Archive mensuelle de mai 2016

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Sondage: Valls au plus bas, Sarko aussi

Sondage: Valls au plus bas, Sarko aussi

 

Nouvelle baisse de la popularité de Valls qui paye sans doute la gestion pitoyable de la loi travail. Selon le baromètre Ipsos-Le Point  seulement 25% (-2 en un mois) des personnes interrogées jugent favorablement l’action du Premier ministre, contre 70% (+1) d’un avis contraire. Manuel Valls, qui a perdu 14 points depuis janvier, atteint son plus bas niveau dans ce baromètre depuis son entrée en fonction, en avril 2014. Il perd notamment 5 points auprès des sympathisants socialistes, après le recours du gouvernement à l’article 49-3 de la constitution pour faire passer le projet de loi travail à l’Assemblée nationale.  Inversement, la cote de François Hollande connait un regain de popularité en mai à 18% (+2). Le chef de l’État, qui avait atteint son plus bas niveau en mars (15%), progresse légèrement auprès de l’électorat de gauche (+2).  Statu quo en revanche en tête du classement des personnalités sur lesquelles les Français portent un jugement positif, avec Alain Juppé (52%, +1) devant Christine Lagarde (47%, +5) et Emmanuel Macron (44%, +1).  A six mois de la primaire de la droite pour la présidentielle 2017, le maire de Bordeaux devance François Fillon (38%, +2), Bruno Le Maire (31%, stable) et Nicolas Sarkozy, seul candidat potentiel en baisse à 26% (-3). Auprès des seuls sympathisants des Républicains, Alain Juppé pointe également en tête avec 73% (+3) d’avis favorables, mais l’ancien chef de l’État (+7) regagne du terrain à 62%, désormais à égalité avec François Fillon (-3).  Jean-Luc Mélenchon gagne trois points à 34% auprès de l’ensemble des Français, et Marine Le Pen en perd deux à 22%. 

Loi Travail- article 2 : « C’est le bordel » (Mailly)

Loi Travail- article 2 : « C’est le bordel » (Mailly)

Pour une fois Jean Claude Mailly n’a sans doute pas tort de considérer que c’est «  un peu le bordel » dans la majorité qui se contredit sur l’article le plus controversé de la loi travail à savoir l’article 2. Un article qui prévoyait jusque là l’inversion de la hiérarchie des normes et laissait donc aux entreprise le soin (si une majorité de syndicats de l’entreprise sont d’accord) de déroger avec les règles de la branche. Or certains députés de la majorité dont le président de groupe ont évoqué la possibilité de modifier cet article 2 voire d’en vider le contenu (ce qui a beaucoup agacé Valls et l’Elysée). Il s’agirait de demander un avis à la branche pour déroger ou non à un accord d’entreprise, un avis qui pourrait même être contraignant. En clair qui pourrait interdire l’accord d’entreprise. Ce qui de fait annulerait l’accord de dérogation décidé en entreprise. Une modification pour satisfaire FO et isoler la CGT !  (Mais qui va sans doute déplaire à la CFDT très attachée à la décentralisation du dialogue social). Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, s’étonne sur France Info de la confusion autour de l’article 2 de la loi Travail : « Pardonnez la brutalité de mes propos, mais je constate que c’est un peu le bordel quand même. Il y a le président du groupe socialiste qui commence à dire qu’il y a effectivement un problème sur l’article 2, et, le porte-parole du gouvernement qui ferme la porte. » « Moi je n’ai jamais coupé les ponts du dialogue (…). Je veux que mes interlocuteurs sachent pourquoi on n’est pas d’accord, et pour le moment je n’ai pas beaucoup d’arguments en face. Ils sont plus dans des logiques politiciennes de présidentielle ou autre que de contenu du projet de loi. J’ai toujours dit, et je le confirme, tant que le gouvernement ne revient pas sur cet article 2, nous continuerons la mobilisation« , explique Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force Ouvrière sur France Info.  Interrogé sur les moyens de sortir du conflit, le secrétaire général de FO avance deux possibilités : « Réécrire complètement cet article 2 en disant ‘c’est la négociation de branche qui fixe le cadre, si on n’arrive pas à se mettre d’accord au niveau national patronal et syndical c’est la négo d’entreprise’, ou, deuxième possibilité, puisque le gouvernement n’a qu’un mot à la bouche’ favoriser la négociation’, qu’il retire l’article et demande aux organisations patronales et syndicales de négocier entre elles sur la manière dont on doit négocier dans ce pays, mais on ne peut continuer dans cette situation. » Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, s’est dit prêt ce mercredi, lors de l’enregistrement de Questions d’Info LCP-France Info-Le Monde-AFP, à des discussions sur l’article 2 du projet de loi Travail, avant de préciser un peu plus tard qu’il ne parlait pas de « revenir sur la philosophie de l’article 2 » mais de « le compléter« , estimant que certains débats n’ont pas été clos en première lecture, notamment la relation entre les accords d’entreprise et les accords de branche. Peu après, à la sortie du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll avait démenti tout projet de modification de l’article 2.

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Conflit loi travail : et maintenant EDF !

Conflit loi travail : et maintenant EDF !

 

 

La CGT poursuit sa fuite en avant en mobilisant le secteur nationalisé notamment EDF. Edf qui comme les autres entreprises du secteur public et nationalisé n’est pourtant pas concernée par la loi travail dont la CGT énergie demande le retrait. Cette stratégie de radicalisation constitue en fait un aveu de faiblesse  pour compenser le manque de mobilisation dans le privé pourtant seul concerné par la loi travail. Les fonctionnaires comme le secteur nationalisé aurait pourtant intérêt à ne pas  se mettre en avant dans cette opposition avec le gouvernement car les inégalités de statuts avec le secteur privé sont criantes (rémunération, âge et montant de la retraite, sécurité de l’emploi, conditions de travail etc.). Il ya comme un paradoxe à mobiliser le secteur public et nationalisé pour une réforme qui va affecter essentiellement le privé. Mardi soir, la CGT-Energie a pourtant appelé à un mouvement d’action « le plus fort possible » jeudi, notamment dans les centrales nucléaires, pour protester contre la loi travail et la dégradation de la filière, n’excluant pas « des baisses de charges » électriques. La première cible est la centrale de Nogent-sur-Seine, dans l’Aube. Un des deux réacteurs est à l’arrêt depuis mardi « en raison d’un problème technique ». « On fera en sorte de ne pas le redémarrer, quant au réacteur n°2, il y aura une baisse de charge, avec l’idée de l’arrêter totalement », a indiqué à l’AFP Arnaud Pacot, secrétaire général CGT-Energie Aube. La décision a été prise lors d’une assemblée générale du personnel « où étaient présents une centaine de salariés ». Interrogé par l’AFP, un porte-parole d’EDF a déclaré qu’il était « difficile » de prévoir les conséquences sur la production électrique. « Cela pourrait entraîner des baisses de charge » en cas de forte mobilisation sur les sites, tout dépendra de l’ampleur de la grève, a-t-il ajouté. « C’est le moment d’accentuer la mobilisation. Nous appelons à un mouvement le plus fort possible », a déclaré à l’AFP la porte-parole de la fédération nationale mines-énergie (FNME-CGT) Marie-Claire Cailletaud. « Des coupures électriques ont déjà eu lieu aujourd’hui (mardi) dans plusieurs quartiers de Nantes ainsi que dans le plus grand centre commercial d’Europe à Marseille, mais les baisses de charge pourraient être plus importantes jeudi », prédit-elle. Le syndicat souhaite « le retrait de la loi travail » mais entend également réitérer ses inquiétudes quant à l’avenir de la branche énergétique.

 

(avec AFP)

 

Dette grecque : enfin un accord global

Dette grecque : enfin un accord global

 

Enfin un accord global pour la dette grecque et en dépit de l’opposition allemande qui voulait renvoyer la question après 2018, après les élections allemandes ; Un accord qui se caractérise par un allégement de la dette et un nouveau plan d’aides. Un accord facilité par les de mesures de rigueur votées par le parlement grec (notamment sur les retraites). Le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, s’est félicité de ce résultat : « C’est un moment important dans le long programme grec, un moment important pour chacun d’entre nous, depuis l’été dernier, quand nous avons été traversés par une crise majeure de confiance. »

« Cet accord est d’abord un acte de confiance vis-à-vis de la Grèce d’aujourd’hui », a commenté de son côté le ministre français des finances, Michel Sapin. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, s’est réjouit de cette annonce, saluant un « message fort pour la stabilité de la Grèce, de l’Europe et de l’économie mondiale ».

Même s’il est illisible pour les non initiés, ceux qui ne suivent pas au jour le jour les négociations bruxelloises autour de la crise grecque, cet accord permet deux choses, importantes : le déblocage de nouvelles tranches de prêts et un allègement de la dette. L’accord ouvre la voie, dès juin, au déboursement d’une tranche de prêts de 7,5 milliards d’euros pour la Grèce. Quelque 2,8 milliards d’euros supplémentaires devraient suivre au début de l’automne, à condition qu’Athènes avance dans la privatisation de certains actifs publics, continue à réformer son secteur de l’énergie, améliore la gouvernance de ces banques, etc. Ce montant total de 10,3 milliards d’euros va permettre au troisième plan d’aide au pays de 86 milliards d’euros, lancé en août 2015, de reprendre son cours. Il était à l’arrêt après un premier versement de plus de 20 milliards d’euros à l’automne 2015. Il va surtout éviter à l’Etat grec un défaut de paiement, alors qu’il commençait à manquer de liquidités et qu’il devait rembourser courant juillet plus de 3 milliards d’euros à la Banque centrale européenne, l’un de ses créanciers, avec le FMI et le Mécanisme européen de stabilité (MES). L’Eurogroupe a aussi accepté d’alléger l’énorme dette grecque (180 % de son produit intérieur brut), au moins jusqu’à la fin 2018, à la fin du troisième plan d’aide au pays. Le processus passera par des opérations très techniques de rachats et de levées obligataires par le MES pour lisser les taux d’intérêts liés aux différents prêts à la Grèce. Les Européens ont encore accepté de considérer, à la fin du programme, si tout le contrat « réformes contre prêts » a été rempli, de nouvelles mesures de restructuration de la dette (allongement des durées d’amortissement, déjà conséquentes, des périodes de grâce, sans paiement ni des intérêts ni du capital), afin de maintenir les besoins bruts de financement du pays (l’épargne brute) sous la barre des 15 % du PIB « à moyen terme ». Le problème, c’est qu’un certain nombre de pays de l’Union, Allemagne en tête, refusent obstinément un tel allégement massif de la dette grecque. Mais, paradoxe, Wolfgang Schäuble, le ministre des finances allemand, a promis au Bundestag que le pays ne versera pas un euro de plus à Athènes si le FMI ne participe pas au troisième plan… Pour les Allemands, le Fonds est une garantie de sérieux, de sévérité, par rapport à une Commission européenne jugée trop politique, voire laxiste vis-à-vis d’Athènes. Ces dernières semaines, le débat entre Athènes et ses créanciers s’est donc résumé à un bras de fer entre le FMI et Berlin. Et mercredi dans la nuit, il apparaissait que c’était plutôt les Allemands, la ligne Schäuble, qui l’avait emporté. L’Eurogroupe, dans le communiqué final, accepte d’activer un « mécanisme » avec des mesures d’allégement de dettes supplémentaires afin de respecter la cible de besoin brut de financement, entre 15 % et 20 %, mais sans entrer davantage dans les détails.

(avec le Monde)

 

«Menaces sur les entreprises françaises : pourquoi ? »(Olivier Hassid)

«Menaces sur les  entreprises françaises : pourquoi ? »(Olivier Hassid)

 

Dans une interview au Figaro, Olivier Hassid, co-auteur du livre Menaces mortelles sur l’entreprise française), décrypte l’accélération des départs de fleurons français à l’étranger.

 

Peut-on considérer que malgré la sauvegarde de centres de décision en France et avec la mise en place de Thierry Pilenko, actuel PDG de Technip, comme président exécutif du nouvel ensemble, Technip change de nationalité?

 

Olivier Hassid.- Une entreprise française, c’est une société qui entretient avec le pays un lien fort. Les deux principaux déterminants sont l’existence d’actionnaires majoritairement français et le siège social dans le pays. Or le siège de Technip sera domicilié à Londres et l’actionnariat par la fusion sera de moins en moins français. Dans ces conditions, le lien entre l’entreprise et la France sera automatiquement réduit.

 

Que vous inspire cette perte?

Cette fusion avec l’américain FMC Technologies, leader mondial des systèmes sous-marins pour la production de pétrole et de gaz s’inscrit dans un mouvement inéluctable de départs de nos entreprises les plus innovantes à l’étranger et dont la liste s’allonge au fil des ans.

Les entreprises françaises sont des éléments de souveraineté au sein desquelles l’État a pu réaliser des investissements stratégiques. Quand une entreprise française passe sous pavillon étranger, ce sont des milliers d’emplois menacés, de la croissance en moins, des entreprises innovantes et haut de gamme qui assurent l’indépendance de notre pays perdues. Malheureusement, ces enjeux sont les grands absents des débats politiques. Je ne suis pas opposé aux rachats de sociétés françaises par des investisseurs étrangers qui leur permettent de se développer. Ce qui m’inquiète c’est que ni les médias ni les politiques ne se posent de questions sur la prédation économique, c’est-à-dire le rachat pour piller ou détruire nos fleurons nationaux, sur l’espionnage industriel, ou sur l’existence en France d’entreprises innovantes qui nous permettent d’assurer l’indépendance de notre pays.

 

Pourquoi, selon vous, les entreprises françaises quittent-elles le territoire national?

Si on ne réduit pas la taxation et si on ne favorise pas les fonds d’investissement qui permettraient aux Français d’investir leur retraite mais surtout leur épargne dans les entreprises, on aura du mal à garder nos entreprises. Plus on aura des capitaux français dans les entreprises moins la possibilité de départs sera forte.

D’autre part, pour les entreprises les plus stratégiques, il faut instaurer des golden shares donnant la possibilité à l’Etat de veiller à leur pérennité sur le sol national sans pour autant dissuader les investisseurs étrangers de venir en France. C’est pourquoi, ce mécanisme de veto doit se limiter aux décisions les plus importantes des entreprises les plus stratégiques.

Enfin, la France ne parvient pas à soutenir et protéger suffisamment les entreprises françaises. Il faut renforcer les liens entre le territoire national et nos entreprises notamment en matière de sécurité (protection des données, etc.).

 

Ces départs vers l’étranger sont-ils récents?

Non mais c’est un phénomène qui s’accélère. On a des exemples récents précis. La fusion d’Alcatel, la fusion de Pechiney, Alstom et Lafarge, le départ d’Arcelor et on peut voir aussi du côté des ETI Gemalto. Ces exemples je les détaille dans un ouvrage récent*. Et c’est sans vous parler des start-up. Dans des études réalisées par la Chine, il ressort que la France est un pays innovant qui possède de nombreuses start-up. Les Chinois, entre autres, font du pick and choose.

Attractivité économique : la France plonge

Attractivité économique : la France plonge

 

La France dégringole en matière d’attractivité. En cause surtout  la fiscalité qui plombe la compétitivité,  le marché du travail trop rigide. Conséquences les sièges sociaux déménagent et les sociétés s’implantent dans d’autres pays notamment l’Allemagne et le Royaume-Uni. Bref ça ne va pas mieux comme le déclare Hollande. Alors que  les 42 pays de l’Europe économique ont accueilli un nombre record de 5 089 implantations internationales en 2015 ; seule la France n’a pas bénéficié de la dynamique! Avec un nombre de projets d’implantations en retrait de 2 % (soit 598 projets), l’Hexagone est désormais «évincé de la compétition Royaume-Uni / Allemagne», relève l’étude EY . Aujourd’hui, moins d’un quart des investisseurs envisagent des projets en France en 2016. Mais pourquoi la France suscite-t-elle «plus d’affection que d’adhésion?», interroge EY. Une grande partie de la réponse est la même depuis des années: la perception de notre compétitivité-prix reste très dégradée. Quelque 72 % des décideurs internationaux jugent la fiscalité française «peu ou pas du tout attractive» ; le niveau de charges sociales est cité par 73 % d’entre eux. Son défaut de compétitivité continue donc de pénaliser la France, malgré le Crédit d’impôt compétitivité et emploi (Cice), l’assouplissement relatif du régime fiscal des impatriés ou encore le «tax4business», l’interlocuteur unique pour toutes les questions fiscales des investisseurs étrangers en France. L’autre point noir, c’est «l’inflexibilité du marché du travail». 83 % des décideurs sont sévères avec le pays sur ce point. Enfin, et c’est aussi un problème récurrent, la France souffre de son instabilité réglementaire et sociale. Si un chiffre de l’étude EY doit traduire la faiblesse française, c’est celui de l’attractivité pour les sièges sociaux: l’an dernier, 150 nouveaux sièges sociaux se sont installés au Royaume-Uni, trois fois plus que l’année précédente. La France en a attiré… 11! «Quel meilleur symbole du rayonnement mondial de la métropole britannique que le choix du New York Times d’y implanter son nouveau centre de décision en Europe», souligne l’étude. L’actualité récente montre que cette tendance s’ancre: la semaine dernière, le français Technip et l’américain FMC ont annoncé leur mariage et l’installation de leur siège à… Londres.

 

(avec le Figaro)

 

Justice – mesures votées par l’assemblée nationale : l’auberge espagnole

 

L’Assemblée nationale a adonc adopté le projet dit de « Justice au XXIe siècle». Des mesures intéressantes mais ce n’est pourtant pas le grand soir de la réforme de la justice ; l’ensemble est plus proche de l’auberge espagnole avec le divorce par consentement mutuel devant un notaire, le changement de prénom par le maire, le changement d’état civil pour les transgenres et des dépénalisations pour des infractions routières ; Il est clair qu’il aurait fallu dépénaliser bien davantage et substituer des sanctions administratives dans nombre d’affaires. Notons par exemple que nombre de petites peine de prison (de l’ordre de la moitié au moins) prononcées par les tribunaux ne sont pas effectuées.  Compte tenu du fait que 54% des divorces en France se font par consentement mutuel, ceux-ci pourront être prononcés sans passage devant le juge pour raccourcir les délais.  Chaque époux devra être assisté d’un avocat – actuellement, un seul suffit pour le couple – pour signer une convention de divorce. Cette dernière sera déposée chez un notaire et le divorce sera effectif après un délai de rétractation de 15 jours. En cas d’enfant dans le couple, celui-ci devra avoir été informé par ses parents de son droit à être entendu par un juge. La procédure du Pacs sera confiée aux maires, officiers d’état civil. C’était prévu à l’origine pour le Pacs, mais face à une polémique sur une éventuelle confusion avec le mariage, la procédure avait été confiée aux greffes, et aux notaires. Les maires pourront également autoriser les changements de prénom, soit quelque 2.700 demandes par an, refusées dans seulement 6,7% des cas, selon le ministère. Sur proposition de socialistes et d’écologistes, les députés ont décidé de faciliter le changement d’état civil des personnes transgenres ou transsexuelles, en gravant dans la loi une procédure notamment « démédicalisée ». Car pour l’autoriser, certains tribunaux se basent encore sur des critères médicaux, comme la stérilité. Jusqu’ici les plans de surendettement, pour rééchelonner et effacer des dettes, doivent être soumis à un juge, alors qu’ils sont, dans 98% des cas, validés par la Banque de France. Cette étape judiciaire sera supprimée. Les TCM, à ne pas confondre avec les tribunaux pour enfants (TPE), seront supprimés. Le gouvernement n’a de cesse de rappeler que ces juridictions, créées par la droite pour les adolescents récidivistes en réplique à une justice des mineurs jugée trop « laxiste », sont un échec, puisqu’elles ne traitent que 1% des contentieux impliquant des adolescents. Et il sera interdit de prononcer une peine de perpétuité à l’encontre d’un mineur. Le désastre judiciaire d’Outreau avait conduit en 2007 à une loi exigeant une « collégialité de l’instruction obligatoire et systématique ». Impossible pour des raisons de personnel, répond la Chancellerie, qui prévoit de supprimer cette collégialité systématique. Le « juge des libertés et de la détention » est renforcé. La conduite sans permis ou assurance sera sanctionnée par des « amendes forfaitaires » d’au moins 500 euros. En cas de récidive ou si d’autres infractions se cumulent, le dossier se règlera en revanche au tribunal. Seront aussi créés: un « dispositif d’anti-démarrage par éthylotest électronique » pour les personnes sous contrôle judiciaire ou en sursis mises à l’épreuve; un « délit spécifique » pour la conduite avec un faux permis, passible de cinq ans d’emprisonnement; la possibilité de verbaliser sur la base de la vidéo pour certaines infractions (défaut de port de casque ou ceinture, excès de vitesse, feu rouge grillé). Le gouvernement veut fusionner les tribunaux des affaires de sécurité sociale (100.000 affaires traitées en 2012) et ceux de l’incapacité (42.500 affaires). Autre promesse: faciliter les actions de groupe de personnes lésées dans les domaines de la santé, des discriminations, des discriminations au travail, de l’environnement et des données personnelles. Ces actions seront pilotées par des associations agréées.

(Avec AFP)

Risque de bulle financière en Zone euro ? (BCE)

Risque de bulle financière en   Zone euro ? (BCE)

 

De risques accrus de bulle financières pour la BCE qui constate des turbulences (comprendre spéculation) sur les marchés financiers, un niveau d’endettement important et le développement du Shadow Banking qui échappe évidemment. à toute régulation. Du coup les créances douteuses s’accumulent dangereusement dans certaines banques très fragilisées. La situation pourrait aggraver si les perspectives de tassement de la croissance se confirment au plan mondial. Une analyse un peu noire de la BCE qui est peut être aussi un argumentaire pour justifier sa politique accommodante et contre l’Allemagne (contre tout plan de relance de la  croissance et) qui conteste le laxisme de la BCE.  Dans son rapport semestriel sur la stabilité financière (FSR), la BCE écrit que les tensions systémiques restent contenues dans la zone euro. Elle identifie néanmoins quatre sources de risques pour les deux prochaines années: l’agitation sur les marchés financiers, la faiblesse des bénéfices dans le secteur financier, des niveaux d’endettement excessifs et le développement d’un système bancaire parallèle (« Shadow Banking »). « Par rapport au FSR de novembre 2015, la plupart des risques se sont accrus », estime la BCE. « Dans le même temps, tous les risques sont clairement enchevêtrés et, s’ils devaient se matérialiser, pourraient se renforcer mutuellement. En effet, tous les risques pourraient être aggravés par une concrétisation des risques baissiers sur la croissance économique. » Les conditions financières sont devenues « plus difficiles » en raison des inquiétudes relatives aux économies émergentes, au renforcement des risques géopolitiques et à de nouveaux accès de volatilité sur les marchés, ce qui alourdit la menace sur la reprise modérée de la zone euro. Certains économistes s’attendent à ce que la BCE assouplisse davantage d’ici la fin de l’année sa politique monétaire déjà ultra-accommodante, caractérisée par des taux bas et des rachats d’actifs. Concernant le secteur bancaire, la BCE insiste sur le niveau élevé des créances douteuses dans certains pays. Elle invite les banques et les autorités à renforcer leurs efforts pour réduire le montant de ces créances douteuses, notamment en facilitant la création de structures de défaisance (« bad banks »).

(Avec Reuters)

Explosion du vol 804 : hypothèse contestée par l’Egypte

Explosion du vol 804 : hypothèse contestée par l’Egypte

Comme d’habitude l’Egypte rechigne à envisager hypothèse d’une explosion en vol d’origine terroriste. Une hypothèse qui pourrait remettre en cause la stabilité du régime vis-à-vis des terroristes et de ses opposants ; Du coup pour l’instant les premiers éléments d’analyse sont très contradictoires selon qu’il s’agisse des autorités égyptiennes, grecques et françaises. Les uns pensent que l’avion a explosé en vol et plongé quand les Egyptiens nient ce plongeon et parlent de disparition en haute altitude. II ne fait pas de doute que l’enquête sera nécessairement technique mais aussi influencée par le contexte politique et la France cherchera sans doute à éviter un conflit avec l’Egypte sur les causes réelles de cet accident. L’Egypte alliée de la France pour la lutte contre le terrorisme et par ailleurs gros acheteur d’armement français.  Le directeur de l’Autorité égyptienne de médecine légale a démenti mardi les informations selon lesquelles les premiers examens de restes humains repêchés en Méditerranée suggéraient qu’une explosion s’était produite à bord du vol MS804 de la compagnie EgyptAir. « Tout ce qui a été publié à ce propos est absolument faux et repose sur de simples suppositions qui ne viennent pas de l’Autorité de médecine légale », a déclaré Hicham Abdelhamid dans un communiqué repris par l’agence Mena. Deux autres sources, directement informées des développements de l’enquête sur la catastrophe aérienne de jeudi dernier, ont confirmé qu’il était prématuré de dire pourquoi l’Airbus s’était abîmé en mer. Dans la matinée, un responsable des services égyptiens de médecine légale avait déclaré que la petite taille des morceaux de corps retrouvés pour l’instant allait « dans le sens » d’une explosion à bord. « Le morceau le plus gros était de la taille d’une paume de main », avait-il dit sous couvert d’anonymat. Les experts égyptiens en médecine légale ont parallèlement commencé à prélever des échantillons d’ADN auprès des familles des 66 passagers et membres d’équipage du vol MS804 afin d’identifier les restes humains repêchés en Méditerranée depuis la catastrophe. Ces morceaux de corps et les débris de l’appareil récupérés par la marine égyptienne pourraient aider les enquêteurs à déterminer les causes de la disparition de l’Airbus A320 qui s’est abîmé tôt jeudi matin au nord d’Alexandrie alors qu’il effectuait la liaison entre Paris-Charles de Gaulle et Le Caire. Mais les recherches en cours dans la zone où des débris ont été récupérés, à 290 km environ au nord d’Alexandrie, n’ont pas encore permis de localiser l’avion ni ses « boîtes noires ». Les enregistreurs de vol sont dotés de systèmes d’envois de signaux de localisation équipés de batterie d’une trentaine de jours d’autonomie. Dans ce secteur, la Méditerranée est profonde de 3.000 mètres. L’appareil d’EgyptAir a disparu des écrans radars jeudi matin au-dessus de la Méditerranée alors qu’il entrait dans l’espace aérien égyptien. Son système embarqué Acars de communications, d’adressage et de compte rendu, qui envoie régulièrement des données de vol de l’appareil à la compagnie exploitante, a émis peu, avant la disparition, une série de signaux faisant état de la présence de fumées suspectes à l’avant de l’appareil. Mais ces messages « ne permettent de tirer aucune conclusion », soulignait samedi un porte-parole du Bureau français d’enquêtes et d’analyses (BEA), dont des experts participent à l’enquête en Egypte. Peu avant de disparaître des écrans radars, l’avion a viré de 90 degrés vers la gauche, puis effectué une rotation complète et plongé, perdant rapidement de l’altitude pour passer de 37.000 pieds à 15.000 pieds (de 11.470 à 4.650 mètres), selon le ministre grec de la Défense Panos Kammenos. Ehab Mohieldin Azmi, directeur des services égyptiens de navigation civile, a déclaré pour sa part que les contrôleurs n’avaient pas observé de changements de cap et que l’avion avait maintenu son altitude de 37.000 pieds jusqu’à sa disparition. Le procureur général d’Egypte a demandé lundi aux autorités grecques de lui remettre les transcriptions de conversations entre le pilote de l’Airbus et les responsables du contrôle du trafic aérien en Grèce. A Athènes, une source proche de l’enquête a indiqué que la Grèce commencerait mercredi à remettre aux Egyptiens ces données, dont le suivi par radar de l’appareil et les enregistrements des conversations avec les contrôleurs aériens qui, ajoute-t-on de même source, confirment la version fournie par Kammenos.

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(Avec Reuters)

Chômage et dette : il faut de nouvelles réformes (FMI)

Chômage et dette : il faut de nouvelles réformes (FMI)

Certes le FMI note une petite amélioration de la croissance et modifie sa prévision (1,5 au lieu de 1.1%). Pour autant le FMI note la fragilité de cette croissance compte tenu du manque de compétitivité du pays. Le FMI préconise des nouvelles réformes structurelles pour améliorer la situation du chômage et de la dette (notamment sur les dépenses de santé de chômage et de retraites) Une dette qui sans doute a été un peu mieux maitrisée mais essentiellement en raison de la petite reprise et de la baisse des taux d’intérêt. Contrairement à Sapin,  le FMI considère que l’effort d’ajustement budgétaire non lié aux deux phénomènes évoqués est presque nul. Le Fonds monétaire international (FMI) a relevé sa prévision de croissance de l’économie française en 2016, à « près de 1,5% » contre 1,1% précédemment tout en préconisant de nouvelles réformes pour réduire le chômage et la dette publique. Alors que la contestation syndicale de la réforme du Code du travail se tend, le FMI souligne dans les conclusions préliminaires de sa revue annuelle de l’économie française que la loi El Khomri, en cours d’examen au Parlement, constituerait une avancée supplémentaire pour améliorer le marché du travail français. Les prévisions du FMI se rapprochent de celles du gouvernement, qui a confirmé son scénario d’une hausse de 1,5% du produit intérieur brut (PIB) cette année après l’annonce d’une progression de 0,5% au premier trimestre. La Commission européenne et l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) se montrent moins optimistes et tablent respectivement sur une croissance de 1,3% et 1,2% en 2016. Le FMI voit ensuite une croissance annuelle de 1,75% en moyenne au cours des cinq prochaines années. Dans ce contexte de reprise économique, l’organisme basé à Washington estime que les efforts budgétaires doivent être renforcés. Il fait état d’un effort d’ajustement budgétaire structurel qui « a ralenti et est presque nul », en soulignant que la baisse du déficit public (à 3,6% du PIB en 2015) a principalement été liée à la reprise conjoncturelle et à la diminution de la charge de la dette. « Sans mesures supplémentaires, la France atteindra à peine l’objectif d’un déficit public de 3% du PIB en 2017 et l’objectif d’équilibre structurel semble hors de portée dans les cinq ans à venir », peut-on lire dans ce rapport publié mardi. Le FMI souligne que le programme de consolidation budgétaire du gouvernement est vulnérable à d’éventuels nouveaux chocs, d’autant plus qu’il devient de plus en plus difficile de trouver des économies destinées à compenser de potentielles nouvelles dépenses. « Comme il n’y a quasiment plus de marge de manoeuvre budgétaire, il est important que la France ne rate pas l’opportunité qu’offre la reprise économique en cours d’accroître les efforts pour reconstituer ses amortisseurs budgétaires et assainir les finances publiques », juge-t-il. « Ce qui nous préoccupe, c’est que l’effort budgétaire ralentit alors qu’au contraire la reprise économique devrait être mise à profit pour renforcer et accélérer cet effort », a déclaré Christian Mumssen, chef de la mission du FMI pour la France. Tout en saluant les mesures prises par le gouvernement ces dernières années en faveur du marché de l’emploi – comme le pacte de responsabilité et de solidarité, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) ou encore la loi Macron, le FMI souligne que « pour réduire durablement le chômage et la dette, des efforts supplémentaires s’imposent ». « La loi El Khomri est importante et nécessaire pour faciliter les embauches, augmenter la compétitivité de l’économie française et la flexibilité du marché du travail », a indiqué Christian Mumssen, en évoquant également le volet modernisation de l’économie prévu dans la loi anti-corruption dite « Sapin 2″. Les services du FMI recommandent parallèlement une refonte du système d’assurance chômage, qui fait actuellement l’objet de discussions entre les partenaires sociaux. Ils suggèrent de renforcer les incitations au retour à l’emploi, par exemple en allongeant la durée de cotisation minimale, ou en mettant en place la dégressivité des allocations. Parmi les autres pistes de réformes évoquées pour améliorer la situation budgétaire, le FMI souligne qu’il existe encore des pistes d’économie susceptibles d’être mises en oeuvre par la suite « sans affaiblir le modèle social français ». Il évoque notamment des marges de manoeuvre sur les retraites (pour retarder l’âge de départ effectif et rationaliser les régimes spéciaux) et le système de santé (recours plus large aux génériques, rationalisation des coûts dans les hôpitaux).

(Avec Reuters)

Fraude fiscale organisée : Google en cause

Fraude fiscale organisée : Google en cause

 

Une enquête est en cours concernant Google. L’objectif est de vérifier si le géant de l’informatique ne fait pas de l’activité au noir. En clair si Google ne réalise pas des chiffres d’affaires en France non déclarés dans le pays donc exemptés à la fois d’impôts sur les sociétés et de TVA notamment. Une pratique courante chez les multinationales de l’informatique (et d’autres secteurs) qui consiste à externaliser les profits notamment en faisant facturer par des sociétés étrangères des prestations effectuées en France. Si Google devait être sanctionné (l’Etat réclamerait 1.6 milliards à Google) cela pourrait faire jurisprudence et concerner alors toutes les grands sociétés qui procèdent de cette façon pour échapper à l’impôt. L’enjeu pourrait porter sur des milliards. Il conviendrait cependant d’harmoniser les fiscalités et réglementations européennes pour éviter des délocalisations fictives.  Des perquisitions ont été menées mardi dans les locaux parisiens de Google, visé en France par une enquête préliminaire pour fraude fiscale aggravée et blanchiment en bande organisée de fraude fiscale aggravée, a annoncé le Parquet financier. Cette enquête a été ouverte le 16 juin 2015 à la suite d’une plainte de l’administration fiscale française, qui soupçonne le géant américain d’évasion fiscale. « L’enquête vise à vérifier si la société Google Ireland Ltd dispose d’un établissement stable en France et si, en ne déclarant pas une partie de son activité réalisée sur le territoire français, elle a manqué à ses obligations fiscales, notamment au titre de l’impôt sur les sociétés et de la taxe sur la valeur ajoutée », indique le Parquet national financier (PNF) dans un communiqué. Les perquisitions, qui ont commencé dans la matinée, ont été menées par des magistrats du PNF, assistés d’agents de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales et de 25 experts en informatiques, précise-t-il. Au total, une centaine de fonctionnaires étaient présents dans les locaux de la compagnie au moment des perquisitions, d’après Le Parisien, qui a révélé l’information. Un ordre de grandeur que confirme une source judiciaire, qui évoque « plusieurs dizaines de personnes ». L’administration fiscale française, qui a transmis au parquet financier une plainte à l’origine de l’enquête, réclame de son côté 1,6 milliard d’euros à Google, selon les informations données fin février à Reuters par une source proche du ministère des Finances. Michel Sapin a lui-même déclaré que les sommes réclamées par le fisc français étaient « bien supérieures » à celles de l’accord conclu fin janvier par le moteur de recherche avec l’administration britannique, qui portait sur le paiement de 130 millions de livres (170 millions d’euros) d’arriérés, couvrant les dix dernières années.

(Avec Reuters)

 

Sondage- manifs- blocages : catastrophiques pour 70% des Français

  • Sondage- manifs- blocages : catastrophiques pour 70% des  Français

 

Alors que la France perd depuis longtemps  en attractivité, les manifs et blocages sont considérés comme catastrophiques par les Français dans un  sondage France info ; blocages  et manifestations sont durement jugés, ils auront de graves conséquences sur l’économie aussi sur limage du pays notamment à l’occasion de l’euro de foot. La plus large responsabilité est aujourd’hui attribuée au gouvernement beaucoup moins aux syndicats. Ceci étant l’opinion pourrait bien se retourner contre les syndicats radicalisés  avec la pénurie d’essence aussi l’entrée dans le conflit de nombreuses entreprises publiques qui vont également porter préjudice à l’économie. Et alors que les salariés de ces entreprises (fonctionnaires, SNCF, RATP, EDF etc.) ne sont nullement concernés par la loi travail puisque protégés par des statuts particuliers. Pour une majorité,  blocages et manifestations seraient catastrophiques pour l’image de la France (71%), ainsi que pour le tourisme (70%) et l’attractivité économique de la France (63%). La majorité des personnes interrogées (61%) estime que le gouvernement serait le premier responsable des perturbations, en raison de son obstination sur la loi Travail, plus que les syndicats (37%) Interrogés, dans le même sondage, sur les événements qui, selon eux, ont marqué le mois d’avril, les sondés notent en premier lieu les « manifestations en marge de la loi El Khomri » (69%), suivies de « l’utilisation du 49-3 pur faire passer la loi » (65%) et la poursuite du mouvement Nuit Debout (29%). Notons que ce sondage été réalisé les 19 et 20 mai c’est à dire avant la pénurie de carburant.

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« L’assassinat » du groupe écologiste par Hollande (Duflot)

  »L’assassinat » du groupe écologiste par Hollande (Duflot)

 

Hollande est un assassin d’après Duflot, il a tué le groupe écolo à l’assemblée. Effectivement Hollande a procédé en deux temps d’abord en attirant 3 responsables écolos au gouvernement dont la principale dirigeante ; Ensuite en poussant les réformistes de l’assemblée à quitter le groupe d’EELV. Du coup les verts n’ont plus de groupe (ni les fiances qui vont avec). D’une certaine façon Hollande a bien tué le groupe écolo et EELV se réduit à pas grand chose. Mais la responsabilité en incombe autant à Duflot elle même et à ses volte-faces radicales. D’abord patronne d’EELV, puis ministre avant une nouvelle fois de retourner sa veste de  rejoindre les frondeurs. Sans parler de se velléités maintenant de se présenter aux élections de 2017 sans doute pour obtenir entre  autour 3%.  C’est le Yalta de la vieille gauche, comme à l’ancienne », a poursuivi la députée de Paris. Le 19 mai dernier, François de Rugy, Eric Alauzet, Christophe Cavard, François-Michel Lambert, Véronique Massonneau et Paul Molac, six députés « réformistes », ont décidé de quitter le groupe écologistes à l’Assemblée nationale, entraînant sa disparition de l’hémicycle. Ces six députés s’opposaient depuis plusieurs mois aux écologistes « contestataires » qui s’opposent au gouvernement, sous la houlette de Cécile Duflot. Cécile Duflot l’affirme, en 2017 « je pense qu’il  y aura un candidat qui défendra l’écologie, j’en suis même sûre et en tout cas je le défendrai ». Ce sera « moi ou quelqu’un d’autre », a-t-elle dit, promettant d’être la « première supportrice » de Nicolas Hulot s’il se présente. Elle-même s’est préparée, « parce que les écologistes toutes ces dernières années ne se sont jamais vraiment préparés à l’élection présidentielle. Ils n’aiment pas cette élection pour de bonnes raisons, c’est-à-dire l’aspect très personnalisé, mais du coup on s’est toujours pris les pieds dans le tapis. On a fait de mauvaises désignations ».

(avecRTL)

Croissance Etats-Unis : tassement de la consommation

Croissance Etats-Unis : tassement de la consommation

 

La croissance aux Etats-Unis repose à 70% sur la consommation ce qui la met un peu à labri des fluctuations internationales. Pour autant longtemps protégée la croissance américaine commence à subir le tassement mondial : 0.5% seulement pour le PIB au premier trimestre. (Avec un recul des ventes au détail de 0.3% en mars). Depuis ces ventes se sont redressée en avril mais des inquiétudes demeurent pour l’avenir. Cela en raison des évolutions des emplois certes toujours dynamiques mais plus vulnérables en particulier du fait de l’uberisation d’une partie de l’économie et d’emplois plus précaires ; Malgré une hausse des ventes de détail au mois d’avril aux États-Unis, plusieurs signaux inquiétants à plus long terme commencent à émerger du côté des entreprises américaines. Le consommateur américain, un des moteurs principaux de l’économie globale, est-il en train de caler? C’est la question que se posent de plus en plus d’économistes, alors que les statistiques en la matière restent pourtant relativement bien orientées, pour l’instant. Même si, comme beaucoup de chiffres officiels américains, la consommation des ménages est volatile d’un mois sur l’autre, elle reste sur une tendance positive. Après un recul de 0,3% en mars, les ventes de détail ont même signé un bond significatif, +1,3%. Un plus haut d’un an. Mais malgré tout, plusieurs alertes font dire aux observateurs de marché que sur le terrain, quelque chose cloche. Et les signaux viennent des entreprises elles-mêmes. Le mois de mai a commencé avec les mauvais résultats et perspectives de Macy’s, la fameuse chaîne d’habillement new-yorkaise, la 2ème du pays avec un chiffre d’affaires de 24 milliards de dollars par an. Avec cinq trimestres consécutifs de baisse des ventes, et des bénéfices en baisse de 40%, le signal était jugé comme très mauvais par les analystes et économistes, qui y voient l’effet d’un dollar trop fort, et de la baisse d’achats touristiques.  enseigne, très regardée elle aussi, Gap. 47% de recul sur un an pour les résultats, et des prévisions de résultats qui ne seront tenues qu’avec la fermeture de 75 magasins à travers le monde. Le groupe doit subir les mêmes déconvenues, mais la situation est rendue difficile par une base de coûts fixes très importante, notamment des achats immobiliers de surface en propre, et une perte de vitesse constante de la marque, une gamme de prix jugée désormais peu compétitive au regard de la qualité. Mais le coup de froid est venu d’un autre grand nom du textile aux États-Unis, Aéropostale. Peu connue à l’étranger, la marque constitue justement un baromètre intéressant de la consommation intérieure dans le pays. Une économie américaine certes robuste, avec un marché de l’emploi sur un rythme de croissance élevé, mais qui s’alimente de plus en plus d’emplois beaucoup moins stables qu’auparavant. En clair, l’ »Uberisation » du marché américain de l’emploi commence à peser sur les données de consommation.

(Bfm)

Canal Plus : plier devant beIN Sports ou mourir

Canal Plus : plier devant beIN Sports ou mourir

Canal + devra plier devant BeIN Sport sur l’injonction de l’autorité de la concurrence. On sait que Canal a perdu le spectacle phare, à savoir les droits du foot anglais le plus regardé au monde. Les droits de retransmission des rencontres sont plus que jamais indispensables pour attirer les téléspectateurs vers une chaîne payante. Plus de la moitié des abonnés à Canal le sont pour le foot. Mais le marché des droits sportifs – objet d’une lutte sans merci entre Canal+ et BeIN Sports – est bouleversé par l’initiative d’Altice, le groupe du milliardaire des télécoms Patrick Drahi. Le groupe européen de télécoms et de médias a arraché  les droits de diffusion de la Premier League, le championnat anglais de football, pour le marché français,  Le montant du nouveau contrat est estimé autour de 100 millions d’euros par an, selon une source proche du dossier. Jusqu’ici, les droits appartenaient à Canal+ pour 63 millions d’euros annuels, selon L’Equipe.  C’est un coup très dur pour Canal+, dont les droits de la Premier League étaient devenus le dernier actif exclusif en matière de football. Les deux autres produits de premier choix, la Ligue des Champions et la Ligue 1, sont partagés avec BeIN Sports. . La filiale de Vivendi va enfin savoir si elle peut ou non commercialiser beIN Sports. Car cet accord avec la chaîne sportive reste soumis à l’approbation de l’Autorité de la concurrence. L’anti-trust, après avoir promis un verdict pour fin avril, l’a repoussé, et va finalement se prononcer d’ici mi-juin, a révélé le Monde la semaine dernière. Ce retard s’explique par les négociations entre la chaîne cryptée et le gendarme de la concurrence, plus âpres que prévues. Au fur et à mesure, la chaîne présidée par Vincent Bolloré a dû faire des concessions et en préciser d’autres. Mais cela ne suffit pas à l’Autorité de la concurrence, qui envisage d’infliger des obligations supplémentaires.  À l’origine, la filiale de Vivendi voulait commercialiser beIN Sports en exclusivité, sur le même modèle que les autres chaînes distribuées en exclusivité par CanalSat (Eurosport…). En pratique, pour regarder beIN Sports, le téléspectateur aurait été obligé de s’abonner aussi à CanalSat ou Canal Plus, permettant ainsi de doper leurs abonnements. Mais Canal a dû reculer sur ce point. Finalement, le téléspectateur pourra continuer à s’abonner à beIN Sports en solo, comme aujourd’hui. Le texte confidentiel des engagements proposés par la chaîne (cf. ci-dessous) stipule: « Canal Plus s’engage à rendre possible la souscription en stand alone par tout consommateur qui le souhaiterait. [...] beIN Sports sera vendue seule, via une offre de Canal Plus, si le consommateur en fait la demande, pendant toute la durée du contrat [soit 5 ans], et sera disponible dès le mois de juillet au prix garanti de 14 euros TTC par mois en 2016. Ce prix pourra ensuite faire l’objet d’une révision annuelle ». 

(avec BFM)

iphone : beaucoup trop cher ?

iphone : beaucoup trop cher ?

 

Le patron d’Apple reconnait enfin que le prix de vente est trop élevé. Pas étonnant le coût de fabrication ne dépasse pas 200 dollars alors que le prix en Inde où Tim Cook s’est exprimé atteint presque 800 dollars. Alors que les ventes d’Iphone reculent et que la marque peine à s’imposer en Inde, Tim Cook vient pour la première fois de reconnaître que le prix du smartphone était peut-être trop élevé. C’est une première. Jamais un président d’Apple n’avait reconnu auparavant que ses produits étaient trop chers. Et pourtant c’est bel et bien ce que vient de faire Tim Cook au cours d’une émission de télé en Inde. « Je reconnais que les prix [de l'Iphone] sont élevés, a déclaré le patron d’Apple. Nous voulons essayer d’y remédier avec le temps mais dans la mesure du possible, sans abaisser notre niveau de qualité. » Le président d’Apple était notamment interrogé sur les écarts de prix de l’Iphone selon les pays. En Inde par exemple, le smartphone à la pomme débute à 784 dollars, soit 31% de plus qu’aux États-Unis. Alors que le PIB par habitant se situe aux alentours de 1.500 dollars, contre 54.000 aux États-Unis. Et il n’y a pas qu’en Inde. En France aussi, on avait pu constater de gros écarts de prix au moment du lancement du petit dernier iPhone SE au prix de 500 à .600euros   Du coup il ne fait pas s’étonner que les ventes stagnent et même diminuent en 2016 d’autant que le prix n’est pas justifié par une augmentation très notable de la performance.  La différence s’explique par les politiques fiscales qui diffèrent selon les pays. « Nous devons tenir compte des droits de douane et des taxes lorsque nous établissons un prix, reconnaît Tim Cook. Et celui-ci est souvent très élevé, mais notre rentabilité est moins élevée en Inde, sensiblement moins. »  Est-ce qu’Apple va revoir sa politique tarifaire et accepter d’entamer ses marges colossales pour concurrencer les appareils Android sur les prix? Certainement pas. Si Tim Cook reconnaît qu’il y a quelques ajustements à faire, pas question pour Apple de changer de stratégie. « Nous allons continuer à faire des produits avec un haut niveau de qualité et c’est pour cela que nous n’allons pas concurrencer les autres marques sur les prix. » Alors qu’Apple a enregistré pour la première fois en 2016 un recul de ses ventes d’iPhone, la firme est pressée de réagir. Mais se lancer dans une guerre des prix serait un revirement stratégique trop brutal pour Apple… et sans doute contre-productif. En dehors de quelques pays comme l’Inde où le prix est trop décalé par rapport au pouvoir d’achat moyen, le recul des ventes ne s’explique pas par un prix trop élevé mais par un manque d’innovation perçu par le consommateur. Aux États-Unis par exemple, les ventes sont moins flamboyantes qu’il y a un an et pourtant le prix est le même. Le problème vient du rythme de renouvellement qui s’allonge. Il est passé en 2015 de 24 à 28 mois, avant de grimper à 29 mois en ce début d’année selon Citigroup. La motivation pour changer d’iPhone n’a jamais été le prix attractif et Tim Cook le sait. Les seuls leviers de la firme à la pomme sont l’innovation et le design. Et les deux semblent un peu grippés depuis quelques mois maintenant…

 

(BFM)

CGT-RATP : grève illimitée à partir du 2 juin : quel lien avec la loi travail ?

CGT-RATP : grève illimitée à partir du 2 juin : quel lien avec la loi travail ?

 

La grève envisagée de manière illimitée par la CGT à la RATP démontre à l’évidence la volonté du syndicat  d’engager un bras de fer avec le gouvernement. D’autant que la CGT-RATP demande le retrait de la loi travail (avec l’augmentation des salaires) ; On voit mal le lien immédiat de la loi travail  avec la RATP puisque les salariés bénéficie d’un statut particulier qui échappe pour la plus grande part au code du travail.  C’est bien sûr pour menacer l’Euro de foot 2016 organisé en France et notamment à Paris. (Début le 10 juin). Une fuite en avant qui traduit bien la volonté de la CGT de radicaliser un mouvement qui n’a pas connu jusqu’alors une très forte participation active des salariés. Dans un tract plus explicite signé de sa section Bus, le syndicat réclame «300 euros d’augmentation» et «le rejet de la loi travail». «Le dialogue du gouvernement, c’est le 49-3. Le dialogue de la direction, c’est le relevé de décision. La riposte des agents, c’est la grève. On bloque tout!», écrit-il. Lors des négociations salariales annuelles, qui ont eu lieu le 11 mars, la RATP a refusé une augmentation générale des salaires. Elle a cependant signé avec l’Unsa et la CFE-CGC un accord sur diverses mesures de revalorisation (de l’intéressement, des bas salaires et d’une prime).

 

(Avec Reuters)

 

 

Modération des salaires mais pas pour les patrons (Macron)

Modération des salaires mais pas pour les patrons (Macron)

Macron a sans doute perdu une occasion de se taire en défendant à la fois la modération salariale pour les employés mais en s’opposant à toute loi pour les rémunérations des patrons. Or on sait que certains revenus de patrons ont bénéficié d’augmentation extravagante en un an, pratiquement un doublement pour certains. Dans le même temps les salaires eux sont contraint dans une fourchette de croissance de 1 à 2% en 2015. Si l’on tient compte de l’inflation réelle et non de l’inflation calculée par l’Insee sur un indice obsolète, l’augmentation réelle est pratiquement nulle. Du coup Macron aurait été bien inspiré de réclamer la même rigueur pour les patrons comme pour es salariés. D’une certaine manière ce double discours discrédite les propos de Macron (mais aussi du grand patronat) sur la nécessité de la rigueur. Macron estime que les entreprises doivent privilégier les investissements productifs au détriment des augmentations salariales, dans un entretien aux Echos à paraître mardi. « Sur la fonction production, nous avons rattrapé une bonne partie de notre retard compétitivité-coût des années 2000 via le pacte de responsabilité, le CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) et (grâce à) la fin de la modération (salariale) allemande depuis 2013. Mais il faut tenir et maintenir l’impact de cette dévaluation fiscale. Et la clef, c’est la modération salariale », a déclaré M. Macron.  « Je leur dis: +Ayez une préférence pour l’investissement et l’emploi-formation plutôt que pour les dividendes et les salaires!+ », a-t-il lancé.   »Pour relancer l’industrie française, il faut du temps et il faut privilégier l’investissement productif. Pour les salaires, il faut privilégier des négociations salariales au plus proche de la situation de l’entreprise », a-t-il souligné.  Interrogé sur la nécessité d’aller au delà de la future loi El Khomri, qui se limite essentiellement au temps de travail, Emmanuel Macron répond « oui ».  « Il faudra élargir le champ de la négociation collective au niveau de l’entreprise à d’autres domaines. Plus on ira vers l’entreprise, plus ce sera efficace. On ne peut pas prétendre aimer l’industrie et refuser les conditions de son succès », argumente-t-il.  Concernant le débat sur la limitation des salaires des patrons, l’occupant de Bercy réitère son opposition au passage par la voie législative.  « Evitons la réponse réflexe consistant à dire: +Il y a un problème, faisons une loi.+ Il est hypocrite de déclarer +limitons la rémunération des dirigeants à 100 fois le SMIC+, alors que suivant la Constitution la loi ne peut pas limiter la rémunération des patrons avec un plafond fixe », a-t-il martelé. « Pourquoi limiter le débat aux patrons par ailleurs? Que ferait-on pour les artistes? Pour les sportifs? », a-t-il ajouté.  « C’est (…) la responsabilité des conseils d’administration de fixer le niveau acceptable. C’est ce que nous avons défendu chez Renault en tant qu’Etat actionnaire » en votant contre la rémunération du PDG Carlos Ghosn, a relevé le ministre. « Une des faiblesses françaises est que l’on a des conseils d’administration insuffisamment respectueux des actionnaires. On est trop souvent dans la connivence avec des administrateurs parfois trop proches des dirigeants », a-t-il estimé.

 

(Avec Reuters)

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