Archive mensuelle de mars 2016

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Primaire à droite cadenassée par Sarkozy

Primaire à  droite cadenassée par Sarkozy

 

En délicatesse dans les sondages, Sarkozy cadenasse de plus en plus les primaires. Objectif éviter  la candidature de certains qui pourraien t lui faire de l’ombre. Il faut reconnaître que la multiplicité des candidatures ne clarifie pas non plus la situation. L’enjeu pour Sarkozy c’est de réduire le parrainage et le vote des sélecteurs au seul champ des républicains écartant ainsi le plus possible une ouverture vers les électeurs du centre voire de la gauche. Bref du tripatouillage qui ne grandit pas le concept de primaire ouverte et qui confirme la mainmise du parti sur l’organisation de cette consultation. S’agissant des parrainages, le bureau politique du parti d’opposition s’est prononcé à une large majorité (76 voix pour, six contre, une abstention) pour une « précision » du règlement, qui ne disait rien de la couleur politique des « parrains ». Désormais, les parrains devront signer la Charte d’adhésion aux valeurs républicaines de la droite et du centre, à l’instar des futurs votants. Face à la difficulté de réunir les parrainages d’au moins vingt parlementaires de sa famille politique, Nathalie Kosciusko-Morizet avait évoqué la possibilité d’en glaner chez les centristes et les écologistes. Lors de la réunion, la députée de l’Essonne, qui s’estime la cible d’une cabale de Nicolas Sarkozy et de ses principaux rivaux, a dénoncé un « tripatouillage » rédhibitoire, selon elle, pour les électeurs. Elle a notamment reçu l’appui de Dominique Bussereau, un soutien d’Alain Juppé, qui a souligné la nécessité d’ »accueillir les déçus de la gauche », et d’Henri Guaino, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, qui a jugé peu « correct » de changer les règles du jeu en cours de route, ont dit des participants. Un candidat à la primaire doit être parrainé par au moins 250 élus répartis sur au moins 30 départements, dont au moins 20 parlementaires, et par au moins 2.500 adhérents sur au moins 15 départements.

Communautarisme, intégrisme, terrorisme : les experts pataugent

Communautarisme, intégrisme,  terrorisme : les experts pataugent

 

 

À lire et écouter les analyses sur ce sujet, il y a tout lieu d’être inquiet car experts et responsables pataugent  sérieusement dans la semoule. Il faut d’abord convenir que les facteurs explicatifs sont nombreux et complexes. On ne peut donc réduire l’analyse à quelques slogans ou quelques explications réductrices. Un des premiers éléments d’explication provient du déni général de la montée de l’intégrisme dans de nombreux quartiers depuis 30 ou 40 ans, cela souvent avec la complicité tacite, voire active, d’élus locaux qui ont acheté la paix sociale contre le développement d’un  communautarisme qui a nourri l’intégrisme ;  avec aussi parfois quelques pensées électoralistes. Mais comme indiqué, les responsabilités sont multiples, celle des pouvoirs publics locaux comme centraux qui ont multiplié des plans banlieues se résumant à la réfection de locaux et la création de zones sportives ou « culturelles » pour occuper des populations désœuvrées. En cause aussi la responsabilité de parents qui ont abandonné leur autorité sur les enfants. Responsable aussi le système éducatif où le gardiennage se substitue souvent aux programmes scolaires. Complices aussi les autorités qui ont laissé s’installer des zones de non-droit et une économie parallèle qui régule la vie économique mais aussi sociétale. La justice aussi trop bienveillante à l’égard des pratiques délictuelles. La crise enfin qui a contribué à déstabiliser encore un peu davantage des zones économiquement déjà défavorisées et à la main-d’œuvre pas ou mal formée. Ces éléments et bien d’autres encore ont agi de manière systémique pour favoriser l’émergence de populations hors-la-loi et même de terroristes. Pour autant la pauvreté qui caractérise ces quartiers où le chômage atteint assez souvent 50 % des jeunes ne saurait en aucun cas donner la moindre légitimité à la violence et en particulier à celle qui s’exprime à travers le terrorisme. la France a déjà connu des périodes de disette et de pauvreté mais jamais cette situation sociale n’a donné lieu à tel rejet des valeurs républicaines et à une telle agressivité. La ghettoïsation évoquée par Manuel Valls à propos de ces quartiers est un concept particulièrement erroné ; en effet ; au départ la population était relativement mixte ensuite compte tenu du climat particulièrement délétère, les couches moyennes françaises ou étrangères, musulmanes ou pas, ont fui ces quartiers et ont été remplacées par des populations qui ont contribué à renforcer le caractère communautariste de ces zones. Il faudra des années  voire une ou deux générations pour gérer ces situations ;  avant cela, encore faudrait-il être capable de faire une analyse pertinente de la problématique. Or la plupart de ceux qui s’expriment sur le sujet ignorent tout des conditions de vie dans ces quartiers, il ne réside pas dans ses HLM qui cumulent toutes les nuisances d’une proximité anarchique.

 

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Foot-Euro 2016 : la sécurité entièrement sous contrôle !! (Valls)….tu parles !

Foot-Euro 2016 : la sécurité entièrement sous contrôle !! (Valls)….tu parles !

 

C’est en substance ce qu’a déclaré Manuel Valls pour assurer l’opinion publique, un Manuel Valls  qui a dû sans doute prendre connaissance des sondages qui démontraient que 70 % des Français étaient pour le maintien de l’épreuve. « La fête pourra donc avoir lieu » concluait le premier ministre ;  une déclaration pour le moins irresponsable dans la mesure où tous les experts savent qu’il est impossible d’éliminer tous les risques dans un lieu se réunisse 50 000 personnes. Dans la mesure aussi où nous avons enregistré une tentative d’attentat récemment au stade de France Face au risque d’attentats, certains prônaient la suppression des fan-zones pendant l’Euro 2016 de football. Une hypothèse écartée par Manuel Valls qui garantit que la sécurité y sera assurée comme dans les stades. Le Premier ministre s’est voulu rassurant ce dimanche dans l’émission Stade 2 sur France 2. La sécurité sera à la hauteur pour l’Euro 2016, y compris dans les fan-zones, ces lieux où les supporters pourront se retrouver pour suivre ensemble les matchs sur des écrans géants. Avec la menace terroriste, plusieurs voix à droite avaient remis en cause leur maintien.   Mais « ce sont des zones qui seront sécurisées, fermées, il y aura des palpations, les sacs seront fouillés et, en même temps, la fête pourra avoir lieu« , affirme Manuel Valls.  »Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, en a discuté avec tous les maires et notamment le président des villes qui organisent l’Euro, il s’agit d’Alain Juppé, pour faire en sorte que la sécurité soit assurée avec les mêmes dispositifs, les mêmes méthodes que ceux que nous connaîtrons pour les stades.« 

Molenbeek : révélateur du déni général d’intégrisme en France

Molenbeek : révélateur du  déni général d’intégrisme en France

 

 

Jusque-là pratiquement inconnu Patrick Kanner, le ministre des sports, est sorti de l’anonymat avec sa phrase choc « Il y a aujourd’hui, on le sait, une centaine de quartiers en France qui présentent des similitudes potentielles avec ce qui s’est passé à Molenbeek ». Une évidence mais qui a mis en émoi toute la classe politique à droite comme à gauche. À droite parce que nombreux d’élus locaux se sentent un peu concerné par l’immobilisme dont ils sont coupables voir leur complicité ; à gauche ; parce qu’un tel  constat constitue un aveu d’échec de la politique des banlieues. Une  émotion toutefois un peu suspect dans la mesure où le phénomène d’intégrisme n’est pas nouveau,  qu’il a pris naissance il y a 30 ou 40 ans et qu’il n’a cessé de s’amplifier.  la réticence à faire un constat objectif de ce phénomène tient aussi à la peur de tutoyer les valeurs de l’extrême droite du coup un peu partout on relativise dans la plus parfaite hypocrisie. À droite par exemple si on conteste à peine la pertinence du propos on critique le ministre des sports considérant qu’une telle déclaration est inopportune dans d’une période où les Français ont besoin d’être rassurés. À gauche on ergote ;  non, ce ne sont pas des quartiers, peut-être des immeubles peut-être des porches. Bref globalement dans la classe politique ça vasouille sérieusement. Difficile pourtant de nier l’existence de zones de non-droit où notamment le trafic de drogue fait office de moyen de régulation économique et sociale. Des quartiers abandonnés par tous les services publics, écoles exceptées où  le gardiennage fait souvent office de programme scolaire. Les facteurs explicatifs sont nombreux les responsabilités aussi et les débats dans les grands médias montrent qu’expert, politiques, responsables locaux sont bien incapables de faire une analyse un peu complète et pertinente. La petite phrase prononcée dans le creux du dimanche de Pâques par Patrick Kanner, n’en donc  finit pas de faire réagir. Dimanche soir, c’est Jean-Christophe Cambadélis, à l’unisson d’autres personnalités de gauche, qui a repris de volée le ministre des Sports, parlant de formule « discriminatoire » et estimant qu’il peut y avoir en France « des poches », « des immeubles » qui présentent des « problèmes » similaires à Molenbeek, épicentre du djihadisme belge, mais pas « des quartiers » entiers. Ce dimanche, c’est la droite qui s’est saisie de la polémique, avec des avis divers. Sur France info, le député Les Républicains Hervé Mariton a jugé que le ministre posait un « diagnostic lucide sur une situation réellement dangereuse ». « La politique de la ville a été d’une très coupable naïveté. On a donné beaucoup d’argent pour des » grands frères « qui ont en réalité déstructuré le civisme davantage qu’ils ne l’ont structuré ». « Il ne faut pas faire d’amalgame » mais « les quartiers sortis de tout contrôle existent », a-t-il conclu, rappelant que gauche et droite partagent les responsabilités. Mais Jean-Christophe Lagarde, président du parti centriste UDI, s’est dit lui « agacé » par la sortie du ministre, « parce que c’est le genre de formule qui débilise, qui mutile le débat politique français ». « Je ne crois pas du tout qu’il y ait des centaines de Molenbeek en France. (…) La vérité, c’est qu’on a des quartiers qui sont ghettoïsés ». Pour lui, Patrick Kanner a dit cela « sans doute pour faire parler de lui… Un ministre inconnu qui arrive ainsi à la Une de l’actualité ». Raphaël Logier, sociologue du fait religieux interrogé par France info ce lundi juge que cette déclaration n’est « pas crédible ». « Ce n’est pas crédible d’annoncer des chiffres de ce genre, qui relèvent plus d’une politique de l’emblème que du sérieux que l’on attendrait des déclarations d’un représentant de l’Etat. D’un côté, on parle de communautarisme, d’un autre côté on parle de chômage, de problèmes économiques », explique Raphaël Liogier. Amar Lasfar, le président de l’UOIF (Union des organisations islamiques de France), dit lui être « d’accord » avec Patrick Kanner. « Il y a des phénomènes de radicalisation partout, pas uniquement dans un certain nombre de quartiers », a-t-il précisé, tout en regrettant une déclaration de nature à « stigmatiser », parce qu’

Réfugiés : Merkel responsable de la pagaille en Europe

Réfugiés : Merkel responsable de la pagaille en Europe

De manière généreuse mais complètement irresponsable Angela Merkel a incité les migrants à rejoindre l’Europe et en particulier l’Allemagne. Du coup devant l’afflux des migrants chaque pays a décidé de reprendre en main sa politique migratoire et cela de manière très contradictoire au point d’ailleurs que maintenant Schengen est devenu à peu près obsolète. L’Allemagne a reçu 1,1 million de réfugiés en un an quand  l’Europe a convenu  de n’accueillir que 160 000 réfugiés ;  mais depuis les choses se gâtent en Allemagne qui se montre incapable de gérer de manière satisfaisante ces flux. En outre l’appel aux migrants de Merkel a suscité certaines oppositions qui se sont traduites d’ailleurs par le recul du parti de Merkel aux élections locales. Maintenant consciente du caractère irresponsable de sa politique l’Allemagne change complètement de stratégie en confiant à la Turquie la gestion de ses flux migratoires. En réalité  Merkel demande maintenant à la Turquie de fermer la porte qu’elle-même ne veut pas bloquer pour ne pas se contredire. Pour cela l’Allemagne a négocié seule et a imposé un marché scandaleux avec la Turquie Le premier scandale c’est de faire confiance à un pays dont la politique et la philosophie sont particulièrement ambigües vis-à-vis de l’État islamique sans parler du caractère antidémocratique du régime. Comment peut-on imaginer que le contrôle des frontières de l’Europe pourrait être assuré par un pays extérieur aussi peu sûr. Deuxième scandale celui qui consiste à penser que la Turquie pourra retenir chez elle les migrants et même accueillir ceux  qu’on va lui réexpédier ? D’autant que la Turquie demande la suppression des visas pour les turcs qui veulent se rendre en Europe. Comment distinguer un turc d’un syrien qui voudra voyager dans l’union européenne ? Il y a enfin le marchandage, celui qui consiste à donner de l’argent à la Turquie pour jouer le garde-chiourme de l’Europe. Enfin accéder à la demande de la Turquie d’entrer  dans l’union européenne relève de l’irresponsabilité la plus totale. Plusieurs ministres de l’Intérieur de l’UE ont exprimé de sérieuses réserves sur la suppression des visas pour les citoyens turcs, un des éléments clefs de l’accord entre l’Union et la Turquie sur les migrants. « Il est hautement contestable que la Turquie, qui prend le contrôle d’un journal qui critique son gouvernement, puisse présenter trois jours plus tard une liste de souhaits et qu’elle soit récompensée par des discussions portant sur une libéralisation des visas », a souligné la ministre autrichienne de l’Intérieur, Johanna Mikl-Leitner. « Je me demande si l’Union européenne n’est pas en train de jeter ses valeurs par-dessus bord », a-t-elle ajouté à son arrivée à Bruxelles, ajoutant qu’elle allait plaider en faveur de l’inclusion d’une clause d’annulation dans le texte final. Des ministres ont également fait part de leurs doutes vis-à-vis d’autres éléments de l’accord, expliquant que les migrants pourraient tenter d’emprunter de nouvelles routes pour entrer dans l’Union. Le texte, en l’état, prévoit en effet de « renvoyer tous les migrants en situation irrégulière qui partent de la Turquie pour gagner les îles grecques » et, en échange, de « procéder, pour chaque Syrien réadmis par la Turquie au départ des îles grecques, à la réinstallation d’un autre Syrien de la Turquie vers les États membres de l’UE ». Les ministres de l’Intérieur ont aussi retenu le principe de création d’une garde-frontières et d’une garde-côtes européens que le bloc espère pouvoir déployer à la fin de l’été pour améliorer la protection de ses frontières extérieures. Sans doute une piste beaucoup plus sérieuse -à condition d’y mettre les moyens- plutôt que de confier le contrôle des frontières à un pays aussi peu sûr que la Turquie.

 

Fraude fiscale: Cahuzac sollicite la constitution pour éviter un procès !

Fraude fiscale: Cahuzac sollicite la constitution pour éviter un procès !

Comme dans la plupart des affaires politico- financières Cahuzac de faire durer la procédure, cette fois en sollicitant le conseil constitutionnel. D’après lui les poursuites actuelles seraient contraires à la constitution puisqu’il a déjà fait l’objet d’un redressement fiscal. Un amalgame particulièrement tordu entre poursuites fiscales et poursuites pénales mais qui pourrait lui faire gagner encore quelques mois voir plusieurs années en usant et abusant à l’extrême la procédure. Une affaire assez lamentable tans sur le fond que sur  la forme. L’exemplaire ministre du budget, chantre de la rigueur fiscale  a dissimulée des comptes à l’étranger ; il en niait même l’existence. En outre il ne s’agit pas de broutilles mais de millions dont l’origine douteuse n’a même pas encore été élucidée. Bref la collusion entre le système politique et le système économique et financier. De quoi évidemment s’interroger sur la manière dont le parti socialiste recrute ses meilleures responsables. De quoi s’interroger sur la sociologie d’un parti supposé représenter les couches les moins favorisées. De quoi s’interroger sur les motivations réelles de ses responsables. Sans doute pas tous pourris mais porteurs de convictions molles qui favorisent  certaines tentations. Sur la forme le système de défense de Cahuzac  est assez surréaliste. L’amende équivaut-elle à la prison? Peut-on être jugé deux fois pour la même infraction? La Cour de cassation dira mercredi 30 mars si elle s’en remet aux juges constitutionnels dans l’affaire de fraude fiscale qui aura marqué le quinquennat de François Hollande, celle du ministre menteur Jérôme Cahuzac. L’avocat général Denis Mondon a indiqué qu’il n’était pas question d’affirmer qu’ »une amende est de même nature qu’une peine de prison ».  »Les sanctions fiscales protègent les intérêts financiers de l’Etat », tandis que « les sanctions pénales protègent la citoyenneté, la nation »: dans un cas, on veut être remboursé, dans l’autre, on vise « l’exemplarité », la « dissuasion » via la « publicité des débats », avait-il lancé. Si elle décidait de transmettre la question aux « sages », la Cour de cassation pourrait s’appuyer sur un précédent retentissant, celui d’EADS. Le Conseil constitutionnel avait mis fin à une procédure pénale contre le groupe aéronautique le 18 mars 2015 car les faits avaient déjà été examinés par une juridiction administrative. Mais on le sait la justice est essentiellement faite pour les pauvres. !

(Avec AFP)

Pompiers: le principe de gratuité remise en cause ?

Pompiers: le principe de gratuité remise en cause ?

 

Encore un vrai faux débat à la française avec d’un côté les radicaux partisans de la gratuité totale, de l’autre  ceux qui souhaitent que soit facturées certaines prestations excessives. Un débat ouvert par La décision prise dans le Calvados de facturer aux usagers certaines interventions des sapeurs-pompiers . « Cela bafoue » le principe de gratuité des secours, a affirmé lundi à l’AFP le président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. On oublie cependant de s’interroger pour savoir pourquoi les interventions des sapeurs-pompiers sont aussi importantes et nombreuses. La vérité c’est que les pompiers sont le plus souvent et de loin les premiers sur les lieux des sinistres ou des accidents. Les services de police, le SAMU et autre services d’intervention n’arrivent  en général que bien après les pompiers. Du coup les pompiers interviennent y compris sur des événements qui ne relèvent pas prioritairement de leur champ de responsabilité. On ne saurait sans doute reprocher aux pompiers leur efficacité et la rapidité mais on peut cependant s’interroger sur l’efficience d’autres services. Par exemple des les accidents automobiles mineurs qui ne mettent en cause que des dégâts aux carrosseries avec éventuellement des blessures légères qui ne nécessitent que l’intervention légère d’un médecin. Problème cependant la couverture sanitaire de la part de ces médecins devient de plus en plus lâche voir inexistante en particulier dans les zones rurales. Problème aussi,  les services de police ont trop pris l’habitude de n’intervenir que 15 ou 20 minutes après les pompiers. Quant au SAMU il est le plus souvent débordé. Une situation qui a conduit le conseil d’administration du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) du Calvados d’assortir d’une contribution forfaitaire certaines interventions du SDIS. A compter du 1er avril, il en coûtera ainsi 463 euros pour un déblocage d’ascenseur ou pour une « levée de doute alarme incendie », 410 euros pour un « appel abusif avec engagement », 241 euros pour une personne en état d’ébriété ou pour un « relevage à domicile sans transport », à la suite d’un malaise par exemple. L’exemple donné par le colonel Faure ne parvient pas vraiment à convaincre : pour  personne ivre sur la voie publique: si on appelle les pompiers, a souligné le colonel Faure, ce n’est pas parce qu’elle fait du bruit, mais parce que c’est une personne qui souffre ».  »

(Avec AFP)

Rebsamen critique la loi travail et pôle emploi

Rebsamen critique la loi travail et pôle emploi

 

C’est la seconde fois en très peu de temps que l’ancien ministre du travail, Rebsamen,  critiquer la loi El Khomri  mais aussi pôle l’emploi. François Rebsamen ne dit pas explicitement que la loi est inutile mais il doit quand même le penser quand il affirme qu’il ne faut pas en attendre des miracles. Il y a déjà quelques semaines il avait déjà fortement remis en cause le texte  «Je pense qu’il y a une erreur de vouloir redéfinir ce qu’on appelle le licenciement économique, la nouvelle définition ne peut pas être celle qui est proposée dans le texte, avait déclaré l’ancien ministre du travail. Deuxièmement, je suis opposé à la baisse de la rémunération des heures supplémentaires.». «Quand on annonce que ce texte si nécessaire sera voté par 49-3, on fait peser a priori une suspicion sur le fond» Cette prise de position, qui s’ajoute au concert de critiques contre le préprojet de loi El Khomri et sonnait déjà comme un tacle sévère à sa à l’égard de celle qui lui a succédé au ministère du travail. Cette fois François reps amène remet le couvert mettant au passage en doute les compétences de Myriam El Khomri «Si j’avais encore été rue de Grenelle, je n’aurais pas accepté de porter ce projet de loi en l’état », ajoute-t-il. Selon François Rebsamen, les corrections apportées ont permis de rééquilibrer le texte (…) mais il ne faut pas en attendre de miracle. » « Ce qui est sûr, c’est que le temps que la loi rentre en application, elle n’aura pas d’impact significatif avant la fin du quinquennat même si elle apporte une nouvelle pierre à l’édifice, notamment en renforçant les droits des salariés », dit-il encore. »C’est bien, mais c’est plus une loi travail qu’une loi emploi. La deuxième attaque de l’ancien ministre du travail porte sur l’incompétence de pôle emploi pas même capable de compter le nombre de chamans de chômeurs « Pôle emploi (qui) n’est pas un outil statistique fiable ». Les chiffres erratiques transmis chaque mois le démontrent, avec des transferts entre catégories que Pôle emploi n’arrive pas à expliquer, des radiations qui évoluent au gré des relances par SMS, du nombre de rendez-vous des conseillers, etc », explique François Rebsamen. « Tout cela alimente la suspicion et les accusations, pourtant infondées, de manipulation », indique l’ancien ministre, pour qui les chiffres du Bureau international du travail (BIT) et de l’Insee reflètent davantage la réalité économique et celle du chômage dans le pays. Une différence qui permet aussi à l’ancien ministre du travail de relativiser son propre échec en matière d’emploi. Si on suit son raisonnement le chômage n’aurait pratiquement pas augmenté au sens du B IT entre 2012 et 2015.  La France comptait fin décembre 2,86 millions de chômeurs selon les critères du BIT et 3,58 millions demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) inscrits à Pôle emploi. Par comparaison, le nombre de chômeurs au sens du BIT était de 2,79 millions fin 2012 et celui des demandeurs d’emplois de 3,13 millions. On peut alors légitimement se demander d’où vient la dérive significative des allocations chômage ou encore du RSA !

(Avec Reuters)

Salaires du patron de PSA : l’indécence patronale

Salaires du patron de PSA : l’indécence patronale

 

Il faut sans doute que le patronat soit complètement inconscient ou irresponsable pour s’attribuer des augmentations de salaires comme celui du PDG de PSA, un salaire qui aura doublé en 2015. On ne peut sans doute contester les très grandes qualités de Carlos Tavares qui a largement contribué à redresser une entreprise en difficulté. À l’évidence le PDG de PSA se révèle être un manager de très haut niveau. Ce qui choque dans cette affaire c’est moins  le niveau de sa rémunération que le pourcentage aberrant de la croissance de cette dernière. On le sait,  les salaires comme les pensions ne progressent pratiquement plus dans France du fait notamment de l’absence (officielle) d’inflation. En clair les revenus sont presque bloqués. Du coup le doublement du salaire du patron de PSA a parait  particulièrement scandaleux. Cela démontre à l’évidence combien certains patrons sont coupés des réalités sociales y compris de celles de leurs propres entreprises. On objectera que d’autres patrons en France et encore davantage l’étranger gagnent  des sommes encore beaucoup plus considérables (à commencer par le PDG de Renault). Mais la folie de certains ne saurait justifier celle des autres. Cela d’autant plus que la crise a très fortement accentué les inégalités et qu’elle contraint en outre nombre de salariés à accepter des conditions sociales plus dégradées que précédemment. Carlos Tavares a touché 5.245.284 euros pour l’exercice 2015 contre 2.750.936 euros en 2014, selon le document de référence du groupe. « Les représentants de l’Etat ont voté contre la rémunération de Carlos Tavares en conseil d’administration et votera contre en assemblée générale. L’Etat ne fait là qu’appliquer sa doctrine sur les rémunérations dans les entreprises privées dont il actionnaire minoritaire », précise le ministère de l’Economie. « Cette politique s’applique à Carlos Tavares comme à tous les dirigeants des entreprises dans ce cas pour lequel l’Etat comme actionnaire défend une plus grande modération salariale et avait demandé, lorsque la doctrine a été mise en place, des baisses de l’ordre de 30%. » L’Etat français détient 14% de PSA, à parité avec la famille Peugeot et le chinois Dongfeng Motor.

(Avec Twitter)

 

La fin des monnaies nationales et des banques avec Blockchain ?

La fin des monnaies nationales et des banques avec Blockchain ?

 

Ce qui est en cause avec Blockchain c’est l’existence même des monnaies classiques aussi l’intermédiation bancaire actuelle. Pas étonnant d’ailleurs si les grandes banques commencent à s’inquiéter du développement du phénomène

 

Par Georges Nahon, de l’Institut Orange à San Francisco. (Article paru dans challenges)

Longtemps les hommes se sont satisfaits de système monétaire simple, les paléo monnaies, le troc par exemple.  Les monnaies sont apparues avec le développement des échanges et les ont grandement facilitées. Les monnaies classiques servent d’unités de compte, d’intermédiaire des échanges et de réserve de valeur. Avec le développement du numérique on pourrait assister à une simplification et à une unification des monnaies, les crypto monnaies numériques se substituant aux monnaies actuelles. Les monnaies nationales et l’intermédiation bancaire disparaîtrait alors. C’est le système Blockchain qui est une sorte de registre virtuel géant qui est distribué dans de nombreux ordinateurs interconnectés par internet y compris ceux des utilisateurs.  Toutes les transactions y sont enregistrées de façon indélébile à commencer par les transactions financières qui utiliseraient ce système

Par Georges Nahon, de l’Institut Orange à San Francisco. (Article paru dans challenges)

« Tout tourne autour du Blockchain » pouvait-on lire sur un panneau d’une  conférence à Las Vegas en octobre. Une façon de détourner l’attention portée à bitcoin qui a mauvaise réputation vers une technologie présentée comme plus honnête et sérieuse. Les deux sont en réalité intimement liées. qui est distribué dans de nombreux

La crypto-monnaie numérique décentralisée appelée bitcoin est en effet controversée du fait de graves détournements malhonnêtes de son utilisation qui n’ont rien à voir avec la puissance et la sophistication intrinsèque de cette technologie, le bitcoin/blockchain. Et pendant un temps les graves accidents de parcours de bitcoin ont fait du tort à la technologie sous-jacente, le blockchain, qui est prometteuse, pleine d’ingénuité et un peu mystérieuse. Elle dispose dans le monde entier de partisans missionnaires zélés, ce qui rappelle les premiers promoteurs du logiciel open source et des protocoles internet contre les logiciels et les réseaux commerciaux « centralisés ». Il y a une tonalité libertarienne anti-centralisation qui vise à ce que plus personne ne puisse mentir ni sur le passé ni sur  les événements actuels. Blockchain est une nouvelle vague  technologique bâtie au-dessus de l’internet mondial qui peut en être la prochaine étape.  Elle a le potentiel de faire éclore toute une série de nouveaux services et d’applications. Et avec de nouvelles entreprises innovantes.

BlockChain, c’est quoi?

Blockchain est une sorte de registre virtuel géant qui est distribué dans de nombreux ordinateurs interconnectés par internet y compris ceux des utilisateurs.  Toutes les transactions y sont enregistrées de façon indélébile à commencer par les transactions financières qui utiliseraient ce système. Par analogie avec l’email, il faut un logiciel client dans son ordinateur comme on en a pour pouvoir utiliser l’email sans navigateur. Blockchain c’est ni gestionnaire ni contrôle centralisé. De même qu’il n’y pas de président de l’internet, il n’y a pas de président du blockchain. Mais comme pour internet, les règles de  fonctionnement sont régies par des protocoles techniques et non par des êtres humains  ni  par des organisations spécifiques, gouvernementales ou autres.

Qui est Satoshi Nakamoto?

Les algorithmes astucieux et solides ont été inventés par un mystérieux personnage Satoshi Nakamoto que personne ne dit avoir jamais rencontré et qui est peut être un avatar pour un groupe de développeurs. Ces algorithmes se débrouillent entre eux pour décider si un consensus de confiance est atteint pour garantir une transaction qui se traduit par une écriture irrévocable dans ce grand registre dont tous les participants ont une copie encryptée bien sûr ! Il y a une chaîne de votes qui s’ajoutent à la « chaîne » et qui finissent par converger sur ce consensus dominant qui permet l’enregistrement.

Comment ça fonctionne?

Son fonctionnement est anonyme et ses décisions irrévocables. Cela ressemble aux premiers réseaux peer-to-peer ou proche en proche sur internet comme Skype, Napster, Kazaa etc. où chaque utilisateur (son ordinateur)  devient d’une certaine façon un acteur proactif du bon fonctionnement du service et du réseau coopératif ainsi créé qui n’a pas de contrôle ni de fonctionnement centralisé.

Le blockchain permet donc à des personnes qui ne se connaissent pas, et qui donc ne peuvent pas avoir confiance entre elles à priori, de faire des transactions sécurisées par le réseau de confiance distribué de blockchain et contrôlé par des algorithmes. Sans intervention d’une puissance centrale de contrôle. On peut vérifier tout le cheminement de toutes les transactions en continu.

Le blockchain est-il lié au bitcoin?

Pour que ce système sans grand chef unique fonctionne, il faut que des gens se chargent de calculer les preuves de confiance. Cela repose sur le principe de  la preuve de travail ou proof-of-work qui en informatique demande aux participants de prouver leur puissance en étant capables de faire tourner des programmes informatiques compliqués  très  consommateurs d’énergie informatique et d’énergie tout court. Ces participants qui sont anonymes sont encouragés à le faire car ils sont rémunérés par l’octroi de bitcoins (des éléments de valeur) par l’algorithme conçu pour blockhaus par Satoshi Nakamoto. Ces bitcoins (des pièces numériques d’une certaine valeur)  peuvent être ensuite échangés dans des monnaies comme l’Euro ou le dollar via des places de marché ad-hoc et son cours varie en fonction de l’offre et de la demande, un peu comme pour l’or. Les gens qui font ce travail sont des  »mineurs » et construisent des sortes de data center géants spécifiques au bitcoin.  Sans eux, et sans les bitcoins, la technologie du blockchain sera vraisemblablement handicapée voire caduque. C’est pourquoi  les tentatives intéressantes de déployer des blockchain secondaires, sans bitcoins pour des usages plus fermés et privés parait une entreprise contre-intuitive vue la fraternité importante de bitcoin et du blockchain.

De façon générale, le blockchain est aussi susceptible de simplifier et de baisser les coûts en augmentant les vitesses des transactions et peut ainsi  transformer la façon dont les acteurs de l’économie interagissent  y compris avec les puissances publiques. Et ce si bien sûr la technologie peut passer à l’échelle et gérer de très  grands nombres de transactions plus   rapidement qu’aujourd’hui. Certains travaillent sur des nouvelles versions comme Bitcoin XT qui pourraient augmenter grandement la puissance de ce protocole contraint dès ces débuts et tel que voulu par son créateur.  Mais cela  créerait une filière technologique  peut-être incompatible ou sans cohérence mutuelle qui ne plait pas aux puristes du bitcoin originel.

Les banques et les établissements financiers ont naturellement été les premiers à s’intéresser au blockchain avec les organismes publiques et on voit de plus en plus émerger de nouveaux usages et de nouvelles idées d’usages qui seront testées grâce notamment à un nombre grandissant de start-up dans ce domaine.  En effet, d’autres applications intéressantes de blockchain émergent comme la transmission de contrats sans autorité centrale de confiance (smart contracts).

Certaines grandes entreprises ou organisations veulent développer des blockchain privés pour usage interne ou avec leurs écosystèmes de partenaires ou de clients.  C’est un peu comme les détracteurs de l‘internet à des débuts qui ne voyait son avenir que dans les « intranet » fermés des entreprises. L’avenir a montré qu’il y avait certainement de la place pour les deux mais l’internet public ouvert a incontestablement gagné et de loin la course à l’innovation à la création de richesse. Blockchain/bitcoin sont sur la même voie.

 

Communautarisme, intégrisme, terrorisme : les experts pataugent

Communautarisme, intégrisme,  terrorisme : les experts pataugent

 

 

À lire et écouter les analyses sur ce sujet, il y a tout lieu d’être inquiet car experts et responsables pataugent  sérieusement dans la semoule. Il faut d’abord convenir que les facteurs explicatifs sont nombreux et complexes. On ne peut donc réduire l’analyse à quelques slogans ou quelques explications réductrices. Un des premiers éléments d’explication provient du déni général de la montée de l’intégrisme dans de nombreux quartiers depuis 30 ou 40 ans, cela souvent avec la complicité tacite, voire active, d’élus locaux qui ont acheté la paix sociale contre le développement d’un  communautarisme qui a nourri l’intégrisme ;  avec aussi parfois quelques pensées électoralistes. Mais comme indiqué, les responsabilités sont multiples, celle des pouvoirs publics locaux comme centraux qui ont multiplié des plans banlieues se résumant à la réfection de locaux et la création de zones sportives ou « culturelles » pour occuper des populations désœuvrées. En cause aussi la responsabilité de parents qui ont abandonné leur autorité sur les enfants. Responsable aussi le système éducatif où le gardiennage se substitue souvent aux programmes scolaires. Complices aussi les autorités qui ont laissé s’installer des zones de non-droit et une économie parallèle qui régule la vie économique mais aussi sociétale. La justice aussi trop bienveillante à l’égard des pratiques délictuelles. La crise enfin qui a contribué à déstabiliser encore un peu davantage des zones économiquement déjà défavorisées et à la main-d’œuvre pas ou mal formée. Ces éléments et bien d’autres encore ont agi de manière systémique pour favoriser l’émergence de populations hors-la-loi et même de terroristes. Pour autant la pauvreté qui caractérise ces quartiers où le chômage atteint assez souvent 50 % des jeunes ne saurait en aucun cas donner la moindre légitimité à la violence et en particulier à celle qui s’exprime à travers le terrorisme. la France a déjà connu des périodes de disette et de pauvreté mais jamais cette situation sociale n’a donné lieu à tel rejet des valeurs républicaines et à une telle agressivité. La ghettoïsation évoquée par Manuel Valls à propos de ces quartiers est un concept particulièrement erroné ; en effet ; au départ la population était relativement mixte ensuite compte tenu du climat particulièrement délétère, les couches moyennes françaises ou étrangères, musulmanes ou pas, ont fui ces quartiers et ont été remplacées par des populations qui ont contribué à renforcer le caractère communautariste de ces zones. Il faudra des années  voire une ou deux générations pour gérer ces situations ;  avant cela, encore faudrait-il être capable de faire une analyse pertinente de la problématique. Or la plupart de ceux qui s’expriment sur le sujet ignorent tout des conditions de vie dans ces quartiers, il ne réside pas dans ses HLM qui cumulent toutes les nuisances d’une proximité anarchique.

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Attentats : que les politiques et la justice la ferment !

Attentats : que les politiques et la justice la ferment !

 

 

L’action politique et l’action judiciaire s’inscrivent  désormais dans un processus de télé réalité. Chaque jour,  un politique ou un procureur donne presque en temps réel le détail des avancées des enquêtes policières. De quoi évidemment complètement déstabiliser le travail déjà difficile des enquêteurs. Sans doute une pathologie de nature existentielle tant pour les politiques que pour les responsables de la justice. Surtout quand il s’agit de s’exprimer pour ne rien dire ou pire  pour révéler des éléments perturbateurs pour l’enquête. C’est la mode du terrorisme en « live » à la télé  avec des politiques qui se délectent de parler sur des sujets qui masquent leur incompétence dans d’autres domaines, incompétence qui ne les exonère pas de leur responsabilité en matière de sécurité. Il serait donc temps de conseiller aux politiques, aux procureurs mais aussi aux médias de la fermer et ceci tant que l’enquête n’est pas complètement bouclée. Or à ce jour, personne ne connaît l’étendue du réseau à l’origine des attentats à l’origine des attentats du 13 novembre en France et de ceux de Bruxelles , ce qui n’a pas empêché Hollande en mal existentiel d affirmer que ce réseau « est en voie d’être anéanti », . Ce que personne ne sait évidemment sans parler de la nature des liens organisationnels avec l’État islamique. Pourtant en direct à la télé Hollande s’exprime. :

« Nous savons qu’il y a d’autres réseaux. Même si celui qui a commis les attentats de Paris et de Bruxelles est en voie d’être anéanti, il y a toujours une menace qui pèse », a déclaré le président français au début d’un entretien avec l’ancien président israélien Shimon Peres, à l’Elysée.

 

(Avec Reuters et AFP)

Arrêtons de croire romantisme du numérique (Par Philippe Manière)

Arrêtons de croire romantisme du numérique (Par Philippe Manière)

       

Enfin une réflexion salutaire qui recadre bien les limites de la mode du numérique, une mode qui serait susceptible de résoudre tous les maux de la société, économiques,  sociaux et même sociétaux. Certes le numérique constitue un outil qui va modifier mode de production et le mode de vie mais certainement pas la potion magique pour résoudre tous les problèmes liés à la crise.

      (Par Philippe Manière dans Challenges)

       

       Arrêtons de croire que le monde du numérique est un paradis, où il y aurait moins de négriers ou de cynisme qu’ailleurs. Et cessons de penser que l’ingéniosité industrielle se trouve dans la dernière appli de rencontres pour célibataires. L’engouement des Français, médias en tête, pour ce qu’il est convenu d’appeler l’« économie numérique » et pour ses acteurs, est spectaculaire. Créateurs de start-up « digitales », développeurs d’applis et autres inventeurs de plateformes de partage sont quotidiennement décrits comme l’incarnation de ce génie français qui combine créativité et parfaite maîtrise des sciences et techniques. Parés de toutes les vertus, ces entrepreneurs cool seraient notre meilleur atout pour en finir avec le chômage et retrouver notre rang dans le concert des nations. La vérité est, hélas, un peu plus prosaïque. D’abord, le poids… numérique de cette économie est encore proprement minuscule. On estime à moins de 10 000 personnes la cohorte des Français actifs dans les start-up et PME technologiques – ce qui est bien peu en regard de nos 67 millions d’habitants, 24 millions de salariés et 4 millions de chefs d’entreprise. Quant aux « licornes » qui continuent à se développer sous nos couleurs, on en dénombre 3 – contre 83 aux Etats-Unis, 18 en Chine ou encore 5 au Royaume-Uni. Pas de quoi rêver d’un monde de l’Internet chantant demain la Marseillaise !  Ensuite, l’idée que les entreprises du numérique auraient un code génétique à part et plus social est pour le moins discutable. Il faut n’avoir jamais vu de ces batteries de codeurs disposant chacun d’un « cubicule » aux dimensions correspondant au minimum légal pour s’imaginer que toute start-up « tech » est ontologiquement l’amie du genre humain, et que ses pratiques managériales sont forcément aussi câlines que celles d’un Google offrant à ses salariés de vastes espaces au design soigné pour déguster leur expresso Starbucks payé par la maison. Précisément parce qu’ils sont là pour gagner rapidement de l’argent – ce qui est parfaitement légitime… mais les rend assez peu différents de leurs pairs de la « vieille » économie -, et aussi parce que leur croissance rapide mais saccadée ne leur donne pas beaucoup d’autres choix, nombre de patrons de la nouvelle économie utilisent à plein les possibilités offertes par le CDD et recourent massivement à ces stagiaires et à ces free-lances dont les belles âmes ne manquent pas de dénoncer la précarité dans les autres secteurs. Il n’y a en réalité aucune raison de penser qu’il y a moins de cyniques ou de négriers dans le numérique qu’ailleurs. A ceux qui en douteraient, on rappellera que les géants mondiaux du numérique donnent le la. La manière dont Amazon traite ses salariés a fait l’objet de reportages dévastateurs, de même que les pratiques sociales du principal sous-traitant d’Apple, Foxconn. Et Uber n’hésite pas à imposer de brutales réductions de tarif à « ses » chauffeurs quand bon lui semble. Il est d’ailleurs cocasse que certains contempteurs résolus des excès du capitalisme apportent leur brique à la construction de l’empire Uber au nom du confort personnel que leur procure un chauffeur commandé en un clic. « Et l’aventure humaine ? » nous objectera-t-on. Ne faut-il pas s’incliner devant l’audace de tous ces jeunes qui font fleurir les techniques en prenant tous les risques personnels ? On nous permettra de nuancer. D’abord, s’il y a incontestablement en France des entrepreneurs du numérique ultraméritants qui bouffent de la vache enragée, ce n’est pas – pour paraphraser Audiard – la majorité de l’espèce : on trouve aussi en nombre, dans cette population, des chômeurs-créateurs d’entreprise dûment financés par le contribuable. Ensuite, l’économie digitale est loin de se situer toujours aux frontières de la connaissance. Même salués au désormais fameux CES de Las Vegas, l’appli permettant de repérer un partenaire sexuel potentiel dans la rue, la ceinture connectée qui se desserre au fil du déjeuner ou le réfrigérateur qui commande le jus d’orange tout seul ne révolutionnent pas la pensée occidentale. La vérité est que, du robot assistant la conduite d’une voiture à 130 kilomètres-heure en passant par la chaîne produisant en continu du verre ou des plaques de plâtre, on trouve dans n’importe quelle usine des témoignages autrement puissants de l’inépuisable ingéniosité humaine. Oui, parce qu’il met en relation le monde entier dans un processus de transmission rapide, fluide et (quasi) gratuit, l’Internet est une invention extraordinaire qui a révolutionné et nos manières de travailler et des pans entiers de notre vie quotidienne. Oui, parce qu’il abolit l’espace, il est, pour l’économie dans son ensemble, un facteur de compétitivité et de productivité majeur, et des entreprises remarquables en sont les rejetons. Mais c’est lui faire trop de crédit que d’imaginer qu’il a, aussi, le pouvoir d’abolir les pesanteurs et les turpitudes inhérentes à une économie marchande que, loin de surplomber, il pousse en fait souvent à ses extrêmes. Ne tombons pas dans le piège de je ne sais quel romantisme numérique consistant à faire de la nouvelle économie une catégorie à part frappée au sceau du bien et périmant toutes les autres.

« Si on arrête la guerre » en Syrie, « les attentats cesseront » !!! (Mélenchon)

« Si on arrête la guerre » en Syrie, « les attentats cesseront » !!! (Mélenchon)

 

 

Une curieuse déclaration de Jean-Luc Mélenchon qui pense que si la France arrête la guerre en Syrie les attentats cesseront en France. On voit mal pourquoi l’État islamique mettrait brusquement fin à sa conquête guerrière et à son objectif de dictature en Syrie, en Irak et maintenant en Libye. D’autre part nombre de pays qui ne sont pas directement impliqués dans cette guerre contre l’État islamique sont aussi victimes des mêmes attentats. Une vision donc assez simpliste de Jean-Luc Mélenchon doublement aveuglé par son antimilitarisme naïf et son soutien de fait à Poutine. Une déclaration irresponsable véritable cocktail de contradictions. Jean-Luc Mélenchon, cofondateur du Parti de gauche et candidat à la présidentielle de 2017, juge « vraisemblable » que « si on arrête la guerre » en Syrie, « les attentats cesseront » en Europe, a-t-il déclaré dimanche sur Canal+.  »Si on arrête la guerre là-bas, il est vraisemblable que les attentats cesseront », a estimé Jean-Luc Mélenchon. Relancé sur le fait de savoir si c’était « aussi simple que ça », le député européen a répondu: « Il y a d’autres paramètres, mais commençons donc par admettre ce point. La guerre que nous menons là-bas se prolonge ici. Voilà. Ça, c’est un fait acquis, tout le monde le sait. » « Nous avons donc un ennemi que nous bombardons là-bas et qui, ici, trouve des gens pour mener des opérations de commando. Nous sommes dans un état de guerre dont le principe de base est l’action imprévue et on ne peut pas savoir où on va être frappé », a-t-il ajouté. La réponse au terrorisme, selon lui, ce n’est pas « d’espionner tout le monde par quartiers entiers ». « Moi, je crois aux moyens humains, on infiltre, on met des gens » pour le renseignement. Or, a-t-il regretté, « l’État est anémié » et il manque des moyens humains pour mener cette action. Toutefois, veut croire Jean-Luc Mélenchon, les djihadistes « ont perdu d’avance, ils vont nous tuer beaucoup, mais nous finirons par l’emporter ».

(Avec AFP)

« Il faut faire la centrale nucléaire britannique » (Pierre Gadonneix)

« Il faut faire la centrale nucléaire britannique » (Pierre Gadonneix)

Cri du cœur de l’ancien PDG d’EDF, Pierre Gadonneix: il faut faire la centrale nucléaire britannique. Pas étonnant de la part d’un des représentants du lobby nucléaire. Outre le fait qu’on peut s’interroger plus que sérieusement sur la gestion des risques, on peut être surpris que l’ancien patron d’EDF passe sous silence la situation financière catastrophique de l’entreprise. Un oubli sans doute mais qui témoigne bien de la philosophie de gestion qui a prévalu jusqu’ici à EDF (interviews JDD)

 

 

Pierre Gadonneix

 

Quel hiatus! Quel aveuglement! Je reste stupéfait de la frilosité qui se manifeste à propos des EPR d’Hinkley Point, alors que la France reste en matière d’énergie un exemple mondialement reconnu. Il y a quelques jours encore, j’ai entendu le responsable d’une conférence internationale expliquer que notre politique énergétique historique reste une référence qui a permis de concilier réduction des émissions de C02, indépendance énergétique et électricité à bas prix. Au début des années 2000, j’ai reçu le témoignage d’admiration du Premier ministre chinois envers la France qui avait su construire plus de 58 tranches en quinze ans, soit le double de ce que faisait alors la Chine.

 

« Il y a des risques. Mais ils sont parfaitement maîtrisés »

 

Malgré cela, notre pays ne bruisse que de remises en cause de cette politique et d’incompréhensibles polémiques se focalisent sur Hinkley Point. Ce projet est une preuve de la pertinence de notre modèle et l’opportunité historique de redonner à la filière nucléaire française tous les atouts pour gagner une compétition internationale féroce. Comme tout programme industriel de cette taille, il y a des risques. Mais ils sont parfaitement maîtrisés : ce projet est arrivé à pleine maturité, aux plans financier comme technologique. S’en priver serait un gâchis : si EDF et Areva ne construisent pas Hinkley Point, d’autres le feront, les Coréens peut-être, les Russes sans doute. La filière nucléaire française aurait perdu ses chances de rivaliser au niveau mondial.

Seuls six pays et opérateurs peuvent prétendre développer un modèle nouveau de centrale : la France, les États-Unis, le Japon, la Corée, la Russie et la Chine. Aujourd’hui, la France n’est engagée que dans quatre des 70 réacteurs en construction dans le monde, dont plus de la moitié en Chine, Russie et Inde. Après Flamanville et avant le renouvellement à venir du parc français, Hinkley Point est le seul projet accessible en Europe pour EDF et Areva qui, sans nouveau projet industriel, n’auront plus d’activité de construction d’usines nouvelles pendant plus de dix ans, perdront leurs compétences et cesseront d’attirer les talents.

« Un gâchis inadmissible »

Le gâchis serait d’autant plus inadmissible que tout concourt à soutenir le lancement de ces réacteurs. Le programme technologique est abouti : les équipes d’EDF et d’Areva, fortes de leurs compétences enfin réunies, ont les moyens d’y parvenir dans les meilleures conditions. Les pouvoirs publics soutiennent activement le projet, et c’est essentiel puisque son financement passe nécessairement par l’engagement de l’État. Les investissements lourds que doit mettre en œuvre EDF impliquent une visibilité à moyen terme que seule la puissance publique peut assurer à travers la régulation et des contributions financières partagées. Les gouvernements britanniques successifs ont le courage de s’engager à long terme sur des tarifs économiquement sains. La Commission européenne vient de donner son feu vert… Bref, qu’attend-on pour mettre en œuvre ce projet qui donnera à la filière nucléaire française les clés de l’avenir?

Reprise de I’immobilier : toujours l’intox

Reprise de I’immobilier : toujours l’intox

À l’occasion du Marché international des professionnels de l’immobilier (Mipim), les lobbys pratiquent à niveau l’intox concernant la reprise de l’immobilier. D’après eux la crise est finie sauf qu’elle est contredite par les chiffres car sur les derniers mois si effectivement on a pu constater une certaine amélioration, le logement privé, lui, demeure en recul quant au prix contrairement à ce qui est affirmé,  ils ne repartent pas à la hausse bien au contraire. En cause évidemment le problème de solvabilité de nombre d’acquéreurs en particulier des primo accédant. Les niveaux de prix sont encore inaccessibles pour nombre de candidats à l’accession. Une raison simple, pour un bien d’une valeur de 220 000 € (valeur française moyenne) il faut des revenus de l’ordre de 5000 € mensuels à fin d’offrir des garanties à l’organisme prêteur. Pourtant Bernard Cadeau, Président du groupe ORPI, premier réseau d’agences immobilières en France déclare. « C’est le bon moment pour acheter, estime-t-il. Les taux d’intérêt sont historiquement bas et les vendeurs très raisonnables. L’écart entre le prix de mise en vente et le prix de vente à la signature est en moyenne inférieur à 4,5%. » Le sourire est revenu aussi chez Bouygues Immobilier. Son Directeur Général Délégué, Éric Mazoyer, constate une réaccélération du marché du neuf. Personne pourtant ne se pose la question de l’importance excessive du capital mort investi dans la pierre du fait en particulier du coup du foncier. Un capital mort qui saigne l’épargne des acquéreurs pendant une grande partie de la vie et qui ne l’oriente  pas vers des secteurs plus productifs. Une sorte de contresens économique qui découle directement de la mode de la concentration urbaine qui fait payer un bien 400 000 € soit quatre fois le prix payé en zone rurale. Un gâchis économique financier et environnemental.

 

Terrorisme : Dati comme Bachelot reconvertie dans le journalisme :

Terrorisme : Dati comme Bachelot reconvertie  dans le journalisme :

Rachida Dati, la mondaine, envisage peut-être de se reconvertir comme Bachelot dans le journalisme. La preuve supplémentaire que les responsables politiques sont plus à l’aise dans le commentaire que dans l’action. Elle a  sans doute oublié qu’elle avait été ministre de la justice pendant le mandat de Sarkozy. Certains  commentaires ne sont sans doute pas sans pertinence mais on attend de la politique autre chose que des bavardages évidents. En outre et peut-être surtout le déni d’intégrisme n’est pas le seul fait du gouvernement actuel mais qu’il est pratiqué depuis une trentaine d’années. (Interview JDD)

Existe-t-il un Molenbeek français?
Partout en France, il existe des terreaux et des territoires favorables à la radicalisation. Aujourd’hui, nous sommes dans la réaction, comme tétanisés par la crainte du prochain attentat. Alors que nous devrions comprendre ce processus de radicalisation qui conduit à la barbarie, pour le prévenir et l’empêcher. ­Manuel Valls a fait une faute en déclarant qu’il ne fallait pas « comprendre car ce serait excuser »! C’est exactement ce que veulent ces terroristes : que nous ne comprenions pas ces processus criminels pour qu’ils nous terrorisent à leur guise. Il faut aussi accepter d’entendre que le terreau de cette radicalisation est en partie dû à une aggravation des inégalités, notamment à l’école, à un nombre croissant de jeunes sans formation et sans qualification perdus dans la nature. Pendant des années, on a glorifié le plan Borloo de rénovation urbaine à coups de milliards d’euros avec l’efficacité mitigée que l’on connaît : des ghettos avec leurs propres règles et des communautarismes. On a repeint et rénové les immeubles en y remettant dans les mêmes lieux les mêmes populations en difficulté. Valérie Pécresse a raison de ne plus vouloir de constructions de logements très sociaux dans des quartiers qui en sont déjà « surdotés ». On a aussi fermé les yeux sur ce qui se passait dans ces ghettos par facilité ou par cynisme. Nous devons cesser l’angélisme.

 

La droite n’est-elle pas encore, sur ce terrain, dans une logique du tout répressif?
Comme je vous l’ai dit, nous sommes dans la réaction. Et la réaction à des attentats de masse est d’abord sécuritaire. Mais nous devons agir dans la durée en mettant en œuvre une politique publique de détection de la radicalisation, de déradicalisation et d’intégration de tous ces jeunes qui sont français. Cessons de déléguer cette mission de service public aussi fondamentale pour notre cohésion à des associations non contrôlées, à des imams autoproclamés et à des experts improvisés, sans parler de l’influence dangereuse d’organisations financées par certains pays du Golfe! Nous le payons très cher aujourd’hui. Cette politique doit être une politique d’Etat incarnée par une autorité d’Etat. On a trouvé 8 milliards pour sauver les banques en 2008, ne peut-on pas trouver quelques millions pour sauver durablement notre jeunesse, préserver notre sécurité et notre cohésion? C’est une cause nationale. Oui le monde a changé, oui l’économie s’ubérise, mais le plus grave est cette ubérisation du terrorisme. Ce sont des sujets sur lesquels nous avions travaillé avec Nicolas Sarkozy avant 2007. Nous étions conscients des enjeux, de l’échec de l’intégration et des dangers du communautarisme.

 

Valls veut une finale France -Allemagne en foot ou en économie ?

Valls veut une finale France -Allemagne en foot ou en  économie ?

 

À peine populiste mais toujours aussi volontariste Valls, le Clemenceau d’opérette, veut une finale France Allemagne. Pas en économie non mais en foot à l’occasion de l’euro 2016 qui va se dérouler en France. Panem et circenses, la vieille formule de la Rome antique est donc recyclée, on va donc distribuer quelques miettes ici ou là, aux fonctionnaires, aux retraités, aux chômeurs, aux allocataires sociaux et en même temps leur offrir des jeux afin d’oublier la crise. Manuel Valls en dépit de l’environnement très dangereux tient absolument au maintien de cette compétition susceptible de faire oublier pendant quelques semaines une crise qu’il se montre incapable de gérer. À défaut de trouver du travail les chômeurs pourront toujours se rendre au stade. Manuel Valls joue sur du velours près de 80 % des Français souhaite le maintien de cette compétition, pire plus de 72 % pense que les enceintes sportives sont bien sécurisées. Un aveuglement encouragé par une irresponsabilité totale du pouvoir dans la mesure où le risque zéro ne peut exister quand  50 000 personnes sont réunies dans le même lieu. On aurait sans doute aimé que Manuel Valls veuille une autre finale : la France opposée à l’Allemagne en matière d’économie. Mais là le match est déjà joué, plus précisément il ne peut avoir lieu depuis que Merkel ignore superbement la France celle de Hollande comme celle de Sarkozy. Souvenons-nous en particulier du fameux pacte de croissance qui n’a jamais vu le jour. En économie comme en sport,  à la fin c’est toujours l’Allemagne qui gagne !

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