Hollande en Chine pour le climat ou le business ?

Hollande en Chine pour le climat ou le business ?

 

 

Une visite en fait ambigüe ;  officiellement il s’agit de persuader le pays le plus pollueur du monde (25% des émissions) de faire davantage d’efforts pour lutter contre le réchauffement climatiques.  Compte tenu de létat actuel des engagements de chaque pays, l’objectif de ne pas dépasser 2 degré pour la fin du siècle ne peut être atteint. Au mieux ce sera 2.7 (d’après l’ONU), jusqu’à 3.5 pour certains scientifiques. D’où l’idée de se satisfaire de ces plans insuffisants pour transformer COP 21 en succès politique mais d’y inclure de clauses de révisions en fonction des résultats. Des clauses de révision qui ne plaisent pas aux pays les plus pollueurs. Du coup Hollnde va s’efforcer de persuader la chine de les accepter. Mais Hollande sera accompagné d’une quarante de chefs entreprises, là c’est essentiellement pour le business (officiellement pour servir la croissance verte). En fait pas exemple pour vendre des centrales nucléaires en particulier ; pas vraiment la croissance verte ! Qu’il s’agisse de centrale nucléaire comme à charbon. François Hollande entame donc lundi une tournée asiatique de trois jours en Chine,  A un mois de la COP21 (30 novembre-11 décembre), l’Elysée prend mille précautions oratoires pour ne pas perturber le dialogue en cours avec Pékin, premier pollueur mondial en pleine prise de conscience « verte » et donc arbitre des négociations.   »La Chine souhaite fonder son développement sur l’innovation et des technologies propres. Ses objectifs de croissance doivent être compatibles avec la limitation des gaz à effet de serre », dit un conseiller de François Hollande, assurant que les deux pays sont « dans une phase d’échanges intenses ». Les discussions portent essentiellement sur les modalités des futures « clauses de révision », rendez-vous réguliers permettant de vérifier, voire de réviser à la hausse les engagements pris à Paris pour contenir la hausse des températures en-deçà de 2°C d’ici la fin du siècle. Soucieux de se concentrer sur les questions climatiques, Paris a laissé le soin à la chancelière allemande Angela Merkel de superviser jeudi à Pékin la vente à la Chine de 130 avions Airbus pour quelque 15,5 milliards d’euros. « C’était coordonné », dit-on à l’Elysée. Forcément pour ne pas confondre trop aisément climat et business !

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