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Attentats : « Non à la surenchère juridique » (Juppé)

Attentats : Non à la surenchère juridique’ (Juppé)

Juppé a sans doute raison ;  dans la période faute de réelles convictions et de courage, on risque de se réfugié encore vers l’élaboration de dispositions juridiques au lieu de mettre en place des actions précises et efficaces. Une allusion à peine voilée autant à la droite et la gauche. Pour la gauche allusion vraisemblablement à une révision de la constitution qui ne paraît pas réellement prioritaire. Pour la droite allusion aussi à des mesures que proposent  Sarkozy ou Wauquiez dans le domaine de l’évolution du droit. Pour Juppé si l’environnement juridique peut évoluer par contre la priorité c’est l’action, une action possible dans l’environnement légal actuel à condition d’en avoir la volonté. (Interview Le Figaro)

 La droite a-t-elle tort de critiquer le gouvernement ?

Alain JUPPÉ. - Chacun s’exprime à sa manière. Je continue à penser que la France a besoin d’unité, que les Français demandent cette unité. Ils sont d’ailleurs peut-être plus unis aujourd’hui qu’au lendemain des attentats de janvier. Alors, s’il y a des choses critiquables dans les annonces du gouvernement, nous ferons notre travail. S’il y a de bonnes choses, il faut le dire aussi. Quand je parle d’unité, je ne pense pas à un gouvernement d’union nationale. Je n’ai jamais été en soutien au gouvernement. Je proposerai, si je gagne les primaires, une autre politique économique, une autre politique fiscale, pénale, de santé que celles qui sont menées actuellement. En revanche, aujourd’hui, nous ne devons pas mettre de bâtons dans les roues du gouvernement sur les questions de sécurité.

La majorité a-t-elle trop tardé?

Bien sûr, on peut reprocher du retard. Mais aujourd’hui, nous devons être vigilants et exiger des résultats. Je souhaite que, dans les six mois, le président de la République vienne au rapport et explique ce qui a été fait. Méfions-nous cependant de la surenchère d’imagination juridique. Tous les outils sont déjà en place: on peut faire des perquisitions jour et nuit avec l’état d’urgence, prononcer des interdictions de séjour, expulser les imams étrangers qui se rendent coupables d’apologie du terrorisme, poursuivre les imams français qui commettent le même genre d’infractions. Ce qui compte, c’est la volonté politique d’agir. Il y a sans doute eu des retards, mais gardons-nous de faire croire que tout allait bien avant 2012 et que rien ne va plus depuis 2012. Nous ne sommes pas non plus blanc-bleu.

 

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