Le traité transatlantique menacé par la France ?

Le traité transatlantique menacé par la France ?

Une double opposition de la France vis-à-vis de l’administration américaine et vis-à-vis de l’Europe. La France considère que cet accord transatlantique qui doit libéraliser les échanges entre l’union européenne et les États-Unis manque de transparence et de réciprocité. L’union européenne, elle,  considère que la plupart des problèmes ont été réglés, une position largement soutenue par Angela Merkel qui veut accroître ses échanges avec les États-Unis. Côté français on souhaite protéger l’agriculture, les normes environnementales et obtenir la réciprocité pour l’ouverture des services publics. Enfin et peut-être surtout le risque est de déposséder les pays européens de leur souveraineté au profit de tribunaux arbitraux qui se substitueraient à la justice actuelle. Un enjeu considérable dans les conséquences sont encore mal mesurés tellement la négociation a été confisqué par les technocrates et les lobbys. Donc La France a menacé mardi de bloquer les négociations entre l’Union européenne et les Etats-Unis pour conclure un traité de libre-échange transatlantique (Tafta) si des progrès significatifs ne sont pas réalisés dans les mois qui viennent. « J’ai indiqué en septembre dernier que si les choses n’avançaient pas, il fallait envisager l’arrêt des négociations. Cette option est toujours sur la table, très clairement », a déclaré à Reuters le ministre du Commerce extérieur, Matthias Fekl, en marge d’un colloque du Medef sur ce dossier. « La France n’acceptera pas d’accord au rabais, ce qui compte dans un accord c’est le fond, ce n’est pas de conclure à tout prix avant telle ou telle échéance électorale américaine », a-t-il ajouté alors que s’ouvre la semaine prochaine à New York le 13e round d’une négociation que la Commission européenne et Barack Obama espèrent conclure avant la fin du mandat du président américain en novembre 2016. « On sent bien que certains veulent à tout prix conclure avant les échéances américaines, ce n’est pas l’approche française », a-t-il poursuivi sans citer de pays. Ses propos font écho à ceux prononcés jeudi dernier sur France 2 par François Hollande, président d’une France qui a toujours été méfiante vis-à-vis des traités de libre-échange. « La France peut toujours dire non », avait-il assuré. « La France, elle a fixé ses conditions, la France elle a dit s’il n’y a pas de réciprocité, s’il n’y a pas de transparence, si pour les agriculteurs il y a un danger, si on n’a pas accès aux marchés publics et si en revanche les Etats-Unis peuvent avoir accès à tout ce que l’on fait ici, je ne l’accepterai pas. » La conclusion d’un accord considéré par la gauche de la gauche comme un risque pour l’agriculture française et un cheval de Troie pour les OGM et le boeuf aux hormones américains est politiquement délicate en France à un an de la présidentielle. « Il y a des gens qui sont contre un traité de libre-échange avec les Etats-Unis parce que c’est libre, parce que c’est du commerce et parce que ce sont les Etats-Unis », souligne un responsable européen de haut rang. En Allemagne et en Autriche, la contestation du traité est également très vive, même si la chancelière Angela Merkel s’est engagée à fond pour la conclusion de l’accord. (Avec Reuters)

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