Archive mensuelle de mai 2016

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Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

 

 

 

Le 1er mai des villages gaulois en France

 

Le 1er mai des villages gaulois en France

C e 1er mai risque d’être caractérisé encore plus que d’habitude par une division totale de ceux  qui revendiquent représenter les travailleurs en France. Certes cette division n’est pas nouvelle depuis les années 70 mais cette fois elle sera exacerbée par deux événements majeurs d’une part la loi travail, d’autre part  la perspective de 2017. Concernant la loi travail le clivage est nette entre les deux organisations qui ont souhaité une évolution du code de travail permettant d’équilibrer les garanties accordées tant aux entreprises qu’aux salariés. De l’autre côté on trouve des syndicats totalement opposés à cette loi est qui militent  pour le maintien intégral du code du travail actuel. Côté politique le front national tentera une nouvelle fois de détourner la fête du travail pour honorer Jeanne d’Arc mais là aussi dans la division avec une manifestation autour de  Marine Le Pen est une autre autour de Jean-Marie Le Pen. Les anarchistes et les libertaires profiteront aussi de cette date anniversaire pour tenter d’exister médiatiquement. La très grosse majorité des Français c’est-à-dire environ 95 % de s’associera à pas à la fête commémorative ou se contentera d’acheter un brin de muguet, symbole du changement de saison. D’un certain point de vue, là fête du travail qui a prit naissance à Chicago en 1886 a beaucoup perdu de son sens en France, c’est souvent considéré comme un simple jour férié. En cause un certain refuge vers l’individualisme qui tente d’échapper à la complexité et aux contradictions du monde contemporain. Aussi le faite que les désorganisations dites représentatives qui appellent aux manifestations ne représentent plus grand-chose et surtout que leur crédibilité est entachée par des postures conservatrices qui ne correspondent pas aux attentes du monde présent. Bref le 1er mai sera encore davantage que précédemment la fête des villages gaulois. Pour redonner du sens et de l’adhésion au 1er mai il y aurait sans doute un urgent besoin d’innovation, de crédibilité et d’unité.

Pas de fermeture de Fessenheim (Sarkozy)….comme Hollande !

Pas de fermeture de Fessenheim (Sarkozy)….comme Hollande !

 

Dans une interview au JDD Sarkozy affirme que s’il était élu en 2017 il ne fermera pas la centrale nucléaire de Fessenheim comme le prévoit la loi de transition énergie qui vise à ramener la part de 75 % à 50 % pour la production d’électricité en 2025. De son côté François Hollande a déclaré que « certaines centrales nucléaires seront fermées ». Une divergence de fond qui n’est en réalité qu’apparente. Pendant sa campagne électorale François Hollande avait promis de fermer Fessenheim mais il est vraisemblable que cette centrale ne sera pas fermée avant la fin du mandat de l’actuel président de la république. En effet d’après Ségolène Royal elle-même la fermeture de Fessenheim ne sera possible après la mise en service de la nouvelle centrale de Flamanville. Or cette centrale enregistre retard sur retard et son ouverture est prévue avant fin 2018 voire en 2020. Du coup l’orientation de François Hollande concernant la fin de certaines centrales paraît relativement virtuelle. Il est en effet vraisemblable que la prochaine majorité vraisemblablement de droite  ne fermera aucune centrale. Une annonce de Hollande un peu contradictoire avec la décision d’autoriser le prolongement de 10 ans de la  vie des centrales décidé par Ségolène Royal. Du coup Hollande sort  avec une pirouette pour équilibrer ce propos en indiquant que certaines seront maintenues, d’autres prolongées. On voit mal comment la loi sur la transition énergétique qui prévoit de ramener la part du nucléaire à 50 % pour la production d’électricité en 2025 (75 % aujourd’hui).Au mieux les parts cumulées de l’éolien et du solaire atteindraient 10% en 2025, il y aurait donc autour de 65% d’origine nucléaire. « La transition énergétique, c’est un changement de modèle. »François Hollande avait prononcé cette phrase il y a quatre ans, il l’a répété lundi à l’ouverture de la quatrième conférence environnementale.  »Tous les textes d’application (de la loi sur la transition énergétique promulguée en août 2015) seront pris d’ici l’été », a-t-il assuré au premier jour de ce rendez-vous annuel qu’il a institué entre ONG, élus, patronat, syndicats et le gouvernement. Mais près des trois quarts des décrets d’application sont encore en attente. « La politique énergétique de la France a été fixée par cette loi », a rappelé le président, alors que la publication d’un document détaillant l’évolution des différentes énergies, notamment nucléaire, jusqu’en 2023 a été plusieurs fois reportée. Plusieurs objectifs ont été inscrits dans cette loi : réduction de la consommation d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre, baisse de la part des énergies fossiles et nucléaire. « Pour atteindre à l’horizon 2025 les 50% (d’électricité d’origine nucléaire, contre 75% aujourd’hui), ce que nous devons faire en termes de renouvelables puis de nucléaire sera présenté », a-t-il assuré, en confirmant la date butoir du 1er juillet pour la publication de la très attendue « programmation pluriannuelle de l’énergie ».  »Cela suppose de faire d’abord monter les renouvelables encore plus rapidement », a-t-il ajouté. Auparavant, Ségolène Royal, la ministre de l’Environnement et de l’Energie, avait, elle aussi,  mis l’accent sur les énergies renouvelables. Les objectifs de la France pour 2023 feront l’objet d’un arrêté mercredi qui « va donner de la visibilité aux investisseurs », a-t-elle déclaré. Pour la production d’électricité, le parc éolien terrestre doit doubler et le parc solaire photovoltaïque tripler. Quant à la production de chaleur, la part des renouvelables (bois, biomasse, géothermie, etc.) devra augmenter de plus de 50%. Ceci étend la part du nucléaire dans la production d’électricité passante demeurée autour de 60 % d’ici 2025

Appel des 100 :énième appel de la gauche ringarde

Appel des 100 :énième appel de la gauche ringarde

Preuve du désarroi de la gauche les appels se  succède avec à peu près le même succès,  c’est d’ailleurs tout juste si on n’en trouve trace dans les grands médias. Cette fois il s’agit de l’appel des 100 personnalités,  sorte d’agglomérat de la gauche ringarde bref la gauche de la gauche qui sans doute n’a pas complètement tort de dénoncer les excès du modèle de société actuelle mais qui a bien du mal à se mettre d’accord sur une orientation cohérente et crédible.. En effet l’anti capitalisme, l’anti impérialisme, l’anti consumérisme ne suffisent pas à donner une crédibilité à une démarche politique qui constitue surtout une posture de protestation. Protestation contre le système économique, protestation contre la ligne majoritaire du parti socialiste et même contestation contre Mélenchon. H. Alors que la primaire de la gauche et des écologistes, lancée par Yannick Jadot, Thomas Pikketty et Daniel Cohn-Bendit, a du plomb dans l’aile, des syndicalistes, des politiques et des intellectuels vont lancer une nouvelle initiative : « 1er Mai, l’appel des 100. » Le texte se veut la base d’une alternative de gauche au PS en vue de la présidentielle et des législatives de 2017. Le but est d’aboutir à un socle programmatique commun et à des « mesures d’urgences ».  »Elles constitueraient notre bien commun pour mener une campagne et construire des candidatures d’unité lors de ces échéances électorales », lit-on dans la dernière version cet appel encore en finalisation. Selon nos informations, l’appel doit être signé par une centaine de personnalités du monde politique, syndical et associatif. Y figurent des dirigeants du PCF comme le porte-parole Olivier Dartigolles, Marie-Pierre Vieu ou la dirigeante d’Ensemble, Clémentine Autain. L’appel ne se limite pas à des anciens membres du Front de gauche. On y retrouve aussi des écologistes comme les députés Noël Mamère, Sergio Coronado, Isabelle Attard, le porte-parole d’EELV Julien Bayou, l’eurodéputée EELV Karima Delli ou encore Patrick Farbiaz. Côté socialiste, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, l’eurodéputé Guillaume Balas et Gérard Filoche ont signé. Des syndicalistes de Sud et de la CGT comme Baptiste Talbot (secrétaire général de la fédération des services publics), Annick Coupé (ancienne porte-parole de Solidaires), Pierre Khalfa (coprésident de la Fondation Copernic), Jean-Paul Dubois (ancien président de Ligue des droits de l’Homme), l’avocate Dominique Noguères, la militante féministe Caroline de Haas, l’opposant au barrage de Sivens Ben Lefetey, l’eurodéputée Marie-Christine Vergiat, l’altermondialiste Gus Massiah se sont joints à cette initiative.

 

(Avec le JDD)

2017 : Macron vainqueur face à Sarkozy

2017 : Macron vainqueur face à Sarkozy

Un nouveau sondage qui montre que seule Macron aurait de chances de qualifier la gauche au second tour et même de l’emporter face à Sarkozy au second tour. Macron pourrait même faire mieux mais de très peu face à Marine Le Pen au premier tour. De quoi évidemment inquiéter Hollande dont la popularité chute encore en dépit du léger mieux constater tant sur le plan de la croissance que sur le plan de l’emploi. De quoi inquiéter aussi Sarkozy qui dans une interview au JDD s’attaque à macro en le qualifiant de cynique. Valls de son côté a bien compris le danger  c’est pourquoi il a décidé de lancer lui aussi une série de meetings destinés à porter sa vision dans la perspective de 2017. Compte tenu de ces résultats on comprend mieux les tensions qui règnent au sein même du gouvernement et la question du départ de macro se pose de plus en plus.  Dans le sondage Elabe Emmanuel Macron apparaît comme le seul à pouvoir qualifier la gauche pour le second tour. Face à Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, le ministre de l’Economie sortirait même en tête du premier tour, avec une très faible avance toutefois sur Marine Le Pen (25% contre 24% des intentions de vote). Le président Les Républicains serait en retrait, à six points de la qualification avec 18% des intentions de vote. Dans une autre hypothèse face à Bruno Le Maire, Emmanuel Macron est également donné en tête, à 25,5% contre 25% pour Marine Le Pen et 18% pour le député de l’Eure. Ce dernier n’est d’ailleurs testé qu’avec Emmanuel Macron. En revanche, le jeune ministre serait distancé par Alain Juppé (36% contre 21%), tout en restant à portée de Marine Le Pen (23%) et donc du second tour.  François Hollande et Manuel Valls nettement en retrait. Avec le Président ou le Premier ministre, la sentence est la même : le PS serait éliminé dès le premier tour. Face à Alain Juppé (39% et 38%), François Hollande et Manuel Valls seraient nettement à distance d’une qualification (respectivement 9 et 8,5 points de Marine Le Pen, qui est à 26%). Face à Nicolas Sarkozy, qui ne dépasserait pas la présidente du FN (22-23% contre 25-26% des voix), les deux socialistes seraient dans une situation moins inconfortable avec 18 et 18,5% des intentions de vote. A noter aussi que Manuel Valls ferait jeu égal face à François Fillon (19% chacun, contre 28,5% pour Marine Le Pen). Un scénario non-testé pour François Hollande.

‘(Avec JDD)

Sondage popularité François Hollande : la chute continue

Sondage popularité François Hollande : la chute continue

Selon les sondages en valeur absolue la popularité de François Hollande varie de 13 à 19 %. Reste une constante dans tous les sondages, Hollande ne cesse de s’enfoncer ainsi selon BVA la cote de popularité de François Hollande a encore chuté en avril, à 19% (-2 points en un mois), tandis que celle de Manuel Valls a légèrement remonté à 30% (+2), selon un sondage BVA pour Orange et iTELE publié samedi 30 avril. Quatre Français sur cinq (80%, +1 point) ont exprimé une « mauvaise opinion » du président de la République (50% de « très mauvaise opinion » et 30% de « plutôt mauvaise opinion »), 69% (-2 points) du Premier ministre (30% « très mauvaise », 39% « plutôt mauvaise »).   Avec 19% de « bonnes opinions » (17% « plutôt bonne » et 2% « très bonne »), la popularité du chef de l’État « est inférieure de 11 points au score le plus bas atteint par Nicolas Sarkozy durant la période 2007-2012 (en février et avril 2011) », note l’institut. François Hollande retrouve le niveau le plus bas atteint dans ce baromètre en septembre 2014, après les départs du gouvernement d’Arnaud MontebourgBenoît HamonAurélie Filippetti. Quant à Manuel Valls, BVA juge qu’il est « un peu tôt pour affirmer qu’il a réussi à amorcer un réel mouvement d’amélioration ».  Un sondé sur deux (50%, inchangé) juge par ailleurs qu’Alain Juppé (LR), candidat à la primaire à droite, devrait avoir « davantage d’influence dans la vie politique ». Deuxième, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron, dont la cote d’influence progresse de 4 points à 48%. Autre candidat à la primaire à droite, Bruno Le Maire (LR) arrive troisième, avec 36% (+1), devant François Bayrou (MoDem) à 33% (-1), puis François Fillon (LR) à 31% (+1).  L’ancien président de la République et actuel patron des Républicains, Nicolas Sarkozy est 22e (19%, -3). La présidente du FN, Marine Le Pen, apparaît à la 10e place (26%, – 2). Le cofondateur du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon se classe 21e (20%, -1), l’écologiste Cécile Duflot 28e (12%, -1).

(Avec RTL)

« Oh ! Marche à gauche », nouveau mouvement pour Valls !

« Oh !  Marche à gauche », nouveau mouvement pour Valls !

 

Ce pourrait être le nouveau nom du nouveau mouvement que va lancer Manuel Valls pour crédibiliser son éventuelle candidature en 2017. Manuel Vals veut en effet rééquilibrer les positions entre lui-même, Hollande et Macron. Hollande soutenu par le mouvement « et oh la gauche »  tandis que Macron,  lui, a lancé son opération « en marche ». Manuel Valls veut prouver que lui aussi est en marche,  qu’il entend encore incarner le personnage de modernité qu’il était avant l’arrivée de macro au gouvernement. Mais une marche de gauche car Valls a besoin du soutien du parti socialiste ; ce que n’a pas Macron.  Le lancement de la campagne s’appuie sur le sentiment que la candidature de François Hollande est désormais grillée. Reste que Manuel Valls affiche une popularité très basse  par rapport à Macron ;  il devra donc se distinguer dans vis-à-vis de hollande que vis-à-vis de macro. Un exercice pas facile quand en plus le rôle de premier ministre. Valls va fixer les rendez-vous importants alors que quatre à six dates sont à l’heure actuelle évoquées. Si son fief à Évry-sur-Seine devrait logiquement être dans la liste, des passages en région sont aussi attendus.  Et si Emmanuel Macron est aujourd’hui pointé du doigt par de nombreux membres du gouvernement pour son individualisme récurrent, Manuel Valls garde la porte ouverte. Le ministre de l’Économie est le bienvenu. Une manière pour le chef de l’Exécutif de l’avoir sous son contrôle mais aussi de montrer qu’il demeure ouvert sur le plan politique.

 

(Avec RTL)

Manuel Valls va se rendre en Australie ….en sous-marin ?

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Sitôt signé le méga contrat avec l’Australie concernant la vente des sous-marins, Hollande a bousculé son agenda et s’est précipité dans l’entreprise française pour souligner ce succès économique. Manuel Valls qui veut aussi s’attribuer les mérites de cette opération économique a donc décidé de se rendre en Australie. Peut-être en sous-marin pour bien souligner la spécificité du contrat passé avec l’Australie. Manuel Valls a confirmé qu’il se rendra lundi 2 mai en Australie pour y rencontrer le Premier ministre, Malcom Turnbull, après le méga-contrat remporté par DCNS, « pour saluer un partenariat qui nous engage pour 50 ans ».  »À partir du moment où j’étais dans la région, il apparaît s’imposer une rencontre avec le Premier ministre (australien) pour engager progressivement – il faudra plusieurs mois - le contrat de 34 milliards d’euros (pour l’achat de sous-marins, la maintenance et la formation des personnels), qui va créer de l’emploi en France comme en Australie et qui va impliquer nos industries et nos entreprises », a déclaré le chef du gouvernement. De sous-marins  Avec cette visite, il s’agit aussi « de saluer un partenariat qui nous engage pour 50 ans« , a ajouté Manuel Valls.  »C’est un partenariat stratégique majeur », a-t-il dit, précisant qu’il rencontrera également en Australie les membres de la délégation de DCNS qui a porté le dossier. Le déplacement australien de Manuel Valls intervient après que le groupe français DCNSspécialiste du naval de défense, a remporté mardi 26 avril un méga-contrat estimé à 34 milliards d’euros pour la construction de la prochaine génération de sous-marins australiens, la maintenance et la formation des personnels.  Ce contrat militaire, le plus important passé par l’Australie, porte sur 12 sous-marins océaniques.

TAFTA: ça grogne !

TAFTA: ça grogne !

Pendant des mois et même des années personne ou presque n’a  entendues parler Du futur traité transatlantique relatif aux échanges entre l’Europe et les Etats unis. En cause le fait qu’il s’agit d’un projet d’accord très complexe qui vise notamment à définir des normes communes en matière environnementale et sanitaire. En cause également le faite que ces négociations ont longtemps été tenues secrètes et qu’elles sont menées avec la présence des multi nationales. Brutalement le traité transatlantique émerge médiatiquement tout simplement parce que le président Obama souhaite faire aboutir les discussions avant la fin de l’année. Du coup on prend conscience des enjeux  économiques et sociétaux relatifs notamment aux modes de développement  Pourtant, les associations d’écologistes et de défense des consommateurs restent mobilisées. Beaucoup d’entre elles redoutent une accélération du calendrier pour permettre un accord avant la fin du mandat Obama. Les successeurs potentiels du président des Etats-Unis – les démocrates Hillary Clinton et Bernie Sanders ou les Républicains Donald Trump et Ted Cruz - n’étant pas les plus fervents partisans du traité de libre-échange. « Le gouvernement américain a bien conscience que si le TAFTA ne passe pas avant les élections générales, il ne passera jamais, décrypte Alfred de Zayas, expert indépendant des Nations Unies. Donc on veut le faire passer à toute vitesse. »C’est cette donnée en tête qu’un panel d’ONG donnait, jeudi 28 avril, à Paris, une conférence au titre évocateur:  »TAFTA & CETA : A quelle sauce allons-nous être mangés ? ».  Devant quelques journalistes, les intervenants – membres de Foodwatch, de la fondation Nicolas Hulot ou experts indépendants des Nations unies –ont réitéré leurs inquiétudes sur l’entrée en vigueur d’un accord qui abolirait les barrières douanières entre l’UE et les Etats-Unis, et dénoncé l’opacité qui entoure les négociations entre les fonctionnaires de l’Union européenne et les représentants américains.  « Il est très compliqué de parler du TAFTA parce que l’on a très peu accès aux documents », a ainsi déploré Aurélie Trouvé, agroéconomiste et auteur de « Le business est dans le pré ». « On travaille avec des députés européens qui ont accès aux textes en discussions. Ils nous donnent rendez-vous dans une pièce. Et on a une heure pour éplucher des documents de 1.000 pages, avec pour seuls instruments un stylo et une feuille de papier. » Outre le flou entretenu autour du contenu du traité, les participants ont dénoncé le « vertige moral » que représente un accord négocié entre Bruxelles et Washington, sans référendum ni sondages d’opinion publique. Et pesté contre un traité à sens unique. « Il ne s’agit pas d’un accord de coopération, de progrès social… Mais d’un accord de libre échange, où il s’agit de libéraliser, de mettre en concurrence, d’harmoniser les normes environnementales, sociales, etc. », a regretté Aurélie Trouvé. Un exemple résume mieux que tout autres, pour les organisateurs de la conférence, les conséquences négatives qu’induirait un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Union Européenne : les déboires prévisibles de l’agriculture européenne. Quel que soit l’accord signé, il sera « très favorable à l’agriculture américaine », assurent les ONG. Ces derniers en veulent pour preuve l’asymétrie entre les exploitations des deux côtés de l’Atlantique, avec d’un côté des exploitations de 13 hectares en moyenne (UE) et de l’autre des exploitations de 170 hectares(Etats-Unis). « Aux Etats-Unis, les fermes de « milles vaches » représentent la moitié des élevages, rappelle Aurélie Trouvé. Et les exploitations emploient plus de main d’œuvre immigrée moins chère. Voilà les agricultures que l’on va mettre en concurrence. » Et ce n’est pas le seul coup de canif qu’infligerait le traité transatlantique aux prérogatives de l’agriculture européenne. Les ONG redoutent la disparition des AOP, ces labels mis en place par la communauté européenne pour protéger les produits régionaux fruits d’un savoir-faire « reconnu et constaté ».

(Avec Reuters)

Le ministre allemand des finances condamne nettement les salaires des patrons de Volkswagen

Le ministre allemand des finances condamne nettement les salaires des patrons de Volkswagen

Le ministre allemand des finances ne fait jamais dans la dentelle aussi bien lorsqu’il s’agit de critiquer la politique de la banque centrale européenne que lorsqu’il condamne nettement les rémunérations des patrons de la société Volkswagen qui a perdu 4 milliards l’an passé suite au scandale du trucage des émissions polluantes. On aimerait évidemment que les autorités françaises montrent autant de détermination pour condamner les  dérapages des patrons français concernant leur propre salaire. De ce point de vue les hausses de rémunération de patron de Renault n’ont donné lieu qu’à une protestation relativement molle. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, déplore le versement de primes aux dirigeants de Volkswagen pour 2015, année marquée par le scandale du trucage des tests anti-pollution, le plus grave de l’histoire du groupe automobile.« Je n’ai pas de sympathie pour les managers qui commencent par entraîner une entreprise de premier plan dans une crise potentiellement mortelle et qui défendent ensuite leurs primes personnelles lors d’un débat public », déclare Wolfgang Schäuble dans les colonnes du Frankurter Allgemeine Sonntagszeitung. « Cela montre que quelque chose ne fonctionne pas. »Volkswagen prévoit de verser aux douze membres de son directoire 63,24 millions d’euros au titre de l’année passée, marquée par une perte record en raison du coût des litiges et indemnisations liés au « Dieselgate ». Volkswagen a déclaré le 22 avril une perte d’exploitation annuelle de 4,1 milliards d’euros, conséquence de 16,2 milliards d’euros de charges exceptionnelles liées au scandale.

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