Changement d’heure : une grande réforme technocratique

 

L’exemple même d’une réforme technocratique qui ne sert à rien.  Le changement d’heure devait économiser l’énergie, on voit mal comment puisque l’essentiel de ces économie concerne l’électricité destinée au chauffage et qu’il faut bien chauffer le matin ; encore une réforme technocratique. On est  donc passé à l’heure d’hiver ce week-end. Un changement pratiqué depuis 1975, qui permet de réduire la consommation d’énergie du pays. La nuit de samedi à dimanche sera plus longue d’une heure, puisque la France va passer à « l’heure d’hiver ». Concrètement, à 3 heures du matin il faudra faire reculer les cadrans de 60 minutes : il sera en réalité 2 heures. Le changement d’heure a été instauré en 1975 pour la première fois en France. Cette mesure a été adoptée suite au choc pétrolier de 1973/74, et visait à réaliser des économies d’énergie. A l’époque, la France était largement dépendante de l’étranger pour sa consommation énergétique, notamment des importations de carburants pour les centrales à fioul. Le but est de faire correspondre le plus possible les heures d’activité avec l’ensoleillement naturel, afin de limiter au maximum l’utilisation de l’éclairage artificiel.  Plus de 70 pays pratiquent ce changement dans le monde, essentiellement dans les régions tempérées. Le Royaume-Uni a été le premier pays européen à changer d’heure en 1916. « Depuis 1998, les dates de changement d’heure ont été harmonisées au sein de l’Union européenne », rappelle le site officiel de l’administration française. Mais il n’en fut pas toujours ainsi. L’Espagne, pourtant située géographiquement sur le même fuseau horaire que les Britanniques, est par exemple alignée sur la France depuis 1942. A l’époque, le général Franco avait choisi d’adopter la même heure que son allié, l’Allemagne, qui imposait également les mêmes horaires en zone occupée. L’heure est donc  la même à Madrid, Paris et Berlin, alors qu’elle varie d’une ou deux heure avec Londres (l’heure GMT), selon les saisons. Dans rapport publié en 1996 et disponible sur le site du Sénat, Philippe François, alors sénateur de la Seine-et-Marne, se demandait s’il fallait « en finir avec l’heure d’été ». Il avançait notamment que « la question de la dépendance énergétique de la France n’est plus en cause ». 75% de l’énergie est de source nucléaire depuis de nombreuses années. Un pourcentage que François Hollande a promis de faire passer à 50% pendant sa campagne. En 2011, la Russie a abandonné le changement d’heure, justifiant sa décision comme « une mesure de santé publique ». Le président alors en poste, Dmitri Medvedev, avait suivi la thèse selon laquelle cette pratique serait nuisible à l’horloge biologique, des hommes mais aussi des animaux. Dans son livre Les rythmes du corps, le docteur Marc Schwob avançait des arguments semblables. Cela affecte beaucoup l’être humain, surtout les enfants et les bébés. Cela a un impact sur le système immunitaire, et peut provoquer des petites infections virales », expliquait-t-il.

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