Archive mensuelle de avril 2016

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Assurance-chômage : les propositions patronales

Assurance-chômage : les propositions patronales

Baisser la durée des allocations chômage pour les seniors, sanctionner l’absence de recherche d’emploi, réformer le mode de calcul: le patronat a détaillé ses propositions pour la négociation sur l’assurance chômage, parasitée par l’ultimatum du Medef sur la loi travail. Avant une cinquième séance de négociations ce jeudi 28 avril, la partie patronale (Medef, CGPME, UPA) a transmis mardi soir aux syndicats ses « pistes d’évolution » du régime d’assurance chômage, dont le déficit est estimé à 4,2 milliards d’euros en 2016. Mais il ne s’agit toujours pas d’un projet d’accord, alors que le numéro un du Medef Pierre Gattaz a menacé la semaine dernière de se retirer des négociations si « rien ne bougeait » sur le projet de loi travail, examiné au Parlement à partir du 3 mai. Le document contient neuf propositions pour « optimiser » les règles, à commencer par une réforme structurelle du calcul des indemnisations en le modulant sur le taux de chômage de l’Insee. Le ratio « 1 jour cotisé = 1 jour indemnisé » varierait à la hausse ou à la baisse en fonction de la « situation effective sur le marché du travail »: 1,2 jour indemnisé si le taux de chômage dépasse les 12%, 0,8 jour indemnisé s’il passe en dessous des 9%. Selon Eric Courpotion, de la CFTC, « ce système serait inéquitable car deux demandeurs d’emplois ne seraient pas indemnisés de la même façon en fonction du mois où ils s’inscrivent à Pôle emploi ». Le syndicaliste souligne également «l’incertitude sur le financement » du régime avec un tel mécanisme. Outre la « conjoncture globale « , le patronat suggère de caler les règles de calcul sur la « conjoncture spécifique à certaines parties de la population« , pointant les variations du taux de chômage en fonction des âges. Le taux de chômage des 50 ans ou plus est ainsi inférieur à celui du reste de la population (7% contre 10%). Mais les « seniors » restent plus longtemps au chômage, d’où la proposition de baisser la durée de leurs allocations en compensant partiellement par de la formation. Actuellement, les demandeurs d’emploi de 50 ans et plus peuvent être indemnisés jusqu’à 36 mois, au lieu de 24 pour les autres actifs. Le patronat souhaite relever l’âge d’entrée dans cette « filière senior » à 59 ans.  Entre 50 et 55 ans, un salarié qui perd son emploi ne toucherait plus que 24 mois d’indemnisation maximum, avec « en parallèle » un abondement de 500 heures de son compte personnel de formation (CPF). La période d’indemnisation pourrait augmenter par palier de 6 mois selon les tranches d’âge (55-57 ans, 57-59 ans), uniquement en cas de formation. Le patronat souhaite aussi renforcer le contrôle des chômeurs en sanctionnant l’absence de recherche d’emploi par une «dégressivité des allocations ». Autre proposition: revoir les modalités de calcul allocations-salaire pour les demandeurs d’emploi qui alternent contrats courts et périodes de chômage.

(La tribune)

Nouvelle critique de l’Allemagne contre la banque centrale européenne

Nouvelle critique de l’Allemagne contre la banque centrale européenne

 

Une nouvelle fois l’Allemagne met en cause le laxisme de la banque centrale européenne et considère que la politique accommodante de Draghi (taux,  rachat d’actifs etc.,) va à l’encontre des réformes structurelles qui doivent être effectuées dans de nombreux pays. Angela Merkel a directement critiqué mercredi la politique de taux ultra-bas pratiqués par la BCE. « Il y a encore trop de banques en situation de faiblesse en Europe et les taux d’intérêt bas (…) vont avoir tendance à aggraver le problème dans les années à venir », a prévenu la chancelière allemande lors d’une conférence à Düsseldorf organisée par les Caisses d’épargne allemandes. Elle a ajouté que les dirigeants politiques devaient réaliser de nouvelles réformes structurelles pour générer de la croissance et des investissements privés, ce qui permettrait aux banques centrales de resserrer leurs politiques monétaires. Plus généralement, la politique monétaire de la BCE est mal vécue en Allemagne – pays d’épargne – où elle est accusée de ruiner les nombreux épargnants. Allant dans ce sens, le président de la Fédération des Caisses d’épargne a ajouté que si l’environnement de taux restait aussi faible, « des prélèvements [sur les dépôts] des particuliers seraient guère évitables ». Pour répondre à ces critiques, le président de la BCE, Mario Draghi, a donné une interview à paraître jeudi dans le Bild, le quotidien le plus lu d’Allemagne. « Les gens peuvent avoir de l’influence sur ce que leurs économies leur rapportent même en période de taux d’intérêt bas. Ils n’ont qu’à ne pas conserver l’argent sur des comptes d’épargne. Ils peuvent l’investir d’autres façons », a-t-il insisté. Il a rappelé que les Etats-Unis avaient traversé une période de sept années de taux d’intérêt à zéro et que leur système financier fonctionnait néanmoins toujours. « Les taux d’intérêt sont bas parce que la croissance est faible et l’inflation est trop basse (…) Si nous relevons les taux maintenant, cela serait mauvais pour l’économie et déclencherait de la déflation, du chômage et une récession », a mis en garde le banquier central.

Valeurs de la République : ras le bol ( Marion Maréchal Le Pen)

Valeurs de la République : ras le bol ( Marion Maréchal Le Pen)

. Je suis d’une génération un peu saoulée par les valeurs de la République qu’on nous sert en permanence et dont on ne sait pas ce qu’elles recouvrent, ce qui évite d’aller sur le fond des idées », justifie la nièce de Marine Le Pen. La nièce de Marine Le Pen a insisté sur le fait que, selon elle, les valeurs de la République ne sont pas cohérentes avec l’exclusion du Front national  »du pseudo-champ républicain« .  »Je défends évidemment la Ve République, c’est un système auquel je suis attachée, mais la Ve République, c’est un régime politique. La France, c’est mon pays, je ne confonds pas tout à fait les deux. La France a commencé avant la République« , a-t-elle lancé, invitant les dirigeants politiques à « expliciter » ce que sont les valeurs républicaines.

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Assurance-chômage : les propositions patronales

Assurance-chômage : les propositions patronales

Baisser la durée des allocations chômage pour les seniors, sanctionner l’absence de recherche d’emploi, réformer le mode de calcul: le patronat a détaillé ses propositions pour la négociation sur l’assurance chômage, parasitée par l’ultimatum du Medef sur la loi travail. Avant une cinquième séance de négociations ce jeudi 28 avril, la partie patronale (Medef, CGPME, UPA) a transmis mardi soir aux syndicats ses « pistes d’évolution » du régime d’assurance chômage, dont le déficit est estimé à 4,2 milliards d’euros en 2016. Mais il ne s’agit toujours pas d’un projet d’accord, alors que le numéro un du Medef Pierre Gattaz a menacé la semaine dernière de se retirer des négociations si « rien ne bougeait » sur le projet de loi travail, examiné au Parlement à partir du 3 mai. Le document contient neuf propositions pour « optimiser » les règles, à commencer par une réforme structurelle du calcul des indemnisations en le modulant sur le taux de chômage de l’Insee. Le ratio « 1 jour cotisé = 1 jour indemnisé » varierait à la hausse ou à la baisse en fonction de la « situation effective sur le marché du travail »: 1,2 jour indemnisé si le taux de chômage dépasse les 12%, 0,8 jour indemnisé s’il passe en dessous des 9%. Selon Eric Courpotion, de la CFTC, « ce système serait inéquitable car deux demandeurs d’emplois ne seraient pas indemnisés de la même façon en fonction du mois où ils s’inscrivent à Pôle emploi ». Le syndicaliste souligne également «l’incertitude sur le financement » du régime avec un tel mécanisme. Outre la « conjoncture globale « , le patronat suggère de caler les règles de calcul sur la « conjoncture spécifique à certaines parties de la population« , pointant les variations du taux de chômage en fonction des âges. Le taux de chômage des 50 ans ou plus est ainsi inférieur à celui du reste de la population (7% contre 10%). Mais les « seniors » restent plus longtemps au chômage, d’où la proposition de baisser la durée de leurs allocations en compensant partiellement par de la formation. Actuellement, les demandeurs d’emploi de 50 ans et plus peuvent être indemnisés jusqu’à 36 mois, au lieu de 24 pour les autres actifs. Le patronat souhaite relever l’âge d’entrée dans cette « filière senior » à 59 ans.  Entre 50 et 55 ans, un salarié qui perd son emploi ne toucherait plus que 24 mois d’indemnisation maximum, avec « en parallèle » un abondement de 500 heures de son compte personnel de formation (CPF). La période d’indemnisation pourrait augmenter par palier de 6 mois selon les tranches d’âge (55-57 ans, 57-59 ans), uniquement en cas de formation. Le patronat souhaite aussi renforcer le contrôle des chômeurs en sanctionnant l’absence de recherche d’emploi par une «dégressivité des allocations ». Autre proposition: revoir les modalités de calcul allocations-salaire pour les demandeurs d’emploi qui alternent contrats courts et périodes de chômage.

(La tribune)

Sondage: la France en déclin pour 9 Français sur 10

Sondage: la France en déclin pour 9 Français sur 10

Selon un sondage Ipsos-Sopra Steria publié mercredi près de neuf Français sur dix (86%, +7 par rapport à avril 2015), la France « est en déclin », mais 62% (+9) d’entre eux considèrent que « ce n’est pas irréversible », selon ce sondage sur « les fractures françaises » pour Le MondeSciencesPo et la Fondation Jean-Jaurès. Besoin d’autorité : ils sont 88% (+3) à souhaiter « un vrai chef en France pour remettre de l’ordre » et 87% (-1) considèrent que « l’autorité est une valeur trop souvent critiquée ». Le souhait de voir rétablie la peine de mort s’atténue en revanche (48%, -4) après une poussée en 2015. Les PME restent au top des structures et institutions auxquelles les Français font confiance (82%, -2), devant l’armée (81%, +1), la police (79%, +2) et l’école (75%, +1). Mais la confiance dans la justice (49%, -1), les banques (36%, -5), les médias (28%, +1), l’Union européenne (27%, -8), le Parlement (27%) ou les partis politiques (8%, -1) s’effrite. En trois ans, l’image du système et de la classe politique s’est fortement dégradée. Pour 72% (+6) des personnes interrogées, « la plupart des hommes et des femmes politiques sont corrompus » et pour 83% (+7) « le système démocratique fonctionne mal en France ». Le modèle démocratique est d’ailleurs de plus en plus critiqué : pour 70% (-4) il reste « irremplaçable », mais pour 30% (+4), d’autres systèmes peuvent être « aussi bons ». Pour sept Français sur dix (70%, +1), la société « évolue vers trop d’assistanat ». La défiance à l’égard du monde extérieur reste forte: pour 58% (+2) des personnes interrogées, la mondialisation est « une menace pour la France » et, pour 74% (+2), « il faut renforcer les pouvoirs de notre pays, même si cela doit conduire à limiter ceux de l’Europe« . Toujours attachés à la monnaie unique, les Français souhaitent à 73% (-2) que la France « reste dans la zone euro ». Pour 65% (-2) d’entre eux, « il y a trop d’étrangers en France » et pour 58% (+2) « les immigrés ne font pas d’efforts pour s’intégrer ». Conséquence des attentats de 2015, l’intégrisme religieux est pour 83% (+2 en un an et +14 depuis 2014) des Français un problème « de plus en plus préoccupant dont il faut s’occuper sérieusement ». La colère (79%) et l’inquiétude (74%) perdurent dans l’opinion quand ont évoque les attaques terroristes de Paris et Bruxelles, loin devant la peur (47%) et la haine (43%). Le sentiment d’ »être en guerre » recule par ailleurs (62%, -13) par rapport au lendemain des attentats de novembre 2015.

 

Arrêts de travail : contingentés par la sécu

Arrêts de travail : contingentés par la sécu

 

 

La sécu souhaiterait contingenter le nombre d’arrêts maladie en fonction des différentes pathologies, un pas de plus vers l’étatisation de la médecine libérale. On comprend que la sécu veuille maîtriser l’augmentation du nombre de jours de maladie, cependant  imposer un nombre de jours d’arrêts par type de maladie paraît pour le moins discutable car tout dépend de la situation sanitaire de l’individu. L’Assurance maladie veut en effet favoriser la «pertinence» des prescriptions d’arrêts de travail en incluant de nouveaux critères dans le versement d’une prime aux médecins. Les syndicats de médecins ont rendez-vous jeudi au siège de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) pour une nouvelle séance de négociation sur la convention médicale, un texte qui régit pour cinq ans les relations entre les praticiens libéraux et la Sécu et fixe leurs honoraires. Des  indicateurs permettant la rémunération des médecins atteignant certains objectifs, en matière de prescription de médicaments, d’organisation de leur cabinet ou encore de prévention seraient fixés. Parmi eux, des indicateurs relatifs à la pertinence des prescriptions d’arrêt de travail (indemnités journalières) au regard des préconisations existantes. Les médecins sont, par exemple, invités à respecter le barème de la Cnam, c’est-à-dire 5 jours d’arrêt de travail pour une grippe saisonnière, 3 pour une angine ou 21 jours pour une entorse grave lorsque le patient effectue «un travail physique lourd». La Sécu voudrait inciter les médecins à utiliser davantage les outils informatiques. «Lorsqu’un arrêt de travail est prescrit en ligne, sa durée est plus souvent conforme aux référentiels existants, probablement du fait de la possibilité de choisir parmi les durées standard proposées par l’outil», constate la Cnam. Le taux de dématérialisation des prescriptions d’arrêt de travail et le taux de respect des référentiels pour les arrêts de travail pourraient devenir de nouveaux «indicateurs d’efficience» qui conditionneraient le versement d’une partie des primes appelées «rémunérations sur objectifs de santé publique» (Rosp).  Ces primes sont loin d’être négligeables pour un praticien. En 2015, près de 90 000 médecins ont perçu chacun 4500 € en moyenne au titre de la Rosp. Un chiffre qui grimpe à 6756 € pour les généralistes la même année. En 2013, le montant total des indemnités journalières versées par la Sécu représentait 12,8 milliards d’euros dont 2,8 milliards pour accidents du travail et maladies professionnelles, 3 milliards pour maternité, et 7 milliards pour maladie. Assurance maladie et syndicats ont jusqu’à la fin de l’été pour signer une nouvelle convention.

 

(AFP)

Intermittents : trop de monde dans le système (Michel Menger , Sociologue)

Intermittents : trop de monde dans le système (Michel Menger , Sociologue)

Le récent accord concernant l’indemnisation du chômage des intermittents a été bien accueilli par les syndicats. Toutefois sa pérennité pourrait être menacé en regard du nombre croissant de bénéficiaires qui a été multiplié par 10 en 10 ans, ce qui fait reposer le financement du système essentiellement sur l’Unedic. . « Le paradoxe extraordinaire de ce système, c’est que quand vous créez de l’emploi sous forme intermittente, vous créez aussi du chômage », a expliqué mercredi sur France Info le sociologue et professeur au Collège de France Pierre-Michel Menger. « On a fait rentrer beaucoup plus de monde dans le système qu’il n’y avait de travail à se partager, c’est ça le grand problème », a-t-il estimé. Selon Pierre-Michel Menger, entre 1990 et 2000, on a « multiplié le nombre d’intermittents par dix ». Dans le même temps, le nombre de jours de travail a baissé, « de 68 jours il est passé à 43 jours ». Pierre-Michel Menger a pointé aussi des inégalités « considérables ». « Il y en a qui galèrent comme des malheureux, il y a des vedettes, et au milieu, des intermittents mieux lotis que d’autres : les techniciens ». Pour lui, il est nécessaire de trouver un équilibre de financement. Le professeur au Collège de France a dénoncé aussi « le silence assourdissant des employeurs des intermittents » dans cette crise. « Ils disposent d’un système d’emploi imbattable, ils peuvent employer quelqu’un sans jamais se soucier de sa carrière ». « Le DRH du secteur, c’est l’Unedic et les caisses de retraites », a lancé Pierre-Michel Menger qui a demandé des comptes aux employeurs : « On ne sait pas du tout comment ils utilisent l’intermittence, à un moment donné il faut faire apparaître la vérité du prix du travail ».

 

(France Info)

Relèvement des taux peu probable par la Fed en 2016

Relèvement des taux peu probable par la Fed en 2016

 

Constatant la dégradation de la croissance de l’économie internationale la Fed laisse planer des doutes sur relèvement des taux en 2016 A l’issue de deux jours de débat, le comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed a maintenu l’objectif du taux des fonds fédéraux dans une fourchette de 0,25% à 0,50%, niveau auquel il se trouve depuis décembre dernier après son premier relèvement depuis près de dix ans. Le FOMC explique dans son communiqué que l’amélioration du marché du travail se poursuit en dépit du récent ralentissement de la croissance et ajoute qu’il continue de surveiller l’évolution des prix. Il précise que les facteurs défavorables liés à la situation économique et financière internationale restent à surveiller mais l’évocation des risques liés à ces facteurs ne figure plus dans son communiqué. « Le comité continue de surveiller étroitement les indicateurs d’inflation et l’évolution de la situation économique et financière mondiale », dit le texte. A Wall Street, la tendance s’est orientée à la hausse après ces déclarations et le dollar a peu réagi tandis que les rendements obligataires refluaient. Les marchés à terme suggèrent que l’hypothèse d’une hausse de taux en septembre – et pas avant – est la plus probable et ils montrent que la probabilité d’une deuxième hausse d’ici la fin de l’année est jugée inférieure à 50%. Selon le baromètre FedWatch de CME Group, les investisseurs estiment à 23% la probabilité d’un relèvement du taux des « fed funds » en juin, contre 21% avant mercredi. « Ce dernier communiqué ne plaide pas fortement en faveur d’une hausse de taux en juin », estime Bill Irving, gérant de Fidelity Investments. La Fed, qui a veillé ces derniers mois à ne pas donner trop d’indications sur l’évolution possible de sa politique, ne fait pas mention dans son communiqué de son évaluation globale de l’équilibre des risques pesant sur l’économie. La banque centrale note toutefois si les dépenses des ménages ont ralenti, leurs revenus réels ont augmenté à « un rythme solide » et que la confiance du consommateur demeure élevée Si l’inflation s’est récemment accélérée, la Fed dit s’attendre à ce qu’elle demeure faible à court terme, en partie à cause de l’impact prolongé de la baisse des prix de l’énergie. Elle ajoute néanmoins rester confiante dans la remontée du taux d’inflation vers son objectif de 2% sur le moyen terme « Je pense qu’ils sont en mode attentiste. Relever les taux en juin pourrait être trop rapide, à moins que l’on observe une remontée de l’inflation. Pour moi, cela semble très improbable », a commenté Brian Jacobsen, responsable de la stratégie d’investissement de Wells Fargo Asset Management. La première estimation de la croissance du premier trimestre aux Etats-Unis doit être publiée jeudi et les économistes interrogés par Reuters s’attendent à ce qu’elle montre un net ralentissement, à 0,7% en rythme annualisé contre 1,4% sur les trois derniers mois de 2015.

(Reuters)

Europe : la démocratie en danger ?

Europe : la démocratie en danger ?

 

 

La montée de différentes formes de nationalisme et des extrémismes radicaux fait craindre aux Conseil de l’Europe un affaiblissement de la démocratie. Depuis trois ans que l’organisation paneuropéenne publie cet état des lieux de la démocratie, des droits de l’homme et de l’Etat de droit, ses principes fondateurs, c’est la troisième fois qu’elle constate une détérioration de la situation au sein des 47 Etats membres « L’Europe est dans une situation très dangereuse », a affirmé son secrétaire général, Thorbjorn Jagland, lors d’une conférence de presse à Strasbourg « Nous sommes confrontés à plusieurs crises simultanées, celle des réfugiés, le terrorisme, l’extrémisme, en même temps qu’à plusieurs conflits militaires sur le continent, tout ceci faisant monter les forces politiques les plus extrêmes dans de nombreux pays », a-t-il ajouté. L’ancien Premier ministre norvégien s’inquiète, dans ce contexte, du développement d’un « nationalisme législatif » par lequel les Etats s’affranchissent des conventions européennes et des règles de droit. Le rapport évoque à ce chapitre tant des pays d’Europe de l’Est comme la Russie, la Pologne et la Hongrie sur des questions constitutionnelles ou de droits de l’homme que d’autres, en Europe du Nord, qui tentent, par la modification des lois, de juguler le flot des réfugiés.  Clé de voûte de toute société démocratique, l’indépendance de la justice n’est jugée satisfaisante par les organes de surveillance du Conseil de l’Europe que dans 27 Etats sur 47, et l’indépendance des médias, dans 14 Etats sur 32 (la situation n’a pas pu être évaluée dans les quinze autres). Dans treize pays sur 44, la sécurité physique ou juridique des journalistes n’est pas garantie. C’est le cas notamment en Turquie et en Azerbaïdjan, cités dans le rapport,

(Reuters)

Baisse du chômage en mars : «Un effet d’aubaine»

Baisse du chômage en mars : «Un effet d’aubaine»

Henri Sterdyniak, conseiller scientifique à l’Observatoire français des conjonctures économiques, réagit à la baisse du nombre de demandeurs d’emploi en mars dans une intreview au Parisien.

Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) a baissé en mars de 1,7%, soit 60 000 personnes en moins. Il faut remonter à 2000 pour constater une telle baisse mensuelle.

Selon Henri Sterdyniak, conseiller scientifique à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), les aides à l’embauche et les perspectives économiques «un peu meilleures» peuvent expliquer cette embellie.

Il y a moins de demandeurs d’emploi de catégorie A. Mais les chômeurs de catégorie B et de catégorie C ont vu leur nombre augmenter. Cette baisse annoncée par le ministère du Travail est-elle donc une vraie tendance ?

L’important est que la catégorie A commence à baisser. D’un côté, les perspectives économiques sont un peu meilleures. De l’autre, le coût du travail a baissé. Il y a aussi un effet d’aubaine avec des mesures rentrées en application comme les aides à l’embauche pour les PME (ndlr : les sociétés embauchant dans la période allant du 18 janvier jusqu’au 31 décembre 2016 bénéficient d’une prime trimestrielle de 500 euros s’étalant sur deux ans). Après, savoir s’il sera durable…

Est-ce impossible ?

Le gouvernement a enclenché un processus relativement favorable. Les mesures pour augmenter les formations des jeunes et les aides à l’embauche devraient permettre une baisse du chômage progressive jusqu’à la fin de l’année.

Vous ne semblez pas totalement convaincu…

C’est un peu artificiel parce que les formations et les aides à l’embauche accélèrent les embauches. Pour que ce soit une tendance de fond, il faut une perspective de croissance de 1,5 %. On n’a pas encore atteint un rythme de croisière qui fasse baisser le chômage par seul effet de croissance. Cette baisse est chiffres du chômage est quand même favorable car il y a un effet sur la demande et de la sécurisation pour les gens qui trouvent un emploi.

La politique du gouvernement se trouve-t-elle validée par ces bons chiffres ?

Non. On n’en est pas encore à une vraie relance avec un essor de la production, une croissance de 2 % et des embauches qui se font sans aides. Cela valide une stratégie. Lorsqu’il y a beaucoup de chômage, on prend des mesures pour financer l’embauche et l’aide à la formation. Ce sera validé quand la France dépassera le 1,5 % de croissance. Ce n’est pas encore tout à fait l’éclaircie ni le beau temps.

Le débat sur la loi travail peut-il être influencé par ces indicateurs ?

Il y a beaucoup d’incertitudes sur cette loi. Dans l’état actuel des choses, elle ne répond pas totalement aux exigences du patronat et des PME. C’est plutôt le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) et le pacte de responsabilité qui ont permis de rétablir les marges. Néanmoins, ça peut peut-être détendre l’atmosphère.

Le patronat, vent debout contre l’idée de surtaxation CDD, n’a-t-il pas là un moyen de pression supplémentaire ?

Jusqu’à présent, la surtaxation des CDD n’est pas introduite dans la loi El Khomri. Cela dépend en grande partie des partenaires sociaux. Le Medefn’en veut pas. Aujourd’hui, il a peut-être effectivement un argument pour dire : « regardez, l’argent que vous nous donnez permet de créer des emplois donc faites-nous confiance et n’alourdissez pas la barque. »

Les participants à Nuit Debout «n’ont rien dans le cerveau» (Sarkozy)

Les participants à Nuit Debout «n’ont rien dans le cerveau» (Sarkozy)

 

Comme d’habitude Sarkozy ne fait pas dans la dentelle quand il veut démolir un mouvement adversaire en considérant que les participants à Nuit debout n’ont rien dans le cerveau. Une appréciation évidemment sans nuance même si on peut s’interroger sur l’évolution d’un mouvement dont la ligne idéologique est difficile à discerner. Nicolas Sarkozy n’est pas passé par quatre chemins pour dire tout le mal dont il pensait de Nuit debout et de ceux qui participent aux rassemblements quotidiens depuis plus de trois semaines. «Nous ne pouvons pas accepter que des gens qui n’ont rien dans le cerveau viennent sur la Place de la République donner des leçons à la démocratie française», a-t-il lancé sous les applaudissements. Plus largement, Nicolas Sarkozy a dépeint la situation du pays comme «bien plus grave que ce que l’on dit». «Il y a des jeunes Français éduqués en France qui en sont venus à haïr la France, il y a l’état d’urgence, il y a des casseurs tous les soirs place de la République, a-t-il énuméré. On incendie, on brûle, on bafoue l’autorité de l’État.»

 

(Avec AFP)

« Macron, c’est Coluche » (Hollande)

« Macron, c’est Coluche » (Hollande)

Ce n’est plus la guerre en dentelle entre Macron et Hollande ; le président de la république a en effet sorti le bazooka en comparant le phénomène médiatique Macron à celui de Coluche. Une attaque violente pour démontrer le caractère éphémère de la popularité du ministre de l’économie sans doute aussi pour souligner le caractère dérisoire voir comique des prétentions de macro. De quoi nourrir de plus en plus la perspective d’un départ prochain de Macron du gouvernement. « Il pouvait élargir ma base, aurait déclaré à des proches le président de la République. Mais à chaque fois qu’il parle, c’est une attaque contre moi. » Dans Le Canard Enchaîné du 27 avril, qui rapporte ces conversations, François Hollande se « désole » de cette situation et de l’ambition personnelle du jeune ministre. Et de poursuivre: « Donc au lieu d’élargir (la base électorale, NDLR), il soustrait. Ca ne pourra pas durer, il est en train de gâcher ce qu’il fait au gouvernement. » François Hollande envisagerait-il de renvoyer Emmanuel Macron? De nombreux membres du gouvernement pousseraient en tout cas le président en ce sens. Un chef de l’Etat qui a alerté son ministre de l’Economie: « Tu devrais faire attention, prévient-il. Je reçois des textos de ministres qui me demandent de restaurer mon autorité en te virant ». Quand Najat Vallaud-Belkacem estime qu’il n’y a pas besoin « d’aventure solitaire », Jean-Yves Le Drian appelle le locataire de Bercy a joué collectif, Michel Sapin, lui, ironise. « Faire de la politique quand on est ministre c’est bien, mais il faut d’abord faire son travail », lance le ministre du Travail. Au point que le Premier ministre, rival affiché de Macron, l’aurait surnommé « Emmanuel Microbe ». François Hollande tenterait toutefois de siffler la mi-temps. Avec son humour bien connu, le président de la République préfère relativiser les ambitions présidentielles du ministre de l’Economie en se basant sur l’histoire. « Il y a toujours un personnage mythique qui sort comme ça à un an de la présidentielle », rappelle-t-il à ses proches. Avant de se lancer dans une comparaison qu’appréciera certainement le principal intéressé. « Un personnage qui vient expliquer que la politique telle qu’elle est conduite n’est pas bonne. Avant 1981, c’était Coluche. Cela aurait pu être, aujourd’hui, Nicolas Hulot. » Car François Hollande assiste à la montée dans les sondages d’un autre potentiel trublion pour 2017: Nicolas Hulot. « Le lancement de la fusée Hulot a d’ailleurs été paralysé par le lancement de la fusée Macron. Mais ensuite, tout ça se dégonfle, parce que c’est hors-sol. » Paralysé, Nicolas Hulot? Dansun sondage Odoxa, son ancien envoyé spécial pour l’écologie devient la personnalité politique préférée des Français, devant Alain Juppé et un certain Emmanuel Macron.

 

Industrie française : divisée par deux depuis 1970

Industrie française  : divisée par deux depuis 1970

 

Depuis 1970, la part de l’industrie manufacturière dans la ajoutée totale dégagée par l’économie française est ainsi passée de 22,3 % à 11,2 % en 2014. Le recul a été particulièrement marqué entre 2000 et 2007. Quant à la baisse de l’emploi, elle a été encore plus prononcée puisque l’industrie ne représentait plus que 10 % des emplois en 2014 dans l’Hexagone contre 23 % en 1970.La France n’est pas un cas isolé puisque tous les grands pays européens ont enregistré un recul de leur industrie. A l’exception notable de l’Allemagne. De l’autre côté du Rhin, la part de l’industrie s’est stabilisée depuis le milieu des années 1990 – une fois la réunification digérée – aux alentours de 22 % de la valeur ajoutée totale, c’est-à-dire autant que l’industrie en France… en 1975. Pourquoi la France s’est-elle autant désindustrialisée ? D’un point de vue strictement comptable, les gains de productivité ont été plus importants dans cette branche que dans le reste de l’économie : de 1970 à 2014, la productivité s’est accrue de 3,2 % par an en moyenne dans l’industrie manufacturière contre 1,7 % dans l’ensemble de l’économie, explique l’étude. Mais plus prosaïquement, pour Elisabeth Kremp, chef du département des synthèses sectorielles à l’Insee, « ce recul s’explique aussi par l’externalisation de certaines activités et les délocalisations » de la part des industriels. Une partie des activités de l’industrie a été externalisée et est donc désormais comptabilisée dans les services. Certains industriels se sont concentrés sur leur cœur de métier et ont ainsi fait appel à des sous-traitants pour la propreté, l’audit ou le marketing, alors qu’autrefois ces activités étaient effectuées au sein de l’entreprise. Pour preuve, la consommation de services par les entreprises industrielles a augmenté très vite depuis 1970 et encore plus rapidement dans les années 1990. Ce phénomène semble cependant ne plus progresser. Les délocalisations sont aussi sur le banc des accusés. D’abord, « dans le contexte de mondialisation des échanges internationaux, les importations de produits manufacturés ont fortement progressé », note l’étude de l’Insee. D’ailleurs, de 1970 à 2014, la production manufacturière française a crû de 5,2 % en moyenne par an, alors que les importations de produits manufacturés ont, elles, grimpé de 8,4 % chaque année. De fait, le solde extérieur des produits manufacturés, qui avait enregistré un excédent record en 1997, est désormais fortement déficitaire.

 

Italie : la retraite jusqu’à 75 ans

Italie : la retraite jusqu’à 75 ans

L’Italie  avait repoussé l’âge légal de départ à la retraite à 66 ans et 7 mois en l’encadrant plus sévèrement. Mais pour les 4,5 millions de jeunes nés dans les années 1980, ces critères, ajoutés à l’augmentation de l’espérance de vie ainsi qu’à des carrières moins linéaires que leurs aînés avec des périodes d’activité alternant avec celles de chômage et des salaires plus bas, cela pourrait faire grimper en réalité l’âge de cessation d’activité professionnelle à 75 ans. Avec à la clef une pension inférieure de 25 % à celle perçue actuellement par les baby-boomeurs. L’Italie a  ainsi lancé l’opération «  Enveloppe Orange » un courrier envoyé dans un premier temps à 150.000 Italiens. Ils y trouveront la simulation de leur dernière rétribution, de l’âge estimé de leur pension et surtout son montant. Un travailleur type né en 1969 et qui a commencé à verser régulièrement ses contributions dès 2002 pourra ainsi partir en 2038 (à 69 ans) avec un chèque de 1.900 euros brut pour un dernier salaire de 3.000 euros brut. Un trentenaire qui toucherait 1.800 euros mensuels en fin de carrière recevrait au moment de sa retraite entre 880 et 1.180 euros. L’Italie  prône plus de flexibilité dans les départs à la retraite pour ne pas sacrifier des générations entières et faire de la place aux jeunes. Le gouvernement lui rétorque que les départs anticipés coûteraient aux comptes publics entre 5 et 7 milliards d’euros. «  L’équilibre du régime des retraites à long terme est une chose à laquelle l’Italie ne peut pas renoncer, rappelle le ministre de l’Economie, Pier Carlo Padoan. Surtout dans une phase où elle se bat avec l’Europe pour obtenir une application moins stricte du pacte de stabilité et de croissance. » Des solutions alternatives sont à l’étude, dont un prêt octroyé par les banques et garanti par des compagnies d’assurances pour partir deux à trois ans avant l’âge légal et qui serait remboursé par une retenue sur la future pension. Le débat est en tout cas rouvert en Italie où les plus de 65 ans représenteront 26,5 % de la population en 2030 et où la part des plus de 80 ans a augmenté de 150 % ces vingt dernières années.

(, Les Echos)

TAFTA (TTIP) : « pour un vrai débat (Valls)

TAFTA (TTIP) : « pour un vrai débat (Valls)

 

Le traité transatlantique concernant les normes, environnementales et sanitaires suscitent de plus en plus d’interrogations concernant la position de la France. Du coup, Manuel Valls se déclare pour un vrai débat. François Hollande lors de son allocution télévisée sur France 2 avait affirmé que la France pouvait dire non à ce traité s’il n’était pas satisfaisant. Mais les négociateurs européens et américains avaient considéré que les oppositions  avaient été réglées. En outre récemment les secrétaires d’État allemand et français s’étaient mis d’accord sur une position commune concernant ce traité. Un traité par ailleurs très soutenu par Merkel et qui a fait l’objet d’une rencontre entre Obama, Hollande, Merkel et Cameron ces jours derniers en Allemagne ;  aucune divergence entre l’Allemagne et la France n’a été évoquée publiquement. Du coup il y a vraiment de quoi nourrir des interrogations sur la position réelle de la France. Interrogé sur le partenariat transatlantique en négociations entre Bruxelles et Washington, le Premier ministre s’est dit inquiet de voir l’opinion croire à une « négociation cachée » qui « nourrit tous les fantasmes ». Manuel Valls a déclaré vouloir un « vrai débat » dans la société concernant le traité « Tafta » (Trans-Atlantic Free Trade Agreement) aussi appelé « TTIP » lors d’un débat mardi 3 novembre avec des étudiants de Sciences Po à Paris. Cet accord en négociations entre Bruxelles et Washington vise à éliminer les barrières commerciales entre les deux continents et à réduire les obstacles aux échanges de biens et de services entre l’UE et les Etats-Unis. « Il faut qu’il y ait un vrai débat dans la société sur ce traité« , a déclaré le chef du gouvernement. Le traité est dans le viseur notamment de l’extrême-gauche et de l’extrême-droite qui s’inquiètent des effets de l’ouverture des marchés et d’une perte de souveraineté. Le chef du gouvernement a jugé « insupportable » l’impression d’une « négociation cachée » au sujet de ce traité commercial, dont les négociations sont régulièrement critiquées par ses opposants pour leur manque de transparence. « Quand il y a ce sentiment-là, il nourrit tous les fantasmes« , a déclaré le Premier ministre, qui a également réclamé « la plus grande transparence, les conditions pour une véritable réciprocité entre l’Europe et les Etats-Unis, et la protection de nos valeurs et de nos biens ». « C’est un débat loin d’être terminé », a-t-il ajouté. « Nous voulons favoriser un débat public sur cette question-là », a encore affirmé le Premier ministre.

(Avec AFP)

 

Création de cinq chaînes sportives par Altice

Création de  cinq chaînes sportives par Altice

Après avoir remporté les droits de diffusion du foot anglais, Altice s’apprête à lancer cinq chaînes payantes de télévision sportive ;  une épine dans le pied de Canal+ qui ne s’est toujours pas si Altice  l’autorisera aussi  à diffuser les matchs de la première League. Ces chaînes, qui seront réalisées avec les équipes de NextRadioTV (maison-mère de BFMTV et de RMC, et propriété du groupe Altice comme SFR) seront thématiques. Une chaîne « premium », avec notamment la diffusion du championnat anglais de football (Premier League), dont les droits ont été acquis en novembre par SFR, va ainsi être créée. Le groupe souhaite également lancer une chaîne multisports, une dédiée aux sports extrêmes, une autre aux sports de combat et enfin une chaîne dédiée aux événements en 4K (très haute définition). Ces chaînes ne seront pas réservées aux clients de SFR mais proposées à tous, dans une logique de non-exclusivité et de synergie entre contenus et télécoms. Cette stratégie a déjà été adoptée par Patrick Drahi dans d’autres pays, à l’instar du Portugal, où Altice a acquis fin 2015 pour dix ans les droits du club FC Porto, vice-champion du Portugal, pour près de 460 millions d’euros, après avoir acquis fin 2014 Portugal Telecom, l’opérateur historique du pays. Pour préparer ces lancements, l’AFP rapporte -selon une source proche du dossier- que le groupe aurait déjà engagé une cinquantaine de journalistes, venus notamment de l’Equipe 21. Le groupe SFR s’est refusé à tout commentaire, renvoyant à une conférence de presse prévue mercredi matin avec Michel Combes, PDG de SFR et Alain Weill, PDG de NextRadioTV. Altice n’a vraisemblablement pas l’intention de refréner son appétit. Dans un courrier aux abonnés envoyé début avril, SFR a annoncé la création prochaine d’une chaîne d’info baptisée « SFR News ». Selon le JDD, Patrick Drahi devrait révéler, ce mercredi, le regroupement dans l’opérateur télécoms de ses activités médias, détenues à titre personnel et via son groupe Altice, dont BFMTV, Libération et l’Express.

(Avec AFP)

 

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Moral des chefs d’entreprise en hausse

Moral  des chefs d’entreprise en hausse

 

Un moral en légère hausse mais à un niveau encore relativement bas. Le sondage mensuel OpinionWay réalisé auprès de plus de 600 chefs d’entreprise pour la CCI France, La Tribune et Europe 1, le prouve. Ils sont plus nombreux que lors des premiers mois de 2016 à penser « que ce sera mieux demain ou qui ont confiance dans leur entreprise ou qui pensent augmenter le nombre de salariés », indique l’enquête. Plus précisément 37 % des chefs d’entreprise citent l’optimisme comme l’un des qualificatifs de leur état d’esprit actuel (contre 29 % en mars), 25 % la sérénité (15 % en mars), 23 % la confiance (21 % en mars) et même 10 % l’audace (7 % en mars). A l’inverse, les qualificatifs relatifs au pessimisme sont moins présents qu’auparavant dans l’état d’esprit des chefs d’entreprise. 37 % se sont notamment déclarés inquiets (contre 43 % en mars), 25 % méfiants (28 % en mars) et 12 % angoissés (19 % en mars). Cette dynamique d’optimisme reste, comme depuis le début de l’année, plus importante chez les chefs d’entreprise de 0 à 9 salariés que chez ceux qui ont plus de 10 salariés. Et si l’on prend par secteur, ce sont les chefs d’entreprise qui exercent dans les services qui sont les plus optimistes. A l’inverse, les plus inquiets sont, de loin, les chefs d’entreprise du secteur de la construction, malgré des signes de reprise dans leur activité. Sur le terrain de l’emploi, 88 % des chefs d’entreprise interrogés envisagent de maintenir le nombre de leurs salariés, soit deux points de plus qu’en mars. Alors que 4 % d’entre eux disent qu’ils vont réduire leurs effectifs, soit 2 points de moins qu’en mars. Et ils ne sont que 8 % à envisager d’augmenter le nombre de leurs salariés, une part stable par rapport à mars. Étonnement, c’est dans le secteur de la construction que les entreprises pensent qu’elles vont le plus accroître leurs effectifs. Un état d’esprit confirmé par les chiffres récents de l’intérim. Par ailleurs, l’ambition « réformiste » du gouvernement est majoritairement soutenue par les chefs d’entreprise français. Selon le sondage OpinionWay, ils estiment, pour 52 % d’entre eux, qu’il faudrait continuer à réformer le système économique, quitte à provoquer une situation de blocage dans le pays. Et sur le fond, « les chefs d’entreprise restent convaincus que la mesure la plus urgente reste la baisse des charges (74%), quand les conditions de licenciement ne s’imposent que pour 5 % », indique l’étude OpinionWay. Dans ce contexte, la loi Travail n’est pourtant plus soutenue que par 39 % des chefs d’entreprise, contre 47 % en mars. Et ils restent très attachés, pour 89 % d’entre eux, à la possibilité de négocier au sein de chaque entreprise pour organiser production et temps de travail, un point sur lequel le gouvernement n’a pas pleinement cédé aux sirènes des organisations patronales, en continuant d’imposer la pratique du mandatement syndical (un salarié désigné par un syndicat pour négocier) en l’absence d’un délégué syndical. Enfin, les chefs d’entreprises soutiennent toujours le rétablissement de l’apprentissage dès 14 ans (sic) et l’assouplissement des horaires de travail des apprentis (78 %), ou encore l’extension du forfait jours aux petites et moyennes entreprises qui n’ont pas pu signer d’accord sur cette question (72 %).

 

(Les Echos)

Recul relatif du chômage

Recul relatif du chômage

 

Un recul important en mars mais relatif. Une évolution qui découle d’une légère amélioration de l’économie mais surtout des suppressions d’inscription à Pôle emploi. Au total sur trois mois une diminution du chômage de 0, 4 % mais qui provient pour une large part d’ une nette augmentation des cessations d’inscription pour défaut d’actualisation (+8,3%) et entrée en stage (+9,3%). Une diminution donc à relativiser après l’augmentation du chômage constaté en février et surtout en raison des 600 000 emplois supprimés depuis le début du mandat de François Hollande (à mettre en relation avec les 60 000 chômeurs de moins de mars). Le chômage a donc reculé de 1,7% en mars en France, sa plus forte baisse depuis septembre 2000, mais cette diminution du nombre de chômeurs n’exerçant aucune activité s’accompagne d’une nette hausse de ceux exerçant une activité réduite, selon les chiffres publiés mardi par le ministère du Travail et de la suppression des inscriptions. Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) s’est contracté de 1,7% sur un mois, à 3.531.000, soit 60.000 personnes de moins qu’à fin février. Un recul d’une telle ampleur est inédit depuis septembre 2000. En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle Emploi n’a diminué que de 0,2%, soit 8.700 personnes de moins qu’en février, à 5.454.100 (5.767.700 en incluant les départements d’Outre-mer, également en recul de 0,2%). Ces deux catégories ont en effet vu leurs effectifs progresser de 2,7% sur un mois en mars pour atteindre de nouveaux records, avec un cumul de 1.923.100 personnes (+51.300). Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi a progressé de 0,5% pour la catégorie A et affiche une hausse de 3,0% en prenant en compte les catégories B et C. En février, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A avait atteint un nouveau record sous l’effet d’une progression de 1,1%, avec une augmentation de 0,1% pour les catégories A, B et C. Depuis l’été dernier, le nombre d’inscrits à Pôle emploi en catégorie A a connu une alternance de hausses et de baisses dans une fourchette étroite suggérant une amorce de stabilisation. La ministre du Travail Myriam El Khomri, qui préfère s’attacher à une évolution trimestrielle plus révélatrice de la tendance, a salué dans un communiqué « la première baisse trimestrielle significative depuis le dernier épisode de reprise de 2010-2011″ en soulignant que le nombre de demandeurs d’emploi sans activité avait diminué de 50.000 (-1,4%) depuis le début de l’année. Par tranche d’âge, pour les trois catégories A, B et C, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi a diminué de 0,4% chez les moins de 25 ans, reculé de 0,2% pour les 25-49 ans mais progressé de 0,1% chez les 50 ans et plus sur le mois. Sur un an, le repli s’élève à 2,9% pour les jeunes mais la tranche des 25-49 ans enregistre une hausse de 2,7% et les seniors connaissent une progression de 7,7%. Le nombre de chômeurs inscrits depuis plus d’un an à Pôle emploi, considérés comme chômeurs de longue durée, s’est stabilisé en mars, à 2.483.600, mais augmente de 0,6% sur le trimestre et de 7,5% sur un an. Sur les trois mois à fin mars, les entrées à Pôle Emploi dans les catégories A, B et C ont augmenté 0,4% par rapport au trimestre précédent (+1,6% sur un an), notamment sous l’effet d’un bond des premières entrées (+16,5%). Les sorties ont enregistré dans le même temps et sur le même périmètre une progression de 5,1% sur trois mois (+8,9% sur un an), avec en particulier une nette augmentation des cessations d’inscription pour défaut d’actualisation (+8,3%) et entrée en stage (+9,3%).

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