Archive mensuelle de mai 2016

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« La vérité sur le programme du FN » Maël de Calan

 « La vérité sur le programme du FN » Maël de Calan

Maël de Calan, conseiller en politique économique de Juppé, cofondateur du think tank de droite « la Boîte à idées », explique dans son livre « la vérité sur le programme du Front national ».  Les incohérences économiques du Front national. (Interview les Echos)

A qui s’adresse ce livre ?

« A tous les Français évidemment. Plus particulièrement aux électeurs du Front national, qui pourraient finalement trouver étrange ce que leur racontent les cadres du parti d’extrême droite après avoir lu ce livre. Il s’adresse aussi à ceux qui hésitent encore à franchir le pas, afin de les convaincre que le programme du FN n’est pas crédible. C’est sur le terrain de la crédibilité qu’il faut l’attaquer. Les sondages montrent en effet encore qu’une majorité de Français ne croient pas que ce parti a les capacités pour gouverner. Il faut enfoncer le clou. Enfin, il s’adresse à ceux qui veulent combattre les idées du parti auprès de leur entourage ou face à des militants. Ils y trouveront de quoi formuler leurs arguments pour convaincre de la dangerosité de ce programme. »

Vous avez choisi le terrain des chiffres plutôt que celui, plus traditionnel, des valeurs ou de la morale. Parce que cela ne fonctionne plus ?

« Le combat sur les valeurs est légitime, car le FN n’entre pas dans celles transportées par la République. Mais ce n’est plus suffisant, non. La dédiabolisation a fonctionné. Le vote FN s’est banalisé et s’est étendu auprès de catégories de la population qui lui étaient d’habitude réfractaires. Je pense particulièrement aux femmes et aux retraités. Nous avons tous trop longtemps pensé que l’absurdité du programme du Front national allait de soi. Si bien que nous jugions inutile de le dire aux électeurs. Mais la progression du vote FN montre que ce n’est en fait plus le cas. La France va mal, les électeurs ne voient plus le bout du tunnel et se demandent si le FN ne pourrait pas leur montrer la sortie. Mais ils ont oublié, pour ne prendre que cet exemple, que jouer avec la monnaie, comme le préconise le Front, tuera la stabilité des prix, chose acquise aujourd’hui et qui paraît immuable. Cette politique que propose le FN, elle est appliquée notamment par le Venezuela, l’Argentine ou encore le Zimbabwe, des pays qui sombrent dans la faillite. J’ai donc pensé ce livre comme un manuel de combat pour rappeler des évidences, appuyées par un chiffrage fastidieux mais rigoureux de toutes les mesures proposées afin d’en démontrer l’incohérence. »

Vous accusez effectivement le FN de ne pas chiffrer certaines propositions, ou de mal les chiffrer. Mais ce n’est pas le premier parti dans ce cas-là, et cela n’a pas empêché certains présidents d’être élus…

« Certes, le FN n’a pas le monopole de la démagogie. Mais c’est de loin le parti qui va le plus loin. Un tiers des propositions de Marine Le Pen impliquent des dépenses publiques. D’après mes calculs, ces dépenses équivaudraient à une augmentation du déficit de 10 points de PIB et 1.500 milliards d’euros de dette sur 5 ans. Mais cela n’est pas tout. Le FN est capable, dans son programme, de promettre une hausse des prix pour satisfaire les agriculteurs puis, 23 pages plus loin, de promettre la baisse de ces mêmes prix aux consommateurs. Les paradoxes et incohérences de ce genre sont légion dans le projet du FN. »

Le succès du FN repose notamment sur des messages forts et simples. Ne craignez-vous pas de rater votre cible en faisant le pari des chiffres ?

« Ce livre a été pensé comme un manuel, il y a donc deux niveaux de lecture : les titres et intertitres constituent des slogans percutants qui peuvent être utilisés comme tel. Vient ensuite le cœur du texte où est détaillé l’argumentaire chiffré. Mais cet ouvrage ne se contente pas non plus de chiffrer des promesses. Il dénonce aussi le chaos économique et social dans lequel la France plongerait si ce programme était appliqué. Au menu, nous aurions droit à une guerre commerciale – le FN affirme qu’il dénoncera tous les accords douaniers contractés- le retour du contrôle des prix, de vastes nationalisations – comme en 1981 – un traficotage de la monnaie… La somme de tout cela mettrait le pays dans le chaos, créerait des milliers de chômeurs, et blesserait la France pour de bon. »

 

Air France : nouveau conflit avec les pilotes ?

Air France : nouveau conflit avec les pilotes ?

L’hypothèse est loin d’être exclue avec un syndicat aussi corpo que le SNPL qui s’oppose à l’évolution de conditions sociales des pilotes pourtant très largement avantageuses par rapport à la concurrence internationale. Du coup la direction a même renoncé à son plan de développement long courrier ! Le conseil d’administration d’Air France a cependant autorisé la compagnie à imposer dès le 1er juin des baisses de rémunération aux pilotes, qui ont rejeté une ultime proposition de la direction, a annoncé mardi le DRH du groupe, Gilles Gateau. Air France a décidé d’appliquer les mesures approuvées par les pilotes dans le cadre de l’accord « Transform 2015″ mais jamais appliquées en raison d’un litige entre la direction et le SNPL, syndicat majoritaire dans cette catégorie de personnel. Le tribunal de Bobigny puis la cour d’appel de Paris avaient autorisé le PDG de la compagnie, Frédéric Gagey, à trancher sur ce sujet et le conseil d’administration « a approuvé la mise en oeuvre de cet arbitrage » mardi, a déclaré M. Gateau.  »Il n’y a pas de passage en force. Ce qui s’applique, c’est le solde de l’accord précédent, conformément aux décisions de justice », a-t-il ajouté. En conséquence, la rémunération des pilotes baissera dès le mois de juin, avec des heures de nuit majorées de 40% contre 50% à ce jour, un calcul moins favorable pour les activités au sol et une durée de préparation au sol réduite de moitié pour les instructeurs. La compagnie prévoit en outre « l’annualisation de 12 jours de repos » à partir d’avril 2017. L’ensemble de ces mesures « représente entre 20 et 30 millions d’euros par an d’amélioration de compétitivité pour l’entreprise », soit « entre 2% et 3% de la masse salariale pilotes », a précisé M. Gateau. Air France renonce toutefois à modifier seul la grille d’avancement de ses pilotes, qui fera l’objet d’une nouvelle négociation. « On va convier les organisations syndicales représentatives pour fixer les modalités de cette révision », a-t-il indiqué.

(Avec AFP)

2017 : une candidature Front national dissidente après l’épuration ?

2017 : une candidature Front national dissidente après l’épuration ?

 

L’opération d’épuration en cours à la direction du Front national pourrait déboucher sur une candidature dissidente pour 2017. Exclu du front Bruno Gollnisch pourrait en effet se présenter. Ce n’est en effet un secret pour personne, les relations entre Bruno Gollnisch et Marine Le Pen ont toujours été conflictuelles. Une position qui date d’ailleurs de la nomination de Marine Payne comme présidente alors que Bruno Gollnisch était aussi candidat au poste. Ce n’est peut-être pas par hasard si Jean-Marie Le Pen a déclaré que sa fille ne serait pas élue au second tour pour 2017 et même qu’elle risquait de ne pas être qualifiée après le premier tour. Le rapprochement déjà ancien entre Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch pourrait préparer une candidature dissidente moins pour faire élire la personnalité choisie que pour enlever une chance à Marine Le Pen de se qualifier. D’une certaine manière cette  de candidature dissidente trouverait une légitimité dans l’opération d’épuration conduite dans les instants dirigeants du front national. En effet Marine Le Pen a profité du défi lancé par Bruno Gollnisch et Marie-Christine Arnautu, qui se sont affichés dimanche avec son père Jean-Marie Le Pen, pour pousser vers la sortie les derniers fidèles du co-fondateur du Front national. Le bureau politique a sommé lundi les deux députés européens de démissionner des instances du FN, à savoir le bureau politique pour Bruno Gollnisch et le bureau politique et le bureau exécutif pour Marie-Christine Arnautu, vice-présidente. Dénonçant une purge, Marie-Christine Arnautu a affirmé qu’elle ne démissionnerait pas d’elle-même et que le parti devrait engager une procédure d’exclusion s’il voulait aller au bout de ses menaces. « Je n’accepte pas une certaine purge, j’ai la conscience tranquille. Je ne démissionnerai pas, il va falloir qu’ils m’excluent », a-t-elle déclaré à la presse. Invité sur BFM TV, Bruno Gollnisch a indiqué qu’il réservait sa réponse et voulait prendre le temps de consulter ses « collègues ».

 

(Avec Reuters)

Affaire du policier Michel Neyret : les méthodes de la police en cause

Affaire du policier Michel Neyret : les méthodes de la police en cause

 

 

 

Pas facile de voir très clair dans le dossier de l’ancien policier de Lyon dont le procès va s’ouvrir à Paris. Ce procès ouvre le débat sur les méthodes policières. Pour résumer, faut-il s’en tenir aux stricts respects des méthodes d’intervention pour lutter contre le banditisme ou au contraire s’infiltrer dans les réseaux quitte à perdre un peu son âme ou en tout cas sa virginité pénale. Il est clair que l’ancienne star de la police lyonnaise Michel Neyret avait choisi des méthodes d’infiltration qui ont permis d’obtenir une très grande efficacité en s’appuyant en particulier sur un réseau d’informateurs dont certains étaient forcément récompensés d’une manière ou d’une autre. Le policier lyonnais a-t-il été trop loin ? Au-delà de cette question se pose surtout les méthodes d’investigation de la police pour lutter contre la grande criminalité. Et de ce point de vue il ne faut guère rêver, ce ne sont pas avec du vinaigre qu’on attire les mouches surtout en matière de trafic de drogue. Le risque évidemment c’est qu’en cas de forte condamnation nombre de policiers se replient  sur des méthodes très soft de type réglementaire mais dès lors il ne faudra pas s’étonner si les résultats de lutte contre le banditisme deviennent médiocres. Une question qui se pose encore avec davantage d’acuité lorsqu’il s’agit de lutter contre le terrorisme. On ne peut en effet espérer une grande efficacité dans le cadre d’une guerre en dentelle avec le grand banditisme ou le terrorisme. Dès lors  se pose peut-être la définition d’un nouveau cadre réglementaire pour mieux nous ajuster méthodes d’investigation et légalité. Près de cinq ans après sa chute, l’ancienne star de la police lyonnaise Michel Neyret comparaît donc depuis lundi devant le tribunal correctionnel de Paris pour corruption et trafic de stupéfiants aux côtés de huit autres prévenus. Il est accusé d’avoir franchi la frontière qui sépare « flics et voyous » en acceptant des cadeaux de membres du milieu en échange de services, et d’avoir détourné plusieurs kilos de résine de cannabis afin de rémunérer des informateurs. « Sa ligne de défense reste: j’ai fait ça dans l’intérêt du service », explique Richard Schittly, auteur du livre « Commissaire Neyret, chute d’une star de l’antigang ». Patron de la brigade antigang de Lyon pendant vingt ans, Michel Neyret a accumulé les succès dans ses enquêtes et fait tomber nombre de délinquants de haut vol avant d’être arrêté par l’IGS, la police des polices, en 2011. Les relations entre policiers et informateurs, toujours très complexes, sont au cœur du procès.’

(Avec Reuters)

La loi Travail : 50 000 emplois nouveaux

La loi Travail : 50 000 emplois nouveaux

 

L’Institut Rexecode évalue à 50 000 emplois nouveaux l’effet de la loi travail ;  en fait, une évaluation très approximative comme chaque fois qu’il s’agit de mesurer les conséquences du ne disposition socio-économique ;  pour une raison méthodologique simple,  c’est qu’on ne peut pas comparer à une période référence. Deuxième difficulté,  c’est qu’il est difficile de distinguer les emplois nouveaux créés et les anciens emplois maintenus. Enfin compte tenu du taux  croissance prévisible (autour de 1,5 %) en 2016 au moins 50 000 emplois nouveaux sont attendus. Du coup cette évaluation de Rexecode  prend un certain caractère politique à la veille de la discussion du projet de loi travail à l’assemblée nationale. Pour autant la flexibilité de la nouvelle loi combinée avec la décentralisation du débat social au plan de l’entreprise est forcément de nature à faciliter la création d’emplois mais combien ? Là est la question. Dans une étude publiée lundi à la veille du début de l’examen du texte par les députés, il juge en outre que la clarification des critères du licenciement économique devrait contribuer à accroître la part des contrats à durée indéterminée (CDI) dans les embauches. « Le renforcement de la négociation au niveau de l’entreprise sur la durée du travail et sur les majorations des heures supplémentaires est susceptible d’entraîner un surcroît d’au moins 50.000 emplois et vraisemblablement nettement plus », écrivent les économistes de l’institut, qui est proche des entreprises. Mais les accords dits de « préservation ou développement de l’emploi », s’ils ouvrent une piste nouvelle, n’auront qu’un impact limité dans la mesure où ils ne prévoient pas la possibilité d’une baisse de salaires en cas de mauvaise conjoncture. Alors qu’en Allemagne, le recours prononcé au chômage partiel en 2009 a permis d’adapter les salaires dans les entreprises en contrepartie d’un maintien de l’emploi, COE-Rexecode estime que la rigidité salariale a coûté 300.000 emplois à la France de 2008 à 2015. S’agissant des CDI, il en attend avec le texte de loi tel qu’il est présenté jusqu’ici un flux de plus de 300.000 par an, pour l’essentiel par effet de substitution à des contrats courts.

(Avec Reuters)

Refondation de l’école : quel bilan

Refondation de l’école : quel bilan

Les journées de la refondation de l’école seront surtout l’occasion de faire un bilan à caractère politique des réformes de l’enseignement ;  en fait on va surtout parler de ces réformes et pas tellement de l’évaluation des niveaux scolaires. Et pour cause car le classement internationaux dans ce domaine nous placent vers la 25e place au plan international et montre également de fortes de ces inégalités. Pas sûr d’ailleurs que ces réformes constituent une vraie Refondation mais plutôt une addition de mesures pas forcément cohérentes comme les rythmes scolaires, l’éducation prioritaire, la réforme des collèges ou encore la généralisation des outils informatiques. Pourtant d’après le classement international  Pisas la France a tout intérêt à se remettre en question sur sa manière d’éduquer ses enfants. En effet, le pays de Jules Ferry n’est hélas ! Pas un exemple en matière d’efficacité éducative. C’est du moins ce qui ressort du fameux classement Pisa. Le «Program for International Student Assessment» en anglais, et pour «Programme international pour le suivi des acquis des élèves» en français, est un ensemble d’études menées par l »organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui réunit les pays développés.  Pisa mesure les performances des systèmes éducatifs tous les trois ans, et la dernière a été rendue publique en décembre 2013. Que constate-t-on ? Que la France est perdue dans le marais des classements, quelque part du côté de la 20e place. Les pays où les enfants ont les meilleurs résultats sont la Finlande, la Corée du Sud, Hong-Kong, le Liechtenstein… On peut se consoler en constatant que les États-Unis ou la Grande-Bretagne font moins bien que nous, mais beaucoup de pays européens, Allemagne, Belgique, Pays-Bas… font nettement mieux. Ces études sont bien entendu diversement reçues dans les différents pays, selon le classement auxquels ils ont droit. En France, on souligne par exemple que les objectifs ne sont pas les mêmes pour les professeurs, selon les traditions éducatives. On reproche aussi à Pisa de n’évaluer que les élèves scolarisés. Dans les pays peu développés, beaucoup d’enfants ne vont pas du tout à l’école, et l’on ne peut donc pas avoir une photographie réelle de l’état d’éducation d’une classe d’âge. Et puis, Pisa ne considère que la lecture, les maths et les sciences, excluant les «humanités». L’un des derniers résultats d’une étude Pisa a surpris beaucoup d’observateurs : les pays où l’on investit le plus sur le numérique dans le domaine de l’éducation, n’ont enregistré aucune amélioration notable des résultats de leurs élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences. À l’occasion de ces journées de la Refondation De l’école Certains sujets qui fâchent ne sont pas à l’ordre du jour, déplore sur France Info Frédérique Rolet, la secrétaire générale du SNES-FSU. « Nous souhaitions un bilan d’étape sincère et contradictoire alors qu’il s’agit là d’une opération de propagande, déplore encore Frédérique Rolet. Les sujets conflictuels comme les rythmes scolaires dans le 1er degré, la réforme du collège, l’absence de revalorisation des enseignants, sont soigneusement évités », selon elle.

Des enseignants français mal payés ?

Des  enseignants français mal  payés ?

 

En dépit de l’augmentation de la prime des deux enseignants du premier degré.  (400 euros par an) qui sera alignée sur celle de leurs collègues du second degré (1200 euros en moyenne). Les enseignants français sont relativement mal rémunérés au regard de la collègue de leurs collègues internationaux. En moyenne, un enseignant français perçoit une rémunération brute mensuelle de 2971 euros qui équivaut à un salaire net de 2475 euros, selon les derniers chiffres publiés l’année dernière par le ministère de l’Éducation nationale, datant de 2012. A l’époque, un professeur du premier degré (de maternelle au CM2) touchait 2633 euros bruts par mois (2187 euros nets). A titre de comparaison, un collègue du second degré gagnait, en moyenne, 3277 euros bruts (2736 euros nets). Soit un écart de plus de 25% qui s’explique par le fait que les seconds percevaient une prime mensuelle près de quatre fois supérieure aux premiers (463 euros contre 124 euros). Quatre ans plus tard, l’écart s’est donc réduit un tout petit peu (1200 euros contre 400 euros). Côté salaire, on notera qu’un professeur du premier degré doit attendre d’avoir 50 ans pour gagner autant qu’un collègue du second degré âgé de 30 à 50 ans. Les enseignants européens sont-ils mieux payés que leurs homologues français? Oui, quel que soit le cycle d’enseignement. Si l’écart avoisine les 1000 dollars par an pour le préprimaire et le secondaire, il est supérieur à 5000 dollars pour le primaire (36.120 dollars contre 41.248 dollars), selon les derniers chiffres publiés l’année dernière par l’OCDE, datant de 2013. Sur les 36 pays pour lesquels les données sont connues, seuls 13 affichent des rémunérations moins élevées pour leurs enseignants que la France.

 

(Le Figaro)

Le créateur du Bitcoin : un australien

Le créateur du Bitcoin : un australien

 

 

L’entrepreneur australien Craig Wright a déclaré être « la cheville ouvrière » du Bitcoin, créé il y a sept ans. Son identité avait été percée à jour par des médias spécialisés alors qu’il opérait jusque-là sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto. La fin d’un mystère qui a débuté en 2009. Après des années de spéculations, le véritable créateur de la monnaie numérique bitcoin a révélé lundi son identité à la BBC, The Economist et au magazine GQ: il s’agit de l’entrepreneur australien Craig Wright. Il a précisé s’être senti contraint de dévoiler son identité pour préserver ses proches qui sont poursuivis par des journalistes depuis que le magazine américain Wired et le site spécialisé Gizmodo ont avancé en décembre 2015, après une enquête, que l’entrepreneur australien était un des possibles créateurs du Bitcoin. « J’en ai été la cheville ouvrière, mais d’autres personnes m’ont apporté une aide », a déclaré Craig Wright au micro de la BBC à propos de la monnaie numérique. Il a ajouté que Hal Finney, un cryptographe réputé, était un des ingénieurs ayant contribué à créer le Bitcoin. Pour prouver ses dires, Craig Wright a fourni des pièces connues comme étant seulement détenues par le créateur du Bitcoin pour prouver qu’il en était bien l’inventeur, précise la BBC. Lors d’une rencontre, il a ainsi signé numériquement des messages en utilisant des clés cryptographiques créées aux premiers jours du développement de cette crypto-monnaie. The Economist a dit cependant ne pas être entièrement convaincu. « Notre conclusion est que M. Wright pourrait bien être M. Nakamoto, mais des questions importantes demeurent », a nuancé l’hebdomadaire. Et d’ajouter : « De fait, il pourrait bien ne jamais être possible d’établir, au-delà du doute raisonnable, qui a véritablement créé le Bitcoin. » Les médias traquent depuis plusieurs années le ou les mystérieux informaticiens qui, derrière ce pseudonyme, ont conçu en 2009 le logiciel à l’origine du Bitcoin. Craig Wright a toutefois expliqué ne pas avoir révélé son identité  »parce qu’[il]le voulai[t]« . « Ce n’est pas mon choix. [...] Je ne veux vraiment pas être l’image publique de quoi que ce soit. [...] Je veux travailler, continuer de faire ce qui me plaît. Je ne veux pas d’argent. Je ne veux pas de gloire. Je ne veux pas d’adoration. Je veux juste qu’on me laisse tranquille. » Comme le rappelle la BBC, il y a environ 15,5 millions de bitcoins actuellement en circulation dans le monde et Satoshi Nakamoto serait en possession d’un million d’entre eux, auxquels personne n’aurait jamais accédé. Sachant qu’à ce jour la valeur du bitcoin est de 441,9 dollars (385 euros), cela laisserait donc Craig Wright à la tête d’une fortune de près de 450 millions de dollars. Nombreux sont toutefois ceux à penser que, la véritable valeur du bitcoin se trouve dans la technologie de cryptage utlisée : la Blockchain. Ce protocole cryptographique, en théorie inviolable et totalement privé, permet à des inconnus de réaliser des transactions dans un cadre totalement sécurisé, sans intermédiaire, chaque maillon de la chaîne étant le garant de l’ensemble dans un alignement des intérêts du tout et des parties. La technologie s’inspire du piratage de fichiers musicaux des années 1990, « de pair à pair » (peer-to-peer ou P2P), mais en beaucoup plus puissant. Après avoir donné naissance au Bitcoin, la Blockchain pourrait trouver des applications inédites dans tous les secteurs où intervient un « tiers de confiance » et engendrer ainsi une sorte d’économie « horizontale », complètement décentralisée.

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(La tribune avec Reuters et AFP)

Enquête sur les djihadistes : primaires, sanguinaires et déséquilibrés

Enquête sur les djihadistes : primaires, sanguinaires et déséquilibrés

 

L’enquête diffusée lundi soir sur Canal + dans l’émission Spécial Investigation met clairement en évidence que les djihadistes présentent des structures mentales enfantines mais criminelles pour la plupart. L’État islamique n’étant  la queue pour donner une légitimité à leurs pulsions et à leurs frustrations. Bref un reportage qui en dit long sur la misère intellectuelle et morale de types complètement paumés. Après les réseaux sociaux, Saïd Ramzi (journaliste infiltré)  qui se présente comme un musulman « de la même génération que les tueurs du Bataclan », a rencontré celui qui se présente comme « l’émir » de cette dizaine de jeunes gens, dans le parc d’une base de loisir, déserte en hiver, à Châteauroux. « Entrer en contact n’est pas si difficile. Mais gagner leur confiance, c’est autre chose », indique le journaliste Marc Armone [un nom d'emprunt également, NDLR], qui a épaulé à distance son collègue infiltré, dans une interview à Télérama.   »Mon but était de tenter de comprendre ce qu’ils ont dans la tête », explique Saïd Ramzi à l’AFP. « Et l’un des enseignements principaux est que je n’ai pas vu d’islam dans toute cette affaire. Aucune volonté de rendre le monde meilleur. Seulement des jeunes paumés, frustrés, perdus, suicidaires, faciles à manipuler. Ils ont eu la malchance d’être nés à cette époque où il y a l’Etat islamique. C’est très triste. Ce sont des jeunes en quête, et c’est ce qu’ils ont trouvé », estime le journaliste. Lors de leur première rencontre, l’émir du groupe, un jeune franco-turc qui se fait appeler Oussama, tente de convaincre le journaliste, qu’il ne connaît que sous le nom d’Abou Hamza, que le paradis les attend, à l’issue d’une mission suicide, en Syrie ou en France. « Viens, frère, on va au paradis. Nos femmes nous y attendent, avec des anges comme serviteurs. Tu auras un palais, un cheval ailé fait d’or et de rubis. » Certains, comme Oussama, tentent de rejoindre les « terres du califat » en Syrie. Arrêté par la police turque, remis à la France, il fait cinq mois de prison avant d’être libéré. Sous contrôle, obligé de signer une fois par jour à la gendarmerie, la messagerie en ligne cryptée Telegram, lui permet de garder le contact, de donner des rendez-vous au cours desquels le projet de commettre un attentat en France prend forme. « Il faut frapper une base militaire » assure Oussama – « un type paumé, sans culture, mais exalté », juge Saïd Ramzi dans Télérama. « Quand ils mangent, ils sont tous alignés… Ta-ta-ta-ta-ta! Ou alors les journalistes, BFM, iTélé, ils sont en guerre contre l’islam [...]. Comme ils ont fait à Charlie. Il faut leur casser le coeur. Par surprise, qu’est-ce que tu veux qu’ils fassent. Ils ne sont pas bien protégés. Il faut que les Français meurent par milliers », dit cet aspirant-djihadiste. Les choses s’accélèrent quand un certain Abou Souleiman – que le journaliste ne rencontrera jamais – revient de Raqqa, capitale en Syrie de l’Etat islamique. Il est « entré en contact avec le groupe et il projette de leur confier une mission terroriste d’une toute autre ampleur », explique Saïd Ramzi dans l’hebdomadaire culturel. L’homme lui donne rendez-vous dans une gare RER. Là, une femme en niqab lui remet une lettre dans laquelle un plan d’attaque est décrit : viser une boîte de nuit, tirer « jusqu’à la mort », attendre les forces de l’ordre et actionner des ceintures explosives. Des membres du groupe à Orléans assurent être parvenus à se procurer une kalachnikov, mais l’étau se resserre. Les premières arrestations ont lieu, les « soldats d’Allah » restaient dans le collimateur de la police. Un membre, plus méfiant, qui a échappé au coup de filet, lui envoie un message : « T’es cuit, mec. » « Mon infiltration s’arrête-là », conclut le journaliste, qui se dit prêt à recommencer pour « tous les débusquer ».

 

(JDD)

Sondage patrons: toujours des interrogations sur les carnets de commandes

Sondage patrons: toujours des interrogations sur les carnets de commandes

 

Les indicateurs macro- économiques ont beau afficher quelques légères amélioration,  les patrons s’inquiètent  toujours quant à l’avenir de leur entreprise. Le principal sujet d’interrogation  concerne l’évolution des carnets de commandes. 8 chefs d’entreprise sur 10 restent inquiets quant à l’évolution de l’économie tricolore et bon nombre d’entre eux préfèrent ainsi restreindre leurs investissements, selon le baromètre KPMG-CGPME. En outre, plus de la moitié des chefs d’entreprise craignent que le prélèvement à la source soit un facteur de complexité. Des signaux palpables ont montré, la semaine dernière, que la reprise était en marche. Le nombre de demandeurs d’emploi a nettement reculé en mars, et la croissance a été de 0,5% au premier trimestre. C’est donc un peu à contre-courant que le baromètre KPMG-CGPME d’avril signale que l’inquiétude reste de mise chez les patrons. Ainsi selon les résultats de cette enquête (*), 8 dirigeants d’entreprise sur 10 affirment s’inquiéter de l’état de l’économie française, soit plus que lors du baromètre de mars 2015 (78%). D’autre part, 37% des patrons interrogés indiquent que leur principale crainte reste les difficultés liées aux chiffres d’affaires, devant les problèmes RH (32%) et les questions de rentabilité (28%).

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Impôts : promesse de baisse par Hollande en 2017

Impôts : promesse de baisse par Hollande en 2017

 

Sans doute conscient de l’impact de négatif de l’augmentation des impôts depuis 2012 (autour de 100 milliards) François Hollande promet pour 2017 une diminution des prélèvements obligatoires. Une promesse qui n’est pas sans lien avec la perspective de sa candidature pour les prochaines élections présidentielles et qui vise vraisemblablement  non pas à inverser la courbe de la fiscalité mais celle de son impopularité. Bref la campagne électorale est lancée ! François Hollande envisagerait de nouvelles baisses d’impôts pour 2017, affirme le quotidien Les Echos dans son édition du lundi 2 mai, sans donner de détails sur les modalités. Selon le quotidien, le chef de l’État est « déterminé » à appliquer cette mesure et l’arbitrage devrait intervenir en juillet, en fonction du niveau de la croissance du deuxième trimestre. La France a enregistré au premier trimestre une croissance supérieure aux attentes, à 0,5%, laissant entrevoir à un an de la présidentielle une embellie économique, après la publication de bons chiffres du chômage. Mi-avril, le président a indiqué qu’il déciderait « à la fin de l’année » de se représenter ou pas pour un second mandat en 2017.

Sondage syndicats : mauvaise opinion

. Sondage syndicats: mauvaise opinion

Un sondage en apparence contradictoire qui montre la mauvaise opinion des Français tant vis-à-vis des syndicats de salariés que des patrons ;  en fait un sondage qui prouve  surtout l’état d’indigence de la concertation avec une petite prime pour le syndicat réformiste CFDT. A la question « globalement avez-vous une bonne, plutôt bonne, plutôt mauvaise ou très mauvaise opinion des syndicats de salariés », 64% disent avoir une mauvaise opinion et 35% une bonne. Toutefois, le pourcentage de bonnes opinions est en progression de quatre points en deux ans, souligne BVA. Font-ils « confiance aux syndicats pour agir dans l’intérêt des salariés »? 49% répondent positivement et autant négativement. Et les personnes interrogées font encore moins confiance aux chefs d’entreprise (66% de non, 32% de oui) et gouvernement (79% de non, 18% de oui). 58% des personnes interrogées préféreraient que le gouvernement prenne davantage en compte les revendications des syndicats de salariés.
Dans le détail, la CFDT recueille 41% d’opinion positive, Force ouvrière 29% et la CGT 27%.

 

(I télé)

Tafta: des bagnoles européennes contre des produits agricoles américains ? (Greenpeace)

Tafta: des bagnoles européennes contre des produits agricoles américains ? (Greenpeace)

 

L’ONG Greenpeace publiera ce lundi, en fin de matinée, 248 pages de documents confidentiels sur les négociations. Des textes qui « confirment les menaces sur la santé, l’environnement et le climat », a-t-elle fait savoir dimanche. « Ce traité mettrait les intérêts des grandes entreprises au centre du processus de décision politique et législatif au détriment des enjeux environnementaux ou de santé publique », a  précisé le directeur de l’unité européenne de Greenpeace, Jorgo Riss. Depuis mi-2013, les Etats-Unis et l’Union européenne tentent de parvenir à un accord qui supprimerait les barrières commerciales mais aussi réglementaires et qui rencontre de fortes résistances dans la société civile et auprès de certains dirigeants politiques. Lors du 13ème round des négociations du 24 au 29 avril, à New York, le ton est en particulier monté tant à droite qu’à gauche en France, en pleine campagne électorale. Le Tafta « ne pourra pas aboutir s’il n’apporte pas les garanties que le niveau d’exigence que nous avons en France pour la santé et l’environnement de nos concitoyens sera maintenu », a récemment déclaré le Premier ministre Manuel Valls. Et « aujourd’hui, nous sommes trop loin du compte ».  Sur la base des documents, Greenpeace assure que le texte prévoit la suppression d’une règle permettant aux nations de « réguler le commerce » pour « protéger la vie, la santé des humains, des animaux et des plantes ». De plus, le commerce ne serait pas soumis à des objectifs de réduction des émissions de CO2 et le « principe de précaution » est oublié, assure l’ONG. Ce principe permet d’empêcher la distribution ou de retirer du marché des produits susceptibles d’être dangereux, même dans le cas où les données scientifique ne permettent pas une évaluation complète du risque. Selon la presse allemande, les Etats-Unis menaceraient d’empêcher l’assouplissement des contrôles pour les exportations de voitures européennes en vue de forcer l’Europe à acheter plus de produits agricoles américains.

 

(Le Figaro)

2017 : Marine Le Pen « sera battue » (Jean-Marie Le Pen)

2017 : Marine Le Pen « sera battue » (Jean-Marie Le Pen)

Il est clair que Jean-Marie Le Pen ne prend pas beaucoup de risques en déclarant que sa fille, Marine, sera battue en 2017. Au second tour c’est absolument certain. Par contre elle a les plus grandes chances de se qualifier au premier tour encore qu’un dernier sondage montre qu’elle pourrait être battue par Macron  dès le premier tour. Il est évident que Jean-Marie Le Pen règle des comptes personnels avec sa fille mais qu’au demeurant ce pronostic relatif à 2017 est relativement pertinent. Même si le Front  national devient un parti très important, voire le premier parti de France, il demeurera encore pour longtemps un parti d’opposition. Parti réceptacle de toutes les déceptions,  légitimes ou non, toutes les frustrations démocratiques,  une sorte de syndicat politique contestataire n’ayant pas vocation à gouverner mais à exprimer les déceptions. Jean-Marie Le Pen n’a pas épargné sa fille, ce dimanche matin, dans son discours du 1er mai, aux pieds de la statue de Jeanne d’Arc, place des Pyramides, à Paris. Le co-fondateur du Front national estime que Marine Le Pen « sera battue » au deuxième tour de la présidentielle, peut-être même « au premier », à moins de changer de stratégie. Pour Jean-Marie Le Pen, la seule voie possible vers l’Elysée est « l’opposition au système » et « l’unité du FN  qui « peut être faible de ses divergences, de ses remontrances... » Le co-fondateur du parti propose l’aide des comités « Jeanne d’Arc, au secours » qu’il a lancés.  »Chacun où qu’il soit doit faire un effort pour ne retenir que ce qui nous unit contre la décadence et l’adversité. » Le cofondateur du FN était arrivé vers 10h40 devant la statue de Jeanne d’Arc, sous les acclamations et aux cris de « Merci Jean-Marie. » Dans son discours, qui a duré un peu plus d’une demi-heure, il n’a jamais nommé sa fille, Marine Le Pen, qu’il s’est contenté d’appeler « la nouvelle présidente ». Il a dénoncé la dérive politique du parti, symbolisée, selon lui, par son éviction du parti, qu’il compare à la décapitation de Louis XVI. Pour Jean-Marie Le Pen, la dédiabolisation du parti est un « leurre », une « sottise suicidaire. » Et sa fille sera battue à la présidentielle.

 

(Avec Reuters)

 

Défilés du 1er mai : moins de 1 % des salariés dans la rue

Défilés du 1er mai : moins de 1 % des salariés dans la rue

Comme d’habitude difficile de donner un chiffre précis pour évaluer le nombre de salariés qui ont défilé l’heure du 1er mai. En tout état de cause les marcheurs du 1er mai ne représentaient pas 1 % des travailleurs, peut-être 0, 5 %,  et encore. Le signe sans doute du caractère obsolète quant à la manière de commémorer la fête du travail. Aussi l’illustration de la perte de crédibilité des syndicats contestataires qui appelaient  aux manifestations. Le ministère de l’Intérieur annonce 84 000 manifestants partout en France qui ont défilé contre la loi Travail. Dix-huit personnes ont été interpellées, il y a deux blessés légers. A Paris, la place de la Nation a été dispersée après quelques affrontements. Dimanche soir, des incidents ont éclaté à la Nuit debout. Le défilé parisien, parti à 15h de la place de la Bastille, est arrivé clairsemé place de la Nation après une marche émaillée d’incidents. La manifestation a rassemblé près de 17 000 manifestants selon la police, 70 000 selon la CGT. Au bout d’une heure, des affrontements ont éclaté dans le 12e arrondissement de Paris, mettant le cortège à l’arrêt. La police, visée par des jets de projectiles, a fait usage de gaz lacrymogène. La préfecture de Paris a fait état de la présence d’un groupe de « 300 individus violents ». A l’arrivée, place de la Nation, des affrontements ont aussi éclaté avec la police, qui a dispersé la manifestation en début de soirée.  Pour la première fois depuis sept ans, la CGT et FO ont défilé côte à côte. Les deux syndicats affichent leur solidarité et leur détermination afin d’obtenir le retrait de la loi Travail.

Croissance Chine : tassement en avril

Croissance Chine : tassement en avril

 

Si l’on se fie seulement des directeurs d’achat qui dépasse tout juste 50, on pourrait en conclure que la Chine n’est pas loin de la récession, en tout cas de la stagnation. Mais on connaît les interrogations méthodologiques relatives aux statistiques chinoises fortement teintées politiquement et qui permettent toujours d’afficher une croissance de l’ordre d 6 % alors qu’elle n’est sans doute que de la moitié voire moins.  les indices  de production de l’activité manufacturière comme de l’activité des services montrent  en tout cas un certain tassement en avril ;  ce tassement de la croissance en Chine rend compte du ralentissement de la croissance de l’économie mondiale constatée notamment aux États-Unis et en Grande-Bretagne sans parler des pays en développement qui connaissent  de graves difficultés financières liées notamment à la baisse des matières premières. La croissance de l’activité dans le secteur chinois des services a ralenti en avril par rapport à mars, montre l’indice officiel des directeurs d’achats publié dimanche. L’indice est revenu à 53,5 le mois dernier, contre 53,8 en mars et 52,7 en février. Quant à l’activité manufacturière, si elle a enregistré en avril un deuxième mois de croissance consécutif, elle a ralenti par rapport à mars, ce qui suscite des doutes sur la durabilité de la récente reprise de la deuxième puissance économique mondiale. L’indice officiel des directeurs d’achat (PMI) du secteur publié dimanche s’est établi à 50,1 après 50,2 en mars et restant ainsi-au-dessus de la barre des 50 séparant croissance et contraction d’une activité. Les économistes avaient anticipé une accélération de la croissance à 50,4.

(Avec Reuters)

Marine Le Pen : oui à la France et non à l’UE

Marine Le Pen : oui à la France et non  à l’UE

 

Ce pourrait être un slogan publicitaire mais c’est  celui retenu par Marine Le Pen lors  du banquet du Front National organisé dimanche. Un slogan sans grande signification philosophique et politique et surtout marquée par la démagogie mais aussi par la contradiction. Un slogan qui caractérise un parti qui adopte délibérément une posture de syndicat politique contestataire, une sorte de corporatisme réactionnaire. Oui à la France ! Qui peut être contre ? Une formule creuse comme oui au progrès et à la justice tout aussi creuse d’ailleurs que le mouvement « et oh la France » destinée à soutenir la candidature de François Hollande. De toute évidence certains responsable politiques sont en panne d’imagination est sans doute surtout de vision et de conviction. L’autre erreur consiste à mettre en cause l’existence de la monnaie européenne, une proposition à la fois irréaliste et irresponsable rejetée d’ailleurs largement par les Français et qui discrédite le programme économique du Front National ;  en effet, les Français sont toujours favorables au maintien de l’euro à plus de 70 %. Le plafond de verre des 30 % restants constituant le seuil que n’arrivent pas à dépasser le front national dans la perspective de 2017. Marine Le Pen s’est posée dimanche en « candidate du ‘non’ à l’Union européenne » et du « ‘oui’ à la France » pour l’élection présidentielle de 2017 face aux « vieilles idées » de « l’UMPS ». Peu diserte sur la réforme du Code du travail depuis le début de la contestation, il y a deux mois, la dirigeante du FN a critiqué « la loi El Khomri (…) écrite dans un bureau de Bruxelles sous la dictée des puissances d’argent ». Evoquant les débordements survenus en marge de manifestations contre le projet de loi, encore dimanche à Paris, elle a demandé au gouvernement la dissolution « des milices d’extrême gauche qui saccagent impunément nos centres-villes. » « Je souhaite créer les conditions de l’emploi et de l’apaisement social en misant sur cette force que sont nos TPE et PME », a-t-elle dit, en martelant sa volonté de « faire exister encore l’Etat à la française. » « Dès mon élection, dans le cadre des négociations que j’engagerai avec l’Union européenne, j’effectuerai les démarches pour obtenir (…) la restauration de la monnaie nationale », a-t-elle plaidé. « Si on échouait dans cette démarche, ce dont je doute, je demanderai aux Français de voter ‘non’ au maintien dans l’Union européenne », a-t-elle expliqué en faisant référence à la menace d’un « Brexit ». « Je suis la candidate du ‘Non’ à l’Union européenne, du ‘Oui’ à la France », a-t-elle souligné.

Moral des ménages : toujours bas en avril

Moral des ménages : toujours bas en avril

 

En dépit de l’annonce par pôle emploi d’une baisse du nombre de chômeurs inscrits, les Français restent dubitatifs et le moral des ménages demeure à un niveau toujours relativement bas ;  ce sont toujours les préoccupations relatives à l’évolution sur le long terme de l’emploi qui plombe ce moral. En clair les Français ne sont pas encore persuadés que le pays est engagé dans la voie d’une réduction significative et durable du chômage. L’indicateur mesurant le moral des ménages en France est resté stable en avril à 94 points, a annoncé l’Insee mercredi. Calculé sur la base de soldes d’opinion, cet indice reste ainsi à son niveau le plus bas depuis août 2015 et se maintient en-dessous de sa moyenne de long terme, qui est de 100 points.  L’Insee établit cet indicateur à partir de divers soldes d’opinion divisés en deux grandes catégories: l’une portant sur la situation personnelle des ménages, l’autre sur leur perception de l’évolution économique générale. Le moral des ménages est un élément-clé pour évaluer le niveau à venir de la consommation, moteur important de la croissance en France. En avril, l’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle est restée stable pour le troisième mois consécutif, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants n’ayant pas bougé depuis février. L’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne actuelle s’est quant à elle redressée « un peu », après avoir atteint en mars son plus bas niveau depuis mars 2012, constate l’Insee. L’opinion des ménages sur le niveau de vie futur en France, traduisant leurs perspectives de pouvoir d’achat, a fléchi pour le quatrième mois consécutif et reste « nettement au-dessous de sa moyenne de long terme », selon l’Insee. En avril, les craintes concernant le chômage se sont « ravivées », augmentant de six points, après une baisse de 3 points en mars. L’Insee publie cet indice au lendemain de l’annonce par le ministère du Travail d’une forte baisse en mars du chômage, qui reste cependant proche de son niveau record.

(Avec AFP)

 

Exemption de visas pour les turcs : l’aventure totale

 

Exemption de visas pour les turcs : l’aventure totale

 

Dans le cadre du grand marchandage entre l’Allemagne et la Turquie avalisée par l’union européenne, Bruxelles s’apprête à autoriser la suppression des visas pour les Turcs qui se rendent en Europe. Un curieux marchandage exigé par la Turquie qui met un pied dans l’ouverture de la porte qui conduit à l’union européenne. Nombre de pays sont encore opposés à cette suppression des visas soutenus par l’Allemagne et la commission. Pas étonnant car cette suppression des visas constitue une aventure totale. Passant outre aux appréhensions de certains pays membres, la Commission européenne devrait déclarer mercredi que la Turquie satisfait aux critères fixés par l’UE pour l’exemption des visas, indiquent plusieurs sources européennes. Bruxelles honorera ainsi l’une des promesses faites à Ankara lors de la conclusion de l’accord du 18 mars visant à stopper l’afflux de migrants et réfugiés en Europe grâce à l’aide des autorités turques. L’exécutif européen recommandera aux gouvernements des Etats membres et au Parlement européen d’approuver sa décision d’ici à la fin juin. « Nous n’avons pas abaissé nos critères, c’est la Turquie qui a élevé le niveau », a assuré un haut responsable européen au fait des négociations. Il cherchait ainsi à expliquer comment la Commission européenne pourra certifier que la Turquie remplit les 72 critères techniques et légaux fixés par l’UE alors qu’il y a deux semaines à peine, elle disait aux députés européens qu’Ankara ne respectait pas la moitié de ces normes. Le Parlement turc a promis de voter lundi une série de mesures destinées à satisfaire aux exigences européennes. Mais la réalité politique est que Bruxelles ne peut pas dire « non » à Ankara sans risque de faire capoter l’accord sur les migrants. Il lui manque sans doute le soutien des Etats membres pour un « oui » mais le gouvernement turc a déjà prévenu qu’il ne se contenterait pas d’un « plus tard » comme réponse. Reste que plusieurs pays fondateurs de l’Union comme l’Allemagne, la France ou les Pays-Bas, où une partie de l’opinion publique est hostile à cette libéralisation des visas pour les Turcs, soulignent qu’ils examineront au microscope les mesures prises par Ankara.

(Avec Reuters)

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