Syrie : la France marginalisée

Syrie : la France marginalisée

 

La réunion de  17 pays réunis à Vienne vendredi pour discuter de l’avenir de la Syrie n’a pas fait beaucoup progresser la question de l’avenir  d’Assad. C’était prévisible.  Car la Russie et l’Iran soutiennent le chef d’Etat syrien. Les plus radicaux sont les Français qui exigent le départ préalable d’Assad pour le règlement du conflit. Cependant le poids de la France s’est considérablement affaibli depuis quelques mois. Même les américains ou l’Allemagne conviennent maintenant qu’une période transition sera nécessaire avant d’évincer Assad, sous entendu, la  question ce n’est pas d’abord Assad mais la lutte contre l‘Etat islamique. En outre les moyens français sont dérisoires : deux frappes seulement contre plus de 1500 pour les russes par exemple et autour de 2500 pour les américains. En réalité même l’Europe joue un  rôle marginal dans le conflit qui dépend essentiellement des discussions entre les Etats Unis, l’Arabie saoudite, la Russie et l’Iran. Du coup le dossier syrien a peu avancé. Mais d’autres réunions sont prévues prochainement. Les 17 pays réunis  se sont bornés à appeler à un cessez-le-feu et à un processus menant à des élections libres, tandis que les Etats-Unis révélaient leur projet d’envoyer pour la première fois des troupes au sol dans la lutte contre l’Etat islamique. « Il n’y a toujours pas eu de percée mais cela n’était pas attendu pour aujourd’hui », a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, à la presse à l’issue de la conférence à laquelle étaient également représentées l’Union européenne et les Nations unies. Il a ajouté que les participants avaient l’intention de travailler à l’établissement d’un gouvernement de transition et à un cessez-le-feu pour mettre fin aux violences d’un conflit qui a fait plus de 250.000 morts et des millions de réfugiés et de déplacés. Tout en reconnaissant des « divergences substantielles », les participants affirment dans le communiqué publié à l’issue de la rencontre, qu’il est « impératif d’accélérer tous les efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre ». La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, a redit, elle, qu’elle souhaitait le départ de Bachar al Assad. « Pour nous les choses sont claires, il est le principal responsable du désastre syrien et donc il n’est pas question qu’il soit le futur de la Syrie », a déclaré Laurent Fabius. Mais cette voix pèse de moins en moins.

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