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Archive mensuelle de février 2016

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Remontée des taux d’intérêt reportée par la Fed

Remontée des taux d’intérêt reportée par la Fed

 

Il se confirme que la Fed doit nécessairement prendre en compte les incertitudes qui pèsent sur l’économie internationale, du coup il est peu vraisemblable que la banque centrale américaine relève encore ses taux en 2016 des taux (seulement augmentés de 0, 25 en décembre 2015). La Fed avait d’ailleurs  pris de nombreuses précautions oratoires pour justifier de ce relèvement notamment en indiquant que le resserrement progressif tiendrait compte des résultats de l’inflation hors précisément cette inflation est loin de justifier d’autres augmentations de taux. Sur un an, la progression de indice des prix à la consommation est de 0,5%, soit légèrement mieux que le consensus (+0,4%). Mais  bien loin de l’objectif de la Fed qui vise 2 % par an.  La Fed qui considère que les États-Unis ont atteint leurs objectifs en matière de croissance et d’emploi voudra en effet tenir compte du net ralentissement de l’activité internationale. Un relèvement trop significatif des taux serait susceptible de provoquer un effet de contagion dans différents pays notamment en Europe et dans les pays en développement. Certes la croissance américaine est encore solide autour de 2 % par an sur un an mais elle ne pourra être longtemps à l’abri du tassement mondial observé en particulier en Chine (notamment sur les exports comme sur les imports).  Les perspectives économiques aux Etats-Unis sont rendues « plus incertaines » par les turbulences sur les marchés financiers qui vont aussi influencer le rythme des futures hausses de taux directeurs, ont estimé les membres de la Réserve fédérale (Fed) lors de leur dernière réunion monétaire. Selon les minutes de cette réunion des 26 et 27 janvier publiées mercredi, la Fed a pris acte d’un « durcissement » des conditions financières et estime que « l’incertitude » quant aux perspectives économiques a augmenté face à ces « récents développements économiques et financiers ». Les membres de la Fed ont averti qu’ils prendraient en compte, entre autres, des implications des turbulences sur les marchés pour « le rythme et le calendrier » des ajustements monétaires. Après les avoir relevés en décembre 2015 pour la première fois en 9 ans, le Comité Monétaire de la Fed (FOMC) avait laissé les taux directeurs inchangés il y a trois semaines, notant le ralentissement de la croissance américaine au quatrième trimestre et le sévère accès de volatilité des marchés. Concernant la Chine, certains se sont inquiétés du fait que les changements structurels en Chine et les déséquilibres financiers puissent « conduire à une décélération de l’économie plus sévère que prévue ». « Le cas échéant, cela augmenterait le stress économique et financier sur les économies émergentes et autres producteurs de matières premières comme le Canada et le Mexique », qui sont parmi les premiers partenaires commerciaux des Etats-Unis. « Sans compter », ajoute la Fed, « que les marchés financiers mondiaux pourraient continuer d’être affectés par l’incertitude quant au régime de change chinois ». Certains s’inquiètent ainsi « du frein potentiel du ralentissement en Chine sur l’économie des Etats-Unis ».

(Avec AFP)

BeIN Sports en exclusivité sur Canal + : Le rapprochement se précise

BeIN Sports  en exclusivité sur Canal + : Le rapprochement  se précise

Il  S’agit pour Canal+ de mettre un frein à la baisse des abonnements et pour Beijing sport de stopper le déficit qui se chiffre à 300 millions par an. Reste à savoir si l’autorité de la concurrence approuva l’accord passé entre les deux chaînes. Cela d’autant plus que cela risque de faire augmenter sensiblement le montant actuel de l’abonnement. En effet pour s’abonner à la chaîne qatarienne, les téléspectateurs pourraient à l’avenir être obligés de passer par CanalSat ou Canal +. Le dossier n’est pas simple. À ce stade, le scénario se heurte à un obstacle majeur: l’obligation par CanalSat de reprendre, «sur une base non exclusive», une chaîne premium et indépendante. Cette injonction formulée par l’Autorité de la concurrence s’applique jusqu’en juillet 2017 et pourrait être prolongée de cinq ans. Vincent Bolloré tente aujourd’hui de faire lever ce frein. D’ici à la fin de la semaine prochaine, l’antitrust lancera une consultation auprès des acteurs du marché: diffuseurs, fédérations sportives, opérateurs télécoms… Car le sujet inquiète. D’autant qu’il pose un autre problème: l’inflation du prix de l’abonnement si demain il faut souscrire à Canal + pour regarder beIN Sports. L’Autorité de la concurrence veillera sans doute à préserver le pouvoir d’achat des consommateurs. Actuellement, selon plusieurs sources, un peu moins de la moitié des clients de beIN Sports, soit quelque 1,2 million de personnes, ne cumulent pas leur abonnement avec une offre de Canal  +. La raison principale: le faible coût de beIN Sports, proposé à 13 euros, contre plus du double pour Canal +. Si les prix flambaient, les clients pourraient à l’avenir renoncer.

Faciliter les licenciements économiques

Faciliter les licenciements économiques

C’est l’objectif du gouvernement dans le cadre de la loi que proposera la ministre du travail Myriam Khomri. Des propositions qui risquent de faire réagir fortement des syndicats mais aussi certains représentants de la gauche d’autant qu’il faudra aussi avaler en même temps la réforme du code du travail qui prévoit des aménagements sérieux sur l’organisation du travail et en particulier les 35 heures. Du coup, pour ne pas perdre de temps le gouvernement envisage de passer en force au Parlement avec application de l’article 49-3 de la constitution. Il s’agit de préciser les motifs de licenciement économique. Deux de ces motifs existent déjà dans la loi actuelle: la «cessation d’activité de l’entreprise» ou des «mutations technologiques». Le troisième a été extrait de la jurisprudence. Il s’agit d’ «une réorganisation nécessaire à la sauvegarde de l’entreprise». Le projet de loi précise enfin ce qui peut être considéré comme une difficulté économique, soit «une baisse des commandes ou du chiffre d’affaires de plusieurs trimestres consécutifs, en comparaison à la même période de l’année précédente ; soit des pertes d’exploitation pendant plusieurs mois ; soit une importante dégradation de la trésorerie, soit par tout élément de nature à justifier de ces difficultés». Cette précision a pour objectif de mieux encadrer la jurisprudence et ainsi, espère le gouvernement, de sécuriser les entreprises qui hésitent à embaucher par crainte de ne pouvoir se séparer de leurs salariés en cas de difficultés. Préciser dans la loi les motifs de licenciement économique serait «un grand pas en avant» et un «signal fort» de nature à redonner confiance aux entrepreneurs, avait ainsi estimé mardi, lors de sa conférence de presse mensuelle, le président du Medef, Pierre Gattaz.

La retraite à 63 ans en 2025 ?

La retraite à 63 ans en 2025 ?

La question de la retraite revient sur le tapis alors que la dernière réforme date de janvier 2014. En cause évidemment le rapport entre le nombre de retraités est le nom d’actifs qui renvoie évidemment à la question du chômage et de la croissance. Dans la perspective de l’après 2017,  l’institut Montaigne propose dans les Échos de reculer en retraite à 63 ans pour ceux nés après le 1er janvier 1957, des propositions de réforme qui figurent  déjà en partie dans de nombreux programmes politiques, qui ont également été négocié étudiées au conseil économique et social et qui sont surtout motivées par le problème du déséquilibre financier des caisses de retraite.  Concrètement, cette augmentation de l’âge de départ se ferait de façon progressive. L’âge légal, qui doit passer à 62 ans pour la génération 1955 (qui pourra partir en 2017), serait augmenté à 62 ans et 6 mois pour ceux nés en 1956, puis à 63 ans pour toutes les générations nées après le 1er janvier 1957. L’âge permettant de partir à taux plein même sans avoir le nombre de trimestres nécessaires resterait lui fixé à 67 ans, comme c’est déjà le cas aujourd’hui.  Pour son directeur de l’institut Montaigne, Laurent Bigorgne, invité de France Info ce mercredi soir, « c’est quelque chose  de raisonnable et de faisable ». « Si la trajectoire ne change pas, d’ici à 2040, la dette cumulée de la France atteindra jusqu’à 25 points de PIB, soit 500 milliards d’euros. C’est un poids insupportable », a-t-il expliqué.   »Si on veut sauver le système de retraite, si on veut que les jeunes d’aujourd’hui aient bien une pension demain, (…) il faut impérativement accepter que l’allongement de la durée de vie se traduise par un allongement de la durée en activité », a souligné Laurent Bigorgne.  Selon lui, maintenir des séniors dans l’emploi plus longtemps ne constitue pas un frein à l’embauche des jeunes : « Un des problèmes français, c’est qu’on a fait le choix de servir des pensions qui sont parmi les plus hautes d’Europe, et finalement on consacre assez peu de dépenses en faveur des jeunes », a-t-il expliqué. « Ce qu’il faut absolument faire pour les jeunes aujourd’hui, c’est consacrer davantage de moyens à la formation ».  A l’horizon 2040, la dette cumulée des régimes de retraite par répartition représentera 18 % du PIB si rien n’est fait, alerte le think tank Mais attention à ne pas ouvrir de faux chantiers, prévient-il : « La retraite par points, les fonds de pension, c’est bien, mais il n’y a que trois leviers qui permettront de redresser le système : l’âge, la durée de cotisation, le montant des pensions. » Pour l’Institut Montaigne, la priorité, c’est de repousser l’âge légal du départ en retraite d’un an, à 63 ans, en 2025, car cette mesure « a aujourd’hui des effets plus importants qu’une augmentation de même niveau de la durée de cotisation ». C’est une proposition plutôt modérée, alors que les candidats à la primaire de la droite visent 64 ou 65 ans à la même date. De plus, l’accord sur les régimes complémentaires des salariés (Agirc-Arrco), signé en octobre, devrait inciter les assurés à partir à la retraite à 63 ans pour conserver leur niveau de pension.  Selon l’Institut, il faudra aussi jouer sur la durée de cotisation pour ne pas trop favoriser ceux qui ont fait des études longues. L’Institut propose de passer à 43 annuités dès 2025 plutôt que d’attendre 2035. D’accord pour épargner les générations proches de la retraite, convient-il, mais il faut « appliquer intégralement et sans transition les nouvelles règles aux assurés plus éloignés de la retraite d’au moins sept ans ». Ensuite, il faudra continuer de jouer sur l’âge et la durée pour s’adapter à l’augmentation de l’espérance de vie, par exemple en ajoutant « un an tous les cinq à six ans ». Une étude de 2013 a chiffré les économies à 15 milliards à l’horizon 2021 si l’on actionne ces deux leviers.

 

Suppression du statut de fonctionnaire (NKM)

Suppression du statut de fonctionnaire (NKM)

 

Nathalie Kosciusko-Morizet propose la suppression du statut de fonctionnaire et son aménagement. Certaines de ces propositions sont intéressantes mais elles gagneraient en légitimité si NKM commençait par la réforme du statut des élus politiques. Les reproches qu’elle adresse aux fonctionnaires pourrait tout autant concerner les politiques qui font carrière et tous ceux qui bénéficient d’avantages comme par exemple les parlementaires et les anciens ministres. De la même manière lorsqu’elle critique la professionnalisation des permanents syndicaux elle devrait là aussi émettre les mêmes observations concernant les oligarques. À noter aussi visiblement elle connaît mal les réalités sociales puisque certaines mesures qu’elle propose sont déjà en pratique ; exemple, le recrutement sous de nouveaux statuts de fonctionnaires. Notons aussi que sa démission de la publique n’est guère crédible puisque pour l’essentiel elle s’est reconvertie depuis une quinzaine d’années dans la politique. (Interview la tribune)

 

Suppression de statut de fonctionnaires ?

NKM- La politique passe beaucoup de temps à agiter des mesures pour le secteur privé. On gagnerait à réformer une fois pour toutes, puis cesser d’y toucher, et en revanche s’occuper de donner l’exemple dans la fonction publique ! L’État est le premier employeur, et c’est de notre responsabilité directe. Il faut prendre exemple sur l’Italie et sortir du statut de fonctionnaire généralisé. Je propose de limiter le statut de la fonction publique à quelques fonctions régaliennes, la magistrature par exemple. La plupart des métiers exercés actuellement pourraient très bien relever du droit du travail classique. On pourrait imaginer que tous les fonctionnaires actuels gardent leur statut, mais que dans de nombreux secteurs les nouveaux embauchés soient régis par le droit privé. Expliquez-moi pourquoi, par exemple, un informaticien de maintenance devrait absolument être fonctionnaire ? Le passage sous droit privé aurait plusieurs avantages: cela faciliterait la gestion des corps de l’État qui est un vrai casse-tête, croyez-moi, j’ai été ministre de l’Équipement, l’Environnement, les Transports, le Logement avec plus de 60.000 fonctionnaires à gérer. On pourrait aussi instituer une vraie politique de ressources humaines et les allers/retours public-privé permettraient une respiration. Je sais de quoi je parle, j’ai démissionné de la fonction publique.

Alors on supprime aussi les concours d’accès?

Le concours n’est pas forcément antinomique avec le contrat privé. Mais il faut relativiser le côté démocratique du concours. Avec le chômage de masse, des gens surdiplômés passent des concours de la fonction publique d’un niveau inférieur et barrent ainsi la route à ceux qui postulent à leur vrai niveau.

En cette fin de quinquennat, François Hollande dit vouloir réformer jusqu’au bout et l’opposition avance des propositions pour l’après 2017 si elle revient aux affaires. Quel regard portez-vous sur cette situation?

Nathalie Kosciusko-Morizet. La gauche fait des discours, et la droite, des promesses. La bonne nouvelle, c’est que les discours d’une certaine gauche convergent avec les promesses de la droite. C’est nouveau et c’est une situation porteuse d’espérance. Mais il faut de l’action.

Convergences? Vous pensez à quoi?

Par exemple sur l’assurance chômage, plusieurs, à gauche, évoquent la nécessité d’une dégressivité des allocations. Je suis pour. Mais la dégressivité automatique ne tient pas compte du fait qu’il y a des secteurs plus difficiles que d’autres pour retrouver du travail. Elle est aveugle. Je propose donc de la mixer avec une dégressivité en fonction du nombre d’offres valables d’emploi refusées, et ce dès la première offre. C’est plus juste et plus efficace.

Mais en situation de chômage de masse, vous croyez que la dégressivité est vraiment utile?

- La dégressivité seule ne résoudra rien, pas même le déficit de l’assurance chômage. Elle n’a de sens que dans le cadre d’une série de mesures pour la création d’emplois privés. Regardez les statistiques de Standard & Poor’s, dans le secteur privé, entre la mi-2013 et la mi-2015, la France a créé 57.000 emplois,  alors que l’Allemagne en a créé près de 500.000 et l’Espagne 650.000. La France doit réformer son marché du travail. Il faut supprimer toute référence à une durée légale unique du travail en deçà du plafond européen de 48h et laisser les branches ou entreprises négocier leurs propres règles. Il faut aussi développer toutes les nouvelles formes de travail et créer un statut général du travailleur indépendant.

Que pensez-vous du futur projet de loi sur le travail porté par Myriam El Khomri?

Je trouve qu’il y’a des choses intéressantes. Mais j’attends de voir le texte final pour juger de son ambition. Nous avons été souvent déçus! De ce que l’on sait à ce stade, j’ai deux réserves. Par exemple, sur le referendum d’entreprise. On croit comprendre que son initiative serait réservée aux syndicats minoritaires pour qu’ils puissent faire valider un accord. Moi je veux aussi que l’employeur puisse recourir à ce referendum en cas de blocage syndical sur un projet d’accord. Sur l’idée d’un contrat de travail « à l’espagnol », fixant les causes économiques qui pourraient conduire à rompre le contrat en cas, par exemple, de baisse prolongée du chiffres d’affaires, je suis sceptique car je crains un nid à contentieux. Je préfèrerais qu’on assouplisse les critères de licenciement et, surtout, que l’on négocie au niveau des branches les indemnités de licenciement via l’instauration d’un barème. Je suis également favorable à l’instauration d’un barème pour les indemnités prud’homales.

On ne connaît pas encore précisément le texte, mais craignez- vous que des choses n’y figurent pas?

Oui, j’ai l’impression que l’on a complètement oublié la question des seuils sociaux que la loi Rebsamen n’a pas vraiment réglés. Je veux aussi que l’on mène une réforme sur les syndicats car ils vont avoir davantage de responsabilités si l’on encourage la négociation d’entreprise. Je souhaite supprimer les délégués syndicaux permanents qui sont à temps plein dédiés au syndicalisme dans les entreprises de moins de 500 salariés et je propose de fixer une durée maximale du mandat syndical pour éviter d’avoir des syndicalistes à vie. Mais, surtout, je milite pour le développement du syndicalisme de services. Qu’ils puissent proposer des mutuelles, les services d’un avocat, etc. Cela sera une incitation à se syndiquer et créera une communauté autour du travail.

 

Brexit : Angela Merkel approuve Cameron

Brexit : Angela  Merkel approuve Cameron

Pour éviter le Brexit,  Merkel soutient David Cameron dans ses revendications pour demeurer dans l’union européenne. En cause, une proximité  de vue idéologique notamment pour que l’Europe demeure essentiellement une zone de libre-échange et non un super-Etat développant des politiques communes dans nombre de secteurs. Un seul exemple la relative indifférence de l’Allemagne pour lutter contre l’État islamique. Par contre Merkel rejoint légitimement David Cameron pour une réforme de l’union européenne tendant à améliorer la compétitivité, à favoriser la transparence et à lutter contre la bureaucratie. Ainsi a-t-elle déclaré devant le Bundestag. « Il ne s’agit pas juste des intérêts particuliers des Britanniques (…) Bien au contraire, de nombreux points sont justifiés et compréhensibles », même sur le contentieux de la limitation des prestations sociales pour les migrants intra-européens, a-t-elle insisté. « Il est évident que chaque pays membre doit pouvoir protéger son système social contre les abus », a estimé la chancelière, reprenant l’argument de David Cameron pour exiger des coupes dans les aides sociales. « Je suis convaincu qu’il ne nous reste que quelques pas à faire pour parvenir à un accord », a déclaré mardi le président du Conseil européen, Donald Tusk, qui mène les négociations. Le Premier ministre français, Manuel Valls, a quant à lui estimé mercredi qu’un accord était possible et souhaitable. Les négociations se concentraient ces derniers jours sur les problèmes de gouvernance économique, les rapports entre la zone euro et les pays qui n’en font pas partie, et la réglementation financière – afin que les institutions financières britanniques ne bénéficient pas d’un avantage sur leurs concurrentes. Autre dossier, la possibilité pour le Royaume-Uni de priver de prestations sociales les travailleurs européens arrivés sur son sol, pendant un temps limité et si des conditions exceptionnelles sont identifiées : un afflux exceptionnel de travailleurs menaçant l’équilibre du marché du travail. Les deux autres points, la compétitivité de l’Europe et la place des Parlements nationaux faisaient quant à eux l’objet de convergences importantes, tandis qu’un travail d’interprétation de la formule d’une Union. Le dirigeant conservateur espère arracher un compromis lors du sommet des 28 chefs d’État et de gouvernement européens jeudi et vendredi à Bruxelles, ce qui lui permettrait d’organiser cette consultation dès le mois de juin. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, n’est guère optimiste. Il dit n’avoir « aucune garantie » que l’UE parviendrait à un accord avec Londres pour empêcher un « Brexit », la sortie du Royaume-Uni de l’Union. L’Europe a l’habitude des situations conflictuelles et après des menaces de réussite puis une laborieuse négociation il se pourrait bien que David Cameron puisse afficher des concessions de l’union européenne afin de remporter le référendum concernant le maintien  du Royaume-Uni dans l’UE.

Prix à la consommation : baisse de 1,0% en janvier

Prix à la consommation : baisse  de 1,0% en janvier

Les prix à la consommation ont diminué de 1,0% en janvier en France sous l’impact des soldes d’hiver et d’un nouveau recul des prix des produits pétroliers, a annoncé jeudi l’Insee, confirmant une première estimation publiée en fin de mois. Sur un an, ils affichent une hausse de 0,2%, un rythme analogue à celui de décembre. L’indice des prix harmonisé IPCH, qui permet des comparaisons avec les autres pays de la zone euro, a lui baissé de 1,1% sur le mois de janvier, alors que l’Insee avait annoncé précédemment un recul de 1,0%. Sur un an, il est en progression de 0,3%, là encore au même rythme qu’en décembre. L’inflation sous-jacente (hors tarifs publics et produits à prix volatils) a de son côté progressé de 0,1% au mois de janvier et affiche une hausse de 0,9% sur un an, comme en décembre. En janvier, les prix des produits manufacturés ont reculé de 3,0% sous l’effet des soldes, ceux de la branche habillement-chaussures baissant de 16,7%. Les prix des services se sont repliés de 0,1%, les reculs dans l’hébergement, les transports et le tourisme, traditionnels après les vacances de fin d’année, compensant les hausses de tarifs du 1er janvier (assurance, banques et timbre). Les prix des services ont continué leur repli (-1,2%) avec celui des cours du pétrole, même s’il a été limité par une hausse de la fiscalité. Les prix de l’alimentation ont diminué de 0,1%.

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Start-ups technologiques : attention retour de bâton

Start-ups technologiques : attention retour de bâton

 

Les nouvelles start-ups technologiques sont évidemment à la mode, certaines start-ups apportent réellement des innovations et créent de la valeur ajoutée tandis que d’autres  se limitent  à pomper celle des autres en précarisant au passage le travail. Ces derniers temps certaines start-ups dites technologiques ont vu leur valorisation exploser. Mais ces entreprises – devraient bientôt connaître un retour de bâton. En cause la recherche de rendement irraisonné pour compenser dés placements qui ne sont plus rémunérateurs  du fait de  baisse de taux d’intérêt.  L’une des illustrations les plus frappantes en est la multiplication et la valorisation des « licornes », ces entreprises jeunes et pas encore cotées dont la valorisation dépasse le milliard de dollars. Tandis qu’on en comptait 4 pour une valeur globale de 13 milliards de dollars en 2009, elles seraient aujourd’hui 124 pesant 468 milliards de dollars. Les levées de fonds record sur la base de valorisations astronomiques semblent s’enchaîner à un rythme effréné. Cette recherche de haut rendement pourrait se justifier si les entreprises dites technologiques apportaient une réelle innovation et si la croissance était au rendez-vous. Encore une fois si certaines start-ups technologiques apportent une réelle innovation, d’autres ne sont que de simples applications Internet qui se contentent de détourner la valeur ajoutée d’opérateurs déjà sur le marché (qui sont les vrais créateurs de cette valeur ajouté). Des applications qui par ailleurs rendent possible un détournement des contraintes fiscales et sociales. L’exemple le plus récent concerne Uber pour le transport des personnes ;  encore plus récemment Uber vient de s’attaquer sur le même modèle économique au transport express de la même manière Uber ou d’autres start-ups numériques pourraient s’interposer entre les processus de production et de distribution concernant notamment certains autres marchés des particuliers. À terme certaines start-ups qui n’apportent pas de réelle valeur ajoutée(ou à valeur ajoutée faible)  pourraient donc avec la crise financière voir leur valorisation s’écrouler surtout aussi si les pouvoirs publics mettent en place une régulation visant à empêcher les détournements de réglementation fiscale ou sociale.

L’état d’urgence prolongé par le Parlement

L’état d’urgence prolongé par le Parlement

L’état d’urgence sera donc prolongé jusqu’au 26 mai suite au vote du Parlement 212 voix pour, 31 voix contre et 3 abstentions. Le Parlement a prolongé mardi, par un très large vote de l’Assemblée, la mise en œuvre de l’état d’urgence pour trois mois supplémentaires.
Avec 212 voix en faveur de ce projet de loi, la prorogation de ce régime d’exception a été adoptée par un vote toutefois moins massif que le 19 novembre dernier lors d’une première prolongation de trois mois (551 pour, 6 contre et 1 abstention). Dans un hémicycle seulement à moitié garni mardi, la plupart des députés socialistes, radicaux de gauche, Les Républicains et UDI ont voté favorablement, tandis que les écologistes se sont partagés entre pour et contre. Les élus du Front de gauche ont, eux, quasiment tous voté contre. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avait auparavant défendu le bilan de l’état d’urgence et son maintien, face aux critiques notamment sur le faible nombre de procédures judiciaires ouvertes pour terrorisme depuis la mise en œuvre de ce régime d’exception, créé par une loi de 1955. Le Sénat avait déjà validé mardi dernier cette prolongation par 316 voix contre 28.

Enquête chez Jean-Marie Le Pen

Enquête chez Jean-Marie Le Pen

Une enquête est en cours dans la villa Montretout de Jean-Marie Le Pen, située à Saint-Cloud, dans les Hauts-de-Seine d’après Le Parisien. L’affaire n’est pas nouvelle il s’agit de vérifier quelles sont les attributions exactes de 20 personnes payées par l’Europe comme conseillers  des parlementaires européens mais qui en réalité exercent essentiellement sinon exclusivement des fonctions pour le Front national en France .. Une enquête a été ouverte en mars 2015 par le parquet de Paris sur des soupçons d’irrégularités dans l’emploi et la rémunération des assistants des eurodéputés du Front national, après un signalement du Parlement européen. L’enquête a été confiée à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) de la direction centrale de la police judiciaire. Le Parlement européen avait annoncé le 9 mars qu’il avait saisi l’organisme antifraude de l’UE, l’Olaf, et transmis le dossier à la justice française. Il avait rappelé que les assistants parlementaires « doivent nécessairement et directement travailler à l’exercice du mandat parlementaire des députés européens ». Le préjudice représenterait 7,5 millions d’euros pour l’ensemble de la législature, avait estimé une source parlementaire. « On ne peut pas être payé par le Parlement européen et travailler pour un parti », avait résumé le président du Parlement européen, l’Allemand Martin Schulz, répondant à la présidente du FN Marine Le Pen qui l’avait accusé d’organiser une « vaste manipulation politique », « sur instruction », selon elle, du Premier ministre Manuel Valls. « L’organigramme de la direction nationale du parti reprend 4 assistants accrédités (à Strasbourg ou à Bruxelles) et 16 assistants locaux (basés dans les circonscriptions). Parmi les assistants locaux concernés, dix ont conclu un contrat de travail qui indique comme adresse d’exécution l’adresse du siège du Front national à Nanterre », détaillait le Parlement européen dans son communiqué du 9 mars.

Migrants : retour vers la Syrie ?

Migrants : retour vers la Syrie ?

 

Un mini sommet des chefs d’État de l’Allemagne, de la Turquie, des Pays-Bas,  de la France et de l’Autriche pour envisager le retour des migrants vers la Syrie de sauver Schengen. Il s’agit d’abord de bloquer les migrants en Turquie voire de rapatrier certains qui sont parvenu à atteindre l’Europe. De toute évidence il y a un revirement certain de la politique européenne d’immigration. En cause les différentes mesures prises par certains pays avec le rétablissement des frontières qui risquent de faire exploser Schengen. Aussi les réactions négatives en Allemagne vis-à-vis de la politique d’accueil des réfugiés de la part de  Merkel. Le contrat discuté ces derniers jours entre Bruxelles et Ankara va beaucoup plus loin que le «pacte» négocié en novembre. Il s’agissait alors pour la Turquie d’immobiliser chez elle 2,5 millions de Syriens, en échange d’une assistance humanitaire européenne de 3 milliards d’euros.  Avec quelques alliés, l’Allemagne veut forcer la marche: obtenir de la Turquie qu’elle reprenne ceux qui arrivent illégalement en Grèce, en échange d’un mécanisme qui organiserait dès cette année l’accueil direct en Europe de dizaines de milliers de demandeurs d’asiles hébergés dans les camps turcs. Il s’agirait de remplacer un trafic dangereux, à la merci des passeurs, par une organisation solide, prévisible et co-gérée par Ankara, le HCR et le pays d’accueil final. «Il n’est pas inconcevable qu’un réfugié parvenu en Grèce après avoir traversé la mer Égée soit ainsi renvoyé sans délai en Turquie, avant de revenir en Europe plus tard, par la voie légale», confie un négociateur.  Le week-end dernier, le premier ministre Manuel Valls refusait par avance tout mécanisme permanent, affirmant que l’Europe «ne peut pas accueillir davantage de réfugiés». À l’automne, le président Hollande s’était pourtant dit favorable au projet initial de la chancelière.

Uber aussi sur le marché du transport de colis

Uber aussi sur le marché du transport de colis

 

 

Après le transport de personnes par taxi, Uber  s’attaque maintenant aux transports de petits colis de marchandises. De quoi bousculer encore un marché très concurrencé. Amazon avait déjà mis un pied sur ce marché en mettant en place son propre service de distribution. Cette fois il s’agit de s’adresser à tous les utilisateurs de transports express. Le groupe commencera par démarcher  la clientèle individuelle mais rapidement va  se rendre compte que l’essentiel du marché est constitué par les entreprises. Certes le phénomène de bourse de fret n’est pas nouveau dans le transport, il existe depuis des dizaines et des dizaines d’années (a même commencé avec le Minitel en France avant évidemment d’être informatisé).  Le danger c’est évidemment la puissance d’Uber, ses moyens technologiques et sa couverture mondiale. Surtout pour se faire une place et s’imposer dans ce monde,  Uber n’hésitera certainement pas à écraser les prix ce qui risque de fragiliser nombreux  transporteurs classiques spécialisés dans l’express mais aussi d’autres entreprises de transport qui à côté du transport complet ou du transport de lots font aussi du transport express. D’un certain point de vue,  on ne peut pas dire il s’agit d’une vraie révolution technologique mais d’une tentative de mettre  en sous-traitance les acteurs actuels. On sait par ailleurs que c’est le dernier kilomètre de livraison qui plombe le coût  du transport express, dès leur on risque de voir apparaître des opérateurs qui comme pour les VTC vont intervenir avec des statuts juridiques très flous voire sans statut du tout quand des  automobilistes ne seront pas sollicités pour effectuer les livraisons terminales. Déjà confrontés à la concurrence d’Amazon, les groupes européens de services postaux et de livraison express de colis, comme Deutsche Post, PostNL ou Royal Mail, risquent de devoir faire face à celle d’Uber et d’autres start-up intéressées par ce marché.  UberRUSH, qui permet de trouver via une application un coursier, et de nouveaux entrants tels que PiggyBaggy ou Nimber, pourraient en effet venir grignoter des parts de marché aux opérateurs historiques, estiment des analystes financiers et des gérants interrogés par Reuters.  Ces derniers commencent à prendre en compte dans leurs calculs de valorisation l’impact à long terme de cette nouvelle concurrence, pour l’instant incarnée par Amazon avec le lancement de son propre service de messagerie express dans certaines régions d’Europe.  Pour eux, cette initiative du géant américain du commerce en ligne pourrait bien n’être qu’une première étape de ce qui attend le marché.

Un fonds pour la filière porcine

Un fonds pour la filière porcine

A défaut de pouvoir mettre en place une régulation du marché qui permette au prix de couvrir les coûts de production, on a décidé de créer en France un fonds de solidarité de 100 millions d’euros en faveur des éleveurs porcins. C’est évidemment mieux que rien mais cela ne règle en  rien les questions. Sérieusement malmenée par les manifestations des agriculteurs, la grande distribution a accepté de contribuer au financement de ce fonds. Un fonds qui pourrait permettre de ristourner environ 0,10 € par kilo au producteur. Il faut se rappeler que les organisations demandaient un prix minimum de 1,40 euros par kilo alors que les prix ne dépassent pas parfois un 1,20 euros par kilo. En cause, la surproduction générale permise notamment par l’ouverture mondiale des marchés, aussi la fermeture du marché russe qui accentue encore l’excédent de l’offre française. De toute manière,  il s’agit de la création d’un fonds transitoire qui ne peut résoudre les questions de fond. Question de fond lié au caractère industriel de la filière qui tire  les prix et la qualité vers le bas. De toute manière en plus on est bien incapable de déterminer l’origine exacte de la viande compte tenu des processus de production, de transformation et de distribution. En outre un peu comme dans le secteur automobile,  certaines productions dites françaises peuvent incorporer des éléments étrangers qui permettent de faire douter de l’origine réelle des produits. C’est le cas notamment de l’alimentation importée qui échappe par ailleurs aux réglementations européennes et françaises (concernant les OGM, les herbicides, les pesticides ou les antibiotiques etc.).

Sarkozy : nouvelle mise en examen

 Sarkozy : nouvelle mise  en examen

Une nouvelle mise en examen de Nicolas Sarkozy qui pourrait bien lui être fatale. Après les déconvenues du dernier conseil national déserté par ses principaux concurrents aux primaires,  Nicolas Sarkozy a dû une nouvelle fois se confronter à la justice dans le cadre de l’affaire Pygmalion. Une affaire qui risque de contribuer à affecter encore davantage une image déjà dégradée et des sondages tellement bas qu’on peut envisager maintenant l’hypothèse d’un retrait de la candidature de l’ancien président de la république pour 2017. L’ancien président de la république est accusé d’avoir dépassé le plafond légal des dépenses électorales suite à l’affaire Pygmalion. L’affaire Pygmalion est loin d’être terminée, de nouvelles mises en examen pourraient même se produire. Plusieurs proches de Copé et Sarkozy ont été mis en examen. Jean-François Copé qui vient tout juste, dimanche 14 février sur le plateau de France 2, de se lancer dans la course aux primaires, estimant être lavé de tout soupçon. Cependant Jean-François Copé n’a pas été « blanchi » par les juges. Ils ont simplement renoncé à le mettre en examen parce que rien ne prouve, pour l’instant, qu’il ait commis une infraction. « Témoin assisté » ne veut pas dire qu’il est relaxé. De son côté Nicolas Sarkozy est seulement mis en examen pour dépassement = du plafond de défense électorale mais il conserve un statut de témoin assisté pour les autres faits reprochés dans cette affaire Pygmalion. C’est un statut provisoire, hybride, qui lui permet de consulter le dossier Bygmalion « au cas où ». Tant que l’instruction n’est pas close, la mise en examen de reste possible. Les juges peuvent en décider à tout moment, y compris par simple lettre, sans même passer par un nouvel interrogatoire et sans avoir à se justifier. Ce genre de revirement est rare, c’est vrai, mais il peut arriver. D’autant plus que le dossier est loin d’être clos. Dans cette nébuleuse affaire Bygmalion, les juges n’ont pas encore établi précisément les rôles de chacun. Inculpé pour le chef de financement illégal  de campagne électorale Nicolas Sarkozy et est passible de 3.750 euros d’amende et d’un an de prison. Un député des républicains interrogés paritaires résumait bien la cire les situations délicates de Nicolas Sarkozy : « La chasse au Sarko est ouverte, il a déjà pris quelques plombs ce week-end », a lâché dans la journée un député LR. Pour preuve encore ce que déclaration sarcastique de Jean-François Copé, qui est entré dans la course après que les juges n’eurent retenu aucun élément à son encontre dans le dossier Bygmalion dimanche soir : « Je n’aurais pas considéré pouvoir être candidat si j’avais été mis en examen. » Une affirmation toutefois approximative car Jean François Copé conserve un statut de témoin assisté qui ne le met pas à l’abri d’une mise en examen tant que le dossier n’est pas bouclé.

Crédit agricole (casa) : recentrage sur les activités d’investissement

Crédit agricole (casa) : recentrage sur les activités d’investissement

Crédit agricole a lancé jeudi une lourde opération de simplification de sa structure capitalistique afin de rassurer les investisseurs sur la solidité et la rentabilité de sa structure cotée, particulièrement malmenée en Bourse. Annoncée à l’occasion de la publication des résultats 2015, cette transaction intra-groupe à 18 milliards d’euros prévoit le rachat par les 39 caisses régionales de la participation de 25% détenue par Crédit agricole S.A. (Casa) dans ces dernières.  « Au fond notre objectif est assez simple, nous voulons mettre fin à ce paradoxe assez insupportable qui consiste à être un grand groupe bancaire très capitalisé avec régulièrement sur sa structure cotée une espèce de doute sur la fragilité de son capital », a déclaré à la presse Philippe Brassac, le directeur général de Casa.  Outre le fait qu’elle clarifie la structure du mutualiste en mettant un terme à l’actionnariat croisé, l’opération « Eurêka » permettra à CASA d’augmenter et de sanctuariser son ratio de solvabilité Core Equity Tier 1 à 11%, sur la période 2016-2019, soit 150 points de base au-dessus des exigences règlementaires. Au-delà, la « qualité » du capital de Casa s’améliore également en cela qu’il ne repose plus sur les mécanismes de transferts (switch) intragroupe, annulés de facto par l’opération.  Très fortement capitalisées, les caisses régionales ont donc accepté d’utiliser leur « puissance financière », selon le mot du directeur général, pour diminuer, au bénéfice de Casa, leur propre ratio de solvabilité à 17,3%.  Pour le groupe, dont le ratio se situe à 13,7%, l’opération est neutre, tant au niveau fiscal qu’à celui des résultats. Pour Casa en revanche, la cession de sa participation dans les caisses régionales la privera de sa part des bénéfices de ces dernières et renforcera son exposition à la banque de financement et d’investissement, au détriment de la banque de détail.  Son profil se rapprochera de celui de Natixis, la banque d’affaires cotée de son cousin mutualiste BPCE, une perspective qui ne doit pas, selon la direction de Casa, inquiéter les actionnaires échaudés par la tempête boursière qui secoue actuellement les valeurs bancaires.  (Reuters)

Agriculture : ça va fort pour le Crédit agricole moins pour les producteurs

Agriculture : ça va fort pour le Crédit agricole moins  pour les producteurs

Si l’on s’en tient aux résultats financiers de la banque Crédit Agricole, ça va fort pour le secteur de l’agriculture. Il n’en n’est pas de même pour les éleveurs mais c’est le paradoxe depuis que les agriculteurs ont pratiquement été dépossédés par les financiers de leur banque coopérative (même si juridiquement les caisses régionales disposent d’un pouvoir). Forte d’un bénéfice 2015 en hausse de 50% à 3,51 milliards d’euros, a annoncé mercredi la refonte de son capital, son entité cotée devant céder cet été ses parts dans les 39 caisses régionales du groupe pour un montant de 18 milliards d’euros. Crédit Agricole SA (CASA) renoue avec des « résultats à des niveaux historiques », s’est félicité son directeur général Philippe Brassac au cours d’une conférence de presse. Le bénéfice net du groupe Crédit Agricole, qui intègre la totalité du résultat des caisses régionales, a lui aussi bondi de 22,7% à 6 milliards d’euros l’an dernier. CASA en a profité pour confirmer le lancement de son projet, déjà évoqué en janvier, de céder ses parts dans les caisses régionales à une entité dédiée et contrôlée par ces dernières pour un montant de 18 milliards.

Actu, infos, économie, social, politique: articles les plus lus

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Eleveurs : des décisions européennes peut-être en mars ?

Eleveurs : des décisions européennes peut-être en mars ?

Pas de décision immédiate concernant les éleveurs au niveau de l’Europe, peut-être des mesures qui pourraient être prises par l’Europe au conseil de mars. Même pas de décision concernant l’origine des produits. Or c’est une question essentielle car compte tenu de la complexité des processus de réduction, on est incapable de connaître l’origine exacte des productions de l’élevage. Stéphane Le Foll n’a pas obtenu d’engagements concrets lundi mais a donc présenté à Bruxelles un mémorandum dans lequel il demande un relèvement temporaire du prix d’achat public par l’Union européenne (prix d’intervention) de la poudre de lait et la création d’aides aux producteurs qui ont réduit volontairement leur production en période de baisse des prix. Paris réclame également la prolongation de l’aide au stockage privé pour le porc, l’indication du pays d’origine de la viande dans les produits transformés, la création d’un outil de crédit européen à l’exportation et des aides financières pour les exploitations les plus endettées. Le commissaire à l’Agriculture Phil Hogan a, selon un communiqué du ministère français de l’Agriculture, « reconnu la gravité de la crise agricole et la nécessité de proposer de nouvelles mesures au Conseil du mois de mars ».

2017 : des primaires oui…… mais non partisanes (sondage)

2017 : des primaires oui…… mais non partisanes (sondage)

 

La démocratie d’opinion bouscule chaque jour un peu plus la démocratie représentative y compris celle des partis politiques. Les Français souhaitent l’organisation de primaires pour désigner des futurs candidats à l’élection présidentielle à condition toutefois que ces primaires ne soient pas manipulées par les parties politiques. Autant dire qu’il s’agit là d’une demande d’institutionnalisation des primaires, une sorte d’avant  électoral officiel. On comprend d’autant plus cette aspiration qu’à gauche par exemple c’est le brouillard complet quant aux perspectives de cette primaire. Hollande lui n’en veut pas, il se considère comme le candidat naturel de la gauche, Cambadélis le premier secrétaire du parti socialiste ne l’exclut pas et Mélenchon de toute façon entend ne pas en tenir compte afin de ne pas avoir à se désister vis-à-vis du gagnant ; bref à gauche c’est la confusion la plus totale. À droite,  la situation est plus claire puisque des primaires se tiendront en novembre mais des interrogations persistent quant aux modalités de l’organisation. Interrogations formulées à plusieurs reprises par Alain Juppé qui craint la mainmise de Sarkozy sur l’appareil y compris au moment des primaires. L’intérêt de primaires institutionnalisées permettrait en outre de clarifier le paysage électoral dés les premiers tours. Cela éviterait la présence de candidats complètement anecdotiques ou marginaux qui d’une certaine manière ridiculisent la démocratie À près d’un an de la présidentielle, deux Français sur trois souhaitent l’organisation d’une primaire non-partisane en vue de 2017, selon un sondage IFOP pour le laboratoire d’idées Synopia. C’est un engouement général pour ce mode de scrutin, puisque 71% des Français de gauche et 68% de droite veulent pouvoir choisir leur candidat en dehors du carcan partisan. Et cette envie de voir émerger de nouveaux talents touche tous les milieux : ruraux ou urbains, cadres, employés ou chômeurs.

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