COP21 : un accord non contraignant

COP21 : un accord non contraignant

Contrairement à ce qu’affirme Hollande,  l’accord qui sortira de COP21 ne sera pas contraignant. La raison essentielle c’est que les seuls objectifs pour réduire le réchauffement climatique sont déterminés par chaque pays. En clair il n’y a pas d’objectif commun, ni même de moyens communs. La seule contrainte, qui n’en est pas une, est cette clause de révision qui permet régulièrement de procéder à une évaluation des avancées de chaque pays. De toute manière aucune contrainte internationale n’aurait été acceptée par certains pays notamment les plus pollueurs à savoir la Chine et les États-Unis. Du coup en examinant les différentes contributions on sait déjà que l’objectif des 2° ne sera pas atteint et qu’on sera plus proche dans la réalité d’une augmentation de 3 à 5° selon les experts. Encore s’agit-il d’une évaluation théorique car c’est l’analyse des pratiques qui pourra démontrer quels  sont les efforts réels. Malheureusement pour des raisons de politique intérieure Hollande a besoin d’un accord à tout prix et pour cela il favorisera toutes les concessions possibles pour obtenir la signature des Etats au bas d’un accord qui ne prendra en compte que très partiellement la problématique du réchauffement climatique analysé par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Selon ces experts, la température à la surface de la Terre a augmenté de 0,85 °C en moyenne depuis 1880 et devrait croître de 0,3 à 4,8 °C d’ici à 2100 en fonction de l’évolution des émissions de gaz à effet de serre. L’accord de Paris vise donc en premier lieu une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Pour rester dans le scénario d’un réchauffement à 2 °C, il faut atteindre, selon le GIEC, la neutralité carbone au plus tard à la fin du siècle.  Le sommet de Paris doit aussi déboucher sur un accord financier. En 2009 à Copenhague, les pays développés se sont engagés à fournir 100 milliards par an à partir de 2020 aux pays les plus pauvres afin de les aider à s’adapter aux objectifs de réduction des gaz à effet de serre.  Les modèles climatiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) prévoient, selon quatre scénarios plus ou moins pessimistes, une élévation de la température comprise entre 0,3 °C et 4,8 °C pour la période 2081-2100, par rapport à la moyenne de 1986-2005. L’hypothèse extrême correspondrait à une hausse de plus de 6 °C à la fin du siècle par rapport à l’ère préindustrielle. L’élévation du niveau de la mer serait, elle, comprise entre 26 cm et 98 cm d’ici à 2100, selon le GIEC. « Si on dépasse les 2 degrés et que l’on se situe plus vers 4 degrés, ce sera terrible, expliquait en octobre dernier à Challenges, le conseiller scientifique de Ségolène Royal, Gilles Boeuf. L’Arctique pourrait disparaître. Si le glacier Totten, le plus grand glacier de l’Antarctique oriental fond, le niveau de la mer va augmenter de 7 mètres. Des régions comme la Camargue sont aussi fortement menacées mais également tous les villages de montagne qui seront impactés par la fonte des glaciers. Quant aux déserts, les populations qui y résident encore seront bientôt obligées de partir ». Selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, près de 250 millions de personnes seront déplacées d’ici à 2050 à cause de conditions météorologiques extrêmes, de la baisse des réserves d’eau et d’une dégradation des terres agricoles.

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