Croissance Grande-Bretagne : tassement confirmé

Croissance Grande-Bretagne : tassement confirmé

 

Comme aux Etats-Unis, la croissance se tasse en Grande Bretagne, une croissance qui avait été de 2.3% en 2015 et qui pourrait n’être que de 2% en 2016.En cause la ralentissement mondial qui pèse sur les échanges extérieurs, la baisse des investissements dont certains sont liés aux inquiétudes du Brexit.  Le tassement devrait se confirmer pour le second trimestre. Dans le même temps La croissance dans les 19 pays membres de l’eurozone marque ainsi une nette accélération par rapport à la fin 2015 avec 0.6%, puisque la croissance de la période octobre-décembre n’avait été que de 0,3%. Les économistes, eux, prévoyaient généralement en moyenne une croissance de 0,4% par rapport au dernier trimestre 2015, et de 1,4% sur un an. Elle fait mieux -du moins sur cette courte période- que l’Union dans son ensemble, que le Royaume-Uni, et même les Etats-Unis. Pour l’Union européenne à 28, la croissance du premier trimestre est estimée à 0,5% par rapport aux trois mois précédents, et à 1,7% par rapport à janvier-mars 2015, précise Eurostat. La croissance a ralenti au rythme de 0,4% au premier trimestre, a dit l’Office national de la statistique (ONS) jeudi, confirmant ainsi sa première estimation. Elle ressort à 2,0% en rythme annuel, en légère baisse par rapport à la première estimation qui était de 2,1%. Les économistes interrogés par Reuters tablaient sur une croissance inchangée de 2,1%. Par ailleurs, l’investissement des entreprises, mesuré en variation annuelle, a baissé pour la première fois en trois ans au cours du premier trimestre, de 0,4%, conséquence du coup de blues de l’immobilier commercial, alors qu’il avait augmenté de 3,0% au quatrième trimestre 2015. L’investissement des entreprises a également diminué d’un trimestre sur l’autre, de 0,5%, moins toutefois que le recul de 2,0% d’octobre à décembre 2015. L’investissement des entreprises et le commerce extérieur pesant sur l’activité économique, et le secteur des services, qui représente 80% du PIB britannique, reprenant son souffle, ce sont les dépenses des ménages qui constituent le principal moteur de croissance. Ces dépenses ont augmenté de 0,7%, d’un trimestre sur l’autre, après un gain de 0,6% le trimestre précédent.  La production du secteur des services s’est tassée de 0,1% en mars, son premier recul depuis août 2015. La Banque d’Angleterre a déjà remarqué que l’incertitude liée au référendum du 23 juin sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne (UE) freinait l’investissement, surtout dans l’immobilier commercial, dont les transactions ont chuté de 40% au premier trimestre. Chris Hare, économiste d’Investec, observe que les chiffres révèlent peut-être que le ralentissement économique s’explique pour une part par cette incertitude particulière, un paramètre qui pourrait rapidement disparaître si le « oui » l’emportait. « Mais le risque baissier est que le ralentissement reflète plus une faiblesse de fond », ajoute-t-il.

(Avec Reuters)

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