Archive mensuelle de juin 2016

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Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

Brexit: « Le référendum mauvaise réponse à un vrai problème »

Brexit: « Le référendum mauvaise réponse à un vrai problème »

 

Dans une interview à Challenges Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman, considère que le recours à un référendum est une mauvaise solution pour redonner une légitimité au projet européen. Un avis sans doute pertinent quand on sait que la plupart des référendums non précédés d’un débat approfondi sont instrumentalisés par les populistes,  les démagogiques, les  nationalistes voir les racistes pour détourner l’objet de la consultation. Avant de dire oui ou non encore faudrait-il comprendre les enjeux dont  la complexité échappe au plus grand nombre faute de débat suffisant. Extrait de l’interview

Au lendemain du « Brexit », le ministre de l’Economie Emmanuel Macron et le candidat à la primaire de droite Bruno Le Maire évoquent l’idée d’un référendum sur le projet européen pour relégitimer la construction européenne, qu’en pensez-vous?

C’est une mauvaise réponse à un vrai problème. Depuis plusieurs années, l’Europe est devenue le bouc émissaire des partis populistes. Elle est le symbole facile de la coupure entre les élites et les populations. En France, Marine Le Pen a imposé l’idée d’un référendum à travers sa proposition de sortie de l’euro. Les responsables politiques, qui soutiennent l’organisation d’un référendum sur le projet européen, tombent dans son piège. N’oublions pas la maxime de Jean-Jacques Rousseau: « La volonté générale est toujours droite, mais le jugement qui la guide n’est pas toujours éclairé ».

Difficile pour autant de ne jamais consulter le peuple sur la construction européenne…

Bien sûr, mais il y a d’autres moyens que le référendum! Dans une démocratie représentative, les candidats exposent leurs programmes avant les élections et les électeurs votent en conséquence. Durant la campagne de 2007, deux ans après le « non » français à la Constitution européenne, Nicolas Sarkozy avait clairement annoncé qu’il renégocierait un traité et le ferait ratifier par les parlementaires, ce qu’il a fait. Après le choc du « Brexit« , j’espère que la question européenne sera au cœur de la campagne présidentielle de 2017 et que tous les candidats afficheront nettement leur projet. Cela permettra au prochain Président d’avoir les coudées franches.

N’y a-t-il pas un risque que le débat sur l’Europe dérape au fur et à mesure de la campagne?

Il y a toujours un risque de dérapage, mais c’est encore plus risqué de passer la question européenne sous silence. Cela conforte l’impression dans l’opinion que les responsables politiques français subissent plus qu’ils ne maîtrisent la construction européenne. Il est temps que les gouvernants français assument leurs choix et s’investissent dans les institutions communautaires. Il est anormal que les ministres français soient si peu présents dans les réunions officielles avec leurs homologues européens. Ou que les gouvernements successifs appellent à la création d’un Trésor de la zone euro alors qu’il suffirait qu’Emmanuel Macron demande à la directrice du Trésor française de passer deux jours par semaine à Berlin pour que cela existe. Les politiques français ne doivent plus être des commentateurs mais des acteurs de l’Europe.

Assurance-chômage: encore davantage dans le rouge

Assurance-chômage: encore davantage dans le rouge

 

Conséquence de l’incapacité des partenaires sociaux à négocier sur l’avenir de l’Unedic, l’assura l’assurance chômage sera de fait étatisée et les déficits vont s’amplifier. Il faudra compter avec un nouveau déficit de l’ordre de 4 milliards en 2016 et à peu près autant en 2017 ; du coup la dette  va continuer de s’envoler pour atteindre les 35 milliards. Déjà important, le déficit du régime d’assurance-chômage devrait donc  être encore plus important que prévu. Selon un document présenté lundi en conseil d’administration de l’Unedic, le trou devrait atteindre 4,4 milliards cette année et 3,9 milliards l’an prochain. Soit davantage que les 4,2 milliards et 3,6 milliards prévus jusqu’à présent respectivement pour 2016 et 2017. «Nous constatons à fin mai une sous-estimation des dépenses en allocations par rapport à la prévision», note l’organisme dans une note obtenue par l’AFP. Au final, la dette de l’assurance-chômage, qui est le fruit des déficits cumulés, atteindrait 30,2 milliards fin 2016 et 34,1 milliards fin 2017. Jusqu’à présent, elle était censée culminer à 33,6 milliards à la fin de l’année prochaine. Le gouvernement avait pourtant promis à Bruxelles 800 millions d’euros par an d’économies supplémentaires. Un objectif aujourd’hui hors de portée.

 

Mélenchon refuse la primaire de gauche où il est en tête !

Mélenchon refuse la primaire de gauche où il est en tête !

Difficile de comprendre les subtilités de la politique en particulier à gauche : jusque-là Mélenchon refusait  la primaire alors qu’un sondage le met assez nettement en tête. Pour les sympathisants de gauche Mélenchon serait le meilleur candidat (autour de 35 %) alors que tous les autres Valls, Macron, Hulot,  Hollande et  Montebourg sont loin derrière (autour de 20 %). De toute évidence, Mélenchon à commis une grave erreur stratégique en refusant d’entrer dans une primaire de toute la gauche car il supposait  que le candidat du PS serait en tête et qu’il devrait donc se rallier à ce dernier. Devant ce refus, le parti socialiste a donc décidé de réduire la primaire au cercle très restreint des partis de gouvernement, plus exactement de la majorité gouvernementale. En clair essentiellement le parti socialiste ; du coup,  Mélenchon pourrait changer sa posture compte tenu des résultats de ce sondage. Pas sûr cependant que le parti socialiste accède  de maintenant l’exercice d’une primaire unitaire de la gauche compte tenu des possibles résultats qui élimineraient son candidat. À noter cependant que la consultation de l’ensemble des Français donne des résultats différents, Mélenchon leader chez les sympathisants de gauche ne l’est plus dans l’ensemble de la population. Un bel imbroglio qui pourrait conduire la gauche à s’enfoncer encore plus dans ses contradictions. Suite au brexit, la question européenne risque cependant de rebattre les cartes et de redistribuer en même temps les préférences des sympathisants de gauche comme celle des Français.  Un nouveau sondage montre donc  que la candidature de Jean-Luc Mélenchon séduit de nombreux sympathisants de gauche, qui sont 86% à être favorables à une primaire à gauche. Une enquête TNS Sofres-One Point réalisée pour RTL-Le Figaro-LCI montre que le leader du mouvement politique « La France Insoumise » est le candidat préféré des sympathisants de gauche dans l’hypothèse d’une primaire à gauche, devant l’écologiste Nicolas Hulot. La gauche non-gouvernementale est donc plébiscitée, contrairement aux deux têtes de l’exécutif, le Premier ministre Manuel Valls, qui arrive en troisième position, et François Hollande en 5e position. 35% des personnes Jean-Luc Mélenchon, Il devance Nicolas Hulot (23), Manuel Valls (21%,). Emmanuel Macron est en quatrième position de ce sondage (20%) juste devant le président de la République, François Hollande (19%,).

Loi Travail : la dernière inutile manif

Loi Travail : la dernière inutile manif

 

Sans doute la dernière manif contre la loi, une manif qui ne connaîtra sans doute pas encore un très grand succès car il est peu vraisemblable que le nombre de participants atteigne le chiffre symbolique d’un million qui serait nécessaire pour transformer la contestation en succès. La dernière manif a déjà été un échec avec autour de 20 000 à 30 000 manifestants seulement à Paris. Sans doute aussi pourquoi cette fois le gouvernement a autorisé un défilé classique sur un parcours plus long. D’une certaine manière,  la multiplication des manifestations a largement contribué à l’affaiblissement de la mobilisation cela d’autant plus que les organisations contestataires refusent tout compromis en réclamant le retrait pur et simple de la loi ou en changeant complètement son architecture, ce qui revient au même. La répétition des protestations et peut-être aussi une manière pour la CGT de réguler par l’épuisement un mouvement dont le contrôle lui échappait au profit des gauchistes. Dans les grands médias cette nouvelle manif constitue d’ailleurs un événement secondaire par rapport d’une part au brexit  et à l’euro 2016 de foot. De ce point de vue,  l’agenda n’est guère favorable à l’expression d’une énième protestation d’ores et déjà sans issue. Pas de quoi en tout cas redorer le blason de syndicats dont l’image est déjà dégradée depuis longtemps dans l’opinion. La faute à des syndicats politisés qui ont délibérément choisi une stratégie gauchiste ; la faute aussi au gouvernement incapable d’organiser une véritable concertation démontrant ainsi que la négociation sociale est impossible en France. Le dernier exemple en date concernant la discussion sur l’avenir de l’Unedic reprise en main par après le  blocage total  des partenaires sociaux.

 

Fitch abaisse la note du Royaume-Uni

Fitch abaisse la note du Royaume-Uni

 

Comme Standard & Poor’s, l’agence financière Fitch a à son tour abaissé lundi la note du Royaume-Uni à la suite du vote britannique en faveur d’une sortie de l’Union européenne. La note de la dette britannique passe de AA+ à AA avec perspective négative, impliquant qu’elle pourrait être encore abaissée dans les prochains mois.   L’agence de notation Standard & Poor’s a annoncé lundi la dégradation de deux crans de la note souveraine à long terme de la Grande-Bretagne ramenée de AAA à AA avec une perspective négative. S&P a aussi abaissé la note à long terme de la Banque d’Angleterre pour la ramener également de AAA à AA. La dégradation reflète la position de l’agence selon laquelle le résultat en faveur de la sortie lors du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne affaiblira la prévisibilité, la stabilité, l’efficacité de la politique économique au Royaume-Uni, écrit S&P dans un communiqué. L’agence de notation justifie aussi sa décision par les risques d’une nette détérioration des conditions du financement externe au vu du niveau extrêmement élevé des besoins de la Grande-Bretagne. L’ampleur du déficit du compte courant britannique, qui atteignait 7% du produit intérieur brut (PIB) du pays à la fin 2015, rend l’économie et la devise particulièrement vulnérables aux sorties de capitaux. S&P précise que la perspective négative appliquée à la note s’explique par les risques entourant les perspectives économiques, budgétaires et en termes de performances extérieures de la Grande-Bretagne, notamment le rôle de la livre sterling comme monnaie de réserve internationale. S&P dit s’attendre à un ralentissement significatif de la croissance de l’économie britannique sur la période 2016-2019, avec une hausse du PIB abaissée en moyenne à 1,1% par an. L’agence de notation souligne enfin les risques que le vote en faveur du Brexit fait peser sur l’intégrité constitutionnelle et économique du Royaume-Uni, si un nouveau référendum devait avoir lieu sur l’indépendance de l’Ecosse. L’agence de notation Moody’s avait annoncé vendredi avoir abaissé la perspective pour la dette souveraine du Royaume-Uni, de « stable » à « négative », tout en maintenant sa note à « Aa1″, après la décision du pays de sortir de l’Union européenne.

 

(AFP)

Brexit : Hollande et Merkel sans plan B commun

Brexit : Hollande et Merkel sans plan B commun

Hollande, Merkel et Renzi se sont réunis pour donner l’illusion d’une unité européenne après le brexit,  cependant rien n’est sorti de concret de cette réunion tellement les divergences sont importantes en particulier entre l’Allemagne et la France. Du coup tout en affirmant qu’il fallait régler rapidement la situation les trois responsables  de gouvernement sont ont décidé  d’attendre la demande de séparation officielle de la Grande-Bretagne. Laquelle Grande-Bretagne, traumatisée aussi par le résultat du brexit  ne semble guère pressée puisque d’une certaine manière Cameron  lave les mains de la suite de ce vote surprenant et qu’il en confie la gestion à son successeur à l’automne. Ce qui satisfait parfaitement Merkel qui ne souhaite surtout pas de précipitation et être entraînée par la France dans une Refondation qui la contraindrait à remettre en cause son orthodoxie financière et son refus d’un véritable plan de croissance. En outre l’Allemagne ne souhaite surtout pas couper les ponts avec la Grande-Bretagne pour préserver ses intérêts économiques et va sans doute rechercher un accord qui ne sera pas un véritable divorce mais une sorte de séparation qui permettra de sauvegarder les échanges économiques voire financiers avec la Grande-Bretagne.  Hollande, lui, est beaucoup plus pressé car il sent  bien cette menace d’un compromis qui mettrait la Grande-Bretagne avec un pied dedans et un pied dehors et surtout le risque d’une demande de référendum en France exigeant les mêmes privilèges que ceux qui pourraient être obtenus par la grande Bretagne ;  ce référendum est d’ailleurs déjà demandé par Mélenchon, aussi Le Pen et Sarkozy ne l’exclut pas non plus. Compte tenu des contradictions internes à l’union économique il est fort probable que l’Allemagne parviendra à imposer sa ligne concernant l’agenda qu’on peut résumer ainsi : il est urgent d’attendre. L’article 50 du traité de Lisbonne «est très clair», a insisté Angela Merkel: c’est à Londres qu’il revient d’enclencher le processus de sortie de l’Union européenne. Or, le premier ministre David Cameron n’a aucune intention de le faire mardi. Il laisse à son successeur, qui sera connu début septembre, le soin de décider. «Il n’y aura pas de pré-négociations», a prévenu François Hollande à l’unisson de ses deux homologues, déconseillant au Royaume-Uni «de faire traîner» ensuite les discussions «en longueur». Mais, derrière cette unité de ton, se dissimule une impuissance: le Conseil européen n’a aucun moyen de forcer la main au Royaume-Uni. Et les intérêts de chaque État membre seront différents. À Berlin, on montre plus de compréhension face aux Britanniques qu’à Paris. Angela Merkel se veut attentive à la situation économique de l’Europe et de son pays.

 

(Avec Reuters)

 

Paris, Berlin et Rome : un front commun pour l’immobilisme

 Paris, Berlin et Rome : un front commun pour l’immobilisme

 

D’après la plupart des médias La France, l’Allemagne et l’Italie ont affiché lundi un front commun sur la crise politique créée par le référendum afin de relancer la construction européenne. François Hollande, Angela Merkel et Matteo Renzi ont en réalité fait  une déclaration très ambigüe qui affirme d’une part qu’il convient de régler dans les meilleurs délais les conséquences du brexit  mais qui d’un autre côté considère qu’il n’est pas nécessaire d’engager des négociations tant que le Royaume-Uni n’aura pas demandée l’application de l’article 50 du traité de Lisbonne qui prévoit la séparation avec l’union européenne. Mais  premier ministre britannique David Cameron a affirmé qu’il n’était pas pressé de demander l’application de ce fameux article 50, que la responsabilité en incomberait à son successeur qui ne sera désigné que vers le 2 septembre. En réalité la divergence entre Paris et Berlin est importante Hollande veut en effet aller vite tandis que Merkel tergiverse et semble s’orienter vers la recherche d’un compromis qui ne serait pas un véritable divorce de la Grande Bretagne. L’Allemagne ménage en effet comme d’habitude c’est les intérêts économiques. En outre et surtout par Merkel n’est pas pressée de se retrouver avec des pays comme la France, l’Italie ou encore l’Espagne qui lui imposeraient une ligne moins libérale et une solidarité financière. Grâce en partie à la Grande-Bretagne, l’Allemagne a réussi à imposer à l’Europe une ligne très libérale et l’union européenne s’est réduite pour l’essentiel comme le voulait la Grande-Bretagne à un seul marché de libre-échange sans règles réellement communes. Du coup le front commun officiel affiché par Paris, Berlin et Rome est un front pour l’immobilisme cela d’autant plus que personne ne s’attendait à un vote favorable au Brexit  et qu’il y a donc une impréparation totale pour la négociation du divorce avec la Grande-Bretagne (à noter la même impréparation côté britannique dont les élites  même celles qui ont milité pour le brexit  ne s’attendaient pas un tel résultat. Cette impréparation ajoutée au délai que semble vouloir imposer l’Allemagne comme la Grande-Bretagne risque cependant d’amplifier les incertitudes quant à l’avenir de l’union européenne. Des incertitudes qui risquent de coûter cher à la croissance britannique mais aussi à l’union européenne dont l’activité sortait à peine la tête de l’eau. De toute manière les oppositions demeurent fondamentales entre Berlin et Paris sur les modalités de redynamiser relancer l’Europe

Après les manifs, le moral des ménages en baisse en juin

Après les manifs, le moral des ménages en baisse en juin

Sans  doute la conséquence des désordres qui frappent la France en particulier les manifs et autres blocages, les ménages qui étaient plutôt confiants jusque là retombent dans la déprime (en dessous de leur moyenne de long terme). Du coup la consommation pourrait être affectée et derrière la croissance et l’emploi. L’indicateur mesurant le moral des ménages a en effet  fléchi en juin, en raison d’un regain de pessimisme sur leur niveau de vie, a annoncé mardi l’Insee. Le moral des ménages, calculé sur la base de soldes d’opinion, a baissé d’un point pour s’établir à 97 points, restant ainsi toujours sous sa moyenne de long terme qui est de 100 points, indique l’institut statistique dans un communiqué. L’Insee établit cet indicateur à partir de soldes d’opinion (différences entre proportion de réponses positives et négatives) divisés en deux grandes catégories: l’une portant sur la situation personnelle des ménages, l’autre sur leur perception de l’évolution économique en générale.
Le moral des ménages est un élément-clé pour évaluer le niveau à venir de la consommation, moteur important de la croissance en France. « Après une opinion en nette amélioration en mai sur le niveau de vie en France, passé ou à venir, les ménages sont à nouveau plus pessimistes en juin », explique l’Insee. Le solde sur l’évolution passée du niveau de vie en France perd 4 points et celui sur l’évolution au cours des prochains mois, traduisant leurs perspectives de pouvoir d’achat, perd 6 points.  L’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée s’améliore, elle, de deux points, mais celle sur leur situation à venir est en légère baisse, d’un point. Fait notable, « la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants baisse fortement », de 9 points.  La confiance des ménages dans leur capacité d’épargne future est en hausse de 2 points, et la proportion de ménages estimant qu’il est opportun d’épargner se redresse de 4 points. Les craintes concernant le chômage sont pour leurs parts quasi-stables (-1 point), se situant à leur plus bas niveau depuis juin 2008.

 

Brexit : un modèle pour Le Pen et Mélenchon !

Brexit : un modèle pour Le Pen et Mélenchon !

  • Curieux cette convergence entre Le Pen  et Mélenchon qui considèrent  le brexit comme un modèle pour sortir la France de la situation certes difficile dans laquelle elle se trouve. Avec des philosophies théoriquement opposées le Pen  et Mélenchon se retrouvent dans de nombreux domaines pour rivaliser en matière de populisme de démagogie et de dogmatisme. Ces  deux partis se caractérisent par une incompétence totale en matière économique et du coup jouent  sur toutes les peurs et sur la corde du nationalisme. Une attitude de partis irresponsables soucieux essentiellement de ratisser très large même en additionnant toutes les contrevérités et toutes les contradictions. Et ça marche  puisque les deux parties recueillent à deux 40 % des suffrages en l’état actuel des sondages. Pour peu que Sarkozy joigne sa voix à ces deux formes de populisme–ce qu’il est en train de faire dans un combat désespéré pour se qualifier au primaire face à Juppé–le populisme en France pourrait devenir majoritaire. Pour preuve Sarkozy a annoncé lui aussi qu’il n’excluait pas un référendum à propos de l’Europe. Or on sait que le recours à un référendum et le plus souvent instrumentalisé pour permettre d’exprimer toutes les oppositions, toutes les insatisfactions, et toutes les rancœurs mêmes lorsqu’elles n’ont que très peu à voir  avec la question posée. C’est d’ailleurs de cette manière que De Gaulle a été viré.  La Grande-Bretagne va connaître une crise grave caractérisée en particulier une récession certaine avec ses conséquences en termes de chômage. Certes l’union européenne n’est pas sans  défaut, c’est même un euphémisme, sa bureaucratie, son immobilisme alimentent  le rejet. Mais un référendum pour quitter l’Europe pour aller où ? Pour faire quoi ? Les conséquences seraient immédiates dévaluation, inflation, récession, et chômage. Il suffit d’analyser la structure de notre production et de nos échanges extérieurs pour constater que la France ne résisterait pas à une forme de sécession avec l’Europe. En cause notamment un manque de compétitivité qui serait encore aggravée avec les promesses sociales irresponsables des deux partis en cause. Avec ce type de référendum détourné de son objet la démocratie trouve ses limites car pour ratisser large pas d’autres solutions que de faire dans le populisme et  la démagogie. Cela d’autant plus facilement que les Français souffrent depuis toujours d’une insuffisance congénitale en matière de connaissances économiques (dixit Jean Tyrol prix Nobel d’économie).

 

Royaume-Uni : une récession modérée ?

Royaume-Uni : une récession modérée ?

 

Suite au brexit Goldman Sachs prévoit une récession modérée pour la Grande-Bretagne et une diminution de 0,25 % du PIB tant pour les États-Unis que pour l’Europe. Une diminution en apparence assez faible mais dont le niveau serait susceptible d’affecter de façon notoire l’emploi. En clair pour l’Europe de chômage ce stabiliserait à son niveau actuel au lieu de se résorber. Ce n’est en effet qu’à partir d’un taux de croissance de 1,5 % que le solde des emplois redevient positif et que le chômage diminue. Le Royaume-Uni est susceptible d’entrer en récession dans l’année après s’être prononcée jeudi pour une sortie de l’Union européenne, décision qui va aussi limiter la croissance mondiale, selon les principaux économistes de Goldman Sachs.  »Nous nous attendons maintenant à ce que l’économie (britannique) connaisse une récession modérée d’ici à début 2017″, annoncent dans une note aux clients de la banque d’affaires les économistes Jan Hatzius et Sven Jari Stehn. Ces derniers prévoient que la victoire du « Leave » jeudi va entamer le produit intérieur brut (PIB) britannique d’un pourcentage cumulé de 2,75% dans les 18 prochains mois. Des retombées sur les économies européennes et américaine sont également attendues. La progression du PIB de la zone euro pour les deux prochaines années est attendue en moyenne à 1,25% par la banque, contre 1,5% dans sa précédente prévision, antérieure au scrutin britannique. Pour l’économie américaine, Goldman Sachs anticipe désormais une croissance au second semestre 2016 de 2%, un chiffre révisé à la baisse par rapport à sa prévision initiale de 2,25%.

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Brexit : Boris Johnson doit aller en enfer

Brexit : Boris Johnson doit aller en enfer

Ce  n’est pas l’avis  officiel de Cameron mais de son entourage,  Boris Johnson a joué à l’apprenti sorcier uniquement pour démolir Cameron lequel par parenthèse porte aussi une responsabilité dans ce référendum qu’il a proposé pour assurer sa propre réélection ;  en fait ni Boris Johnson, ni Cameron ne s’attendaient à ce résultat même si l’un a  milité pour le brexit, l’autre contre. Du coup c’est un peu la révolution au sein des conservateurs. Pour preuve de son inconséquence Boris Johnson demande maintenant de retarder les négociations du divorce avec l’union économique et souhaitent même que les relations commerciales avec l’Europe  ne soient pas modifiées. Une manière de s’excuser de sa position en faveur du break site en tout cas de la légitimer.  Le Royaume-Uni continuera à avoir accès au marché unique européen, estime le partisan du Brexit Boris Johnson, dans un article publié dimanche dans le Telegraph. L’ex-maire de Londres explique que la Grande-Bretagne peut désormais bâtir une relation fondée sur le libre échange et un partenariat « économique » avec l’Europe, plutôt que de faire partie d’un système politique fédéral, ajoutant que des accords commerciaux pourront être conclus avec les économies en croissance hors de l’UE. « L’économie est en de bonnes mains », poursuit-il. « La plupart des personnes raisonnables se rendent compte que le gouverneur de la Banque d’Angleterre Mark Carney a fait un travail superbe, et maintenant que le référendum est fini, il sera en mesure de continuer son travail sans être en première ligne politiquement. » Mais Mark Carney avait mis en garde les partisans du Brexit contre les conséquences économiques d’une sortie de l’Union. Boris Johnson dit en outre ne détecter aucun « appétit véritable » pour un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse, en dépit des déclarations en faveur d’un nouveau scrutin de la première ministre écossaise Nicola Sturgeon. . Boris Johnson manœuvre évidemment pour prendre la tête du parti est remplacé Cameron comme premier ministre.  Mais, la fronde s’organise et ses détracteurs décochent leurs premières flèches. «Tu as tué notre premier ministre, on va te tuer», rumineraient les alliés de Cameron, selon The Sun. «Il est douloureux de constater que Boris et Gove  (son allié) n’ont aucun plan, aucune idée de ce qu’ils font. Ils ne s’attendaient pas à gagner», rapporte un proche du premier ministre, cité par The Sunday Telegraph. Theresa May, la ministre de l’Intérieur, s’impose de plus en plus comme l’arme anti-Boris. Principale rivale de l’ex-maire de Londres, elle s’est intelligemment tenue à distance de la campagne pour le Brexit et devrait entrer dans la course d’ici à la fin de semaine. Ses proches s’affairent actuellement à rallier les soutiens. David Cameron ne devrait soutenir aucun candidat, mais ses proches auraient une préférence pour May, qu’il craint, mais respecte. «Boris a sa place réservée en enfer (…) Nous devons nous mettre derrière Theresa, c’est elle l’adulte», estime un membre du premier cercle de Cameron, cité par le Times. Dans ce jeu du «tout sauf Boris», les proches du favori redoutent même un complot, qui viserait à changer les règles de l’élection du leader conservateur, en garantissant qu’un des deux candidats soit une femme. De quoi nuire à celui dont un des slogans de campagne était il y a quelques années: «votez tory, votre femme aura de plus gros seins.»

Croissance : des risques mais peu de solutions pour la BRI

Croissance : des risques mais peu de solutions pour la  BRI

La BRI souligne les risques pour l’économie mondiale mais finalement demeure très ambiguë sur les solutions. En effet la BRI demande qu’on soulage les politiques monétaires trop sollicitées à son goût par des politiques budgétaires. Mais dans le même temps la BRI critique l’endettement général des pays. Pour parler clair la BRI comme la plupart des institutions financières est dans le potage concernant les mesures susceptibles de relancer la croissance. Elle préconise notamment de relever les taux afin d’être en capacité de les diminuer en cas de crise ! A l’occasion de son assemblée générale annuelle à Zurich, la BRI, organe international de coordination des grandes banques centrales, souligne ainsi les menaces auxquelles était exposée l’économie mondiale un endettement élevé, une faible croissance de la productivité et un manque de marges de manœuvre des banques centrales mais l’institution internationale apporte peu de solutions  « Des évolutions préoccupantes – un trio de risques – rendent l’économie mondiale très vulnérable et appellent à la vigilance: une croissance de la productivité anormalement molle, faisant planer un doute sur une amélioration future des niveaux de vie; une dette mondiale historiquement élevée, soulevant des risques pour la stabilité financière; et une marge de manœuvre extrêmement réduite pour l’action des pouvoirs publics », a déclaré Claudio Borio, chef du département monétaire et économique de l’organisation. L’économie mondiale, a-t-il ajouté, ne peut plus se permettre de compter sur un modèle de croissance alimenté par la dette, qui l’a mené à la situation actuelle. Dans une référence implicite à la Réserve fédérale américaine, le rapport de la BRI explique que les responsables des politiques monétaires doivent donner la priorité au relèvement des taux lorsqu’ils en ont l’occasion afin de retrouver des marges de manœuvre en matière d’assouplissement lors de la prochaine crise. « C’est là un point particulièrement important pour les grandes juridictions émettrices de monnaies internationales, car elles donnent le ton de la politique monétaire pour le reste du monde », souligne le document. Plus largement, la BRI plaide pour une évolution globale des politiques budgétaires et monétaires afin de leur donner les moyens de faire face à des successions de booms financiers et de crises. « Il est urgent de rééquilibrer les politiques publiques pour s’orienter vers une expansion plus robuste et durable », dit son rapport. « Il est essentiel de soulager la politique monétaire, qui supporte, depuis beaucoup trop longtemps, une part excessive du fardeau. » « Le monde a grandement besoin de politiques qu’il ne regrettera pas d’avoir adoptées, le jour où demain arrivera. » Ce qui s’appelle parler pour ne pas dire grand-chose !

Brexit : Airbus menacé en Grande-Bretagne

Brexit : Airbus menacé en Grande-Bretagne

 

-S’il est clair que le mode de production actuelle du consortium Airbus qui regroupe l’Allemagne, la France, l’Espagne et la Grande-Bretagne ne sera pas remis en cause immédiatement et même à moyen terme, par contre pour le long terme une restructuration n’est pas ça exclure. Les sites anglais emploient environ 15 000 personnes qui produisent les ailes des avions de ligne du groupe Airbus. Mais les sites de production sont de plus en plus soumis à la concurrence des pays en développement qui achète des Airbus mais veulent aussi en échange des transferts de technologie, c’est le cas en particulier de l’Inde et de la Chine. Des pays qui n’auront pas de difficulté à être aussi compétitifs que la Grande Bretagne. À terme le plan de charge de la Grande-Bretagne pour Airbus pourrait donc être amené à ce réduire. « J’espère que le divorce se fera en veillant à minimiser les dommages économiques pour tous ceux affectés par le Brexit », a déclaré vendredi Tom Enders, le président exécutif d’Airbus Group. « La Grande-Bretagne va souffrir mais je suis sûr qu’elle veillera d’autant plus à la compétitivité de son économie vis-à-vis de l’UE et du monde dans son ensemble. » Les grandes décisions d’investissement dans le secteur aéronautique ayant des retombées étalées sur une dizaine d’années, Airbus a déclaré que ses activités au Royaume-Uni ne seraient pas affectées dans l’immédiat par l’issue du référendum mais il a ajouté qu’il pourrait réévaluer sa présence dans le pays à plus long terme. Tom Enders, qui s’était exprimé publiquement ces derniers mois en faveur du maintien dans l’UE, a déclaré que, « bien sûr, nous réexaminerons notre stratégie d’investissement au Royaume-Uni, (comme) tout le monde le fera ». En fait, ce discours reflète une évolution déjà engagée au sein du numéro un européen du secteur aéronautique en faveur d’une culture liée davantage aux réalités de ses marchés qu’à l’équilibre de la répartition entre pays, un changement lié à la refonte de la structure de son capital en 2013. S’il n’y a pas de lien direct entre le fonctionnement d’Airbus et celui de l’Union européenne, certains analystes estiment qu’une sortie de la Grande-Bretagne de cette dernière ne ferait qu’intensifier la concurrence déjà réelle avec des pays tels que l’Inde, la Chine, le Mexique ou le Canada. Au sein même d’Airbus, l’Allemagne et l’Espagne lorgnent depuis longtemps déjà la production d’ailes.

(Avec Reuters)

Espagne : Podemos battu, Rajoy, vainqueur, grâce au brexit ?

Espagne : Podemos battu,  Rajoy, vainqueur, grâce au brexit ?

 

Il se pourrait bien que le brexit ait  joué un certain rôle pour renverser toute les prévisions lors des sélections espagnoles. On s’attendait en effet dans les grands médias à une victoire de Podemos  alors que finalement c’est le parti populaire conservateur de Mariano qui est le grand vainqueur. Deux éléments fondamentaux ont sans doute joué contre le jeune parti Podemos,  sans doute son alliance avec les communistes qui a fait peur, ensuite la promesse de référendum en particulier en Catalogne. Des référendums pouvant conduire à l’indépendance mais en même temps à l’affaiblissement économique notoire du pays. De ce point de vue la panique créée en Grande-Bretagne avec les résultats du brexit  ont pu influencer des électeurs qui ont pu craindre que l’Espagne ne s’enfonce davantage dans la crise alors que beaucoup condamnent déjà l’austérité qu’on leur a imposée. Une leçon peut-être dont pourrait tirer parti d’autres pays qui auront à affronter prochainement des élections. Il est possible en effet que les conséquences néfastes du brexit  en Grande-Bretagne avec en particulier la perspective d’une récession ramènent certains sélecteurs à la raison, des électeurs qui pourraient se méfier des promesses populistes et démagogiques des oppositions de droite comme de gauche. Les sondages sortis des urnes – et ceux publiés jusqu’à ce jour de vote en Espagne – s’étaient lourdement trompés. Finalement, Unidos Podemos (UP), l’alliance de Podemos, d’Izquierda Unida, formée des Communistes et des Ecologistes, n’a pas réussi à dépasser le parti socialiste, le PSOE, qui reste la deuxième force politique du pays derrière le Parti Populaire (PP) conservateur de Mariano Rajoy.  Le PP qui, sur 95 % des bulletins dépouillés, a obtenu 32,9 % des voix et 137 sièges contre 28,7 % et 123 sièges le 20 décembre. Le président du gouvernement sortant Mariano Rajoy peut s’estimer satisfait de ce résultat. Il apparaît qu’il a bénéficié, comme le PSOE, mais dans une plus grande ampleur, d’un réflexe de retour aux partis traditionnels. Réflexe certes limité, puisque le PP avait obtenu 45 % des voix et la majorité absolue en 2011, mais la progression de près de quatre points est nette et elle donne clairement à l’équipe sortante la légitimité pour tenter de former un gouvernement. Le président du gouvernement pourra prétendre avoir gagné ces élections du 26 juin et effacé en partie les lourdes pertes subies entre 2011 et 2015. Sans doute faut-il y voir un effet de crainte face à la crise politique que traverse le pays et la volonté, en conséquence, de renforcer le gouvernement sortant. Mais la vraie surprise de ces élections, c’est la progression des Socialistes du PSOE que l’on donnait pour moribond. Avec 22,8 % des voix contre 22 % le 20 décembre, il perd 5 sièges à 85 sièges contre 90 voici six mois. Le secrétaire général du PSOE Pedro Sánchez a fait mentir tous les pronostics et est parvenu à conserver largement la deuxième place dans l’échiquier politique espagnol en se renforçant. Il peut désormais espérer imposer sa candidature alternative à celle de Mariano Rajoy pour la présidence du Congrès qui avait échoué le 2 mars dernier en jouant cette fois sur l’affaiblissement d’Unidos Podemos. 

Notre-Dame-des-Landes vote à 73% contre le transfert de l’aéroport

Notre-Dame-des-Landes vote à 73% contre le transfert de l’aéroport

 

Le ridicule du référendum concernant Notre Dame des landes est largement démontré  par ce vote de la commune concernée opposée à 73 % au nouvel aéroport. Résumons la situation 55 % de la consultation organisée dans le seul département de Loire-Atlantique se sont prononcés en faveur de cet aéroport. Près de 60 % des habitants de la région des Pays de Loire son contre, comme les français dans leur ensemble. D’où la question quelle légitimité pour ce pseudo référendum ou alors les liaisons aériennes seront-elles limitées à la Loire-Atlantique ? De toute manière il ne s’agissait nullement d’un référendum mais d’une simple consultation sans fondement économique et juridique sans fondement économique parce que les liaisons concerneront évidemment la France, l’Europe et même le monde entier. Sans fondement juridique car il s’agit d’un projet d’intérêt national dont le principe a déjà été adopté comme le souligne d’ailleurs la décision du conseil d’État appelé à ce prononcé sur ce référendum.

 

Après le brexit il faut des annonces fortes et rapides

Après le brexit  il faut des annonce fortes et rapides

Après le brexit il faut des annonces fortes et rapides sinon l’Europe s’engagera  dans la voie de la mort lente. Le principal risque c’est la contagion non seulement à l’Europe mais au monde entier. Pas étonnant d’ailleurs si le secrétaire d’État américain John Kerry se précipite dès lundi au chevet de la Grande-Bretagne pour l’aider à surmonter cette épreuve. On attend surtout l’Europe débarrassée de la fantasque Grande-Bretagne qui n’a cessé de retarder l’intégration. Il faut  un double choc. D’abord pour relancer les investissements, la croissance et donc l’emploi ensuite un choc démocratique en limitant l’influence d’une commission européenne bureaucratique et d’un Parlement européen inutile surtout compte tenu des conditions de son élection. On objectera qu’une telle Refondation de l’union européenne est impossible avec 27 membres. Sans doute mais la principale responsabilité incombe à la France et à l’Allemagne en désaccord sur les modalités d’intégration et la nature du recentrage. Cela d’autant plus que les deux pays auront prochainement des élections menacées par les populismes et la démagogie. Une perspective d’intégration se heurte  à deux obstacles l’un allemand l’autre français. L’Allemagne freine l’intégration car elle refuse la solidarité financière. En clair elle ne veut pas payer pour les autres. La France en dépit de ses beaux discours est incapable d’engager les réformes structurelles  qui s’imposent  et veut continuer de s’isoler dans son obsolète souveraineté nationale. En clair comme l’Allemagne elle s’oppose aussi à davantage d’intégration. Le meilleur exemple étend celui de la défense ; la France veut intervenir seule et partout alors qu’il y a longtemps que le pays n’en a plus les moyens financiers. Autre exemple celui de la fiscalité très spécifique à la France et qui plombe l’économie. Il faut signaler ces divergences internes tant à l’Allemagne qu’à la France. Divergences entre le SPD et la CD eu en Allemagne. Divergences entre les Européens français et les démagogues qui veulent aussi un référendum comme Le Pen, Mélenchon et même Sarkozy. Tout cela sur fond de prochaines élections dans les deux pays cités avec pour principale objectif, ratisser le maximum de voix quitte à jeter  le pays dans l’abîme économique. On peut toujours espérer des annonces rapides et fortes pour redonner la dynamique qui s’impose à une union économique endormie mais ses espoirs seront peut-être hypothéqués notamment par les divergences déjà évoquées. On ne peut exclure un scénario où Merkel tenterait de ce rabibocher avec la Grande-Bretagne en jouant la montre vis-à-vis des négociations tout cela pour déboucher sur un accord très spécifique finalement assez proche de la situation actuelle mais avec le risque politique évident que chaque pays s’engouffre dans la philosophie » un pied dedans un pied dehors ». Ce que réclame d’ailleurs maintenant le fantasque Boris Johnson désormais un peu plus conscient de l’aventure dans laquelle il a lancé son pays en militant pour brexit. Il faudrait donc notamment que Hollande s’impose autrement en Europe pour redonner sens et dynamisme à l’union européenne ; la question de savoir et de savoir s’il en a la crédibilité politique.

Foot Euro 2016 : des Français encore à mi-temps seront éliminés en quart

Foot Euro 2016 : des Français encore à mi-temps seront éliminés en quart

Soyons lucides, la France n’a aucune chance de se qualifier en quart de finale si elle continue comme par exemple devant Irlande à ne jouer qu’une mi-temps. Quelle différence avec le rythme imposé dès le départ par exemple par les Allemands ou encore les Belges. En outre la défense devant les Irlandais a montré encore trop de fébrilité, surtout Rami, et Evra  toujours mal placés, trop lents et maladroits. Koscielny qui a été très bon ne pourra pas toujours boucher tous les trous. Evra comme d’habitude a été très moyen, Drogba a  joué encore de manière intermittente. En fait l’attaque n’a été très satisfaisante qu’en seconde mi-temps et surtout grâce à Griezmann. Il faudra aussi que l’entraîneur Didier Deschamps prenne un peu plus de risques et s’implique davantage cours de la partie au lieu d’attendre seulement la mi-temps. Sa place n’est pas d’être assis au niveau des spectateurs mais dans le carré des entraîneurs pour réajuster le plus tôt possible la stratégie. La France ne pourra pas gagner l’écart avec une défense aussi faible et une attaque qui ne joue que 45 minutes. De ce point de vue les Allemands comme les Belges ont montré que l’engagement devait être total des la premières minutes. En huitième de finale de l’Euro 2016, la France a su cependant  renverser la vapeur au Parc Olympique Lyonnais. Les Bleus ont battu les Irlandais 2-1. Ils accèdent aux quarts de finale. A la deuxième minute de jeu, l’Irlande marque le premier but. L’équipe de France est menée  sur un penalty concédé par Pogba. Penalty remporté par l’Irlandais Shane Long. Robbie Brady (République d’Irlande) transforme le penalty du pied gauche au ras du poteau droit.  A la 27e minute, carton jaune pour N’Golo Kanté pour jeu dangereux. A la 44e minute, le Français Adil Rami reçoit à son tour un carton jaune. A la mi-temps, la France est menée 1-0. A la 48e minute, Dimitri Payet se voit accorder un coup franc dans la moitié de terrain adverse. Début de la deuxième période : la course acharnée au but continue. De nombreuses occasions manquées pour les Bleus. La bataille est rude. A la 56e minute, Blaise Matuidi tente sa chance d’une frappe puissante du pied gauche aux 30 mètres. Le gardien de but irlandais, Darren Randolph repousse le ballon du bout du gant en corner. A la 57e minute, la France marque enfin et égalise. But marqué par Antoine Griezman, grâce à une passe décisive de Bacary Sagna suite à un centre. A peine quelques minutes plus tard, Antoine Griezmann marque à nouveau, à la 61e minute de jeu, grâce à une passe décisive d’Olivier Giroud de la tête. Explosion de joie. La France mène 2-1.  A la 66e minute, Antoine Griezmann se voit accorder un coup franc dans la moitié de terrain adverse. Côté irlandais, Shane Duffy reçoit un carton rouge. A la 83e minute, Antoine Griezmann est tout proche du triplé sur un centre de Dimitri Payet venu de la gauche. Pas de nouveau but, mais les Bleus sont bien qualifiés pour les quarts de finale après cette victoire 2-1 face à l’Irlande. Prochaine étape pour la France, dimanche prochain au Stade de France à 21h, les Bleus affronteront les vainqueurs d’Angleterre-Islande qui sera disputé lundi à Nice. Si c’est l’Angleterre le match sera d’un autre niveau que celui disputé contre l’Irlande.

Pas de cadeau pour la Grande-Bretagne

Pas de cadeau pour la Grande Bretagne

 

Pas de cadeau pour la Grande-Bretagne considérerait Angela Merkel qui veut décourager toutes les velléités éventuelles des uns et des autres d’organiser des référendums pour quitter l’union économique. Une attitude ferme mais sans doute nécessaire quand on sait que si la question était posée à la plupart des pays de l’union beaucoup de pays voteraient sans doute comme en Grande-Bretagne tellement les référendums sont détournés de leur objet notamment instrumentalisés par les populistes et nationalistes de tout poil )extrême-gauche comme extrême droite qui se rejoigne d’ailleurs sur deux nombreux points) Ce serait la philosophie de l’Allemagne à l’égard de la Grande-Bretagne après le brexit. Le journal la tribune se fonde sur le Handelsblatt qui s’est procuré un « plan secret » du gouvernement allemand, Berlin voudrait faire un exemple du cas britannique pour décourager les autres pays tentés par la sortie, dont la France. Mais l’Allemagne refusera tout approfondissement de la zone euro, ne voulant pas entendre parler d’une plus grande solidarité financière . Angela Merkel l’a dit ce vendredi 24 juin : le vote britannique en faveur du Brexit est une « rupture » dans le processus d’intégration européen. Selon le Handelsblatt, le quotidien des affaires allemand, les services du ministère fédéral des Finances ont déjà préparé une feuille de route pour définir la « stratégie allemande » de gestion du Brexit. Un document de huit pages qui dresse quelques idées clé et devraient en décevoir certains. D’abord, le traitement du Royaume-Uni. Les services de Wolfgang Schäuble veulent « proposer des négociations constructives » à Londres avec comme objectif un « accord d’association ». Le Royaume-Uni ne serait pas dans l’Espace économique européen, comme la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein, mais aurait un statut plus particulier, entre celui de la Suisse et de l’Ukraine qui devra être défini plus précisément. L’avantage de ce statut serait de permettre un accès au marché unique européen limité. « Il ne faut pas offrir d’automatisme dans l’accès au marché unique », indique la note. Autrement dit, les relations seront libres là où les deux parties trouveront un intérêt partagés et Londres ne pourra pas « choisir » son accès. Le but de ce choix est d’éviter l’effet « d’imitation » qu’une sortie facilitée créerait, selon le document. « La mesure et l’ampleur de l’effet d’imitation seront proportionnels au traitement du Royaume-Uni », indique le texte qui explicite les pays menacés, selon le ministère allemand par l’envie de quitter l’UE : la France, l’Autriche, la Finlande, les Pays-Bas et la Hongrie. Rien de vraiment neuf de ce point de vue : le problème de l’UE désormais est de trouver un équilibre entre sa tentation de faire un exemple et celui de protéger l’unité de l’union.

 

 

(Avec la Tribune)

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