Uber : ou l’art d’exploiter à l’américaine les travailleurs

 

Uber : ou l’art  d’exploiter à l’américaine les travailleurs

Sous prétexte d’évolution technologique, Uber dans le monde entier à réussi à mettre en place une formidable organisation pour exploiter les salariés. Juridiquement il ne s’agit d’ailleurs pas de salariés puisqu’en fait les travailleurs sont contraints de supporter les charges financières relatives à l’achat d’un véhicule aux normes d’Huber, qu’ils sont par ailleurs considérés comme des travailleurs indépendants ce qui leur permet de ne pas être soumis aux normes sociales des salariés. Une formidable escroquerie contestée d’ailleurs dans de nombreux pays qui permet d’externaliser toutes les contraintes sociales et financières et d’internaliser les profits. En réalité quand un chauffeur d’Huber en France réussit  à dégager environ 2000 € de chiffre d’affaires mensuels  c’est pour plus de 70 heures de travail. Évidemment c’est mieux que d’être au chômage mais c’est en même temps un piège surtout quand Huber décide comme en France de réduire de 20 % la rémunération des chauffeurs partenaires. En fait ces chauffeurs ne sont pas partenaires mais sont sous la dépendance économique d’Huber. Un phénomène déjà connu dans le transport routier concernant la sous-traitance et qui avait conduit à réguler le secteur. La baisse unilatérale de 20 % des prix des prestations payées par Hubert ne fait qu’empirer des conditions d’exploitation déjà très critiquable. Certes on peut légitimement considérer que le tarif des taris des taxis classiques est un peu excessif en regard de la qualité pour autant contourner les règles financières et sociales ne semble pas le mode de régulation le plus pertinent pour améliorer la compétitivité de ce type de transport Les dirigeants de la plateforme Uber  qui met en relation passagers et véhicules de transport avec chauffeurs (VTC), ont bien conscience en effet que certains de leurs partenaires ne voient pas d’un bon œil la baisse de tarifs qu’ils leur ont imposée depuis la semaine passée. Pourtant Uber assure que la même mécanique a été fructueuse à New York, où la baisse du prix des courses a engendré une augmentation du volume des trajets, avec au final, un gain pour les chauffeurs dont certains sosnt très en colère.  Cela dit, Uber assure qu’il s’agit-là d’une minorité de chauffeurs. Ceux ayant manifesté leur mécontentement représenteraient selon eux seulement 1% de leurs partenaires. Avec lesquels ils comptent user de « pédagogie ». Chiffres à l’appui, puisqu’en effet, d’après le premier bilan effectué par Uber « après la baisse des prix de 20% des UberX à Paris, le nombre de trajets sur UberPool était en hausse de 40%, et les revenus horaires des chauffeurs sont restés constants le week-end dernier« . Du côté d’Uber il ne s’agit pas a priori de « négocier » quoi que ce soit pour l’instant, alors que certains chauffeurs comptent bien créer un syndicat professionnel afin de défendre leurs intérêts.

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