l’UE en novembre, et n’avait réussi qu’à montrer son impuissance. Cela montrait à quel point on ne pouvait pas négocier avec l’UE : malgré ses demandes, faibles aux dires de certains, et le fait que l’UE voulait retenir le Royaume-Uni, rien n’a été conclu. On le pense souvent fou, ou très cavalier, alors qu’il ne pensait tout simplement pas en arriver là.

Les travaillistes ont aussi leur part de responsabilité…
Oui, et cela se voit dans le clivage géographique. Toutes les villes désindustrialisées, dans le nord est, ont voté Leave. Elles souffrent depuis les années Thatcher, et le parti travailliste n’a pas su répondre à leurs problèmes. Le parti est pour les normes européennes, dans le sens où elles fournissaient des droits sociaux qui n’existent pas autrement et qu’on risque de perdre. C’est justement la classe moyenne qui va souffrir le plus du Brexit : le salaire minimum, la semaine de travail de cinq jours… Toutes ces normes viennent de l’UE, et elles pourraient très bien être retirées. «On pense souvent Cameron fou, ou très cavalier, alors qu’il ne pensait tout simplement pas en arriver la.» Le parti travailliste n’a pas su – voir n’a pas voulu, pour le chef de parti – expliquer tout cela pour éviter le vote du Leave. Ils ont été trop mous, et c’est très grave. Beaucoup veulent d’ailleurs la tête de Jérémy Corbyn, le leader travailliste [deux députés du parti travailliste ont déposé vendredi une motion de défiance face à leur chef de file, lui reprochant sa gestion de la campagne du Brexit, NDLR]. Mais c’est aussi une manoeuvre politique, car beaucoup de députés sont modérés alors que Corbyn est radical et impopulaire parmi certains.

Refonte Europe : encore de belles déclarations de Hollande !

 

 

Suite au brexit François Hollande a encore fait de belles déclarations sur la nécessaire évolution de l’Europe. Ce n’est pas la première fois puisque 2012 il avait promis de réorienter l’union européenne déclarant qu’il il n’accepterait la rigueur budgétaire que contre un plan de croissance et de développement de l’emploi qui n’a jamais vu le jour. Un souhait réitéré que n’a jamais entendu Angela Merkel. Sur la forme Hollande à raison de souhaiter que l’Europe se recentre sur l’essentiel, qu’elle relance l’investissement au service de la croissance de l’emploi, qu’elle relance aussi l’harmonisation fiscale et sociale. Hollande a encore raison de demander un contrôle plus démocratique de la gouvernance de l’union économique. La question est de savoir s’il sera cette fois entendu surtout par l’Allemagne toujours droite dans ses bottes en matière d’orthodoxie financière et qui se refuse à toute relance économique. Il est clair que François Hollande se réveille bien tard car le brexit est le résultat de toutes les insuffisances qu’il souligne et qu’il a été incapable de régler tout simplement parce que la France ne pèse plus rien en Europe. Tout se décide en Allemagne. On peut évidemment critiquer l’attitude des Britanniques pour avoir voté en faveur du brexit mais si un référendum devait avoir lieu dans tous les pays composant l’union économique on obtiendrait dans la plupart des pays le même résultat. Un résultat qui provient de l’incompréhension et citoyen vis-à-vis d’une bureaucratie inefficace, d’un manque de courage des responsables politiques qui nourrit le populisme et le repli général sur sot C’est le type d’allocution solennelle que tient François Hollande depuis l’Elysée lors des événements décisifs pour le pays. Vendredi, pendant quelques minutes, le chef de l’Etat a évoqué le « choix douloureux » des Britanniques qui ont décidé par référendum de. Il dit regretter « profondément » cette situation qui met « gravement l’Europe à l’épreuve ».   »L’Europe ne peut plus faire comme avant », a prévenu le Président, qui l’appelle désormais à « se concentrer sur l’essentiel », une feuille de route dont les têtes de chapitre seraient « l’investissement pour la croissance et pour l’emploi », l’ »harmonisation fiscale et sociale » ainsi que « le renforcement de la zone euro et de sa gouvernance démocratique ». L’UE, a-t-il insisté, doit « porter les projets et non pas se perdre en procédures » et « être comprise et contrôlée par ses citoyens ». « . Ferme à l’égard de Londres, il a prévenu que « les procédures prévues par les traités » pour la sortie de l’UE seraient « rapidement appliquées » comme « c’est la règle et la conséquence » même si la France continuera de « travailler avec ce grand pays ami« . »Aujourd’hui, c’est l’Histoire qui frappe à notre porte. Ce qui se joue, c’est la dilution de l’Europe au risque du repli, ou la réaffirmation de son existence au prix de changements profonds. Je ferai tout pour que ce soit le changement profond plutôt que le repli », a encore promis François Hollande.

(Avec le JDD)

Grande-Bretagne : menace de la note par Moody’s

 

 

 

Pour l’agence Moody’s il y a clairement un risque de baisse de l’économie britannique avec aussi une détérioration des équilibres financiers, les pertes financières étant supérieures aux économies à attendre des cotisations à l’Europe. Du coup vous Moody’s n’exclut pas d’abaisser la note de la Grande-Bretagne. En attendant L’agence Moody’s a révisé vendredi de stable à négative la perspective de la note du Royaume-Uni après la victoire du Brexit, signifiant qu’elle pourrait abaisser cette note dans un avenir proche.  Moody’s estime que s’amorce « une période prolongée d’incertitude » qui va avoir « des implications négatives sur les perspectives de croissance à moyen terme » de l’économie britannique. La note de la dette est maintenue à Aa1. « Pendant les quelques années où le Royaume-Uni va devoir renégocier ses relations commerciales avec l’Union européenne, Moody’s s’attend à ce qu’un regain d’incertitude, une diminution de la confiance et des investissements moindres conduisent à une croissance plus faible », affirme l’agence dans un communiqué. Elle craint aussi que les finances publiques du pays s’affaiblissent davantage que prévu. « L’impact négatif d’une croissance plus faible va dépasser les économies que le Royaume-Uni fera en ne contribuant plus au budget de l’Union européenne », assure Moody’s. L’agence rappelle que l’UE est le premier partenaire commercial du Royaume-Uni, absorbant 44% de ses exportations tandis que 48% des investissements étrangers directs vers le Royaume-Uni viennent aussi de l’UE. « Il est possible que le Royaume-Uni soit capable de rediriger son commerce vers d’autres régions et compense ainsi un commerce plus faible avec l’Europe, mais cela prendra du temps », prévient l’agence. .  « Il y a clairement des risques à la baisse », conclut Moody’s, ajoutant qu’ »en l’absence d’un accord commercial qui préserve le cœur de l’accès actuel de Royaume-Uni au marché unique (…) la croissance de son Produit intérieur brut sera matériellement plus basse ».

 

(Avec AFP)

Des Londoniens pour l’indépendance de la capitale

Des Londoniens pour l’indépendance de la capitale

 

Puisque la tendance est au populisme, au nationalisme et au repli sur soi pourquoi ne pas demander aussi un référendum pour chaque entité administrative ( pays mais aussi région, département, ville et pourquoi pas quartier, canton et  hameau) afin de pousser l’incohérence et le ridicule jusqu’au bout, ce que propose en tout cas une pétition des londoniens déçus du brexit  et qui ont en effet massivement voté en faveur d’un maintien du pays dans l’Union Européenne, à 60% en moyenne et plus de 70% dans certains quartiers de la ville. Cette grande différence avec le vote global au Royaume-Uni en faveur du Brexit a conduit des europhiles à se mobiliser pour réclamer l’indépendance de la capitale…et son maintien, seule, au sein de l’Union Européenne!James O’Malley, un Londonien, a ainsi lancé une pétition en ligne. Ce dernier milite pour que la ville demande son adhésion à l’UE en tant que ville. «Londres est une ville internationale, et nous voulons rester au cœur de l’Europe», affirme-t-il dans une pétition diffusée sur le désormais célèbre site Change.org. «Faisons face, le reste du pays ne partage pas notre opinion… donc nous allons officiellement demander le divorce et nous allons nous rapprocher de nos amis sur le continent», précise l’auteur de la pétition.  Ce déçu du résultat du vote du 23 juin s’adresse en outre directement au maire de Londres, Sadiq Khan: «Monsieur le maire Sadiq, ne préféreriez-vous pas être le président Sadiq? et rejoindre l’Union Européenne, en étant également membre de l’espace de Schengen?». Un appel qui n’est passé inaperçu sur la toile. En quelques heures, la pétition a récolté près de 50.000 signatures et ce chiffre progresse de minutes en minutes! Un appel également relayé sur Twitter. «Que voulons-nous? L’indépendance de Londres! Quand le voulons-nous? Eh bien, peut-être que c’était en quelque sorte une blague, mais je suppose que cela pourrait fonctionner», lance James O’Malley sur le réseau social.

 

(Avec le Figaro)

L’économie britannique : risque sérieux de récession

L’économie britannique : risque sérieux de récession

La récession n’est peut-être pas pour cette année mais la croissance devrait se tasser assez sérieusement après le brexit. On comptait notamment sur une croissance de 0,5 % au second trimestre, croissance qui pourrait être ramenée à zéro. Pour la suite de fortes incertitudes demeurent sur les trimestres suivants, en tout état de cause la croissance pourrait se situer seulement à 1,5 % tout au plus alors qu’on attendait 2 % en 2016. La faute au brexit  mais aussi au tassement général enregistré pour la croissance au plan mondial concernant le second trimestre Le vote des électeurs britanniques en faveur d’une sortie de leur pays de l’Union européenne risque de plonger le Royaume-Uni dans la récession et de forcer la Banque d’Angleterre (BoE) à assouplir encore sa politique monétaire, montre une enquête de Reuters. Selon 70 économistes et responsables de stratégies d’investissements interrogés après le résultat du référendum, la dépréciation de la livre sterling risque de se poursuivre et la médiane de leurs estimations de la probabilité d’une récession en Grande-Bretagne est de 53%. Ces spécialistes estiment que le produit intérieur brut (PIB) de la Grande-Bretagne devrait stagner au deuxième semestre de cette année alors qu’ils tablaient avant le scrutin sur une croissance de 0,5% aux troisième et quatrième trimestres. « Le vote pour une sortie de l’UE a clairement affaibli les perspectives à court terme de l’économie britannique », estime Jonathan Loynes, de Capital Economics. Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, a déclaré que l’institution évaluerait dans les semaines à venir l’opportunité de nouvelles initiatives de politique monétaire, mais ses marges de manoeuvre sont limitées. Alors que le taux directeur de la BoE est fixé depuis plus de sept ans à 0,5%, son plus bas niveau historique, les observateurs interrogés avant le scrutin estimaient que sa prochaine modification serait une hausse. Les économistes et investisseurs interrogés estiment en outre que la livre sterling, déjà en forte baisse, devrait encore se déprécier (1,37 dollar). La faiblesse de la livre faisant mécaniquement monter le prix des importations, l’inflation britannique pourrait atteindre 3% d’ici deux ans, un niveau supérieur à l’objectif de 2% que s’est fixé la BoE, précise l’enquête, ce qui risquerait de compliquer la politique monétaire. Pour les économistes de Barclays, « le MPC de la Banque d’Angleterre choisira d’ignorer le dépassement de l’objectif d’inflation (…) Il va au contraire recourir à un nouvel assouplissement de la politique monétaire face à l’augmentation de l’incertitude et de la volatilité des marchés financiers ».

(Avec Reuters)

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Le Brexit n’entamera pas la reprise (Sapin …..Qui n’en sait rien ! )

Le Brexit n’entamera pas la reprise (Sapin …..Qui n’en sait rien ! )

 

 

À peine connus les résultats du brexit, l’inénarrable  Sapin, comme nombre d’experts ont chaussé leurs lunettes roses pour considérer que la décision des Britanniques n’entamera pas la reprise en France et en Europe. Une prédiction illusoire car la vérité c’est que personne n’en sait rien. Tout dépendra en faite deux l’importance des perturbations sur les marchés financiers, sur les marchés des changes voire sur les investissements. On sait que les marchés ont horreur des incertitudes comme les investisseurs. Ces incertitudes vont nécessairement s’inscrire dans la durée : plusieurs mois voire plusieurs années. On notera d’ailleurs une première divergence sur le calendrier du brexit puisque le président de la commission économique Jean-Claude Juncker souhaite que les procédures de rupture avec la Grande-Bretagne soient immédiatement engagées tandis que du côté britannique Cameron, mais aussi le fantasque Boris Johnson qui a milité pour le brexit souhaitent attendre  la fin de l’année pour engager les discussions. Sans doute Boris Johnson susceptible d’ailleurs de remplacer Cameron comme Premier ministre commence-t-il maintenant apprendre conscience des retombées négatives possibles de son engagement stupide. Il est clair en tout cas que le scénario d’une rupture la plus rapide possible serait susceptible de mettre fin aux incertitudes et de rassurer ainsi les investisseurs. Pour autant la reprise n’est pas assurée car les conséquences du brexit seront négatives surtout pour la Grande-Bretagne mais aussi pour l’union européenne. La croissance européenne pourrait être affectée d’une baisse de 0,1 à 0,2 % et celle de la Grande-Bretagne pourrait aller jusqu’à 0,3 %. Pour qu’il n’y ait pas un changement significatif dans le redémarrage de la croissance encore faudrait-il que cette croissance soit actuellement à la hauteur. Ce qui est loin d’être le cas au second trimestre qui va enregistrer un tassement de la croissance du PIB. Du coup affirmé que le brexit n’entamera pas la reprise relève de l’approximation voire de l’escroquerie. La victoire du « Brexit » au référendum britannique ne devrait pas enrayer la reprise de l’économie française dans l’immédiat mais, à terme, celle-ci en pâtira forcément, estiment des économistes interrogés par Reuters. On notera d’ailleurs l’avis particulièrement ambigu de certains experts. « En l’absence de contagion financière trop importante, il va y avoir un choc négatif sur la croissance française cette année mais il ne devrait pas être de nature à vraiment casser la dynamique   Mais il est difficile de prévoir comment l’Union européenne va gérer cet événement inédit et l’incertitude est d’autant plus grande que « les négociations risquent de s’embourber très vite, faute d’attelage très robuste pour mener les négociations côté européen dans les six à neuf mois qui viennent », estime Jean-Michel Six, chef économiste pour l’Europe de l’agence de notation Standard & Poor’s.

(Avec Reuters)

Chômage : en hausse en mai à cause du tassement de la croissance

Chômage : en hausse en mai à cause du tassement de la croissance

Une curieuse explication de l’augmentation du chômage en mai qui serait due à un meilleur taux d’actualisation de la situation des chômeurs, par parenthèse ce qui confirme le bidouillage sur la radiation des chômeurs d’un mois sur l’autre. Et de toute manière l’évolution d’un mois sur l’autre n’a pas beaucoup de signification Le véritable facteur explicatif tient au tassement de la croissance au second trimestre, ce que confirme par ailleurs l’enquête sur le climat des affaires. Tassement lié en particulier au climat délétère qui règne en France suite au différend manifestations et autres blocages (l’activité touristique étend la plus s’impacter fermé la parenthèse Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) a progressé de 0,3% sur un mois, à 3.520.300, soit 9.200 personnes de plus qu’à fin avril, selon les chiffres publiés vendredi par le ministère du Travail. En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle emploi augmente de 0,6 %, soit 31.300 personnes de plus en un mois, à 5.428.300 (5.726.400 en incluant les départements d’Outre-mer, également en hausse de 0,6 % sur un mois).Ce rebond intervient après deux mois de baisse, de 1,7% en mars et de 0,6% en avril pour la catégorie A. En associant les catégories A, B et C, le recul s’était élevé à 0,2% en mars et à 1,0% en avril. Cette relative stabilité du chômage semble démontrer que la croissance du second trimestre sera  assez nettement plus faible que celle du premier (plus 0,6 % au premier). Finalement les manifestations et autres blocages auront certainement entraîné des conséquences plus importantes que prévu notamment dans l’activité touristique et dans les services. Il est clair par ailleurs que les résultats du Brexit n’ont pas été intégrés dans cette enquête réalisée avant les résultats du référendum britannique. Un Résultat qui est susceptibles d’affecter négativement le moral des entreprises. Du coup pour l’ensemble de l’année 2016 il se pourrait que la France ait  du mal à atteindre les 1,5 % prévus pour la croissance du PIB Le climat des affaires s’est sensiblement détérioré ce mois-ci en France, les économistes y voyant notamment l’impact de l’environnement social tendu, sans que cela remette en cause, selon eux, le scénario d’une reprise modérée de l’économie. L’Insee, qui prend la température de l’économie en interrogeant chaque mois les chefs d’entreprise, a publié pour juin un indicateur global en baisse de deux points par rapport à mai, où il était à des plus hauts depuis l’été 2011. Il est revenu ainsi à 100, soit le niveau de sa moyenne à long terme, la dégradation étant particulièrement sensible dans l’industrie manufacturière et dans les services. L’institut Markit a diffusé aussi des indicateurs d’activité qui corroborent la tendance donnée par l’Insee même si leur niveau, qui traduit une légère contraction de l’activité en France ce mois-ci, est jugé trop négatif par les économistes. Dans le détail, la baisse du climat des affaires dans l’industrie manufacturière est largement due à une détérioration de l’opinion des industriels sur leur activité passée. C’est notamment le cas dans l’industrie chimique, un secteur perturbé par les blocages des raffineries le mois dernier. Mais le niveau des perspectives personnelles de production des chefs d’entreprise interrogés, un solde très suivi par les économistes, est en hausse sur le mois et le niveau des carnets de commandes est peu changé, même si celles en provenance de l’étranger sont en léger recul. Bien qu’en baisse, l’indicateur du secteur reste au-dessus de sa moyenne de long terme, de même que ceux de branches comme l’agroalimentaire et les matériels de transport, y compris l’automobile. Le décrochage (-3 points) de l’indicateur des services était moins attendu, alors que le rebond du secteur explique une bonne part la vigueur de l’économie française en début d’année. Là aussi, les chefs d’entreprise ont été plus négatifs sur leur activité passée, tout comme dans le secteur du commerce de détail. Et s’ils sont aussi un peu moins positifs sur l’activité prévue, les patrons du secteur des services sont toujours plus nombreux à anticiper une hausse de leurs investissements et de leurs effectifs que le contraire.

Brexit : le vote du populisme, des vieux et des paumés

Brexit : le vote du populisme, des vieux et des paumés

 

 

Comme souvent on ne peut  attribuer un seul facteur explicatif aux raisons du brexit. Des raisons qui sont  multiples ; premières raison peut-être ; l’incompréhension des enjeux   qui se jouent au plan mondial, enjeux économiques, technologiques, enjeux de société aussi. Pour beaucoup notamment chez les électeurs les plus âgés c’est la nostalgie du passé qui l’a emporté, une nostalgie qui nourrit le refus du changement et souhaite le retour vers un illusoire passé. Pour la Grande-Bretagne (mais cela vaudrait aussi pour la France) le passé  qui fut celui de la nation dominante grâce surtout à sa politique de colonisation. Depuis la colonisation la Grande-Bretagne et devenue un pays moyen comme la France et son influence ne cessera de décliner face aux grands pays : la Chine bien sûr, l’Inde, la Russie, des pays d’Amérique du Sud et les États-Unis notamment. La Grande-Bretagne -comme la France- se retrouvera en termes de puissance économique vers la 20e place vers la fin du siècle au lieu des cinquième ou sixième place occupée aujourd’hui. Une réalité incontournable qui implique donc un regroupement des forces européennes pour continuer de peser sur la politique étrangère tout autant que pour assurer le développement économique interne. Les populistes de tout poil ont beau jeu de surfer sur les instincts les plus bas de citoyens qui ne comprennent pas les évolutions du monde actuel et d’avancer l’illusion de frontières partout, l’interdiction du commerce international,   le rejet de l’tout immigration (même si cette dernière doit être régulée). Un populisme curieusement entretenu souvent sur les mêmes thématiques par l’extrême gauche et par l’extrême droite (pas étonnant que 30 % des adhérents de la CGT votent pour le Front National). Le brexit c’est donc le résultat du vote des paumés, de l’incompétence et de l’hypocrisie des populistes. Cela n’exonère pas les responsables politiques de leur immobilisme pour redonner un vrai sens, une vraie dynamique et un fonctionnement plus démocratique de l’union économique. De ce point de vue il partage la responsabilité avec les populistes qui précisément se développent sur le terrain facile de cet immobilisme utilisant au passage des ces arguments qui relèvent de l’escroquerie intellectuelle.

Éclatement du Royaume-Uni avec le départ de l’Écosse ?

Éclatement du Royaume-Uni avec le départ de l’Écosse ?

Une conséquence sans doute mal appréciée par le machiavélique Cameron : celui de l’éclatement du Royaume Uni avec d’une part le départ de l’Écosse et peut-être des turbulences en Irlande. Cameron en effet pour se faire élire haver promis d’organiser un référendum avec menace de quitter l’union économique. Malheureusement c’était sans compter sur la montée des partisans du brexit  et Cameron  a du faire campagne en vain contre le départ de l’union économique. Conséquence immédiate il sera sans doute condamné à démissionner de son poste de premier ministre peut-être au profit de Boris Johnson, l’ancien maire de Londres, encore plus machiavélique que Cameron et sans doute beaucoup plus fou. En attendant le premier ministre d’Écosse menace de faire sécession et d’organiser un référendum pour quitter le royaume uni. On pourrait aussi assister à quelques salutations du côté de l’Irlande car du coup une frontière aura encore un peu plus le peuple irlandais. La Premier ministre d’Ecosse Nicola Sturgeon réagit ce vendredi matin au résultat du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, soulignant que « les Ecossais voient leur avenir au sein de l’Union européenne » : « Alors que nous attendons les résultats complets, il est évident, ici, que les Ecossais voient leur avenir au sein de l’Union européenne. » « L’Ecosse a largement contribué au vote pour le maintien à travers le Royaume-Uni. Cela traduit la campagne positive menée par le SNP [Parti national écossais NDLR], qui a mis en lumière les gains et bénéfices de notre appartenance à l’Union européenne, et les Ecossais ont répondu de manière posiitve à ce message. » L’Ecosse a voté en faveur du maintien dans l’Union européenne à 63%.

PSG : départ de Laurent Blanc, tant mieux !

PSG : départ de  Laurent Blanc, tant mieux  !

 

 

Paradoxe sans doute Laurent Blanc a été élu meilleur entraîneur de France par ses collègues pour la saison passée. Pourtant c’est  sans ménagement que la direction du PSG vient de le licencier moyennant cependant une petite prime d’une vingtaine de millions d’euros d’indemnités. De quoi voir venir pour l’intéressé. En réalité c’était  à la fois prévisible et grandement justifié. Certes on objectera que Laurent Blanc a obtenu beaucoup de succès sur le territoire national mais il faut bien convenir qu’avec un budget de 500 millions et une équipe composée d’internationaux de niveau mondial on pouvait s’attendre à autre chose en coupe d’Europe. Sur ce plan là c’est l’échec total. Une nouvelle démonstration qu’un passé glorieux de footballeur ne fait pas forcément la qualité d’un grand entraîneur international. De toute évidence Laurent Blanc était trop limité pour gérer un tel groupe de vedettes pourries, gâtées par l’argent et vis-à-vis desquels il aurait fallu une autre exigence et une autre psychologie. Or Laurent Blanc -comme nombre d’anciens footballeurs  (pas tous, il y a de brillantes exceptions)- est trop limité intellectuellement pour comprendre que les aspects psychologiques sont déterminants pour tirer le maximum d’efficacité de stars à l’ego souvent surdimensionné et qui se comportent souvent aussi comme des ados. Le concept de entraîneur et d’ailleurs inadapté car il n’y a plus rien à apprendre sur le plan footballistique, il s’agit essentiellement de les manager pour tirer de engagement, rigueur et efficacité. De ce point de vue l’entraîneur sollicité, Unai Emery qui vient de Séville a certes fait une carrière modeste de footballeur en deuxième division espagnole mais compte tenu des moyens dont il disposait a montré une autre réussite sur le plan international. Arrivé sur la pointe des pieds au PSG en 2013, Laurent Blanc part avant la fin de son contrat, selon les informations recueillies par France Info, confirmant une information du journal l’Equipe. Son contrat a été résilié. Le Paris-Saint-Germain ne fait pour le moment aucun commentaire.  Laurent Blanc, qui avait prolongé son contrat en février dernier jusqu’en juin 2018, part avec une indemnité de l’ordre de 20 millions d’euros. L’équivalent du budget annuel d’un très bon club de Ligue 2, selon nos informations.    Même après l’élimination en ligue des Champions, difficile d’imaginer qu’il serait remercié si rapidement. Nasser El Kehlifi, le président du PSG, avait déclaré en substance, au soir de la défaite contre Manchester City, qu’on prenait rarement de bonnes décisions dans le feu de l’action. Mais le changement de ton a vraiment été visible, début juin dans le Parisien, le président du PSG affirmait que « le temps du changement était venu ».

Les Républicains : remise en cause des investitures législatives par Juppé

Les républicains : remise en cause des investitures législatives par Juppé

 

 

De manière à peine voilée Alain Juppé s’il est élu président de la république déclare qu’il remettra en cause les investitures décidées par le parti républicain concernant les législatives. Il est clair en effet que Sarkozy candidat aussi aux présidentielles de 2017 profite de sa position ambiguë de président des républicains pour choisir des candidats qui lui sont proches à fin de conforter ses soutiens. En effet dans les circonscriptions de gauche qui risque de basculer tous les candidats proches de Juppé ont été écartés. Donc  tout porte à croire que les hostilités vont se prolonger au-delà de l’élection attendue en décembre prochain. Un accord politique négocié entre les différents candidats statuait que pour le renouvellement des députés en 2017, les candidats LR sortants seraient automatiquement réinvestis. Dans les nombreuses circonscriptions de gauche que la droite espère rafler, les divers candidats à la primaire pouvaient proposer leurs champions, et le meilleur devait être désigné par consensus. Mais selon l’entourage d’Alain Juppé, les candidats favorables à Nicolas Sarkozy ont été préférés dans 15 à 20 circonscriptions. «Nous avions décidé d’identifier, partout en France où il n’y avait pas de député LR sortant, les meilleurs candidats pour chaque circonscription, et qu’il soient désigné par consensus. Les cas litigieux devaient être réglés après la primaire. Nous constatons que partout où des candidats juppéistes ont été proposés aux côtés de candidats sarkozystes, ces derniers ont été systématiquement choisis. Il n’y a donc aucune volonté, ni de consensus, ni de rassemblement dans cette démarche», explique au Scan Gilles Boyer, directeur de campagne du maire de Bordeaux, qui dénonce «un processus mené à la hussarde».  Actuellement favori des sondages parmi les candidats à la primaire, Alain Juppé ne compte pas en rester là. «Ces investitures doivent être validées, comme le prévoient nos statuts, par le conseil national du parti, ce qui interviendra au lendemain de la primaire. En conséquence, Alain Juppé se réserve le droit de revoir les investitures sujettes à débat annoncées jusqu’ici, à partir du mois de décembre», indique Gilles Boyer, qui brocarde la manière dont ont été désignés les futurs candidats. «Beaucoup de ceux qui sont actuellement investis ne le seront probablement pas au final. Il y aura certainement des négociations à rouvrir avec l’UDI, surtout si Alain Juppé l’emporte». «Ces investitures ont été bâclées, on a passé à peine 10 minutes par département. Il n’y a eu aucune sélection chez les députés sortants…», regrette encore Gilles Boyer. Rue de Vaugirard, il n’est pas le seul: la désignation de Patrick Balkany, notamment, sème un malaise certain. «Le seul député sortant qui n’est pas réinvesti, c’est Frédéric Lefebvre (candidat à la primaire de la droite, ndlr), et on se demande pourquoi», fulmine le juppéiste.

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