Archive mensuelle de mai 2016

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«Platini est un homme d’argent» (Jean-Claude Darmon)

«Platini est un homme d’argent» (Jean-Claude Darmon)

Fondateur de la plus grande entreprise mondiale de droits sportifs, Jean-Claude Darmon, 74 ans, a propulsé le football français dans l’ère du « foot business ». A l’occasion de la sortie en librairie de son autobiographie, cet acteur incontournable du football hexagonal des années 1970 à 2004 aborde différents sujets : de la vente de l’OM à l’affaire Benzema en passant par les déboires de Platini.

 

Vous le Marseillais, que vous inspire la mise en vente de l’OM ?
JEAN-CLAUDE DARMON. L’actionnaire, Margarita Louis-Dreyfus, a déjà perdu 100 M€ et ne veut plus remettre d’argent. Or, sans argent, vous ne pouvez pas accéder aux premières places européennes. Le problème est que l’arrivée en Europe des Russes, des Qatariens, des Saoudiens a mis le feu aux salaires des joueurs. Le repreneur de l’OM, quel que soit le prix, devra mettre 150 à 200 M€ pour s’offrir les meilleurs joueurs.

Qui sont les repreneurs potentiels ?
Il y en a beaucoup. De français, je n’en connais qu’un dont je tairais le nom. Il y a 97 % de chances que l’OM aille chercher un investisseur étranger. (…)

A propos des instances internationales du foot, vous n’épargnez pas Michel Platini dans votre livre. Est-il un homme d’argent ?
Oui c’est un homme d’argent et depuis toujours. Regardez combien il gagne à l’UEFA et à la Fifa. Il a été l’un des plus grands joueurs du monde, mais il n’est pas mon idole.

Les scandales de corruption à la Fifa ne sont-ils pas le revers de la médaille du foot business dont vous avez été l’artisan
en France ?
J’ai été dans les droits télé pendant quarante ans, je n’ai jamais corrompu personne. Les dirigeants de la Fifa, eux, ne servent pas le foot. Il n’y a qu’à voir le salaire de Blatter. Et le secrétaire général, Jérôme Valke, qui a été mon collaborateur, gagnait 1,8 M€ par an, tous frais payés ! (…)

Retrouvez l’intégralité de l’entretien dans nos éditions du 6 mai du Parisien-Aujourd’hui en France

L’inventeur du «foot business» révèle la face cachée de Platini

 

 

Le champion du «foot business»
Pionnier de la pub dans les stades, sur les maillots et du merchandising, Jean-Claude Darmon, qui retrace dans son autobiographie* un parcours hors norme, aura le premier l’idée de marier pub, foot et télé. « Il a été à l’avant-garde », confirme Charles Bietry, ex-patron des sports de Canal +.
De l’odyssée des Verts en 1976 au Mondial 1998, le foot fait le plein de spectateurs et la fortune de Darmon. Inventeur de « Téléfoot », il croise Jean-Luc Lagardère, Pierre Lescure, Gaston Deferre, Thierry Roland, François Mitterrand et même l’un des fils Khadafi. L’ancien docker, devenu le « grand argentier » du foot français, se montre aussi sans pitié en affaires. « Il était contesté, mais, chez Canal, j’ai négocié avec lui des centaines de millions de droits télé sans jamais détecter le moindre soupçon de malhonnêteté », assure encore Charles Bietry.
Ami intime de Johnny et proche de Sarkozy, Darmon dévoile dans son livre les coulisses du « foot business » et règle quelques comptes, comme quand il dépeint Michel Platini en mégalo obsédé par l’argent. Il révèle aussi comment Canal + a décroché le « scoop » du choix de la France pour le Mondial 98 en posant des micros dans les locaux de la Fifa. Plus sérieusement, il dresse un bilan alarmant de l’état des clubs hexagonaux. « Le foot français est en danger », conclut-il.
M.L.
* « Au nom du foot », Ed. Fayard, 299 pages, 18 €.

 

(Le Parisien)

Guet-apens contre des pompiers à Beauvais : Valls condamne mollement !

Guet-apens contre des pompiers à Beauvais : Valls condamne mollement !

Une nouvelle fois les pompiers sont tombés dans une véritable embuscade dans la mesure où ils ont été appelés pour un sinistre finalement modeste sans doute uniquement destiné à les attirer. Ce n’est évidemment pas la première fois que de tels actes de violence se produisent à l’égard des pompiers comme d’ailleurs des forces de police ou des médecins. Le premier ministre a seulement jugé intolérable ces actions sans pour cela envisager une réglementation notoirement plus sévère à l’égard de ce  qu’on peut bien considérer comme des tentatives criminelles. Des incidents qui caractérisent bien la situation de non-droit de certains quartiers et de la démission des autorités vis-à-vis des voyous. C’est aussi la banalisation de tels actes insuffisamment sanctionnés qui donnent une légitimité aux différentes formes de violence y compris les plus criminelles ;  bien entendue on objectera qu’on ne peut légiférer à partir d’un acte isolé malheureusement les agressions contre les pompiers comme d’ailleurs vis-à-vis des , es forces représentant l’État ne sont pas nouvelles et n’ont pas appelé des mesures à la hauteur de l’enjeu. Une véritable embuscade. Lors d’une intervention dans un quartier de Beauvais, plusieurs pompiers ont été pris pour cible par des individus. Ils ont été obligés de quitter les lieux avant de revenir avec la police. Sur la page Facebook des pompiers de l’Oise, Eric de Valroger, Président du SDIS, s’insurge de la mésaventure arrivée, mercredi soir, aux soldats du feu de la caserne de Tillé. Vers 21h30, ils ont reçu un appel signalant une « fumée suspecte », rue des Pervenches, à Beauvais. Sur place, les pompiers ont constaté qu’il s’agissait d’un feu de scooter. Mais avant même d’avoir pu intervenir, ils ont été pris à partie par un « groupe d’une dizaine d’individus » selon le président du SDIS. Les insultes ont fusé et divers projectiles ont été lancés en leur direction. Un parpaing a même terminé sa course sur leur véhicule, endommageant celui-ci légèrement. Les hommes ont dû se replier pour mieux revenir un peu plus tard en compagnie de la police et, enfin, pouvoir éteindre le feu. Toujours selon le SDIS, les policiers sont parvenus à interpeller d’un des auteurs présumés des jets de projectiles. Eric de Valroger a déclaré : « Le SDIS de l’Oise déposera systématiquement plainte à l’encontre des auteurs d’agressions. Il est intolérable de s’en prendre à celles et ceux qui, de jour comme de nuit, ont pour mission de secourir les personnes et les biens ». Alliant le geste à la parole, les pompiers de Tillé sont allés déposer plainte au commissariat de Beauvais. « Soutien à nos forces de sécurité, policiers et gendarmes, qui nous protègent », a réagi dans un tweet le Premier ministre, Manuel Valls, pour qui « les attaques à leur encontre sont insupportables »

(Avec 20 Minutes)

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Fortune des Le Pen : leur plainte rejetée

Fortune des Le Pen : leur plainte rejetée

Pour le conseil d’État il n’y a pas volonté de nuire ou de forme d’harcèlement dans la transmission d’informations sur la fortune des Le Pen par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique au procureur de la république. Une transmission d’informations justifiées par la sous-évaluation de leur fortune. Du coup l’enquête effectuée par le parquet financier national pourra suivre sur cette affaire. Notons au passage que les députés européens du front national, comme ceux d’ailleurs du PS ou des républicains avaient voté le texte européen en faveur secret des affaires qui limitent le droit de livrer au domaine public des informations sur les grandes fortunes et les entreprises. Les requêtes de la présidente du FN et de son père, qui demandaient l’annulation de la décision de la HATVP, sont donc  toutes deux rejetées car « portées devant une juridiction incompétente », tranche le Conseil d’État dans deux décisions dont l’AFP a pu prendre connaissance mercredi. La HATVP avait transmis début décembre au procureur de la République les déclarations de patrimoine de Marine et de Jean-Marie Le Pen, au titre de l’article 40 du code de procédure pénale, qui enjoint à tout fonctionnaire ou institution publique de signaler au procureur de la République un crime ou un délit dont il aurait connaissance. « L’avis donné par une autorité administrative au procureur de la République sur le fondement de ces dispositions et la décision de transmettre les éléments s’y rapportant ne sont pas dissociables de l’appréciation que peut porter l’autorité judiciaire sur l’acte de poursuite ultérieur. Il n’appartient pas, dès lors, à la juridiction administrative d’en connaître », écrit le Conseil d’État dans ses considérants.  Une enquête est désormais en cours au parquet national financier (PNF) sur ces possibles sous-évaluations ou omissions dans les déclarations de patrimoine. L’actuelle présidente et l’ancien dirigeant du FN s’étaient insurgés contre la décision de la HATVP, Marine Le Pen y voyant alors « une volonté de nuire désormais systématique et outrancière », son père une preuve du « harcèlement des adversaires du gouvernement et de l’establishment ».À l’époque, la Haute Autorité avait fait part de son « doute sérieux quant à l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité de leurs déclarations, du fait de la sous-évaluation manifeste de certains actifs immobiliers détenus en commun par Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen et, par ailleurs, de l’omission de biens mobiliers par Jean-Marie Le Pen ».

(AFP).

Des divorces maintenant devant le notaire

Des divorces maintenant devant le notaire

 

En dépit de l’opposition des juges et des avocats,  il sera désormais possible de faire acter les divorces devant notaire lorsqu’il s’effectue sous le régime du consentement mutuel. Une disposition votée par l’assemblée nationale dans le cadre de la réforme de la justice du XXIe siècle et qui risque de faire fortement réagir notamment les organisations corporatistes de la justice. L’enjeu évident c’est de dé désengorger les tribunaux civils complètement noyés par les affaires familiales qui représentent à peu près la moitié des dossiers traités. Pour l’instant il ne s’agit d’autoriser devant notaire que les divorces par consentement mutuel. On comprend évidemment l’inquiétude des juges avec ce transfert de responsabilité, même chose aussi chez les avocats qui craignent aussi d’autres évolutions futures dans le même sens. Or les affaires de divorce représentent souvent la moitié du chiffre d’affaires des avocats. Pourtant il est essentiel que la justice se recentre sur des enjeux majeurs et pour cela se débarrasse de nombreux  dossiers qui retardent toutes les procédures (les affaires familiales bien sûr mais aussi nombre délits qui pourraient être dépénalisés et faire l’objet de sanctions administratives, sans parler des procès de la jet-set pour tots et pour rien et qu’on devrait faire payer au prix fort aux intéressés. Cette première réforme de la justice prend la forme d’un amendement du gouvernement qui stipule que «les époux peuvent consentir mutuellement à leur divorce par acte sous signature privée contresigné par avocats, déposé au rang des minutes d’un notaire». La procédure ne pourra toutefois pas s’appliquer si un mineur demande à être entendu par le juge et les époux auront un temps de réflexion de 15 jours avant la signature. En réponse aux inquiétudes sur le fait de «passer d’un juge gratuit à un notaire payant», le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a assuré qu’il n’y avait «pas de risque de voir le coût du divorce exploser», car l’enregistrement de l’acte «sera fixé à environ 50 euros». Le radical de gauche Alain Tourret a estimé en commission que cette déjudiciarisation du divorce était une «véritable révolution». Selon l’exposé des motifs, «cette nouvelle catégorie de divorce a vocation à s’ajouter aux cas actuels de divorce, et à se substituer à la majorité des cas de divorce par consentement mutuel». Chaque jour en France, quelque 365 divorces sont prononcés, sans compter les séparations.

 

(Avec reutersr et à AFP)

Le gouvernement s’en remet aux partenaires sociaux pour les CDD

Le gouvernement s’en remet aux partenaires sociaux pour les CDD

 

Selon les chiffres officiels, les CDD ont représenté 87% des embauches en 2015, 70% d’entre eux étaient de moins d’un mois et la moitié de ces derniers de moins d’une semaine. Du coup le gouvernement avait déclaré qu’il entendait surtaxer ses contrats de faible durée. Mais devant la réaction du patronat, le gouvernement fait marche arrière et renvoie la discussion dans le cadre de la négociation sur la nouvelle convention Unedic. En clair le gouvernement botte en touche en laissant les partenaires sociaux se débrouiller d’une question sur laquelle ils sont en désaccord complet. Le gouvernement reste déterminé à enrayer l’inflation des contrats de travail de très courte durée mais s’en remettra aux partenaires sociaux pour les modalités, a déclaré mercredi la ministre du Travail, Myriam El Khomri. La question de ces contrats à durée déterminée (CDD) très courts, dont l’utilisation par les entreprises, en alternance avec des périodes de chômage indemnisé, explose en France, est au cœur d’un double bras de fer. Il oppose d’une part le gouvernement et les organisations patronales, que la simple évocation d’une « surtaxation des CDD » fait bouillir, et d’autre part le patronat et les syndicats, qui font du traitement des contrats courts une priorité des négociations sur une nouvelle convention d’assurance chômage. Medef et CGPME menacent de se retirer de ces négociations si le gouvernement impose une telle « surtaxation » dans le cadre du très contesté projet de loi réformant le marché du travail, dont l’examen a débuté mardi à l’Assemblée. Interrogée lors des questions d’actualité à l’Assemblée nationale, Myriam El Khomri a tenté de rassurer ces organisations patronales. « Nous ne parlons pas de surcotisation, nous parlons de modulation », a-t-elle expliqué. Quant aux modalités pratiques, elles « relèvent et relèveront toujours des partenaires sociaux ».  La ministre a ainsi confirmé des propos tenus quelques heures plus tôt sur BFM TV par le secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen. « Nous ne déciderons pas d’une façon unilatérale cette mesure, ça n’a jamais été notre intention », avait-il dit. Une loi du 14 juin 2013 prévoit déjà que des accords entre les partenaires sociaux sur l’assurance chômage « peuvent majorer ou minorer les taux de contributions (patronales), en fonction de la nature du contrat de travail, de sa durée, de son motif, de l’âge du salarié ou de la taille de l’entreprise ». C’est ce que prévoit de fait la convention Unedic de 2014 pour un nombre limité de catégories de contrats, qui écarte notamment tout ce qui relève de l’intérim. Ce périmètre s’est révélé trop limité pour enrayer un recours croissant aux contrats de très courte durée devenu dans certains secteurs un mode de gestion de la main d’oeuvre, dont le coût pour l’Unedic est estimé à environ six milliards d’euros par an. L’économie « a besoin des CDD », a souligné la ministre du Travail. Mais le gouvernement veut donner un « signal politique » contre cette « hyperprécarité » en rendant obligatoire la modulation des cotisations patronales, a-t-elle ajouté.

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(Avec Reuters)

Air- France : énième grève des pilotes pour tuer la compagnie ?

Air- France : énième grève des pilotes pour tuer la compagnie ?

 

Il se pourrait bien qu’on assiste une nouvelle fois à un mouvement de contestation de la part des pilotes qui refusent de voir leurs rémunérations diminuer de 2 à 5 %, mesure qui découle du plan de modernisation de l’entreprise « transforme 2015 ». Il faut sans doute rappeler que les pilotes d’Air France sont parmi les mieux payés du monde alors que leur durée de travail est l’une des plus réduites. Les rémunérations évoluent de 10 000 euros en moyenne à 20 000 selon les catégories d’avion. Une nouvelle grève pourrait dégrader un peu plus une image déjà très affectée de la compagnie, une compagnie qui se caractérise par très haut niveau technique mais par un niveau très faiblard tant  sur le plan commercial que sur celui de la négociation sociale. À ce rythme de perturbation il ne faudra pas s’étonner un jour Air France est totalement délocalisé pour éviter les turbulences récurrentes du syndicat corporatiste SNPL. Cependant Les syndicats de pilotes d’Air France ont fait savoir mercredi qu’ils se préparaient à appeler à la grève dans les prochains jours contre la décision de la compagnie de mettre en oeuvre le 1er juin des mesures réduisant leurs rémunérations. Le directeur des ressources humaines de la filiale d’Air France-KLM a annoncé mardi soir l’application des ultimes mesures du plan « Transform 2015″, qui n’était pas encore soldé pour les pilotes au contraire des personnels au sol et des hôtesses et stewards. Air France espère économiser 20 à 30 millions d’euros par an en réduisant la rémunération des heures de vol de ses pilotes, notamment en ramenant la majoration des heures de nuit de 50% à 40%, a précisé le DRH Gilles Gateau, ex-directeur de cabinet de Manuel Valls, arrivé début janvier. Le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL, majoritaire) chiffre la baisse des salaires à 2%-5% pour les pilotes, a déclaré à Reuters son porte-parole Emmanuel Mistrali. « La grève n’est pas à exclure et nous y serons prêts. On va se préparer plus concrètement dans les jours à venir », a-t-il dit, soulignant que le conseil du SNPL du 20 avril avait déjà donné son feu vert si nécessaire. « Après, il y aura éventuellement une consultation des pilotes selon la durée qu’on souhaitera donner à cette grève », a-t-il ajouté.

Exemption de visa: le chantage turc

Exemption de visa: le chantage turc

 

Cette affaire d’exemption de visas pour les Turcs se rendant dans l’union européenne constitue un véritable chantage. On sait en effet que la plupart des migrants transite par la Turquie qui les laisse partir ensuite vers l’Europe ;  une Turquie qui par ailleurs n’a ni la volonté, ni la capacité de contrôler ses propres frontières. Pourtant la Turquie responsable de l’expédition des migrants a exigé et obtenu l’exemption de visa pour ses ressortissants ; cela contre la promesse de contrôler les flux migratoires vers l’Europe et dlaccepter le retour de ceux qui ne sont pas en situation irrégulière. Une situation qui est aussi le produit de l’incapacité de l’union économique à réguler les flux migratoires en distinguant notamment les réfugiés politiques des réfugiés économiques. Une Europe  qui en quelque sorte sous-traite la gestion du problème à la Turquie. La Turquie qui profite pour mettre un pied dans la porte qui ouvre sur l’union économique et qui au passage obtient le statut d’un véritable État de droit. Certes la problématique n’est pas simple mais les conditions de la négociation avec la Turquie relèvent d’une gestion de gribouille La Commission européenne a demandé mercredi aux gouvernements des Etats membres de l’Union de prendre des mesures pour exempter les ressortissants turcs de visa en contrepartie de l’accord par lequel Ankara s’est engagé à réduire l’afflux de migrants et réfugiés en Europe. La Turquie, qui héberge un grand nombre de réfugiés syriens et dont le territoire sert de point d’embarquement vers les îles grecques, avait menacé de se désengager de l’accord conclu en mars si elle n’obtenait pas la libre circulation promise à ses ressortissants. Malgré les critiques sur la situation des droits de l’Homme en Turquie, la CE invite dans un communiqué les Etats membres et le Parlement européen à valider l’exemption de visa d’ici à la fin du mois de juin.

(Avec Reuters)

150 personnalités « pour travailler moins « … ben voyons !

150 personnalités « pour  travailler moins « … ben voyons !

 

Vraiment sympa cette proposition de la vieille gauche qui ressort le mythe de la réduction du temps de travail pour régler la question du chômage. 150 personnalités pour l’essentiel d’extrême gauche hormis Michel Rocard dont on se demande ce qu’il est venu faire dans cette galère. Pourtant la France ne s’est jamais remise de son fantasme des 35 heures qui ont tué la compétitivité des entreprises. Certes officiellement les 35 heures auraient permis de créer 300 à 400 000 emplois mais il s’agit d’une évaluation très approximative d’une part parce que ces emplois ont essentiellement été créés dans le public mais surtout à cause des 35 heures qu’environ 1 million d’emplois ont dû être supprimé ;  pire sans doute au-delà de la perte de compétitivité, c’est l’esprit RTT qui s’est de plus en plus imposé chez de nombreux travailleurs y compris chez les cadres. La double peine en quelque sorte. Dès leur remettre la réduction du temps de travail sur le tapis relève de l’irresponsabilité totale de la part de responsables qui pour la plupart bénéficient sans doute du statut de fonctionnaire pour  être aussi éloigné des réalités sociales concrètes du privé. La préoccupation majeure aujourd’hui des Français n’est pas de réduire le temps de travail mais pour les chômeurs surtout de trouver un emploi même pour une durée de 40 heures. Ou alors  il faut être clair et de ce point de vue, l’extrême gauche comme d’ailleurs le parti socialiste avec Aubry se dévoyés  en matière économique ;  pour partager le temps de travail, il faut aussi partager le salaire pour créer de l’emploi sinon c’est l’illusion la plus complète car on plombe la compétitivité et en réalité la réduction du temps de travail tue l’emploi. Dans  une économie internationalisée (qu’on le veuille ou non) une durée de travail réduite par exemple à 32 heures comme le réclame l’extrême gauche relève de l’incohérence la plus totale. Pourtant Quelque 150 personnalités ont  signé cet appel intitulé « Ensemble, remettons la réduction du temps de travail au cœur du débat public », publié dans les colonnes d’Alternatives Economiques.  »Il n’y a quasiment aucune chance que l’évolution spontanée de l’économie permette de faire reculer le chômage à un rythme suffisant pour éviter les risques d’explosion auxquels la société française est confrontée aujourd’hui », écrivent les signataires, parmi lesquels un grand nombre de responsables politiques : l’ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard, Cécile Duflot (EELV), Benoît Hamon (PS), Pierre Laurent (PCF), Pouria Amirshahi (ex-PS), Clémentine Autain (Ensemble), Daniel Cohn-Bendit (ex-EELV)…  »Si on veut éviter ces écueils tout en faisant reculer rapidement le chômage, il faut ‘travailler moins pour travailler tous et mieux’ », poursuivent-ils après avoir évoqué le cas de pays où le taux de chômage est moindre via, selon eux, le recours aux « travailleurs pauvres », qui ne peuvent donc pas mener « une vie décente ». S’ils reconnaissent « la difficulté de l’exercice tant en termes de financement que d’organisation des entreprises », ils disent vouloir que la question de la réduction du temps de travail « revienne au coeur du débat public. Non seulement pour réduire le chômage, mais aussi pour reprendre la marche en avant du progrès social et sociétal » !

Primaire républicains : le début du bidouillage ?

Primaire républicains : le début du bidouillage ?

 

Nicolas Sarkozy est parvenu à faire adopter par le bureau politique une modification des conditions de vote des Français de l’étranger. Du coup beaucoup s’interrogent  pour savoir si ce n’est pas le début du bidouillage du scrutin. Un bidouillage condamné par la plupart des candidats aux primaires, Sarkozy excepté bien sûr. Un changement de mode électoral également condamné par la Haute autorité chargée de l’organisation des primaires. Il s’agit bien entendu d’un enjeu majeur : celui de définir l’assiette de l’électorat et les conditions de vote. Des modalités qui pourraient influencer le résultat final. Ce n’est pas ce qui avait jusque-là été prévu. Mardi, lors d’un bureau politique, les Républicains ont voté un changement du mode de scrutin pour les Français de l’étranger lors de la primaire de la droite prévu en novembre. Alors que ces derniers – ils sont 1,2 million inscrits sur les listes consulaires – devaient initialement pouvoir voter de manière électronique, via Internet, il a finalement été décidé qu’ils devraient voter par courrier. Un choix défendu par Nicolas et entériné par 43 voix sur 47 présents. Mais cette option n’est pas approuvée par ses principaux rivaux. Ni Alain Juppé, ni François Fillon, ni Bruno Le Maire n’étaient d’ailleurs pas présents lors du bureau politique. Lors du vote de mardi, seuls les juppéistes Benoist Apparu, Jean-Pierre Raffarin, Fabienne Keller et Olivier Chartier se sont prononcés contre, indique L’Opinion. Mercredi, dans un communiqué, François Fillon affirme que les Français de l’étranger doivent « avoir la possibilité de voter à la primaire dans des conditions qui respectent la spécificité de leur territoire de résidence ». « Je défendrai le droit des Français de l’étranger à s’exprimer dans cette consultation démocratique. Il en va de l’égalité entre tous les Français », poursuit l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy. « Je veux que les Français de l’étranger puissent voter aussi facilement que les Français qui résident sur le territoire français », a pour sa part déclaré Bruno Le Maire sur France Info, jugeant « beaucoup plus simple » le vote par Internet. « On se prive de faire voter les Français installés à l’étranger. Je trouve que c’est dommage », a pour sa part déclaré au JDD Nadine Morano. « J’aimerais que le président des Républicains remette le sujet à l’ordre du jour officiellement, et qu’on ait un débat là-dessus », indique-t-elle. Saisie du problème, la Haute autorité de la primaire a rapidement réagi. « Cette position n’est pas celle qui lui avait été transmise jusqu’à présent et sur la base de laquelle elle a travaillé », écrit-elle dans un communiqué. Le guide de la primaire, publié la semaine dernière, indique d’ailleurs, dans son article 6, que le vote des Français de l’étranger sera électronique. « Attirant l’attention sur les difficultés propres à l’organisation du scrutin pour les 1,2 million de Français établis hors de France », la Haute autorité appelle à un nouveau vote du bureau politique sur les « propositions de modifications de la Charte de la primaire permettant un vote effectif des Français établis hors de France ».Mardi, lors du bureau politique, Nicolas Sarkozy avait pris la parole après les explications de Thierry Solère sur le choix du vote électronique pour les Français de l’étranger. « Tu vois, je reviens de la Somme. Je ne vois pas au nom de quoi un mec de la Somme devrait faire 40 kilomètres pour aller voter, alors qu’un golden boy de New York n’aurait qu’à appuyer sur un bouton », aurait déclaré dans la foulée le président des Républicains, relate L’Opinion.

 

(Avec JDD)

Salaire patron : comme les joueurs de foot ?

 

Salaire patron : comme les joueurs de foot ?

 

Curieuse cette déclaration du patron de PSA qui d’une certaine manière se considère un peu comme un mercenaire ou encore comme un joueur de foot ;  ce qui d’une certaine manière légitime les hauts salaires et les augmentations accordées aux patrons. On pourrait faire observer que les sportifs ont une carrière relativement courte, que cela peut justifier des rémunérations substantielles. Mais des rémunérations quand même condamnables, trop excessives quand elles approchent ou dépassent 1 million par mois. Excessive car elle résulte de la folie des dirigeants qui par ailleurs sont responsables de situations financières le plus souvent catastrophique des clubs. En outre qui font payer aux spectateurs un prix d’accès au stade difficilement abordable pour le supporter moyen. Pour les patrons d’entreprises outre le montant c’est surtout le taux de progression qui est scandaleux au moment légitimement des efforts sont demandées aux salariés à fin de redresser la compétitivité de l’économie française. Les salariés font des efforts mais ce sont essentiellement les patrons et les actionnaires qui en profitent ;  d’un certain point de vue, on peut considérer que l’attitude des patrons ne brille pas le sens de  l’humilité et de la responsabilité. Pas étonnant non plus s’il est aussi difficile de gérer la négociation des relations sociales en France. Tout est fait pour la rendre inopérante soit avec l’excès des positions gauchistes de certains syndicats, soit avec l’excès des revenus des patrons. En pleine polémique sur la rémunération des chefs d’entreprises, le patron du groupe PSA a été entendu à l’Assemblée nationale. Sa rémunération a doublé l’an dernier pour dépasser les 5 millions d’euros (5,24 millions d’euros pour 2015, selon PSA. contre 2,75 en 2014). L’assemblée générale des actionnaires du groupe a ainsi validé, il y a une semaine, à 76,53%, cette hausse de salaire, malgré un vote négatif de l’État, actionnaire minoritaire du constructeur automobile.

Loi Travail: 74% des Français opposés

Loi Travail: 74% des  Français opposés

Près de trois Français sur quatre sont opposés au projet de loi travail, selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi 4 mai, au deuxième jour de l’examen du texte par les députés. 74% des personnes interrogées se disent « opposées » à la réforme, selon l’institut de sondage. En détail, 37% sont « plutôt opposées », 37% « tout à fait opposées ». À l’inverse, 25% des sondés se disent « favorables » au projet de loi, dont 3% « tout à fait favorables ». Le 1% restant n’a pas d’opinion sur la question. Ce sont les partisans du Front de gauche (93% contre) et du Front national (87% contre) qui sont les plus critiques envers le texte. L’opposition au projet de loi est majoritaire dans tous les camps, aussi bien chez les Républicains (65% contre) que chez les socialistes (55% contre). Le texte est par ailleurs rejeté par une large majorité de chômeurs (84%) et d’élèves et étudiants (79%). Mais les sondés ne sont pas unanimes sur le sort à réserver au texte: 48% plaident pour son retrait, comme l’intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU-Unef-UNL-Fidl, 38% sont favorables à des modifications, comme la CFE-CGC, et 13% pour son maintien en l’état. Par ailleurs, une large majorité de Français (69%) estime que le texte est surtout favorable « aux entreprises », contre seulement 10% « aux salariés », tandis que 20% saluent un texte « équilibré ».

(Avec AFP)

TAFTA: ce n’est pas Hollande qui doit décider ! (Franck Proust, député européen Les Républicains)

TAFTA: ce n’est pas Hollande qui doit décider (Franck Proust, député européen Les Républicains)

Une Interview de  Franck Proust, député européen Les Républicains et membre de la commission Commerce international dans la Tribune;  Interview qui contraste avec les critiques sur le traité transatlantique.

LA TRIBUNE : Le président François Hollande a prévenu mardi qu’ »à ce stade » des négociations, « la France dit non » au traité de libre-échange transatlantique (TTIP ou Tafta) car « nous ne sommes pas pour le libre-échange sans règles ».  Pourtant, il y a encore deux ans, la France souhaitait « aller vite »…

FRANCK PROUST : Il y a quelque chose qui m’échappe, ce n’est pas François Hollande qui décide si on arrête les négociations. Nous venons de terminer le 13e round des négociations démarrées en 2013, et on fait mine de découvrir les points d’achoppement entre l’Union européenne et les Etats-Unis, c’est-à-dire : la réciprocité des marchés publics, la reconnaissance des indications géographiques protégées (IGP) ou encore l’alignement des normes européennes sur celles des Etats-Unis. Aujourd’hui, la posture politique de François Hollande l’emporte sur les discussions. Il tente de re-séduire son électorat de gauche à l’approche des élections présidentielles et cherche à se positionner – au même titre que le Général de Gaulle à son époque- comme le seul rempart face aux Américains et à ce traité impopulaire. Alors que les négociations entrent dans le vif du sujet, la France dit qu’elle va quitter la table. Et ce genre de propos met en exergue les divergences de points de vue et affaiblit l’Europe. Pourtant, tout le monde est d’accord pour dire que, en l’état actuel des choses, l’Union européenne ne signe pas un accord qui ne respecte pas le principe de « gagnant-gagnant ».

L’opinion publique et les associations redoutent un accord qui viendrait mettre à mal le principe de précaution, la protection des consommateurs ou qui privilégierait uniquement les intérêts des multinationales. Plusieurs voix en politique déplorent un texte abscons, peu lisible, dans un jargon incompréhensible.

Depuis le début des discussions sur le TTIP en juillet 2013, il y a eu des progrès, tout le monde a désormais accès aux documents, la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, a fait un gros travail. Après, il est tout à fait normal qu’il existe une part de confidentialité sur ce type de négociations. La publication de documents confidentiels par Greenpeace est un scandale. Ce qui me dérange dans ces révélations, c’est qu’il existe pour ce type de discussions un pacte de confiance, et on ne peut pas divulguer n’importe quoi n’importe où. D’ailleurs, qu’a-t-on appris de ces documents hormis le fait que les Américains ont une position différente de la nôtre et que la Commission européenne défend les intérêts européens ? La commissaire européenne au Commerce l’a déjà dit : le bœuf aux hormones ou le poulet chloré, c’est hors de question ! Quant aux supposées révélations sur l’abandon du principe de précaution dans le texte du TTIP, il n’en a jamais été question ! Au même titre qu’il ne s’agit pas d’abaisser nos normes européennes en matière de santé.

Après, il y a une terminologie qui suscite l’inquiétude comme « libre-échange », « Etats-Unis », le syndrome de la peur conduit à une vision caricaturale. Et, malheureusement, Bruxelles est en train de perdre la bataille de la communication sur le sujet.

Dans ce contexte, le TTIP a-t-il encore un avenir ?

On ne privilégiera jamais le calendrier au détriment de l’accord. Je préfère perdre un ou deux ans plutôt que d’avoir un accord qui n’est pas satisfaisant. De toute façon, la date initialement avancée par l’administration Obama, fin 2016, est  désormais utopique. Ensuite, il va falloir composer avec le nouveau locataire de la Maison Blanche, et ni le républicain Donald Trump, ou la démocrate Hillary Clinton ne semblent très ouverts sur la question. Mais il faut prendre en compte la situation géographique. L’Union européenne n’est pas en position de force face à nos concurrents asiatiques (NDLR : Chine, Inde). Si on ne parvient pas à trouver un accord, il faudra mettre en place un plan B pour résister à ces marchés.

LES FAITS : L’ONG Greenpeace a publié lundi des documents confidentiels sur le projet de libre-échange commercial entre l’Union européenne et les Etats-Unis, aussi connu sous le nom de TTIP ou Tafta. Alors que l’ONG assure que ces 248 pages « confirment les menaces sur la santé, l’environnement et le climat », le scénario d’un accord d’ici fin 2016 semble peu probable. Trois questions à Franck Proust, député européen Les Républicains et membre de la commission Commerce international.

LA TRIBUNE : Le président François Hollande a prévenu mardi qu’ »à ce stade » des négociations, « la France dit non » au traité de libre-échange transatlantique (TTIP ou Tafta) car « nous ne sommes pas pour le libre-échange sans règles ».  Pourtant, il y a encore deux ans, la France souhaitait « aller vite »…

FRANCK PROUST : Il y a quelque chose qui m’échappe, ce n’est pas François Hollande qui décide si on arrête les négociations. Nous venons de terminer le 13e round des négociations démarrées en 2013, et on fait mine de découvrir les points d’achoppement entre l’Union européenne et les Etats-Unis, c’est-à-dire : la réciprocité des marchés publics, la reconnaissance des indications géographiques protégées (IGP) ou encore l’alignement des normes européennes sur celles des Etats-Unis.

Aujourd’hui, la posture politique de François Hollande l’emporte sur les discussions. Il tente de re-séduire son électorat de gauche à l’approche des élections présidentielles et cherche à se positionner – au même titre que le Général de Gaulle à son époque- comme le seul rempart face aux Américains et à ce traité impopulaire.

Alors que les négociations entrent dans le vif du sujet, la France dit qu’elle va quitter la table. Et ce genre de propos met en exergue les divergences de points de vue et affaiblit l’Europe. Pourtant, tout le monde est d’accord pour dire que, en l’état actuel des choses, l’Union européenne ne signe pas un accord qui ne respecte pas le principe de « gagnant-gagnant ».

L’opinion publique et les associations redoutent un accord qui viendrait mettre à mal le principe de précaution, la protection des consommateurs ou qui privilégierait uniquement les intérêts des multinationales. Plusieurs voix en politique déplorent un texte abscons, peu lisible, dans un jargon incompréhensible.

Depuis le début des discussions sur le TTIP en juillet 2013, il y a eu des progrès, tout le monde a désormais accès aux documents, la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, a fait un gros travail. Après, il est tout à fait normal qu’il existe une part de confidentialité sur ce type de négociations. La publication de documents confidentiels par Greenpeace est un scandale. Ce qui me dérange dans ces révélations, c’est qu’il existe pour ce type de discussions un pacte de confiance, et on ne peut pas divulguer n’importe quoi n’importe où.

D’ailleurs, qu’a-t-on appris de ces documents hormis le fait que les Américains ont une position différente de la nôtre et que la Commission européenne défend les intérêts européens ? La commissaire européenne au Commerce l’a déjà dit : le bœuf aux hormones ou le poulet chloré, c’est hors de question ! Quant aux supposées révélations sur l’abandon du principe de précaution dans le texte du TTIP, il n’en a jamais été question ! Au même titre qu’il ne s’agit pas d’abaisser nos normes européennes en matière de santé.

Après, il y a une terminologie qui suscite l’inquiétude comme « libre-échange », « Etats-Unis », le syndrome de la peur conduit à une vision caricaturale. Et, malheureusement, Bruxelles est en train de perdre la bataille de la communication sur le sujet.

Dans ce contexte, le TTIP a-t-il encore un avenir ?

On ne privilégiera jamais le calendrier au détriment de l’accord. Je préfère perdre un ou deux ans plutôt que d’avoir un accord qui n’est pas satisfaisant. De toute façon, la date initialement avancée par l’administration Obama, fin 2016, est  désormais utopique. Ensuite, il va falloir composer avec le nouveau locataire de la Maison Blanche, et ni le républicain Donald Trump, ou la démocrate Hillary Clinton ne semblent très ouverts sur la question. Mais il faut prendre en compte la situation géographique. L’Union européenne n’est pas en position de force face à nos concurrents asiatiques (NDLR : Chine, Inde). Si on ne parvient pas à trouver un accord, il faudra mettre en place un plan B pour résister à ces marchés.

 

 

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Salaires : Macron fait les gros yeux à Carlos Ghosn

Salaires : Macron fait les gros yeux à Carlos Ghosn

 

 

 

Sur la forme Emmanuel Macron semble s’engager dans un  conflit vis-à-vis de Carlos Ghosn concernant l’augmentation de son salaire chez Renault. Mais lorsqu’on n’y regarde de plus près on peut observer que la menace du ministre de l’économie largement, rapportée dans les grands médias, demeure de pure forme. En effet il n’est pas demandé au patron de Renault de renoncer à la croissance de ses revenus mais de réfléchir pour les revenus à venir portant sur 2016. D’une certaine manière Emmanuel Macron ne remet donc pas en cause la croissance du salaire octroyé par le conseil d’administration contre l’avis de l’assemblée générale et invite seulement à une réflexion faute de quoi le gouvernement pourrait éventuellement légiférer concernant les entreprises où l’État conserve de fortes participations.  En effet Emmanuel Macron a seulement demandé mardi au PDG de Renault Carlos Ghosn de prendre ses responsabilités sur sa rémunération à compter de cette année, après le passage en force du conseil d’administration du constructeur automobile concernant l’exercice 2015. Le ministre de l’Economie a menacé de légiférer sur ce sujet s’il n’était pas entendu. Alors que l’assemblée générale de Renault avait voté vendredi à 54% contre la rémunération de 7,2 millions d’euros de Carlos Ghosn pour 2015, le conseil d’administration l’a confirmée juste après. « Suite à ce vote de l’assemblée générale de Renault, il y a un dysfonctionnement en matière de gouvernance », a dit Emmanuel Macron lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. « Et donc ce que nous demandons très clairement, c’est d’une part que M. Ghosn prenne ses responsabilités dès à présent pour que, sur sa rémunération de 2016, les conséquences soient tirées de ce vote, (et) c’est que le conseil d’administration de Renault se réunisse à nouveau pour tirer les conséquences de ce vote », a-t-il ajouté. « Lors du dernier conseil, seuls les représentants des salariés et de l’Etat se sont prononcés contre. Nous devons en tirer les conséquences dans les prochaines semaines sans quoi nous serions conduits à légiférer », a poursuivi le ministre. Le président du Medef Pierre Gattaz s’était dit lundi « très surpris » de la décision du conseil d’administration de Renault. « Je suis un peu choqué que l’on ait entériné aussi vite des conditions de rémunération », avait-il dit sur BFM en rappelant le code Afep-Medef. (Avec Reuters)

Salaire Ghosn Renault : démesure et irresponsabilité

 Salaire Ghosn Renault : démesure et irresponsabilité

 

 

Carlos Ghosn est sans doute un excellent pour Renault et il est largement responsable du redressement de l’entreprise. Pour autant les augmentations de salaires qui lui ont été accordés par ses amis du conseil d’administration (presque des patrons) paraît à la fois démesurées autant qu’irresponsables.  En effet ces augmentations accordées en 2015 mais aussi les années précédentes choquent évidemment par rapport aux efforts  qui sont demandés aux salariés pour maîtriser l’évolution de leur pouvoir d’achat. Faut-il ajouter en plus que Carlos Ghosn cumule la  rémunération de Renault avec  celle de Nissan soit une quinzaine de millions par an environ. Par ailleurs sur le plan éthique on peut bien se demander ce que peut faire un homme d’une telle somme même si effectivement on peut justifier le fait que nombre de patrons dans des grandes entreprises à l’étranger gagne encore davantage et que certaines fortunes augmentent,-elles, sans que leur propriétaire apporte la moindre plus-value. Encore une fois Carlos v est un très bon dirigeant mais ce n’est pas la modestie et la solidarité qui le caractérisent. Il faut dire que comme tout patron de très grande structure il est aussi entouré par une bande de courtisans qui ne cessent de le flatter et que de ce point de vue cela contribue beaucoup à la maintenir  hors-sol des réalités sociales concrètes des plus modestes  le directeur général du  cabinet Proxinvest, spécialisé dans le conseil aux investisseurs, juge intolérable cette augmentation dans une interview à Libé.

Cette double rémunération est abusive, selon vous ?

Dans ces proportions, oui. A partir du moment où Carlos Ghosn partage son temps entre Nissan et Renault, ce qu’il avoue lui-même, c’est comme s’il faisait deux mi-temps. Il devrait donc être payé chez Renault deux fois moins qu’un dirigeant du CAC40. Or, la moyenne, c’est 4,3 millions d’euros. J’estime donc que la rémunération devrait tourner autour de 2 millions d’euros, ce qui est déjà une belle somme. En cumulant les deux revenus, il touche un total annuel de 15 millions d’euros, soit l’équivalent de 764 fois le Smic, c’est énorme. Ce n’est pas légitime.

Même les grands actionnaires ne comprennent pas qu’on accepte un écart aussi important entre le salarié de base et les dirigeants. La plupart réclament la publication du «CEO-to-worker pay ratio», soit l’écart entre la rémunération du PDG et le salaire moyen des salariés. Les sociétés anglo-saxonnes le fournissent, les sociétés françaises ne veulent pas. A Proxinvest, on l’a calculé. Juste en tenant compte des 7,2 millions d’euros qu’il touche chez Renault, donc sans Nissan, nous arrivons à un écart de 161 (1).

Sa rémunération avait déjà doublé en 2014. L’augmentation n’est que de 0,49% en 2015. Pourquoi ce rejet n’arrive-t-il qu’aujourd’hui?

Les deux années précédentes, il y a déjà eu beaucoup de contestation. En 2014, la première année du «Say on Pay», 64% des actionnaires ont voté pour. La deuxième année, c’est passé à 56%. A ce niveau, c’est un désaveu. En Angleterre, lorsque a contestation atteint les 20 ou 30% sur le «Say on Pay», c’est considéré comme une fronde des actionnaires. Et le conseil de rémunération écoute alors les actionnaires, les rencontres. Cela ne fonctionne pas comme ça chez Renault. Lors d’une assemblée générale, un actionnaire avait demandé quelle leçon il tirait de l’approbation à seulement 64%, lors du premier «Say on Pay» en 2014.

Ghosn s’était tourné vers les administrateurs, il y a eu un flottement, puis il a dit que la majorité était pour et qu’ils avaient pris note. En clair, ça veut dire : circulez, il n’y a rien à voir. Carlos Ghosn domine son conseil, il domine l’assemblée générale, il domine le groupe. Il n’est pas dans la communication avec les actionnaires. J’ai aussi l’impression que les gros actionnaires se sont réveillés cette année, qu’ils ont enfin pris conscience que Carlos Ghosn touchait deux salaires.

Parce que les actionnaires ne le savent pas ?

Le salaire que touchait Ghosn chez Nissan a longtemps été confidentiel. La France a introduit la publication des rémunérations en 2001, ce qui n’était pas encore le cas au Japon. A Proxinvest, nous réclamions cette information auprès de Renault. On nous répondait que toutes les informations étaient dans le document de référence de Renault [le rapport annuel qui détaille l’activité de l’entreprise et la situation financière, ndlr]. Mais, bien sûr, il n’y avait rien. Et puis, la loi au Japon a été modifiée, les grosses rémunérations des dirigeants ont été publiées. Nous avons alors demandé à l’AMF [le gendarme de la Bourse, ndlr] qu’elle exige de Renault la publication de cette information dans le document de référence de Renault. C’est une des rares fois où l’AMF a utilisé son droit d’injonction.

Donc, maintenant, tout le monde connaît le salaire de Ghosn chez Nissan…

Ce n’est pas encore complètement transparent. Il est bien noté dans le document de référence, Mais pour lire les 400 pages du rapport, il faut se lever de bonne heure. Les petits actionnaires ne le font pas. Ils lisent seulement l’avis de convocation de l’assemblée générale. Or, le salaire de Nissan n’y est pas indiqué. On le réclame, en vain. Une note de bas de page nous suffirait ! Même les gros investisseurs passent à côté de cette information. L’an dernier, ISS, la plus grosse agence de conseil aux actionnaires au monde, avait oublié de mentionner dans son étude que Ghosn bénéficiait d’une rémunération de 8 millions d’euros chez Nissan.

En septembre 2015, alors que Carlos Ghosn était en tête du classement des dirigeants français les mieux payés, on a publié une note où nous avons cité une série d’investisseurs étrangers qui avaient voté pour sa rémunération. On leur a rappelé que Ghosn n’avait pas le don d’ubiquité, qu’il ne pouvait travailler que sept jours sur sept, une moitié chez Renault et l’autre chez Nissan. Une fois que ces investisseurs sont face à cette info, ça les a fait réfléchir et, du coup, ils se sont mis à regarder le dossier. C’est ce qui explique la majorité du vote contre.

«Les dirigeants sont déjà très bien payés avec la part fixe et les bonus annuels»

Le conseil d’administration se défend en présentant les très bons résultats de Renault en 2015 : un chiffre d’affaires record de plus de 45 milliards d’euros, en hausse de 10,4% et une marge opérationnelle de 5,1%, en avance sur les objectifs…

Tout le monde est d’accord pour dire que la performance de Renault est bonne. Mais il y a un point important qu’il faut savoir. Le comité de rémunération fixe des critères de performance pour calculer la part variable du salaire du PDG. En début d’année 2015, trois critères ont été retenus : le rendement des fonds propres, la marge opérationnelle et le free cash flow [les liquidités dont dispose l’entreprise, ndlr]. Les deux premiers critères ont été atteints, le rendement et la marge ont augmenté. Très bien. Mais le free cash flow [flux de trésorerie disponible] a baissé. Comment se fait-il alors que l’intégralité du bonus a été versée alors qu’un des trois critères, qui pèse pour 40% dans le montant de ce bonus, n’a pas été atteint ? Il y a un décalage entre les critères qu’ils ont retenus en 2015 et ceux qu’ils invoquent aujourd’hui pour justifier le versement de la part variable. La croissance du chiffre d’affaires, je trouve ça très bien. Mais on ne peut pas changer les critères en cours de route.

Dans les 7 millions d’euros sont inclus les 4 millions en actions de performance, qu’il ne touchera pas avant trois ans et encore, sous conditions. Faut-il en tenir compte dans le calcul de la rémunération ?

Bien sûr. Certes, Ghosn n’est pas sûr de toucher les 100 000 actions promises. Il peut n’en recevoir aucune ou une partie, en fonction de l’atteinte de certains critères de performance. Mais il faut nuancer. Ces actions de performance ont été valorisées en 2015 à 41 euros l’unité – d’où les 4 millions d’euros indiqués. Or, en 2015, l’action de Renault a toujours été coté au-dessus [le cours le plus bas observé était autour de 60 euros, ndlr]. Il y a eu une décote, justement pour tenir compte de l’aléa. Donc, Ghosn peut ne rien toucher, mais si Renault fait des performances correctes, non seulement il recevra les 100 000 actions, mais il les vendra à un cours bien plus élevé que 41 euros. Le cours actuel est de 84 euros. Ces 100 000 actions valent aujourd’hui 8,4 millions d’euros…

Vous êtes en désaccord avec l’attribution de ces actions gratuites ?

Oui. Nous estimons que les dirigeants sont déjà très bien payés avec la part fixe et les bonus annuels. Ces rémunérations de long terme, sous forme d’actions gratuites, doivent vraiment récompenser une surperformance et ne pas être attribué tout le temps. Dans une version précédente de la résolution d’attribution d’actions gratuites, qui devait être soumise à l’assemblée générale, il était indiqué que si Renault faisait moins bien que ses concurrents, Carlos Ghosn aurait quand même le droit de toucher une partie de ces actions de performance, 25% de mémoire. Nous n’étions pas d’accord et nous recommandions de voter contre cette résolution. Du coup, pour convaincre les actionnaires de voter en faveur de cette résolution, le conseil d’administration a revu les conditions de performances, quelques semaines avant l’assemblée générale. S’il fait moins bien que les concurrents, ce sera zéro.

«La performance d’une entreprise n’est pas le fait d’un seul individu, c’est un projet collectif»

Mais si vous dénoncez ces salaires trop élevés, ce n’est pas pour obtenir une augmentation des dividendes versés aux actionnaires ?

Non, on vote souvent contre les résolutions qui accordent trop de dividendes. On milite par exemple depuis quelques années pour qu’EDF arrête d’en verser. Même le plus gros gérant d’actifs au monde, Blackrock, appelle les sociétés à davantage investir plutôt que de pratiquer trop de rachats d’actions et de verser trop de dividendes. Mais, c’est vrai, j’ai l’impression que les dirigeants essaient d’acheter les actionnaires, en leur disant : regardez, on vous verse de gros dividendes, alors votez pour le reste.

L’Etat qui vote contre la rémunération de Carlos Ghosn, ça vous satisfait ?

Oui, bien sûr. Mais sur la question de gouvernance, l’Etat a été mauvais. Une résolution, adoptée vendredi, le prive de faire usage de son droit de vote double pour un ensemble de questions, dont celle de la rémunération (2). Alors, quand l’Etat reproche un niveau de rémunération tout en laissant faire la mise en place de règles qui ne lui permettent plus de contrôler cette rémunération, on trouve que ce n’est pas cohérent.

Vous réclamez une modification du «Say on Pay», qu’il ne soit plus simplement consultatif ?

Oui, absolument. Nous voudrions un modèle à l’anglaise, contraignant, où les actionnaires votent, tous les trois ans, sur la politique de la rémunération, sur la manière dont sont calculées la part fixe et la part variable. Il n’est pas légitime qu’un dirigeant puisse bénéficier d’une rémunération contre l’opinion d’une majorité des propriétaires de l’entreprise. Que Carlos Ghosn soit bien rémunéré, c’est normal, mais il y a un problème de gouvernance. Nos clients investisseurs se demandent jusqu’où on peut laisser un dirigeant décider tout seul de sa rémunération, comme il le fait chez Nissan.

Vous comprenez les salariés qui dénoncent cette rémunération ?

Ils ont raison. Les salariés acceptent de faire des concessions en termes de non-remplacement, de gel ou de d’augmentation limitée de leurs revenus, en échange d’un taux d’occupation des usines plus élevé, donc d’une meilleure productivité pour l’entreprise. En échange, il faut que les dirigeants soient exemplaires. Comment peut-on réclamer des efforts aux salariés si le patron s’en met plein les poches ? Certains en France l’ont compris. Ce n’est pas le cas chez Renault. La performance d’une entreprise n’est pas le fait d’un seul individu. C’est un projet collectif. Des gens se lèvent tous les matins et essaient de faire de leur mieux. Même si Ghosn est un très bon dirigeant, il n’est pas seul.

Loi travail : vers le 49-3….. et la dissolution de l’assemblée ?

Loi travail : vers le 49-3….. et la dissolution de l’assemblée ?

Le gouvernement semble de moins en moins en capacité de réunir une majorité pour faire voter la loi. Du coup il pourrait être condamné à recourir à l’arme massue du 49–3. Il faut dire que le débat sur ce texte sera difficilement gérable avec de l’ordre de 5000 amendements dont à peu près la moitié déposée par le seul Front de gauche. Il faudra compter sur l’opposition traditionnelle des frondeurs, aussi sur l’opposition de députés de gauche qui contestent certains contenus de la  loi enfin sur l’opposition disparate de certains députés dont la candidature ne sera pas reconduite pour les législatives de 2017 et qui veulent en découdre avec la direction du parti socialiste. La gestion du débat sur la loi risque d’être assez périlleuse. En effet si le 49–t3 est utilisé l’opposition aurait l’intention de déposer une motion de censure contre le gouvernement et certains députés frondeurs n’excluent pas totalement de la voter. L’hypothèse d’une dissolution de l’Assemblée nationale serait alors posée. – La ministre du Travail Myriam El Khomri s’est pourtant efforcée mardi de convaincre des bienfaits de son projet de réforme du marché du travail les détracteurs de tous bords de ce texte très contesté, lors du coup d’envoi de son examen par l’Assemblée nationale. Le gouvernement n’est en rien certain d’avoir une majorité pour faire voter le 17 mai en première lecture ce qui devrait être la dernière grande réforme du quinquennat. Il est pris en tenailles entre une partie de la gauche et les syndicats contestataires, pour qui il s’agit d’une « régression sociale », une droite déjà entrée dans la campagne pour la présidentielle de 2017 et un patronat qui tempête contre une réforme jugée trop peu favorable aux entreprises. Face à la montée d’une précarité durable, « l’unité nationale devrait aller de soi », a lancé Myriam El Khomri, avant d’inviter une gauche souvent accusée de nier l’évolution du monde à se montrer « capable de cerner le réel ». Elle a renvoyé dos-à-dos opposants de droite et de gauche, patronaux ou syndicaux à son texte, dénonçant les « caricatures », les « postures » et la « mauvaise foi » qui ont « pollué le débat ». Ce texte réforme notamment tout un pan du Code du travail et renforce le rôle des accords d’entreprises. La ministre a déploré que la société française « s’enlise dans une culture de l’affrontement », où les « conservateurs de tous bords s’indignent toujours du ‘trop’ ou du ‘trop peu’ mais s’entendent toujours in fine pour ne rien faire ». « Le premier pilier de ce texte est tout simplement de faire du dialogue social le moteur de la transformation de notre économie et de notre société », a expliqué Myriam El Khomri. . Selon les comptes du rapporteur du texte, le député socialiste Christophe Sirugue, il manque à ce stade une quarantaine de voix au gouvernement pour le faire voter.

(Avec Reuters)

Tafta -François Hollande : non…. « pour l’instant »

Tafta -François Hollande : non…. « pour l’instant »

 

Avec le temps,  la position de François Hollande sur l’accord transatlantique évolue au point même de s’inverser. Favorable au départ à ce nouvel accord sur les échanges économiques entre les États-Unis et l’Europe,  François Hollande a progressivement fait évoluer son point de vue au point maintenant de s’y opposer aujourd’hui « à ce stade » de la discussion. Il est clair que cette  postures de François Hollande et largement liée à la perspective de 2017 et à la volonté de ne pas contrarier le monde agricole qui risque de souffrir de la nouvelle normalisation des échanges sur le plan environnemental et sanitaire. Du coup il est vraisemblable que ce projet ne pourra faire pas faire l’objet d’un accord d’ici la fin de l’année comme le souhaitait Obama mais aussi Merkel voir d’autres pays d’Europe comme l’Italie François Hollande s’est déclaré mardi opposé « à ce stade » à la conclusion d’un traité de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis, une position loin d’être partagée par ses grands partenaires européens, beaucoup plus allants. L’exécutif français a récemment multiplié les déclarations dans ce sens mais le chef de l’Etat n’avait encore jamais formulé un tel « non » à un accord qui pourrait se révéler politiquement périlleux à l’approche de la présidentielle. « A ce stade, la France dit ‘non’ dans l’étape que nous connaissons des négociations commerciales internationales », a-t-il déclaré lors d’un discours prononcé devant un parterre de socialistes. Ce faisant, il a fait écho à son secrétaire d’Etat au commerce extérieur, Matthias Fekl, selon qui un arrêt des discussions Etats-Unis-UE apparaît aujourd’hui comme « l’option la plus probable ». A droite, le TTIP – également appelé Tafta, pour Trans Atlantic Free Trade agreement – ne recueille pas non plus les faveurs de François Fillon, Bruno le Maire ou Nicolas Sarkozy, tous trois candidats réels ou pressentis à la primaire. Ailleurs, les opinions publiques font preuve de méfiance à l’égard d’un éventuel accord, parfois perçu comme un instrument de la domination américaine et/ou une menace pour la sécurité alimentaire et environnementale en Europe. Mais les gouvernements, qui ont confié les négociations à la Commission européenne, penchent pour certains pour le « oui » à un compromis, à même selon eux de doper la croissance en favorisant les échanges entre les deux rives de l’Atlantique. En Allemagne, Angela Merkel y est favorable et, au Royaume-Uni, David Cameron a plusieurs fois apporté son soutien à la poursuite de ces négociations-marathon, entamées en 2013. « Certes, il faut être vigilant », a déclaré mardi le secrétaire d’Etat italien aux Affaires européennes, Sandro Gozi, sur Europe 1. Toutefois, « nous pensons que nous allons augmenter le Produit intérieur brut, les opportunités pour les entreprises italiennes et européennes grâce à cet accord », a ajouté ce collaborateur de Matteo Renzi. « Il faut tout faire pour avancer », a encore estimé Sandro Gozi.

(Avec Reuters)

Loi travail : le texte est plus équilibré (CFDT)

Loi travail : le texte est plus équilibré (CFDT)

 

Bien évidemment la CFDT qui a obtenu un net rééquilibrage du projet de loi travail concernant les garanties respectives accordées aux entreprises et aux salariés soutient le texte même si elle demande encore quelques améliorations. Sa position se fonde surtout sur le fait que la loi prévoit de rapprocher la négociation de l’entreprise et de permet des accords locaux pour soutenir notamment l’emploi. C’est évidemment une opposition de fond avec des syndicats comme la CGT et FO qui, eux,   défendent  le concept de norme nationale dans tous les cas.

 

(Interview de Laurent Berger dans le Figaro)

 

 

 

Que pensez-vous du projet de loi El Khomri, tel qu’il arrive en séance à l’Assemblée?

Laurent BERGER. - La première version du texte était inacceptable. Elle a été réécrite, grâce notamment à l’action de la CFDT. Mais il reste des points à traiter, comme le périmètre des licenciements économiques qui doit être européen, et non français. Sur le fond, nous soutenons la philosophie du texte car créer de la norme au plus près des entreprises, par la négociation collective, est une bonne chose. Les accords performance, signés chez STX à Saint-Nazaire, Renault ou Michelin, ont permis à ces entreprises de maintenir et développer l’emploi. Faisons confiance aux acteurs de terrain! D’autant que le projet de loi travail pose des garde-fous: les accords devront être signés par des syndicats représentant au moins la moitié des salariés et, en l’absence d’accord, le Code du travail actuel s’appliquera. Et puis n’oublions pas les progrès de cette loi, comme le compte personnel d’activité (CPA), les mesures sur les travailleurs détachés, la protection des non-salariés, les moyens des syndicats…

Avec un chômage à plus de 10 %, ne fallait-il pas tenter autre chose? Pourquoi avoir refusé le plafonnement des indemnités prud’homales qui aurait levé la peur de l’embauche des patrons?

La réparation pleine et entière d’un préjudice est un principe de justice. Le plafonnement des indemnités prud’homales était donc inacceptable, d’autant plus qu’on parlait de licenciement abusif. Mais j’ai toujours dit qu’il fallait développer la conciliation aux prud’hommes et instaurer un barème indicatif, pour sécuriser les salariés et les employeurs. On ne peut pas reprocher à la CFDT de ne pas être ouverte! Nous avons signé des accords amenant à la création de la rupture conventionnelle et à la possibilité de négocier des plans sociaux. On n’entend jamais de parole patronale soulignant que ces réformes ont été constructives! Ce silence participe au climat de défiance généralisé, préjudiciable pour notre pays.

La loi travail ne créera pas d’emplois (Gattaz)

La loi travail ne créera pas d’emplois (Gattaz)

 

Le moins qu’on puisse dire c’est que les représentants des organisations syndicales patronales comme salariés font rarement dans la dentelle à propos de l’évolution des relations sociales dans l’entreprise. Il faut dire que le texte actuel est contesté par de nombreuses parties ;  par les patrons maintenant, par certaines organisations syndicales, par l’UNEF. Mais pour des raisons diamétralement opposées. Côté patronal on souhaite bien davantage de flexibilité. Côté syndical, on s’y s’oppose et on  demande le contraire à savoir le maintien des normes nationales et le refus de toute normalisation à l’échelle des entreprises. Pour soutenir leur prise de position les organisations utilisent des arguments massues. Pour Gattaz,  la loi désormais dans son état actuel ne va créer aucun emploi ; pour les syndicats contestataires, la loi va démolir le modèle social français. Des postures radicales qui démontrent l’état de la négociation en France. De  toute manière il est clair qu’il est impossible de chiffrer les effets  de la loi travail. Avec Rexecode,  L’Institut du patronat avance la création de 50 000 emplois, chiffre tout à fait discutable et approximatif. Ce qui est certain, c’est que  la régulation sociale avec  un code du travail simplifié et modernisé, avec des garanties équilibrées, constitue sans doute un élément positif pour que soient prises en compte les conditions concrètes locales. Un propos sans doute trop nuancé pour Gattaz qui dans une interview fusille la loi.  Le patron des patrons attend donc des députés « qu’ils reviennent à l’esprit de la loi » et qu’ils « prennent leurs responsabilités ». Concrètement, dans l’optique de « déverrouiller le marché du travail » en faisant « baisser la peur des patrons d’embaucher » et la « peur des salariés d’être licenciés », Pierre Gattaz espère la levée de « trois obstacles » présents dans le texte. En premier lieu, il espère la non-surtaxation des CDD : « Ça ne créera pas d’emplois, ça en détruira. Ça fait trente ans qu’on surtaxe le coût du travail. Il faut simplifier et détaxer les contrats de travail, qu’ils soient en CDI ou CDD ». Puis c’est le le compte personnel d’activité (CPA) qui passe dans son viseur : « Il faut que le CPA revienne à sa version initiale, qui est surtout d’intégrer le compte personnel de formation. Pour que nos salariés ne restent pas au chômage longtemps, il faut les former. C’est de l’employabilité ». Enfin, le troisième point de crispation concerne le mandatement syndical. « C’est un casus belli. Nous voulons qu’il soit facultatif », estime-t-il.

 

(Avec RTL)

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