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Archive mensuelle de janvier 2016

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Taxe Transactions financières: renvoyée aux calendes grecques ?

Taxe Transactions financières: renvoyée aux calendes grecques ?

 

 

On se demande si la taxe sur les transactions financières destinées aux produits spéculatifs sera mise en place un jour. On sait qu’il était impossible de se mettre d’accord 28 pays sur cette question en particulier du fait de l’opposition du Royaume-Uni qui veut protéger la place financière de Londres. Du coup c’est dans le cadre d’une coopération renforcée qu’une dizaine de pays ont essayé de trouver un accord. Enfin jusque-là puisque la Belgique en particulier sous la pression des lobbies financiers considère que cette taxe (au demeurant insignifiante) entraînerait des effets néfastes sur l’économie réelle.  En décembre, les 10 pays, dont la Belgique, la France ou encore l’Allemagne, avaient promis de s’entendre d’ici à fin juin sur les points encore en suspens après des années de discussions. « La Belgique ne quittera pas la table des négociations à ce stade mais on ne peut nier que les projets de textes tels qu’ils existent aujourd’hui sont inacceptables, car en contradiction avec l’accord de gouvernement » signé en octobre 2014 par la coalition de droite qui dirige la Belgique, a déclaré M. Van Overtveldt, cité par l’agence Belga. « L’accord de gouvernement dit explicitement que la taxe doit se focaliser sur les actions et (produits) dérivés ayant un caractère spéculatif mais qu’une telle taxe ne peut avoir aucun effet négatif sur l’économie réelle. Or, dans les textes actuellement sur la table, la sauvegarde de l’économie réelle est loin d’être garantie », a ajouté le ministre, membre du parti nationaliste flamand N-VA. Il a aussi reproché aux projets de risquer « d’augmenter le coût de financement de la dette publique » et d’être une source de « risques pour le secteur financier en Belgique », évoquant un danger de « délocalisations » d’institutions financières. Le ministre a également estimé que la taxe proposée était « incompatible » avec le projet d’Union des marchés des capitaux. Oeuvrer à l’application d’une telle taxe dans dix pays vient « compromettre » la réalisation d’une telle Union dans les 28 Etats-membres, a-t-il jugé.  Cette taxe devait initialement être mise en oeuvre le 1er janvier 2016 par 11 pays européens qui négocient depuis 2011, dans le cadre d’une coopération renforcée. Ne pouvant s’accorder à 28, la France, l’Allemagne, la Belgique, le Portugal, l’Autriche, la Slovénie, la Grèce, l’Espagne, l’Italie, la Slovaquie et l’Estonie avaient en effet décidé il y a quatre ans de tenter de s’entendre à 11. Début décembre, c’est l’Estonie qui a jeté l’éponge la première. Une coopération renforcée ne peut se faire que si au moins un tiers des Etats membres y participent, soit neuf au minimum. Officiellement soutenu par certains pays cette taxe est cependant très contestée par les lobbys financiers qui font tout pour en retarder l’application.

Sécurité routière : 26 millions de contraventions en 2015

Sécurité routière : 26 millions de contraventions en 2015

 

Le gouvernement semble davantage préoccupé par l’augmentation des ressources des amendes que par la dégradation de la sécurité routière. La preuve, c’est que le produit des amendes est inscrit dans le projet de loi des finances notamment pour contribuer à l’amortissement de la dette de l’État alors qu’on pourrait imaginer que la totalité de cette recette soit affectée aux actions de prévention routière. Mais c’est le paradoxe, plus la prévention routière est efficace et plus le produit des amendes diminue, ce que ne souhaite pas le gouvernement en tout cas le ministre des finances. Une véritable manne pour le gouvernement qui a récupéré  1,671 milliard d’euros, selon l’étude de l’association «40 millions d’automobilistes», rapportée par Le Parisien-Aujourd’hui en France. A eux seuls, les radars automatiques rapportent 658 millions d’euros dans les caisses de l’État. Environ 560 millions d’euros proviennent des amendes forfaitaires réclamées à l’occasion d’autres infractions au Code de la route, tandis que les majorations d’amendes viennent ajouter 453 millions d’euros.  Or selon l’association, seul un tiers du pactole sert réellement cette cause. Un quart environ (441 millions) est utilisé pour rembourser la dette de l’État et plusieurs centaines de millions servent à entretenir l’ensemble du système de contrôle sur les routes y compris les coûts de gestion et d’envois postaux (30 millions d’euros) et l’achat de nouveaux radars (239 millions).  Grâce à l’argent des contraventions, l’arsenal de détection des mauvais comportements devrait donc s’étoffer en 2016. L’État envisage ainsi d’installer progressivement 500 radars supplémentaires, pour atteindre les 4500 au bord des routes. Fixe, mobile, passage à niveau, feu rouge, double sens, ils sont de plus en plus variés. Selon Pierre Chasseray, délégué général de «40 millions d’automobilistes», les contraventions rapporteront 2 milliards à l’État en 2020. Et pour cette année, l’État a déjà fait ses calculs: le montant attendu est même inscrit dans une annexe du projet de loi de finances (PLF) 2016, affirme Le Parisien-Aujourd’hui en France. Les prévisions de recette s’établissent pour 2016 à hauteur de 1,68 milliard d’euros, soit quasiment la même manne qu’en 2015.

Le non des avocats à l’Etat d’urgence : un reflexe corporatiste

Le non des avocats à l’Etat d’urgence : un reflexe corporatiste

Le Conseil national des barreaux (CNB) qui regroupe les avocats estime  l’État d’urgence viendrait contrarier les principes républicains. La vérité c’est que les avocats défendent leur pré carré puisque le contrôle judiciaire prévu dans l’état d’urgence prive les avocats de leurs interventions lors des préliminaires de l’enquête.( On se souvient qu’on avait déjà constaté une posture d’opposition très corpo de la part des avocats lorsqu’avait été évoquée la possibilité de retirer à la justice la gestion des divorces) Dans une résolution adoptée au terme de son assemblée générale, le CNB, organe représentatif des avocats, critique le projet de constitutionnalisation de l’état d’urgence. Il estime que, ajouté aux autres dispositions votées depuis un an, il « dessine un modèle juridique et social qui rompt durablement avec les principes républicains ». L’Elysée a annoncé vendredi que le gouvernement présenterait un projet de loi prolongeant l’état d’urgence, en vigueur depuis les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, pour une durée de trois mois lors du conseil des ministres du 3 février. Le conseil examinera le même jour le projet de loi renforçant la lutte contre le crime organisé et son financement, l’efficacité et les garanties de la procédure pénale. Le Premier ministre, Manuel Valls, en dévoilera les grandes lignes mercredi devant la commission des lois de l’Assemblée nationale. Dans sa résolution, le CNB déplore notamment que le futur projet de loi, à partir des éléments connus jusqu’ici, « octroie à l’autorité administrative des prérogatives en matière de perquisitions de véhicules et de rétention administrative hors la présence d’un avocat et crée un véritable contrôle judiciaire ‘déjudiciarisé’ à la discrétion du ministre de l’Intérieur, sans contrôle de l’autorité judiciaire. »

Sondage popularité : rechute de François Hollande

 

 

L’effet attentats est complètement retombé pour Hollande qui replonge  à 24 % d’opinions favorables. Selon une enquête IFOP réalisée pour le JDD, trois quarts (75 %) des personnes interrogées se disent mécontents de l’action du chef de l’Etat, contre 73 % le mois précédent. Elles sont 24 % à se dire satisfaites, contre 27 % un mois auparavant. De son côté, la cote du chef du gouvernement atteint quant à elle 60 % de mécontents (contre 62 % en décembre) et 39 % de satisfaits (contre 38 %). Un autre sondage réalisé par  BVA pour Orange et télé publié samedi donne des résultats voisins. 25% des Français disent faire confiance au chef de l’Etat, soit cinq points de moins qu’il y a un mois et 8 de moins qu’en novembre. Sa cote avait bondi de huit points juste après les attentats du 13 novembre. « Alors qu’en fin d’année, François Hollande pouvait espérer capitaliser sur le succès de la COP21, la défaite moins importante que redoutée aux régionales et une image restaurée d’autorité et de leadership après la gestion des attentats, il voit au contraire son image se détériorer », note BVA. « Les multiples revirements du débat sur la déchéance de nationalité ne sont sans doute pas étrangers à ces résultats. Certaines annonces dans le domaine de l’emploi comme le plafonnement des indemnités chômage (…) ont peut-être également déplu à une partie des sympathisants de gauche », chez qui François Hollande perd sept points, ajoute l’institut. Dans le même temps, 39% des personnes interrogées, un niveau inchangé, disent faire confiance au Premier ministre, Manuel Valls, même si cette stabilité masque une forte baisse (-10 points) chez les sympathisants de gauche.  Le jugement des Français sur la politique de l’exécutif est toujours aussi sévère, 23% des personnes interrogées (-4 points) considérant qu’elle est juste et 14% (-3 points) efficace. La cote d’influence des autres personnalités politiques est en baisse quasi générale. L’ancien Premier ministre Alain Juppé perd ainsi huit points, bien qu’il arrive toujours en tête, 49% des Français souhaitant le voir exercer davantage d’influence dans le futur. Mais, avec un score de 73% (inchangé) auprès des sympathisants de droite, il creuse l’écart par rapport à ses principaux rivaux pour la primaire en vue de la présidentielle de 2017. Bruno Le Maire perd quatre points (à 54%), François Fillon huit points (49%) et Nicolas Sarkozy quatre points (39%). Chez les seuls sympathisants Les Républicains, le maire de Bordeaux fait aussi la course en tête, avec 73% (+8 points) devant Nicolas Sarkozy (64%, +2 points) et François Fillon (59%, -3 points).

 

Un changement de gouvernement pour quoi faire ?

Un changement de gouvernement pour quoi faire ?

Les Français sont de moins en moins nombreux à souhaiter un  changement de gouvernement non  pas qu’ils soutiennent la politique de celui qui est en place (une politique contestée par 75 %)  mais simplement parce qu’ils ne voient pas l’intérêt de changer l’équipe actuelle. Par ailleurs les Français enquêtés ne souhaitent pas de changement de Premier ministre. Il  Faut donc s’attendre à une légère adaptation avec le départ de Laurent Fabius au conseil constitutionnel, l’élargissement du portefeuille de Macron et peut-être Sapin aux affaires étrangères. Un poste que Ségolène Royal souhaiterait bien occuper mais Hollande se méfie de ses frasques surtout dans un contexte géo politique relativement complexe voire dangereux. Il y a un an les Français étaient près de 80 % à souhaiter ce changement de gouvernement, ils ne sont plus que 54% favorables à ce scénario, rapporte un sondage BVA pour Orange et iTélé, publié ce samedi 23 janvier. Dans le détail, l’étude rapporte que les sympathisants FN (84%) et « Les Républicains » (66%) sont favorables à une écrasante majorité à un remaniement, les sondés « à gauche du PS » sont 55% à souhaiter un changement. En revanche, les deux tiers des sympathisants PS (67%) et EELV (52%) sont majoritairement opposés à un changement de gouvernement. Toutefois, le sondage rapporte que les Français excluent la possibilité d’un changement de Premier ministre, alors qu’ils étaient 69% à souhaiter son départ en mars 2014, au moment des élections municipales. A la question, « François Hollande devrait-il changer de Premier ministre ?« , 60% des sondés répondent non. Ainsi, ce scénario est rejeté par la quasi-totalité des sympathisants PS (85%) mais également par les deux tiers des sympathisants de droite (67%) et 64% pour les sondés proches des Républicains. Sans surprise, les sympathisants de « la gauche du PS » sont une majorité à désirer son départ de Matignon (54%), souhait qu’ils partagent avec 66% des personnes se disant proches du Front national. Enfin, dernier enseignement de l’étude et non des moindres, seuls trois ministres de l’actuel gouvernement bénéficient d’une opinion favorable : Emmanuel Macron (54% de « très bonnes opinions » ou « plutôt bonnes »), Bernard Cazeneuve (52%) et Jean-Yves Le Drian (52%). Les autres ministres suscitent des opinions plus contrastées ou clivantes, comme Christiane Taubira.

Actu, infos, économie, social, politique: articles les plus lus

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Vers une suppression des 35 heures… mais en douceur

Vers une suppression des 35 heures… mais en douceur

 

Il n’y aura pas de suppression brutale des 35 heures mais une obsolescence progressive. François Hollande avait d’abord annoncé la couleur, Valls aussi. Les entreprises pourront négocier avec les syndicats la répartition du temps de travail, son volume et la rémunération des heures supplémentaires. En clair,  les heures supplémentaires entre 35 et 39 heures pourraient pratiquement ne plus être rémunérées. C’est d’ailleurs ce qu’a confirmé très nettement  Au Forum économique de Davos (Suisse), Emmanuel Macron.  Devant la presse étrangère, le ministre de l’Economie a estimé ce vendredi que le projet de réforme du temps de travail, présenté lundi par le Président de la République François Hollande, signait «de facto» la fin des 35 heures.  «Si vous pouvez négocier des accords majoritaires au niveau de l’entreprise pour n’avoir presque aucune surcompensation, cela veut dire que vous pouvez créer plus de flexibilité», a argumenté Macron.  «Mais cela passe par un accord majoritaire. C’est ce que j’ai toujours défendu, même quand je n’étais pas ministre. Le point crucial n’est pas de tuer la loi, mais de prouver son efficacité et de l’adapter à l’entreprise», a ajouté le ministre qui avait déjà bousculé le totem, en août à l’université d’été du Medef. «On a répandu des idées selon lesquelles la France pourrait aller mieux en travaillant moins, c’était de fausses idées», avait-il lancé devant les patrons, provoquant des hurlements à gauche.
Lundi, en présentant son plan d’urgence pour l’emploi, François Hollande avait confirmé que la future réforme du Code du travail accorderait aux entreprises de nouveaux assouplissements sur le temps de travail, notamment sur la majoration des heures supplémentaires, sans toucher à la durée légale de 35 heures. L’entreprise «pourra fixer le taux de majoration et le nombre des heures supplémentaires, ou moduler le temps de travail au-delà même de l’année», avait-il dit.

Diminution des allocations chômage ?

Diminution des allocations chômage ?

 

Les pressions sur les syndicats ne cessent de se renforcer pour négocier une baisse des allocations chômage. Deux raisons fondamentales militent en faveur de la baisse des allocations chômage. Première raison largement argumentée dans un rapport de la Cour des Comptes : la situation dramatique de l’Unedic dont le déficit atteindra une trentaine de milliards d’ici la fin d’année. À cela s’ajoute un autre facteur explicatif à savoir le caractère insuffisamment incitatif pour chercher du travail. Certes la plupart des chômeurs ne souhaitent  qu’une chose : trouver un emploi ; pour autant certains s’installe un peu dans une situation d’assisté social qui leur fait perdre à la fois confiance et  compétence et au-delà  habitude et goût du travail.  Financièrement la situation de l’Unedic impose donc une remise en cause des conditions d’attribution des allocations chômage. Socialement, la nécessaire solidarité nationale à l’égard des chômeurs doit cependant surtout encourager à la reprise d’un emploi. Dans un rapport consulté par l’AFP, les sages de la rue Cambon suggèrent de baisser les allocations, à quelques semaines d’une renégociation des règles d’indemnisation pour rééquilibrer les comptes de l’Unedic.  Attention, comptes dans le rouge ! Selon un rapport de la Cour des comptes consulté lundi par l’AFP, la dette de l’Unedic, l’assurance chômage, menace « la soutenabilité du régime ». A combien s’élève-t-elle ? Selon l’Unedic, gestionnaire du régime, celle-ci devrait atteindre 29,4 milliards d’euros fin 2016, et même 35 milliards d’euros fin 2018. Dans ce rapport, qui a été présenté au bureau de l’Unedic le 12 janvier, la Cour des comptes commence par rappeler les règles en vigueur, règles qui ont fait plonger ses comptes dans le rouge. La Cour décrit un régime très généreux : un « taux de remplacement élevé par rapport aux autres pays de l’OCDE«  le « plus grand nombre de chômeurs couverts«  une durée maximale d’indemnisation parmi « les plus élevées » et le « montant maximal d’indemnisation (6.200 euros nets par mois) le plus élevé parmi les pays comparables« Les auteurs du rapport relèvent également une forte hausse du nombre de demandeurs d’emploi indemnisés (+750.000 entre 2008 et 2014) et une augmentation de l’indemnisation moyenne (+7,8 % en cinq ans). Au 31 octobre, 2,64 millions de demandeurs d’emploi percevaient l’assurance chômage, sur 6,13 millions d’inscrits à Pôle emploi en métropole. Aujourd’hui, un chômeur célibataire sans enfant touche en moyenne 70% de son ancien salaire net. « Une diminution d’un point » de ce taux « représenterait une économie de 422 millions d’euros«  estime la Cour qui évoque une autre piste : le passage de la durée maximale d’indemnisation à trois ans pour les plus de 55 ans, au lieu de 50 ans aujourd’hui, ce qui représenterait une économie de 450 millions d’euros. La Cour prévient toutefois qu’une telle mesure aurait un « coût pour les finances publiques«  en entraînant une « hausse des prestations versées dans le cadre du régime de solidarité«. La Cour pointe aussi du doigt le principe « un jour cotisé = un jour indemnisé »: le passage à un ratio de 0,9 jour indemnisé pour un cotisé « se traduirait par une économie de 1,2 milliard d’euros par an ». Pour augmenter les recettes, les sages de la rue Cambon formulent également des propositions. Ils notent que le taux de contributions est « inchangé depuis 2007«  alors que 0,1 point de cotisation supplémentaire rapporterait « environ 500 millions d’euros ». Ils relèvent aussi le « coût élevé » du mécanisme d’activité réduite, qui permet à un allocataire de cumuler salaire et indemnités, ce qui peut « installer les salariés de certains secteurs dans la précarité«. La Cour recommande enfin « d’allonger la durée de validité des conventions d’assurance chômage » négociées par les partenaires sociaux. L’actuelle convention, qui arrive à échéance le 30 juin, n’a été conclue que pour deux ans.

 

FMI : Christine Lagarde candidate à sa succession avec une casserole aux fesses (affaire Tapie)

FMI : Christine Lagarde candidate à sa succession avec une casserole aux fesses (affaire Tapie)

Christine Lagarde a déclaré être officiellement candidate à sa propre succession comme directrice générale du fonds monétaire international. Elle a souligné qu’elle avait pour cela le soutien de plusieurs pays dont la France. Pourtant cette candidature est hypothéquée par une négligence de sa part à 400 millions dans l’affaire tapie. Pourquoi le soutien de la France en dépit de cette casserole ?  Simplement par ce que le gouvernement français espère en retour la bienveillance du FMI à l’égard de sa politique économique et financière. La justice elle-même tout en reconnaissant la responsabilité de Christine Lagarde a minimisé son rôle. En effet  l’affaire Tapie est considérée par la justice française comme une négligence pour Christine Lagarde, une négligence à 400 millions ! Christine Lagarde a été mise en examen pour négligence par la Cour de justice de la République (CJR). Une juridiction d’exception composée en partie de politiques pour «  gérer » les affaires délicates. Délicat en effet d’avoir accordé notamment 50 millions pour préjudice moral (record du monde) et délicat aussi de mettre en cause Christine Lagarde qui pourrait alors valoir à la France de perdre la diction du FMI après les frasques de DSK.  On va donc essayer de faire porter le chapeau à d’autres (Richard, patron d’Orange, ancien directeur de cabinet de Lagarde) ou a personne !    Bernard Tapie a été encore  interrogé mardi 10 mars par les juges financiers chargés de l’enquête sur l’arbitrage controversé qui avait accordé plus de 400 millions d’euros à l’homme d’affaires pour régler son litige avec le Crédit lyonnais, a appris l’AFP de sources proches du dossier. Mi-février, la justice a annulé cet arbitrage, rendu en juillet 2008 pour mettre fin à une longue bagarre sur la vente d’Adidas, que Bernard Tapie avait racheté avant de s’en défaire en 1993. Les juges d’instruction soupçonnent que cette sentence de 2008 ne soit le fruit d’un « simulacre d’arbitrage«. Il s’agit du premier interrogatoire de Bernard Tapie par les magistrats sur le fond du dossier. Ils s’interrogent notamment sur les relations anciennes et cachées entre Bernard Tapie, un de ses avocats, Maurice Lantourne, et un des trois juges arbitres, l’ancien magistrat Pierre Estoup — des liens susceptibles de jeter le doute sur l’impartialité de ce dernier. Une source judiciaire relève ainsi les « relations antérieures vieilles d’environ dix ans » entre MM. Estoup et Lantourne ainsi que les « relations professionnelles entre les trois » hommes qui ont été mis en examen mi-2013 pour escroquerie en bande organisée. A l’appui de leur thèse, les juges ont versé au dossier la dédicace d’un de ses livres faite par Bernard Tapie à Pierre Estoup dès 1998, ou encore des échanges de courriers entre le camp Tapie et l’ancien magistrat dès 2006, soit avant l’arbitrage – ce que dément M. Estoup. « La dissimulation de ces liens anciens, étroits et répétés participe de l’accomplissement du dessein ourdi par l’arbitre de concert avec Bernard Tapie et son représentant, de favoriser au cours de l’arbitrage les intérêts de cette partie », avaient estimé en janvier des magistrats de la cour d’appel de Paris pour confirmer la mise en examen de l’homme d’affaires. La cour d’appel estimait que « l’existence de relations antérieures de proximité directes ou indirectes entre les trois personnes ne (pouvait) être déniée ». Selon elle, « l’ensemble du processus décisionnel de recours à l’arbitrage, de mise en place de celui-ci a pu être frauduleusement faussé et altéré dans son principe et dans ses exigences de loyauté et d’impartialité ». Dans le dossier de l’arbitrage, deux hauts fonctionnaires ont été mis en examen, ainsi que l’actuel patron d’Orange, Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde au ministère de l’Economie.

 

SONDAGE- Sarkozy : « son changement, c’est pas maintenant»

SONDAGE- Sarkozy : « son changement, c’est pas maintenant»

Pour une écrasante majorité des Français, Sarkozy n’a pas changé et il en est bien incapable selon un sondage Odoxa pour iTélé et Paris-Match.  Pour résumer le changement pour Sarkozy, c’est comme pour Hollande « c’est pas pour maintenant ». Un autre récent sondage montait  d’ailleurs que pour 70 % des Français Sarkozy était  surtout animé d’un esprit de revanche. En clair  n’apporte rien de nouveau. À lecture de son livre « la France pour la vie » (titre tellement ésotérique qu’en  fait il ne signifie rien) qu’on se rend compte que son mea culpa est d’ailleurs bien formel puisque à chaque introspection il trouve le moyen de rééquilibrer son propos en reportant la responsabilité de son immobilisme sur d’autres. Par exemple il n’hésite pas à affirmer que ce sont les silences de Fillon qui l’on confortait dans cet immobilisme ! Plus culotté tu meurs ! Comme dirait le fidèle des fidèles Bryce Hortefeux « Sarkozy, il est gonflé à bloc ». Les trois-quarts des Français pensent que Nicolas Sarkozy devrait changer (72%) mais ils sont aussi nombreux à être convaincus qu’il en est incapable. 68% des sympathisants de droite et 63% des « Républicains » estiment en effet qu’il doit changer. Malheureusement pour l’ex-Président, les Français (à 89%) et même les sympathisants de droite (à 82%) sont convaincus qu’il n’a pas changé. Pire, les trois-quarts de nos concitoyens (74%) le jugent incapable de changer. C’est aussi l’opinion de près de 6 sympathisants de droite sur 10 (58%). Et ce n’est pas le retour au contact des citoyens français qui semble changer la donne. Le souhait de Nicolas Sarkozy de revenir sur le « terrain » est perçu par près de 9 Français sur 10 comme un coup de communication plutôt que comme une démarche sincère Cette opinion est également largement partagée par les sympathisants de droite (77%) et par « Les Républicains » (64%).

L’euro baisse face au dollar

L’euro baisse face au dollar

 

Progressivement l’euro se rapproche de la parité parfaite avec le dollar. En cause surtout l’atonie de la croissance européenne qui pourrait bien en 2016 ne pas dépasser le niveau d’activité de 2015 comme en témoigne la tendance constatée en décembre. En clair, le différentiel de croissance entre les États-Unis et la zone euro pourrait être encore de l’ordre  1 % en 2016. La baisse de l’euro découle aussi de politiques monétaires pour l’instant différentes. La FED  en effet affirme toujours vouloir un nouveau augmenter ses taux ;  à l’inverse le président de la banque centrale européenne, Mario draghi, a annoncé une possible nouvelle diminution des taux à partir de mars. Ceci étant,  il n’est pas du tout certain que la banque centrale des États-Unis procède durablement à un relèvement des taux en raison de la dégradation de l’activité internationale. En outre le renchérissement du dollar par rapport à l’euro mais aussi à d’autres monnaies comme le yen  japonais ou le Yuan chinois mécaniquement pèse sur la compétitivité américaine.

État d’urgence : pour trois mois ou beaucoup plus longtemps ?

 

État d’urgence : pour trois mois ou beaucoup plus longtemps ?

Dans un premier temps, l’état d’urgence devrait être prolongé de trois mois mais Manuel Valls a évoqué une poursuite «le temps qu’il faudra». Dans une interview à la BBC le premier ministre n’a pas exclu une très longue prolongation de cet état d’urgence qui pourrait même durer le temps d’une génération. Comme d’habitude la gauche de la gauche pousse des cris d’orfraie considérant que les droits fondamentaux sont remis en cause. Sur Twitter, l’ex-ministre du Logement Cécile Duflot y voyait «la fin de l’état de droit». D’autres déclarations à gauche vont dans le même sens. Pourtant l’opinion publique soutient à une très forte majorité l’ensemble des dispositions permettant aux forces de l’ordre et à la justice de mieux lutter contre un terrorisme dont il est difficile de prévoir la fin. En outre il faut bien convenir que les mesures permises par l’état d’urgence sont peu contraignantes pour la quasi totalité des personnes résidant en France. Le fait par exemple d’être obligé d’ouvrir le coffre de sa voiture aux fins de vérification ne saurait constituer  une atteinte fondamentale aux libertés. Sauf évidemment pour ceux  qui ont quelque chose à se reprocher. Certes il ira bien ici ou là quelques bavures mais l’environnement démocratique du pays permettra rapidement de les régler. L’état d’urgence en France, en vigueur depuis la nuit du 13 au 14 novembre dernier à la suite des attentats à Paris et Saint-Denis, sera donc prolongé après le 26 février. L’Elysée a en effet annoncé vendredi la prolongation de l’état d’urgence pour trois mois supplémentaires. «Le Président de la République a annoncé que, face à la menace terroriste, le gouvernement présenterait au Conseil des ministres du 3 février 2016 un projet de loi prolongeant l’état d’urgence pour une durée de trois mois», indique l’Elysée dans un communiqué. Par ailleurs, l’Elysée souligne que «le même Conseil des ministres délibérera sur le projet de loi renforçant la lutte contre le crime organisé et son financement, l’efficacité et les garanties de la procédure pénale. Enfin, le Président de la République a demandé au Premier ministre de présenter mercredi prochain lors de son audition par la Commission des Lois les avant-projets de loi d’application de la révision constitutionnelle». Un peu plus tôt dans la journée, le premier ministre avait déclaré, en marge du Forum de Davos, que la situation serait prolongée «le temps qu’il faudra». Il avait affirmé à la BBC que la France pouvait «utiliser tous les moyens» face au terrorisme «jusqu’à ce qu’on puisse en finir» avec le groupe Etat islamique (EI). «En Afrique, au Moyen-Orient, en Asie, nous devons éliminer Daech, expliquait-il à la BBC. «La guerre, c’est utiliser tous les moyens dans notre démocratie pour protéger les Français. Donc, c’est en effet l’état d’urgence. Nous allons voir si nous allons le prolonger», avait ajouté le premier ministre.  «Jusqu’à quand?» avait demandé la journaliste. «Le temps nécessaire. Nous ne pouvons pas vivre tout le temps avec l’état d’urgence. Mais tant que la menace est là, nous pouvons utiliser tous les moyens», avait répondu Manuel Valls. «Est-ce que vous pouvez en finir? Beaucoup disent que c’est le combat d’une génération… 30 ans…», lui demandait alors la BBC. «Je le crois. Et il faut dire la vérité, pas seulement aux Français mais à tous ceux qui sont concernés par le terrorisme. C’est une génération qui peut être concernée par cette guerre», assurait le chef du gouvernement.

Zone euro : la croissance se tasse

Zone euro : la croissance se tasse

 

L’indicateur d’activité de markit indique un assez net tassement de la croissance de la zone euro en décembre. Du coup si la tendance devait se prolonger le premier trimestre pourrait n’afficher qu’une progression du vide de 0,3 %. En clair la zone euro pourrait perdre presque un point de croissance en 2016 par rapport aux prévisions initiales. Le Pib pourrait alors  être à peu près du même niveau qu’en 2015. Ce qui est en cause c’est la faiblesse de la demande tant à l’exportation qu’en ce qui concerne la demande interne. Tous les arguments indiquant une nette reprise en 2016 sont contrariés. La baisse historique des taux, la faiblesse des prix du pétrole et des matières premières ou encore la hausse du dollar par rapport à l’euro ne parviennent  pas à redynamiser la demande en zone euro. Du coup beaucoup reportent leurs espoirs sur une nouvelle phase de politique accommodante de la banque centrale européenne. Une banque centrale très s’inquiète de la quasi-absence d’inflation qui témoigne du déséquilibre de l’offre  par rapport à la demande donc aussi de l’atonie de la croissance. La a banque centrale pourrait décider de nouveaux  abaissements des taux et d’un programme plus conséquent de rachat d’actifs. Pas sûr cependant que cela soit suffisant car c’est la même politique accommodante qui est pratiquée par nombre de banques centrales (États-Unis excepté  pour l’instant !).L’indice PMI composite calculé par Markit, qui intègre le secteur manufacturier et celui des services, est tombé à un plus bas de onze mois à 53,5 contre 54,3 en décembre et 54,2 attendu par le consensus des économistes. S’il se maintient, ce niveau laisse prévoir une croissance du produit intérieur brut de l’ordre de 0,3%-0,4% sur le trimestre en cours, a indiqué Rob Dobla croissance tasse son. L’indice PMI du secteur des services est tombé à un plus bas d’un an à 53,6 contre 54,2 en décembre qui correspondait aussi aux anticipations des économistes interrogés par Reuters. Celui du secteur manufacturier a reculé à 52,3, au plus bas depuis octobre, après 53,2 le mois précédent et 53, coup ses opposantsoup 0 attendu par le consensus des économistes. Plus inquiétant encore Le sous-indice des entrées de commandes à l’export est notamment en recul, à 52,3 contre 53,2 le mois précédent, malgré la faiblesse de l’euro.

Déchéance de nationalité : toujours la quadrature du cercle

 Déchéance de nationalité : toujours la quadrature du cercle

Hollande, en recevant les dirigeants de tous les partis politiques représentés au Parlement, tente, par tous les moyens de rallier à sa cause le maximum de soutiens. Une obligation pour obtenir la majorité au congrès. Reste à savoir quelle formulation retenir. Deux possibilités, soit la déchéance de nationalité des binationaux, soit une formule plus vague laissant entendre que la déchéance s’applique à tous les Français. La déchéance de nationalité seulement pour les binationaux suscite cependant de nombreuses réserves au sein du PPS. Du coup Hollande est tenté  par la formule ne faisant pas référence aux binationaux. Formule susceptible de satisfaire la gauche de la gauche mais qui risque d’être très ambigüe. Ce qui signifierait en réalité que la déchéance ne pourrait s’appliquer aux Français non binationaux compte tenu de nos engagements internationaux. Une sorte de formulation alambiquée, générale qui renverrait à la loi des conditions d’application ; ce  qui pourrait alors  amener la droite à refuser le texte proposé (ou à l’accepter sous réserve !). .  Reçu en premier, le président du Parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet, a dit aux journalistes que le chef de l’Etat chercherait une solution de compromis. Le président de l’UDI a ensuite précisé que François Hollande souhaitait bien que la déchéance de nationalité figure dans la Constitution, sans dire si cette possibilité serait réservée aux binationaux nés en France comme il l’avait annoncé. « La Constitution va autoriser la déchéance mais la loi va préciser qui est concerné, comment, dans quel cadre », a ajouté Jean-Christophe Lagarde. Nicolas Sarkozy a confirmé que son parti voterait cette réforme car la sécurité des Français « est une priorité incontournable ». « Il ne peut pas s’agir d’une question d’opposition ou de majorité, de gauche ou de droite, mais de responsabilité vis-à-vis du pays », a ajouté l’ancien chef de l’Etat. Du coup certain de ses opposants pour les primaires ont prit le contre-pied de Sarkozy. Une attitude politicienne qui ne grandit pas la fonction politique. En effet Dans une tribune publiée vendredi sur Figarovox, vingt parlementaires LR, dont Nathalie Koscisuko-Morizet, et Hervé Mariton, annoncent toutefois qu’ils voteront contre la révision constitutionnelle, un « projet inutile et dangereux ».

Sarkozy : son « dernier » livre

Sarkozy : son « dernier » livre

Sarkozy a certainement raison de prendre des précautions oratoires pour indiquer que son livre «. La France pour la vie » ne saurait constituer une déclaration de candidature. Une manière pour lui de conserver une porte de sortie s’il devait, comme c’est probable, ne pas se présenter  à l’élection présidentielle de 2017.  de ce point de vue le livre de l’ancien président de la république n’apporte rien de nouveau sur sa personnalité ou son ambition. Une ambition surtout marquée par un esprit de revanche. Un mea culpa très faux-cul qui en fait reporte la responsabilité sur d’autres. Exemple quand il considère qu’il aurait dû aller plus loin dans les réformes mais qu’il  n’en a été empêché par Fillon son premier ministre.  Sarkozy aurait été freiné dans ses velléités réformatrices  par « les silences de Fillon » : François Fillon, qui affirme a contrario dans son livre « Faire » avoir été bridé dans ses ambitions réformatrices par Nicolas Sarkozy, apparaît comme l’un des inspirateurs de cette retenue aujourd’hui regrettée parmi quelques erreurs confessées. « J’ai trop souvent pris les silences de François Fillon comme autant d’acquiescements ( à l’immobilisme NDLR°. « , écrit l’ancien président. Dans la campagne qui s’ouvre pour la primaire, Nicolas Sarkozy se pose comme le garant de la « profondeur et la force du débat d’idées ». « Je veux que la droite et le centre aillent jusqu’au bout de leurs nécessaires refondations idéologiques ». Autant de phrases très creuses déjà entendues en 2007, en 2012 maintenant en 2016. Et toujours cette promesse qu’il va changer : « On ne me reprendra pas à faire des compromis de circonstance avec mes convictions. Beaucoup pensent que j’ai perdu en 2012 parce que ‘j’en avais trop fait’; moi je pense à l’inverse que j’aurais dû faire davantage ». Or l’opinion publique ne croit pas à ce changement un très récent sondage montre que 75 % des électeurs estiment que Sarkozy n’a pas changé et qu’il ne peut pas changer. Du coup c’est vraisemblablement son dernier livre comme politique actif. L’homme à l’ego surdimensionné ne supportera pas une seconde défaite ni aux primaires, ni aux présidentielles. Il est assez probable qu’il retirera sa candidature pour la présidentielle suite à la pression des sondages.

Actu, infos, économie, social, politique: articles les plus lus

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Électricité : augmentation des tarifs de 2,5 % par an

Électricité : augmentation des tarifs de 2,5 % par an

 

Une augmentation d’environ 2,5 % par an est à attendre pour EDF dont la situation financière est plus que délicate. Une augmentation de service qui contredit par ailleurs l’indice officiel des prix de la consommation des ménages qui affichent une inflation à quasiment zéro et qui va sans doute ce prolonger en l’état actuel des scénarios économiques. Et qui va  se prolonger en 2016 voire au-delà. Une augmentation sans doute incontournable compte tenu de la situation financière catastrophique de l’électricien. Il faut en effet apurer le passé avec un endettement de la deux 40 milliards, moderniser  le parc nucléaire existant pour un montant d’environ 50 milliards, financer le centre  d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure  pour un montant de 25 à 50 milliards enfin prévoir le financement pour le renouvellement du parc nucléaire soit autour de 200 milliards. Autant dire que l’entreprise sera incapable de faire face à ses enjeux financiers même avec des augmentations de tarifs.  Les tarifs réglementés de l’électricité pourraient donc augmenter de 2,5% par an jusqu’à 2019. EDF prévoit en outre de perdre un nombre important de clients. Même si EDF a tenu à rassurer quant à sa solidité financière, l’énergéticien estime que ses parts de marché dans l’électricité en France devraient subir une baisse « sensible » d’ici à 2019. Et fait l’hypothèse pour la même période d’une hausse de 2,5% par an des tarifs réglementés pour les particuliers, selon un document consulté par Reuters.  Dans ce texte, présenté jeudi aux syndicats à l’occasion d’un comité central d’entreprise, l’électricien prévoit ainsi que ses parts de marché en termes de volumes passeront de 78% à 59% auprès des clients professionnels et de 91% à 82% auprès des particuliers entre 2015 et 2019.

 

Banques : pourquoi les comptes courants ne sont pas rémunérés en France ?

Banques : pourquoi les comptes courants ne sont pas rémunérés en France ?

C’est la question que pose avec beaucoup de pertinence l’association de consommateurs CLCV. Non seulement les comptes courants ne sont pas rémunérés en France mais en outre on applique à partir du 1er janvier des frais supplémentaires de gestion et 70 % des Français seront concernés. On sait que lesdites banques disposent d’environ 350 à 400 milliards de trésoreries provenant des comptes courants. Une trésorerie bien entendue utilisée à la fois pour renforcer les critères de solvabilité mais aussi pour les activités de prêts et d’investissement. Il existe « une certaine exception française » sur la question de la rémunération des comptes courants, explique François Carlier, de l’association Consommation Logement et Cadre de Vie (CLCV). Il rappelle que jusqu’en 2005, nous étions le dernier pays européen à interdire la rémunération des comptes courants. C’est l’Europe qui a contraint la France à mettre fin à cette interdiction. « Depuis, à part quelques offres souvent temporaires, la place bancaire française n’a toujours pas pour habitude de rémunérer les comptes courants », note le journaliste. Hors de nos frontières, cette pratique est plus généralisée, même si le niveau de rémunération est assez réduit (« moins de 1% pour les premiers 1.000 ou 2.000 euros laissés sur le compte »).  François Carlier explique que les banques françaises disposent de plus de 300 milliards d’euros de dépôt à vue des particuliers. « C’est une ressource gratuite pour les banques qui peuvent placer cet argent, d’où l’argument de rémunérer ces dépôts », dit le journaliste. Pour lui, la vraie raison du blocage vient du fait qu’à l’étranger ces comptes rémunérés servent à attirer de nouveaux clients et sont des « outils de concurrence » entre les établissements.

Pôle emploi : 65 % de demandeurs d’emploi satisfaits ! ! !

Pôle emploi : 65 % de demandeurs d’emploi satisfaits ! ! !

Voilà un sondage qui risque de prêter à discussion tellement le résultat est surprenant. Il faut dire que le sondage Ipsos qui révèle que 65 % des demandeurs d’emploi sont satisfaits a été commandé par Pôle emploi. Compte tenu des résultats, on peut légitimement se demander si le sondage a été effectué auprès des chômeurs ou auprès des salariés de Pôle emploi. Une enquête  en tout cas qui peut légitimer un certain doute à l’égard de la déontologie de certains instituts de sondage. En 2015, les services de Pôle emploi ont donné satisfaction à deux tiers des demandeurs d’emploi et des entreprises, deux indicateurs globalement stables, selon un sondage Ipsos dévoilé jeudi 21 janvier, mais l’opérateur s’attend à mieux cette année, grâce à sa nouvelle organisation. Curieuse enquête qui contredit celle qui avait été effectuée par la CFDT et qui faisait apparaître que moins  d’un chômeur sur deux était satisfait des services de pôle emploi. Certes il s’agissait d’une enquête de 2011 mais compte tenu de la dégradation du marché du travail depuis, le résultat n’a pu que se  détériorer. Selon un panel assez différent de celui de l’enquête d’Ipsos : « Ceux que nous avons rencontrés sont ceux qui se déplacent en agence, précisait Laurent Berger, CFDT. Ce sont souvent les moins autonomes dans leur recherche d’emploi, les plus fragiles. »  Si 43 % des demandeurs d’emploi interrogés se disent satisfaits de l’accueil à Pôle emploi, loin derrière les 75 % de l’enquête officielle, beaucoup se plaignent des files d’attente « interminables » (31,4 %), des agences trop lointaines (25,3 %), des courriers pas clairs (24,2 %).  Au-delà de l’accueil, les attentes à l’égard de l’opérateur public sont très hétéroclites. 51,7 % attendent en priorité que Pôle emploi les aide à « retrouver du travail dans (leur) métier », 47 % veulent d’abord avoir toujours le même interlocuteur, 41 % veulent être orientés vers une formation, 36,5 % désirent qu’on leur explique leurs droits…  Sans surprise, 46,9 % des usagers attendent en priorité que l’agence leur permette de toucher leur allocation. Un taux très fort quand on sait que 43 % des demandeurs d’emploi interrogés seulement sont indemnisés. Si 39 % des personnes interrogées à ce sujet reconnaissent avoir eu une réponse moins de quinze jours après leur inscription, 25,3 % préfèrent mentionner qu’ils ont déjà connu plus de trois jours de retard dans leur versement. Et 22,1 % ont vu leur allocation suspendue sans comprendre pourquoi.  Mais surtout, comme l’avait déjà mentionné l’enquête officielle, c’est sur l’accompagnement à la recherche d’emploi que l’insatisfaction est la plus grande. Ainsi, seuls 13,3 % jugent Pôle emploi « indispensable » et se sentent aidés « correctement ». À l’inverse, 49,1 % disent que l’agence leur « prend du temps pour pas grand-chose » et qu’ils doivent se débrouiller seuls. Et 22,4 % trouvent que Pôle emploi est « parfois utile » mais « pénible et compliqué ».  Pour Laurent Berger, « ce n’est pas tant la relation avec le conseiller qui est en cause, mais le fonctionnement de l’institution qui ne permet pas un accompagnement adapté ». Un demandeur sur trois considère ainsi que son conseiller « n’a pas vraiment le temps de s’occuper » de lui. Surtout, 36 % déclarent que leur conseiller n’a « jamais rien » à leur proposer et 32 % qu’il leur fait des propositions qui ne correspondent pas à leur profil.  Enfin, 36 % disent avoir « souvent répondu à des offres d’emploi déjà pourvues ». Autre point important : un sur deux estime qu’il lui faut une formation, et le quart disent ne pas arriver à l’obtenir.  Logiquement, Pôle emploi n’est pas vraiment vécu comme un partenaire incontournable pour retrouver du travail. 92,8 % des demandeurs d’emploi interrogés par la CFDT déclarent compter d’abord sur eux-mêmes pour ce faire, contre 34,8 % sur la presse et Internet.  Et seulement 20,3 % misent d’abord sur leur conseiller. Enfin, cruelle précision, 11,9 % disent carrément ne compter « en aucun cas sur Pôle emploi » pour chercher un travail.

 

BCE : nouvelles mesures de soutien à l’économie?

BCE : nouvelles mesures de soutien à l’économie?

 

Au regard des incertitudes internationales caractérisées par le tassement de la croissance mondiale, Mario Draghi,  président de la BCE, a tenté de rassurer les investisseurs. Il a indiqué que les taux très bas seraient encore maintenus pour une longue période voire même  abaissés. Pour aider au financement de l’économie on pourrait encore diminuer le taux des dépôts à la BCE par les banques. La BCE est particulièrement inquiète de la quasi absence d’inflation qui révèle le déséquilibre entre la demande. Il se pourrait que la BCE décide de renforcer encore son programme de rachat d’actifs en mars mais il faudra encore persuader l’Allemagne de cette nécessité, ce qui n’est pas encore acquis. L’euro a cédé du terrain face au dollar et les Bourses du Vieux Continent ont accentué leur progression après cette promesse, faite au cours d’une conférence de presse tenue après la réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE, qui avait auparavant laissé ses taux directeurs inchangés.  La monnaie unique se traitait à 1,0840 dollar vers 14h50 GMT contre plus de 1,09 dollar en matinée. Au même moment, l’indice CAC 40 de la Bourse de Paris, qui a cédé plus de 10% en moins de trois semaines, regagnait 0,53% et l’EuroStoxx 50 0,75%.   »Au commencement de la nouvelle année, les risques baissiers se sont encore accrus dans un contexte d’incertitude renforcée sur les perspectives de croissance des économies émergentes, sur la volatilité des marchés financiers et de matières premières et sur les risques géopolitiques », a-t-il expliqué. « Il sera par conséquent nécessaire de revoir et éventuellement de reconsidérer l’orientation de notre politique monétaire lors de notre prochaine réunion, début mars lorsque de nouvelles projections par les équipes macroéconomiques seront disponibles. » Ces propos ont renforcé les anticipations par les marchés de mesures supplémentaires de soutien à l’issue de la prochaine réunion de politique monétaire, le 10 mars.

 

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