BCE : nouveau coup d’épée dans l’eau

BCE : nouveau coup d’épée dans l’eau

il ne faut sans doute pas s’attendre à de grands changements de la BCE qui va sans doute encore démontrer toute les limites d’une politique monétaire pour relancer inflation et croissance. Plusieurs facteurs explicatifs. D’abord le fait que la plupart des banques centrales pratiquent  maintenant des politiques accommodantes et se concurrencent même dans ce domaine. Des politiques qui finalement s’annulent. Second élément les divergences internes au sein de la BCE qui limitent  l’ampleur de l’assouplissement quantitatif et notamment le volume de rachat d’actifs ou encore la baisse des taux. Une orientation combattue notamment par l’Allemagne qui redoute à la fois un affaiblissement de l’euro et des politiques budgétaires plus laxistes. Dernier élément et non des moindres les contradictions de la politique monétaire elle-même. Normalement l’augmentation des liquidités consenties aux banques devrait faciliter des crédits accordés tente aux entreprises qu’aux particuliers. Or la baisse des taux a du mal à se répercuter auprès des emprunteurs. Une baisse des taux qui surtout nourrit les tendances déflationnistes alors que l’objectif de la banque centrale est de faire remonter l’inflation. Du coup on s’interroge pour savoir s’il ne faudrait pas faire l’inverse. C’est-à-dire remonter les taux pour provoquer l’inflation, la hausse des prix et des salaires. Il est vraisemblable que la BCE va se limiter à quelques prolongements de sa politique actuelle. La BCE pourrait a ainsi amplifier ses achats de titres sur les marchés dans le cadre de sa politique d’assouplissement quantitatif (quantitative easing, QE), lancée il y a exactement un an et déjà prolongée en décembre dernier jusqu’en mars 2017. L’augmentation du montant des achats mensuels pourrait atteindre dix milliards d’euros, ce qui le porterait à 70 milliards. Certains économistes pensent même que la BCE pourrait frapper plus fort ou élargir la gamme des actifs qu’elle est susceptible de racheter pour y inclure des obligations d’entreprise. L’institut de Francfort pourrait aussi choisir d’ignorer les règles qu’il s’est lui-même fixé consistant à ne pas acheter d’actifs dont le rendement est inférieur au taux de dépôt. Toutes ces mesures suscitent néanmoins un scepticisme croissant, d’autant que, malgré les initiatives déjà prises, l’inflation dans la zone euro est devenue négative en février. Morgan Stanley doute notamment de leur complémentarité.

 

(Avec Reuters)

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