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Archive mensuelle de janvier 2016

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Japon : léger tassement de la croissance de l’industrie

Japon : léger tassement de la croissance de l’industrie

Les résultats de l’activité manufacturière du Japon sont encore satisfaisants même si la croissance se passe un peu. La Banque du Japon est toutefois inquiète de la baisse des prix à la production, première baisse depuis trois ans. Le Japon espère toutefois sortir de la déflation avec une petite croissance cette année mais une croissance qui est menacée  par la baisse de son commerce international notamment avec la Chine. Le rythme de croissance de l’activité manufacturière au Japon a légèrement ralenti en janvier mais reste solide, alors que les entrées de commandes à l’exportation ont accéléré, montrent vendredi les résultats préliminaires de l’enquête auprès des directeurs d’achat du secteur. L’indice PMI Markit/Nikkei est tombé en janvier à 52,4 en version « flash » contre 52,6 en décembre. Pour le neuvième mois d’affilée, il reste supérieur au seuil de 50 qui sépare la contraction de la croissance de l’activité. Le sous-indice des entrées de commandes à l’export grimpe à 52,6 contre 52,2 en décembre mais celui des nouvelles commandes, qui regroupe à la fois l’export et les commandes intérieures – tombe à 52,7 contre 54,2, ce qui indique un probable ralentissement de la demande intérieure. Les prix à la production ont sans doute baissé au Japon pour la première fois en plus de trois ans en raison de la baisse du prix des ressources de base, du pétrole en particulier, ce qui risque de poser des problèmes au gouvernement et à la Banque du Japon qui cherchent à sortir définitivement le pays de la déflation.

Le livre de Sarkozy : une introspection qui convoque Confucius !

Le livre de Sarkozy : une introspection qui convoque Confucius !

 

Ce ne sont pas les « confessions d’un enfant du siècle » mais comme Octave Sarko ne comprend pas  les cause de l’infidélité de sa maitresse (la France), pas vraiment une vraie confession  une sorte d’ersatz ou le patient et le thérapeute sont une seule et même personne : Sarkozy. Bref du Musset façon « fils de pub ». Sarkozy en pleine introspection et qui convoque Confucius : « L’archer est un modèle pour le Sage. Quand il a manqué le milieu de la cible, il en cherche la cause en lui-même. »  . Sans doute les nègres qui ont écrit le bouquin ont-ils voulu élever un peu le débat et la référence culturelle et notamment  pour faire oublier la célèbre expression « casse-toi, pauvre qu’on ! ». Sans doute pour donner  dernière chance à Sarkozy dont les sondages deviennent un véritable casse-tête. Peut-être aurait-on  dû choisir  une autre citation de Confucius « Lorsque l’on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ça n’est pas forcément le pot qui est vide ». Pas étonnant puisque selon un sondage BVA 80 % des électeurs ne soit pas qu’il se représente en 2017. Du coup son mea culpa paraît bien tardif et surtout bien vain.  La défaite de 2012 « me conduit à analyser ce que j’aurais dû faire différemment, à la fois dans la conduite des réformes et dans l’exercice de la fonction présidentielle », reconnaît l’ex-chef de l’Etat. « Aujourd’hui, je regrette d’avoir retardé des réformes qui auraient dû être engagées dès les premiers jours de mon quinquennat », affirme-t-il, à propos notamment de « la baisse des charges », qui aurait dû être « plus immédiate et plus forte ». « J’aurais également dû aller au bout de deux sujets plutôt que de les contourner : les 35 heures et l’ISF ». Autres « erreurs » : l’exonération fiscale des heures supplémentaires et le bouclier fiscal,  Sarkozy regrette également avoir «cédé à la colère» au Salon de l’agriculture (il avait lancé «casse-toi pauvre con» à un homme qui l’avait insulté), et être parti en vacances tout de suite après son élection sur un yacht (celui de son ami Vincent Bolloré). Il estime encore que la campagne de 2012 fut « décevante quant aux débats de fond ». Pas sûr cependant qu’on élève le débat pour 2017 avec cet autre passage de son livre qui ressemble à une promesse de marchand de  chiens :

«Tout dire avant le grand rendez-vous de 2017 pour tout faire après »

L’économie russe s’enfonce dans la dépression

L’économie russe s’enfonce dans la dépression

 

La Russie est évidemment victime de l’écroulement du prix des matières premières surtout du gaz et du pétrole lesquels représentaient plus de 50 % des recettes budgétaires. À cela il faut ajouter les conséquences des sanctions prises par l’Occident suite à la crise ukrainienne. Du coup pour enrayer la crise financière la banque centrale russe pourrait relever de manière assez significative ses taux mais ce qui aura pour effet d’étrangler un peu plus les entreprises et les ménages, donc d’enfoncer un peu plus la Russie dans la récession. La banque centrale russe a convoqué une réunion jeudi face à la dégringolade du rouble, au plus bas jeudi face au dollar, qui met le président russe Vladimir Poutine sous pression face à une crise économique aggravée par la déroute du marché du pétrole. Signe de la tension, la banque centrale, dont la présidente Elvira Nabiullina a annulé son déplacement au forum économique de Davos, a annoncé avoir convoqué plusieurs banques pour «évoquer les conditions de crédit accordées par les banques à l’économie en 2016». Une nouvelle année de baisse du niveau de vie des Russes est à craindre. Il s’agirait d’un revers pour Vladimir Poutine qui a bénéficié dans les années suivant son arrivée au pouvoir en 1999 de taux de croissance spectaculaires alimentés par la manne pétrolière, lui assurant une impressionnante popularité. Le Kremlin a réfuté un «effondrement» de la monnaie russe qui a perdu plus de 12% de sa valeur depuis le début de l’année. Mais sur les marchés, le mouvement s’amplifie chaque jour. «La chute de la monnaie va causer des maux de tête pour les pouvoirs publics», ont estimé les experts du cabinet Capital Economics. «Cela remet en doute le ralentissement de l’inflation (…) et pose des risques concernant la stabilité financière».

Alstom-GE : en attendant la création de 1000 emplois il faudra se contenter d’environ 800 suppressions de postes !

Alstom-GE : en attendant la création de 1000 emplois il faudra se contenter d’environ 800 suppressions de postes !

Montebourg et Hollande s’était félicitée de cet accord historique qui a consisté à brader la branche énergie d’Alstom à générale électrique. Un accord historique car il devait se traduire à terme par la création de 1000 emplois en France. La première décision de générale électrique sera toutefois de supprimer 765 emplois en France (6 500 emplois supprimés dans le monde), dont 765 en France. Évidemment on rétorquera que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Dans le cadre de ce type de restructuration on sait bien que ce qui intéresse en premier celui qui rachète c’est d’abord le portefeuille clients ensuite les technologies. Ensuite c’est souvent l’opération dégraissage des effectifs et délocalisation d’une partie de la production. Une erreur stratégique de la part du gouvernement d’autant plus que la branche ferroviaire maintenue chez Alstom est loin d’être la plus juteuse. Les ex-salariés d’Alstom s’attendaient bien à quelques suppressions de postes, après le rachat par General Electric, en novembre, de leur branche énergie. Mais 765 postes en France, c’est beaucoup, et le plus inquiétant, pour Laurent Santoire, délégué CGT, c’est que certaines activités jugés primordiales vont disparaitre. « General Electric envisage aujourd’hui la fermeture d’activités productives, estime-t-il, notamment en région parisienne, à Massy et Levallois. Des activités liées au nucléaire, aux centrales à charbon. General Electric est un prédateur qui se contente de rapine, et qui ne se comporte pas en acteur responsable de la filière énergétique. » A la direction de General Electric, on rétorque que ce plan, c’est pour restaurer la compétitivité de la branche énergie. Et que tout sera fait pour éviter les licenciements secs… Nicolas Jacqmin, directeur des ressources humaines : « On va essayer de reclasser un maximum de salariés au sein de l’entreprise. Si ce n’est pas possible nous ferons des propositions de départs volontaires. Et si on malheureusement on ne trouve pas de solution pour tout le monde, on trouvera des solutions extérieures. »

 

Un tiers-payant bancal !

Un  tiers-payant bancal !

 

 

 

Une  victoire pour le gouvernement et une  défaite puisque le principe du tiers payant n’a été accepté par le Conseil constitutionnel que pour la partie payée par la sécu. Pour l’autre partie, payée  par les complémentaires, le Conseil constitutionnel a dit non. Conclusion, le projet devra revenir devant le Parlement et il est vraisemblable que l’application de ce tiers payant ne sera pas possible avant le 30 novembre 2017, date d’application prévue. Le retard sera aussi alimenté par les réticences des complémentaires à être de plus en plus sollicitées pour suppléer la réduction de remboursement de la sécu. Du coup,  avec l’élection présidentielle de 2017 le projet pourrait bien être remis totalement en cause. Dans cette affaire c’est moins le tiers –payant qui est en cause que l’étatisation de la médecine libérale. Le Conseil constitutionnel a donc effet validé partiellement jeudi la généralisation du tiers-payant, l’une des mesures phares de la loi sur la modernisation du système de santé, et a jugé conforme à la constitution la mise en place du paquet neutre de cigarettes. Les groupes d’opposition de l’Assemblée et du Sénat avaient saisi le 21 décembre le Conseil constitutionnel sur ce projet de loi présenté par la ministre de la Santé Marisol Touraine, et adopté définitivement le 17 décembre par le Parlement. Le Conseil constitutionnel juge conforme l’article qui « généralise, par étapes, le tiers payant pour le rendre obligatoire s’agissant de la prise en charge des frais relevant des organismes d’assurance maladie de base », peut-on lire dans un communiqué.  Les « Sages » invalident toutefois l’article rendant obligatoire à compter du 1er janvier 2017 le dispositif du tiers payant pour les organismes d’assurance maladie complémentaires, « au motif que le législateur n’a pas suffisamment encadré ce dispositif et a ainsi méconnu l’étendue de sa propre compétence ». La généralisation du tiers payant, principale mesure de texte, était vivement dénoncée par les professionnels de la santé et l’opposition de droite qui ont manifesté et mené des grèves à diverses reprises. Cette mesure, qui était qualifiée de mesure sociale par la ministre, devait permettre aux patients à partir du 30 novembre 2017 de ne plus avancer les frais de consultation.

Actu, infos, économie, social, politique: articles les plus lus

Actu, infos, économie, social, politique: articles les plus lus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Sarkozy doit prendre sa retraite pour 70 % des Français

Sarkozy doit prendre sa retraite pour 70 % des Français

 

 

D’après cette enquête Elabe pour BFM TV  Sarkozy doit prendre sa retraite et est surtout animé par un esprit de revanche. Un sondage sans ambiguïté qui témoigne du rejet total de Sarkozy (à sa décharge Hollande est à peu près dans la même situation). Non seulement Sarkozy n’es t pas regretté mais l’opinion publique ne supporte plus. Il faut dire que ses meetings électoraux sur le mode du one-man-show ont fini par lasser même parmi ses supporters.  Tout cela sent le réchauffé, le déjà entendu, le déjà vu. Sans parler du peu de crédit qu’on peut apporter à sa parole compte tenu de sa pratique passée. L’ampleur du rejet de Sarkozy est-elle qu’on ne peut plus écarter l’hypothèse qu’il se retire de lui-même pour la compétition de 2017. Près de trois quarts des Français (72%) jugent que Nicolas Sarkozy « a fait son temps », selon un sondage publié mercredi qui confirme la mauvaise passe traversée par l’ancien président. D’après cette enquête Elabe pour BFM TV, une majorité de personnes interrogées estime que l’ex-chef de l’Etat représente un handicap pour la droite (64%), divise les Français (70%) et est avant tout animé par un esprit de revanche (73%). Une majorité des sondés reproche également à Nicolas Sarkozy de ne pas savoir reconnaître ses erreurs (69%) et de toujours proposer les mêmes solutions (70%).  Les sympathisants de la droite et du centre, appelés à désigner en novembre prochain leur candidat pour la présidentielle de 2017, arrivent en majorité aux mêmes conclusions, même si les proportions sont moins nettes. Priées de dire si elles regrettaient l’époque où il était à l’Elysée, seules 31% des personnes interrogées ont répondu « beaucoup » ou « un peu », et 63% ont dit « pas vraiment » ou « pas du tout ».

Le ministre de l’économie écarté de la loi de modernisation économique !

Le ministre de l’économie écarté de la loi de modernisation économique !

Il n’y a sans doute qu’en France qu’on peut rencontrer cette situation la loi de modernisation économique ne sera pas portée par le ministre dont c’est la responsabilité mais par d’autres. En clair Macron a été écarté et jouera sur le banc de touche pendant la discussion parlementaire relative à la loi de modernisation économique. Pour le remplacer,  on a choisi la ministre du travail encore moins compétente en matière économique qu’en matière sociale. Ce qu’on appelle la gestion prudentielle des compétences et des personnalités. Il n’y aura donc pas de loi Macron 2 et le texte sur les nouvelles opportunités économiques (#noe) dont le ministre de l’Economie avait esquissé les grandes lignes fin 2015 se déclinera sous forme d’amendements à des projets portés par d’autres membres du gouvernement. Du coup pour manifester son mécontentement Macron  continue de faire injure à la langue de bois en dénonçant l’insuffisance des mesures structurelles prévues dans le projet de loi  « Je pense que ce sont des mesures très importantes, le président de la République a lui-même ouvert des voies (…), il faut s’y engouffrer, pousser, c’est aussi mon rôle dans le gouvernement, pour aller encore plus loin. »

Bientôt un syndicat pour les salariés de l’État islamique ?

Bientôt un syndicat pour les salariés de l’État islamique ?

Privé de sa ressource principale à savoir le pétrole, l’État islamique aurait été contraint de réduire de moitié le salaire de ses combattants salariés. De là à penser qu’un syndicat va s’implanter dans le califat, il y a un pas qu’on ne peut pas franchir. Pourtant il y aurait moyen de lutter encore plus efficacement contre l’État islamique en implantant notamment un syndicat gauchiste par exemple comme Sud pour défendre les avantages acquis des travailleurs terroristes. Des syndicats gauchistes qui ont fait la preuve en France de leur efficacité en torpillant la compétitivité de l’économie (responsabilité partagée avec la technocratie). En effet, en raison des difficultés économiques probablement provoquées par les frappes qu’il subit, l’État islamique aurait décidé de réduire de moitié les salaires de ses combattants.  « Personne ne sera exempté de cette décision, quelle que soit sa position, mais la distribution alimentaire se poursuivra deux fois par mois comme d’habitude », précise toutefois le communiqué de l’EI. Selon l’OSDH, un combattant étranger percevrait quelque 400 dollars dans les rangs de l’EI tandis qu’un combattant syrien serait rémunéré la moitié moins, soit 200 dollars.

Entrepreneur, c’est plus dur que salarié, une évidence !

Entrepreneur,  c’est plus dur que salarié, une évidence !

 

Une évidence mais pourtant un tabou en France. Il est pourtant clair qu’un entrepreneur- surtout dans les petites boîtes-  d’une part travaille beaucoup plus qu’un salarié d’autre part les risques financiers ne sont pas comparables puisqu’un entrepreneur risque de tout perdre financièrement. Sans parler de l’impossibilité souvent pour les créateurs de petites entreprises de se verser un salaire décent pendant les premières années. Tandis qu’on s’est résolu en France à adopter la philosophie des 35 heures, nombre de patrons doive effectuer 70 heures par semaine. Évidence toutefois contestée par les syndicats et les frondeurs. En tête de la fronde médiatique, Christian Paul, représentant de la gauche du PS, fonctionnaire, énarque qui n’entretient comme la plupart de ses collègues qu’un rapport très approximatif avec l’économie. Emmanuel Macron a donc soulevé l’indignation des syndicats qui ont dégoupillé après avoir entendu une déclaration du ministre de l’économie affirmant mercredi 20 janvier sur l’antenne de BFM TV que « la vie d’un entrepreneur est souvent bien plus dure que celle d’un salarié ». Depuis, plusieurs personnalités de son camp, comme le frondeur Christian Paul, s’écharpent sur la phrase assumée du pensionnaire de Bercy qui comporte une part de vraie, même si d’autres indicateurs tendent également à prouver le contraire.  Un patron peut en effet tout perdre, c’est vrai, s’il ne s’est pas protégé. En cas de faillite, les entrepreneurs individuels peuvent se voir saisir leur résidence principale ou leur voiture familiale et leur conjoint doit très souvent se porter caution. Ensuite, Emmanuel Macron dit qu’un entrepreneur a moins de garanties qu’un salarié. Là aussi, c’est vrai. Même s’il cotise pour le chômage et qu’il travaille en moyenne 10 heures de plus qu’un employé, Pôle Emploi ne lui versera généralement rien. S’il ne peut pas se dégager un revenu, un patron ne validera pas ses trimestres de retraite et ne prendra pas de vacances. En revanche, s’il tombe malade, même avec un arrêt la sécurité sociale de l’indemnisera pas.


La baisse des retraites (CAE)

La baisse des retraites (CAE)

 

Comme pour les dépenses de santé, le conseil d’analyse économique tourne autour du pot et d’une certaine manière découvre la lune à propos du déséquilibre financier des régimes de retraite. Le comité d’analyse économique considère que l’équilibre des régimes est lié au niveau d’activité économique. Une évidence qui ne nécessite pas le recours à des cerveaux aussi prestigieux que ceux du CAE. Il est clair qu’en fonction du niveau du PIB (croissance) c’est le rapport entre actifs et retraités qui est modifié, donc  l’équilibre financier des caisses de retraite. En attendant en  l’état des perspectives de croissance même sur le long terme les régimes de retraite risquent d’éclater. Du coup le conseil d’analyse économique se livre à des les élucubrations byzantines pour s’orienter vers une baisse du montant de retraite. Des retraites normalement indexées sur l’évolution des prix mais en réalité bloquée et qui le seront pour longtemps. Le reste est littérature et arguties pseudo économique. Le mode actuel de calcul des retraites rend le système beaucoup trop dépendant de la croissance économique, souligne le Conseil d’Analyse économique (CAE). Il faut revenir à l’ancien système  Cela a été déjà souligné, mais c’est un fait majeur : le système français de retraites est extrêmement dépendant de la croissance. Qu’on en juge : à l’horizon de 2050, une croissance moyenne de 1,5% amènerait l’ensemble des régimes de retraite à l’équilibre, ou presque, même avec un taux de chômage restant élevé (10%), tandis qu’une croissance à peine inférieure, de 1% l’an, plongerait le système dans le déficit (près de 2% du PIB). En attendant il faut  diminuer le montant des retraites sans trop le dire, en s’appuyant sur un mécanisme technique mais puissant, puisqu’il compte pour plus que toutes les autres réformes dans l’équilibre des comptes des retraites. Il s’agit du mode de calcul du salaire de référence, base de la pension du futur retraité. Ce salaire est basé sur les 25 meilleures années de rémunération, comme l’a voulu la réforme Balladur de 1993. La question très technique, mais fondamentale, est celle du mode de calcul de ce salaire de référence: comment actualiser la rémunération reçue il y a 25 ou 30 ans ? En l’indexant sur l’évolution générale des salaires constatée depuis? Ou sur celle des prix ? Depuis 1987, les gouvernements ont choisi cette deuxième option, qui permet de diminuer les pensions servies. Mais cette diminution est d’autant plus sensible que le niveau général des salaires a été en forte hausse au cours de la période, ce qui correspond bien sûr à une croissance économique importante. Autrement dit, il faut de la croissance pour équilibrer les retraites, ce qui n’a rien d’assuré au cours des années à venir : rien ne prouve que la croissance en France sera supérieure à 1%. Certains économistes estiment la hausse potentielle du PIB à 0,8%. Les mécanismes en jeu peuvent se résumer de la façon suivante. Depuis 1987, les salaires portés aux comptes du régime général, qui rentrent dans le calcul du salaire de référence utilisé pour calculer la pension de retraite, ne sont plus revalorisés par la croissance des salaires, mais par l’inflation. Problème : dans la pratique les pensions ne sont plus revalorisées !

 

Croissance mondiale : une crise du type de celle de 2008?

Croissance mondiale : une crise du type de celle de 2008?

Il y a  déjà plusieurs mois que le FMI attire l’attention sur le danger de l’affaiblissement de l’économie mondiale mais maintenant avec en plus un risque de déraillement, en clair une nouvelle crise grave. En amont il y a dans de nombreux pays une  très net baisse de la demande liée en particulier à des politiques budgétaires et monétaires inadaptées. Une baisse générale de la demande qui a impacté l’économie chinoise dont les exportations comme les importations ne cessent de régresser depuis des mois. En même temps la demande de matières premières s’écroule aussi les prix avec créant de graves mouvements baissiers des marchés financiers et se ré percutant sur l’ensemble de l’économie. Une sorte de cercle vicieux qui préfigure au mieux un  ralentissement durable du commerce international au pire une crise du type de celle de 2008. Signe du pessimisme ambiant, le Fonds a abaissé de 0,2 point sa prévision de croissance pour 2016 (3,4%) comme pour 2017 (3,6%) en pointant la situation « périlleuse » de nombreux pays émergents, guettés par le « ralentissement généralisé ». L’enjeu n’est pas mince: les pays émergents et en voie de développement pèsent pour « plus de 70% » de la croissance planétaire, note le Fonds. Le premier d’entre eux, la Chine, a engagé une difficile transition vers une économie davantage tournée vers la consommation mais a été récemment pris de soubresauts qui ont fait dévisser l’ensemble des marchés mondiaux. Le FMI fait, pourtant, une nouvelle fois le pari de laisser inchangée sa prévision pour la Chine cette année, à 6,3%, mais met en garde contre l’impact d’un « ralentissement plus marqué que prévu » de la deuxième puissance économique mondiale. Le coup de mou de l’ogre chinois a déjà de lourdes conséquences pour les autres pays émergents qui profitaient de son appétit insatiable pour les matières premières. L’ »atonie de la demande », comme l’appelle le FMI, fait aujourd’hui chuter le cours de nombreuses matières premières, privant les pays qui les exportent de précieux relais de croissance et ressources cruciales.

Les chiffres (sans doute très provisoire !)du FMI :

 Entre parenthèses représentent les révisions exprimées en points de pourcentage par rapport aux prévisions précédentes qui dataient d’octobre.

Monde: 3,4% pour 2016 (-0,2) ; 3,6% pour 2017 (-0,2)

Etats-Unis: 2,6% (-0,2) ; 2,6% (-0,2)

Zone euro: 1,7% (+0,1) ; 1,7% (=)

Allemagne: 1,7 (+0,1) ; 1,7% (+0,2)

France: 1,3% (-0,2) ; 1,5% (-0,1)

Italie: 1,3% (=) ; 1,2% (=)

Espagne:  2,7% (+0,2) ; 2,3% (+0,1)

Japon: 1,0% (=) ; 0,3% (-0,1)

Grande-Bretagne: 2,2% (=) ; 2,2% (=)

Canada: 1,7% (=) ; 2,1% (-0,3)

Russie: -1,0% (-0,4) ; 1,0% (=)

Chine: 6,3% (=) ; 6,0% (=)

Inde: 7,5% (=) ; 7,5% (=)

Brésil: -3,5% (-2,5) ; 0% (-2,3)

Mexique: 2,6% (-0,2) ; 2,9% (-0,2)

 

Afrique du Sud: 0,7% (-0,6) ; 1,8% (-0,3)

Nigeria: 4,1% (-0,2) ; 4,2% (-0,3)

(avec AFP)

Sécu santé : un discours technocratique pour masquer la baisse des remboursements

Sécu  santé : un discours technocratique pour masquer la baisse des remboursements

On tourne autour du pot au conseil d’analyse économique (CAE) pour diminuer les remboursements de dépenses de santé. Du coup on cherche à faire payer davantage les mutuelles ou encore à reporter sur l’Etat  certaines dépenses. Du bricolage qui ne peut résoudre l’énorme déficit de la protection sociale et de la Sécu en particulier. En 2015 le déficit de la Sécu a tourné autour de 13 milliards par ailleurs on ne sait pas comment amortir la dette sociale qui représente plus de 150 milliards. Une paille ! Sécu, retraite, chômage, budget de l’État et des collectivités locales : tout est dans le rouge. Le conseil d’analyse économique aurait gagné en clarté s’il avait indiqué qu’il convenait de réduire les prestations et de faire payer davantage le consommateur et le contribuable. Du coup le conseil d’analyse économique opte pour un discours très ésotérique qui n’éclaire guère la question. Au-delà d’un certain plafond, les frais de santé restant à la charge des patients devraient être couverts à 100% par l’Etat, estime mercredi 20 janvier le Conseil d’analyse économique (CAE), organisme rattaché au Premier ministre. « Nous ne souhaitons pas supprimer le reste à charge, mais qu’il soit limité à un certain seuil pour les patients nécessitant des soins répétés sur un temps limité (hors maladie chronique) comme le font certains pays voisins », explique à l’AFP le coauteur de l’analyse, Antoine Bozio. En cas de problème de santé exceptionnel, les personnes « dont le reste à charge annuel cumulé dépasse une somme donnée seraient couvertes à 100% par la couverture publique », dans le périmètre des tarifs de la Sécurité sociale. Souhaitant une réforme « ambitieuse » qui « refonde l’architecture » de la protection sociale, les économistes du CAE proposent également de revoir les rôles des organismes complémentaires. Ils estiment ainsi nécessaire que les complémentaires santé séparent leur activité de remboursement de soins en complément de l’Assurance maladie, de celle dite « supplémentaire » couvrant des soins hors panier comme le confort à l’hôpital ou les dépassements d’honoraires. « Des mécanismes de solidarité devraient être appliqués pour la partie complémentaire de la couverture, tandis qu’ils n’ont pas lieu d’être pour la partie supplémentaire », écrivent les analystes. Ils préconisent également d’unifier la couverture du risque santé vers un « panier solidaire », comprenant des « soins essentiels », avec des « enjeux vitaux », « accessibles à tous sans barrière financière ». Les assurances facultatives seraient ainsi « recentrées sur la couverture des soins hors de ce panier ». « Contrairement à la CMU, le panier de soins solidaire serait remboursé entièrement par la Sécurité sociale avec un mécanisme de plafond, sans conditions de ressources », précise M. Bozio. Autre piste de réforme: distinguer les prestations contributives (chômage, retraite, accident du travail, indemnités journalières) de celles délivrées aux citoyens en fonction de leurs besoins (assurance maladie, aides sociales, famille). Le CAE préconise de revenir sur la délimitation actuelle entre ce qui est du ressort de l’État et ce qui incombe à la Sécurité sociale. Une piste qui ne changera pas grand-chose pour la sécurité sociale soit pour l’État. En creux, très creux même, c’est la conclusion du CAE -qui aurait dû figurer à en introduction–. « Le débat autour de la dépense sociale est incontournable, elle représente 50 % de la dépense publique », conclut M. Bozio.

(Avec AFP)

Affaire Kerviel : la justice deux fois ridiculisée

Affaire Kerviel : la justice deux fois ridiculisée

 

 

 

Dans l’affaire Kerviel la justice a été ridiculisée à deux reprises. D’une part lorsqu’elle a décidée d’exonérer de toute responsabilité la Société générale suite à la plainte de Kerviel d’autre part avec cette déclaration de la magistrate déclarant récemment n’avoir subi aucune pression. Exactement le contraire de ce qu’elle avait affirmé dans l’enregistrement réalisé à son insu où  elle déclarait que « la société générale savait ». Comment la juge peut-elle par ailleurs considérer qu’aucune pression n’a été que j’ai exercé sur la brigade financière alors que la policière en charge du dossier affirme exactement le contraire ? De toute manière cette volte-face met réellement en cause l’indépendance de la justice et ceux  qui la servent. D’une certaine manière cette affaire Kerviel constitue un scandale d’État qu’on peut d’autant plus facilement comprendre quand on connaît les connexions douteuses entre le pouvoir politique et le pouvoir financier. A  qui fera-t-on croire qu’il était possible qu’un trader puisse perdre de l’ordre de 5 milliards sans la bienveillance coupable de la banque. ? Ou alors les dirigeants de la société générale sont des incompétents notoires. « La magistrate Chantal de Leiris affirme mercredi dans Le Monde que les enquêtes sur l’affaire Kerviel n’ont pas été manipulées par la Société Générale, contrairement à ce que laissaient supposer des propos enregistrés à son insu et reproduits dimanche dans la presse.  »La Société Générale n’a pas eu prise sur moi, ni sur la Brigade financière », a déclaré Mme de Leiris au quotidien daté de jeudi. Alors vice-procureur au parquet de Paris, la magistrate avait en particulier travaillé sur des plaintes déposées en 2012 par Jérôme Kerviel et son avocat David Koubbi. Ces derniers accusent la Société Générale d’avoir « truqué » l’enquête sur sa perte de près de 5 milliards d’euros, révélée en 2008 et dont Jérôme Kerviel a, au moins au pénal, été jugé seul coupable.   »Les plaintes ont été classées parce qu’il n’y avait pas matière à poursuivre », a dit Mme de Leiris au Monde, assurant que les enquêtes ont été « conduites avec rigueur ». Dimanche, à quelques heures d’une audience sur une demande de révision déposée par Jérôme Kerviel, 20 Minutes et Mediapart avaient publié des propos fracassants de cette même magistrate. Mme de Leiris a été enregistrée à son insu par Nathalie Le Roy, une commandante de la Brigade financière devenue témoin à charge contre la banque, qu’elle accuse d’avoir orienté les enquêtes.  »La Société générale savait, savait, c’est évident, évident », aurait dit Mme de Leiris à Mme Le Roy, en lançant à la policière: « C’est vrai ce que vous dites, vous avez été entièrement manipulée par la Société Générale ».

 

Crise économique et financière comme en 2008 ?

Crise économique et financière comme en 2008 ?

 

De toute évidence,  les experts sont dans le potage y compris à Davos où se rassemblent le Gotha économique, financier et politique. Pour les uns,  la crise actuelle ne constitue qu’un accident conjoncturel qui pourrait être surmonté dès 2017. La volatilité des marchés financiers de ce début d’année comme le tassement économique enregistré au plan mondial ne remette pas en cause la croissance à moyen long terme. Pour d’autres au contraire, c’est le signe d’une prochaine crise durable. Une crise alimentée surtout par la situation chinoise dont les exportations et les importations en baisse depuis plusieurs mois ont provoqué un écroulement des matières premières notamment du pétrole. Du coup en même temps les ressources des pays producteurs se sont asséchées. Faute de ressources, les pays producteurs à leu r tour ne passent plus commandes aux pays développés dont  les économies se tassent de manière dangereuse. Ce qui pourrait être en cause, c’est la baisse durable des échanges internationaux. Pour résumer ont pensait  être définitivement sorti de la crise de 2008 mais il faudra sans doute s’habituer pendant plusieurs années à un net affaiblissement de la croissance mondiale voir affronter un nouveau krach financier. La forte baisse de l’ensemble des marchés financiers a dominé mercredi les discussions entre dirigeants d’entreprise et responsables politiques réunis à Davos, même si la plupart excluent pour l’instant l’éventualité de la voir dégénérer en crise mondiale.   »Je ne pense qu’il s’agisse d’une répétition de 2008 (…) Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de risques importants qui pèsent sur les marchés, dont le ralentissement de la croissance chinoise n’est pas le moindre », a dit John Veihmeyer, le président du groupe d’audit KPMG, lors d’un débat organisé par Reuters. Certains participants au Forum de Davos se sont toutefois dits moins optimistes pour cette année.   »Les turbulences sur les marchés peuvent être un signe avant-coureur montrant que quelque chose ne fonctionne pas et même si elles sont irrationnelles, elles peuvent avoir des conséquences bien réelles. Ce qui se passe en ce moment montre que l’optimisme excessif qui s’était répandu était injustifié », a ainsi dit à Reuters l’économiste américain Joseph Stiglitz.  Du côté des dirigeants d’entreprises, Roger Carr, le président du groupe britannique de défense BAE Systems, a lui aussi estimé que l’horizon économique semblait sombre. « A la même date l’an dernier à Davos, le contexte était très différent, il était assez calme. Le débat portait sur les pauvres et les riches, et non sur la question de savoir si nous allons tous devenir plus pauvres », a-t-il dit à Reuters. « Le climat est très pessimiste en ce moment », a-t-il ajouté.

2015 : la plus chaude depuis plus de 100 ans

2015 : la plus chaude depuis plus de 100 ans

C’est la plus chaude année depuis l’existence des statistiques sur le climat. Un réchauffement encore plus important qu’en 2014 et qui augure mal de l’évolution de la température pour le XXIe siècle. À moins de stopper très rapidement l’utilisation des énergies fossiles, ce qui paraît peu probable. Les objectifs de la COP 21 de limiter le réchauffement à moins de 2°C sera  donc « extrêmement difficile à atteindre. 2015 a été de loin l’année la plus chaude jamais enregistrée au plan mondial, ont annoncé mercredi deux agences gouvernementales américaines, la Nasa et la NOAA (Agence nationale océanique et atmosphérique). Selon leurs données, la température moyenne mondiale a été de 0,90° Celsius supérieure à la moyenne du XXe siècle, et elle a battu le précédent record, établi par l’année 2014, de 0,16° C. C’est la quatrième fois qu’un record est battu pour la température moyenne mondiale depuis le début du XXIe siècle, indiquent ces deux agences dans un résumé de leur rapport annuel. « 2015 a été remarquable, même dans le contexte d’une tendance plus large au réchauffement sur le long terme », a déclaré Gavin Schmidt, directeur de l’institut d’études spatiales Goddard de la Nasa. Selon les scientifiques, les activités humaines, notamment les combustibles fossiles, ont été le principal facteur à l’origine de cette poussée du mercure.

(Avec AFP)

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Remaniement : jeu de chaises musicales

Remaniement : jeu de chaises musicales

Il paraît de plus en plus vraisemblable qu’on assistera à un remaniement prochain du fait notamment du départ de Laurent Fabius pour le conseil constitutionnel dont il pourrait prendre la présidence (au grand dam de Lionel Jospin qui espérait la place). Par ailleurs le portefeuille de Macron pourrait être élargi aux finances, ce qui impliquerait un changement de portefeuille pour Sapin. Il n’est pas exclu non plus que Christiane Taubira glisse à la culture. À l’Élysée, François Hollande s’interroge donc sur ces mutations : l’ancien chef de la diplomatie Hubert Védrine pour son expérience? Le ministre des Finances, Michel Sapin, afin de permettre à Emmanuel Macron d’élargir son périmètre? La présidente de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée, Élisabeth Guigou, pour son expertise et pour la parité? Le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Matthias Feckl, jugé prometteur et gage de renouvellement? Seule candidate non déclarée à faire l’unanimité contre elle parmi les diplomates : Ségolène Royal. En attendant le départ de Laurent Fabius, les membres de son cabinet ce recasent.  Trois de ses plus proches conseillers pourraient se voir affecter à l’ambassade de France en Inde, à la direction stratégique de la DGSE et au consulat général de New York tandis que le directeur de cabinet d’Annick Girardin au Développement international vient de rejoindre la direction de Total.

 

Le coût du panier moyen des Français n’a pas tant augmenté ?

Le coût du panier moyen des Français n’a pas tant augmenté ?

Curieux cette étude de l’association des familles rurales qui considèrent d’abord que le panier moyen de la ménagère n’a pas augmenté en 2015 et même qu’en francs constants il nettement diminué en 10 ans. Deux observations la première c’est que la structure de ce  panier moyen à évolué  en 10 ans, le panier de référence revêt donc un caractère assez théorique. Par ailleurs souvent le conditionnement des produits a changé de sorte que lorsque les prix affichent une certaine stabilisation c’est souvent grâce à une réduction du volume des produits. Les résultats de l’étude de l’association des familles rurales montrent que les prix ont subi une hausse de 0,37%. En 2015, le panier moyen coûtait 135,59 euros contre 135,08 euros en 2014. La tendance était pourtant à la baisse depuis 2012. Mais l’évolution sur dix ans montre aussi que cette augmentation (4,55% soit 5,9 euros) est trois fois moins importante que l’inflation globale (13,7%). « On voit que les prix ont été vraiment contenus. C’est dû à la guerre des prix dans la grande distribution », explique Dominique Marmier, président de Familles Rurales, au micro de RTL.

Affaire Balkany : Nouvelle mise en examen

Affaire Balkany : Nouvelle mise en examen

 

Déjà mis en examen pour fraude fiscale et blanchiment, Pascal Balkany est à nouveau mis en examen concernant ses déclarations sur son patrimoine. La justice le soupçonnant d’avoir omis de déclarer ou d’avoir sous-évalué certains de ses biens. L’élu des Hauts-de-Seine a été mis en examen pour déclaration mensongère de patrimoine, a confirmé une source judiciaire. Sollicité par l’AFP, son avocat, Me Grégoire Lafarge, a dénoncé « une violation réitérée du secret de l’instruction » et « un acharnement qui n’a plus rien de juridique ». Dans ce dossier, Patrick Balkany est déjà mis en examen, notamment pour fraude fiscale, corruption passive et blanchiment de fraude fiscale. En mai, après un signalement de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), l’enquête avait été étendue aux déclarations de patrimoine du couple Balkany. Les juges soupçonnent Patrick Balkany d’avoir omis, entre avril 2011 et janvier 2014, une partie substantielle de son patrimoine et « fourni une évaluation mensongère » dans les déclarations, selon une source proche du dossier. L’enquête menée par les magistrats financiers Renaud van Ruymbeke et Patricia Simon concerne la propriété où vit le couple à Giverny (Eure), mais donnée à leurs enfants en nue-propriété, et trois villas, deux situées sur l’île antillaise de Saint-Martin et une autre à Marrakech, Dar Gyucy.  Autant de biens immobiliers qui ont été saisis par la justice, à l’exception d’une des deux maisons antillaises, depuis revendue.  »Le patrimoine des époux Balkany est important. Pourtant aucun bien n’est à leur nom« , relève une ordonnance de saisie des juges, selon une source proche du dossier. « Ils ne disposaient pas de revenus leur permettant d’acquérir un tel patrimoine. Ils ont organisé leur insolvabilité », soupçonnent les juges, selon la même source. Les magistrats sont convaincus que le couple a eu recours à des sociétés du Liechtenstein, de Singapour ou de Panama, afin d’éviter d’apparaître comme propriétaires.

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