Vote des étrangers : l’hypocrisie du PS

 

Vote des étrangers : l’hypocrisie du PS

 

À propos du vote des étrangers, l’hypocrisie du PS est manifeste. Il s’agit d’une promesse de Hollande qui n’a pas été appliquée (comme bien d’autres !)  Quand l’environnement politique le permettait, c’est-à-dire quand le PS disposait de la majorité tant au Sénat qu’à l’assemblée nationale. Elle pourrait encore être appliquée en utilisant le référendum. Un risque que ne veut pas prendre Hollande. Du coup la responsabilité de cette promesse non tenue est reportée sur l’opposition. Avec force arguments juridiques fallacieux pour tenter d’expliquer ce recul. Le  PS est toutefois coutumier de ces renoncements. Avant les élections, il lui faut toujours quelques propositions progressistes pour appâter le « peuple de gauche ». Une fois au pouvoir, il range dans le placard ses engagements. Une pratique qui explique largement sa perte de popularité et s’inscrit finalement dans l’évolution historique des partis socialistes français (la SFIO en particulier) qui finissent par  disparaître sous le poids des contradictions entre les intentions affichées et la pratique. Alors que le Premier ministre Manuel Valls déclarait il y a peu de temps être « convaincu » que le droit de vote octroyé aux étrangers non communautaires pour les élections locales, promesse de 2012 de François Hollande, ne serait ni appliqué ni reconduit, Bernard Cazeneuve abonde en ce sens.  Dans une interview accordée à Libération, le ministre de l’Intérieur a expliqué que la mesure n’avait « aucune chance » d’être appliquée à court terme. « Je partage totalement l’avis de Manuel Valls : si le candidat de la gauche en 2017 représente cette mesure, il s’expose au risque de porter un engagement qui n’a aucune chance d’être voté et donc appliqué à court terme », a-t-il ainsi déclaré dans les colonnes du quotidien national. Pour Bernard Cazeneuve, les deux chemins constitutionnels conduisant à l’application de cette mesure mèneraient le gouvernement à un échec certain. « On ne peut faire aboutir cette mesure que dans deux cadres : soit avec une majorité qualifiée des trois cinquièmes du congrès« , c’est-à-dire des deux chambres du Parlement réunies, « soit par référendum« . Tout en se définissant « extrêmement pragmatique », le ministre de l’Intérieur estime que  »dans les deux cas, on irait à l’échec ».   Face aux propos de Manuel Valls, Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du Parti socialiste, avait assuré que la proposition était « toujours à l’ordre du jour » de sa formation. Mais le jour d’après ?

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