Colère des agriculteurs : le même drame que celui de l’ensemble de l’économie

Colère des agriculteurs : le même drame que celui de l’ensemble de l’économie

En  fait ce qui justifie la colère des agriculteurs ce sont des raisons qui concernent l’ensemble de l’économie. Il s’agit d’abord d’une question de compétitivité,  compétitivité qui est plombée en France par la lourdeur des charges fiscales et sociales. S’y ajoutent le poids de normes européennes que la France se fait un plaisir de complexifier pour donner un sens au vide existentiel d’une armée de fonctionnaires. Du coup dans un environnement européen et même mondial libéralisé les conditions de concurrence sont particulièrement inégalitaires et en défaveur de producteurs français. Et de ce point de vue le plan d’urgence gouvernementale apparaît complètement dérisoire. Un plan d’urgence gouvernemental présenté à l’Élysée le 22 juillet dernier qui n’a pas été suffisant pour calmer la colère des éleveurs. L’État pourrait rallonger l’enveloppe des 100 millions d’euros prévue pour alléger les charges sociales et fiscales. Par ailleurs, les mesures de restructurations bancaires devraient être ouvertes à l’ensemble des agriculteurs dont les trésoreries sont les plus exsangues. Selon Xavier Beulin, l’endettement agricole des exploitations les plus fragiles atteint un milliard d’euros au total. La prise en charge des frais financiers par l’État représenterait une somme supplémentaire de 20 millions d’euros par an. Côté environnement, le gouvernement pourrait aussi décréter un moratoire d’un an sur toutes les nouvelles normes et réglementations. Un sujet extrêmement sensible pour les agriculteurs, dont certains passent désormais plus de temps à remplir des imprimés administratifs que sur leur tracteur. Tous dénoncent l’empilement bureaucratique, incompréhensible et souvent incohérent. «La France va au-delà des contraintes européennes dans sa transposition des textes communautaires», dénonce le secrétaire général de la FNSEA, Dominique Barrau. Enfin, sur le volet européen, les agriculteurs exigent un allégement de l’embargo russe, un étiquetage obligatoire de l’origine de l’ensemble des viandes et un relèvement du prix de dégagement des surplus laitiers. «On ne veut pas de paroles, mais du concret», prévient Jérôme Despey, secrétaire général adjoint de la FNSEA. Ce type de revendication pourrait être repris par presque tous les secteurs économiques soumis à une concurrence internationale. À cet égard la crise de l’industrie française est assez comparable à celle de l’agriculture. Le nombre, le niveau, la complexité de la fiscalité handicapent  complètement la production française. S’y ajoute une bureaucratie qui fabrique chaque jour un peu plus de normes, de procédure, et de contrôle, et qui d’une certaine manière justifie ainsi les effectifs…….et la fiscalité qui finance toute cette bureaucratie.

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