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Archive mensuelle de novembre 2015

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Terrorisme : Alerte mondiale sur les déplacements (autorité américaines)

Terrorisme : Alerte mondiale sur les déplacements (autorité américaines)

 

 

 

L’avertissement des autorités américaines mérite d’être pris au sérieux. D’abord parce que les frappes de la coalition internationale en Syrie commencent à causer de sérieux dégâts à l’État islamique. Un État islamique qui pourrait être progressivement amené à se replier vers l’Irak. Pour se venger de ce recul , l’État islamique pourrait activer les cellules dormantes en Occident et provoquer des attentats de plus en plus spectaculaires. Les États-Unis ont donc lancé en début de semaine une alerte mondiale sur les risques de voyager pour leurs ressortissants partout sur le globe, en raison d’une hausse des « menaces terroristes ».  Le département d’Etat invoque dans un communiqué « des informations actuelles laissant penser que Daesh (le groupe État islamique), Al-Qaïda, Boko Haram et d’autres groupes terroristes continuent de planifier des attaques terroristes dans de multiples régions » et cite également de récents attentats perpétrés cette année « en France, au Nigeria, au Danemark, en Turquie et au Mali ». « Des autorités pensent qu’il existe toujours une probabilité pour qu’il y ait des attaques terroristes à mesure que des membres de l’EI/Daesh reviennent de Syrie et d’Irak« , met en garde la diplomatie américaine, en allusion aux combattants étrangers revenus dans leurs pays d’origine après s’être battus dans les rangs de l’organisation djihadiste. Le ministère américain des Affaires étrangères émet très fréquemment et très régulièrement des notices d’alertes, pays par pays, pour ses ressortissants installés ou voyageant à l’étranger, mais celle-ci est mondiale et revêt une dimension particulière compte tenu de la multiplication des attentats ces dernières semaines. D’éventuelles nouvelles « attaques pourraient survenir par un large éventail de tactiques, par le recours à des armes conventionnelles ou non conventionnelles et pouvant viser des intérêts publics ou privés », selon le département d’État. Washington ne rentre pas davantage dans les détails, tout en assurant « continuer de travailler étroitement avec nos alliés face à la menace que pose le terrorisme international« .

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Le retour des barbares (Edgar Morin)

Le retour des barbares (Edgar Morin)

Dans son livre « penser global » Edgar Morin lance une invitation à tous les intellectuels à penser de manière plus complexe et plus globale Résistant à toutes les formes de barbaries et de bêtises, il se bat depuis des décennies pour éveiller les consciences à l’autre, autrui, cet être parfois si différent mais qui nous ressemble tant.(interview)

Vous évoquez l’homme 100 % individuel et 100 % social, la part de l’individuel n’écrase-t-elle pas l’autre ?

C’est vrai que dans notre civilisation occidentale, qui a permis un développement de l’individualisme pour le meilleur, c’est-à-dire au sens où on peut prendre des responsabilités personnelles, ou choisir son destin plus ou moins, et dans le mauvais sens, où l’individualisme peut se racornir en égoïsme, ce développement de l’individualisme a été en même temps la dégradation des solidarités. Il y avait des solidarités qui n’existent plus (famille, couple, travail, voisinage). Or dans la perte des solidarités, il y a une dégradation aussi du sentiment de la communauté nationale et une dégradation du citoyen.

Guerre, violence, cette semaine la photo terrible du petit Aylan comment peut-on faire face, en tant qu’être humain, à ce déferlement ?

C’est un processus long, difficile mais qui n’a pas commencé. Nous sommes dans une situation où les fanatismes se multiplient. Nous avons connu ça en Europe, avec des petits groupes fanatiques comme les Brigades rouges, qui étaient prêts à tout pour ce qu’ils croyaient être leur idéal révolutionnaire. Aujourd’hui vous avez des fanatismes qui s’expriment par l’extrémisme religieux islamique. C’est un cercle vicieux : par exemple après les attentats de New York, l’Amérique a réagi en venant en Afghanistan, ce qui a eu des effets positifs et négatifs : les interventions en Irak ou ailleurs ont accru les inimitiés de toute une population et ont accru la menace qu’on appelle aujourd’hui djihadiste.

Vous parlez dans votre livre du retour des barbares ?

Au Moyen Orient, Daesh est actuellement la forme la plus barbare qui existe dans le monde. Bien entendu, il y a d’autres barbaries multiples. La seule façon de lutter contre Daesh, c’est une vraie coalition de toutes les autres nations, chacune étant un peu barbare, mais moins que Daesh. Ce foyer de violence suscite l’immigration massive que nous voyons aujourd’hui et qui nous pose aussi un problème d’accueil, de fraternité. Vous avez un problème qui n’a pas de solution immédiate mais malheureusement il n’a pas non plus de pensée capable de l’affronter. Qu’est ce qui se passe ? On décide de continuer à envoyer des drones. C’est l’ONU qui devrait prendre en main le destin de ce cancer qui ravage la planète.

Vous vous décrivez comme un opti-pessimiste, vous l’avez toujours été ?

Je l’ai toujours été parce que j’ai vécu des situations ou les probabilités étaient très désastreuses et où arrivaient des événements qui ont permis que l’improbable arrive. Regardez le problème écologique mondial, c’est un problème énorme : eh bien, d’une façon inattendue, c’est un pape, le pape François, qui lance un message pour la sauvegarde de civilisation et de la vie humaine, alors qu’on s’attendrait que le message arrive d’ailleurs. Je pense que tout n’est jamais perdu et que même, comme disait Guillaume d’Orange, «il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre», il vaut mieux avoir un espoir, mais l’espoir n’est jamais la certitude. En même temps, sans espoir on ne peut pas vivre.

Qu’est ce qui vous met en colère ?

Je suis quelqu’un qui essaie de ne pas être en colère, parce que la colère aveugle, la fureur risquent de fausser le jugement. Mais les choses qui me font horreur m’indignent. Par exemple l’attitude que l’Europe a maintenu jusqu’à aujourd’hui. Malheureusement parce qu’un enfant est mort et que ça a été hypermédiatisé, ça commence à changer, mais cette fermeture égoïste de 350 millions d’Européens par rapport à quelques milliers de malheureux qui fuient la guerre et la faim, ça me fait horreur. Aujourd’hui ce règne absolu du profit et de l’argent, de la domination de la finance sans aucune préoccupation du sort de l’humanité, et qui elle-même est suicidaire, ça, ça me provoque l’horreur et mon indignation. Je ne me mets pas en colère parce c’est un sentiment qui brouille l’esprit. Au contraire, je crois que c’est en toute lucidité qu’il faut voir les périls. Quels sont les deux grands périls de l’humanité aujourd’hui ? Un, la domination incroyable et sans aucun frein de la finance internationale et une vision du monde où tout est quantifié, tout est chiffré. C’est-à-dire, au lieu de voir des êtres humains, leurs souffrances et leurs vies, on voit des chiffres, des PIB… La deuxième, ce sont les différentes formes de fanatisme. Voilà les deux choses contre lesquelles à mon avis nous devons résister, je ne le dis pas avec colère mais avec conscience et détermination.

Vous évoquez le pouvoir des livres ou du cinéma, comment faire partager ces émotions dans un temps ou tout est dominé par l’immédiateté ?

Ce qui m’a toujours frappé, c’est que toutes les grandes œuvres, films, théâtres, romans, ont un sens tel de la complexité humaine qu’ils vous rendent meilleurs. Seulement cette amélioration morale, nous la perdons quand nous quittons le livre. Notre enseignement ne nous apprend absolument pas à comprendre autrui. Depuis des années, j’essaie de promouvoir une réforme que je crois vitale. Je continue mon prêche dans le désert.

Votre dernier coup de cœur ?

J’ai lu le roman de Léonardo Padura, «L’homme qui aimait les chiens». Et j’ai lu avec beaucoup d’intérêt les deux livres de Virginie Despentes, Vernon Subutex1 et 2, deux documents sur toute une génération.

Le sociologue se souvient avec une grande tendresse de ses années Toulousaines. «C’était en 40-42, je m’étais réfugié à Toulouse, j’y ai poursuivi mes études. Et c’est à Toulouse que je suis entré dans la résistance». Résistant à toutes les formes de barbaries et de bêtises, il se bat depuis des décennies pour éveiller les consciences à l’autre, autrui, cet être parfois si différent mais qui nous ressemble tant.

 

Apprendre à penser global (Edgar Morin)

Apprendre à penser global (Edgar Morin)

 

Edgar Morin est sans doute l’un des rares intellectuels qui invite à comprendre la complexité de ce monde au lieu de se renfermer dans des analyses sectorielles ou simplistes. Comme l’indique Edgar Morin cette pensée globale reste construire. L’exercice est en effet difficile et plusieurs approximations de Morin dans plusieurs domaines le démontrent.  Il faut prendre en compte les effets systémiques des différentes interactions qui affectent les domaines économiques, sociaux, environnementaux, culturels et sociétaux. Mais  la science ne cesse de se parcelliser y compris les sciences sociales du coup l’analyse père en cohérence globale. Un reproche toutefois, la critique qu’il fait aux économistes trop technocratiques à son goût pourrait se retourner contre les sociologues (et autres philosophes) qui de leur côté ignare après pourrait tout de la problématique économique (que Morin réduit à l’intérêt, ce qui est un peu court). L’analyse du monde  est forcément plus complexe. Edgar Morin Entend par là non pas une pensée compliquée, mais plutôt une méthode pour se guérir de la tendance à la simplification que nous avons dans notre rapport au monde. « Pour pouvoir créer une voie nouvelle, il faut abandonner totalement la pensée binaire qui règne plus que jamais (…) Celle qui pense ou bien ou bien et non pas et et. », affirme-t-il. Surtout, il faut penser « global », c’est-à-dire articuler le tout et la partie, que nous avons tendance à fréquemment confondre. Au contraire, Edgar Morin veut relier  – c’est l’étymologie de « complexus » – les éléments entre eux en les contextualisant, en les distinguant, pour non pas « détruire l’incertitude, mais la repérer » afin « d’éviter la croyance en une vérité totale. » Une telle « pensée complexe » reste encore largement à développer. Réinscrivant le devenir de l’homme dans l’univers (physico-cosmologique), dans la nature et l’espèce (évolution biologique), et dans son humanité (histoire), l’auteur de cette cathédrale qu’est « La méthode » (6 tomes) souligne l’effet mutilant de l’organisation même du savoir dans nos sociétés modernes : « En règle générale, les sciences humaines sont compartimentées, (…) entraînant de fait une dissolution totale de l’idée d’homme ». Il va jusqu’à critiquer la rationalisation – expression qui peut donner lieu à une confusion, il vise plutôt la pensée statistique – qui, selon lui, peut être source de dogmatisation. A rebours, cette pensée se veut ouverte – elle devrait inspirer les entrepreneurs des startups -, permettant d’accueillir des déviances dans l’histoire des hommes et de la nature. « Il y a dans l’histoire humaine un processus qui est à peu près le même que dans l’histoire biologique. Une déviance apparaît qui, si elle se consolide et se développe, devient une tendance, et cette tendance devient une force historique, une force créative, une force décisive dans le processus évolutif. » Ainsi, le capitalisme se développe initialement en parasite de la société féodale. De même, la machine à vapeur, invention inattendue en 1784 par James Watt, va changer radicalement le sens de l’histoire. Le monde industriel va détruire la paysannerie traditionnelle aux XVIe et XVIIe siècles. L’histoire « avance de travers comme un crabe », procède par destruction. Selon Morin, « la formule de Schumpeter, la « destruction créatrice », est fausse : c’est la création qui est destructrice. » Tout ce travail d’érudition pluridisciplinaire permet au sociologue de pouvoir repenser le système social, notamment en évitant le débat créé par l’opposition individu/collectif. « Le développement personnel sans la communauté et sans l’amour est le développement de l’égocentrisme et de l’égoïsme. Si on a uniquement la communauté, on a l’étouffement de l’épanouissement personnel », rappelle-t-il. Pour autant la société n’est pas une entité fixe mais une création permanente. « A travers les interactions entre individus s’est constitué un tout social, lequel a produit un langage, formé une culture, puis après les premières sociétés archaïques qui avaient une organisation mais pas d’Etat, sont apparus des Etats, des lois, etc. » Cette dynamique produit en retour ses effets : « Ces qualités émergentes rétroagissent sur les individus parce qu’elles donnent la capacité de lire, d’écrire, de compter grâce à la lecture, au langage ; elles donnent par l’éducation l’ensemble des connaissances minimales nécessaires pour se mouvoir dans la société. »Cette histoire des sociétés a établi solidement le modèle des d’Etats-nations. Ce qui peut s’articuler sans problème avec le phénomène de la mondialisation, qui amplifie le processus d’intercommunications, d’interdépendances qui crée « une réalité de nature globale ». Par exemple, le global modifie le local mais un événement local, comme l’attaque terroriste des deux tours de Manhattan, se répercute sur la réalité globale. Tout ce long détour historique qui a visé, au sens propre, à remettre l’homme à sa place débouche sur une nécessaire interrogation sur l’avenir. Edgar Morin envisage une métamorphose, « pleine de dangers, qui est biologique, informatique et technique », notamment, celle de « transhumanité » que l’auteur ne voit d’ailleurs pas comme « une idéologie, une illusion » mais davantage comme « une possibilité concrète ». Mais à condition, rappelle-t-il, avec des accents d’un moderne Montaigne, de l’encadrer : « La connaissance sans régulation éthique peut conduire à des utilisations terrifiantes. » Ainsi, l’auteur s’invite dans le débat sur l’immortalité, ou, à tout le moins, d’une longue vie. Comme il le rappelle Morin, et l’interrogation est vieille comme l’humanité, nous ne sommes pas des Dieux : « On peut créer des êtres démortalisés mais non immortalisés par ces processus de rajeunissement. La mort ne cessera de menacer les démortalisés », soulignant que, sur le plan anthropologique, « nous savons que nous sommes mortels, qu’on ne peut pas y échapper, mais quand nous penserons que la mort, indéfiniment retardée, peut être toujours menaçante, la vie sera extrêmement angoissante. » Autre métamorphose qu’Edgar Morin anticipe, la montée de la robotique : « Sa contribution au confort humain, avec des appartements intelligents, des villes intelligentes permettent de transférer sur les robots beaucoup de tâches fastidieuses, pénibles, de contrôle, de surveillance que nous subissons. » Mais ces métamorphoses ont un envers : « Il est tragique que la métamorphose transhumaine ait commencé sous la poussée du triple moteur scientifique/technique/économique alors que la métamorphose éthique/culturelle/sociale, de plus en plus indispensable, soit encore dans les limbes. »Si l’on ne peut qu’être stimulé par la réflexion de l’auteur qui prône « une nouvelle politique civilisationnelle », on terminera sur une note critique. La « pensée complexe » réduit l’économie à un excès de rationalisme déshumanisant, et une hubris simplificatrice, là où on aurait pu attendre une réflexion plus profonde sur la signification des échanges, sur l’émergence historique du marché – le commerce -, qui est aussi une création humaine ayant été gage de progrès dans l’histoire. Edgar Morin réduit en effet la sphère économique à la pure expression de l’intérêt. :« Nous sommes actuellement dans une civilisation où l’intérêt privé, personnel, est devenu de plus en plus important avec notamment une politique entièrement dévorée par l’économie, inféodée à l’économie, et pas n’importe quelle économie : l’économie qui parle uniquement des intérêts ».Pourtant, le sociologue souligne dans son livre combien l’homme ne se réduit pas uniquement à cet aspect, il est aussi un homo ludens, un être qui aime le jeu. Mais il est vrai que l’économie mondiale semble aujourd’hui hors de contrôle. « Contrairement à ce que prédisait la majorité des économistes officiels avant 2008, l’économie peut être sujette à des crises graves dont on ne sait pas quelles suites elles pourront avoir. Une sorte de tumeur s’est développée sur cette économie : la domination du capital financier spéculatif, qui utilise les traders, qui utilise les informations sur les Bourses nationales pour pouvoir spéculer sur l’argent ou sur les matières premières », critique-t-il. Le terme de « tumeur » est hautement polémique pour une organisation, les marchés à terme, qui sont critiqués pour leurs effets, Edgar Morin oubliant que ces marchés qui existent depuis le Moyen Age sont également un outil de couverture pour réduire les risques liés aux incertitudes. Un sujet qu’avait bien analysé l’un des pères de la sociologie, Max Weber, au début du siècle dernier dans son ouvrage « la Bourse ». Au delà, cette crise économique inquiète Edgar Morin. Elle peut certes se terminer avec des politiques visant à rééquilibrer les budgets avec des politiques de rigueur, mais c’est peut-être aussi « une crise qui vient des profondeurs de l’évolution historique, pas seulement en Europe et en Occident, mais dans le monde entier. »  Plus que jamais, il faut penser global.

 

La croissance plombée par la consommation

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Un formidable démenti pour l’optimisme béat du gouvernement mais aussi pour tous les lobbyistes et autres experts adeptes de la méthode Coué. Avec un petit 0,3 % au troisième trimestre ont pensait  être sortis de la croissance molle. C’était d’abord une erreur car cela n’aurait de toute façon permis que d’atteindre de leurs 1 % d’augmentation du PIB pour 2015. Un objectif encore possible mais bien insuffisant pour influer de manière positive sur la situation du chômage. Le recul de la consommation en octobre porte un coup sérieux aux perspectives de redressement de l’économie. En effet la croissance française repose essentiellement sur cette demande interne puisque les exportations sont plombées par le ralentissement de la croissance mondiale. Deux facteurs explicatifs à cette baisse. D’abord le blocage des salaires et pensions ensuite le manque de lisibilité qui nourrit l’absence de confiance. La consommation des ménages français en biens a donc  reculé de 0,7% en octobre sous l’effet d’un net repli des achats de biens durables, plus particulièrement d’automobiles, selon les données publiées vendredi par l’Insee. Cette baisse, la première depuis le mois de mars, fait suite à une hausse de 0,1% en septembre, l’Insee ayant révisé en hausse sa première estimation (0,0%) pour ce mois. Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une baisse de 0,1% en octobre. Le mois dernier, la consommation a été pénalisée par les achats de biens durables, en baisse de 1,8% après une hausse de 1,6% un mois plus tôt. Ceux d’automobiles, en recul de 3,4%, ont enregistré leur plus mauvais mois depuis février, mais ils sont néanmoins supérieurs de 1,2% à leur niveau d’octobre 2014. Les dépenses de textile-habillement ont diminué de 1,0% mais celles des « autres biens fabriqués » (+0,2%) ont connu leur troisième mois consécutif de hausse grâce notamment aux parfums et médicaments. La consommation de produits alimentaires s’est stabilisée après trois mois de baisse et les dépenses en énergie se sont repliées de 1,1% malgré un rebond des achats de diesel. Par rapport à octobre 2014, les dépenses des ménages en biens sont en hausse de 2,1%. Sur les trois mois à fin octobre, leur évolution est également positive (+0,3%) par rapport aux trois mois précédents.

Allemagne : recul du moral des consommateurs

Allemagne : recul du moral des consommateurs

La détérioration de la confiance du consommateur depuis plusieurs mois est surtout liée aux inquiétudes concernant le marché du travail au vu de l’afflux de réfugiés arrivant en Allemagne. De fait  l’économie allemande voit sa croissance se tasser sous l’effet en particulier du ralentissement des exportations. Au troisième trimestre le PIB de l’Allemagne n’a affiché qu’une petite hausse de 03 %, comme la France. Le moral du consommateur allemand s’est donc à nouveau détérioré à l’approche de décembre, mais de manière moins marquée que prévu et sa propension à acheter s’est même améliorée, montre une enquête publiée vendredi, suggérant que les Allemands sont prêts à largement ouvrir leur portefeuille à l’approche des fêtes de fin d’année. Selon le spécialiste des études de marché GfK, l’indice mesurant le sentiment du consommateur, calculé à partir d’un échantillon de 2.000 personnes, a reculé à 9,3, un plus bas depuis février, contre 9,4 points en novembre et 9,6 points en octobre.

COP21 : une fumisterie

Paris- COP21 : une fumisterie

 

Cop 21 l’accord qui se voulait historique concernant le climat est en fait une vaste fumisterie ; En premier lieu, il ne s’agit pas de lutter contre le réchauffement climatique puisqu’on autorise officiellement une hausse de 2 degré d’ici la fin du siècle. En fait en l’état des contributions actuelles,  ce sera entre 2.7 et 3.5 degrés en plus selon les experts. Du coup l’argumentaire a changé ; Puisqu’on ne peut atteindre cette limitation de deux degrés, on l’acte en prévoyant d’ores et déjà des clauses de révision ; De toute manière,  Cop 21 était voué à l’échec dès le départ puisqu’on a décidé que les objectifs et les moyens seraient définis entièrement par chaque pays. La faiblesse du processus réside aussi dans le fait d’avoir confié la présidence de la conférence à la France et à Hollande qui veut utiliser cet événement pour se refaire une santé en matière de popularité. Du coup il est prêt a à accepter n’importe quelle concession du moment où tous les Etats signent  l’accord. C’est ce qui vient de se passer en Chine.  La Chine et la France ont en effet signé lundi une déclaration commune sur la lutte contre le réchauffement climatique comportant l’exigence d’une révision des engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) tous les cinq ans. La France, organisatrice de la conférence sur le climat (COP21), espère qu’une telle clause fera partie du premier accord universel sur les changements climatiques qu’elle souhaite voir signé en décembre à Paris. La Chine, premier émetteur de GES et chef de file des 134 pays en développement et émergents du G77, dont l’assentiment est crucial, était jusqu’ici réservée sur une telle clause mais en réalité qui n’engage à rien.  Or les objectifs nationaux de réduction des GES transmis à l’Onu par 155 des 195 pays participants à la COP21 font envisager un réchauffement de la planète d’environ 3°C, a souligné François Hollande, lors d’une conférence de presse commune avec Xi Jinping à Pékin. « Cette révision périodique est indispensable pour revenir progressivement vers la trajectoire compatible avec la limitation à deux degrés du réchauffement de la planète », a fait valoir le président français. Dans leur déclaration commune, la France et la Chine conviennent que « l’accord de Paris comportera des dispositions permettant aux parties (…) d’actualiser régulièrement leurs contributions déterminées au niveau national ». Elles se disent également « favorables à ce qu’une revue complète ait lieu tous les cinq ans sur les progrès accomplis ». Elles plaident même pour que soit décidée l’instauration d’un « dialogue facilitateur » permettant de recenser ces progrès dès 2017-2018 et de renforcer la lutte contre le réchauffement avant même 2020. La France et la Chine affichent par ailleurs leur entente sur les questions également cruciales du financement de l’adaptation des pays les plus vulnérables au réchauffement climatique ou de la mise en place d’un marché du carbone. Le seul problème c’est qu’on ne sait pas comment réunir es 150 milliards nécessaires !

Valbuena – Benzema : une affaire de crétin

Valbuena – Benzema : une affaire de crétin

L’affaire Valbuena Bennera doit être resituée dans le contexte général du foot fric ; fric qui inonde de manière scandaleuse des footballeurs certes de talent mais complètement crétin. La faute au système de formation des joueurs et des centres de jeunes qui négligent complètement l’enseignement général pour ne privilégier que la technique footballistique. Dès lors  il ne faut pas s’étonner que la plupart des footballeurs professionnels soit complètement incultes et même que certains adoptent des comportements plus que limite. Et de ce point de vue Benzema est loin d’être exemplaire. Dans l’affaire en cause, Valbuena n’a rien à se reprocher, certes ce n’est pas une lumière mais sa conduite est exemplaire tant sur le terrain (y compris en équipe de France) qu’en dehors. Malheureusement il est vraisemblable qu’il sera sanctionné en étant écarté de l’équipe de France. Comme d’ailleurs Benzema ;  ce qui serait justifié par ses différents comportements borderline. Le footballeur Mathieu Valbuena se dit donc déçu de l’attitude de son coéquipier de l’équipe de France Karim Benzema dans une affaire de chantage présumé le visant, ajoutant que ce dernier l’a « indirectement » invité à payer les maîtres-chanteurs. Dans un entretien à Reuters, l’avocat de l’attaquant des Bleus souligne que « la déception n’est pas un délit » et estime que le dossier est « faussé » depuis la publication d’extraits d’une conversation entre son client et un ami d’enfance.  D’après ces extraits, « tronqués », selon sa défense, Karim Benzema aurait tenté de convaincre Mathieu Valbuena de négocier avec ses maîtres-chanteurs présumés. Ces derniers auraient été en possession d’une vidéo intime embarrassante pour Mathieu Valbuena et les enquêteurs tentent de déterminer le rôle éventuel de Karim Benzema dans une tentative d’extorsion de fonds.

L’ex-informaticien de HSBC Falciani condamné ou l’hypocrisie suisse

L’ex-informaticien de HSBC Falciani condamné ou l’hypocrisie suisse

La condamnation de celui qui a dénoncé les comptes cachés en Suisse révèle l’hypocrisie des autorités helvétiques. Des helvétiques qui ne cessent de faire le grand écart entre l’intention d’assainissement bancaire et laxisme. On observera que c’est le dénonciateur de pratiques frauduleuses qui est condamnée et non les dirigeants de banques qui ont autorisé et même encouragé la fraude fiscale internationale. Hervé Falciani, l’ancien informaticien de HSBC à l’origine de la diffusion d’informations sur les clients de la filiale suisse de la banque, a donc été condamné à cinq ans de prison par la justice helvétique, a annoncé vendredi la banque. « HSBC se félicite de la décision du tribunal pénal fédéral suisse qui condamne l’ancien informaticien Hervé Falciani à cinq ans de prison au motif d’espionnage industriel aggravé », écrit-elle dans un bref communiqué. L’ancien salarié du groupe bancaire, qui réside en France et a la double citoyenneté française et italienne, était accusé de soustraction de données, d’espionnage économique aggravé, de violation du secret commercial et de violation du secret bancaire. La justice suisse lui reproche d’avoir, de 2006 à 2008, copié des données bancaires de son employeur pour ensuite, de 2008 à 2014, les rendre accessibles à des entreprises privées et à des organismes publics de plusieurs pays, dont la France et l’Espagne. L’ex-informaticien avait expliqué avoir transmis ces données pour aider les gouvernements à traquer les fraudeurs qui se servent de comptes en Suisse pour se soustraire au fisc.

Alliance possible avec les forces syriennes (Fabius)

Alliance possible avec les forces syriennes (Fabius)

Le changement complet de stratégie de la France pour lutter contre l’État islamique se confirme avec la possibilité d’une alliance avec les forces syriennes. « Les forces au sol ne peuvent pas être les nôtres parce que ce serait complètement contre-productif », a dit Fabius. « Mais des forces au sol doivent être à la fois des forces syriennes de l’Armée libre, des forces arabes et pourquoi pas des forces du régime (syrien) et des Kurdes, également. » Après cette déclaration Fabius à tenter un rétro pédalage qui ne peut cependant dissimuler le changement à 180° de la stratégie militaire française. En clair le départ de Bachar El-Assad n’est plus la priorité numéro un, c’est la lutte contre l’État islamique qui devient l’objectif premier. Du coup  Laurent Fabius a été contraint vendredi de clarifier la position française quant à une éventuelle coopération avec les forces syriennes dans la lutte contre l’Etat islamique, après des déclarations ambiguës perçues comme une volte-face de Paris.   »La coopération de toutes les forces syriennes, y compris de l’armée syrienne, contre Daech est évidemment souhaitable mais, comme je l’ai dit avec constance, elle ne sera envisageable que dans le cadre d’une transition politique crédible », écrit le chef de la diplomatie française dans un communiqué. « C’est l’objectif que nous poursuivons avec détermination. » « La coopération de tous contre Daech est notre principal objectif », ajoute-t-il. « C’est le sens des démarches diplomatiques entreprises depuis les attentats de Paris ».  Dans la matinée, il avait évoqué sur RTL une possible alliance avec l’armée syrienne dans la lutte contre l’organisation djihadiste, qui a revendiqué les attentats du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis.   »Pour nous (…) c’est une question d’efficacité », a déclaré Laurent Fabius. « Nous ne disons pas que cela doit intervenir dès le début, aujourd’hui, mais nous disons que, à la fin (…), M. Bachar ne peut pas être l’avenir de son peuple. »

Réchauffement : changement de climat…aussi en France

Réchauffement : changement de climat…aussi en France

 

D’après les calculs de Météo france,  la température a augmenté en moyenne de 0,7°C pendant le XXe siècle dans le nord-est de la France et de plus de 1,1°C dans le sud-ouest. L’année 2014 a été la plus chaude depuis le début du XXe siècle, avec un écart de +1,9°C par rapport à la moyenne de la période 1961-1990. Pendant la période 1950-2000, le nombre de journées pendant lesquelles la température dépasse 25°C a augmenté tous les dix ans de quatre jours à Paris et de plus de cinq jours à Toulouse.   »Les changements du climat sont très difficiles à percevoir mais, en regardant les statistiques, on s’aperçoit qu’il y a eu des périodes de basculement et d’accélération en France dans les années 1980″, explique Serge Planton, chef du département de recherche sur le climat de Météo France, collaborateur du GIEC. « On découvre que l’intensité des pluies et la durée des sécheresses ont augmenté sur les 15 dernières années », poursuit-il. « Il y a une accélération de la fonte des glaciers à partir des années 1980. On a une augmentation très nette du nombre de vagues de chaleur et, depuis les années 1960, une diminution d’un mois de la période d’enneigement. »Dans l’agriculture, le réchauffement du climat a surtout eu pour effet jusqu’ici en France l’avancement de la date des récoltes et des semis de plusieurs semaines et la survie de vecteurs de maladie en raison des hivers plus doux. La chenille processionnaire du pin, très allergisante, qui ne se trouvait qu’au sud de la Loire jusque dans les années 1970, est désormais aux portes de Paris.  Les conséquences du réchauffement global de la planète se font également sentir sur les côtes françaises, note le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). »On constate actuellement une accélération de l’augmentation du niveau de la mer due au changement climatique », dit le BRGM dans un rapport. « Alors qu’il montait au XXe siècle au rythme de 1,7 mm par an, le niveau augmente désormais de 3,2 mm par an. »Le relèvement du niveau de la mer d’une vingtaine de centimètres depuis 1870 se traduit déjà par un risque accru d’érosion des côtes et de submersions temporaires. Or, même si l’humanité parvenait à contenir le réchauffement de la planète sous la barre des 2°C à la fin de ce siècle, la fonte des glaces et la montée du niveau des mers se poursuivra bien au-delà de 2100, avec un risque accru de submersion des zones côtières en cas de tempête de type Xynthia (février 2010). »Les plans de prévention des risques prennent déjà en compte l’élévation inévitable du niveau de la mer », souligne Goneri Le Cozannet, ingénieur du BRGM. Mais au-delà d’un réchauffement de 2°C, l’adaptation aux effets du réchauffement climatique sera de plus en plus difficile, avec notamment le risque de voir la canicule de 2003, cause d’une surmortalité estimée à 15.000 personnes et d’une forte baisse des rendements agricoles, devenir la norme.

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COP 21 : l’agence de notation Standard & Poor’s note les Etats

COP 21 : l’agence de notation Standard & Poor’s note les Etats

 

 

Même si l’exercice est encore très embryonnaire et très partiel voire partial il est intéressant de constater que l’agence de notation commence à intégrer les conséquences de la hausse du climat sur la notation financière des pays.  Standard & Poor’s est loin de prendre en compte tous les éléments relatifs au réchauffement (ce que reconnaît l’agence) mais a commencé d’évaluer l’impact de la hausse des températures sur le risque souverain des États. Ce risque, gradué par les notes qui vont du fameux AAA à D, reflète la capacité d’un État à rembourser ses dettes, et donc sa bonne santé financière. Sur l’échantillon de 38 pays étudiés, la Thaïlande apparaît comme le plus vulnérable. La multiplication des catastrophes naturelles induite par le réchauffement entraînerait à elle seule une dégradation de 1,8 cran. Un chiffre abstrait, qu’il faut comparer avec une dégradation de 1 cran pour la République dominicaine ou 0,5 cran pour le Vietnam ou les Bahamas, archipel dépassant à peine le niveau de la mer. Pour rendre son estimation plus concrète, S&P’s s’est aussi appuyé sur les données de l’assureur Swiss Re qui évalue les dégâts potentiels des catastrophes naturelles. Dans le cas de la Thaïlande, la valeur des destructions matérielles augmenterait de plus de 4 % par rapport aux scénarios sans réchauffement climatique. L’alourdissement de la facture due au changement climatique serait de 4 % pour les Bahamas, 2,5 % pour la Jamaïque ou près de 2 % pour le Vietnam. Le réchauffement n’aurait qu’un impact «négligeable» sur la notation financière des pays développés, constate S&P’s tandis que les États des Caraïbes et de l’Asie du Sud-Est seraient les plus touchés. L’étude estime que les dommages subis à cause des cyclones augmenteront d’ici 2050, de 45 % aux États-Unis, de 50 % en Nouvelle-Zélande et de 64 % au Japon. Cette hausse est spectaculaire mais le niveau de départ étant bas, l’effet sur les finances publiques de ces pays riches restera faible. L’impact chiffré de l’étude peut sembler somme toute limité. Mais il est partiel, avertit l’agence de notation. Ses experts n’ont en effet pris en compte que deux types de catastrophes naturelles pour lesquelles les modèles climatiques et les bilans des années passées fournissent suffisamment de données: les cyclones tropicaux et les inondations. S&P’s n’a par exemple pas calculé l’impact de l’aggravation des sécheresses, pourtant attendue par les climatologues, mais trop complexe à chiffrer.

Fonds de 10 milliards proposé par Macron « connais pas »!(Sapin)

Fonds de 10 milliards proposé par Macron « connais pas » ! (Sapin)

Il y a sûrement de la friture en ligne dans les communications entre le dynamique ministre de l’économie macro est le  vieux  crocodile Sapin, ministre des finances. Récemment en effet un fonds de 10 milliards pour les réfugiés et le renforcement des frontières extérieures a été proposé par Emmanuel Macron et Sigmar Gabriel. Curieusement Sapin a déclaré ignorer tout de cette proposition. De quoi vraiment s’interroger sur la cohérence des positions des deux responsables de Bercy et au-delà sur la cohérence au sein du gouvernement. jeudi, interrogé sur RMC sur le fonds de 10 milliards d’euros proposé par le ministre de l’Économie Emmanuel Macron et son homologue allemand Sigmar Gabriel, le ministre des Finances, Michel Sapin, a tout simplement répondu qu’il ne savait pas de quoi il s’agissait! «Vous leur demanderez à eux», a-t-il lâché, se disant bien incapable d’expliquer cette initiative…  Cette idée commune, Emmanuel Macron et Sigmar Gabriel l’avaient proposée à François Hollande et Angela Merkel, dans un courrier rendu public deux jours avant. Un procédé qui en avait d’ailleurs déjà surpris quelques-uns, l’usage voulant qu’on ne dévoile ce genre de dispositif qu’une fois son principe décidé et tranché. Dans leur lettre, ils estiment que ce fonds doit renforcer la dynamique franco-allemande dans trois domaines: le contrôle des frontières extérieures, la sécurité (partage de renseignements, coopération policière) et la gestion de l’arrivée des réfugiés. «Je pense que, dans une période comme celle que nous connaissons, les initiatives individuelles, aussi intelligentes soient-elles, on doit les laisser de côté. Les Français veulent un gouvernement cohérent, qui parle d’une seule voix», a lancé Michel Sapin à l’adresse de son jeune collègue. De toute évidence l’audience dont jouit Macon dans l’opinion publique, sa liberté d’expression et ses innovations commencent à agacer sérieusement le vieux  crocodile Sapin adepte de la langue de bois.

Numericable : un nouveau Vivendi ?

Numericable : un nouveau Vivendi ?

 

Les marchés s’inquiètent sérieusement de l’ampleur de la dette d’Altice qui atteint désormais 45 milliards désormais 45 milliards d’euros de dettes, n’a plus autant la cote auprès des investisseurs. Du coup l’action a perdu plus de 40 % en trois mois. Le dernier achat d’Altis concernant les droits de transmission du foot anglais pose notamment question à tel point que certains se demandent si ne va pas suivre le chemin de l’ancienne société Vivendi.  En France, après avoir consolidé un secteur du câble moribond dans les années 2000, il s’est offert coup sur coup de très gros opérateurs télécoms. Il y a SFR bien sûr, mais aussi Portugal Telecom ou encore le cablô-opérateur américain Suddenlink. Seul bémol dans la stratégie d’acquisitions du groupe : son échec à mettre la main sur Bouygues Telecom en juin dernier. En parallèle, Patrick Drahi se construit un empire dans les médias. Il avale Libération, les titres français du groupe belge Roularta (L’Express, L’Expansion…), avant de mettre la main sur NextRadioTV (BFMTV, RMC…), en juillet dernier. Et ce jeudi, les droits de la Premier League, le très coté championnat de football anglais, pour 300 millions d’euros. A la rentrée, Patrick Drahi marche l’eau. Si beaucoup s’inquiètent déjà de la dette colossale d’Altice, qui s’élève alors à 33 milliards d’euros, ce nouveau « capitaine d’industrie » argue qu’il est tout à fait capable de la rembourser – notamment en taillant dans les coûts de ses acquisitions, un exercice où il est passé maître. Surtout, il assure que ses emplettes relèvent bien d’une « logique industrielle », plaidant notamment en faveur d’une convergence entre les médias et les télécoms.  A ce moment-là, tout va pour le mieux chez Altice. Les résultats du second trimestre de Numericable-SFR, publiés le 29 juillet, l’illustrent. Malgré une véritable hémorragie de clients (plus de 700.000 dans l’Internet mobile et fixe), la Bourse ne moufte pas. Mieux, le titre progresse de plus de 3%, et celui d’Altice, de 4,1%, les investisseurs saluant les performances financières de l’opérateur, tirées par une forte cure d’austérité.

Simplifier les minima sociaux (Cour des comptes)

Simplifier les minima sociaux (Cour des comptes)

La Cour des Comptes propose de simplifier 2 rationaliser les minima sociaux qui sur la tendance représenteront environ 28 milliards en 2017. La Cour des Comptes note que le dispositif actuel n’empêche pas certains de s’installer de manière durable dans l’assistanat. Par exemple plus de la moitié des bénéficiaires du RSA le sont depuis plus de trois ans. D’une manière générale ces minima sociaux ne permettent pas de sortir de la pauvreté et de se réinsérer professionnellement. Il n’incite d’ailleurs pas à retrouver du travail. Les propositions de la Cour des Comptes sont intéressantes cependant bien insuffisantes pour encourager le retour à l’emploi. Regrouper les minima sociaux autour de trois grandes allocations, c’est donc  une proposition de la Cour des comptes pour simplifier le système actuel. En effet, dans un référé rendu public le 26 novembre 2015, la juridiction financière présente cinq observations et recommandations, résultats d’une enquête sur les minima sociaux. Les « minima sociaux » sont 9 dispositifs regroupant le revenu de solidarité active (RSA), le revenu de solidarité outre-mer (RSO), l’allocation de solidarité spécifique (ASS), l’allocation transitoire de solidarité (ATS), l’allocation temporaire d’attente (ATA), l’allocation veuvage, l’allocation supplémentaire invalidité (ASI), l’allocation adulte handicapé (AAH) et l’allocation de solidarité pour les personnes âgées (ASPA). La Cour des comptes dresse un bilan  »insatisfaisant en matière de lutte contre la pauvreté et de retour à l’emploi ». Car les minima sociaux ne permettent pas aux allocataires de sortir de la situation de pauvreté. Le rapport souligne notamment que le montant du RSA est inférieur au seuil de pauvreté. Dès lors, la moitié des allocataires restent pauvres « en condition de vie ». Les bénéficiaires des minima sociaux trouvent d’ailleurs très rarement un emploi.

 

Fonctionnaires: plus souvent malades !

Fonctionnaires:  plus souvent malades !

D’après le ministère de la fonction publique,  les fonctionnaires seraient plus souvent en congés maladie que les salariés du privé mais leurs arrêts sont plus courts. Impossible de dire si les fonctionnaires usent davantage des arrêts maladies que leurs confrères du privé. Les statistiques ne sont pas comparables. «Il n’existe pas de définition officielle du taux d’absentéisme, empêchant ainsi tout rapprochement statistique», déplore Samuel-Frédéric Servière sur le site internet de la fondation Ifrap, think tank spécialisé dans l’analyse des politiques publiques. Un fonctionnaire sur trois a eu au moins un arrêt en 2013, contre 28% des salariés. Les fonctionnaires des collectivités et les profs arrivent en tête avec 35% des agents qui ont eu un congé maladie, suivis des fonctionnaires des hôpitaux (33%) et de ceux de l’Etat (32%). Pour autant, les congés maladie des fonctionnaires sont moins longs que ceux du privé. Plus de la moitié des agents publics absents se sont arrêtés moins de huit jours, contre 46% des salariés du privé. Dans le détail, 56% des fonctionnaires de l’Etat absents ont bénéficié de congés de moins de huit jours, 49% des fonctionnaires territoriaux et 46% des hospitaliers. Que ce soit dans les administrations ou dans les entreprises, ce sont les femmes qui s’arrêtent le plus souvent et le plus longtemps et les seniors qui prennent les congés les plus longs, même s’ils sont de manière inattendue proportionnellement moins souvent malades que les jeunes.

Suppression du foot sur canal ? et perte d’abonnés en vue

 

 

Décidément depuis que Bolloré dirige Canal+ tout va mal pour la chaîne qui après les déboires d’audience et d’abonnement vient de connaître une cruelle déception avec la perte du championnat anglais de football. Ce championnat anglais de foot diffusé chaque semaine constituait l’attraction principale de la chaîne en matière de sport. Il faudra donc se contenter de l’insipide championnat de France de foot de la ligue 1 et  encore pas tous les matchs. Reste à savoir maintenant comment Altice  le groupe qui a arraché les droits de diffusion du foot anglais va diffuser les matchs.  Le groupe européen de télécoms et de médias Altice a pour l’instant confirmé jeudi avoir acquis les droits de diffusion de la Premier League en France pour les trois prochaines saisons, infligeant un nouveau coup dur à Canal+ qui diffusait jusque-là le championnat anglais de football. Selon une source au fait du dossier, le groupe dirigé par le magnat des télécoms Patrick Drahi va débourser autour de 300 millions d’euros pour s’offrir la compétition reine du football européen. Il coiffe au poteau la filiale de Vivendi qui dépensait 65 millions d’euros par an pour proposer à ses abonnés le championnat le plus regardé mais aussi le plus cher avec ses stars emblématiques Wayne Rooney (Manchester United), Eden Hazard (Chelsea) et Sergio Aguero (Manchester City).  Altice s’impose ainsi comme l’invité surprise du duel qui opposait jusque-là Canal+ et les qataris de beIN Sports, pour l’acquisition de droits sportifs.   »C’est un peu la surprise. Personne ne les avait vu venir », explique une autre source au fait du dossier. Dans le détail, Altice sera le diffuseur exclusif de la compétition pour la France et Monaco et son co-diffuseur pour le Luxembourg, la Suisse et Andorre. Le contrat signé avec la Premier League porte sur les trois prochaines saisons (2016-2019) à compter d’août 2016 et permettra à Altice de diffuser le championnat sur n’importe quel support (télévision, mobile, internet …).  Pour la société qui a récemment procédé à une vague d’acquisitions dans les télécoms et les médias, l’acquisition des droits du championnat anglais s’inscrit dans sa stratégie de convergence entre les tuyaux et les contenus. « Les clients fixes et mobiles d’Altice et de ses entités en France et à Monaco pourront regarder en direct, partout, sur n’importe quel support et en « 4K » la totalité des 380 matches entre les meilleures équipes anglaises », commente la société dans un communiqué. Dans son communiqué, Altice, qui contrôle le numéro deux français des télécoms Numericable-SFR, ne précise pas sur quel support les futurs matches seront diffusés. Mais plusieurs options s’offrent au groupe de Patrick Drahi qui détient notamment la discrète chaîne de télévision Ma Chaine Sport distribuée par Numericable-SFR et sur le satellite par CanalSat, propriété de Canal+. Le groupe de Patrick Drahi est également en passe de mettre la main sur le groupe de médias NextRadioTV qui contrôle entre autres BFMTV, RMC et RMC Sport et il a récemment lancé une plateforme internet de vidéos à la demande par abonnement baptisé « Zive ».nSigne de ses ambitions dans le sport, le groupe de télécoms, qui avait déjà acheté des droits de diffusion pour des compétitions de rugby et de basket en France, a choisi récemment le footballeur star Cristiano Ronaldo pour incarner sa marque. Patrick Drahi inflige un sérieux camouflet au numéro un de la télévision payante en France Canal+, dont le sport constitue le principal produit d’appel avec le cinéma. La filiale de Vivendi devait déjà faire face à la concurrence des chaînes beIN Sports, qui lui ont chipé plusieurs compétitions vedettes grâce à la puissance financière du Qatar. »C’est une nouvelle mauvaise nouvelle pour Canal+ qui va encore perdre des abonnés », commente un trader en poste à Paris.

Terrorisme : Hollande et Poutine s’entendent sans s’entendre

Terrorisme : Hollande et Poutine s’entendent sans s’entendre

 

Exit la grande coalition internationale unique. Hollande a clairement échoué dans son projet de mettre sous commandement unique tous les pays qui interviennent contre l’État islamique. Une avancée toutefois mais qu’on connaissait déjà, à savoir que la Russie accepte de se coordonner avec la France pour ses interventions en Syrie. Poutine a affirmé qu’il serait prêt à se rallier à une coalition internationale sous l’égide de l’ONU. Problème, l’ONU n’a rien décidé dans ce domaine et s’est limitée à une déclaration de principe sans aucune portée opérationnelle. Les choses pourront peut-être avancer l’avenir mais concrètement pour l’instant la Russie (et d’autres) va continuer d’intervenir en toute indépendance. Pour résumer Hollande et Poutine se sont entendus mais sans s’entendre ou très partiellement. De toute manière Obama ne souhaitait pas non plus la venue de la Russie dans une grande coalition internationale unique. François Hollande et Vladimir Poutine ont cependant affirmé jeudi soir à Moscou leur souhait commun d’intensifier les échanges de renseignements pour être plus efficaces dans leurs frappes contre Daech en Syrie.  Au terme d’un dîner de travail, les présidents russe et français sont convenus de combattre Daech en préservant les groupes armés locaux qui combattent l’Etat islamique. Jusque récemment, les Occidentaux accusaient Moscou de frapper les rebelles hostiles au président syrien Bachar al Assad. »Nous allons augmenter les échanges d’informations et les renseignements de toute nature, et notamment entre nos forces », a expliqué François Hollande devant la presse au Kremlin. « Les frappes contre Daech seront intensifiées et feront l’objet d’une coordination pour augmenter leur efficacité et notamment sur le transport du pétrole. » « Troisièmement, les forces luttant contre Daech et les groupes terroristes ne doivent pas être visés par nos avions, nous devons aller frapper les groupes terroristes et Daech », a-t-il ajouté. Vladimir Poutine a de son côté indiqué que la Russie était prête à apporter « une contribution pratique à la formation d’une coalition antiterroriste très large, à savoir un front antiterroriste sous l’égide de l’Onu ». Sur le sort de Bachar al Assad, les positions n’ont pas avancé d’un iota, le président russe refusant toujours de se rallier à l’avis des Occidentaux qui considèrent le président syrien comme responsable de près de cinq ans de guerre civile et veulent le voir quitter le pouvoir. « Le destin du président de la Syrie doit être à 100% entre les mains du peuple syrien. La seule armée capable de lutter contre Daech, c’est l’armée syrienne de Bachar al Assad », a dit le chef du Kremlin.  François Hollande a évoqué l’idée de confier les pouvoirs exécutifs à un gouvernement d’union nationale indépendant, le temps d’une transition conduisant vers des élections.

Chômage : la ministre, Myriam El Khomri, à côté de ses pompes

Chômage : la ministre,  Myriam El Khomri,  à côté de ses pompes

 

Curieuse explication de la part de Myriam El Khomri qui considère que les fortes variations du chômage d’un mois sur l’autre constituent le signe d’une reprise. La vérité c’est que les chiffres de septembre affichaient  une diminution du chômage très peu significative et que tendanciellement le chômage ne recule pas comme en témoigne l’évolution du nombre de chômeurs -en hausse -en octobre. La seule constatation pertinente c’est que le chauffage chômage augmente mais un peu moins qu’avant. La ministre s’efforce en vain de souligner cependant l’efficacité de la politique du gouvernement dont la dimension économique est évidemment fondamentale. Or la ministre du travail ignore tout de la problématique économique et ne connait  pas grand-chose de celle du travail. La question centrale est en effet l’insuffisance de dynamisme de la demande qui provient d’une part du blocage des salaires et pensions, d’autre part du manque de confiance des acteurs économiques. Du coup la France, comme d’autres pays d’Europe, est englué dans une croissance molle insuffisante pour créer des emplois de manière significative. Le ministère s’est donc efforcé de nuancer les mauvais chiffres de Pôle emploi pour octobre publiés jeudi, qui montrent la plus forte hausse depuis 2013 avec 42.000 demandeurs d’emplois sans activité de plus qu’en septembre en métropole, pour un total de 3,59 millions (+1,2%). « En tendance, le nombre de demandeurs d’emploi continue d’augmenter, mais à un rythme beaucoup moins soutenu qu’avant », relativise-t-il. « Les chiffres de Pôle emploi sont marqués par de fortes oscillations depuis le début de l’année, ce qui est un signe de reprise », assure le ministère. En septembre, Pôle emploi avait ainsi recensé 23.800 demandeurs d’emploi sans aucune activité en moins. »Les demandeurs d’emploi trouvent dans un premier temps des contrats courts, ce qui leur fait faire des allers-retours entre les catégories A (sans activité) et B ou C (activité réduite) », argumente-t-il. Dans un communiqué, le ministère du Travail souligne en outre que, « depuis le début de l’année, la progression du nombre de demandeurs d’emploi sans activité reste très inférieure à celle observée en 2014″, mettant en avant « l’efficacité » de la politique du gouvernement « en faveur des jeunes » bref le bla-bla du ministère du travail depuis des années avec l’incompétence totale en plus d’une ministre nommé à ce poste pour faire jeune et branché.

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