Archive mensuelle de mai 2016

Page 12 sur 15

2017 : Hulot hésite

2017 : Hulot hésite

 

 

Nicolas Hulot en tête des personnalités préférées par les Français n’est pas pour l’instant encore candidat pour 2017 mais il explique dans le Parisien que sa «décision n’est pas définitive». Une réflexion par ailleurs de bon sens qui expose bien la problématique pour être candidat à l’élection de la présidence de la république. Au passage il donne un sérieux coup de griffe au concept d’agroécologie développée par Nicolas Sarkozy. «J’ai une intuition à me forger», a-t-il ajouté, laissant entendre qu’il pourrait y aller s’il était suivi par un collectif. Car selon lui, c’est la société civile qui doit jouer un rôle en 2017. Nicolas Hulot a expliqué qu’il réfléchissait à la «façon de faire émerger une force citoyenne». «La seule question que je me pose, c’est : qu’est-ce-qu’on peut faire pour alimenter le débat public et faire converger des intelligences diffuses, qui rayonnent souvent dans la société civile de manière invisible ?», a-t-il ajouté. «Ce qui tue la politique, c’est la pratique politique partisane», a insisté l’ancien rival malheureux d’Eva Joly à la primaire écologiste. Nicolas Hulot va lancer une «plate-forme» pour rassembler des propositions de la société civile.  «Il faut définir 10-15 mesures, savoir où on va et comment on y va», a ajouté l’ancien envoyé spécial de François Hollande pour la planète. Lorsque Daniel Cohn-Bendit, chroniqueur pour Europe 1, lui a signalé qu’il était le mieux placé pour «incarner l’alternative écologique», Nicolas Hulot n’a pas fermé la porte. «Il ne suffit pas d’avoir une forme de popularité, ce n’est pas aussi simple que ça», a-t-il répondu, tout en expliquant qu’il cherchait à savoir actuellement «s’il y avait des passerelles» pour «une dynamique collective». Il a également évoqué la possibilité de reproposer un engagement à signer par les candidats comme il l’avait fait en 2007. «Ce n’est pas une obligation d’être candidat, on peut refaire une sorte de pacte», a lancé Nicolas Hulot. «On a besoin de créer du lien, ma préoccupation c’est de rassembler les intelligences», a-t-il lâché.  Au passage, il a égratigné l’ancien président Nicolas Sarkozy et ses dernières déclarations contre l’agroécologie. «C’est pathétique que quelqu’un de ce niveau puisse traiter des sujets aussi importants de manière si méprisante», a souligné Nicolas Hulot. Il a estimé que sur l’écologie «il n’y a pas eu une réflexion de ce bord là politique (ndlr : la droite)». Mais s’il a redit son respect de François Hollande, il s’en est pris au débat sur la déchéance de nationalité. «Je n’ai pas compris, la pertinence, l’utilité et l’énergie qu’on y consacre (…) c’est un moment de détournement d’attention. Dans le climat actuel, je ne vois pas en quoi ce sujet va résoudre quoi que ce soit», a fustigé celui qui a récemment refusé d’entrer au gouvernement. Il a également jugé concernant le référendum sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes que la consultation devait «s’élargir» à 3 régions. Le gouvernement a annoncé qu’il ne consulterait que la Loire-Atlantique.

Marion Maréchal Le Pen chez les monarchistes de l’action française

Marion Maréchal Le Pen chez les monarchistes de l’action française

 

 

Dans le journal 20 minutes on relate la visite de Marion Maréchal Le Pen chez les monarchistes de l’action française. Une manière sans doute pour la jeune députée du Front National de faire entendre sa différence par rapport à la ligne conduite par Marine Le Pen. Une ligne qui vise à banaliser le Front National en gommant toute les aspérités qui justement caractérisaient le mouvement créé par Jean-Marie Le Pen. Hier, la jeune députée du Vaucluse a été acclamée à Paris par les militants de l’Action française, un mouvement monarchiste et antirépublicain, né après l’affaire Dreyfus, et dont le maître à penser est Charles Maurras, condamné en 1945 pour son soutien au régime de Vichy. « Ils l’invitent depuis quatre ans et des jeunes de l’Action française lui ont donné un coup de main pendant les régionales. Ils lui ont fait passer le message », justifie-t-on dans l’entourage de Marion Maréchal-Le Pen, qui tient à rappeler : « Il y a aussi eu des résistants parmi les membres de l’Action française. »  Robert Ménard, le maire RBM (Rassemblement Bleu Marine) de Béziers, qui s’apprête à organiser une rencontre de « toutes les droites » dans sa ville à la fin du mois, a lui aussi participé, sur Skype, à ce colloque intitulé « Je suis royaliste, pourquoi pas vous ? ». Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie, avait également été convié — car, en juillet dernier, il déclarait, comme s’il le regrettait, dans une interview : « Le roi n’est plus là » —, mais il a décliné. « Avec la meilleure excuse : il participe déjà aux Fêtes de Jeanne d’Arc », ironise un responsable de l’Action française.  La petite fille de Jean-Marie Le Pen a beau représenter le camp des « républicains » pour cette journée de débat, son arrivée sur scène n’en est pas moins saluée par un tonnerre d’applaudissements. Pour la voir, environ 500 personnes ont répondu présent dans la salle pleine à craquer. « Elle est très libre par rapport à d’autres responsables du Front national. Elle n’est pas politiquement correcte. Je ne voterai pas Marine, mais la question pourrait se poser si Marion était candidate », se réjouit Maylis, sympathisante de 24 ans qui récuse tout lien entre l’Action française et l’extrême droite. Les prises de position de la jeune élue sur l’avortement, le Planning familial, son soutien affiché à la Manif pour tous, ou encore son catholicisme assumé, enchantent les militants royalistes, qui revendiquent 3 500 adhérents. « Marion recherche le bien commun. Marine, la division. Et son entourage, Florian Philippot en tête, a une vision très différente de la nôtre », enfonce Maylis.  Se prêtant au jeu des questions- réponses, Marion Maréchal-Le Pen rappelle son attachement à la République, mais se taille un joli succès en réaffirmant être « saoulée par les valeurs de la République », servies « à toutes les sauces ». Elle plaide pour le retour de la souveraineté, lâche que « la France n’est pas une terre d’islam », et conclut en espérant la victoire du FN. Le public ricane, un homme grince : « Ça dépend lequel. Si c’est celui de Philippot… » De quoi faire tiquer certains cadres frontistes. « Si elle m’avait demandé conseil, je lui aurais dit de ne pas participer à ce colloque. Notre positionnement est tellement délicat qu’il faut s’abstenir de participer à ce genre d’événements », assure Wallerand de Saint Just, le trésorier du Front.

Macron chez Jeanne d’Arc !

Macron chez Jeanne d’Arc !

Après avoir été souverainisée et par le Front  national, Jeanne d’Arc est maintenant républicanisée et par Emmanuel Macron qui va présider les cérémonies en hommage à la libératrice d’Orléans. Pas sûr que la présence d’un ministre de l’économie s’impose vraiment pour une telle commémoration mais celle d’un éventuel candidat à la présidence de la république sans doute ! Après les traditionnelles festivités frontistes du 1er mai, c’est au tour d’Emmanuel Macron, dimanche, de présider les « fêtes johanniques » commémorant la libération d’Orléans assiégée par les Anglais. Objectif : rattacher la sainte catholique, souvent récupérée par les souverainistes et le Front national, à l’idéal républicain. Mais la venue du ministre de l’Economie n’enchante pas vraiment les élus locaux, pas plus que ses « camarades socialistes ».Bien qu’invité par le maire LR d’Orléans, Olivier Carré, Emmanuel Macron n’aura pas le loisir de défiler avec les élus locaux d’opposition. Dans un communiqué révélé en début de semaine par la République du Centre, cinq parlementaires de droite ont en effet annoncé leur intention de boycotter la venue du ministre et de défiler à ses côtés, allant ainsi à l’encontre de la tradition républicaine « Le choix d’Emmanuel Macron, invité d’honneur à l’occasion des Fêtes johanniques, est la compétence exclusive du maire d’Orléans et nous l’admettons. Les parlementaires Jean-Noël Cardoux, Claude de Ganay, Marianne Dubois, Éric Doligé et Jean-Pierre Door honoreront seulement le défilé des militaires, des forces de police, de gendarmerie et des pompiers. Ils ne défileront pas avec l’invité d’honneur, ne cautionnant pas la politique du gouvernement dont il est un des ministres », peut-on lire dans ce texte. Le député-maire d’Orléans Olivier Carré a regretté « l’attitude peu républicaine que [ses] collègues parlementaires ont l’intention d’avoir (…] Je tiens à les inviter à prendre un peu de hauteur ». Sans effet, pour le moment. des élus locaux de gauche ont également fait part de leur incompréhension face à la venue de ce ministre qui fait tant parler de lui. Corinne Leveleux-Teixeira, chef de file de l’opposition socialiste à Orléans, a ainsi également fait savoir qu’elle ne marcherait pas aux côtés du ministre : « il ne fait pas partie du PS et n’est pas de gauche. Je remarque juste qu’avec un nom de mouvement comme ‘En marche !’, il est prêt pour la procession. Mais pour une ville de droite, Emmanuel Macron n’est pas dans l’opposition… », a-t-elle confié à la République du Centre. « Cela sent la politique politicienne à plein nez. C’est le rassemblement des libéraux sur le dos de Jeanne d’Arc », tacle Michel Ricoud, élu Front de gauche.  »La figure de Jeanne d’Arc, personne ne peut se l’approprier ». Emmanuel Macron sera donc boycotté par la droite en raison de la politique du gouvernement. Et il le sera aussi par la gauche en raison lui. Pas de quoi faire vaciller l‘ambitieux ministre, qui fait rappeler par ses proches que « la figure de Jeanne d’Arc, personne ne peut se l’approprier, pas plus qu’on ne peut s’approprier la République ».

 

(Europe 1)

Sondage Loi Travail : le 49-3 jugé « choquant » pour 71% des Français

Sondage Loi Travail : le  49-3 jugé « choquant » pour 71% des Français

 

La loi travail déjà rejetée par une large majorité de Français est aussi critiquée à cause de l’utilisation du 493. D’après un sondage Odoxa pour iTELE et Paris Match publié vendredi, plus de sept Français sur dix (71%) trouveraient « choquant » que le gouvernement utilise l’arme du 49-3 pour faire adopter le projet de loi travail, sans vote, en engageant la responsabilité du gouvernement. Dans un entretien accordé à Jean-Pierre Elkabbach sur Public Sénat vendredi soir, le Premier ministre Manuel Valls a affirmé qu’il ne fallait « jamais renoncer à un moyen constitutionnel » comme le 49-3. Fait notable, une telle décision est jugée aussi choquante par les sympathisants de gauche (70%) que par les sympathisants de droite (70%), les personnes se disant sans proximité partisane étant encore plus critiques (76%), selon cette enquête pour CQFD sur iTELE et Paris Match. L’article 49-3 de la Constitution permet au Premier ministre d’engager sa responsabilité devant l’Assemblée nationale sur un texte de loi. Le projet de loi est considéré comme adopté sauf si une motion de censure, déposée dans les 24 heures, est votée par l’Assemblée. La motion de censure est débattue au plus tôt 48 heures après son dépôt, et si elle est approuvée par la majorité absolue des députés, le gouvernement doit démissionner.

(Avec AFP)

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

 

 

 

La gauche de la gauche veut le retour de la droite (Valls)

La gauche de la gauche veut le retour de la droite (Valls)

 

 

Valls n’a sans doute pas tort  de considérer que la gauche de la gauche (frondeur du PS compris) préfère le retour de la droite au maintien de la ligne politique actuelle et à Hollande. D’une certaine manière, le fossé est trop important entre la ligne sociale libérale incarnée par le gouvernement et Hollande et ceux qui se réclament d’une ligne socialiste traditionnelle souvent d’ailleurs archaïque. De ce point de vue une cure d’opposition ne serait sans doute pas inutile au parti socialiste pour théoriser la ligne idéologique dans laquelle s’inscrit la pratique du gouvernement. A  moins d’une scission du PS qui est une hypothèse envisageable tellement les positions sont maintenant éloignées ; cette cure d’opposition éventuellement salutaire s’imposera de toute manière car l’usure du pouvoir s’ajoute aux contradictions idéologiques. Manuel Valls est l’invité de l’émission Bibliothèque Médicis diffusée vendredi soir sur Public Sénat. Le Premier ministre dit ne pas exclure d’utiliser l’article 49.3 pour faire adopter la loi Travail. Il revient aussi sur les divisions au sein de la gauche et sur son rôle à Matignon. C’est une émission culturelle, mais dans l’entretien qu’il accorde à l’émission Bibliothèque Médicis* sur Public Sénat, Manuel Valls parle aussi beaucoup politique. Le Premier ministre revient notamment sur la loi Travail examinée en ce moment à l’Assemblée nationale.  »C’est un texte important. L’immense majorité des députés socialistes soutient ce texte, mais ceux qui ont une autre conception du dialogue social veulent voter contre », estime-t-il, affirmant que « ce texte doit passer ». Avec le 49.3? « Il ne faut jamais renoncer à un moyen constitutionnel », affirme Manuel Valls, pour qui deux points du projet de loi sont essentiels : « les nouveaux droits pour les salariés » avec le compte personnel d’activité (CPA) et la négociation dans l’entreprise. « C’est le cœur du texte. » Interrogé par Jean-Pierre Elkabbach, dans l’annexe de la bibliothèque du Sénat, le Premier ministre évoque la nécessité du compromis. « Nous avons besoin de compromis et tout le débat que nous avons avec la loi portée par Myriam El Khomri montre bien qu’il y a des conceptions différentes au sein de la gauche sur ce que doit être le compromis », juge Manuel Valls. Justement, ce dernier s’adresse aux frondeurs, aux écologistes et à l’extrême gauche, critiques envers la politique menée. « Nous sommes dans un moment de clarification. Nous ne pouvons pas essayer en permanence de tenir tous les bouts à la fois », déclare le chef du gouvernement. « Eux, ce qu’ils veulent c’est l’échec de la gauche, du quinquennat de François Hollande. […] Ils veulent le retour de la droite. C’est plus confortable d’être dans l’opposition, dans la proclamation, de ne pas être dans l’exercice des responsabilités », ajoute-t-il, très critique, défendent une « gauche profondément républicaine, patriote, réformiste ». (Avec JDD)

Loi Travail: nouvelle manif le 12 mai

Loi Travail: nouvelle manif le 12 mai

 

Une cinquième journée de manifestations aura lieu le 12 mai à l’appel des organisations qui souhaitent le retrait du projet de loi.  Sept syndicats de salariés, d’étudiants et de lycéens appellent à une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le 12 mai pour réclamer le retrait du projet de loi réformant le droit du travail, a annoncé vendredi 6 mai la CGT à l’AFP. L’intersyndicale, qui doit de nouveau se réunir mardi, prévoyait initialement « une journée d’initiatives et d’interpellation des parlementaires » le 12 mai. La date correspond à la fin des débats à l’Assemblée nationale, avant le vote solennel du 17 mai. Il s’agira de la cinquième journée nationale et unitaire d’actions contre le projet de loi à l’appel de l’intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl, UNL), après les 9 et 31 mars et les 9 et 28 avril. D’autres journées d’action ont été organisées par les seules organisations des jeunes et les traditionnels défilés du 1er mai se sont focalisés contre le projet de loi. Le mouvement a atteint son pic le 31 mars, avec près de 390.000 manifestants, selon la police, et 1,2 million selon les organisateurs. Le projet de loi Travail est actuellement débattu en première lecture à l’Assemblée nationale. Il prévoit notamment la primauté de l’accord d’entreprise dans l’aménagement du temps de travail, une clarification des règles de licenciement économique ou encore la création d’un Compte personnel d’activité (CPA). Les syndicats opposés au texte dénonce une réforme qui « accentue la précarité, marque la remise en cause des conventions collectives, ruine les garanties collectives ».

(Avec AFP)

La mort de l’OPEP ?

La mort de l’OPEP ?

 

 

Ce n’est pas tout à fait la mort de l’OPEP mais plutôt sa mise en sommeil du fait de l’Arabie Saoudite qui considère que le gel de la production réclamée par certains pays producteurs n’est plus adapté à l’évolution structurelle du marché du pétrole. Pour résumer,  l’Arabie Saoudite considère qu’il vaut mieux vendre aujourd’hui à bas prix car demain avec les évolutions technologiques et écologiques les prix risquent d’être encore plus bas. Sans compter que l’économie mondiale semble s’installer un moment dans une croissance relativement molle. Ryad estime en effet que prendre les prix pour objectif n’a plus de sens car la situation actuelle du marché, dont les prix ont chuté depuis la mi-2014, atteste de changements en profondeur et non conjoncturels, selon des sources au fait de la pensée saoudienne. Les tensions entre l’Arabie saoudite et l’Iran, qui ont eu raison le mois dernier d’une tentative de sceller un premier accord de gel de la production en 15 ans, se sont à nouveau exprimées sans retenue lundi. Le gouverneur iranien, Hossein Kazempour Ardebili, a ainsi déclaré que la raison d’être de l’Opep était de maîtriser les cours et qu’en conséquence une « gestion efficace de la production » devait être l’une de ses priorités à long terme.   »L’industrie pétrolière n’est plus, toutes proportions gardées, une industrie de croissance », explique l’une des sources. Une baisse des prix avait par le passé pour effet de doper la demande. Ce n’est plus le cas désormais car l’industrie automobile a fait de gros progrès en matière de consommation et l’écologie est devenue un enjeu clé pour de nombreux consommateurs. Ainsi, alors que les prix ont touché des plus bas record en 2015, la demande globale ne devrait augmenter que d’un million de barils par jour (bpj) cette année, soit de 1% à peine. Une chose est certaine : le royaume saoudien ne renouera pas avec une réduction des pompages pour le bien de tous les autres pays producteurs de l’organisation, disent des sources saoudiennes. Un point de vue partagé par certains concurrents de l’Arabie. « L’Arabie saoudite n’en a plus rien à faire de l’Opep; c’est le pétrole de schiste américain, les sables bitumineux du Canada et la Russie qu’elle a en ligne de mire », résume une source de l’Opep extérieure aux pays du Golfe.

(Avec AFP)

États-Unis : très net tassement de l’emploi

États-Unis : très net tassement de l’emploi

 

Presque mécaniquement l’emploi subit le contrecoup d’une croissance relativement médiocre au premier trimestre. Conséquence notamment la banque centrale américaine, la Fed pourrait décider de ne procéder à aucun relèvement des taux ni en juin ni en septembre. Ce ne te tassement tant de l’emploi que de la croissance témoigne de la porosité de l’économie mondiale à  l’environnement déprimé au plan international. Le département du Travail a recensé 160.000 créations de postes le mois dernier après 208.000 (révisé) en mars. Le chiffre d’avril est le plus faible depuis septembre et se situe sous la moyenne de 200.000 du premier trimestre. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 202.000 créations de postes pour le mois dernier après les 215.000 annoncées initialement pour mars. Les créations d’emploi de février et mars ont en outre été révisées en baisse de 19.000 au total. Le taux de chômage est resté stable le mois dernier à 5,0%, comme attendu, mais uniquement grâce aux sorties de la population active. « Pour ceux qui pensaient qu’une hausse de taux en juin était une possibilité, c’est le coup de grâce. Cela soulève des interrogations quant à une hausse de taux en septembre. J’aimerais penser que l’économie sera dans un meilleur état à la fin de l’année », a réagi Phil Orlando, responsable de la stratégie sur les marchés actions chez Federated Investors à New York. Ce recul plus prononcé que prévu des créations d’emploi pourrait doucher les espoirs d’un net rebond de l’activité au deuxième trimestre aux Etats-Unis après le ralentissement de la croissance à 0,5% en rythme annualisé sur les trois premiers de l’année.

(Avec Reuters)

« Panama papers » : pour le lanceur d’alerte la prochaine révolution sera digitale

« Panama papers » : pour le lanceur d’alerte la prochaine révolution sera digitale

 

 

Le lanceur d’alerte à l’origine de la fuite de plusieurs millions de documents mettant en lumière les pratiques d’évasion fiscale favorisées par le cabinet de conseil Mossack Fonseca s’est expliqué pour la première fois sur les motivations de son geste, vendredi. Sous le pseudonyme de « John Doe », le lanceur d’alerte a adressé au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung un manifeste de 1.800 mots que le journal a publié sur son site. « John Doe » affirme avoir agi en raison de « l’ampleur des injustices » commises et se dit prêt à coopérer avec les instances judiciaires. Il lance un appel à la Commission européenne, à la Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et à d’autres pays afin qu’ils prennent des mesures de protection des lanceurs d’alerte comme lui ou comme Edward Snowden. « Pour ses révélations sur l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA), il (Snowden) mérite d’être accueilli comme un héros et une récompense substantielle et non un bannissement », écrit « John Doe ». « Les lanceurs d’alerte qui mettent au jour des infractions incontestables, qu’ils soient parties prenantes ou extérieurs, méritent l’immunité face au châtiment gouvernemental, point », poursuit-il. Le lanceur d’alerte précise qu’il ne travaille pas et n’a jamais travaillé pour aucun gouvernement, ni aucune agence de renseignement, directement ou en tant que consultant. Il dénonce également « l’érosion totale des critères éthiques qui conduit à un nouveau système que nous continuons d’appeler capitalisme mais qui revient à un esclavage économique ». John Doe termine son manifeste en estimant que la prochaine révolution sera digitale afin de lutter contre les inégalités de revenus.

(Reuters)

 

 

La loi Travail : le 49.3 par défaut de majorité

La loi Travail : le 49.3 par défaut de majorité

 

Il se confirme de plus en plus que le gouvernement en l’état du texte ne pourra réunir une majorité pour voter la loi. En raison de l’opposition des frondeurs mais pas seulement. Il manquerait de l’ordre de 40 députés pour dégager une majorité. Le recours aux 49-3 paraît de plus en plus incontournable mais l’utilisation du 49 trois pourrait se révéler dangereux. En effet l’opposition pourrait dans ce cas présenter une motion de censure susceptible d’être votée par des députés de gauche avec le risque d’une dissolution de l’assemblée nationale.  « Il ne faut jamais renoncer à un moyen constitutionnel », dit Manuel Valls à propos d’un éventuel passage en force sur le projet de loi défendu par la ministre Myriam El Khomri. »Nous verrons la semaine prochaine, mais ce texte doit passer », ajoute-t-il, tout en affirmant sa volonté de « convaincre la majorité » sur ce projet controversé. Le 17 mai prochain, en première lecture, le gouvernement n’est en rien certain d’avoir une majorité pour faire voter ce texte. Selon un sondage Odoxa pour iTELE et Paris Match publié vendredi, 71% des 1.011 Français interrogés les 5 et 6 mai seraient « choqués » que le gouvernement ait recours à l’article 49.3 pour faire passer la loi EL Khomri. Les trois quarts des sondés (74%) jugent « normal que les frondeurs s’opposent au gouvernement car il faut avant tout qu’ils donnent leur avis sur les décisions précises. » Dans un communiqué diffusé vendredi, le député PS de Marseille Patrick Mennucci, soutien habituel de l’exécutif, annonce qu’il ne votera pas le texte. (Avec Reuters)

Nuit Debout condamné ….au silence !

Nuit Debout condamné ….au silence !

 

Suite une   décision préfectorale, Nuit Debout sera privé de musique et d’alcool après 17 heures. Pas de bruit non plus, en outre il faudra plier bagages après minuit. Bref les participants à Nuit Debout pourront se réunir mais pas longtemps, et se taire.. presque.  Une sorte de messe basse à la liturgie révolutionnaire qui agace beaucoup de monde. Les riverains bien sûr et on peut le comprendre. La droite qui ne cesse de taper sur cette forme de démocratie subversive. La gauche classique enfin qui voudrait bien faire taire cette mouche du coche. Il est clair aussi que les casseurs discréditent ce mouvement à l’avenir incertain content tenu surtout de son flou idéologique ; un flou  alimenté surtout par les l’extrêmes-gauche, les écolos et les anars. La Préfecture de police de Paris a donc  pris vendredi des arrêtés interdisant notamment la diffusion de musique et la consommation d’alcool place de la République dans les nuits de samedi à dimanche et de dimanche à lundi en prévision de rassemblements du mouvement « Nuit debout ». Jeudi, le mouvement de contestation basé place de la République, à Paris, a fait connaître aux autorités son intention d’organiser ce week-end des rassemblements « statiques et sonores » pour protester contre le projet de loi sur le travail actuellement en débat à l’Assemblée nationale. Rappelant les dégradations et interpellations ayant émaillé plusieurs manifestations passées du collectif, et considérant que ses rassemblements « entraînent régulièrement des débordements lors de la dispersion », la préfecture interdit, dans deux arrêtés distincts, « la diffusion de musiques et de bruits », les cortèges, la vente et la consommation d’alcool, entre autres mesures. Samedi et dimanche, les interdits concernant l’alcool commencent à 17H00. Pour la nuit de samedi à dimanche, les autres interdits commencent à minuit pour finir à 07H00, puis ils commencent à 22H00 dimanche pour finir à 07H00 le lundi matin. Devenus quotidiens depuis le 31 mars, les rassemblements de la « Nuit debout » ont commencé comme un mouvement de protestation contre le projet de réforme du Code du travail, mais ils font désormais converger des luttes disparates.

(Avec reuters)

Londres a préféré le fils de pauvre (Laetitia Strauch-Bonart)

Londres a préféré le fils de pauvre (Laetitia Strauch-Bonart)

 

Laetitia Strauch-Bonart chercheuse auteure de. Vous avez dit conservateur?  analyse dans une interview au Figaro que finalement Sadiq Khan a surtout été élu en raison de son passé de pauvre et parce qu’il représente la diversité culturelle et sociale. (Extraits)


Sadiq Khan, candidat travailliste à la mairie de Londres est devenu le premier maire musulman d’une grande capitale occidental. Cela est-il un symbole important en Grande-Bretagne?

 

 

Laetitia Strauch Bonnart:

Cette victoire reflète le profond changement démographique qui s’est opéré en Grande-Bretagne et surtout à Londres depuis les dernières décennies, puisque les musulmans représentent aujourd’hui 12,4% de la population de la capitale, une proportion qui croît d’ailleurs bien plus vite que celle des autres communautés.

Cependant, le fait même de se concentrer sur l’identité religieuse de Khan pose problème: c’est réduire la politique à une «politique d’identités», où l’origine et l’appartenance comptent davantage que les programmes politiques. C’est aussi penser que les électeurs se déterminent en fonction de ces identités, alors que la victoire de Khan a certainement d’autres facteurs, à commencer par la faiblesse de son principal opposant conservateur, Zac Goldsmith. En réalité, dans les derniers mois, la focalisation du débat électoral sur les questions d’origine, voulue ou non, a empêché d’évoquer les vraies questions importantes pour la ville, à commencer par l’immobilier et le manque criant de logements pour une population en constante croissante. Aucun des candidats principaux, que ce soit Khan ou Goldsmith, n’a proposé le semblant d’une solution crédible à ce sujet!

 

 

Sadiq Khan est le fils d’un conducteur de bus pakistanais. Ses origines culturelles et sa religion ont-elles joué un rôle dans cette élection? Lequel?

En effet, elles ont joué un rôle, même s’il reste difficile à quantifier. Il est impossible de ne pas être sensible à l’histoire de Khan, qu’on partage ou non ses idées: fils d’un conducteur de bus pakistanais, il a grandi dans une council house (un HLM) et fait son chemin dans l’école d’Etat, gratuite, jusqu’à devenir avocat spécialiste des droits de l’homme. Sa «success story» est exemplaire.

 

La politique identitaire est toujours à double tranchant.

Sauf qu’on ne peut pas fonder son choix politique, à mon sens, sur ces seuls éléments. Or curieusement, l’origine semble avoir aujourd’hui un effet important sur les opinions des électeurs, et un effet en ciseaux: catalyseur de sympathie quand elle est modeste, elle est de plus en plus critiquée quand elle est aisée. Autrefois, l’appartenance à l’establishment aurait suffi pour faire élire Golsmith, et c’est une bonne chose que ce ne soit plus le cas, car en l’occurrence son programme n’était pas suffisamment solide. Cependant, ses origines ont clairement joué en sa défaveur, beaucoup lui reprochant simplement d’être fils de milliardaire. Pour plaire aujourd’hui, il vaut mieux un héritage de déshérité, une histoire personnelle faite de difficultés et d’ascension sociale. Qu’on trouve cela ridicule ou non, c’est l’esprit du temps, et Goldsmith n’est pas du bon côté!

 

Sadiq Khan a été accusé d’affinité avec les islamistes. Est-ce le cas? Ce soupçon a-t-il pu jouer en sa défaveur?

Cependant, pendant la campagne électorale, Khan n’a cessé de condamner l’extrémisme, et demandé la suspension de Livingstone après ses remarques antisémites. Il est aussi haï par certains radicaux car il soutient le mariage gay. Ce changement d’attitude est-il pure tactique ou est-il sincère? Inversement, sa supposée proximité ancienne avec certains radicaux était-elle sincère, où là encore tactique? Dans tous les cas, je ne crois pas que Khan cautionne l’extrémisme. En revanche, il représente une voix assez commune à gauche – surtout dans ce que j’appelle «la gauche du ressentiment» représentée par Corbyn, que Khan a d’ailleurs soutenu en septembre dernier pour son élection à la tête du Labour: celle qui consiste à expliquer les attitudes des extrémistes et des terroristes par la seule et unique faute de l’Occident. Ainsi en 2006, élu député, Khan était l’un des signataires d’une lettre au Guardian qui attribuait la responsabilité des attentats terroristes – comme celui du 7 juillet 2005 à Londres – à la politique étrangère britannique, notamment son soutient à Israël. Cette position et l’ambiguïté passée de Khan ont forcément créé un soupçon en sa défaveur.

 

Londres est-elle la ville du multiculturalisme heureux?

Oui et non! Tout dépend ce que vous entendez par multiculturalisme. Si vous pensez à la diversité des nationalités représentées à Londres, il y a en effet quelque chose d’admirable dans cette ville et sa capacité à faire vivre ensemble des personnes d’origines différentes.

Mais quand on parle multiculturalisme en Europe aujourd’hui, on le prend dans un sens plus politisé, celui de la complexe relation entre la population d’origine, chrétienne ou athée à coloration chrétienne, et les populations plus ou moins récentes de confession musulmane. En Grande-Bretagne, en apparence, tout se passe bien. Les musulmans modérés sont tout à fait intégrés. Ce qui est assez problématique – comme dans d’autres villes européennes -, c’est l’existence de quartiers entiers où le séparatisme identitaire est visible. C’est le cas dans l’Est de London, notamment dans le borough de Tower Hamlets. 30% de la population y est musulmane, concentrée dans des council houses.

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

 

 

 

Sondage Économie : « ça ne va pas mieux » pour 54% des Français

Sondage Économie : « ça ne va pas mieux » pour 54% des Français

 

 

Un sondage qui montre que 54 % des Français penseraient que ça ne va pas mieux pour le pays. Un avis influencé d’une part par les clivages politiques, d’autre part par l’absence de retombées concrètes immédiates de la légère amélioration des indicateurs macro économiques. Certes en matière de croissance et de chômage la France enregistre quelques progrès pour le premier trimestre 2016 mais des progrès qui ne sont pas encore suffisamment perceptibles par le français moyen. En outre se pose la question de la durabilité des tendances. Dernier élément qui influence les avis dans ce sondage le fait que François Hollande a perdu une telle crédibilité que même des aspects positifs sur le plan économique et social ne permettent pas de renforcer sa popularité. En clair François Hollande peut maintenant décider ce qu’il veut sa parole est dévalorisée. Il faudrait donc que la France enregistre un redressement très significatif pour que les Français puissent attribuer à François Hollande l’amélioration du pays. Cette enquête, qui montre un sentiment contradictoire avec la formule de François Hollande pour qui le pays « va mieux », rejoint celle de BVA pour BC Consulting publiée mercredi dans laquelle 15% des sondés pensent que la situation s’améliore. Dans le sondage Elabe, 45% des personnes interrogées pensent que l’économie redémarre, un niveau comparable à celui d’octobre 2015, mais seuls 3% d’entre-eux pensent que l’amélioration sera rapide. Les réponses s’avèrent très clivées politiquement. Ainsi les sympathisants de gauche sont une large majorité à estimer que l’économie redémarre (72%), un optimisme largement porté par les sympathisants socialistes (85%). Auprès des sympathisants de la droite et du centre, le constat est majoritairement négatif: 58% pensent que l’économie française ne redémarre pas, une proportion qui s’élève jusqu’à 62% auprès des sympathisants Les Républicains. Les sympathisants Front national sont encore plus tranchés sur la question: 76% estiment que l’économie ne redémarre pas.

(Avec Reuters)

Sondage popularité François Hollande toujours plus bas

Sondage popularité François Hollande toujours plus bas

Encore un plus bas historique en matière de popularité pour François Hollande. François Hollande atteint le plus bas niveau jamais enregistré depuis son élection à la présidence de la République avec 16% de confiance (-2), selon un sondage Elabe  pour Les Echos et Radio Classique diffusé jeudi. Une véritable descente aux enfers pour le président qui emmène avec lui Manuel Valls, le premier ministre, de plus en plus coincé entre l’immobilisme de François Hollande et la modernité désormais incarnée par Emmanuel Macon. Une satisfaction cependant sans doute, il paraît difficile que François Hollande puisse encore descendre plus bas. Avec la légère amélioration des indicateurs macro économiques d’une part et le lancement officiel de la campagne électorale, on peut penser que la popularité du chef de l’État va opérer enregistrer un redressement au cours des mois à venir,  certes peut-être pas au point de permettre d’envisager une qualification pour le second tour de 2017 mais cependant à un niveau qui permettra de donner une certaine légitimité à la candidature de gauche de François Hollande lequel compte aussi sur les inévitables déchirements qui risquent de se produire dans le cadre de la primaire Cela d’autant plus qu’on peut penser que le président de la république désormais en campagne va continuer de multiplier les gestes en faveur des couches sociales susceptibles de le soutenir quitte à faire quelques pesanteurs se au perspectives d’équilibrage du budget. En attendant, 80% des personnes interrogées déclarent ne pas faire confiance au chef de l’Etat, près d’un sondé sur deux (49%) allant jusqu’à répondre « pas confiance du tout ». François Hollande entraîne dans sa chute le Premier ministre Manuel Valls qui est lui aussi au plus bas depuis son arrivée à Matignon en avril 2014 avec seulement 20% de confiance. Il perd deux points en un mois. « Cette nouvelle baisse s’avère d’autant plus préoccupante pour l’exécutif qu’elle intervient après une série de bonnes nouvelles sur le front économique », souligne Elabe. Ce sondage a été effectué les 2 et 3 mai auprès d’un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

(Avec Reuters)

Comptes de campagne : le FN privé de remboursements

Comptes de campagne : le FN privé de remboursements

 

Privé d’une partie du remboursement de la campagne départementale le Front National proteste considérant qu’il s’agit d’une mise en tutelle du parti. Une appréciation évidemment excessive puisque les retenues décidées correspondent précisément à des surfacturations aux candidats effectuées d’office par le micro parti de Marine Le Pen. Une opération qui d’ailleurs a justifié une mise en examen pour escroquerie et abus de biens sociaux. Après le rejet d’une partie des demandes de remboursements du Front National, pour les élections départementales, par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), le trésorier du FN Wallerand de Saint-Just a estimé sur France Info ce jeudi que la commission dépassait son rôle. Le parti d’extrême-droite demandait le remboursement de 9 millions 500.000 euros. Mais la commission lui en a refusé plus d’un million, au motif que certaines « dépenses de conception de documents » (tracts, affiches électorales) lui ont paru « excessives ».  En fait, la plupart des candidats FN aux départementales ont dû obtenir un kit de campagne qui leur était facturé par le mouvement Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen, la président du Front National. « Si la commission commence à s’appesantir sur l’utilité de telle ou telle dépense et sur le coût de telle dépense par rapport à je ne sais quel critère, à mon avis la commission dépasse complètement son rôle », a estimé sur France Info Wallerand de Saint-Just, dénonçant une « mise sous tutelle » de son parti. Le FN a été mis en examen le 9 septembre dernier pour « recel d’abus de biens sociaux » et « complicité d’escroquerie » dans une enquête sur le financement de plusieurs de ses campagnes.

Les Français prudents vis-à-vis de la redistribution

Les Français prudents vis-à-vis de la redistribution

Un sondage Elabe  montre que les Français sont très partagés en matière de redistribution de la richesse. Une redistribution décidée par François Hollande dans la perspective évidemment de la campagne électorale pour 2017. Les réticences de cette distribution peuvent s’expliquer par le fait que nombre de Français ne sont pas encore persuadés que la situation économique et sociale s’améliore réellement que » ça va mieux » comme dirait Hollande. Pour en être convaincu ils veulent sans doute voir la preuve matérielle locale de cette amélioration notamment en matière d’emploi. Inversement presque autant de français se prononcent  en faveur de cette redistribution non pas tellement qu’ils soient persuadés des progrès économiques mais parce que sans doute il conteste à la fois l’intérêt de la relative rigueur budgétaire tout autant que les inégalités. Du coup il est bien difficile d’interpréter les résultats de ce type de consultation. Il est par ailleurs sans doute prématuré de s’interroger sur les conditions de redistribution d’une richesse encore hypothétique. Revalorisation du point d’indice des fonctionnaires, prime aux enseignants du primaire, aide aux agriculteurs, perspective d’un geste fiscal pour les ménages modestes… Pour François Hollande, cela ne fait plus de doute : après l’effort, voici venu le temps du réconfort. Une façon pour le chef de l’Etat de démontrer que « ça va mieux » en France, comme il ne cesse de l’affirmer depuis mi-avril. Et de se placer dans la perspective de la présidentielle de 2017. Reste encore à convaincre les Français. Et, pour l’heure, cette stratégie semble fortement les diviser. Entre redistribution et rigueur budgétaire, c’est en effet une France coupée en deux que dépeint un sondage Elabe pour « Les Echos », Radio Classique et l’Institut Montaigne. Interrogés sur la priorité budgétaire du gouvernement pour les prochains mois, 50% des sondés plaident pour « une redistribution des fruits de la croissance » et 49 % pour une « poursuite des efforts (…) pour réduire la dette et les déficits ». Au vu du sentiment du « ras-le bol fiscal » qui a dominé le début du quinquennat, le fait que seule la moitié des Français pousse pour ouvrir la page de la redistribution a de quoi surprendre. Mais « pour qu’il y ait redistribution, il faut qu’il y ait, aux yeux des Français, amélioration préalable de la croissance », souligne Yves-Marie Cann, directeur des études politiques à Elabe.

Foot -Olympique de Marseille : plus de 60 millions détournés par la Mafia ?

Foot Olympique de Marseille : plus de 60 millions détournés par la Mafia ?

 

 

D’après le canard enchaîné plus de 60 millions aurait été détourné notamment à l’occasion du transfert des joueurs. Des dessous-de-table qui ont bénéficié de nombreux intermédiaires compris à des membres de la mafia. Cette affaire révèle une fois de plus que le football est bien malade du fric. À l’occasion du montant complètement déraisonnable des transferts nombre d’intermédiaires en profitent pour se gaver. Des transferts déraisonnables auxquelles s’ajoutent des rémunérations complètement folles qui mettent les clubs en difficulté financière sans parler du coût excessive des places qui interdisent l’entrée à nombre de spectateurs modestes. On objectera que la situation n’est pas seulement française qu’elle concerne pratiquement tout le foot mondial et de son point de vue ce ne sont pas les affaires de la FIFA normalement en charge de la régulation du sport le plus populaire qui peuvent rassurer sur les perspectives d’assainissement d’une activité sportive complètement pourrie par le fric. On peut évidemment aimer le foot, le sport en général (enfer c’est encore mieux sans pour autant cautionner les dérives financières. Pour l’OM le dossier indique que ces montants associés à des joueurs indiquent des sommes « destinées à la rétribution occulte de leurs agents » ou ont été versées illégalement lors d’une « renégociation ou la prolongation de contrat ». Dans le cadre de cette enquête tentaculaire, le juge Guillaume Cotelle a déjà convoqué Jean-Claude Dassier, qui a été mis en examen pour « abus de biens sociaux, blanchiment en bande organisée, association de malfaiteurs, faux et usage de faux », et Vincent Labrune.   Selon le tableau publié par le Canard Enchaîné, une vingtaine de joueurs sont concernés. Que ce soit à travers leur transfert ou leur prolongation de contrat, l’institution OM a été victime de sommes gonflées afin de contenter tous les gourmands. Mais la palme semble être attribuée à André-Pierre Gignac. Le natif de l’Étang de Berre a pour particularité d’avoir eu pour premier agent Christophe d’Amico, un patron de boite de nuit à Marseille. À l’occasion de l’explosion du joueur à Lorient, son avenir aurait commencé à intéresser plusieurs membres du « milieu » marseillais, à en croire le journal. Au point de provoquer une réunion entre plusieurs gros bonnets du milieu corso-marseillais. Ces derniers, qui « collaboreraient » avec des agents sous licence officielle, graviteraient autour du monde du football et de ses millions.  Le plus gros préjudice concerne l’image du club. Les innombrables affaires plombent un peu plus la réputation d’un club à vendre. Depuis l’annonce de la vente du club, les articles sur les écoutes de Didier Deschamps et Jean-Pierre Bernès ont déjà montré le climat délétère permanent qui entoure le club. De plus en plus, l’éventuel futur repreneur semble devoir composer avec des obligations qui n’auront rien de classiques. Souvent balayée d’un revers sous le tapis de la légende urbaine, l’influence du milieu est de plus en plus mise en évidence par des enquêtes judiciaires. La police judiciaire de Marseille et l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) sont particulièrement attentifs au club, tant les ramifications avec des grands noms du crime corse et marseillais deviennent palpables et lisibles. À terme, si les dirigeants phocéens ainsi que sans doute d’anciens joueurs, devraient être entendus par la justice, les retombées pour le club seront surtout désastreuses

 

(Avec (RTL)

Valls à Macron : « Tu finiras comme Montebourg ! »

Valls à Macron : « Tu finiras comme Montebourg ! »

On se doutait évidemment que les relations entre Hollande, Valls et Macron  étaient  de plus en plus délétères en raison d’une part de la descente aux enfers en matière de popularité pour Valls et Hollande alors que Macon incarne de plus en plus la modernité et s’envole dans les sondages. Les oppositions sont telles que l’hypothèse d’un départ de Macon du gouvernement n’est pas à exclure. Manuel Valls aurait même menacé Macron en lui promettant le sir de Montebourg. Bref une ambiance quasi idyllique au sein du gouvernement ! Un problème toutefois si Macron devait être exclu du gouvernement ou s’il devait partir de lui-même ce serait un coup supplémentaire porté à la popularité du gouvernement et de Hollande. Il est clair que cette guerre entre Valls et Hollande Macon va encore se poursuivre car l’enjeu c’est la succession de Hollande soit en 2017, soit en 2022 Manuel Valls ne semble donc pas cacher son agacement vis-à-vis d’Emmanuel Macron, qui ne cesse de s’attirer les lumières des projecteurs avec son nouveau mouvement politique « En marche » et ses nombreuses prises de parole qui ont le don d’agacer la gauche. Selon Le Canard Enchaîné du mercredi 4 mai, le Premier ministre aurait sérieusement averti son ministre de l’Économie en lui assénant la semaine passée : « Tu finiras comme Montebourg, si tu continues comme ça !«  C’est le pensionnaire de Bercy qui aurait lui-même rapporté cette pique auprès de son entourage.  Avec cette phrase lourde de sens, Manuel Valls semble laisser entendre qu’il pourrait bien finir par évincer Emmanuel Macron du gouvernement. Il suivrait alors la voie d’Arnaud Montebourg qui, après avoir publiquement désavoué la politique de l’exécutif, avait été écarté de son poste au ministère de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique en août 2014.  Pour ne pas en arriver là, le Premier ministre aimerait donc que son jeune ministre se fasse plus discret. « Il faudrait qu’Emmanuel (Macron) s’occupe davantage de ses dossiers. Il en a beaucoup à régler, comme EDF, Areva ou les télécoms. Il a de quoi faire », aurait d’ailleurs aussi lancé le locataire de Matignon à des visiteurs.

 

(RTL)

1...101112131415



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol