Archive mensuelle de mars 2016

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Actu, infos, économie, social, politique: articles les plus lus

Actu, infos, économie, social, politique: articles les plus lus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Production industrielle japonaise : yo-yo et baisse

Production industrielle japonaise : yo-yo  et baisse

 

La production industrielle japonaise a rebondi de 3,7% en janvier par rapport à décembre, sa plus forte hausse depuis un an, selon des données publiées lundi par le ministère du Commerce. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une progression de 3,3%, après la baisse de 1,7% annoncée pour décembre. Les industriels interrogés par les services du ministère restent toutefois prudents pour les prochains mois, tablant en moyenne sur un repli de 5,2% en février suivi d’une hausse de 3,1% en mars. Sur cette base, la production industrielle reculerait de 0,3% sur le trimestre par rapport aux trois mois précédents, reflétant une demande toujours faible et la prudence des industriels face aux turbulences sur les marchés financiers. L’autre statistique publiée lundi au Japon a fait ressortir un troisième mois consécutif de baisse des ventes au détail en janvier, de 1,1% sur un mois et de 0,1% sur un an. La consommation privée représente environ 60% du produit intérieur brut japonais, lequel a affiché au quatrième trimestre une contraction plus forte que prévu de 1,4% en rythme annualisé (-0,4% en séquentiel).

Plan emploi : aucun impact pour les petits patrons et moral en baisse

Plan emploi : aucun impact pour les petits patrons et moral en baisse

 

Les petits patrons ne croient pas à la réussite du plan emploi, ils sont par ailleurs assez pessimistes  sur les perspectives d’activité. Deux mesures cependant leur paraissent efficaces pour favoriser l’emploi à savoir :  la baisse de la fiscalité et la réforme de l’apprentissage. Seuls 20% des 1.002 dirigeants d’entreprise de moins de 20 salariés interrogés dans le cadre du « baromètre des TPE » Fiducial-IFOP estiment que ce plan permettra une relance de l’emploi avant la prochaine élection présidentielle, alors que le président de la République a conditionné une éventuelle candidature en 2017 à une inflexion du chômage d’ici là. La majorité d’entre eux (60%) estiment que ces mesures n’auront aucun impact. Dans le détail, seuls le développement de l’apprentissage et le remplacement du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) par une baisse de cotisations sont jugés efficaces par une majorité d’entrepreneurs, avec respectivement 62% et 54% d’avis positifs. Ils sont en revanche peu nombreux à s’attendre à ce que les autres mesures annoncées portent leurs fruits en termes de lutte contre le chômage, qu’il s’agisse de la prime à l’embauche de 2.000 euros pour les salaires compris entre un et 1,3 smic (22%), du plan massif de formation de 500.000 chômeurs (37%) ou du plafonnement des indemnités prud’homales (43%). Ce sondage met également en évidence une nouvelle dégradation du moral des petits patrons. Ils ne sont que 20% à se déclarer optimistes pour le climat général des affaires en France (soit un recul de neuf points en six mois) et 44% à éprouver un tel sentiment pour leur propre activité (en baisse de sept points en six mois). Cette inquiétude est confirmée dans une autre enquête réalisée par OpinionWay pour CCI France auprès de 605 dirigeants de TPE et PME, dont seuls 52% se disent confiants sur les perspectives de leur entreprise pour les douze mois à venir. Il s’agit d’un plus bas d’un an, relèvent les auteurs de cette « grande consultation des entrepreneurs » réalisée par téléphone du 8 au 23 février. L’enquête Fiducial-Ifop, également effectuée par téléphone, a porté sur un échantillon de 1.002 dirigeants de TPE de moins de 20 salariés (hors micro-entrepreneurs, ex-auto-entrepreneurs) interrogés du 28 janvier au 15 février.

 

((Avec Reuters)

Les jeunes contre la loi Travail le 9 mars, un nouveau CPE ?

Les  jeunes contre la loi Travail le 9 mars, un nouveau CPE ?

 

Le 9 mars pourrait être un moment important dans le processus de mobilisation contre la loi travail du gouvernement. En effet les jeunes ont décidé d’une journée de protestation le 9 mars pour obtenir le retrait de la loi travail.  Devant la montée de la contestation le gouvernement a décidé de décaler l’examen du projet de loi de 15 jours à fin d’organiser une concertation qui n’avait pas eu lieu avant l’élaboration du texte. Pas sûr cependant que cela soit suffisant pour apaiser le climat. De ce point de vue cette protestation des jeunes le 9 mars pourrait constituer un premier test pour le gouvernement, un autre étend prévu avec la journée de mobilisation de fin mars. Les maladresses et la brutalité de Manuel Valls ont déjà coûté très cher en termes de popularité puisque Hollande et Valls n’ont jamais été aussi impopulaires : 83 % de défiance vis-à-vis de François Hollande et 70 % vis-à-vis de Manuel Valls dans un sondage Harris paru ce matin. Encore de forte mobilisation, il se pourrait bien que ce projet de loi connaisse le sir de l’ancien CPE d’autant plus que pour l’instant le gouvernement ne dispose pas de majorité pour faire voter en état ce projet  Une vingtaine d’organisations de jeunesse appellent à une journée d’actions et d’initiatives le 9 mars pour exiger le retrait de la loi Travail, malgré le report de la présentation du texte en conseil des ministres au 24 mars. Cette mobilisation sera le prélude d’une grande journée de manifestations le 31 mars que préparent conjointement à la fois les mouvements de jeunes et des syndicats de salariés, a-t-on appris auprès de plusieurs organisations. Le report de l’examen du projet du 9 au 24 mars décidé par le Premier ministre Manuel Valls « est une première victoire mais nous voulons mettre encore plus la pression », a dit à Reuters Pauline Collet, porte-parole du syndicat étudiant Unef. « L’annonce par Manuel Valls du report de la présentation du projet de loi « El Khomri » en conseil des ministres, est un premier recul à mettre à l’actif de la mobilisation montante », écrit-elle dans un communiqué. La jeunesse s’est emparée de la colère d’une partie de la gauche contre le projet du gouvernement, espérant pouvoir « faire reculer le gouvernement », comme lors de la lutte contre le contrat de première embauche (CPE) il y a dix ans. « Le contenu de ce projet, directement inspiré des revendications du Medef, représente un véritable retour au siècle dernier pour le monde du travail avec une fois de plus les jeunes comme cibles favorites », écrit un collectif d’organisations. Celui-ci comprend notamment l’UNEF, Solidaires Etudiant-e-s, l’Union nationale lycéenne (UNL), la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), la Jeunesse ouvrière chrétienne, et les organisations de jeunes des partis de gauche, dont les jeunes socialistes. Dans une tribune publiée lundi, sur le site Francetv info, Benjamin Lucas, le président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), appelle le gouvernement à « stopper la dérive libérale, la surenchère sécuritaire et identitaire, dans les mots et dans les actes ».

(Avec Reuters)

Popularité : un sondage catastrophique pour Myriam El Khomri

Popularité : un sondage catastrophique pour  Myriam El Khomri

 

 

Si la mobilisation contre le projet loi travail continue de monter, il se pourrait bien que la ministre du travail Myriam El Khomri fasse les frais de la débâcle politique qui se prépare.  Selon un sondage Harris Interactive la ministre du travail recueille seulement 11 % d’opinions positives. En cause surtout les interrogations relatives à la loi du travail qui assouplit notamment les conditions de licenciement pour l’employeur. Aussi sans doute la relative incompétence d’une ministre peut préparée  à gérer un ministère complexe et conflictuel. Les critères qui ont prévalu pour son choix au ministère du travail (jeunes, femmes, et issus de l’immigration) sont en effet insuffisant pour justifier d’une capacité à gérer la difficile problématique de l’emploi. De toute évidence François Hollande a commis une grave erreur de casting. Pas étonnant l’intéressé, une fonctionnaire, n’a jamais pratiquement travaillé dans la production, autant dire qu’il lui est difficile de mettre en place une régulation pertinente des réalités du marché du travail. Derrière les personnalités politiques les plus mals aimés on trouve après Mary Myriam elle comme riz Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS (10%), Jean-François Copé (10%), et… Jean-Vincent Placé, le nouveau secrétaire d’Etat chargé de la réforme de l’Etat, avec un petit 8%. À l’inverse parmi ceux qui sont le plus apprécié on trouve Juppé cinq points, avec 46% (points)  d’opinions positives, devant François Bayrou (37%, stable) et Christiane Taubira (31%). Bruno Le Maire gagne deux points à 30%, et Martine Aubry en perd un à 29%.  L’ex-président de la République perd lui deux points à 20% d’opinions favorables, à égalité avec Marine Le Pen (-2), Marion Maréchal Le Pen (stable), et Nicolas Dupont-Aignan (+2). D’autres personnalités de son propre parti recueillent plus d’opinions positives : François Fillon (29%, -1), Xavier Bertrand (29%, stable), Nathalie Kosciusko-Morizet (23%, -2), Valérie

Sondage popularité : Hollande et Valls au plus bas historique

Sondage popularité : Hollande et Valls au plus bas historique

Jamais la confiance n’a été aussi basse tant pour François Hollande que pour Manuel Valls dont la popularité s’écroule dans le dernier sondage deux Harris interactive. 83 % de défiance pour François Hollande et 70 % pour Manuel Valls La cote de confiance de François Hollande dégringole de sept points en un mois, à 17%, et celle de Manuel Valls en perd trois à 29%, pour atteindre leur plus bas niveau depuis leur entrée en fonction, selon un sondage Harris Interactive publié ce lundi.  La confiance dans le chef de l’Etat et son Premier ministre n’avait jamais été aussi faible depuis l’automne 2014 et baisse de manière continue depuis les attentats de novembre. Plus de quatre Français sur cinq (83%, +7 par rapport à janvier) ne font pas confiance à François Hollande en tant que chef de l’Etat et sept sur dix (70%, +2) pas confiance à Manuel Valls à Matignon, selon cette enquête pour le site Délits d’Opinion. François Hollande perd 18 points auprès des sympathisants PS, mais ils sont encore 55% à lui faire confiance. Les sympathisants du Front de gauche ne sont plus que 13% à lui accorder leur confiance. Les catégories socioprofessionnelles supérieures lui font plus confiance (18%) que les «catégories populaires» (15%). Enfin, ce sont les Français de moins de 35 ans qui restent les plus fidèles (19%), les moins enthousiastes étant les plus de 65 ans (14% lui font confiance).  Le Premier ministre trouve des soutiens plus variés dans les différentes catégories de la population. Ainsi, 29% des moins de 35 ans et 29% des des 35-49 ans lui accordent leur confiance et ce score monte à 32% chez les 65 ans et plus. Manuel Valls séduit davantage les catégories populaires que François Hollande : 29% lui font confiance contre 25% des sondés des catégories supérieures. Enfin, il ne perd que 6 points auprès des sympathisants PS qui sont 65% à lui faire confiance. Et Manuel Valls recueille un bon capital chez… les Républicains avec 27%, beaucoup plus que chez les sympathisants du Front de Gauche (15%) !

 

Nucléaire : La loi de transition énergétique déjà morte !

Nucléaire : La loi de transition énergétique déjà morte !

Avec la décision de Ségolène Royal d’autoriser la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires de 10 ans, de fait la loi de transition énergétique est déjà morte. Une loi pourtant votée en août 2015 ! Cette loi prévoyait de faire tomber à 50 % en 2025 la part de l’énergie tirée du nucléaire et à 30 % en 2030 celle tirée des énergies fossiles ou encore augmenter à 32 % à horizon 2030 la part des énergies renouvelables.  : Le parc existant en France a 30 ans d’âge moyen et la durée de fonctionnement de ce parc jusqu’à 50 ans, (voire jusqu’à 60 ans. Comme le propose le PDG d’EDF).  26 des 58 réacteurs français atteindront 40 ans d’ici à 2025. En réalité pratiquement aucun réacteur français ne sera arrêté en 2025. Au contraire leur durée de vie sera prolongée de 10 à 20 ans reportant encore beaucoup plus loin la réduction de la part de l’énergie tirée du nucléaire. De toute manière les objectifs fixés dans la loi de transition énergétique étaient déjà assez illusoires et  désormais deviennent complètement utopiques d’autant que la France n’a pas mis en place une véritable stratégie de développement des énergies renouvelables à la hauteur des enjeux. « Oui, je suis prête à donner ce feu vert, sous réserve de l’avis de l’Autorité de sûreté nucléaire ». La sortie de Ségolène Royal n’est pas passée inaperçue. La ministre de l’Écologie a indiqué qu’EDF pourrait allonger de dix ans la durée de vie de ses centrales nucléaires et s’est dit « prête à donner le feu vert » à cette nouvelle durée de vie qui passerait de 40 à 50 ans. Interviewée sur France 3, la pensionnaire de la rue de Grenelle a ainsi évoqué une énergie de « meilleur marché » grâce à des centrales nucléaires « déjà amorties ». Le patron d’EDF, Jean-Bernard Levy, avait déjà affirmé mi-février que « l’État avait donné son accord pour que nous modernisions le parc actuel de façon à ce que la durée de vie qui a été conçue pour 40 ans, nous la montions à 50 et 60 ans, sous réserve que la sécurité nucléaire soit garantie« .  Face à la crise financière dramatique d’EDF pas d’autre solution que le prolongement des centrales actuelles ;  ce que vient de décider dimanche. , la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, une prolongation la durée de vie des centrales nucléaires françaises de 40 à 50 ans. Cette annonce fixée par un décret pluriannuel de l’énergie serait quasiment rédigée.   Du côté d’EDF, cette mesure était attendue alors que la société s’apprête à lancer un grand carénage. Cette opération devrait représenter un coût de 50 milliards d’euros sur dix ans selon EDF. La Cour des Comptes tablerait plutôt sur un coût de 100 milliards d’euros sur 15 ans. De toute manière la situation financière d’EDF est dramatique.  Récemment le patron d’EDF à ouvert la porte à de nouvelles modalités de financement du nucléaire. Et pour cause !  L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France comme dans le monde. Discrètement mais sûrement le patron d’EDF ouvre le débat pour un changement des modalités de financement des centrales nucléaires. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. Conclusion compte tenu de la situation financière catastrophique d’EDF il y a d’autres solutions que de prolonger la durée de vie du parc existant de 10 à 20 ans et d’augmenter le prix de l’électricité. Et la réduction de la part de l’électricité d’origine nucléaire à 50 % est reportée à l’horizon de 2050 voire au-delà.

La France conteste le traité transatlantique

La France conteste  le traité transatlantique

 

À juste titre la France conteste la légitimité de la démarche en cours concernant le traité transatlantique. Un traité qui n’est pas anodin puisqu’il va concerner 40 % du pub mondial. L’objectif est de libéraliser les échanges entre l’Europe et les Etats-Unis, s un traité ultralibéral qui permettra de s’affranchir des réglementations nationales et même européennes et qui permettra aussi de traiter des différents par voie arbitrale dessaisissant ainsi de leur souveraineté les états comme l’Europe. Ainsi les trois quarts des réglementations relatives aux dimensions économiques, sociales, environnementales, sanitaires pourront être remises en question. Au-delà du fond, c’est aussi la démarche qui remise en question puisque ce traité transatlantique est négocié dans le plus grand secret entre les États-Unis et la commission européenne sans que les Etats et leur mot à dire (le détail de l’avancée des négociations n’est même pas connu par les Etats). En outre la commission européenne voudrait rendre applicable ce traité sans même l’approbation des pays membres de l’union économique. Autant dire par exemple que la mise en œuvre d’un tel traité dans son état actuel serait de nature à tuer définitivement l’agriculture française. C’est pourquoi Matthias Fekl. Secrétaire d’État au Commerce estime que Le traité transatlantique ne doit pas être adopté uniquement par les législateurs de l’Union européenne, mais également par les parlements nationaux de tous les États membres.  Alors que le 10e round de négociation sur le traité transatlantique s’est ouvert le 22 février à Bruxelles, la question du statut juridique du futur accord est devenue un sujet d’interrogation en France. Paris  souhaite en effet que le TTIP soit un « accord mixte », c’est-à-dire nécessitant la ratification du Conseil et du Parlement européen, mais aussi de l’ensemble des 42 parlements nationaux des États membres, un point juridique qui n’est pour l’instant pas garanti. Le statut juridique de l’accord commercial entre l’UE et les États-Unis pourrait s’inspirer de celui du CETA, le traité de libre-échange conclu avec le Canada. Un point d’agenda provisoire du Conseil des Affaires étrangères du 13 mai 2016 prévoit une « décision sur la signature et l’application provisoire » du CETA, ce qui permettrait « d’appliquer immédiatement tout ou partie de cet accord, de façon dite ‘provisoire’, avant même que les Parlements nationaux [...], puissent se prononcer et valider ou rejeter le CETA », a dénoncé l’ONG Foodwatch dans une lettre ouverte à Matthias Fekl.  «Matthias Fekl et le gouvernement doivent prendre ouvertement position contre un passage en force. Car une possible entrée en vigueur de l’accord CETA sans consultation des parlementaires représente un « coup d’État démocratique », pour reprendre l’expression du ministre Fekl à propos du traité transatlantique.»

Loi Travail: erreur historique (le conseiller démissionnaire de la ministre du travail)

Loi Travail : erreur historique (le conseiller démissionnaire de la ministre du travail)

« Ce projet de loi est une erreur historique », assure Pierre Jacquemain qui a démissionné du cabinet de la ministre du travail. L’ancien conseillé de Myriam el Khomri révèle par ailleurs ce qu’on savait depuis longtemps à savoir que ces Matignon qui décident du contenu de la stratégie en matière d’emploi. Dernier exemple en date la déclaration Manuel Valls lui-même de décaler le débat d’une quinzaine de jours mettant en quelque sorte à nouveau en porte-à-faux la ministre du travail même pas informée de cette décision. On se souvient par ailleurs que l’interview donnée par la ministre du travail aux Échos pour annoncer la future loi avait été pilotée par Valls lui-même qui avait même demandé que soit évoquée la possibilité de l’utilisation du 49-3. Plus tard à la demande même de Valls,  la ministre du travail avait dû se rétracter sur ce point. Dans une interview à L’Humanité,  l’ancien conseiller de Myriam elle connerie Dans cette interview, Pierre Jacquemain assène un coup très dur à Myriam El Khomri, assurant que ce n’est pas elle qui prend les décisions, mais Manuel Valls.  »J’ai peu à peu compris que nous perdions la bataille. En réalité, la politique du ministère du Travail se décide ailleurs, à Matignon. C’est le Premier ministre qui donne le ton ». Une opinion qui prend une dimension toute particulière ce 29 février puisque c’est bien Manuel Valls et non Myriam El Khomri qui a annoncé le report de la loi Travail à la fin mars, afin de « lever un certain nombre d’incompréhensions ».    »C’est une régression en matière de droits sociaux, dans la mesure où de nombreux acquis des travailleurs pourront être renégociés à l’échelle des entreprises, où le rapport de force est systématiquement défavorable aux salariés. C’est un non-sens économique, parce qu’il n’est pas prouvé que cette loi créera de l’emploi« . 

Projet de loi travail : « rééquilibrer le texte » (Berger, CFDT)

Projet de loi travail : « rééquilibrer le texte » (Berger, CFDT)

 

Dans le Parisien Laurent berger de la CFDT réaffirme que faciliter les licenciements pour embaucher est une erreur et réclame un sérieux rééquilibrage du texte.

 

Le recul de 15 jours de la loi, c’est uen avancée ?

Laurent Berger. C’est une première étape. Nous avons gagné l’ouverture d’une concertation. Depuis l’automne, il y a eu des discussions avec le gouvernement, mais pas sur tous les aspects du texte. Et j’ai découvert l’avant-projet de loi dans les colonnes du Parisien, cela pose un souci ! Je n’appelle pas ça une concertation. L’enjeu maintenant pour nous est de pouvoir rééquilibrer ce texte. Les deux objectifs de cette loi doivent être le renforcement de la négociation collective et des syndicats dans l’entreprise, et l’amélioration des droits rattachés à la personne  à travers le compte personnel d’activité. Partir de l’idée que pour créer de l’emploi il faille faciliter le licenciement et réduire les droits des salariés, c’est mentir aux Français et faire fausse route. Dire cela ce n’est pas non plus accepter le statu quo actuel.

 

Le premier ministre parle d’«incompréhensions», l’Elysée de manque de «pédagogie»… Et vous ?.

La CFDT a bien compris ce qu’il y avait dans le texte. Il n’y a pas un problème d’ «incompréhensions» mais de désaccords qui doivent être absolument corrigés. La CFDT prendra tous les moyens pour entrer dans une véritable concertation et faire des contre-propositions. Et si nous ne sommes pas entendus, on fera le choix de la mobilisation.

 Quels sont les points inacceptables ?

Nous refusons qu’au détour du renforcement de la négociation collective on en profite pour brader les droits des salariés. Sur le volet du temps de travail, par exemple nous refusons toutes les dispositions qui permettent à l’employeur de décider seul. Concernant le forfait jours, en l’état actuel du texte, une entreprise de moins de 50 salariés pourra décider unilatéralement d’imposer à ses salariés de travailler en forfait jours. Ce n’est pas acceptable. Pour la CFDT, il doit y avoir un principe clair dans le projet de loi : s’il n’y a pas négociation d’un accord d’entreprise, rien ne doit changer. Autrement dit, en l’absence d’accord collectif on maintient le droit existant aujourd’hui en matière de temps de travail.

 Mais comment fait-on dans les petites entreprises où il n’y a pas de syndicats ?

La CFDT va demander un mandatement, comme lorsque les 35 heures ont été mises en oeuvre. Concrètement, dans les PME de moins de 50 salariés, pour qu’il y ait un accord d’entreprise, il devra être négocié seulement avec des salariés mandatés par des organisations syndicales. L’un des problèmes posés par ce texte, c’est la différence de traitement entre les entreprises de plus de 50 salariés et celles de moins de 50.

 

 Quels sont les autres points de désaccord, les chiffons rouges ?

Concernant le travail des apprentis de moins de 18 ans autorisés dans le projet de loi à travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine par simple information de l’employeur à l’inspection du travail, la CFDT est contre. Le gouvernement doit rétablir de la demande d’autorisation de l’inspection du Travail, comme c’est le cas aujourd’hui. Nous demandons par ailleurs le retrait pur et simple des dispositions sur les indemnités prud’homales.

 

 Et sur le licenciement économique, un volet ajouté à la dernière minute ?

C’est inacceptable en l’état. Le périmètre sur lequel le plan social est calculé pour les entreprises multinationales ne nous convient pas: il ne doit pas se limiter à la filiale française de l’entreprise, sinon c’est la porte ouverte au dumping social. Quant à la définition du licenciement économique, la CFDT est d’accord pour la faire évoluer en lien avec la jurisprudence. Mais au lieu de retenir la notion de quatre trimestres de baisse du chiffre d’affaire consécutif, il faut passer à six trimestres. Enfin, la partie concernant la préservation et le développement de l’emploi doit aussi être revue.

 Qu’attendez-vous de la réunion syndicale prévue après-demain ?

On souhaite définir avec les organisations syndicales ce qui est inacceptable, ce qui doit être retiré, modifié. Et aussi décider de ce qui doit être amélioré, comme le compte personnel d’activité (CPA) pour lequel la CFDT s’est battue, avec d’autres syndicats. Par exemple, nous souhaitons une généralisation du compte-épargne temps pour les salariés, intégré dans le CPA.

 Plusieurs appels à la mobilisation sont lancés pour le 9 mars. Faut-il les suspendre ?

Ce n’est pas à la CFDT de dire aux autres ce qu’ils doivent faire. Certains demandent le retrait du projet de loi. Moi je suis déterminé à me battre pour améliorer le texte. Chacun prend ses responsabilités.

 Le Medef, qui réclame le maintien du projet de loi en l’état, dénonce une «intoxication» des syndicats.

Il y a des mesures qui sont inacceptables parce qu’injustes pour les salariés. Elles sont en plus inutiles car inefficaces en terme de créations d’emploi. La question est là, le Medef devrait se la poser. Il faut entendre cela.

 Craignez-vous un mouvement social qui échappe aux syndicats ?

Les salariés et ceux qui aspirent à le devenir, les jeunes, ont besoin de savoir quelles protections ils auront demain et dans quel monde du travail ils vont évoluer. Il est là le risque de désaccord profond. On sent les gens à bout. Et la période n’est pas dénuée de manipulation politique en tout genre.

Myriam El Khomri: une maladie diplomatique ?

 

 

 

Officiellement la ministre du travail ne pourra pas s’exprimer à la télé aujourd’hui pour raisons de santé. Une maladie qui tombe bien , Manuel Valls ne souhaite pas que Myriam Khomri vienne s’exprimer sur un dossier qu’il veut totalement maîtriser. Manuel Valls veut continuer de garder la haute main sur l’évolution du projet de loi et sur d’éventuelles améliorations qui pourraient être acceptées.  D’une certaine façon la ministre du travail est réduite au silence ;  pour preuve le fait que Manuel Valls ait déclaré lui-même le report du débat de 15 jours sur cette loi. D’une certaine façon la ministre du travail à la fois peu expérimentée et peu compétente se trouve écartelé entre les exigences de Valls qui se veut intraitable sur le sujet et le souhait de Hollande d’introduire davantage de souplesse et d’équilibre dans la gestion de la loi en cause. On assiste donc à une nette crispation au sein même du gouvernement. Des ministres comme Ségolène Royal, Jean-Marc Ayrault ou même Emmanuel Macron avait fait savoir la semaine passée qu’ il convenait de faire preuve de davantage de concertation et d’esprit d’ouverture ;  sans doute aussi pour préparer le terrain à François Hollande qui a imposé à Manuel Valls-mais non sans mal – d’ouvrir la concertation et de reculer le débat d’au moins 15 jours. Pour éviter les éventuels dérapages quant à la nature de cette concertation,  Valls punit donc sa ministre du travail en lui interdisant de s’exprimer à la télé. Au lendemain de l’annonce du report de son très controversé loi sur le TravailMyriam El Khomri était très attendue ce mardi matin sur le plateau de France 2. Mais la ministre du Travail a finalement annulé sa venue à la dernière minute. «En raison d’un souci de santé, Myriam El Khomri ne sera finalement pas présente aux 4 Vérités», a annoncé sur Twitter le journaliste de France 2 Guillaume Daret qui devait l’interroger. D’après les informations du journaliste du «Monde» Thomas Wieder, la ministre a fait «un petit malaise» ce matin et a été «conduite à l’hôpital pour des examens». Céline Kallman pour Europe 1 précise que les rendez-vous de Myriam El Khomri avec les partenaires sociaux ont également été annulés.  Lundi, le gouvernement a rétropédalé et annoncé le report de deux semaines de la présentation du projet de loi sur le Travail, pour retravailler le texte et répondre à la forte opposition des syndicats et d’une partie de la gauche. Le texte sera présenté en Conseil des ministres le jeudi 24 mars au lieu du 9 mars, date initialement prévue

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